Life isn't perfect, but it has perfect moments. = Caden, Raphaël (Londres, Mai 2014)

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Life isn't perfect, but it has perfect moments. = Caden, Raphaël (Londres, Mai 2014) ✻ ( Jeu 31 Déc - 1:31 )

Life isn't perfect, but it has perfect moments.
Caden, Raphaël & Gaëlle



Aujourd'hui, on est vendredi. Aujourd'hui, mon frère, Caden, va enfin venir passer quelques jours à la maison. Aujourd'hui, enfin, je vais pouvoir lui faire part de cette nouvelle que je ne voulais pas lui annoncer par téléphone. Et oui, mon Caden va être tonton ! Aujourd'hui, je ne travaille exprès pas pour pouvoir tout préparer et l'accueillir comme il se doit. C'est avec le sourire que je me réveille, malheureusement toute seule. Raphaël est certainement sorti courir un peu, ou alors il est déjà parti à son atelier. Le fait qu'il ait besoin de moins de sommeil que moi ne me dérange absolument pas, du moment que je m'endors entre ses bras. Je sais très bien que s'il sort courir, un petit mot m'attend sur la table de la cuisine, pareil s'il est parti travaillé plus tôt. C'est quelque chose qu'il fait de plus en plus souvent depuis que je suis enceinte, commencer ses journées en avance pour pouvoir rentrer plus rapidement. Son exposition approche à grand pas, je sais que ça le stresse un peu, et c'est normal. Il met tellement d'énergie, il passe tellement de temps qu'il est en droit de ne plus savoir où donner de la tête par moment. J'essaie de le tempérer comme je le peux pour qu'il se pose, avec moi, le soir, sur ce canapé qui en a déjà vécu des choses. Je me tire hors de la couverture -non sans mal-, après avoir jeté un coup d'œil à mon téléphone pour voir si Caden ne m'a pas envoyé de messages. Ce qui est pourtant bien le cas, et j'en souris. Tout en lui répondant, je me dirige vers la cuisine pour me prendre un bon jus de fruits bien frais. Je vais avoir besoin d'énergie aujourd'hui pour finir de ranger la maison avant l'arrivée du frangin. Le petit mot qui trône sur la table me fait sourire. Du Raphaël tout craché. Il est donc parti plus tôt pour son atelier pour revenir à temps pour chercher Caden. Il n'a donc pas oublié.. Ok, j'avoue. Je l'ai tellement saoulé avec cette arrivée qu'il ne pouvait juste pas oublier. Un petit tour par la salle de bains pour me refaire une beauté -ouais, en p'tit pyjama. Un problème ?-, et je commence par ouvrir les volets un peu partout dans la maison, me prenant les rayons particulièrement lumineux de cette matinée en ce début du mois de mai en pleine face. Hum, j'ai connu plus agréable comme réveil. Moi qui ne suis habituellement pas du matin, je me surprends à être d'une efficacité absolument épatante. Je m'occupe un peu de la cuisine, faisant la vaisselle qui traine et rangeant les quelques courses que j'ai eu la flemme de mettre en ordre la veille. Car oui, je m'y suis prise bien en avance cette fois -alors que je suis la reine des retardataires en temps normal-. Les courses sont faites ! Je n'ai donc pas à bouger aujourd'hui, et de vous à moi.. Ca m'arrange. Après la cuisine, je passe à notre beau salon. Et là, fait surhumain, je résiste à l'appel du canapé et du plaid. Encore un miracle en cette journée ! Franchement, je m'impressionne vraiment, là. Je m'active un peu. Et oui, il est censé arriver dans l'après-midi, et il me reste énormément de choses à faire.. Comme lui préparer son p'tit matelas -bah oui, il ne va pas dormir à même le sol, quand même ! Pas non plus dans le lit du p'tit non plus-, m'occuper encore du reste de la maison et ne pas oublier de me préparer.

Midi arrive bien rapidement, et Raphaël m'envoie un message me disant de ne pas l'attendre pour manger puisqu'il tient à finir ce qu'il a commencé ce matin et qu'il n'aura donc pas le temps de faire l'aller-retour entre son atelier et notre petite maison. Tant pis, il aura sa part qui l'attendra à son retour. Moi, pendant ce temps, je m'éclate à passer l'aspirateur avec la musique bien forte. Le CD des Mumford & Sons, un groupe que j'adore ! Dès leurs premiers accords, peu importe la chanson, je me dandine en chantant à tue tête. Well I came home, like a stone and I fell heavy into your arms. Ca motive bien, même si je fais super attention à Mini-Edgecombe qui grandit tranquillement et qui commence même à se voir. Et oui, sa présence me rend encore plus prudente que je le suis vu ma maladresse que trop connue de tous. Je le ménage autant que possible pour qu'on n'ait pas à faire face à un quelconque problème.. So break my step and relent. You forgave and I won't forget. Je suis tellement dans mon délire que je n'entends même pas Raphaël rentrer alors que je suis dans la chambre de Mini-Edgecombe pour préparer un peu les lieux pour Caden. Un frérot qu'on doit d'ailleurs bientôt partir chercher à l'aéroport. La maison, c'est nickel. La chambre, aussi.. Mais alors moi ... Encore dans ma p'tite tenue coquette de soirée et les cheveux ébouriffés. Éternelle retardataire, pas vrai ? Ça en a tout l'air..


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Re: Life isn't perfect, but it has perfect moments. = Caden, Raphaël (Londres, Mai 2014) ✻ ( Sam 2 Jan - 1:07 )

Caden ∞ Gaëlle ∞ Raphaël
When you run into my arms we steal a perfect moment. Let the monsters see you smile, let them see you smile & do i hold you too tightly when will the hurt kick in? Life is beautiful but it's complicated. We barely make it. We don't need to understand there are miracles. Your life is beautiful. Our hearts they beat and break. When you run away from harm Will you run back into my arms? Will you come back to me? And i will hold you tightly when the hurting kicks in. This is ours just for a moment, there's a lot left we can give.


Tic. Tac. Tic. Tac. J’ai beau avoir la musique à fond, dans mon atelier, alors même qu’j’suis en train d’mettre les touches finales pour mon expo’, j’ai quand même l’impression d’entendre les aiguilles d’l’horloge résonner dans mon crâne. Comme un rappel, cruel, qu’le temps passe, et qu’il ne m’en reste plus guère pour être prêt, l’moment venu. Par chance, y’a Flavien qui m’aide, et sa présence à mes côtés m’est d’plus en plus précieuse, au fil des jours : moi, j’ai juste à m’occuper d’la partie artistique et lui prend en charge tout l’reste, d’la promo d’la soirée à venir aux divers achats d’matos, et même l’ménage, afin que, comme il l’rabâche à tout va, j’me concentre sur l’essentiel. Pas de stress, tout est sous contrôle. : voici la phrase qu’j’me répète en boucle, depuis un peu plus d’un mois à présent, tel un mantra rassurant. J’suis dans les délais impartis par l’planning qu’Flavien a fait, lorsqu’j’ai pris la décision d’exposer mes œuvres. Faut dire qu’j’chôme pas non plus, et qu’j’viens ici plus tôt que je n’le faisais en général, et ce, quelques jours après avoir appris la grossesse d’Gaëlle. Merci de n’pas vous méprendre et d’croire qu’j’fuis ma fiancée enceinte, il s’trouve juste qu’j’préfère m’lever plus tôt pour commencer plus tôt, et essayer d’rentrer assez tôt (comprenez : plus tôt qu’en général), afin d’retrouver Gaëlle. Déjà qu’en temps « normal », j’déteste rentrer tard, parce qu’ça nous empêche d’avoir du temps pour profiter l’un d’l’autre, et décompresser ensemble après une journée éreintante d’boulot, là, cependant, c’est pire. J’sais qu’j’lui ai promis d’pas chambouler mon programme, et j’me tiens à cette promesse, bien qu’ça m’soit d’plus en plus difficile, mais j’fais d’mon mieux pour n’pas trahir ma parole (j’déteste revenir sur c’que j’ai pu dire, à mon goût, même d’simples paroles m’engagent autant qu’un contrat.).

Tic. Tac. Tic. Tac. L’bruit du temps qui passe m’obsède encore, alors qu’j’suis dans la voiture (celle-là même qui finira contre un arbre, dans une poignée d’jours seulement), afin d’rentrer à la maison. Comme j’l’ai fais savoir à Gaëlle, sur l’mot qu’j’ai laissé à son intention avant d’partit, tôt, c’matin, j’rentre plus tôt aujourd’hui pour aller chercher Caden avec elle. Et ouais, son frangin va venir passer quelques jours chez nous. Faut bien qu’j’sois présent pour aller chercher mon beau-frère, nan ?J’sais qu’c’est important pour Gaëlle, en plus. Puis bon, elle s’arrange bien assez pour être présente quand c’est l’un des membres d’mon innombrable tribu qui débarque, qu’il est plus qu’logique qu’j’fasse de même lorsque son seul frère vient chez nous. J’sais qu’trop à quel point elle adore Caden, l’frère qu’elle n’pensait même pas avoir, elle qui a grandement souffert d’être fille unique, proie livrée à un connard d’père alcoolo. Les choses ainsi exposées, on comprend aisément pourquoi j’fais d’mon mieux pour préserver c’lien parenté inespéré pour ma jolie blonde. Pis Caden, d’après c’que j’ai pu apprendre sur lui (bah ouais, j’lui parle qu’lorsqu’on s’voit, ou qu’j’réponds quand il tente d’joindre Gaëlle chez nous mais qu’elle n’est pas encore dispo ou pas encore rentrée), c’est un mec sympa. Il est réglo avec Gaëlle et présent pour elle, alors il n’m’en faut pas plus pour qu’j’l’apprécie.

Tic. Tac. Tic. Tac. Malgré l’boucan qui résonne chez nous, entre la musique qu’Gaëlle à mis à fond pour l’ménage, et l’aspirateur, j’ai cruellement conscience du temps qui m’file entre les doigts. Dans quelques temps, nous n’serons plus deux à vivre chez nous (j’parle pas là du séjour qu’va effectuer Caden, mais d’la naissance d’notre mini-Edgecombe 1er du nom). Ca m’stresse pas. ‘fin, si, un peu, comme peut être angoissé tout futur père pour la 1ère fois. Mais j’ai hâte, aussi, j’dois l’admettre. Même si parfois, j’me demande si l’gosse va pas finir par croire qu’il a atterri dans une famille d’cinglés, quand j’vois sa mère faire la folle comme elle l’fait en c’moment, en s’dandinant, tout en chantant à tue-tête, et en passant l’aspirateur dans la chambre d’minus qui fera office d’chambre d’amis pour Caden. Un sourire moqueur (et oui, attendri aussi, j’avoue), s’dessine sur mes lèvres, alors qu’j’m’adosse contre l’chambranle d’la porte, les bras croisés, pour n’pas perdre une miette du spectacle qu’m’offre ma future épouse. J’reste silencieux et discret pendant quelques secondes, espérant qu’elle finira par s’retourner enfin et m’apercevoir, mais... Ca n’semble pas s’réaliser, tant elle parait obstinée à m’tourner l’dos (la vile !). La seule solution qui m’reste est donc d’débrancher l’aspirateur, celui-ci étant branché à la prise s’trouvant non loin d’la porte d’la chambre, j’n’ai donc qu’à tendre l’bras pour y parvenir. « T’avais pas promis d’lui faire écouter d’la musique classique, pour changer ? », qu’j’balance alors, fortement pour masquer la musique. J’plaisante, bien entendu, c’est une vanne à la con entre nous, qui a vu l’jour quand un couple d’amis nous a énuméré toutes les chansons qu’il fallait, selon eux, faire écouter à leur bébé, dans l’ventre d’sa mère. C’qu’ils avaient d’ailleurs fait. Parmi cette liste s’trouvaient certains grands compositeurs. Parait qu’écouter du Mozart stimule l’intellect du fœtus (on y croit tous ! Et leur lire des essais philosophiques a l’même effet, tant qu’on y est ?). Ca nous avait donc bien fait rire, nous qui sommes capables d’écouter un peu d’tout, au plus grand désarroi d’nos amis qui sont incapables d’trouver une cohérence dans nos goûts musicaux. Gaëlle m’faisant enfin face, j’me permets d’ajouter, taquin : « J’pense qu’la maison est assez propre là, t’devrais arrêter d’te trémousser pour nettoyer, Cendrillon ! Et aller t’préparer, ton frangin va bientôt nous attendre à l’aéroport ! Sauf si t’veux aller l’retrouver dans un tel état. », terminant l’tout avec un p’tit sourire. J’peux m’empêcher d’lui ajouter, une lueur malicieuse dans l’regard : « J’te trimballerais bien comme un sac à patates pour t’déposer dans la chambre afin qu’tu en ressortes plus présentable, mais... J’pense que j’nous mettrais encore plus en retard, en fait ! ». Et j’assume ouvertement l’fait qu’j’sous-entende pas qu’elle m’détruira l’dos parce qu’elle est un peu plus ronde (normal, après tout), mais plutôt parce qu’j’suis pas sûr d’réussir à être sage en fait. Pas parce qu’elle est enceinte qu’j’arrête d’la désirer hein (ouais, j’décrypte pour vous, vous êtes pas doués pour comprendre l’edgecombien !)

Tic. Tac. Tic. Tac. En dépit du fait qu’l’aéroport soit bondé, j’entends encore c’bruit dans mon crâne. Durant l’trajet jusqu’ici, étrangement, il a cessé, sans doute parce qu’j’étais occupé à vanner Gaëlle, sur l’fait qu’j’comprenais absolument pas pourquoi elle s’était foutu d’ma gueule l’autre jour. En effet, elle était venu m’faire une visite surprise à l’atelier, et j’avais la musique à fond dans mon baladeur, et qu’tout occupé à bosser en dansant et en chantant, j’l’avais pas entendu venir. Elle m’avait taquiné sur ma façon d’danser, et même d’bosser. Vous vous doutez bien qu’j’me suis pas fait prier pour lui balancer les mêmes conneries à mon tour. J’suis pourtant bien loin d’m’imaginer qu’si l’temps résonne d’la sorte à mes oreilles, ça n’est ni parce que mon expo est pour dans quelques jours, ni parce que Caden arrive bientôt, ni parce qu’la naissance approche à grands pas, ni même parce qu’Eleanore, ma sœur aînée, va bientôt agrandir (une fois d’plus) sa famille (c’qui, vu son âge, est tout d’même une grossesse à risque, alors on est tous tendus, étant donné qu’elle doit accoucher incessamment sous peu), mais uniquement parce qu’ma vie va voler en éclats, dans (et c’est pas ironique, pour une fois) 13 jours exactement. « Rah, t’as vu, heureusement qu’j’étais là, on a failli être en retard avec tes conneries ! », dis-je, plaisantin, à Gaëlle, alors qu’on peut voir qu’Caden n’devrait pas tarder à débarquer devant nous. D’un geste mêlant tendresse et raillerie, j’ébouriffe les cheveux d’ma kiné (vu qu’j’ai pas pu l’faire comme j’le souhaitais tout à l’heure !), avant d’lever la main taquine pour l’agiter, ayant remarqué Caden dans la foule s’dirigeant vers nous, lui indiquant ainsi notre position. C’est avec un grand sourire et une poignée d’main qu’j’l’accueille alors, lorsqu’il arrive enfin vers nous. J’dis rien pour l’instant, désirant m’faire oublier afin d’laisser l’duo profiter d’leur retrouvaille. Puis bon, j’laisse Gaëlle gérer l’annonce d’sa grossesse, si elle veut lui dire d’suite ou tenter d’lui cacher jusqu’à la maison.

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I wanna kiss you, make you feel alright : I'm just so tired to share my nights. I wanna cry & I wanna love, but all my tears have been used up : on another love. If somebody hurts you, I wanna fight, but my hands been broken, one too many times. So I'll use my voice, I'll be so f*cking rude. Words they always win, but I know I'll lose. I wanna cry, I wanna learn to love, but all my tears have been used up. I wanna sing a song, that'd be just ours, but I sang 'em all to another heart. I wanna cry, I wanna fall in love but all my tears have been used up.


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Re: Life isn't perfect, but it has perfect moments. = Caden, Raphaël (Londres, Mai 2014) ✻ ( Jeu 10 Mar - 20:13 )


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- Gaëlle & Raphaël & Caden -
Je veux voir d'autres jours naitront, pouvoir profiter encore de la vie, qui met si chère...
Mai 2014, il faisait encore nuit en Oregon, quand j'avais à peine foulé le sol de l'aéroport, en sortant du taxi. Le matin pointait bientôt son nez. La fraîcheur fouettant ma peau, m'agressant presque. Je pouvais presque sentir le nouveau changement d'air qui s'annonçait. C'est cette impatience qui prenait le dessus. L'impatience de voir ma petite sœur Gaëlle et un nouvel endroit également. Je n'arrivais pas à m'imaginer avec une famille, alors que j'ai cru si longtemps être fils unique. On peut que ça a été un choc. C'était une pure coïncidence, si j'avais appris l’existence d'une petite sœur. Un moment d'égarement de ma mère, ces absences, continuellement, devenait répétitif et déstabilisant. Elle se remémorait certainement choses quand elle perdait la tête, persuadée qu'elle se trouvait dans un période glorieuse et jeune de sa vie. Ce qui n'était toujours facile à vivre. C'est peut-être aussi une des raisons qui m'avait poussé à faire un petit séjour, pour m'échapper durant un moment d'un poids de plus en plus présent. Je comptais bien profiter des retrouvailles avec ma petite sœur, enfin techniquement demi-sœur, mais demi devant le mot sœur était dérisoire pour moi. On n'avait peut-être pas la même mère, mais ils nous restaient en commun, notre géniteur, ça revenait au même pour moi. Cette signification existait juste pour des gens qui n’assumaient pas leurs actes.

J'étais arrivée deux heures à l'avance, le temps d'enregistrer mes bagages, vérification des papiers, la paperasse habituelle. Et je dois avouer que j’espérais aussi avoir un peu de temps pour prendre un café. Ma petite faiblesse. Un réconfort contre le stress. Il n'y avait pas de raison. Je mettais payé le voyage en travaillant quelque temps, dans un bar du coin. Il fallait impérativement, et ça non-négociable, que je pars pour sa sœur et son compagnon, qui ne l'avait entre aperçu que par webcam. Il avait plutôt l'air sympa, pas très communique de premiers abord, j'avoue. Il arrive assez facilement à impressionner, mais sous ces airs de grand garçon insociable, j'avais remarqué ces yeux tendres pour ma petite sœur. L'attention qu'il lui apportait. Et le plus important, elle avait l'air d'être heureuse. Je ne demandais pas plus, juste quelqu'un de correct avec elle. Et ça avait l'air d'être le cas...

Je prenais place au siège attitré durant le voyage. Mettant ma veste et tous les petits trucs qui pouvaient m'encombrer durant le voyage. A part mon Mp3 qui fait partie des objets indispensables pour un bon voyage. J'avais de la chance, j'étais du côté du hublot. Enfin, ça n'allait pas me servir à grand chose de voir l'extérieur, quand le jour n'avait pas encore pointé son nez. Je me munis de mon casque, sur les oreilles, à la recherche de ma playlist, pour l'occasion, que j'avais préalablement sélection pour l'avion, soigneusement mis hier soir. Pour me couper du bruit du décollage, en partie, parce que ça n'enlevait pas les secousses. Et la carlingue vibrante. Et ce que je n'avais pas prévu non plus, ce n'est pas de ne pas avoir de voisins. Mais c'était que mon cher voisin, au cours du vol, s'endorme littéralement sur mon épaule, en bavant sur ma veste. Laissant dans son sommeil profond, le son horrible, d'un ronflement monstrueux. Me faisant rappeler pourquoi, j' évitais de prendre l'avion. Malgré ma volonté, à vouloir prendre de la distance, en l'écartant de mon épaule. Il venait toujours écraser son visage dessus. Qu'à force, j'avais décidément de me déclarer grand perdant. Sa bave traversant ma veste. Je l'accorde, c'était purement dégueulasse. Toutefois, ça m'avait permis, malgré le bruit et le gêne, de dormir un peu. La musique pour seul, univers isolent.

Quand mes yeux se sont ouverts, et le son du pilote nous indiquait qu'on allait se poser. J'ai eu juste le temps de jeter un regard autour de moi. Pour constater, que mon voisin baveux, n'était plus sur mon épaule et que j'étais totalement libre. Sauf qu'à la place, j'avais une magnifique tâche blanche qui maculait ma veste. Et c'est certainement à ce moment-là, une expression de dégoût s'affichait sur mon visage. Je n'attendais à pardon, puisque de toute façon, mon voisin baveux, détournait soigneusement le regard, comme si de rien n'était...

C'était le moment de descendre, et autant dire, pas trop tôt. Il faisait jour, pas trop mauvais temps. Le soleil à peine masque par les nuages. Et assez pour respirer à fond, l'air frais. Mes pas se dirigeaient vers les bagages, n'oubliant pas au passage de quitter cette veste, la posant soigneusement, mais comme si elle contenait un virus, sur mon bras, mais assez loin du reste. De l'autre main, je pris possession de ma valise, pour me diriger directement, vers l'entrée de l'aéroport. Transporter par la joie de revoir Gaëlle, de sortir d'ici, mais aussi de profiter du séjour qui nous était imparti. Je savais que ça allait passer vite, beaucoup vite d'ailleurs. C'était assez facile de les repérer dans la foule, pratiquement une tête sortait de la foule, la main levée. Ce qui avait le don de me décrocher un sourire, et de me diriger directement vers eux. Serrant la main de Raphaël, le remerciant d'un hochement de tête, d'être venue tout de même et surtout m'indiquer leurs positions. « Salut... » Puis je me tournai vers Gaëlle, posant la veste sur la valise pour la serrant dans mes bras. «Et voilà la petite soeur ! Je ne sais pas que te fait Raphaël, mais tu es resplendissante et tu as l'air épanoui. » Je me reculais pour le regarder de bas en haut, un petit sourire aux lèvres. La détaillant presque pour voir s'il y a un changement notable. « Vous allez bien ? » Puis mon regard se posa sur l'un et sur l'autre, en attente d'une réponse.
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Re: Life isn't perfect, but it has perfect moments. = Caden, Raphaël (Londres, Mai 2014) ✻ ( Dim 20 Mar - 23:23 )

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Caden, Raphaël & Gaëlle



Ce n'est plus qu'une histoire de quelques heures. Encore un peu de patience, et mon frère sera là. Bon, ce n'est de loin pas mon fort, la patience et moi.. Mais, du coup, je m'occupe comme je le peux. La maison commence à ressembler à quelque chose sans trop de bordel à droite et à gauche. Oui, j'abuse sans doute un peu en parlant de bordel, mais disons que ni Raph ni moi ne sommes de parfaits maniaques. Du coup, je n'en suis pas à passer le balai à la moindre poussière dans une pièce. Ça fait de longs mois que je n'ai pas vu Caden. Même si on arrive à se parler relativement souvent sur Skype, il n'empêche que ça n'a rien à voir avec ces moments passés ensemble. Il est le seul Gates -avec Sharon bien entendu-, que j'apprécie réellement. Comme quoi, dans cette famille, ce sont les extrêmes qui se jouent à chaque fois entre de véritables fous et des crèmes de gentillesse. Sinon, je dois avouer que je passe de plus en plus de temps à la maison, à faire la larve sur le canapé plutôt que d'être à masser des p'tits vieux au boulot. Je l'avais promis à Raphaël, je n'ai donc pas attendu pour ralentir le rythme, surtout cette dernière semaine qui, je dois l'avouer, à commencer à me montrer qu'il faut vraiment que je délègue bien plus d'heures à mon remplaçant. Il n'a même pas eu à m'y forcer, d'ailleurs. Une journée aux heures de boulot trop importantes, en plus de manipulations compliquées et exigeantes physiquement parlant -et ouais, kiné, ce n'est vraiment pas un métier de tout repos hein !- et bien, ça va faire trois bonnes semaines que j'ai oublié ce rythme fou que je m'imposais jusqu'alors. Puis, ça fait du bien de relâcher un peu la pression professionnelle pour prendre un peu de temps pour soi. Un fait que j'ai sans doute un peu trop oublié ces derniers temps. Du coup, cette sorte de transition se fait petit à petit. Si j'arrête de bosser totalement du jour au lendemain, ça n'ira pas non plus et j'y prends goût. Ça va nettement mieux quand mon cher fiancé rentre de son atelier, c'est évident. Mais, il n'est pas rare que je sois la première rentrée, depuis un moment, et qu'il me trouve à rêvasser devant la télé. Et puis même, ça fait depuis que j'ai décidé d'alléger mon emploi du temps que j'ai aussi proscrit les séances trop poussées qui m'obligent à faire des mouvements qui me donnent des nausées. Là, pour le coup, j'avoue que j'ai mis un peu plus de temps à m'en rendre compte. Et oui.. En plein milieu d'après-midi, il n'y a pas si longtemps que ça, j'ai dû appeler Raph pour qu'il vienne me chercher tellement je n'étais pas bien et qu'il m'était impossible de rouler dans cet état. Encore plus pâle qu'à mon habitude et un mal de ventre à m'en taper la tête contre un mur. La première chose que j'ai dit, d'ailleurs, lorsque Raph est arrivé, c'était un truc du genre « J'y peux rien, c'est venu d'un coup.. » Simple phrase pour qu'il évite d'en faire une montagne en me mettant dans les dents mon goût trop prononcé pour mon boulot. Et puis même, c'était vrai. Il m'avait été impossible de prédire une douleur de cette sorte. Par chance, le doc' a dit que ce n'était pas grave, mais qu'il faut que je laisse certaines manipulations tirant trop en longueur niveau durée de côté. Rien de dramatique. Une sorte d'avertissement que m'avait envoyé Mini-Edgecombe qui me disait clairement arrête tes conneries et contente toi de masser. Message entendu. Bon, par chance, à part ça, ma grossesse se déroule plutôt bien, une simple assurance qui me rassure tellement.. Si bien que je suis toute retapée depuis le temps pour soutenir mon fiancé pour son expo et accueillir mon cher frère et ça, ça me plaît.

Pour rendre le ménage plus agréable, je n'hésite pas à mettre un peu de bonne musique pour m'encourager à ne pas céder à la faiblesse représentée par le canapé. Et c'est plutôt efficace, il faut le reconnaitre. Bien entendu, j'ai la télécommande de la radio sous la main, juste au cas où le téléphone vibre ou quelque chose de ce genre et que je dois rapidement mettre moins fort sans devoir me ruer jusqu'au poste lui-même. Tellement absorbée dans ma tâche, je n'entends même pas Raphaël qui se rapproche de moi, jusqu'à rester près de la porte de la chambre du p'tit aménagée en chambre d'ami pour mon frère. Je me sens, pourtant, observée.. Mais, je laisse ça à mon imagination débordante bien entendu. Pourtant, je devrai me fier à mon p'tit palpitant qui se met à battre plus fort alors qu'il ressent la présence de mon sculpteur adoré. Et là, alors que je passe un dernier coup d'aspirateur, voilà qu'il s'éteint.. Tout simplement ! Et je râle, forcément, à voix basse.. « Ah non, nous lâche pas toi.. » Je soupire alors qu'une voix me parvient.. « T’avais pas promis d’lui faire écouter d’la musique classique, pour changer ? » Tout en me tournant, un immense sourire s'empare de mes lèvres. Même si, du coup, je commence un peu à paniquer pour l'heure. Je n'ai vraiment pas fait attention à ce facteur pourtant trop cruel contre moi.. J'en profite alors pour mettre un peu moins fort, histoire de ne pas avoir à se casser la voix pour se parler. D'ailleurs, je l'éteins finalement. J'hausse les épaules tout en posant l'aspirateur contre le mur. « T'es arrivé trop tôt, je n'ai pas eu le temps de changer de CD. » Excuse non-recevable évidemment, surtout qu'il est bien plus tard que ce que je pense alors. Réplique qui m'arrache, en fait, un petit rire en sachant très bien à quoi il fait allusion. « J’pense qu’la maison est assez propre là, t’devrais arrêter d’te trémousser pour nettoyer, Cendrillon ! Et aller t’préparer, ton frangin va bientôt nous attendre à l’aéroport ! Sauf si t’veux aller l’retrouver dans un tel état. » Assez propre qu'il a dit ? Je secoue la tête en levant les yeux au ciel, amusée par le p'tit nom qu'il me donne alors. Cendrillon. Classe, quand même ! Surtout qu'elle finit par vêtir une belle robe de princesse, hein. Finalement, je jette un regard à l'heure sur mon téléphone et mes yeux se grandissent sous le choc de cette découverte qui va, encore une fois, signée mon retard prochain. Et oui, je suis tellement habituée à cet exercice que sans l'être encore, je suis capable de m'estimer retardataire en avance ou non. Je finis alors par reposer mon regard vers mon fiancé, croisant ainsi la lueur dans son regard. Une teinte qui ne peut que faire rosir mes petites joues par avance -comme quoi, une partie de moi sait réagir au moindre regard-. « J’te trimballerais bien comme un sac à patates pour t’déposer dans la chambre afin qu’tu en ressortes plus présentable, mais... J’pense que j’nous mettrais encore plus en retard, en fait ! » Idée qui m'arrache un nouveau rire alors que je m'approche de lui pour le saluer plus convenablement que par de simples mots. Dommage que je ne sois pas prête déjà, en fait.. Ca m'apprendra à trainer. « Parce que tu me laisserais sortir comme ça ? » que je lui lance alors, à mon tour bien espiègle. Bien sûr que non. Ah, Caden.. Un nouveau sourire se forme sur mon visage alors que je me rends compte qu'on va bientôt partir le chercher. On a un beau petit programme prévu pour ce week-end en sa compagnie. Entonnement, je me prépare relativement rapidement, si bien qu'on n'est finalement pas vraiment en retard sur notre heure de départ. Miracle !

Comme toujours lorsqu'on roule ensemble, je lui laisse le volant. Ce n'est pas que je n'aime pas conduire, mais disons juste que j'aime bien aussi regarder le paysage qui défile sans avoir à trop me concentrer sur la route. Et comme toujours lorsqu'on est ensemble, on en vient à se vanner. Cette fois-ci, il semble s'en prendre à mes talents de danseuse. Bon, je l'ai bien cherché. J'en profite aussi pour tourner la tête vers lui et ainsi l'observer à la volée, forçant ma main à ne pas se poser sur sa cuisse sans mauvaises intentions, hein. Mais, en vain. Juste parce que je sais que c'est le moment ou jamais. Finalement, on trouve rapidement une place, et on se dirige tranquillement vers le hall des arrivées. Et là, je commence déjà à scruter toutes les têtes qui arrivent face à nous, me mettant presque sur la pointe des pieds tellement je suis impatiente de le voir. D'ailleurs, pour contrer ma maladresse habituelle et ainsi éviter de m'étaler de tout mon long en perdant l'équilibre, j'en viens à agripper le dos de la veste de Raph pour m'accorder un petit appui, juste au cas où. « Rah, t’as vu, heureusement qu’j’étais là, on a failli être en retard avec tes conneries ! » Je lève mon regard amusé vers Raphaël en posant ma tête contre son épaule alors qu'il s'amuse avec mes cheveux. Ben oui, que voulez-vous. Mon statut de future mère me rend un peu plus pot-de-colle.. « Failli, seulement. » que je me plais alors, à répéter avec une légèreté dans la voix non dissimulée face à cette belle journée. Il arrête alors de malmener ma crinière blonde, ce qui me fait redresser la tête pour reporter mon attention vers cette nouvelle vague de personnes. Et là.. Je vois cette touffe qui ne m'est que trop connue et qui me ferait presque sauter sur place tellement je suis heureuse de le voir, enfin. Comme il est canon mon frère, non mais sérieusement ! « Salut... » qu'il dit alors à Raph tout en lui serrant la main. J'en souris tellement devenant presque une véritable puce survoltée d'avoir les deux hommes qui comptent le plus pour moi pour les jours à venir. Je fais un p'tit pas vers lui pour fondre dans ses bras alors qu'il les tend vers moi. « Et voilà la petite soeur ! Je ne sais pas que te fait Raphaël, mais tu es resplendissante et tu as l'air épanoui. » Et là, très franchement, je profite de cette simple étreinte dans les bras de mon frère, celui-là même qui redore les couleurs des Gates version hommes. J'en ferme même mes yeux sur ses derniers mots, ne sachant que trop bien à quel point il a raison. Et comme il l'a si bien laissé entendre, c'est grâce à Raphaël. Il se recule finalement, ce qui me permet de lancer un coup d'oeil furtif à mon fiancé alors que mes joues deviennent légèrement roses. J'hausse finalement les épaules. « Il m'autorise à manger tout le chocolat que je veux, ça doit être ça. » que je glisse alors avec humour, avant d'ajouter dans la foulée. «Tu n'imagines pas à quel point ça me fait plaisir de te revoir. » Et c'est même peu dire en fait. Comme dit, Caden est ce frère que je ne pensais pas existant. Du coup, il est devenu très rapidement un point de repère bien important. Je rougis presque en sentant son regard qui me détaille de la sorte, sachant très bien qu'il désire juste s'assurer davantage que je me porte à merveilles. J'ai peur qu'il décèle mon p'tit ventre avant que je ne lui en parle. Par chance, j'ai prévu le coup en prenant un haut assez ample pour éviter qu'il ne grille la chose trop rapidement. Bon, après, ce n'est qu'un camouflage rapide puisqu'il se devine tout de même. « Vous allez bien ? » Nouveau sourire à l'adresse de mon ainé alors que ma main cherche discrètement celle de Raphaël pour me donner cette petite vague nécessaire à ce que je me jete à l'eau. C'est une torture de lui cacher ça, déjà que pendant ces longs mois où on se parlait sur Skype je gardais ce moment précieusement pour lui annoncer cette nouvelle de vive voix.. Je laisse à Raphaël le soin de répondre en premier, avant de dire alors, simplement, avec le plus de détachement possible pour que Caden ne comprenne le sens réel de cette phrase qu'après un p'tit temps de réflexion et tout en serrant la main de Raphaël dans la mienne même si je me doute qu'elle risque d'y être délogée pour un nouveau super câlin de mon frère. « Moi aussi, je vais bien. Et toi alors, tonton Caden ? » Fière de moi, je guette alors sa réaction, toujours mon éternel sourire aux lèvres..

Finalement, on se met en route en direction de la voiture. Je les laisse alors se débrouiller avec le coffre -et oui, je ne suis pas d'une grande aide pour ça, hein-. Une fois dans la voiture, j'adresse un nouveau sourire à mon frère qui doit être un peu sonné par la nouvelle n'empêche. Et ça m'amuse, gentiment bien entendu « T'as fais un bon vol ? » Question visant à le faire atterrir en douceur de ce voyage et de cette nouvelle que je lui ai alors avouée. Je n'en oublie pas mon cher Raphaël, lui adressant un regard qu'il doit bien connaitre et qui prouve à lui seul à quel point je suis dingue de lui. Sans avoir à prononcer le moindre mot. « Fin de journée et soirée tranquille à la maison, mode pizza et jeux vidéos, ça vous va ? » que je lance alors, moi-même bien emballée par ce projet. Et surtout, je n'ai pas envie d'emmener Caden à droite et à gauche alors qu'il sort d'un avion et qu'il se tape ce fichu décalage horaire.


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Re: Life isn't perfect, but it has perfect moments. = Caden, Raphaël (Londres, Mai 2014) ✻ ( Ven 25 Mar - 23:40 )

Caden ∞ Gaëlle ∞ Raphaël
When you run into my arms we steal a perfect moment. Let the monsters see you smile, let them see you smile & do i hold you too tightly when will the hurt kick in? Life is beautiful but it's complicated. We barely make it. We don't need to understand there are miracles. Your life is beautiful. Our hearts they beat and break. When you run away from harm Will you run back into my arms? Will you come back to me? And i will hold you tightly when the hurting kicks in. This is ours just for a moment, there's a lot left we can give.


HJ :
 

C’est d’tels moments, d’une banalité à pleurer, qui hanteront mes nuits, à l’avenir, m’narguant en m’remettant sous l’nez tout c’que j’ai perdu, l’bonheur qu’j’ai touché du bout du doigt, pour l’perdre, en un putain d’claquement d’doigt. Pour l’moment, mon visage est donc moins fermé qu’il ne l’sera à l’avenir, bien qu’le sourire qui y brille n’soit l’genre d’sourire que seule une seule personne peut faire naître sur mon visage : Gaëlle. Qu’ce soit juste parce qu’elle m’a attendri, ou amusé, comme c’est l’cas, alors qu’j’l’interromps dans sa frénésie ménagère. « Ah non, nous lâche pas toi.. » J’dois m’mordre les lèvres pour n’pas éclater d’rire, et m’contenter d’la vanner, au sujet d’la musique qu’elle « ose » faire écouter à notre enfant. « T'es arrivé trop tôt, je n'ai pas eu le temps de changer de CD. », tente-t-elle d’me faire gober, non sans malice, en réaction à la connerie qui nous amuse depuis un moment : n’pas faire écouter n’importe quoi au fœtus. J’secoue la tête, bercé par l’rire qui filtre entre ses lèvres. J’enchaîne ensuite en lui certifiant qu’la maison est suffisamment propre, m’amusant à l’appeler Cendrillon, c’qui fait donc allusion à la princesse qu’tout l’monde connaît, mais aussi à un p’tit jeu auquel j’joue depuis d’longues années à présent : l’appeler princesse, pour moquer les crétins qui la désignaient ainsi, en donnant à c’terme une valeur plus affective qu’lorsqu’ils l’employaient. J’pousse un soupir, moqueur, en la voyant réaliser l’heure qu’il est, via son téléphone. J’sais pas comment elle fait, mais elle finit toujours pas s’mettre en retard, à croire qu’son horloge interne a fait la rencontre d’un escargot, pour s’traîner autant qu’ça. J’poursuis en parlant d’sac à patate, accompagnant l’tout d’une lueur ouvertement espiègle, qui n’laisse pas d’marbre ma fiancée. Et, bien entendu, voir qu’ses joues s’colorent légèrement m’rend fier d’moi. C’est con, mais c’est comme ça, j’en retire toujours une indéniable fierté d’la voir réagir d’la sorte, à c’que j’peux bien faire, dire, ou aux regards qu’j’peux bien lui lancer. Toutefois, elle n’est pas en reste, car elle parvient à augmenter mon rythme cardiaque rien qu’en venant m’saluer. Alors, ouais, vous pouvez vous foutre d’ma gueule, mais bon, j’pense tout d’même qu’il est préférable qu’la personne qu’on aime continue à nous faire d’l’effet en dépit des années passées en sa compagnie, qu’voir qu’on est finalement d’marbre… « Parce que tu me laisserais sortir comme ça ? », m’interroge-t-elle finalement, taquine. J’l’observe de haut en bas, les lèvres pincées, comme si on était dans une émission à la con sur la mode ou un autre délire du genre, afin d’scruter sa tenue, avant d’pouvoir lui répondre : « Tant qu’t’es pas à poil ou à moitié à poil, ça m’va ! ». J’hausse les épaules en répondant, mi-sérieur, mi-blagueur. J’suis pas vraiment macho de c’point d’vu-là, tant qu’Gaëlle n’sort pas, portant moins d’tissu qu’une Barbie et ressemblant à une catin bas d’gamme, ça m’dérange pas. Après, qu’elle s’habille d’manière sexy ou pas : peu m’importe, tant qu’elle s’sente bien dans ses fringues et qu’ça n’soit pas excessivement provocant… Alors qu’elle rejoint notre chambre, j’m’éclate à la provoquer, une fois d’plus : « Et j’te prierais, à l’avenir, d’me parler sur un autre ton, si t’veux pas qu’j’trouve plus intéressant d’être en retard qu’à l’heure ! », qu’j’termine en éclatant d’rire, avant d’aller dans l’salon, pour éviter d’entendre sa réponse, sans quoi, on risque vraiment d’pas pouvoir partir à l’heure. Oui, j’sais c’que vous pensez : p’tain mais quels gamins ces deux-là !

L’trajet jusqu’à l’aéroport s’passe dans une bonne ambiance, nous permettant d’dire, une fois encore, des conneries. Ca s’passe comme ça, entre nous, on est rarement très sérieux, et quand on l’est, ça dure pas vraiment longtemps, faut s’y faire. Enfin arrivés sur place, j’ne cesse d’charrier ma future épouse, vantant mes mérites qui nous ont fait arriver à temps, contrairement à ses pseudos-conneries qui ont faillis nous foutre en retard. Mon sourire s’fait plus présent alors qu’elle pose sa tête sur mon épaule. On doit certainement donner l’image d’un couple quelque peu puéril, vu qu’on s’taquine et qu’j’prends un malin plaisir à la décoiffer, mais j’m’en cogne, c’est ainsi qu’on fonctionne et ainsi qu’on est heureux, c’est tout c’qu’importe. « Failli, seulement. », tiens à préciser Gaëlle, déclenchant d’ma part un p’tit rire moqueur, c’qui est la seule réponse qu’j’lui apporte, car j’distingue enfin la silhouette d’mon beau-frère. J’lui fais d’ailleurs signe, afin qu’il nous remarque plus facilement, parmi la foule d’personne, en attente d’leurs proches. On échange une poignée d’main avec Caden, quand celui-ci s’trouve enfin devant nous, puis le frère et la sœur s’saluent, dans une étreinte chaleureuse, qui m'fait chaud au coeur, comme à chaque fois qu'j'vois Gaëlle avec son frangin : elle est toujours ravie d'le voir, et d'atténuer ainsi la solitude qui fut sienne au cours d'son enfance, et la haine qu'elle porte à leur nom d'famille, Caden le lui faisait voir d'un oeil neuf. « Et voilà la petite soeur ! Je ne sais pas que te fait Raphaël, mais tu es resplendissante et tu as l'air épanoui. », déclare Caden, sa sœur dans ses bras, sous mon regard amusé. J’ricanne doucement, alors qu’une connerie m’vient à l’esprit, mais j’préfère la garder pour moi, pour l’instant, d’autant plus qu’une fois l’étreinte finit, Gaëlle prend la parole : « Il m'autorise à manger tout le chocolat que je veux, ça doit être ça. Tu n'imagines pas à quel point ça me fait plaisir de te revoir. » J’écarquille les yeux, exagérement, avant d’rétablir la vérité (version n’importe quoi, vous vous en doutez !) : « Faut juste pas lui donner à manger après minuit, comme pour les Gremlins, et c’est parfait ! Y’a juste pour la taille qu’j’ai pas trouvé d’remède miracle ! », qu’j’prétends, en mimant avec mes doigts à quel point elle est microscopique. Bien entendu, j’rigole, ne prenez pas au 1er degré c’que j’viens d’dire. La petitesse d’ma blond est une chose sur laquelle j’la moque souvent, tandis qu’elle s’amuse régulièrement d’mon caractère de cochon. « Vous allez bien ? », nous interroge finalement Caden, tandis qu’dans l’même temps, Gaëlle s’met en tête d’récupérer l’une d’mes mains, qu’j’lui laisse bien volontiers, m’contentant d’répondre d’un hochement d’tête à son frangin. J’vous ai déjà dis qu’j’suis rarement du genre bavard, hormis quand il s’agit d’dire des conneries ? Ou avec d’rares exceptions, du moins ? Bah, maintenant, vous l’saurez. : « Et toi ? », est ainsi tout c’que j’lui réponds, et uniquement parce qu’poser une question sans prendre la parole, quand on n’sait pas signer, c’est la merde. Pis, d’toute façon, pour l’moment, j’préfère m’éclipser, afin d’laisser l’duo profiter d’leurs retrouvailles. Après tout, ils ont du temps à rattraper, et là, j’parle pas uniquement du fait qu’ils n’se sont pas vus depuis un p’tit moment, mais bel et bien du fait qu’ils n’ont pas pu grandir ensemble, donc, les moindres instants qu’ils peuvent partager, j’espère bien qu’ils vont en profiter. « Moi aussi, je vais bien. Et toi alors, tonton Caden ? », fait alors savoir Gaëlle, resserant l’étreinte d’sa main autour d’la mienne. Bien entendu, son annonce fait apparaître un immense sourire sur mes lèvres, sourire indubitablement teinté d’fierté et d’bonheur à la simple évocation d’notre enfant à naître. Car bien qu’ça n’était pas prévu si tôt, cette naissance m’comble de joie, comme a pu l’voir ma tribu, lorsqu’on a annoncé cela aux Edgecombe, et à notre entourage amical. « J’espère qu’t’es pas cardiaque », qu’j’m’amuse alors à dire à Caden, au vu d’la façon avec laquelle la chose lui a été annoncée. Sans cesser d’sourire, j’resserre à mon tour ma poigne sur nos mains liées, voulant ainsi lui communiquer la joie qu’j’ne cesse d’éprouver à ses côtés. Même si la naisance à venir me stresse par moment, comme c’est l’cas pour tous les futurs parents. J’laisse Caden réagir face à son futur statut d’oncle.

Nous nos rendons alors à la voiture, chargeant les affaires d’Caden dans l’coffre, puis grimpant dans l’véhicule. « T'as fais un bon vol ? », veut alors savoir Gaëlle, tandis qu’j’regarde quelques instants mon téléphone, ayant reçu un SMS d’une d’mes nièces, qui m’rappelle qu’elle compte bien voir Gaëlle et moi à son prochain spectacle d’théâtre, qui aura lieu fin mai. C’est donc tout en lui répondant qu’on y sera et qu’on n’a pas oublié qu’j’écoute, d’une oreille distraite, la réponse d’Caden.  Puis, alors que j’m’apprête à démarrer, j’sens l’regard d’Gaëlle sur moi, c’qui m’fait tourner la tête vers elle, pour finalement sourire en voyant l’regard qu’elle pose sur moi. Contrairement à elle, un tel regard ne m’fait pas rougir, j’l’ai déjà dis, mais ça accélère mon rythme cardiaque. Pas follement non plus, mais assez pour qu’j’ai conscience qu’elle a toujours autant d’effet sur moi qu’à nos 1ers jours. M’voilà enfin en train d’démarrer et d’quitter la place d’parking qu’nous occupions jusqu’à présent. « Fin de journée et soirée tranquille à la maison, mode pizza et jeux vidéos, ça vous va ? », suggère, dans l’même temps, Gaëlle. L’idée m’plaît assez, comme j’le fais savoir à mes deux comparses : « Bon plan ! ». J’jette un coup d’œil dans l’rétro pour balancer à Caden, tout en l’ayant partiellement dans ma ligne de mire : « Il m’semble qu’j’ai une revanche à prendre, en plus ! », fais-je mine de râler, faisant allusion à la dernière visite d’Caden, durant laquelle il m’a foutu la pâtée.  Pis bon, perso, plus qu’la soit-disant revanche qu’j’réclame, j’avoue qu’me poser devant la console avec Gaëlle et son frère m’plaît nettement plus qu’d’aller s’trimballer, en quête d’un restau, ou d’un film à aller voir. « J’espère qu’ça t’dérange pas d’dormir dans une chambre peinte avec des dessins d’animaux et quelques personnages d’dessins animés ! », dis-je quelques minutes plus tard, tandis qu’nous sommes immobilisés à un feu rouge. J’en profite pour lancer un regard taquin à Gaëlle, tandis qu’j’me souviens des séances d’peinture pour décorer la chambre d’notre futur enfant, qui sera celle d’Caden pour son séjour. C’est bien triste d’se dire qu’on a passé du temps pour rien à peindre la pièce, et qu’les peintures finiront camoufler sous une tonne d’peinture noire… « T’pourras t’amuser à reconnaître c’que ta frangine a peint, c’est plutôt fun ! », me moqué-je gentiment en lançant un clin d’œil à Gaëlle, avant d’reprendre la route, l’feu étant enfin passé au vert. On a d'la chance, c'est pas les heures de pointe, aussi ne devront-nous pas tarder à être enfin à destination, c'qui sera plus pratique pour parler.

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Re: Life isn't perfect, but it has perfect moments. = Caden, Raphaël (Londres, Mai 2014) ✻ ( Mar 24 Mai - 20:09 )

Life isn't perfect,
but it has perfect moments (Londres, Mai 2014)
Gaëlle ✧ Raphaël ✧ Caden
Le décalage horaire n'était que secondaire. À vrai dire, ça ne m'importait peu. Quand je savais ce qu'il m'attendait au bout. Le temps n'avait pas joué avec nous, durant l'enfance, sans connaître l’existence de l'un et de l'autre. Chaque moment qui nous était accordé, on voulait bien évidemment en profiter. Et quoi de mieux qu'un petit séjour pour voir Gaëlle. L'occasion se faisait rare, la distance ne facilitait pas les choses. Et oui ! Étant pour ma part en Australie à cette période, et eux à Londres. On ne se voyait pas une fois par semaine, chez l'un ou chez l'autre. Ou on ne fréquentait pas la même ville. Ce qui rendait les choses un peu plus difficiles. Mais dans le fond, elle était bien entourée. De ce côté-là, il n'y avait rien à craindre. Et puis la technologie d'aujourd'hui, nous aidait plis facilement à communiquer. Merci Skype ! Une bonne évolution qui remplace les lettres pour ceux qui n'aiment pas écrire. Et puis on a une réponse toute de suite, pas la peine d'attendre deux semaines. Et puis c'était plus pratique aussi que le téléphone. Adepte aux vidéos, on pouvait même passer en mode visio.
L'avion ne m'avait jamais posé un problème, jusque-là. Ce n'était pas vraiment un problème, mais se faire baver dessus n'était pas non plus, ce que l'on pouvait appeler un voyage dès plus agréable. Toujours cela avait quelque chose d'ironique, une séquence d'une série populaire, ou on peut voir sur l'écran, les mauvaises aventures du personnage principal. Je rigolerais certainement après avoir passé ce mauvais moment. Et ça allait peut-être me faire une année de dot à citer, à l'occasion. Une de plus, j'en avais pas mal à mon actif. À croire que je les collectionnais. Il faudrait peut-être que je me pose des questions... Toutefois, je devais bien avouer qu'un soulagement s'emparait de moi, quand l'avion commençait sa descente. Pouvant déjà à l'horizon, les terres verdoyantes de l'Angleterre. Songeant que dans le fond, c'était mes racines. Ces racines que je ne connaissais guère. A part quelques séjours, bien trop courts, depuis que je connaissais l’existence de ma sœur.

Le hall était bondé de monde, il était facile de perdre le sens de direction. Et ça serait mal venu de me perdre maintenant, mais j'étais tellement capable de le faire. Et franchement, une annonce passait à travers l'aéroport, comme un petit garçon perdu dans un grand magasin. N'était pas possible, vu mon âge. Mais ce n'était que des suppositions qui disparaissaient assez vite. En voyant, des silhouettes qui étaient reconnaissables et familières entre cents sous mes yeux. C'est un soulagement et une sensation de légèreté qui m’inondait à ce moment, remplaçant assez vite les désagréments du voyage. Tout avait l'air d'aller bien pour eux, même si au départ de leurs relations, j'avais une certaine crainte. Je pouvais aujourd'hui, dire et avoué, enfin pour ce dernier point, il faut que j'aie beaucoup bu pour l'avouer, qu'ils m'avaient montré que j'avais tort. C'était une évidence, qu'ils s'entendent aussi bien et qu'ils soient ensemble. Ils avaient un mode de fonctionnement qui marchait bien pour ne pas dire complémentaire. Mes bras se serrèrent autour d'elle, une étreinte nécessaire après une séparation longue. On aurait dû avoir l'habitude, mais ce n'était pas le cas. Mes lèvres se recourbaient pour un sourire amusé. « Moi aussi, je suis content d'être ici avec vous. C'est sûr que ça serait plus facile de voir, si on n'était pas aussi loin. Tout le chocolat que tu veux ? Pas sûr que ça soit une aussi bonne idée... » Un clin d’œil pour appuyer mes paroles. Et c'est avec amusement que je regardais Raphaël à ces dires. Toujours en train de se taquiner les deux. « J'imagine bien après elle est bien trop... Violente et un monstre. Je compatis à ta souffrance. Pour la taille, à part lui offrir des échasses... Je ne vois pas trop ce que tu pourrais faire. En même temps, tu l'as pris comme ça, tu devais bien savoir qu'il n'y avait rien à faire. » Bien sûr, j'allais certainement me recevoir une tape, une bouderie, ou venant de ma Gaëlle, pour jouer le jeu de Raphaël. Mais c'était beaucoup trop tentant. Ce n'est pas grave, j'en subirais les conséquences. Je jouerais avec mes yeux façon chat botté en espérant que ça marche. À ce moment-là, je ne savais pas exactement ce qu'il clochait. Mais leurs comportements me semblaient différents. Des paroles cachaient. Quelque chose qui se passait rien d'entre eux. Que seule eux pouvaient comprendre. Ce qui était déstabilisant venant de l'extérieur. Et des questions surgissaient. Développant un regard sur leurs mains qui venaient se rejoindre, et secouait la tête à la question de Raphaël, tout comme il l'avait fait, il y a quelques secondes. Et puis je ne sais pas, mon cerveau s'arrêta sur un mot tonton Caden. Assourdie face à la fierté de ma petite sœur. On pouvait dire qu'elle avait trouvé le bon moment pour me lancer la nouvelle, la petite bombe. Et qui résonnait encore dans ma tête. On n'imagine pas devenir tonton un jour, quand on pense qu'on est fils unique. Je n'y avais pas plus pensé depuis que je savais que j'avais une demi-sœur. Alors oui ! C'était un choc, mais un choc qu'on peut classer dans le domaine du joyeux, du bonheur. D'ailleurs, ça devait se voir à ce moment-là sur mon visage, j'avais automatiquement fait un pas en arrière sans regarder s'il y avait des gens derrière moi. Bingo, j'avais bousculé un couple de personnes. Je levais une main pour m'excuser, sans vraiment être sincère, mais on s'en fout face à cette nouvelle tout était permis. Un sourire ravi et sincère, sans trouver vraiment sa place, et sans savoir comment réagir, que j'ai trouvé enfin les mots à dire, en regardant le couple l'un après l'autre. « Cardiaque si, je vais le devenir si je continue à vous fréquenter. Mais je suis vraiment ravie pour vous. Félicitation, vous allez faire de formidables parents ! » On ne pouvait pas faire plus gauche, qu'à ce moment précis. Je m'approchais du petit couple, leur faisant une accolade, à l'un et l'autre, souriant certainement comme un idiot.

Après cette nouvelle et ces retrouvailles. Une autre perceptive se révélait, encore surprenant. Ma petite sœur maman. Youhou le choc quand même. Ils allaient me perdre en cours de chemin, trop accaparé par les pensées. Je suivais Raphaël pour mettre les enfin le bagage dans le coffre, et prendre place à l 'arrière. Observant le paysage, sans vraiment le voir. Qu'est-ce qu'on pouvait voir dans l’obscurité prenait ces droits sur la fin de journée. C'est leurs voix qui m'avaient sorti de ma rêverie. « C'est parfait pour moi aussi » Puis mon regard croisa le regard de Raphaël, dans le rétro, haussant un sourcil, parce qu'il croit qu'il va la reprendre sa revanche aux jeux. « Mon cher, tu sais que c'est peine perdu, tu ne peux pas gagner contre l'abattable. La dernière fois, ne t'a pas servi de leçon. Et puis je me suis entraîné depuis la dernière fois. Donc tu n'as aucune chance. » Mon regard passait sur Gaëlle avec malice. « On va dire que j'ai connu mieux comme vol. Je me suis fait baver dessus par un escargot... Mais savoir que je venais ici, efface tout. Encore plus depuis la petite nouvelle. » Ouai pour ce petit passage, je préférais oublier. Mais la veste allait certainement avoir un petit souvenir de ce vol . Bref, c'était le moment de me séparer de cette veste. Leur maison se dessinait déjà devant nous. Sans se rendre du temps qui avait filé vite entre l'aéroport et ici. « Non pas du tout, ça me rappellera mon enfance. Je suis sûr que ça sera du grand art, et facile à retrouver... Je ne doute pas sur le don artistique de Gaëlle » Bon si ma sœur était aussi artistique que la famille... Et bien ça, j'imagine que ça allait être comique. Savoir ce qu'était un pinceau était une chose, savoir l'utiliser autre chose... Je descendais de la voiture, pour me diriger au coffre pour prendre la valise.
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Re: Life isn't perfect, but it has perfect moments. = Caden, Raphaël (Londres, Mai 2014) ✻ ( Sam 4 Juin - 1:27 )

Life isn't perfect, but it has perfect moments.
Caden, Raphaël & Gaëlle



C'est dingue comme le temps passe vite lorsqu'on s'active à ranger la maison de fond en comble. Après tout, ce n'est pas comme si j'attendais l'arrivée de mon frère depuis presque une éternité, mais quand même un peu. Et le temps ne semblait pas décidé à filer depuis qu'on savait quand est-ce qu'il allait faire un crochet par Londres pour passer quelques temps avec nous. Et là, depuis mon réveil, je n'arrête tout simplement pas de courir à gauche, à droite pour que tout soit assez correct, rangé et propre pour l'arrivée de Caden. Certes, on n'est pas maniaque. Ni Raph, ni moi. Mais quand même, on ne nage pas en plein bordel habituellement. Du coup, je peux largement me contenter de faire tout ça le fameux jour et non pas toute une semaine avant. J'ai tellement hâte de le revoir.. Surtout que des choses ont bien changé entre temps. C'était tellement cruel, pour moi, de me retenir de tout lui raconter lors de nos conversations sur Skype ! Pour la bonne cause. Oui, voilà. Le secret est maintenu jusque là pour avoir le plaisir de lui annoncer ça en face à face et non pas par écrans interposés. Ma grossesse ne nous empêchera pas de passer de bons moments. Il faut dire que j'ai pas mal de chance jusqu'à présent niveau maux courants à ce sujet, tant que je ne force pas comme c'est arrivé au boulot. A part quelques maux de dos et quelques nausées par moments, je m'en sors relativement bien. Au moins, ça ne devrait pas me laisser de bien mauvais souvenirs pour les prochains mini-Nous. Je m'active tellement que je n'entends même pas mon Raphaël rentrer. Pire encore, il me lorgne alors que je me prends pour une star de la chanson en y allant de mon petit refrain sans même le repérer. Finalement, je ne perds pas plus de temps pour filer le saluer comme il se doit alors qu'il m'annonce qu'on risque d'être en retard à l'aéroport si je ne me décide pas à activer la cadence. J'en profite alors pour lui demander s'il rendrait réellement le risque de me laisser sortir de la maison habillée comme je le suis. Son regard me parcourt des pieds à la tête, ce qui me fait sourire surtout face à cet air -presque- sérieux qu'il s'éclate à prendre, parfois, pour le fun. « Tant qu’t’es pas à poil ou à moitié à poil, ça m’va ! » Hum. C'est vrai qu'il est assez souple dans ce qu'il pense de mes tenues. D'autres n'ont pas cette chance, j'en ai bien conscience. Dans mon armoire, on retrouve quand même bien plus de tenues vraiment très raisonnables que d'autres bien plus limites. Il faut dire que ce n'est vraiment pas mon genre de me promener à moitié à poil comme il le dit si bien même si, je le reconnais, il y a certaines pièces -certes, magnifiques !-, mais tout de même un peu plus osées sans pour autant dériver vers le vulgaire. « T'as bien raison. Y'a des choses qui ne se partagent pas. » que je lui dis alors, sans réussir à m'empêcher de poser l'une de mes mains sur son torse. Mais promis, je reste sage ! On est en retard ! D'ailleurs, c'est sur cette parole que je file me changer. Tant pis pour la douche, ça attendra avant de filer dormir. Je me dépêche, d'ailleurs, trottinant pour ne pas perdre plus de temps. « Et j’te prierais, à l’avenir, d’me parler sur un autre ton, si t’veux pas qu’j’trouve plus intéressant d’être en retard qu’à l’heure ! » Il se marre. Je l'entends alors que je saute dans des vêtements propres avant de remettre un peu d'ordre dans mes cheveux. Je sais très bien que si je lui réponds en forçant un peu sur ma voix, il devrait m'entendre d'où qu'il soit. « Y'a plus de respect pour les vieux, mon Bisounours. » Ah, les p'tits surnoms à la con. Tout un art. Une fois prête, je file le rejoindre pour qu'on puisse, enfin, partir chercher le frangin.

Comme bien souvent lorsqu'on prend la voiture ensemble, c'est mon sculpteur râleur qui est au volant. Au moins, comme ça, je peux profiter du paysage sans avoir à être trop concentrée sur la route surtout avec les conneries qu'on se lance. Ma main vient se poser à sa place, sur sa cuisse, alors qu'on se rapproche toujours plus de l'aéroport. Geste des plus courants lorsque nous sommes seuls en voiture, devenant bien plus rare lorsque des personnes sont du voyage. Mais qui reste tout de même bien présent si, pour n'importe quelle raison, Raphaël semble tendu, énervé, anxieux ou triste. Le tout en toute discrétion par contre. Par chance, une fois sur le parking, on trouve rapidement une place, si bien qu'on prend rapidement le chemin du hall des arrivées. Bien que je sois impatiente de retrouver mon frère, je profite tout de même encore de ces quelques derniers moments juste avec mon fiancé. Et le voilà. Caden arrive. J'ai un énorme sourire qui ne s'éclipse pas de mes lèvres alors que les deux se saluent. Rapidement tout de même, je me fais une place dans ses bras. Quel plaisir de m'y trouver. « Moi aussi, je suis content d'être ici avec vous. C'est sûr que ça serait plus facile de voir, si on n'était pas aussi loin. Tout le chocolat que tu veux ? Pas sûr que ça soit une aussi bonne idée... » Je me marre alors, en l'entendant me dire que ce n'est sans doute pas une si bonne idée que ça, de me laisser m’empiffrer de chocolat. Une explication qui n'est pas du goût de Raphaël puisqu'il n'hésite pas à me contrer. « Faut juste pas lui donner à manger après minuit, comme pour les Gremlins, et c’est parfait ! Y’a juste pour la taille qu’j’ai pas trouvé d’remède miracle ! » Me voilà à détacher mon regard de mon aîné pour, faussement, fusiller l'Edgecombe du regard. Je rêve, où il m'a traité de Gremlins ? Je fais alors genre de bouder, en croisant mes bras. « J'imagine bien après elle est bien trop... Violente et un monstre. Je compatis à ta souffrance. Pour la taille, à part lui offrir des échasses... Je ne vois pas trop ce que tu pourrais faire. En même temps, tu l'as pris comme ça, tu devais bien savoir qu'il n'y avait rien à faire. » Hey, mais.. Mon regard se reporte vers le Gates. Quelle trahison ! Bonjour l'esprit de famille ! Je le regarde alors, lui tirant la langue -et ouais, comme dirait un certain sculpteur : la maternelle, c'est par là-. Inutile de préciser que leur délire, là, m'amuse plus qu'autre chose. Ma tête le prouve a elle toute seule. « Dites, ça ne va vraiment pas le faire, là. Si vous vous mettez à deux contre moi ! » Et histoire d'illustrer le tout, je ne peux pas m'empêcher de leur filer, aux deux, un petit coup. Sur l'épaule pour le frangin et un petit coup de coude sur le bras au sculpteur. Pas de jaloux ! Et finalement, à cette fameuse question du ça va ?, je me dis que c'est le moment ou jamais. Celui de lui révéler qu'il doit bientôt se trouver une casquette du meilleur tonton. J'ai besoin de Raphaël, raison pour laquelle je capture l'une de ses mains pour ne pas la relâcher. Sans même le regarder, je sens le sourire de mon râleur comme à chaque fois qu'on en vient à parler du p'tit qui a décidé de venir un peu plus tôt que ce qu'on avait prévu pour lui. Mais tant pis. Il est là, pour notre plus grand bonheur ! « J’espère qu’t’es pas cardiaque. » Remarque qui me fait pouffer de rire alors que la tête de Caden remplace, de loin, toute la frustration que j'ai pu ressentir de lui cacher ça depuis tout ce temps. Impossible pour moi d'abandonner le doux contact avec mon fiancé, le seul qui me retient en place face à tout ça. Pour avoir grandie dans l'idée d'être la seule fille de mon cher et tendre père -ironie-, j'imagine bien à quel point une telle nouvelle peut le troubler. Ca a l'air d'avoir fait son petit effet. J'en souris de le voir aussi surpris, mais heureux. Heureux pour nous. Si heureux, d'ailleurs, qu'il se déporte en arrière. J'essaie de l'attirer vers nous en refermant ma main libre sur son bras, mais mon réflexe n'est sans doute pas assez aiguisé -ou alors suis-je tout simplement moi aussi émue-. A nouveau, un petit rire m'échappe alors que le couple semble plus amusé par la situation que vexé. « Cardiaque si, je vais le devenir si je continue à vous fréquenter. Mais je suis vraiment ravie pour vous. Félicitation, vous allez faire de formidables parents ! » Un rapide coup d’œil vers Raphaël me confirme qu'il est plus que fier de cette nouvelle. Dans les bras de mon frère, je lui dis alors. « Déconne pas, il aura besoin de son tonton Caden ! Il.. ou elle, remarque. » Précision nécessaire puisqu'on souhaite jouer le jeu jusqu'au bout, ne sachant qu'au dernier moment si le premier mini-Nous sera un premier ou une première.

Une fois les bagages embarqués et tout le monde en voiture, j'en viens à leur proposer un programme relax pour ce soir. Mon pauvre Caden va quand même devoir se reposer après ce long vol ! « Bon plan ! » que me confirme Raphaël alors que je le regarde une fois de plus, avec la cruelle envie de lui remettre cette petite mèche de cheveux un peu rebelle -que j'adore- plus convenablement. Une idée rapidement approuvée par le frangin. « C'est parfait pour moi aussi. » Ainsi c'est donc plié. Une bonne soirée tranquille, sans pression, à profiter du canapé en attendant les pizzas. Je profite de leur discussion pour mettre un peu d'ordre dans mon sac, légèrement en bordel. « Il m’semble qu’j’ai une revanche à prendre, en plus ! » J'en souris, légèrement. « Mon cher, tu sais que c'est peine perdu, tu ne peux pas gagner contre l'abattable. La dernière fois, ne t'a pas servi de leçon. Et puis je me suis entraîné depuis la dernière fois. Donc tu n'as aucune chance. » Lançant un regard vers Caden, je pouffe de rire en l'entendant annoncer la couleur à son challenger. Et oui, si j'aime bien faire quelques parties de temps en temps, je préfère surtout regarder les gens jouer. Au moins, ça leur élargie le choix des jeux ! Faire l'arbitre, à compter les victoires de chacun au court de la soirée, ça me plait pas mal. Le tout ponctué, de temps en temps, d'un jeu auquel j'aime bien jouer.. Et c'est un moment parfait ! « 'Tention, le combat de Titans qui s'annonce ! » que j'annonce, sourire en prime. Ma tête se tourne vers mon aîné lorsqu'il me dit. « On va dire que j'ai connu mieux comme vol. Je me suis fait baver dessus par un escargot... Mais savoir que je venais ici, efface tout. Encore plus depuis la petite nouvelle. » Super. Il y a clairement mieux comme voisin de vol, ça c'est clair et net ! Une moue se forme sur mon visage. « Quelle chance.. Si je peux la laver, t'auras qu'à me la filer une fois arriver. » Mon sourire habituel ne tarde pas à repointer le bout de son p'tit nez alors que je cède à la tentation de cette fameuse mèche de cheveux de Raph que je passe tranquillement derrière son oreille -tout en profitant de la situation pour passer une main dans ses cheveux. Je l'avoue-. Tout en regardant à nouveau mon cher frère, j'ajoute dans la foulée. « Désolée de t'avoir lancé cette nouvelle sans prévenir. Mais, je ne pouvais vraiment plus tenir ! » Me voilà à me mordre doucement la lèvre. « Bon, t'aurais sans doute eu des doutes bien rapidement.. » Un petit rire m'échappe alors que je fais clairement allusion à ce petit ventre. Quatre mois, déjà. Là, c'est foutu. Ca ne passe clairement plus inaperçu. Surtout qu'il fait bon dehors et que les vêtements d'été commencent enfin à ressortir de l'armoire petit à petit. En parlant de tout ça, Raphaël a la bonne idée de le prévenir que l'endroit où il va pouvoir dormir confortablement risque d'être déjà bien coloré. « J’espère qu’ça t’dérange pas d’dormir dans une chambre peinte avec des dessins d’animaux et quelques personnages d’dessins animés ! » Le fourbe, il arrive à me faire rougir rien qu'en évoquant ces séances de peinture et avec ce regard qu'il me lance. « T’pourras t’amuser à reconnaître c’que ta frangine a peint, c’est plutôt fun ! » Pour toute réponse de ma part, juste avant que le feu ne repasse au vert, le sculpteur se prend un regard amoureusement amusé comme lui seul arrive à faire naître sur mes lèvres. « Non pas du tout, ça me rappellera mon enfance. Je suis sûr que ça sera du grand art, et facile à retrouver... Je ne doute pas sur le don artistique de Gaëlle. » Ok, j'ai compris. C'est du deux contre un, là. Je dessine très bien ! Mon arc-en-ciel ressemble réellement à un arc-en-ciel ! Un exploit, rien que pour ça. « T'sais Caden, même les neveux et nièces de Raphaël dessinent mieux que moi.. » Donc bon.. « Par chance, y'en a qui sont doués du pinceau et qui réussissent à rattraper les horreurs pour en faire quelque chose de canon ! Du coup, tu ne devrais pas trop cauchemarder. Puis au moins, tu seras mieux que dans le salon. » Et oui. Autant profiter de cette pièce fraîchement destinée à être une chambre et non plus un lieu de stockage de nos cartons encore emballés et autres petites choses dont on ne se sert quasi jamais.

Finalement, on arrive à la maison. Etant une vraie blonde, j'ai oublié de prendre mes clés et du coup, me voilà à attendre que les deux s'en sortent avec les bagages de mon aîné. Un grand sourire étire mes lèvres en les regardant. Avec Tim, ils sont les hommes de ma vie.. Ils arrivent enfin, et je me doute qu'ils se demandent pourquoi je n'ai pas encore ouvert cette porte. « J'ai pas les clés. » que je dis alors, simplement, d'une petite voix. Heureusement que Raph a les siennes.. Une fois à l'intérieur, je me tourne vers Caden. « Tu vas pouvoir voir la future chambre en avant-première ! » On se dirige alors tranquillement vers le couloir menant aux chambres alors que j'ouvre l'une des portes, laissant Caden passer en premier tout en jetant un coup d'oeil, avec un petit sourire, à Raphaël. « Et voilà, c'est ici que tu vas séjourner ! » Pas dans un lit de bébé, rassurez-vous. On a trouvé de quoi faire un lit d'appoint, suffisamment confortable pour passer de bonnes nuits. Ces murs peints me font sourire..




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Re: Life isn't perfect, but it has perfect moments. = Caden, Raphaël (Londres, Mai 2014) ✻ ( Dim 5 Juin - 1:31 )

Caden ∞ Gaëlle ∞ Raphaël
When you run into my arms we steal a perfect moment. Let the monsters see you smile, let them see you smile & do i hold you too tightly when will the hurt kick in? Life is beautiful but it's complicated. We barely make it. We don't need to understand there are miracles. Your life is beautiful. Our hearts they beat and break. When you run away from harm Will you run back into my arms? Will you come back to me? And i will hold you tightly when the hurting kicks in. This is ours just for a moment, there's a lot left we can give.


HJ:
 

Il est logique qu’si on m’demande d’choisir, j’préfère qu’Gaëlle m’réserve ses tenues extrêmement sexy, celles qui restent softs (on va dire jolies sans être du genre à faire en sorte qu’tous les mecs qui la croisent en oublient leur propre prénoms), ça m’va. Cela dit, j’ai pas à m’plaindre de c’côté-là, Gaëlle n’s’habille pas comme un sac en patates, mais pas non plus en Bimbo d’compèt’. Elle a réussi à trouver l’parfait équilibre, et il est déjà bien suffisant pour m’faire planter, quand elle cherche à voir si mes neurones fonctionnent correctement face à ses charmes. (Et la réponse est qu’j’ai encore pas mal d’résistance face à sa fourberie, même si c’pas toujours facile, mais évitez d’lui dire, merci bien !). « T'as bien raison. Y'a des choses qui ne se partagent pas. », déclare-t-elle, en posant – avec une fausse innocence – une d’ses mains sur mon torse. J’lève les yeux au ciel – avec une fausse irritation – alors qu’un sourire amusé étire mes lèvres. J’suis même pas étonné d’voir qu’elle pose sa main à cet endroit précis, ayant bien assez remarqué, depuis l’temps qu’on est ensemble, la « passion » qu’elle voue à cette partie d’mon corps. Cependant, j’peux qu’approuver ses propos, soulignant cela d’un vigoureux hochement d’tête. C’bien pour ça qu’j’ai pas envie qu’elle dévoile un peu trop ouvertement ses charmes en public, refusant qu’elle suive la mode d’ses nanas qui doivent trouver normal d’se balader avec une poignée d’centimètres seulement d'tissus pour recouvrir c’qui doit l’être. Juste parce qu’j’estime qu’j’suis l’seul ayant l’droit d’savoir à quel point elle est exceptionnellement merveilleuse. J’suis un modèle d’sagesse, j’la laisse s’rendre seule dans notre chambre, pour qu’elle s’change, mais c’te fourbe s’amuse à m’répondre, d’une voix un peu plus haute qu’à son accoutumée : « Y'a plus de respect pour les vieux, mon Bisounours. ». Y’a qu’moi qu’interprète sa réplique comme une « provocation » ? Nan, sérieux, elle m’tue avec c’surnom débile qu’elle s’amuse à m’donner parfois, quand nous sommes tous les deux, c’qui m’arrange. Parce qu’faut avouer qu’il est ridicule ! « T’en es la preuve vivante, Minipouce ! ». Ouais, dans l’attribution d’surnom débile, j’suis pas en reste. Et là, j’pouvais pas laisser « l’affront » impuni ! Effectivement, j’voudrai pas perturber Gaëlle, si j’réagissais pas à c’te taquinerie : c’fragile, les blondes, vous savez ! C’est donc dans une humeur malicieuse qu’on finit – juste à temps – par sortir d’chez nous, pour monter dans notre voiture. Et direction l’aéroport, pour aller chercher l’beau-frère ! L’trajet s’passe dans l’même état d’esprit, sans doute la plus belle preuve qu’notre couple est bien plus solide qu’certaines personnes ne l’pensaient, et ne l’pensent encore aujourd’hui. Et ne l’penseront, quand on semblera effectivement séparés pour de bon….

Nous voici à présent à l’aéroport, et Caden fini par nous rejoindre, peu d’temps après notre arrivée. Comme quoi, c’utile d’avoir une p’tite blonde qu’a un souci avec la ponctualité : on n’a pas à attendre trop longuement, quand on doit aller retrouver des gens, vu qu’on arrive plus ou moins à l’heure ! J’crois qu’j’me lasserais jamais du sourire, d’pur bonheur, qu’Gaëlel affiche, dès lors qu’elle est en présence d’son frère. En fait, j’suis content pour les deux Gates, qu’ils s’soient retrouvés, après avoir craint être enfant unique, et très certainement rêvé, à maintes reprises, voir une naissance les sortir d’leur état d’enfant unique. « Moi aussi, je suis content d'être ici avec vous. C'est sûr que ça serait plus facile de voir, si on n'était pas aussi loin. Tout le chocolat que tu veux ? Pas sûr que ça soit une aussi bonne idée... ». Ahaha, c’pour d’telles répliques, typiquement Caden, qu’j’aime bien l’voir (bon, pour ça et aussi parce qu’il est sympa !). D’ailleurs, j’peux pas m’empêcher d’surenchérir sur c’qu’il vient d’dire, comparant ma fiancée à un Gremlin ! Comparaison qu’comprend parfaitement Caden (en fait, parfois, j’me demande s’il a pas l’esprit d’un Edgecombe, il est presque aussi con qu’nous, à vanner sa sœur d’la sorte, on dirait n’importe qui d’la fratrie, envers un autre d’ses membres  !). « J'imagine bien après elle est bien trop... Violente et un monstre. Je compatis à ta souffrance. Pour la taille, à part lui offrir des échasses... Je ne vois pas trop ce que tu pourrais faire. En même temps, tu l'as pris comme ça, tu devais bien savoir qu'il n'y avait rien à faire. ». J’secoue positivement la tête quand il évoque l’aspect monstrueux d’la blonde. C’est dans un rire franchement amusé qu’j’commence à faire savoir que : « C’gentil d’compatir ! J’penserais aux… », mais l’Gremlin m’laisse pas l’temps d’poursuivre, car elle bougonne un beau p’tit : « Dites, ça ne va vraiment pas le faire, là. Si vous vous mettez à deux contre moi ! ». Et elle va même jusqu’à nous frapper ! Oui, nous frapper ! Bon, avec la force d’un moucheron qui tenterait d’s’en prendre à un éléphant, mais tout d’même ! « R.I.P, mon adorable coude ! », qu’j’gémis – faussement – en m’frottant mon coude prétendument douloureux. « T’as vu l’monstre en action ? », qu’j’demande à l’attention d’Caden, comme pour avoir un témoin du fait qu’j’suis un homme battu ! Par la suite, la question d’usage fait son apparition, pour savoir comment l’ensemble d’notre p’tit trio va. Moment qu’choisi ma blonde pour annoncer la grande nouvelle à son frérot. Et l’moins qu’on puisse dire, c’que la tête qu’fait Caden vaut l’détour. Elle est presque aussi drôle qu’l’air ahuri qu’a affiché James en apprenant la grossesse, ou encore la danse d’la joie qu’a effectué Sarah pour l’occasion. « Cardiaque si, je vais le devenir si je continue à vous fréquenter. Mais je suis vraiment ravie pour vous. Félicitation, vous allez faire de formidables parents ! ». C’con d’dire qu’le sourire qu’j’affiche « vit » ses dernières heures sur mon visage, et ce, pour un p’tit bout d’temps. Mais il tient pour l’instant, tandis qu’les Gates tombent dans les bras l’un d’l’autre, et qu’Gaëlle fait savoir à son aîné que : « Déconne pas, il aura besoin de son tonton Caden ! Il.. ou elle, remarque. ». Et d’vous à moi, même si on a pris la décision ensemble d’garder la surprise, j’suis impatient d’savoir c’que sera notre 1er enfant, et plus encore d’le voir. Et ce, même si ça n’était pas prévu qu’un p’tit bout débarque aussi tôt dans nos vies. « Prépare-toi, on sait pas trop à quel point l’mélange Gates-Edgecombe sera chiant ! », qu’j’préviens Caden, après notre p’tite accolade visant à célébrer cette bonne nouvelle.

La conversation s’poursuit, maintenant qu’notre trio s’trouve dans la voiture, direction l’petit chez-nous qu’on occupe avec Gaëlle depuis un p’tit moment maintenant. Ma kiné propose l’programme d’la soirée qui fait l’unanimité, comme l’atteste le : « C'est parfait pour moi aussi. » du beau-frère. D’ailleurs, au vu de c’qu’on a prévu pour c’soir, j’tiens à réclamer une revanche à Caden, défi qu’il est apte à relever : « Mon cher, tu sais que c'est peine perdu, tu ne peux pas gagner contre l'abattable. La dernière fois, ne t'a pas servi de leçon. Et puis je me suis entraîné depuis la dernière fois. Donc tu n'as aucune chance. », qui m’fait bien rire. L’ambiance est bonne enfant, même si j’affiche un air insolent d’celui qui va foutre la pâtée à son adversaire. Même si j’aime peu perdre, j’dois avouer qu’j’en fais pas non plus tout un plat, quand l’environnement d’la « compétition » est amicale. « 'Tention, le combat de Titans qui s'annonce ! », déclare Gaëlle, franchement amusée. J’vais jusqu’à lui lancer un p’tit clin d’œil avant d’dire : « Ton frangin est bien présomptueux, il va apprendre qu’les Edgecombe sont têtus ». Parfois jusqu’à l’excès, mais on l’vit bien. J’ricane, enjoué par la perspective d’la soirée qui nous attend. Et d’l’ensemble du séjour qu’Caden va passer auprès d’nous. Ca devrait – comme à chaque fois – bien s’passer. Pis il devrait s’amuser à cuisiner avec sa sœur, voire même lui apprendre d’nouvelles recettes, donc, j’vais pas m’plaindre : c’cool d’recevoir un cuistot pro chez soi. Ca m’rappelle un peu Gab, qu’malheureusement, à l’instar d’Caden, on n’peut pas voir aussi souvent qu’nous l’souhaiterions. « On va dire que j'ai connu mieux comme vol. Je me suis fait baver dessus par un escargot... Mais savoir que je venais ici, efface tout. Encore plus depuis la petite nouvelle. », nous fait ensuite savoir Caden. Solidaire, j’pousse un p’tit soupir, tandis qu’sa sœur rétorque : « Quelle chance.. Si je peux la laver, t'auras qu'à me la filer une fois arriver. ». Et elle s’amuse à m’recoiffer, c’qui fait naître un nouveau sourire espiègle sur mon visage : j’avais bien remarqué qu’son regard s’perdait vers ma crinière, bien qu’j’sois concentré sur la route, j’l’ai toujours dans ma ligne de mire. Aussi m’doutais-je qu’une telle chose finirait par s’produire. Mais j’mentirais si j’disais qu’ça m’plaisait pas, loin d’là même. Cependant, j’lâche un p’tit : « Tss ! », bourru, juste par jeu, alors qu’elle enchaîne avec un p’tit : « Désolée de t'avoir lancé cette nouvelle sans prévenir. Mais, je ne pouvais vraiment plus tenir ! Bon, t'aurais sans doute eu des doutes bien rapidement. ». Et cette fois, j’peux pas m’empêcher d’réagir d’un p’tit : « J’confirme : elle a failli m’rendre fou à chercher comment t’l’annoncer ! ». Gaëlle s’est amusée à envisager une douzaine d’scénarios différents, ces derniers jours, et au final, c’même pas l’un d’ses choix qu’elle a utilisé ! Et comme bien souvent lorsqu’la grossesse d’ma fiancée est évoqué, mon regard s’perd quelques secondes sur son ventre, et les rondeurs qui commencent à y apparaître. A croire qu’j’ai – parfois encore – un peu d’mal à m’faire à la réalité d’la chose. Non pas qu’j’regrette, y’a rien d’plus faux au monde (ahaha, c’drôle ça, vu qu’j’prétendrais l’contraire quand viendra l’heure pour moi d’laisser Gaëlle). Mais c’bien pour m’convaincre qu’tout ça, notre vie, c’pas juste un rêve, mais bel et bien la réalité, qu’j’ai c’réflexe instinctif, d’même qu’j’garde toujours une copie d’la 1ère écho et une série d’photos d’nous deux l’jour d’cette écho, dans mon portefeuille. C'qui surprendra fortement Gaëlle, quand elle tombera dessus, par hasard, à CH... J’annonce ensuite à Caden qu’il lui faudra dormir dans c’qui sera  l’avenir la chambre du 1er mini Gates-Edgecombe, évoquant l’fait qu’on ait décoré les murs, avec sa sœur. Et j’suis plutôt fier d’moi, quand j’vois les joues d’Gaëlle s’teinter légèrement d’rouge, alors qu’ses souvenirs s’égarent, incontestablement, du côté d’nos sessions d’peinture, dans cette chambre. « Non pas du tout, ça me rappellera mon enfance. Je suis sûr que ça sera du grand art, et facile à retrouver... Je ne doute pas sur le don artistique de Gaëlle. », rétorque l’aîné des Gates, bien dans l’rôle d’l’aîné qui veut encourager l’autre, même là où il est l’moins doué. D’mon côté, j’cherche même pas à dissimuler mon p’tit élan d’fierté. Fierté qui s’mue en amusement avec le : « T'sais Caden, même les neveux et nièces de Raphaël dessinent mieux que moi… » de ma future épouse. Amusement qui devient d’la malice quand elle ajoute un : « Par chance, y'en a qui sont doués du pinceau et qui réussissent à rattraper les horreurs pour en faire quelque chose de canon ! Du coup, tu ne devrais pas trop cauchemarder. Puis au moins, tu seras mieux que dans le salon. ». Mon regard s’pose brièvement sur Gaëlle, alors qu’j’arque un sourcil, comme pour la prévenir de c’qui va suivre : « Parait aussi qu’y’en a qui sont doués pour peindre également rien qu’avec leurs mains ! ». C’est mesquin, j’l’admets, car j’fais allusion à un délire, mis à excécution dans la chambre du mioche, entre Gaëlle et moi, et durant lequel j’ai pris un malin plaisir à peindre ma blonde. Littéralement parlant. Bon, il s’trouve aussi qu'notre entourage sait qu’j’m’amuse parfois à peindre des toiles avec mes mains, et qu’j’ai d’ailleurs fait ça pour certaines peintures sur les murs d’la pièce, donc, ça devrait contribuer à rendre l’tout moins charnel qu’ça n’l’est en réalité. Sauf si ma blonde a une réaction un peu trop parlant. Genre si elle manque d’s’étouffer quoi. Bon, pour tenter d’revenir à un sujet d’conversation plus soft, j’admets que : « T’devrais pas cauchemarder car même si ta sœur tenterait d’dessiner un monstre, ça ressemblerait à… Une p’tite masse informe ! », bien plus blagueur qu’critique. J’vais pas m’plaindre d’l’absence d’talent d’Gaëlle pour l’Art, ça m’donne une bonne raison pour passer un peu plus d’temps avec elle, quand j’tente d’l’initier à ça.

J’pousse un soupir d’soulagement quand on arrive enfin. Non pas qu’on habite loin d’l’aéroport, mais j’ai hâte d’être au calme, ‘fin, autant qu’j’puisse être au calme, quoi. J’sors ma veste (pas eu besoin en fait) d’la voiture, tandis qu’Caden récupère sa valise dans l’coffre, et qu’Gaëlle s’charge d’ouvrir la porte. Ou pas, en fait, comme on l’découvre quand on la rejoint enfin. « Tu t’extasies devant la beauté d’la porte ? », l’interrogé-je, un sourcil redressé, en guise d’question sur c’qui fait qu’elle n’a pas encore ouvert. « J'ai pas les clés. », admet-elle, piteusement, telle une gosse. J’sors mon trousseau d’clés d’ma poche, tout en levant les yeux au ciel et en marmonnant, pour déconner : « J’aurai dû l’parier ça, tiens ! ». Clés en main, j’me dirige vers la porte, tout en continuant : « C’qu’ça a pas d’mémoire, les Princesses poissons rouge d’poche ! », murmurant ces derniers mots à l’oreille d’ma blonde, alors qu’ma main s’pose naturellement sur son ventre, et qu’un p’tit rire m’échappe, mes lèvres toujours à proximité d’l’oreille d’la kiné. J’m’éloigne d’la blonde pour finir par ouvrir aux deux Gates. « Tu vas pouvoir voir la future chambre en avant-première ! », déclare Gaëlle, quand nous sommes enfin rentrés. « On aurait bien accompagné la découverte d’roulement d’tambour en fond sonore, mais ça coûtait trop cher comme bruitage ! », qu’j’explique, l’plus naturellement du monde, comme si c’était courant qu’des bruitages accompagnent certains événements d’la vie d’tous les jours, comme dans une série ou dans un film. J’suis parfois con, et j’le vis très bien. Et vous ? J’abandonne momentanément les Gates pour faire un rapide détour par la chambre d’Gaëlle et moi, afin d’y déposer ma veste. D’là-bas, j’y entends la future Mme Edgecombe dire : « Et voilà, c'est ici que tu vas séjourner ! », ce à quoi j’peux pas m’empêcher d’ajouter, tout en traversant l’couloir pour les rejoindre, un p’tit : « Si les horreurs d’ta sœur t’foutent des boutons, faut qu’tu l’dises dès maintenant ! ». C’est donc bien facétieux qu’j’retrouve l’duo, esquissant un sourire amusé alors qu’mon regard s’pose sur les diverses p’tites œuvres d’Gaëlle, qui sont sans doute les éléments qu’j’préfère dans la pièce. Bon, j’suis aussi pas mal fan d’l’armoire qu’a déjà pu nous faire mon frangin, excellent menuisier, mais c’pas pareil, même si Gaëlle m’a aidé pour la peindre. « Si jamais t’as trop peur », dis-je en allant m’placer aux côtés d’ma blonde, posant une main au creux d'son dos, comme pour garder un contact avec elle, en dépit du fait qu'elle soit juste à côté d'moi. Bien un des rares gestes affectifs qu'j'm'autorise à l'encontre d'Gaëlle, quand nous n'sommes pas seuls : on dit merci à ma pudeur naturelle, et on sourit ! « t’peux utiliser les peluches du gamin : profites-en tant qu’il est pas là et possessif comme sa mère ! », d’un signe d’tête, j’désigne les quelques peluches qui parsèment déjà les lieux. La p’tite boutade sur Gaëlle ? C’juste qu’y’a certaines peluches qu’elle conserve, jalousement et précieusement. Pas par gaminerie, par contre, juste parce qu’elles ont une valeur particulière pour elle. Mais c’plus amusant d’dire des conneries sur les p’tites manies d’Gaëlle, même si elles sont aussi attendrissantes qu’celle-ci !

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Re: Life isn't perfect, but it has perfect moments. = Caden, Raphaël (Londres, Mai 2014) ✻ ( Sam 9 Juil - 21:06 )

Life isn't perfect,
but it has perfect moments (Londres, Mai 2014)
Gaëlle ✧ Raphaël ✧ Caden
Le vol avait paru long et rapide à la fois. Mélange étrange avec le sentiment de pouvoir enfin toucher le sol et retrouver ces proches. La distance toujours un obstacle, mais les alternatives ne manquaient pas, pour combler ce désagrément. Étant plus jeune, être fils unique m'avait toujours paru une fatalité, qu'avec le temps, la famille se limiter à trois membres et que rien n'allait changer. Et pourtant, d'un seul coup, sans comprendre, on prend conscience d'une autre existence. Un pan d'une vie, que ma mère a oublié de mentionner. Oublier carrément, parce qu'elle avait fait l'impasse de la mentionner. Pensant peut-être qu'il valait qu'il en soit ainsi. Je ne lui en voulais pas particulièrement, je me disais que dans le fond, j'avais appris tout de même l’existence de ma sœur. Même si cela paraissait sur le tard. Ouaip comme on dit vaut mieux tard que jamais. Cela aurait pu être jamais ! Faut estimer heureux ! Ce souvenir reste un moment intense dans ma mémoire, un matin banal, dans un grenier poussiéreux, face à des cartons qui montraient à leurs façons, qui avaient déjà une vie passée déjà mouvementées. Les déchirures à certains endroits, des cartons plus ou moins défoncer, c'est une chose qui n'échappait à mon attention. C'est peut-être une des raisons, qui avait d'ailleurs poussé ma curiosité à fouiller dedans. Pas de marques qui indiquent ce que c'étaient... Alors qui n'aurait pas été curieux à ma place. Certainement personne. Et puis je cherchais des papiers importants pour compléter un dossier admission... Bon d'accord, ça c'était la version officielle. Face à l’interrogation, qui se propageait, quand j'avais étalé les papiers signés des mains de ma mère et d'un homme qui portaient le même nom, mais qui m'était inconnu et les photos d'un couple qui avaient l'air d'heureux. Officieusement, je cherchais des affaires tout autres qui ne concernaient en rien une inscription. Un petit tri du printemps, qui aurait pu un peu d'argent de poche, à les revendre. Dis que vous n'avez jamais fait ça ! Donc dans un sens, ce n'avait pas été une mauvaise chose, de fourrer son nez-là, il ne fallait pas. Par contre, je ne vous détaille pas la réaction de ma mère en tombant sur ce qu'elle cherchait désespérément à cacher. Pas de marche arrière possible, pas de mensonges, bien que j'eusse remarqué une alternative, dont elle avait songé sérieusement. Certainement par crainte de perdre le contrôle sur ce qu'elle ne pouvait maîtriser. Comme la plupart de personne. Et à l'âge que j'avais, il m'était nécessaire de savoir pourquoi et d'où je pouvais bien venir. Sans renier, la façon que mon beau-père m'avait élevée. Et le plus, c'est que j'avais une petite sœur, c'est le plus qui m'avait vraiment ravie. Sans la crainte de savoir si on allait s'entendre ou pas. C'était un risque. Qui n'avait pas lieu d'être, on avait pris contacte, et c'est naturellement que les liens s'étaient construits... Même si on était à l'autre bout du monde, à chaque occasion, c'était un plaisir, de supporter un vol, rien que pour passer quelques jours, au sein de mes proches. Il était facile d'oublier un mauvais vol, quand on sait ce qui m'attendait ensuite. Comme cette image de les voir, formait un couple, bras dessus, dessous aussi complice, à attendre mon arrivée.

Et comme d'habitude, c'est leur façon de se taquiner, qui prenait le dessus entre les deux. Qui me faisait instantanément sourire. Peu de couples, pouvaient se venter d'avoir cette harmonie. C'était une évidence, chez eux. Aussi naturellement, que leur couple s'était formé. Comme le fait, de rentrer dans leur jeu. C'était facile, et on se sentait tout de suite à l'aise. Trouvant vie sa place. Difficile de faire mieux... Je haussais un sourcil, sans perdre une seconde le fil de la conversation. Rentrant dans le jeu avec Raphaël pour taquiner Gaëlle. Mon excuse... Bah, je ne la voyais pas souvent, je pouvais bien la taquiner un peu... Non ? Au pire, je me ferais pardonner au cours du séjour. Lui faisant un clin d’œil, pour toute réponse, face à sa langue tirée. Pas joli, joli, tout ça ! Les gens qui nous entouraient à l'aéroport devaient certainement nous prendre pour des gamins. Mais en même qu'importe, on ne vit pas pour les autres. « Dites, ça ne va vraiment pas le faire, là. Si vous vous mettez à deux contre moi ! » Mon regard se posait alternativement sur les deux, peinant à retenir mon rire. Frottant la zone où elle m'avait frappé. Sans vraiment sentir quelque chose. C'était juste histoire de dire, plutôt. Et une expression boudeuse apparaissait sur mon visage, aussi facilement qu'un gamin de trois ans, qui jouait sur la corde sensible pour attirer l'attention de ces parents. « Ce n'est pas sympa de frapper son grand frère, Sœurette ça ne se fait pas ! »  « R.I.P, mon adorable coude ! » Raphaël, visiblement, était pire que moi, à voir sa répartie et son expression qui amplifiait mon rire. « T’as vu l’monstre en action ? » Que répondre à ça... A part surenchérir, bien sûr. Il me tendait presque la perche. Je secouais la tête, en claquant ma langue contre le palet. Sous forme de désapprobation.  « Je ne sais pas comment tu fais pour supporter tout ça, vraiment, je te plains... Il faudrait que tu prennes contact avec une association des victimes de grimlims anonyme », C'est le sérieux qui prenait place à ce moment-là. Pour donner un peu plus d'effet comme on dit à la scène. Mais je devais bien avouer que j'allais avoir le retour de pelle, comme on dit, dans peu de temps. Pourquoi ? Savoir que vous allez devenir tonton, au beau milieu d'un aéroport. Sans vraiment s'y attendre. C'était le choc garanti ! Ma petite sœur, Raphaël parent ? Mais quelle nouvelle ! Merveilleuse entre nous. «Déconne pas, il aura besoin de son tonton Caden ! Il.. ou elle, remarque. » Ouais en même temps, sous une annonce comme ça là, il y avait de quoi être surpris. Mais cardiaque certainement pas... Quoique, on sait jamais, on ne pense ne pas l'être et du jour au lendemain... Bref, il ou elle ? Cela voulait peut-être dire qu'ils voulaient garder le mystère. Mais... Pas moi, bah quoi je suis curieux et alors ? Toujours est-il que je serais obligé d'attendre le jour J. J'étais à la limite de bouder comme un enfant, en croisant les bras et taper des pieds. Quoi ils faillaient les préparer dès à présent, à ce qu'ils allaient les attendre....

Ma main tapait légèrement contre la carrosserie de la voiture, au rythme de la musique et encore songeur à la nouvelle que je venais juste d'apprendre. Une onde de choc qui avait secoué mon petit univers en l'espace de quelques secondes. Et bien sûr, ravie était le mot qui s'accordait parfaitement. Et le programme annonçait par Gaëlle semblait pour l'instant le plus prometteur. Mais c'était sans compter la petite rivalité, Mauvais perdant que nous étions, à refaire surface. L'ego des hommes est bien tenace parfois... Encore heureux que c'était simplement pour provoquer l'autre gentiment. J'étais loin d'être violent, mais pas question de perdre non plus. Non parce que sinon, j'allais regretter mon échec. Remarque pour me taquiner, et j'en passe. Non, non pas possible. Remarquer, j'en rigolais déjà. « 'Tention, le combat de Titans qui s'annonce ! » On n'en était pas à ce point-là… Quoique vous de l'extérieur, c'est l'image qu'on devait donner. Je regardais Raphaël avec amusement, bien sûr face à ces dires. « Ton frangin est bien présomptueux, il va apprendre qu’les Edgecombe sont têtus ». J'arquais un sourcil, plus amusé, que vexer. Et à vrai dire, il n'y avait pas de quoi, mais certainement personne prenait les choses à cœur. « Et ton copain connaît mal visiblement les Gates, ils ne laissent pas intimidé... » Oh punaise ! C'est vrai que ça ressemblait à un combat de titans. Mais faut dire ce qu'il est... C'est drôle. Ou pas pour les personnes qui ne les connaissaient pas, j’admets ça devait être fatiguant. Ouai bah on n'est des gamins, et on l'assume pleinement, parce qu'on le vaut bien ! Un regard dans leur direction, un moment certainement volé, que je n'aurais pas dû voir, bien à eux. Montrer leur complicité sans aucune retenue, qui m'arracher un sourire. Pour finalement, se rendre compte qu'on était arrivé à bonne destination. Un voyage court, et agréable qui annonçait le début du séjour. Je n'étais pas alourdi ou même ralenti par mes bagages. Un seul avec le minimum... N'était-ce qu'il y avait de plus contraignant. « Quelle chance.. Si je peux la laver, t'auras qu'à me la filer une fois arriver. ». Et c'est en prenant mon bagage que je les avais suivi jusqu'à la porte. Je n'étais pas là, pour qu'elle lave mes affaires, mais bien pour profiter d'eux. « Non merci... Ne t'inquiète pas, je le laverais... Plus tard ». Et je dois que devant la répartie de Raphaël face à Gaëlle, la taquinerie qui visiblement était quotidienne chez eux, m'arracher un rire discret., en secouant la tête. C'est deux là, était vraiment imparable et infatigable... En fait, on ne s'ennuie jamais avec eux dans les parages. Mes pas se dirigeaient derrière eux, les laissant évoluer dans leurs environnements, me parlant de décoration de chambre, du lieu ou j'allais séjourner. Est-ce que je devais prendre peur sur les dessins de Gaëlle ? Comment Raphaël en parler ? La réponse était oui. Pourtant, j'étais sûr qu'il n'y avait pas de raison. « Tu vas pouvoir voir la future chambre en avant-première ! » Je fis un sourire à ma sœur, quel honneur, j'avais de découvrir la chambre. Membre VIP presque. Quoi ? J'ai le droit de me faire des fleurs !  « On aurait bien accompagné la découverte d’roulement d’tambour en fond sonore, mais ça coûtait trop cher comme bruitage ! » Haussais les épaules déçues, secouant légèrement la tête. Vraiment, ce n'est plus ce que c'était de se faire accueillir comme un prince. « Je suis vraiment déçu, moi qui avais tant espéré d'avoir ce privilège, ça gâche tous ! » Je n'en attendais pas autant... Et à vrai dire, s'il avait ce genre de chose, c'est la gêne qui aurait pris place. Bon, ils n'en étaient pas arrivés à là. Et pour l'instant, je découvrais la chambre, qui devait être celle de mon neveu et de surcroît, celle où j'allais séjourner durant quelques jours. Une chambre sur les basses claires, avec son côté artistique, qui définissait bien les futurs parents. Je m'approchais, me postant face aux dessins qui se révéler devant mes yeux. Prenant un air, d'un critique d'art. Main sur le menton, attendant quelques minutes à m'exprimer, laissant le silence, prendre son importance. Je devais bien avouer, que c'est pas mal, même magnifique, et les dessins de Gaëlle s'accordaient parfaitement à ceux Raphaël. Tout s'accordait décidément chez eux. Mon regard se posa sur le sculpteur « Fait gaffe Edgecombe, tu vas avoir de la concurrence bientôt dans le domaine artistique »{/color] Ces paroles suivant naturellement par un clin d'œil pour ma sœur. Mélange entre amusement et taquinerie. Quand tu nous tiens !  « Si jamais t’as trop peur »...« t’peux utiliser les peluches du gamin : profites-en tant qu’il est pas là et possessif comme sa mère ! » Mon regard suivait la direction que m'indiquait Raphaël, ace aux peluches? Qui avait l'aire d'attendre quelques choses. Seuls face un événement. « hum... non si je leurs arrache la tête à force de les serrer dans mes bras peur, c'est moi après qui va se faire tuer» Je sifflais, es mains derrière le dos, totalement innocent. Le regard en l'air. Je tenais encore encore à la vie, moi  ! Une longue et belle vie ! C'est en un poids qui commençait à se faire sentir sur mon épaule, que j'avais constaté que j'avais toujours ma valise. Avec tout ça que j'avais oubli. Le boulet ! oui oui... je le déposais près de la couche, avant de regarder le petit couple qui se formait devant moi. Levant légèrement les mains, après les avoir frotter. « Je crois que c'est l'occasion de dire que la fête commence ! »

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Re: Life isn't perfect, but it has perfect moments. = Caden, Raphaël (Londres, Mai 2014) ✻ ( Jeu 28 Juil - 17:17 )

Life isn't perfect, but it has perfect moments.
Caden, Raphaël & Gaëlle



Sans partir dans le délire des âmes sœurs -même si, très clairement, Raphaël doit être la mienne-, je ne peux affirmer qu'une chose : notre histoire, si parfaite à mes yeux est une chose qui nous est propre. Elle n'appartient qu'à nous. Il est évident que je ne sais vraiment pas si ce que je vis actuellement, je saurai le retrouver auprès d'un autre homme. Et pourtant, il y en a sur Terre. Un nombre pas croyable. J'ai de la peine, d'ailleurs, pour toutes ces autres personnes qui n'ont pas une pareille chance. Combien d'entre elles finissent par se ranger auprès d'une personne qui leur convient sans que ce soit réellement la bonne personne ? Certains devraient en parcourir des kilomètres pour la trouver. Alors que moi, tout ce que j'ai eu à faire, c'est d'ouvrir les yeux pour regarder la demeure juste en face de la fenêtre de ma chambre. Une chance inqualifiable. Même si on a mis du temps à s'en rendre réellement compte, je peux aussi assurer que plus le temps passait avant qu'on se mette ensemble, et plus des sentiments enfouis remontaient à la surface. Le plus beau dans tout ça, c'est que malgré les années et malgré tous les obstacles qu'on a -et qu'on devra- surmonté, on ne cesse d'être plus forts ensemble. Plus amoureux, plus fous de l'autre. Ce sculpteur-là, il est vraiment l'homme de mes rêves. Celui qui m'a fait reprendre goût à la vie et sans qui, plus rien ne va. Bien entendu, il y a aussi Tim. Un des autres hommes de ma vie. Celui qui m'a vu au plus bas suite à la connerie de mon père et qui a su, par je ne sais quel miracle, me faire à nouveau sourire. Et enfin, le troisième et non des moindres : Caden. Ce demi-frère (qui n'a de demi que le nom) que je n'avais jamais osé attendre n'étant pas au courant de son existence, tout simplement. Celui qui me protège comme tout aîné le fait. Et là, savoir qu'il n'est plus qu'à quelques heures d'ici me donne une énergie folle pour donner un coup de rangement dans toute la maison. A un tel point que mon cher fiancé, une fois rentré, s'amuse de moi. C'est de bonne guerre et si habituel entre nous. « T’en es la preuve vivante, Minipouce ! » Une réplique qui m'amuse alors que je me change en quatrième vitesse dans notre chambre. Pas le temps de traîner, je ne tarde pas plus que nécessaire. Un véritable exploit ! Une fois présentable, je redescends rapidement pour rejoindre Raph, manquant presque de m'étaler de tout mon long. Finalement, j'atterrie -comme bien souvent- en douceur, dans les bras de mon fiancé avec un petit sourire en mode oups, j'ai pas fait exprès. On va dire que c'est l'impatience de revoir mon frère, hein.

Le vol de Caden n'a pas pris de retard et, en l'attendant, je suis comme une gamine impatiente d'ouvrir ses cadeaux de Noël sous le sapin. C'est en allant contre Raphaël que je tente de calmer tout ça. Et ça fonctionne à merveille. Finalement, il est là. Je ne tarde pas à le prendre dans mes bras, n'ayant pas la chance de le voir aussi régulièrement que je le voudrais. Et oui, il faut bien bosser dans la vie. Par contre, lorsqu'ils passent en soutien masculin, on croirait facilement que c'est la Sainte Gaëlle. Forcément, je n'y échappe pas. Mais ça m'amuse tellement ! Croisant les bras, je les regarde tour à tour prendre la parole. « C’gentil d’compatir ! J’penserais aux… » Ne me contentant finalement plus bien longtemps d'écouter sagement. Et oui, je sors les griffes. Comprenez, une petite baffe pour la forme et puis je n'ai pas envie de leur casser le bras avec ma force surhumaine ! « Ce n'est pas sympa de frapper son grand frère, Sœurette ça ne se fait pas ! » Le regard pétillant, ma tête se tourne vers mon aîné. « R.I.P, mon adorable coude ! » Puis vers mon fiancé. J'en suis à devoir me mordre la lèvre pour ne pas éclater de rire face à ces deux grands blessés tout en remettant mieux mon sac en bandoulière sur mon épaule. « T’as vu l’monstre en action ? » Me voilà à lui tirer la langue, dans une imitation des plus parfaites de son nianiania silencieux. « Je ne sais pas comment tu fais pour supporter tout ça, vraiment, je te plains... Il faudrait que tu prennes contact avec une association des victimes de grimlims anonyme. » que renchérie alors mon frère, ce qui me fait lever les yeux vers le plafond de ce hall d'arrivée. On se croirait à un match de tennis avec les deux qui se renvoient la balle sans même me laisser le temps de comprendre quoique ce soit à ce qui se joue. Bien entendu, j'aime les voir aussi taquins voire même complices dans leurs conneries. Après tout, c'est important pour moi de savoir que les hommes de ma vie s'entendent bien. Ca coince un peu entre Raph et Tim d'ailleurs .. Tant qu'ils ne s'entretuent pas, ça me convient parfaitement. Détaillant mon cher fiancé du regard, je n'hésite pas à leur faire remarquer une chose à mon frère. « Il a vachement de quoi se plaindre, hein. » Levant les yeux au ciel, j'en viens à me dire que pour un homme abusé par sa nana, il ne s'en sort pas si mal que ça. Puis bon, là, je ne tiens plus. Il est vrai que j'aurai pu prendre plus de pincettes pour lui faire part de la grande nouvelle, mais la patience et moi .. On n'a jamais été de grandes amies. Mon p'tit Caden a l'air plus que surpris, mais tout aussi heureux. Et oui, comme dit, il n'était pas censé venir aussi vite.. Maintenant qu'il est là, hors de question de ne pas accueillir ce minimoys. Je les regarde alors, avec un grand sourire, tout en posant l'une de mes mains sur ce ventre qui se devine chaque jour un peu plus. « Prépare-toi, on sait pas trop à quel point l’mélange Gates-Edgecombe sera chiant ! » Une remarque qui m'arrache un rire. Il a tellement raison ! Bon, les Edgecombe ont tout de même une bonne longueur d'avance niveau chianterie, même si les Gates n'ont pas vraiment à rougir. « Surtout avec le pire des Edgecombe ! » que je prends soin de préciser. Avec une pointe d'humour bien entendu, même s'il est clair que Raphaël est celui ayant le plus de caractère. Ce n'est pas nouveau, mais je ne m'en plains pas. Au contraire.

Enfin en voiture, je n'hésite pas à me tourner vers Caden pour lui lancer quelques regards. Sa venue par ici me fait un bien fou, surtout qu'il est au courant de tout maintenant. C'était une vraie torture de ne rien lui dire lors de nos conversations sur Skype. Et puis, je ne perds pas une miette de ce combat amical opposant le Gates à l'Edgecombe au sujet des jeux vidéos. Une chose qui me fait littéralement sourire alors que je déporte mon regard vers le sculpteur qui est au volant -comme très souvent lorsqu'on bouge ensemble-, captant ainsi son clin d'oeil qui étire davantage mes lèvres. « Ton frangin est bien présomptueux, il va apprendre qu’les Edgecombe sont têtus. » Là, je ne peux que me marrer devant tant de vérité ! Plus têtus qu'eux, ça n'existe pas. « Et ton copain connaît mal visiblement les Gates, ils ne laissent pas intimidé... » Un rire qui se retrouve attisé par ce que vient de dire mon frère. Je me contente d'hausser les épaules tout en prenant le rôle d'arbitre -et oui, je suis une Gates de sang, mais une Edgecombe de coeur-. « Un point chacun. » La soirée promet d'être vraiment bien sympa ! Ce qui l'est moins, par contre, ce sont les voisins qui se prennent pour des escargots.. « Non merci... Ne t'inquiète pas, je le laverais... Plus tard. » Posant l'une de mes mains sur celle de Raph qui se trouve être la plus proche de moi, je me tourne à nouveau vers mon ainé. « Comme tu veux ! Mais, t'hésites pas si t'as besoin de quelque chose, hein. » Oui, je sais. A chaque fois qu'il nous rend visite, je lui sors le même discours. C'est plus fort que moi, tout comme cette manie que j'ai de passer cette même main dans les cheveux de mon homme, qui lâche un petit « Tss ! » pour la forme. J'en viens alors à m'excuser pour cette annonce au plein milieu du hall d'arrivée. « J’confirme : elle a failli m’rendre fou à chercher comment t’l’annoncer ! » J'avoue. Mon pauvre Raphaël. Je lui lance un petit regard, celui-là même que je lui réserve pour m'excuser même si un sourire est toujours présent, me doutant bien qu'il a surtout dit ça pour m'embêter un peu -même si c'est dit sur un fondement bien réel !-. « L'impro, c'est cool aussi en fait. » Pas vrai ? Ce qui n'est pas improvisé par contre, c'est l'endroit où Caden va pouvoir dormir. Adieu le canapé ! Maintenant qu'on a dégagé la pièce dans laquelle on entreposait pas mal de choses et de cartons pour en faire la chambre du p'tit et bien, autant qu'il en profite pour être tranquillement installé dans une pièce rien que pour lui ! Après, évidemment, le petit lit est bien trop minuscule pour lui.. Mais, il aura la chance de dormir dans l'antre du mini spécialement décorée façon Edgecombe. Rien que ça, c'est déjà la grande classe ! « Parait aussi qu’y’en a qui sont doués pour peindre également rien qu’avec leurs mains ! » Voilà la bombe lâchée par mon cher et tendre alors que j'étais entrain de vider mon sac sur mes genoux pour chercher mon téléphone alors que je venais tout juste de le prendre en main. Forcément, grande maladroite que je suis, il m'a tout simplement échappé des mains pour tomber à mes pieds après avoir fait plusieurs salto. J'ai beau n'être presque qu'à la moitié de cette grossesse, il n'empêche que c'est déjà assez délicat d'aller le choper. Puis bon, ça me sert aussi de distraction pour ne pas avoir à croiser le regard de Raphaël, si bien que j'en suis à me racler la gorge une fois le fugueur retrouvé et mon sac rapidement à nouveau à mes pieds. « Il parait.. » que je me contente de répéter, lançant un regard furtif vers Raph tout en espérant que Caden soit loin de saisir le sens de cette phrase si innocente. « T’devrais pas cauchemarder car même si ta sœur tenterait d’dessiner un monstre, ça ressemblerait à… Une p’tite masse informe ! » Secouant la tête, je me tourne à nouveau vers ce Gates que j'adore tellement. « Ne l'écoute pas, il est juste jaloux. » On va faire semblant d'y croire.

Finalement, on arrive enfin à la maison. J'ai tellement hâte de rentrer que je n'hésite pas à les laisser seuls à la voiture pour m'empresser d'ouvrir la porte. Sauf que.. Sans les clés, c'est assez délicat. « Tu t’extasies devant la beauté d’la porte ? » que me lance mon fiancé alors qu'ils s'approchent à leur tour. Pas vraiment, même si cette porte est de toute beauté ! Heureusement, quand on n'a pas de tête, on a un homme qui pense à tout. Obligée de me mordre la lèvre face à ces oublis qui sont assez fréquents, j'hausse les épaules en regardant Caden, l'air de dire non, ça n'a pas changé. « J’aurai dû l’parier ça, tiens ! » Mon regard se porte vers Raph alors qu'il se rapproche dangereusement de moi, ce qui m'arrache presque un frisson. « T'as loupé une occasion de remporter la mise. » Une remarque, amusée, qui a le mérite d'être dite. Il s'approche encore et là, clairement, je fais nettement moins la maline alors qu'il pose sa main sur ces formes nouvelles que je me découvre chaque matin. « C’qu’ça a pas d’mémoire, les Princesses poissons rouge d’poche ! » Bon. Merci à l'Edgecombe pour se plantage imprévu. Je ne peux que le regarder alors que son rire se fait entendre, laissant une nouvelle couleur rosée sur mon visage. Une fois tout le monde rentré, je me donne un p'tit coup de pied au derrière pour revenir à moi. Et pour ça, rien de mieux que de filer montrer la super chambre à Caden. Et au moins comme ça, il pourra poser ses affaires et se changer s'il en a envie après ce long vol. Qu'il fasse comme chez lui ! « On aurait bien accompagné la découverte d’roulement d’tambour en fond sonore, mais ça coûtait trop cher comme bruitage ! » Et une connerie qui fait sourire de plus, une ! Surtout qu'elle ne reste pas sans réaction du grand frère .. « Je suis vraiment déçu, moi qui avais tant espéré d'avoir ce privilège, ça gâche tous. » Désolée Caden, il va falloir se contenter d'une découverte des lieux un poil plus silencieuse ! Lui adressant un nouveau sourire, je ne tarde pas à lui dire de me suivre. « T'as un paquet d'autres privilèges ! Mais comme l'a dit Raph, c'est la crise. » Oui, bon. C'est sans doute exagéré de parler de crise. Même si on ne roule pas sur l'argent -merci à mes machines pro qui coûtent une blinde !-, on s'en sort. Le mini-Nous n'aura pas une famille ruinée à peine né. Laissant Caden entrer dans la chambre, mon regard se perd un peu sur pas mal d'éléments présents. Certes, la chambre n'est pas encore complète, mais n'importe qui en la voyant est bien capable de saisir l'idée qu'un petit est attendu. La fresque peinte par Raphaël sur tout un mur est juste magnifique.. Je le laisse prendre la température de la pièce en restant contre la porte, un grand sourire sur le visage. « Si les horreurs d’ta sœur t’foutent des boutons, faut qu’tu l’dises dès maintenant ! » Le retour de Raphaël, avec tout l'humour qui le définit et qui m'arrache un nouveau rire. « Ou qu'il se taise à jamais, c'est ça ? » Un petit clin d’œil dérivé au mariage, bien entendu. Evénement qui aurait dû avoir lieu cette année, mais qui est repoussé à l'an prochain. C'est dingue de penser que c'est cette idée-là qui va nous sauver à Cap Harbor, m'empêchant de faire l'erreur de ma vie en épousant Chris.. « Fait gaffe Edgecombe, tu vas avoir de la concurrence bientôt dans le domaine artistique ! » Mon rire s'accentue avec l'intervention de Caden. Il déconne, bien évidemment. Il suffit de voir les deux sortes de nuages différents pour savoir qu'il y a quelqu'un de doué et quelqu'un qui ne l'est vraiment pas, même si le doué à tenter de rattraper le coup. D'ailleurs, il vient près de moi ce qui m'oblige à lever la tête pour croiser son regard. « Si jamais t’as trop peur, t’peux utiliser les peluches du gamin : profites-en tant qu’il est pas là et possessif comme sa mère ! » J'en soupire tout en levant les yeux vers le plafond. Moi, possessive ? Pff. N'importe quoi. « Hum... Non si je leurs arrache la tête à force de les serrer dans mes bras peur, c'est moi après qui va se faire tuer. » Pourquoi je n'ai pas une sœur ? Elle pourrait m'aider un peu face à ces deux mâles ! Et cette tête d'innocent que Caden s'éclate à prendre.. Les yeux pétillants accompagnés d'un sourire des plus radieux, j'en viens à poser mon royal index sur le torse de mon fiancé. Attention, une Gaëlle faussement râleuse arrive ! « De un, je ne suis pas possessive.. » Au tour de mon frère d'être menacé par mon royal index. « .. et de deux, on ne fait pas de mal aux peluches. » Et je finis par bouder, faussement, en croisant mes bras. Non mais ! Je ne tiens pas bien longtemps, n'étant pas douée pour jouer la comédie. « Le pauvre p'tit, il risquerait d'être traumatisé si on lui avoue un beau jour que son oncle à mis des peluches en morceaux. » Une terrible nouvelle, sans aucun doute. Posant une main sur mon ventre -et même si je ne le sens pas encore réellement bouger en permanence-, je n'hésite pas à ajouter, avec un petit sourire en coin.. « Il ou elle est d'accord avec moi. » Et ça, c'est l'argument ultime ! Finalement, mon frère se frotte les mains et lance officiellement son séjour parmi nous. « Je crois que c'est l'occasion de dire que la fête commence ! » Si heureuse de le revoir, je ne tarde pas à filer me faire une nouvelle place dans les bras de mon ainé. Même si je ne l'ai pas connu depuis toujours, c'est tout comme. Il est mon frère. Je me détache finalement de lui, une lueur de pur bonheur dans le regard. « T'as bien raison ! D'ailleurs, j'en connais une qui est déjà impatiente de venir manger ici, demain, pour te voir. » Bien entendu, je parle de Sharon. Notre super tante qui, évidemment, a hâte de voir son neveu. « Il parait que c'est l'heure de l'apéro.. 'Voulez boire quoi ? » Il y a du choix vu que les courses ont été faites tout juste hier. Retournant vers Raphaël, je lui vole un très rapide baiser juste parce que j'en ai envie, avant de filer dans le couloir pour redescendre et ainsi, préparer tout ça -ainsi que plein de p'tits trucs à grignoter- dans la cuisine.




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Re: Life isn't perfect, but it has perfect moments. = Caden, Raphaël (Londres, Mai 2014) ✻ ( Lun 24 Oct - 19:06 )

Caden ∞ Gaëlle ∞ Raphaël
When you run into my arms we steal a perfect moment. Let the monsters see you smile, let them see you smile & do i hold you too tightly when will the hurt kick in? Life is beautiful but it's complicated. We barely make it. We don't need to understand there are miracles. Your life is beautiful. Our hearts they beat and break. When you run away from harm Will you run back into my arms? Will you come back to me? And i will hold you tightly when the hurting kicks in. This is ours just for a moment, there's a lot left we can give.


J’crois qu’c’dans des moments d’une simplicité déconcertante d’ce genre qu’j’me sens l’plus à l’aise. Nul besoin d’faire des voyages à l’autre bout du monde, ou d’dépenser une somme astronomique pour s’acheter des trucs qui serviront à que dalle, au final. Juste besoin d’avoir Gaëlle à mes côtés, et d’la voir sourire, comme elle l’fait en cet instant précis. C’simple, mais tellement plus vrai qu’une quête à un bonheur matériel qui n’est qu’illusoire, là où l’véritable bonheur s’trouve dans son regard bleu qui s’illumine, alors qu’avec Caden, on s’amuse à la vanner. D’toute façon, j’ai conscience d’une chose, qui causera ma perte dans quelques mois : mon bonheur n’est vraiment possible qu’avec elle. Où qu’on s’trouve et quoi qu’on fasse, tant qu’j’suis avec elle, ça m’va. Mais j’apprendrais, à mes dépends, qu’c’aussi bien ma plus grande force qu’ma plus grande faiblesse… Pour l’moment, j’suis bien loin d’imaginer l’calvaire qui m’attend. J’suis juste occupé à approuver vigoureusement, d’un signe de tête, l’fait qu’Caden a raison : on n’traite pas son frangin comme Gaëlle le fait ! M’enfin, remarquez, elle n’sait pas comment agir avec les gens, vu qu’elle m’frappe aussi, la sadique ! Et voilà qu’en plus, elle m’tire la langue ! Il n’en faut pas plus pour m’faire lever les yeux au ciel, d’un air prétendument affligé. « Je ne sais pas comment tu fais pour supporter tout ça, vraiment, je te plains... Il faudrait que tu prennes contact avec une association des victimes de grimlims anonyme. », s’étonne Caden. Et moi aussi, j’m’en étonne. J’hausse d’ailleurs exagérément les épaules, pire qu’un mauvais acteur dans Les Feux de l’Amour ! « Il a vachement de quoi se plaindre, hein. », proteste Gaëlle, qui va vraiment finir par s’dire qu’c’pas une bonne idée d’me laisser parler avec Caden, vu l’niveau d’conneries dont on est capables, quand il s’agit d’la vanner. Pis, j’en rajoute une couche, parce que sinon, ça serait pas drôle ! « J’ai tenté, mais l’dossier est trop complexe : c’qu’elle opère souvent en fourbe, la p’tite ! » Et là, j’effectue l’retour, non pas du Jedi, mais d’l’acteur merdique d’un soap-opera bien naze, en affichant un visage dépité d’la prétendue victime qui n’peut pas s’lancer dans un procès, car la procédure sera trop longue, et qu’l’issue est plus qu’incertaine. « Surtout avec le pire des Edgecombe !», s’permet d’critiquer – d’un air amusé – Gaëlle, après qu’j’ai évoqué l’fait qu’un mélange Edgecombe/Gates devrait avoir un résultat des plus étranges. J’balance un regard faussement scandalisé à la kiné, en ayant parfaitement conscience qu’là, si elle avait sorti ça si nous n’étions qu’deux, j’l’aurai très certainement incité à arrêter ses conneries d’un baiser. Mais là, nous sommes dans un lieu peuplé, donc, j’fais soft. J’me contente d’lui lancer un regard amusé, haussant un sourcil, sachant qu’elle m’connaît assez pour comprendre, à ma façon d’me mordiller la lèvre, qu’là, il m’faut m’retenir d’l’embrasser. Au lieu d’ça, m’voilà à lui souffler un : « L’pire, ou l’seul assez accro pour t’supporter ? », d’une voix basse, d’façon à c’qu’elle soit la seule à m’entendre. Puis j’continue mon chemin, comme si de rien n’était. Parce qu’faut pas déconner, quand même, on a un invité à ramener chez nous, non mais !

L’trajet dans la voiture, à mon plus grand daim (ou p’têtre pas !), continue dans la même lignée : du grand n’importe quoi. Et on parle d’poursuivre notre p’tit « duel » d’jeux vidéo, avec Caden. C’qui, bien entendu, fini en mini-concours d’égo, plus d’égo d’conneries qu’d’égo réel, mais c’plus drôle, du coup ! « Et ton copain connaît mal visiblement les Gates, ils ne laissent pas intimidé...», rétorque Caden, aussi fanfaron qu’j’l’étais un peu plus tôt. J’tenterais bien d’le démentir, mais ça serait mentir, vu qu’j’connais plutôt bien les Gates, et surtout une, et que, de ce fait, j’ai pu constater d’moi-même à quel point cela pouvait s’avérer vrai. On l’dirait pas forcément, en la voyant comme ça, mais c’qu’Gaëlle a une sacrée force d’caractère ! Et j’dis pas ça uniquement parce qu’elle est en mesure d’me supporter, mais parce qu’elle a toujours su affronter les railleries des p’tites connes – très nombreuses – d’notre village natal ! J’sais qu’elle prétend qu’elle a appris à l’faire à force d’fréquenter des Edgecombe, mais d’mon point d’vue, elle avait déjà cette force en elle, et pour preuve : elle a réussi à survivre parmi la tribu d’cinglés qu’on est, et qui est peuplé d’grandes gueules. « Un point chacun. ». Et parce que j’suis gentil, j’hoche la tête, alors qu’l’arbitre Gaëlle a donné l’score actuel. « Non merci... Ne t'inquiète pas, je le laverais... Plus tard. », enchaine Caden, sur son voyage bien éprouvant, alors qu’sa frangine lui fait savoir que : « Comme tu veux ! Mais, t'hésites pas si t'as besoin de quelque chose, hein. », c’qui m’n’étonne même pas d’sa part, elle fait toujours en sorte qu’nos invités s’sentent à l’aise chez nous. Et c’pas plus mal, mieux vaut qu’ils s’y sentent bien, si on veut les accueillir d’nouveau, par la suite. J’finis par m’moquer des diverses réflexions qu’Gaëlle a eu, pour choisir comment annoncer sa grossesse à son frérot. Ce à quoi la blonde rétorque un beau : « L'impro, c'est cool aussi en fait. ». C’qui m’fait esquisser un sourire, et lâcher un p’tit : « Surtout qu’avec nous, quand c’trop prévu, ça s’passe jamais suivant l’plan initial ! », dis-je, en faisant allusion à ma demande en mariage, qu’avait été organisée soigneusement au préalable, pour partir en grosse impro, à cause d’une embrouille à la con avec Gaëlle. M’enfin, j’suis bien loin d’imaginer qu’il m’faudra refaire une telle chose, et qu’cette fois, ça n’sera même pas vraiment prévu…. Patience, vous l’verrez bien un jour, ça ! L’sujet d’la décoration d’la chambre du mini est ensuite abordée, et j’peux pas m’empêcher d’lancer une autre allusion à ma blonde, concernant certains moments d’nos diverses séances d’peinture. C’qui fait buguer ma blonde, qu’en lâche son téléphone, qu’elle venait d’sortir d’son sac. En voyant, du coin d’l’œil, qu’il s’casse la gueule, j’ai du mal à retenir un p’tit rire amusé. Et ouais, clairement, j’suis fier de moi ! « Il parait.. ». J’lance un éblouissant sourire à Gaëlle, tout en levant un doigt en sa direction, comme pour lui indiquer qu’j’ai marqué un point, là. Ouais, j’ai décrété qu’on allait jouer à un nouveau jeu : « Faire planter l’autre l’plus de fois possible devant Caden ! ». C’plutôt drôle, comme jeu. « Ne l'écoute pas, il est juste jaloux. », s’offusque prétendument Gaëlle, après qu’j’ai mis en avant l’fait qu’elle galérait grandement à dessiner. Un nouveau rire m’échappe. C’assez difficile pour ma part, d’pas m’amuser des conneries qu’ma fiancée peut lancer. Surtout qu’elle en sort souvent. M’enfin, c’habituel, une telle ambiance, entre nous. Notre entourage y est habitué. ‘fin, j’espère !

Arrivés chez nous, j’manque pas d’charrier Gaëlle en réalisant qu’elle a visiblement oubliée ses clés. « T'as loupé une occasion de remporter la mise. ». J’fais claquer ma langue contre mon palais, comme si j’regrettais vraiment d’pas avoir pensé à parier, vu qu’c’était si prévisible. Au lieu d’ronchonner face au fait qu’j’ai perdu une chance d’gagner un peu d’argent, j’m’amuse à tenter d’faire planter ma blonde. Et paf, 2 à 0, Gaëlle ! Nous voici maintenant prêts à montrer la chambre qui abritera Caden durant son séjour, mais surtout celle qui appartiendra au mini dans quelques temps. Et d’nouveau, l’ambiance est détendue : d’toute façon, pourquoi s’prendre la tête ? On n’est pas la famille royale, nous, et c’tant mieux ! « Je suis vraiment déçu, moi qui avais tant espéré d'avoir ce privilège, ça gâche tous. », regrette Caden, quand j’lui fais savoir qu’à cause d’une coupe budgétaire, y’aura pas d’effets sonores accompagnant la découverte d’la chambre. D’un air compatissant, j’hausse les épaules. « T'as un paquet d'autres privilèges ! Mais comme l'a dit Raph, c'est la crise. », enchaîne Gaëlle, c’qui m’fait esquisser un sourire amusé. Y’en a décidément pas un pour rattraper l’autre hein ! Bon, OK, j’suis pas mieux, car j’continue à dire n’importe quoi, taquinant au passage ma blonde et ses talents en Arts. « Ou qu'il se taise à jamais, c'est ça ? », s’interroge Gaëlle, après qu’j’ai invité Caden à donner l’fond d’sa pensée sur l’travail artistique d’sa frangine. J’me contente d’ricaner, tout en secouant la tête, d’un air amusé. Et un poil consterné. Non, là, sérieux, j’ai presque peur du sens d’l’humour qu’pourrait avoir l’mini, avec les parents qu’il s’apprête à s’coltiner. J’ai peur pour lui. Pauvre gosse ! « Fait gaffe Edgecombe, tu vas avoir de la concurrence bientôt dans le domaine artistique ! », m’met en garde l’beau-frère. Et là, j’deviens un véritable Calimero ! Mieux qu’l’original, même ! « Oh merde, moi qui voulais devenir l’artiste d’la famille ! ». Raph, ou l’art d’dire une connerie en glissant un mot qui devrait faire planter Gaëlle, en nous désignant comme une famille. Alors, p’tite blonde, est-ce qu’on est à 3-0 ? « Hum... Non si je leurs arrache la tête à force de les serrer dans mes bras peur, c'est moi après qui va se faire tuer. », m’fait finement remarque Caden, après qu’j’lui ai proposé d’prendre des peluches pour éviter d’flipper des œuvres d’sa frangine. Un rire, franc et sonore, m’échappe, alors qu’j’imagine la scène. « De un, je ne suis pas possessive.. », ment Gaëlle en feignant d’me menacer. J’hausse exagérément un sourcil, comme pour la mettre au défi d’le dire et d’le penser véritablement. J’ai des tonnes d’anecdotes qu’j’pourrai lui ressortir, là, maintenant, pour lui prouver qu’si, y’a des circonstances qui prouvent qu’elle peut l’être, possessive. J’crois qu’y’a certaines nanas d’Londres qui doivent parfaitement s’en rappeler, d’ailleurs, alors qu’on venait d’se retrouver dans la capitale anglaise, et qu’on était perdus dans les eaux des ex qu’avaient pas totalement tournés la page d’leur histoire. « . et de deux, on ne fait pas de mal aux peluches. », fait-elle savoir à son frère. « Le pauvre p'tit, il risquerait d'être traumatisé si on lui avoue un beau jour que son oncle à mis des peluches en morceaux. » Levant les yeux au ciel, j’fais savoir : « Tant qu’Caden s’film pas en train d’les écrabouiller puis d’les manger en mode cannibale d’peluches, ça devrait aller. Nan ? » Il est vrai qu’j’suis pas sûr d’mon coup ! « Il ou elle est d'accord avec moi. », ajoute finalement la kiné, une main sur son ventre joliment rebondi. Une telle image, et une telle phrase, et il n’en faut pas plus pour m’faire esquisser un sourire un peu niais, du mec qu’en revient pas d’sa chance, d’avoir à ses côtés la nana dont il est raide dingue depuis des années, et d’savoir qu’bientôt, y’aura un p’tit bout qui pointera l’bout d’son nez. Mais bon, la chance, ça va, ça vient, j’l’apprendrais à mes dépens dans peu d’temps…. « Je crois que c'est l'occasion de dire que la fête commence ! », décrète Caden, m’faisant hocher positivement d’la tête, alors qu’sa sœur fini par s’réfugier dans ses bras, pendant quelques secondes. Un léger sourire fleuri d’nouveau sur mes lèvres, rien qu’en voyant ça, et en sachant l’bonheur qu’elle éprouve depuis d’longues années maintenant, d’savoir qu’elle n’est pas enfant unique, et qu’elle a la chance d’bien s’entendre avec son frère. « T'as bien raison ! D'ailleurs, j'en connais une qui est déjà impatiente de venir manger ici, demain, pour te voir. », annonce Gaëlle, mentionnant ainsi leur tante. Une autre personne dont j’suis heureux d’l’existence et d’la présence dans la vie d’Gaëlle.  Car franchement, sans elle, j’sais pas comment Gaëlle s’en serait tirée, après qu’Oscar ait foutu l’feu chez moi. « Il parait que c'est l'heure de l'apéro.. 'Voulez boire quoi ? », lance-t-elle, avant d’me donner un léger baiser puis d’prendre la direction d’la cuisine. « D’la bière pour moi, s’te plait ! », répondis-je, tandis qu’Gaëlle descende les escaliers pour rejoindre l’salon.

Une fois sûr qu’la blonde est hors d’portée d’oreilles un peu trop traînantes, j’me tourne vers mon beau-frère, pour lui faire savoir, à voix basse (mieux vaut être prudent !) « Merci, au fait, pour l’adresse, en France ! ». Là, j’fais allusion au p’tit week-end surprise qu’j’ai prévu, pour Gaëlle et moi, dans l’pays d’Molière, à la fin du mois. Un peu après mon expo. Week-end en amoureux qui s’fera jamais, malheureusement. Afin d’le préparer au mieux, j’ai demandé conseils, autour de moi. Et pour c’qui est d’un bon p’tit restau’, j’me suis logiquement tourné vers Caden, qu’a plus d’contacts qu’n’en a mon cousin Gabriel. Caden m’a ainsi conseillé quelques restau’ sympa, même si mon choix s’est porté sur une maison d’hôte tenu par un ancien cuistot, qui cuisine toujours pour ses clients. Un truc plutôt sympa, dans un cadre agréable, et qu’est pas excessivement cher. Bref, un bon plan. « Et merci d’avoir avancé ton week-end parmi nous ! », qu’j’lance à la suite. Car normalement, Caden aurait dû venir l’fameux week-end qu’j’avais bloqué pour notre voyage à deux. J’avais dû l’contacter, pour lui demander si ça l’dérangeait pas d’venir avant ou après, lui expliquant qu’j’voulais faire une p’tite surprise à Gaëlle, pour célébrer l’fait qu’mon expo serait enfin terminée, et qu’on pourrait alors enfin un peu plus souffler, sans qu’j’ai la tête partiellement occupée par mon boulot. « On ferait bien d’aller retrouver ta frangine, elle serait capable d’se couper l’pouce en préparant l’apéro ! ». Taquin qu’exagère ? Si peu ! Sur un sourire amusé, j’prends la direction empruntée par ma blonde un peu plus tôt. Arrivé au salon, j’ajoute à l’intention d’Caden : « On a d’nouveaux jeux vidéo, au fait ! », avec un signe de tête en direction du meuble sous lequel se trouve la télé, et qu’abrite notre collection d’jeux et d’DVD. Puis j’file voir Gaëlle, à laquelle j’adresse un : « Hey, c’que t’as réussis à rien casser, bravo ! », aussi railleur qu’tendre. Puis j’prends les boissons qu’elle a préparées, pour les amener sur la table du salon. « Allez : à l’apéro ! », lancé-je à la cantonade. Car, après tout, on a des trucs à fêter : la naissance à venir, et la visite du beau-frère !

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I wanna kiss you, make you feel alright : I'm just so tired to share my nights. I wanna cry & I wanna love, but all my tears have been used up : on another love. If somebody hurts you, I wanna fight, but my hands been broken, one too many times. So I'll use my voice, I'll be so f*cking rude. Words they always win, but I know I'll lose. I wanna cry, I wanna learn to love, but all my tears have been used up. I wanna sing a song, that'd be just ours, but I sang 'em all to another heart. I wanna cry, I wanna fall in love but all my tears have been used up.


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Life isn't perfect, but it has perfect moments. = Caden, Raphaël (Londres, Mai 2014)

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