Fragment de temps [Erin, Raphaël, Gaëlle]

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Fragment de temps [Erin, Raphaël, Gaëlle] ✻ ( Lun 23 Mai - 10:01 )

Fragment de temps
...
 Flavien ✧ Erin ✧ Raphaël ✧ Gaëlle
Janvier 2014  
"Rappelle moi pourquoi je dois t'accompagner faire les courses pour une soirée à laquelle je ne suis même pas conviée ? " Poussant le cadi avec lassitude, je laissais échapper un soupir. Millicent aimait mes amis, mais à petite dose, et séparément. Elle n'aimait pas qui j'étais lorsque je me tenais à leurs côtés, alors que moi, j'aimais ce que je devenais en ressentant leur présences. Ils étaient comme une libération. Une libération que Millicent n'était plus capable de me faire ressentir, et ce, depuis quelques temps. Mon regard se posa sur elle, tandis qu'elle me fixait d'un air étrange. Je ne saurais dire pourquoi elle me regardait ainsi en cet instant, mais quelque chose en moi m'incitait à croire qu'elle aurait tout donné pour que je ne sois plus de ce monde. " Parce que tu m'aimes et que tu veux passer du temps avec moi peut-être ? " Dis-je en plaçant deux packs de coca dans le fond du cadi. Mon regard se posa de nouveau sur elle tandis qu'à son tour elle soupirait.    
" Et toi tu m'aimes ? " Son regard et rempli d'espoir, comme si elle savait que je m'éloignais d'elle. Instantanément, je me senti coupable. Il était vrai que depuis quelques temps déjà, mes sentiments semblaient s'estomper malgré l'amour que j'éprouvais pour la jeune femme. Erin était apparue dans ma vie, et sans que je puisse y faire quoi que ce soit, elle avait évincée Millie le plus naturellement du monde. Je soupirais de nouveau. " Oui je t'aime. " Et c'était vrai. J'aimais Millie, malgré tout. La jeune fille ne répliqua rien, mais dans son regard je savais pertinemment ce qu'elle pensait. " Je ne te crois pas " disait-elle intérieurement, elle se concentra sur les rayons du super marché et décida de prendre des bouteilles de whisky " Je sais que tu aimes ça. "

Après avoir échangé un regard avec elle, nous avons fait la queue à la caisse puis sommes rentrés au petit appartement dans lequel nous nous étions promis de construire notre vie. Elle appela une pizzéria qu'elle aimait bien afin de commander plusieurs pizzas. " Combien ? " Elle passa la tête par l'encadrement de la porte de la salle de bain, m'observant me préparer avec soin. Arrangeant ma tignasse indomptable, je posais mon regard sur elle. Elle semblait si belle en cet instant, que je cru qu'elle pourrait probablement me reconquérir entièrement.  " Cinq " Elle sourit puis s'éclipse me laissant finir ma préparation. Le soleil se couchait déjà lorsque je sorti de la salle de bain. Mon cœur s'accélérait, j'allais enfin pouvoir retrouver mes amis, depuis le temps que nous n'avions pas effectué de petites soirées jeux, j'avais l'impression d'en mourir. Millicent se préparait elle aussi, vêtue d'une belle robe noire la mettant en valeur, elle passait sur ses lèvres un rouge à lèvre rouge mat qui mettait en valeur sa peau de porcelaine. " Je ne savais pas que Seung Joo venait lui aussi " Annonça-t-elle le sourire aux lèvres. Je me raclai la gorge alors que je m'appuyais contre le mur à côté d'elle. Son sourire s'estompa instantanément et elle me fit face soudainement. " Ne me dis pas que c'est c'que j'crois. " Je savais alors, que j'étais foutu.  J'entre ouvris la ouche afin de pouvoir répliquer, mais son regard changea, elle avait le regard fou, et les veines de son visage ressortaient tandis que la rage lui montait aux joues. " Tu l'as invitée ?! Dans MA maison ! " Je levais les yeux au ciel " J'peux pas t'parler quand t'es comme ça Millie. " Millicent était celle avec qui je voulais partager ma vie, et bien qu'Erin m'avait séduit à plusieurs reprises sans le vouloir, je restai fidèle à celle qui partageait mon existence. Mais ça Millicent ne le voyait pas, et ne voulait pas le voir. Elle était persuadée, qu'elle avait déjà perdue contre une rivale qui n'en était pas une. Mon coeur se déchira lorsqu'elle me poussa afin de passer dans le salon. Inquiet je la suivis " Attends Millie, tu peux pas partir fâchée comme ça. " Mettant son manteau et prenant son sac à main avec hâte, la jeune femme m'observa longuement, les nasaux dilatés de colère. Je n'aimais pas la voir souffrir ainsi, elle n'était pas quelqu'un de mauvais, elle m'aimait, et j'avais l'impression que cet amour la détruisait. La jalousie nous détruisait. " Flavien... tu sais pertinemment... que cette fille te plaît, et tu sais pertinemment, qu'elle pourrait nous séparer. Et tu sais que je le sais, et pourtant, tu l'invites sous notre toit, sans me le dire, alors que je pars en weekend, loin d'ici. " Je me pinçais les lèvres, je n'avais rien à dire, je n'avais pas d'excuses, elle avait raison. Je le savais, et c'est comme si je m'en fichais. Peut-être qu'au fond elle avait raison... Erin avait déjà gagné. Millicent laissa échapper un soupir à son tour, puis tourna les talons en claquant la porte derrière elle. Dépité je restai cloué dans l'entrée. Il ne me restait plus qu'à attendre... Alors j'attendais.

Plus tard, les pizzas arrivèrent et c'est avec joie que je me débarrassais du livreur. Je voulais rester un peu seul afin de réfléchir à deux trois choses qui n'allait plus dans ma vie. J'espérais pouvoir être aussi heureux que Gaëlle et Raphaël, car moi aussi, je méritais ce bonheur qu'ils avaient réussi à avoir. Je déposais mes pizzas sur la table puis sorti le Uno de la commode réservée aux jeux de société. Je caressais son bois, puis me retourna lorsque j'entendis la sonnette de la porte d'entrée. Ca y est, le premier invité était arrivé. Et c'était en reprenant courage et bonne humeur que j'ouvris la porte.
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© Starseed

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Re: Fragment de temps [Erin, Raphaël, Gaëlle] ✻ ( Dim 12 Juin - 0:07 )



Fragment de temps
Raëlle + Flarin
« - Alexane, s'il te plaît, dépêches toi, j'ai pas le temps de rester, moi ! Ma voix est agacée, irritée, alors que je regarde ma collègue, qui semble avoir oublié que j'ai demandé à finir plus tôt aujourd'hui. Je sens que je vais être en retard, d'ailleurs.
- Oui, désolée Erin, je fais au plus vite ! Pourtant, à la voir, elle semble être tout sauf pressée. Elle cherche à deux à l'heure, l'air d'être concentrée ailleurs que sur la remise de ma paye. J'comprend que ça soit pas cool de payer les employés, mais bon, quand même. J'ai bien l'droit de récupérer ma paye, non ? Enfin, elle finit par me tendre l'enveloppe qui contient mon chèque — après quinze minutes de recherche, quand même. Empotée.
- Ah yes, merci ma belle ! À lundi ! »

Un soupir de soulagement que je retiens difficilement, je m'empresse de ramasser mon sac à main, que j'avais précédemment posée au sol, et j'envoyais un bref signe de la main à la jeune fille avant de prendre mes jambes à mon cou afin de rejoindre le parking de l'entreprise. Un rapide coup d'œil au cadran affichant l'heure, et je poussais finalement ce fameux soupir de soulagement. J'étais dans les temps. Heureusement que j'avais prévue le coup, et que j'avais quitté encore plus tôt mon bureau que ce que j'avais prévue, de base. De toute façon, je sais très bien qu'en arrivant chez moi, j'vais passer trop de temps dans mon bain, que j'vais galérer à trouver ma tenue, que j'vais devoir me maquiller en quatrième vitesse, et que j'serais la dernière d'arrivée. Oui, parce que, ce soir, je sors. Ce soir, j'profite de ma vie, j'profite de ma guérison miraculeuse, j'profite d'être loin d'tout c'qui m'a rendu malheureuse. J'suis heureuse d'avoir quitté la maison de mes parents, et même si ça fais déjà quelques années, j'peux pas m'empêcher, pratiquement tous les jours, de remercier l'ciel de m'avoir laissé partir de là bas. C'était absolument invivable, quand j'y pense. J'vivais même pas avec mes parents, même pas avec mes frères. Mes frères, parlons-en, de ces connards. Enfin, j'dis ça, mais j'les connais quasiment pas, au fond. Ce sont presque des inconnues. Sauf Elijah, peut-être, qui s'est toujours donné un malin plaisir à me rabaisser, à me cracher à la gueule, à me répéter combien j'étais une abomination de la nature et combien il espérant que ma putain d'tumeur m'emporte. Ouais, au fond, Elijah, c'était l'seul qui m'adressait un temps soit peu la parole. Dommage qu'ça soit pour m'mettre plus bas qu'terre, en fait. Pas plus tard que la semaine dernière, ce p'tit con m'a envoyé un mail. Sur mon adresse pro, qui plus est. J'sais même pas comment il y a eu accès. Mais, bref. Quoiqu'il en soit, il m'a donc envoyé un mail, pour m'expliquer comment les Buckley étaient heureux depuis que j'avais quitté leur vie. Bon, c'était aussi pour me dire que j'leur devais un peu plus de 10 000£ pour mes frais médicaux. Le bonheur, vraiment. J'vais pas m'faire chier à payer, ça, c'est certain. Faut qu'j'en parle avec Raph ce soir, d'ailleurs, parce qu'il est clair qu'Elijah s'arrêtera pas à un simple mail, surtout en voyant qu'je paye pas. Faut qu'j'trouve un moyen pour qu'il quitte ma vie, pour qu'ils quittent ma vie, de manière définitive. Sinon, j'vais plonger, à nouveau, et il en est hors de question. J'ai réussi à m'en sortir, c'est pas pour replonger comme une merde à cause d'un putain de mail. Un soupir s'échappe de mes lèvres à l'idée d'en parler avec mon meilleur pote ce soir, mais j'me démonte pas, et m'empresse de m'sécher les cheveux. Un coup d'œil à l'horloge murale me permet d'me rendre compte que j'suis encore dans les temps, et j'sors donc de la salle de bain afin de finalement me planter devant mon dressing. J'sais pas pourquoi j'me préoccupe autant d'comment j'vais m'habiller, puisqu'au fond, il ne s'agit que de Raphaël et Gaëlle. Bon, j'avoue, il y a aussi Flavien — après tout, ça s'passe quand même chez lui. Et j'avoue, ça m'fais plaisir de m'habiller pour lui. Même si j'trouve ça horrible de l'avouer, parce qu'il a une copine, et que j'suis pas une briseuse de ménage, et que bordel ce type est vraiment trop craquant. Doucement Erin, du calme, il est en couple. Et en plus, il est amoureux de sa copine, alors back-off, contente toi d'une tenue basique. Pas besoin de te montrer entreprenante alors que t'as aucune chance.

J'finis par enfiler un chemisier kaki que j'me suis acheté pas plus tard que la semaine précédente, ainsi qu'un jean des plus basiques, et des nike kaki également. Je me maquille rapidement — enfin, j'met un peu de mascara et de blush histoire de me donner des couleurs, et je met quelques sprays de parfums sur ma peau. Me reste plus qu'à me rendre à la supérette pour prendre une bouteille, et rejoindre Flavien chez lui, donc. Le passage à la supérette se fait rapidement, puisque je sais exactement c'que j'veux prendre, et j'repars donc dans la rue avec deux bouteilles de vins blancs, et un peu de tequila — bah, quoi ? Il paraît que j'suis tirée d'affaire, j'ai donc le droit d'boire. J'm'en suis privée pendant tellement longtemps, de toute façon, que j'vais certainement pas me limiter maintenant. J'compte bien en profiter ce soir, et c'est donc d'humeur joyeuse que je prend la route de chez le brun, un sourire illuminant mon visage. J'me retrouve rapidement devant la porte, et soudainement, j'hésite à frapper. J'sais même pas si Millicent, la copine de Flavien, sera là ce soir, et j'avoue que j'préfère éviter de la voir. Néanmoins, j'ai dis que j'serai là, et j'suis quasiment certaine que Raph viendrait me chercher par la peau des fesses si jamais j'venais pas. J'inspire profondément, expire un petit moment, et finit par frapper contre le bois de la porte, légèrement anxieuse. À mon plus grand bonheur, c'est Flavien qui ouvre la porte, et après une rapide bise à la française, je m'empresse d'entrer dans son appartement — l'appartement qu'il partage avec sa copine — pour poser mes affaires.

« - Je suis la première arrivée ? Je demande, en trouvant le salon totalement vide. Pas de trace de la rouquine pour le moment, tant mieux.
- Yep ! Millicent vient à peine de partir, et j'sais pas c'que foutent Raph et Gaëlle. » Ouf. J'serais donc pas embêtée par les coups d'œils meurtriers de la jeune fille, donc. Tant mieux. En revanche, ça m'étonne que mon meilleur pote et sa blonde ne soient pas encore là, moi qui était persuadée d'être en retard.  
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Re: Fragment de temps [Erin, Raphaël, Gaëlle] ✻ ( Dim 26 Juin - 17:51 )

Ravinelle
Il y a ces personnes, qui connaissent le pourquoi de vos silences et ce qu'ils signifient, qui lisent en vous comme dans un livre ouvert, qui vous voient tel que vous êtes et pas tel que vous voulez paraître, qui vous prennent comme vous êtes, qui vous connaissent de vos points les plus faibles à vos points les plus forts... (Auteur inconnu, mais c'est tellement Ravinelle, pour Raph, du moins...).


C’soir, on doit passer la soirée avec Flav et Erin, chez l’autre cinglé de Delorme. C’aussi et surtout c’soir qu’il est prévu qu’on annonce à nos deux amis la bonne nouvelle. On a tout préparé, d’ailleurs, pour annoncer ça plus correctement qu’un basique : « On va être parents ! ». D’ailleurs, j’mets les touches finales à c’qui nous servira à leur annoncer. Comme ça, s’ils veulent, ils pourront garder ça, vu qu’ils seront les deux seuls à avoir cette façon d’apprendre la grande nouvelle. Quand tout est prêt, j’jette un coup d’œil à ma montre : Gaëlle n’devrait pas tarder à arriver, si on veut arriver à l’heure, du moins. En attendant, j’patiente en allumant mon ordi, pour consulter mes mails, et papoter un peu avec d’autres Edgecombe qui sont déjà sur l’net. J’pousse finalement un soupir en réalisant qu’Gaëlle n’a plus qu’une poignée d’minutes avant d’nous mettre en retard. Mais elle n’franchit pas l’seuil d’la porte d’entrée. Pas réellement étrange, vu qu’elle est la reine du retard, ça m’surprendrait foutrement si elle arrivait à l’heure convenue. J’ai à peine l’temps d’me faire cette réflexion qu’mon portable sonne, indiquant l’arrivée d’un SMS. Message provenant de ma fiancée. D’après c’qu’elle m’dit, elle est retenue par son boss, qui voit avec elle pour les détails concernant son remplacement à venir, quand sa grossesse l’empêchera d’bosser. Elle s’y prend tôt, mais on a préféré tous deux s’montrer prudents, à c’niveau-là, pour éviter tous désagréments. J’patiente donc, en compagnie – virtuelle – d’certains mini-Edgecombe, qui ont squatté l’ordi d’leur aîné Arnaud, dès qu’ils ont su qu’il m’parlait, n’retenant pas un sourire en ayant un nouveau SMS d’ma blonde, m’indiquant d’déposer les desserts sur la p’tite table du salon, pour qu’on n’les oublie pas. C’que je n’tarde pas à faire, mettant les enveloppes prévues pour Erin et Flavien juste à côté, afin de n’pas les oublier non plus. Vu l’temps qu’Gaëlle a mis à faire les desserts, et l’temps qu’on a mis à préparer l’contenu des enveloppes, ça serait con d’oublier tout ça !

Quelques minutes plus tard, la porte d’entrée s’ouvre enfin, laissant apparaître ma blonde, qu’affiche un p’tit air désolé sur son visage. « T’as 5 minutes pour t’préparer ! », qu’j’lui indique, en restant assis devant mon PC. Non par impolitesse, mais pour éviter d’nous retarder encore plus. Parce qu’j’sais parfaitement qu’elle n’sera pas prête aussi rapidement. Bah ouais, c’une nana hein ! J’en profite pour envoyer un SMS à Flavien, pour lui dire qu’on devrait partir d’ici à un p’tit quart d’heure (j’vois large, avec Gaëlle !), et j’clos ma conversation Skype. Et j’ai pas vu si large qu’ça, car Gaëlle revient, prête, une p’tite dizaine d’minutes plus tard. Elle ronchonne d’ailleurs, en voyant qu’l’ordi est éteint, désirant visiblement avoir la chance d’échanger au moins un p’tit mot avec les mioches. « T’auras qu’à les appeler en route ! », qu’j’lui propose en allant la rejoindre, pour lui voler un baiser en guise de salut, avant d’lui confier deux enveloppes, qui serviront à faire savoir à Erin et Flavien qu’elle est enceinte, afin qu’elle les conserve dans son sac à main. J’me charge d’prendre les desserts (un fondant au chocolat et un tiramisu framboises) et c’en parlant qu’on s’dirige vers la voiture, et qu’on prend la route. Gaëlle appelle quelques temps les monstres, puis j’l’interroge sur sa conversation avec son boss.

Nous arrivons une p’tite demi-heure d’retard, par rapport à c’qu’on avait prévu, mais entre l’fait qu’Gaëlle a été retenue avec son patron, puis avec la circulation qui, en cette heure, commence à s’faire plutôt compliquée, on n’pouvait pas faire mieux…. On parvient à trouver, sans trop d’mal, une place pour s’garer. « T’plutôt pas mal, c’soir ! », qu’j’murmure à Gaëlle, alors qu’elle vient d’frapper à la porte d’entrée d’l’appart’ d’Flavien et d’Millie, dans une envie assumée d’la faire planter, allant même jusqu’à conclure ma phrase d’un p’tit bisou sur sa tempe, juste avant qu’notre ami n’ouvre la porte. Oui, je sais, j’suis fourbe. Mais j’assume ! J’affiche alors un grand sourire à Flavien. « Salut les baltringues ! », qu’j’déclare alors qu’nous rentrons dans l’appart’, avec Gaëlle, voyant qu’Erin est déjà là, preuve qu’on est foutrement en retard, avec ma blonde ! « Vous allez bien ? », qu’j’demande, en faisant comme chez moi, afin d’aller poser l’fondant sur l’plan d’travail d’la cuisine, et d’mettre l’tiramisu au frigo. Puis j’retourne vers mes comparses, ravi d’la soirée qui nous attend, et pressé d’voir leurs réactions quand ils sauront pour la grande nouvelle !

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I wanna kiss you, make you feel alright : I'm just so tired to share my nights. I wanna cry & I wanna love, but all my tears have been used up : on another love. If somebody hurts you, I wanna fight, but my hands been broken, one too many times. So I'll use my voice, I'll be so f*cking rude. Words they always win, but I know I'll lose. I wanna cry, I wanna learn to love, but all my tears have been used up. I wanna sing a song, that'd be just ours, but I sang 'em all to another heart. I wanna cry, I wanna fall in love but all my tears have been used up.


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Re: Fragment de temps [Erin, Raphaël, Gaëlle] ✻ ( Dim 17 Juil - 0:51 )

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Ravinelle
C'est avec un gros imprévu que je termine cette journée de boulot au cabinet. Ou du moins, j'étais bien loin de me douter que mon cher boss allait vouloir soulever la question de mon prochain remplacement aujourd'hui encore, moi qui étais relativement à l'heure pour rentrer rapidement à la maison pour me changer tranquillement avant d'aller chez Flavien. Comme quoi, les miracles arrivent. Sauf que ce ne sera pas pour cette fois-ci. Mais après tout, c'est inévitable et bien plus prudent que le sujet soit traité rapidement. Ce qui est arrivé à ma mère, le jour de ma naissance, est un bel exemple pour moi et me rappelle que ce n'est pas quelque chose que je dois prendre à la légère. Si dans un, deux ou trois mois mon médecin m'interdit d'aller travailler pour n'importe quelle complication possible durant ma grossesse, il faut qu'un contact soit déjà établi avec de potentiels remplaçants. Il y a peu de chance que ce soit nécessaire si je fais attention dès maintenant, mais on ne sait jamais. Lorsque j'ai annoncé à Raph qu'on sera trois bien plus tôt qu'on ne l'avait prévu, il a eu ma parole à ce sujet. Je lui ai promis qu'au moindre petit problème, je lèverai le pied. Et même si j'adore mon travail et que je m'y donne énormément -trop d'ailleurs, sans doute, avec ce p'tit pois dans le ventre-, mon emploi du temps s'allégera dans les semaines à venir. Et sans regret. Avant de rejoindre mon boss dans son bureau, je prends le temps d'envoyer un petit message à mon râleur de fiancé pour le prévenir que je risque d'être un peu en retard. Chose habituelle. Et le problème, lorsqu'on s'entend super bien avec son supérieur qui est un grand bavard de nature, c'est que le temps passe. Vite.

Trop vite d'ailleurs puisque me voilà à courir -en mode petites foulées, hein. Faut pas abuser non plus ! Déjà parce que je déteste le sport, mais aussi à cause de ma maladresse assez folle- jusqu'à ma voiture. Une fois dedans, je ressors mon téléphone pour prévenir Raphaël de mon arrivée imminente, mais surtout pour lui demander de mettre les desserts à portée de vue histoire de ne pas les oublier. Cela ferait tache d'arriver chez Flavien les mains vides ! Le trafic est encore relativement fluide, ce qui m'amène à pousser la porte de notre petite maison pas bien longtemps après, passant d'abord la tête en toute discrétion pour espérer filer incognito jusqu'à notre chambre pour me changer en quatrième vitesse tout en prétextant que je l'attends depuis bien longtemps. Autrement dit, un plan foireux. Trop la honte d'être en retard alors même que je pensais être en avance ! Sauf que.. « T’as 5 minutes pour t’préparer ! » que j'entends, mettant à mal ma mission commando improvisée. J'en souris alors que je me débarasse de mes affaires à l'entrée, sans tenter de cacher ma présence plus que nécessaire. Tout en poussant mes chaussures du pied, je jette un oeil à Raphaël qui est sur son ordinateur. « C'est de trop ça ! Deux suffisent laaargement. » Vous la sentez, l'ironie dans ma voix ? Je ne m'attarde pas, filant à l'étage tout en faisant genre de râler dans les escaliers un beau « Au fait.. Bonsoir mon amour ! » dit suffisamment fort pour être entendu. Un petit surnom bien trop banal qui ne me sert qu'à arracher un sourire à mon râleur adoré. Pas besoin de mon chéri et autres dérivés niaiseux à outrance au quotidien pour qu'il sache à quel point je l'aime. Je me doute aussi que s'il n'a pas bougé de son ordinateur, c'est pour éviter d'être tenté de se changer à son tour -même s'il est déjà prêt-. Face à l'armoire, je ne sais vraiment pas quoi mettre et c'est les premiers vêtements qui me tombent sous la main -avec un petit soucis d'accord, tout de même- qui remportent la mise. J'en suis à dévaler les escaliers tout en me brossant les cheveux avec l'espoir d'au moins saluer les mini-Edgecombe. Et là, c'est le drame. « Pourquoi tu l'as déjà éteint ? J'voulais aussi leur parler, vite fait. » Sauf qu'il a bien fait. En général, le vite fait avec ces petites pipelettes d'Edgecombe dure toujours plus longtemps que prévu. « T’auras qu’à les appeler en route ! » Pas faux. J'accueille son idée d'un léger sourire alors qu'il s'approche de moi, histoire de me saluer à son tour. Et c'est donc avec desserts, enveloppes et bonne humeur qu'on fait route jusqu'à chez Flavien.

Sortant de la voiture, je soupire. Une demi-heure de retard. Bon, j'ai déjà fait pire. Mais je rappelle, encore une fois, que j'étais en avance il y a quelques heures encore seulement. Pas de ma faute ! On tient chacun un dessert alors qu'on se trouve devant la porte. Et je sens très bien le visage de ce fourbe se rapprocher de moi. « T’plutôt pas mal, c’soir ! » qu'il me glisse alors à l'oreille, avant de déposer un baiser. Un peu plus et le tiramisu embrassait le sol ! Les joues certainement rosies -on va dire que c'est le froid-, je me retrouve avec Flavien face à moi. Même pas le temps de contre-attaquer.. Un grand sourire pour le saluer et je ne tarde pas à refiler le plat à Raph une fois à l'intérieur alors qu'il lance un grand « Salut les baltringues ! Vous allez bien ? » qui me fait sourire alors que je salue Erin, ayant désormais les mains vides de tout plat. Mon regard se pose un bref instant sur mon sac, posé à quelques pas de moi, puis je jette un autre regard vers mon sculpteur. Même si on n'a rien planifié sur la façon de refiler ces enveloppes à nos deux amis, on s'était pourtant dit qu'il ne fallait pas trop trainer. Surtout que cela va faire deux grosses soirées où la fatigue s'en vient et repart dans la foulée. Au moins, ils auront l'explication si cela m'arrive à nouveau dans les heures à venir. Alors installée sur le canapé, je me relève subitement pour prendre ces fameuses enveloppes en main et les leur refiler, non sans chercher le regard de Raph. « Si vous n'êtes pas en super forme, on a enfin les faire-part pour le mariage. Ca devrait illuminer votre journée ! » C'est avec un sourire, assez timide, que je retourne me poser à la place libérée juste avant, non sans me mordre la lèvre. Plus rassurant d'être ainsi installée. Sur ce carton d'invitation, on peut y lire le discours habituel quoiqu'un peu remanié pour coller au couple qu'on forme avec toute la douce folie qui l'accompagne. Sauf que la date -faussement pour ce juillet- se trouve être tout simplement barrée. Au-dessus, il est possible d'y lire une inscription, notée à la main. Reporté à l'année prochaine. Petit soucis de robe. L'option « gros ventre tout rond » n'ayant pas été prévue lors des essayages. Une formulation volontairement vague, bien entendu. Mais qui porte le message qu'on souhaite leur transmettre et ça, avant de partager ce bon repas qui nous attend ainsi que ces nombreuses parties de jeux de société qui définissent parfaitement nos soirées.

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Re: Fragment de temps [Erin, Raphaël, Gaëlle] ✻ ( Ven 29 Juil - 16:35 )

Fragment de temps
...
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Janvier 2014  
Erin entre. Je ne sais pas pourquoi mais je me sens gêné, comme si j'avais quelque chose à me reprocher. Comme si je me sentais coupable tout à coup, qu'Erin soit là, dans mon salon à me sourire en me disant bonjour. Et je l'observe avec attention, son regard intense semble de transpercer de toute part, et je me sens frissonner intérieurement. Je me sens alors coupable, coupable de ressentir cette sorte de "tension" envers Erin, j'ai l'impression d'effectuer un adultère mental solitaire dont le secret serait percé à jour par ma rouquine.

" Heu... assieds-toi... ils devraient pas tarder à arriver j'pense. " Je me pince les lèvres. Cela fait quand même quelques temps que l'on m'a présenté à Erin. Cependant, c'est comme si je ne la connaissais pas du tout . Je la regarde, les lèvres pincées, ne sachant pas quoi dire pour passer le temps, tenter de faire connaissance, ou de paraître agréable. Même les formules de politesses me sont aujourd'hui étrangères, bien que ce ne fut pas le cas les fois précédentes. Maudite rousse, elle me faisait culpabiliser, sur le fond et la forme, tant et si bien que j'avais envie de m'exiler loin, très loin d'Erin.  Le tic tac de l'horloge murale nous permettait nous nous rendre compte du silence pesant qui régnait sur la pièce, et me faisait réaliser à quel point je n'avais rien du tout à dire à cette fille là. Millicent se faisait des idées. Jamais Erin et moi pourrions trouver une quelconque raison de nous mettre ensemble. On était pas faits l'un pour l'autre. C'était ainsi.

Lorsque l'on sonna à la porte, je me précipitai, manquant de me rétamer sur le plancher tellement je me sentais oppressé par ce moment de pseudo solitude. J'ouvris la porte avec hâte tandis que la sale tronche de Raphaël apparue dans l'entrebâillement de celle-ci, suivi du joli minois de Gaëlle, plus lumineuse que jamais. Instantanément, je ne pus m'empêcher de me dire qu'elle était la raison de tant de retard. « Salut les baltringues ! » Je levais les yeux au ciel tout en rigolant et les laissant pénétrer dans mon humble demeure. Raph demanda alors si nous allions bien, et je ne pus m'empêcher de laisser échapper un petit mouais trahissant une nouvelle prise de tête avec Millie.

Cependant, alors que j'ouvrais la bouche pour savoir ce qu'il en était d'eux, Gaëlle me devança, m'annonçant qu'ils avaient enfin terminé les cartons d'invitation, nous tendant des enveloppes plutôt intrigantes. Je chopais la mienne et gambada jusqu'au divan où je m'affalais comme un malpropre.
" C'est pas trop tôt ! " Et c'était vrai, les faire-part se faisaient attendre, et moi, je bouillonnais d'impatience. Ouvrant l'enveloppe, je touchais le papier de si bonne qualité, le passait sur mon visage à mainte reprise, comme pour m'imprégner de sa douceur. Huma l'odeur de l'encre séchée, eu un sourire béat. Moi aussi je voulais me marier. Pour tout dire je n'attendais que ça. Alors pourquoi étais-je toujours considéré comme célibataire sur le papier ? Dès demain, je ferais le tours des bijouteries. Millie serait revenue, et prête à se réconcilier avec moi, de là je lui demanderai sa main, et puis, on se marierait.

J'ouvris enfin le faire part avec délicatesse. " C'est un peu brouillon votre connerie là..." Dis-je tout en lisant l'écriture fine de la jeune fille. Les yeux écarquillés, je me jetais sur mes pieds, le ventre rond ? Je me jetais de nouveau, sur Raph, car loin de moi l'idée d'abîmer sa progéniture. " Vous vous foutez d'moi ? Un Raph ça craint dj'a mais alors deux ! "
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Re: Fragment de temps [Erin, Raphaël, Gaëlle] ✻ ( Lun 15 Aoû - 15:34 )



Fragment de temps
Raëlle + Flarin
J'dois avouer que j'me sens étrangement mal à l'aise, face à Flavien. J'sais pas trop pourquoi — p'tet est-ce la légère attirance que j'ressens à son égard, p'tet que c'est à cause du rêve que j'ai fais l'autre soir où j'sortais avec lui — mais toujours est-il que l'air est chargé d'une tension étrange. Tension qui, donc, me met mal à l'aise. Pourtant, ça fais un bail que j'le connais, maintenant. Enfin, quelques mois, au moins. Alors pourquoi j'me sens si étrangère, dans ce salon que, pourtant, j'ai déjà visitée plusieurs fois ? Quand il m'propose de m'asseoir, j'm'empresse de l'faire, après avoir déposé mes bouteilles dans la cuisine. Ahurissant combien j'me sens chez moi, ici. Mais, bref, là n'est pas la question. Quelques minutes passent sans que ni lui ni moi n'ouvre la bouche, et j'dois avouer que cette situation est de plus en plus gênante. Vous imaginez donc bien qu'j'ai failli pousser un soupire de soulagement lorsque j'entend les derniers invités frapper à la porte, mais j'me retiens, bon an mal an. En revanche, j'arrive pas à cacher le rire qui s'échappe de mes lèvres lorsque Flav court en direction d'la porte. Visiblement, lui aussi avait du mal avec la situation.

Retrouver mon meilleur ami m'fait esquisser un sourire, et surtout lorsque j'l'entend nous saluer. Visiblement, c'est pas en quelques jours qu'il a changé. Toujours ce p'tit con insupportable. Allons donc savoir comment j'suis devenue amie avec lui, hein. Parfois j'y pense, et j'me dis qu'au final, ç'aurait pas pu s'faire autrement. Raph et moi, on était destiné à être ami, c'est tout, y'a pas besoin d'se poser d'questions. C'était comme pour Andreas et moi : c'était évident, voilà tout. J'me souviens encore d'quand il m'a trouvé en larmes, un jour, après une chimio, alors qu'mes parents avaient oubliés d'venir m'chercher. J'étais tellement fatiguée, tellement malade, j'en pouvais plus d'rentrer chez moi et qu'la situation soit dix fois pire qu'à l'hôpital. J'avais craqué, tout simplement. J'avais besoin d'me lâcher, besoin d'lâcher tout c'que j'avais sur le cœur, et ça s'était traduit par une bonne grosse crise de larmes. Et puis Raph avait débarqué, d'son air nonchalant et moquer, comme d'hab. Il m'avait regardé, avait haussé les épaules, et s'était assit à mes côtés. Il m'avait demandé c'qu'il m'arrivait, et j'sais même pas pourquoi, mais j'lui avais juste tout déballé, comme ça, sans filtre. J'avais craché ma haine envers cette pseudo-famille avec laquelle j'vivais, j'avais déversé mon chagrin face à cette maladie qui m'rongeait, j'avais même évoqué combien j'espérais mourir, juste histoire d'mettre un terme à tout ça. J'lui avais dit que j'voulais qu'cette tumeur m'emporte, parce que j'en pouvais plus d'souffrir ainsi. Et bim. On était devenu ami. C'est con, un peu, beaucoup. Mais il a été l'premier à savoir tout ça sur moi, il a été l'premier à qui j'ai fais suffisamment confiance pour lui déballer tout ça — même Andreas n'y avait pas eu droit alors que, bordel, c'était mon copain. Mais c'était différent, parce que Raph était Raph, et qu'il avait jamais cherché à m'faire cracher l'morceau. Il avait juste été là, au bon endroit au bon moment. Et il avait pas eu besoin d'plus pour avoir accès à mon amitié.

« Si vous n'êtes pas en super forme, on a enfin les faire-part pour le mariage. Ca devrait illuminer votre journée ! »

La voix d'la copine du bouclé m'sortit d'mes souvenirs, et j'me détachais d'Raph, que j'étais précédemment en train de saluer, pour attraper la fameuse enveloppe que la blonde me tendait. Un immense sourire avait prit place sur mon visage, symbole de mon bonheur face à cette union. Faut dire que même si j'avais pas toujours été fan de Gaëlle, désormais, j'étais une Raëlle shipper à fond. J'les trouvais adorable ensemble, et elle rendait mon meilleur ami heureux, et c'était tout c'que j'voulais. J'me reculais un peu, jusqu'à me caler contre le comptoir de la cuisine, et m'empressais d'ouvrir l'enveloppe pour découvrir le fameux faire part. Le papier était sublime, un peu granuleux, d'une beige laiteux, le genre de papier dont je rêve lorsque j'pense au jour où j'me marierais — peut-être. L'écriture, que je reconnus comme étant celle de Gaëlle, me fit esquisser un sourire. Sourire qui se figea lorsque je lus ce qui était écrit. J'avais pas pour réputation d'être blonde, ni même naïve, ou conne. Mais j'dois avouer qu'à la première lecture, j'ai rien compris. "Gros ventre tout rond" ? C'était quoi cette blague, encore ? Les sourcils froncés, la mine intriguée, j'avais relevé le visage vers mes amis. Vraisemblablement, Flavien avait comprit de quoi il en retournait, puisque j'entendis vaguement sa voix s'exclamer à mes côtés. Mais j'l'entendais même pas réellement, j'gardais simplement mes yeux rivés sur l'bouclé, cherchant à comprendre.

« - Te fais pas plus conne que c'que tu n'es réellement, Erin, t'as très bien compris ! s'exclama-t-il, visiblement blasé d'l'air stupide qui s'affichait probablement sur mon visage.
- Tu veux dire que...? » J'ai même pas besoin de finir ma phrase que du coin d'l'œil, j'vois Gaëlle acquiescer à la supposition que je suis en train de faire. Mon regard se baisse alors sur le ventre d'la blonde, tandis qu'un sourire encore plus grand s'affiche sur mon visage. L'genre de sourire qui fait mal aux zygomatiques, mais qu'on peut pas retenir, même en essayant. Gaëlle va être maman. Gaëlle est enceinte. Putain d'bordel de merde. J'crois qu'j'ai jamais été aussi heureuse qu'à ce moment précis.

« - J'VAIS ÊTRE MARRAINE ! » 

J'peux pas m'empêcher de crier, alors que j'me précipite vers la blonde, m'abaissant juste devant elle. Un peu hésitante, tout d'même, j'dépose ma main contre le bidon un peu bombée d'la jolie Gates, un faible gloussement s'échappant d'mes lèvres. Un bébé Raëlle.
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Re: Fragment de temps [Erin, Raphaël, Gaëlle] ✻ ( Jeu 1 Sep - 0:01 )

Ravinelle
Il y a ces personnes, qui connaissent le pourquoi de vos silences et ce qu'ils signifient, qui lisent en vous comme dans un livre ouvert, qui vous voient tel que vous êtes et pas tel que vous voulez paraître, qui vous prennent comme vous êtes, qui vous connaissent de vos points les plus faibles à vos points les plus forts... (Auteur inconnu, mais c'est tellement Ravinelle, pour Raph, du moins...).


Un truc qui m’plait, entre Gaëlle et moi, c’l’fait qu’on agisse l’un envers l’autre comme on l’a toujours fait. On s’vanne comme à l’époque où nous n’étions qu’des gosses qui n’osaient pas s’avouer à eux-mêmes, et encore moins à l’autre, qu’ils craquaient un peu trop pour l’autre. On s’aime comme aux 1ers jour. Ou p’têtre pas tout à fait pareil : d’manière plus adulte, indéniablement, mais qu’a en rien atténué la force d’la passion qui nous unit l’un à l’autre. Ca doit paraître étrange d’se mettre ça dans l’crâne, quand on voit l’p’tit jeu d’taquineries qui s’met en place entre nous, dès lors qu’on est réuni. C’soir n’fait pas exception à la règle. Ca n’est pas parce qu’on est fiancé, et qu’elle porte mon enfant, qu’j’vais cesser d’la vanner ! Va falloir vous y faire, notre jeu d’débiles va s’poursuivre des années encore. « C'est de trop ça ! Deux suffisent laaargement. » La réplique d’la kiné m’arrache un rire que j’ne retiens pas, amusé par sa prétendue certitude. Rire qui s’intensifie alors qu’elle ronchonne en allant s’préparer : « Au fait.. Bonsoir mon amour ! ». Sous la consternation engendrée par l’usage d’ce surnom, ma tête échoue sur mon bras replié, s’trouvant sur la table. D’là, j’balance un : « Va t’changer, mon poussin ! », ma voix partiellement étouffée d’par ma position. Un écho d’amusement teinte mes mots, qui font référence à la manie idiote qu’ont un couple d’amis. Ils s’donnent sans arrêt des p’tits surnoms, à croire qu’ils sont incapables d’se prouver autrement qu’ils sont toujours épris l’un d’l’autre. C’qu’est tellement loin d’ma façon d’voir les choses qu’il m’est difficilement supportable d’rester plusieurs heures d’affilées en leur compagnie ! C’sur ce gros tas d’n’importe quoi qu’j’mets un terme à ma conversation avec mes neveux, qui n’sont pas plus étonnés qu’ça de c’qui vient d’se passer, tant ils sont habitués au fait qu’ça parte souvent en grand n’importe quoi, entre la blonde et moi ! « Pourquoi tu l'as déjà éteint ? J'voulais aussi leur parler, vite fait. », ronchonne ma fiancée, quand elle a enfin finie d’se préparer, en voyant qu’l’ordi est éteint, et qu’la conversation avec les p’tits Edgecombe a donc pris fin. J’me contente d’lui suggérer qu’elle les appelle en route, n’précisant pas qu’sinon, on aurait été encore plus en retard : elle connaît assez bien les gamins pour l’savoir. Nous voilà donc en route pour la soirée, et la grande annonce à faire à Flavien et à Erin.

S’retrouver chez Flavien, pour une soirée qui s’annonce sympa, c’cool. Même si notre hôte feint d’être outré par ma façon d’le saluer, ainsi qu’Erin. Erin qui, après qu’j’ai été posé c’que j’avais entre les mains, m’salue plus correctement que j’ne l’ai fait précédemment. Erin, qu’est bien l’un des rares personnes, en dehors d’ma famille, avec laquelle j’me montre facilement tactile. Mais c’Erin, c’tout, c’comme une partie d’moi, plus encore que n’le sont mes frères et sœurs. « Si vous n'êtes pas en super forme, on a enfin les faire-part pour le mariage. Ca devrait illuminer votre journée ! », finit par dire Gaëlle, attirant ainsi mon attention, pleine et entière, sur elle, qui s’attèle à la distribution des enveloppes. Nos deux comparses les prennent, non sans y aller d’leur p’tit mot : « C'est pas trop tôt ! », pour Flavien, qui s’vautre sur son canapé pour décacheter l’enveloppe, (autant dire qu’j’me prive pas pour lever les yeux au ciel, face à sa p’tite scène d’enfant pressé d’avoir enfin la date du mariage !), tandis qu’Erin s’contente d’sourire en réceptionnant l’papier. Et j’peux pas m’empêcher d’sourire en la voyant, comme un con, rien qu’en pensant qu’y’a d’longues années en arrière, j’pouvais même pas m’résoudre à accepter mes sentiments envers Gaëlle, alors d’là à m’imaginer vivre ma vie avec elle, et la voir prendre mon nom d’famille… Quel chemin parcouru ! Alors qu’les deux découvrent l’contenu d’l’enveloppe, j’adresse un p’tit clin d’œil à Gaëlle, avant d’m’adosser contre l’mur sur lequel est appuyé l’canapé. Ainsi, j’observe Erin et Flavien, m’demandant comment ils vont réagir au contenu du faire-part. « Vous vous foutez d'moi ? Un Raph ça craint dj'a mais alors deux ! », parvient à dire Flavien, après s’être pris pour l’Marsu’, et s’est rué sur moi. « Pas plus qu’deux Flavien ! », qu’j’lui rétorque, dans un murmure taquin (bah ouais, vu qu’Erin est encore en train d’faire bouillir son cerveau pour décrypter son mot, j’reste un minimum discret sur c’que signifie c’qu’elle lit !). Sauf qu’ça a assez duré, comme j’lui fais remarquer, d’une manière typiquement Edgecombienne : « Te fais pas plus conne que c'que tu n'es réellement, Erin, t'as très bien compris ! ». Non, parce qu’j’adore Erin, mais tout d’même. Bon, j’déconne, j’comprends parfaitement qu’une telle nouvelle ait d’quoi vous faire planter, j’suis passé par là y’a peu, après tout ! Plus encore quand, comme Erin, on sait qu’avoir un enfant maintenant avec Gaëlle n’était pas dans nos projets… « Tu veux dire que...?». Et là, c’la débandade : Erin est ravie pour nous, comme l’atteste sa réaction, et, plus encore, son cri du cœur : « J'VAIS ÊTRE MARRAINE ! », qu’elle laisse sortir alors qu’elle s’rend vers Gaëlle. « C’sûr qu’t’as plus d’chances d’être marraine qu’n’en a Flavien d’être parrain ! », qu’j’annonce, un grand sourire aux lèvres, m’amusant à ébouriffer les cheveux d’l’autre débile, pour bien souligner qu’j’déconne. Enfin, pour l’instant, j’dois admettre qu’avec Gaëlle, on n’a pas encore trop réfléchi à la question du parrain/marraine du mioche, donc, tout est possible à c’sujet !

C'toujours marrant d'voir les gens réagir à cette nouvelle, j'trouve. Même si, pour l'instant, y'a pas grand monde qu'est au courant : mes parents et Sharon sont les seuls à avoir été mis dans la confidence. Pour les autres, on attend encore un peu, voulant faire savoir cela petit à petit, les prochains à l'savoir seront Tim, Kattie et Gab (enfin, pas forcément dans cet ordre, bien entendu !). D'ailleurs, faudra penser à en toucher deux mots à Flavien et à Erin, qu'ils fassent pas involontairement une gaffe, s'ils viennent à croiser d'autres d'nos potes ou des Edgecombe. « Faut annoncer une invasion Edgecombienne en règle pour avoir l’droit à boire un coup, ici ? », qu’j’feins d’déplorer en m’dirigeant vers la cuisine, à la recherche d’un truc à boire. Pas forcément alcoolisé, mais juste un truc pour marquer l’coup, donc, qui change quoi !

Qu’il est étrange d’se dire qu’en cet instant précis, j’suis heureux comme j’l’ai rarement été, et qu’ça partira en fumée d’ici à quelques mois, à tel point qu’cette joie aurait des apparences d’songes et non d’réalité passée….

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Re: Fragment de temps [Erin, Raphaël, Gaëlle] ✻ ( Dim 16 Oct - 20:48 )

Fragment de temps.
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Ravinelle
Contrairement à d'habitude, il faut le dire, je suis quand même un peu plus fatiguée. Oui, c'est possible pour une marmotte telle que moi. Partir assez tôt pour cette soirée chez Flavien n'est de loin pas une mauvaise idée. D'habitude, l'heure du rendez-vous est quelque peu retardée. Pas d'énormément, bien sûr. Mais là, avec cette journée de boulot dans les pattes, je ne donne pas forcément bien cher de ma peau. Ca va encore se finir par un Raph qui va se foutre de moi, me traitant de marmotte d'une manière affectueuse avant de m'attirer contre lui, dans ses bras. Certainement l'une des occasions pour lesquelles il lui arrive de se montrer un peu plus tactile qu'en temps normal. On n'a même pas besoin d'évoquer une quelconque fatigue, il le sent et le sait. Il n'a qu'à me tirer par la main pour que je m'échoue à ses côtés. Et comme je n'ai pas envie qu'il écourte sa discussion, sa partie ou autre rien que pour qu'on rentre, c'est une sorte de compromis qu'on a passé depuis un moment. La magie de se comprendre que d'un regard est une chose qu'on a dans la peau, qui fait battre nos cœurs au même rythme. Ou même pas. Une simple attitude chez l'un est rapidement identifiée par l'autre. Pour le moment, ça va encore. Ce n'est pas le moment d'être une vraie loque et de m'asseoir sur le canapé au risque de ne plus m'en relever. Puis même, avec cette conversation avec le boss, je nous ai encore une fois, mis en retard. Merci, Gaëlle. « Va t’changer, mon poussin ! » qu'il répond à ce mon amour que je lui ai lancé. Disons que lui comme moi, on n'est pas très friands des mon chéri, mon coeur et autres surnoms bien pompeux du genre. La très grande majorité du temps, c'est Raph lorsqu'on ne délire pas comme on vient de le faire. Un peu comme un clin d'oeil ironique à ces couples qui débordent de niaiseries verbales. Certes, il y a des exceptions. Mais, elles ne vous regardent pas. Tout simplement.

Ainsi, nous voilà chez Flavien. Une bonne petite soirée qui va faire du bien à tout ce beau monde. Surtout à mon cher fiancé, lui qui bosse comme un forcené, dès à présent, pour son expo et tout ça, en ayant aménagé son petit planning pour passer du temps à la maison lorsque j'ai fini mes journées. Un homme parfait. Et c'est le mien. Il me le rappelle d'ailleurs très bien lorsqu'il use et abuse de cette capacité qu'il a de me faire planter pour un rien. color=#2F4F4F]« C'est pas trop tôt ! »[/color] que me lance Flavien, son fameux carton en main. J'ai un peu de mal à rester sur place, sur le coup et je me retiens de peu de m'assurer que tout cela n'est pas qu'un rêve en portant ma main sur mon ventre encore inexistant, tel un réflexe qui va m'assurer, par la suite, que ce n'est pas du simple délire. « Il y a eu.. quelques petits imprévus. » Une phrase d'apparence innocente que je laisse traîner tout en jetant un regard vers Raphaël. Cruelle erreur, mes joues prenant directement une teinte rosée. Une de celle qui se renforce un peu plus en voyant son sourire. Pire encore avec son clin d'oeil que j'ai intercepté après avoir lancé un rapide coup d'oeil à Erin puis à Flavien. J'en suis même à tirer sur l'une de mes manches, un peu stressée, sans doute. Je reporte alors mon attention vers les deux fameux lorsque Raph est allé contre le mur. « Vous vous foutez d'moi ? Un Raph ça craint dj'a mais alors deux ! » Une remarque qui me fait tout simplement rire, alors que je me mords la lèvre un peu plus fort, constatant qu'Erin met un peu plus de temps à comprendre le message. Je l'observe, en silence. « Pas plus qu’deux Flavien ! » Un murmure que j'entends, alors que je tourne la tête vers les deux p'tits gars présents. A voix assez basse, j'y vais aussi de mon petit commentaire. « Heureusement, le côté Gates devrait limiter la casse.. » Un énorme sourire accompagné d'une tête pseudo-innocente, j'en suis à pencher la tête sur le côté, regardant à nouveau Erin. « Te fais pas plus conne que c'que tu n'es réellement, Erin, t'as très bien compris ! » Le tact et la délicatesse Edgecombienne. Qui me fait glousser à nouveau. Depuis le temps que je les subis, j'en suis habituée. « Tu veux dire que...? » Tiens, Erin semble retrouver ses esprits. Quelques simples mots qui m'obligent à confirmer ce qu'elle tente de comprendre par un signe de tête assez appuyé. Son regard qui va trouver l'endroit où va grandir le mini me fait sourire de la même intensité qu'elle. C'est bon, elle a officiellement percuté ! « J'VAIS ÊTRE MARRAINE ! » Je tourne très rapidement la tête vers Raphaël face à ce cri qui m'amuse énormément, haussant les épaules sous le regard de mon homme. C'est une réaction typiquement féminine ! Sauf que.. Qu'il va falloir un bon nombre de mini pour contenter tous les potentiels parrains et marraines. Erin est dans la course, bien évidemment. Sans doute pour ce premier, si Raphaël le veut. D'ailleurs, je n'ai même pas le temps de reporter mon regard vers la brune qu'elle est déjà près de moi. Me doutant bien que ce geste, je vais y avoir droit par certaines personnes, cela ne me surprend pas réellement qu'elle dépose sa main sur mon ventre. J'ouvre la bouche pour lui répondre, mais la façon avec laquelle ils accueillent, tous deux, cette nouvelle, me laisse un peu sans voix.. Sans doute les premiers effets de cette grossesse qui décuple la moindre de mes émotions. Ca promet ! « C’sûr qu’t’as plus d’chances d’être marraine qu’n’en a Flavien d’être parrain ! » Merci d'avoir parler, Raph. Je peux refermer ma bouche sans qu'aucun son n'en soit sorti. Disons que je me contente simplement de profiter du sourire et de la joie qui débordent d'Erin. Bon, par une connerie à la Edgecombe, une de plus ! Je tourne alors mon regard vers ce pauvre Flavien, secouant doucement ma tête de gauche à droite pour lui montrer que je désespère aussi de cet homme. Humour, évidemment. « Vous êtes parmi les premiers à le savoir. » que j'arrive finalement à dire, tout en remettant doucement une mèche de cheveux derrière l'oreille d'Erin. Une rebelle qui a sans doute décidé de lui barrer le visage face à son empressement de venir jusqu'ici. « Faut garder ça pour vous, hein ! » Précision qui va sans doute leur être difficile à supporter, mais il le faut. Disons qu'on va annoncer la nouvelle petit à petit, à mesure qu'on voit les personnes. Après tout, c'est le genre de choses qu'il vaut mieux dire de vive-voix. La réaction de Flavien et celle d'Erin me conforte dans ce choix qu'on a fait, avec Raph. « Faut annoncer une invasion Edgecombienne en règle pour avoir l’droit à boire un coup, ici ? » Pauvre Flavien ! Il atterri à peine de cette nouvelle, il va peut-être lui falloir un peu de temps pour s'en remettre. Pour Erin aussi. En même temps, c'est compréhensible. « C'est le début de la fin, là. » Doublement même. Et oui, j'ai toujours rêvé d'une famille nombreuse pour contraster avec le calvaire qu'a été mon enfance. Donc, ce mini n'est pas le dernier. Mais aussi parce que la déshydratation menace mon homme. Et comme chez-nous, c'est un peu comme chez-eux, qu'ici on est un peu comme chez-nous, j'en profite qu'Erin se soit redressée, non sans lui sourire à nouveau, comme pour lui dire qu'elle pourra renouveller son geste par la suite, pour aller chercher quelques verres à deux pas de là où je suis. Quatre verres que je pose sur la table pile lorsque Raph revient avec de quoi boire. Il y a de tout, du coup, sur la petite table. Chacun y est allé de ses trouvailles du jour il semblerait. Et là, c'est le genre de moment, après toutes ces émotions, où j'ai un peu besoin de Raph, si bien que j'en profite qu'il soit revenu pour me glisser jusqu'à lui pour placer une main dans son dos -oui, je suis sage, moi-. « Bon ça va, vous avez encore un peu de temps pour profiter de votre tranquillité. » Pas trop non plus. Malheureusement, moins que prévu..

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Re: Fragment de temps [Erin, Raphaël, Gaëlle] ✻ ( Sam 12 Nov - 19:55 )


Fragment de temps
Ravinelle


Les soirées de ce genre, ça la foutait toujours en stresse. Pas qu’elle aimait pas ça, loin de là, au contraire même, une soirée passée entre amis, avec des petits verres dans la main et à se raconter des conneries, c’était de loin ce que la brune préférait. Mais elle avait un certain don pour se foutre à la bourre, malheureusement. Et elle était presque certaine de se prendre des remarques du genre « T’es encore en retard, Winchester! » enfin bref, le genre de truc que Raph aimait bien lui balancer pour la taquiner. En somme, elle devrait pas être stressée, en toute logique. Mais cette fois, elle avait pariée 20£ avec son meilleur pote pour lui prouver qu’elle était capable d’arriver à l’heure au moins une fois dans sa vie. De toute façon elle savait très bien qu’elle était même capable d’arriver en retard à son mariage, si mariage un jour, il y avait. Heureusement, elle pourrait pas arriver en retard à la naissance de ses gosses, c’était déjà ça. Enfin bref, vu qu’elle quittait le travail plus tôt, elle s’était occupée de nettoyer les cages de ses animaux avant de partir, et elle puait, c’était clair. Elle avait besoin d’une douche. Du coup, elle était rentrée chez elle aussi vite que Lucky Luke dégaine son flingue et s’était glissée sous le jet d’eau brûlante. Bien sûr, Erin étant ce qu’elle était, elle avait traînée, parce qu’elle adorait prendre sa douche, et que l’eau chaude, c’est la base. Cherchez pas, cette fille est bizarre. Enfin bref, elle avait trouvée le moyen de se mettre à la bourre de quelques minutes, et du coup elle était sortie comme une furie, attrapant les premières fringues à peu près potables qui lui tombaient sous la main. Et ça donnait un résultat plutôt pas mal au final. Elle se demandait ce que Flavien allait en penser. Mais, whoa, pourquoi elle se demandait ça? Merde quoi, il est en couple nan? Qu’est ce que ça peut lui faire qu’il trouve ses fringues classes ou non? Erin laissa un léger rire lui échapper. Sérieusement, elle avait de ces pensées quelques fois… Heureusement qu’elle gardait ce genre de trucs pour elle et qu’elle en parlait pas à Raph pour l’instant, parce qu’il pourrait pas s’empêcher de la charger. Et de bien lui faire comprendre qu’elle avait aucune chance vu que Millicent était dans la place. C’te fille d’ailleurs… Erin l’aimait pas tellement pour être honnête, et elle espérait qu’elle serait pas là ce soir. Surtout qu’elle était du genre à débarquer à l’improviste pour dire « Eh, Flav c’est mon mec, c’est ma propriété! » C’est bon, calme, on va pas le passer au four, ton mec, sérieux. Mais bon, c’était pas vraiment la peine de penser à ça là, maintenant.

Enfin bon, Erin avait réussit à rattraper son retard avec cette petite feinte de garde robe, mais il fallait encore qu’elle passe en supérette pour acheter de quoi boire. Elle était pas spécialement alcool, disons qu’elle en buvait pas jusqu’à finir complètement bourrée et pas se rappeler de ce qu’elle avait put faire dans la soirée, mais un verre de temps en temps, elle appréciait. Et puis, c’était une soirée entre potes, alors elle risquait pas grand chose, même si elle était complètement torchée. Ce qui serait bien la première cuite de sa vie. Elle avait achetée deux bouteilles de vin blanc, parce que c’était le seul qu’elle aimait, et une autre de tequila. Les shots de tequila, y a que ça de vrai, de toute façon. Puis elle s’était direct rendue chez Flav, avant de frapper à sa porte. D’ailleurs, c’est lui qui ouvrit la porte, et visiblement, il était tout seul. Un sourire effleura les lèvres de la brune. Elle avait gagnée son pari, elle était à l’heure, et Raph lui devait 20£. Comme quoi, quand elle le voulait, elle savait être ponctuelle. Elle était rentrée dans l’appartement, et avait posée ses affaires quelque part, sans vraiment faire gaffe où, en fait. Comme d’habitude. Fallait pas s’étonner qu’elle arrive pas à retrouver certains trucs dans son propre appartement tellement elle était bordélique. Mais c’était rangé hein, elle savait juste pas où, parce qu’elle posait les choses sans faire gaffe. En tout cas, l’autre était pas là, et ça c’était cool. Erin serait pas obligée de faire gaffe à tout ce qu’elle dit sous peine de provoquer une mini crise de jalousie pas du tout justifiée de son point de vue. C’est vrai quoi, elle avait jamais fait d’avance à Flav, ou quoique ce soit. Elle le traitait comme un pote, parce que c’était ce qu’il était. Bon, ok, peut être pas de la même manière que Raph, mais ça c’était encore autre chose. Raph, c’est différent, c’est son meilleur pote, ils ont traversés tout un tas de choses ensembles, alors forcément… Cette nana c’était juste une jalouse hystérique, sans déconner, même si elle le cachait bien. Mais ses regards ne mentaient pas. Enfin, Erin se sentait bizarre, là, de suite. Elle sentait comme une tension dans la pièce qu’elle savait pas vraiment expliquer. Flavien finit par proposer à la brune de s’asseoir, ce qu’elle s’empresse de faire, laissant la place à un silence pesant et carrément étrange. Elle savait pas quoi dire en fait, et visiblement lui non plus, c’était bizarre. Heureusement, ce moment étrange ne dura pas plus de quelques minutes, et le reste de la bande débarqua enfin, déclenchant un élan de soulagement chez la dresseuse. Soulagement qui se transforma en rire quand elle vit le brun se précipiter à la porte pour aller leur ouvrir.

Erin est contente de retrouver Raph, et d’ailleurs le sourire qui s’affiche sur ses lèvres le montre bien. Toujours aussi débile, celui là! Mais c’est pour ça qu’elle l’adore, parce qu’il peut pas s’empêcher de faire le con, tellement, qu’on a l’impression qu’il prend rien au sérieux. Enfin, ça c’est quand on le connait pas, parce que la brune savait très bien que c’était pas le cas. Et elle trouvait même qu’il prenait un peu trop de choses au sérieux à son goût mais bon, il était comme ça. En tout cas, quand elle avait envie de déconner, de parler, ou de jouer la maman poule, elle savait qui aller chercher. Gaëlle annonça alors que les fair-parts du mariage étaient prêts et, excitée comme une petite puce, Erin saisit l’enveloppe qu’elle lui tendait, impatiente d’en voir le résultat. D’ailleurs, elle ne se fit pas privée pour l’ouvrir et en sortir le contenue. Contenue qui était tout simplement splendide, il fallait le dire. C’était un travail de fou qu’ils avaient fais là, rien que de voir ça, elle était encore plus excitée. Son regard se posa alors sur l’écriture fine de la blonde et… Bah sur le coup, c’était plutôt elle qui était blonde. Elle avait pas tout capté là, et ça l’avait un peu déboussolée, pour être tout à fait honnête. La brune releva ses yeux vers ses amis, un sourcil relevé montrant qu’elle comprenait que dalle là. Elle était un peu perdue. Enfin, elle avait comprit hein, elle était pas complètement débile non plus, mais elle avait du mal à y croire. Ou alors c’était le choc. Ouais, certainement. En tout cas, après le choc passé, Erin ne patienta pas plus que ça avant d’exprimer son énorme joie face à cette nouvelle qui était juste totalement épique. Elle s’avance vers Gaëlle pour toucher son petit bidou, parce qu’il faut bien qu’elle l’avoue, ça l’intrigue quand même un peu. « C’sûr qu’t’as plus d’chances d’être marraine qu’n’en a Flavien d’être parrain ! » Erin sourit, en se redressant, et hausse doucement les épaules, l’air de dire normal, j’suis la meilleure, et je le sais. Chose qu’elle dira jamais à voix haute, déjà parce qu’elle le pensait pas, et puis, c’était un peu méchant, non? « Vous êtes parmi les premiers à le savoir. » Ah ouais? Ben ça, c’était un truc plutôt cool, il fallait le dire. Erin se tourna alors vers Flavien, et leva sa main en l’air en la tendant vers lui. « Tape m’en cinq, Flav, on est dans la confidence! » Bon, ils allaient pas tarder à ne plus être les seuls à y être, c’était certain ça, mais pour l’instant, c’était le cas, donc ils pouvaient en profiter, et s’en venter un peu entre eux. « Faut garder ça pour vous, hein ! » Erin prit un air offusqué, l’air vraiment choquée que Gaëlle puisse penser qu’elle soit aussi puérile. En fait elle l’était, elle le savait, et c’est bien pour ça qu’elle ne tarda pas à pouffer de rire comme une gamine. Décidément, c’était impossible de la changer. Mais la brune reprit tout de même son sérieux. « Promis, on dira rien. J’suis aussi muette qu’une tombe. » Quand elle veut, bien sûr, mais là, elle avait pas de raison de pas garder le secret. « Faut annoncer une invasion Edgecombienne en règle pour avoir l’droit à boire un coup, ici ? » Erin leva les yeux au ciel avant de se laisser retomber sur le siège qu’elle avait abandonnée quelques minutes plus tôt. Son instant d’hystérie était un peu retombé, et elle avait besoin de s’asseoir. « Dans la cuisine, faut qu’au bouge ton cul Raph, désolée. » Le brun étant déjà partit, Gaëlle s’occupe des verres qu’elle pose sur la table, dos à Erin. Du coup, la brune fait tourner son siège, avec un peu de mal, parce qu’il est initialement pas fait pour ça, mais elle y arrive. Et le temps qu’elle se retrouve face à la table, Raph est de retour avec les boissons. Erin tendit les bras pour attraper les bouteilles, s’auto-proclament serveuse de la soirée, alors que la blonde allait rejoindre son homme. « Bon ça va, vous avez encore un peu de temps pour profiter de votre tranquillité. » La tranquillité… Ouais, enfin, Erin en avait pas tellement au final. Elle était peut être tranquille avec son boulot, et elle s’était peut être barrée de chez ses parents, mais y avait toujours ce problème du Flav m’intrigue et je sais pas quoi en faire. C’était carrément frustrant. Mais bon, c’était pas vraiment le moment de parler de ça, étant donner que ce monsieur était dans la même pièce, là, tout de suite. Pas la peine de foutre un malaise direct. « Ouais, ben j’en veux pas trop, j’veux savoir la tête qu’il aura ce petit bout! » Ça oui, elle voulait le voir, ce gosse, et vite vite vite! Bon, elle savait qu’il était pas possible d’accélérer le processus, mais elle espérait vraiment que le temps allait passer à une vitesse folle. La brune ouvrit alors les bouteilles, avant de se tourner vers ses potes avec un grand sourire. « Bon, qui veut quoi? Faut bien qu’on trinque pour fêter ça! Mais pas d’alcool pour toi Gaëlle, sinon je t’égorge pour te faire tout recracher. » T’façon, ils avaient pas le choix. Erin était même capable de faire la fête toute la nuit tellement la nouvelle était cool. Un mini-Raëlle, ils allaient tous devenir dingue, les parents les premiers, mais bon, ça leur donnera le sourire quand même.
AVENGEDINCHAINS

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