Le destin est un caméléon agrippé à la branche d'un arbre; un petit bruit suffit à le faire changer de couleur. [Jaiden]

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Le destin est un caméléon agrippé à la branche d'un arbre; un petit bruit suffit à le faire changer de couleur. [Jaiden] ✻ ( Lun 12 Sep - 21:21 )

Aiden ∞ Jean
2am, where do I begin ? Crying off my face again. The silent sound of loneliness wants to follow me to bed. I'm the ghost of a girl that I want to be most. I'm the shell of a girl that I used to know well. Broken pieces of a barely breathing story where there once was love. Now there's only me & the lonely... Dancing slowly in an empty room, I sing myself a quiet lullaby & let the lonely in to take my heart again...


Mardi 13 Septembre – Milieu d’après-midi :

Le soleil qui brille encore dans le ciel, en ce mois de septembre, n’a pas l’occasion de se refléter sur une chevelure arc-en-ciel, qui a tendance à ne pas passer inaperçue, dans les rues de Cap Harbor. Et pour cause : les couleurs en tout genre ont déserté la crinière de Jean, depuis maintenant une semaine. C’est ainsi que la jeune globe-trotteuse revêt son brun naturel, pour la 1ère fois depuis ses 17 ans. Non pas par envie de suivre la norme et de se fondre dans la masse. Juste par tristesse. Parce que Jean est perdue, et même les couleurs ne lui rendent plus un sourire un minimum crédible. Alors, la jeune femme est redevenue brune, elle qui avait tellement désiré égayer un peu la vie des autres, et aussi la sienne, à travers son excentricité. Elle qui avait tenté, en dissimulant sa couleur naturelle, de faire disparaître toute trace de ressemblance entre elle et son père, mais aussi son frère, a tout stoppé. Les miroirs, elle les fuit, tout comme ses teintures. Les seules touches de couleurs qui subsistent sont ses yeux vairons, qu’elle refuse de dissimuler sous des lentilles, et ses ongles, reflet de son âme d’artiste et de sa passion pour le nail-art. Qu’est-ce qui a entraîné un tel changement en elle ? La vie, tout simplement. La vie qui s’en est pris, de manière brutale, à Arthur, son meilleur ami depuis toujours, le clouant dans un fauteuil qu’il exècre. La vie, qui est en passe de lui prendre sa mère, malade depuis des années à présent. La vie, qui lui a ôté, dans l’été, une des rares amies qu’elle avait réussi à se faire à Madagascar, emportée par une balle perdue, lors d’une rixe qui ne la concernait même pas. La vie, que Jean ne cherche même plus à comprendre. N’allez cependant pas la croire suicidaire ou autre conneries de ce genre, Jean, elle n’est pas comme ça. C’est juste qu’elle a baissé les bras, arrêté de puiser en elle pour distribuer la bonne humeur qu’elle pouvait y trouver, et commencé à devenir tristement réaliste. Elle sourit encore. Parfois. De manière moins chaleureuse qu’autrefois. Toute son énergie, elle la consacre à rebooster Arthur, et à rassurer sa mère quant à la vie qu’elle mène.

Le soleil brille encore dans le ciel, et pourtant, il n’illumine pas le cœur de Jean, bien loin de là. La jeune souffleuse de verre, ne supportant plus la vie qu’elle menait jusqu’à alors, a quitté l’emploi qu’elle occupait jusqu’à présent dans la boutique de Loan. A défaut de pouvoir quitter Cap Harbor et de repartir à zéro ailleurs, elle a effectué un changement professionnel. Elle ne pouvait pas, après tout, laisser Arthur ici, car même si celui-ci a un caractère de cochon en ce moment, elle refuse de le laisser. Elle continue toujours à souffler du verre, bien entendu, il s’agit de sa passion, elle ne va pas l’abandonner comme ça. C’est juste pour son petit boulot « à côté » que les choses ont changé. Comme il lui fallait un petit quelque chose, pour lui changer les idées, et lui éviter d’être toute la semaine dans son atelier, avec l’absence criante d’Arthur, elle a accepté une proposition faite par un de ses amis. Un type qu’elle a rencontrée dans la troupe de théâtre de la ville, avec qui elle a rapidement accroché. Un mec qui a enfin eu les fonds nécessaires pour ouvrir sa boutique, désirant être, depuis de longues années, fleuriste à son compte. C’est ainsi que deux jours par semaines, Jean va bosser pour lui : le mardi et le samedi. Le reste du temps, quand elle n’est pas en train d’essayer de remotiver Arthur ou à être au chevet de sa mère, elle souffle du verre. Certaines de ses créations sont d’ailleurs en vente chez son ami fleuriste, celui-ci s’en servant comme vases, pour mettre en avant ses compositions, et sont vendues avec. D’autres, par contre, servent uniquement à la décoration des lieux. On trouve sans peine quelques cartes pro’ de la jeune femme dans la boutique, le gérant des lieux vantant sans mal les mérites de sa complice.

La jeune femme sort brièvement de l’arrière-boutique, dans laquelle elle est en train de faire une composition, pour aller mettre de la musique, en fond sonore discret, dans la boutique. C’est ainsi qu’un titre malgache, sur son portable, branché sur haut-parleurs, finit par résonner dans les lieux. Cette manie n’étonne même pas son patron et ami, habitué qu’il est au fait qu’elle n’aime pas vraiment le silence. Et sachant surtout que, comme elle n’a pas pu partir cet été, c’est une manière pour elle de renouer avec une partie de ses origines qui lui manquent tellement. Elle aurait pu partir, ça, elle le sait. Mais, une fois encore, elle n’a pas voulu s’octroyer des vacances alors qu’Arthur devait s’habituer à une vie entièrement basculée. Et puis, il faut avouer que le gérant a des origines malgaches, même s’il n’a pas eu la chance de grandir là-bas, alors il aime bien entendre de telles musiques résonner dans sa boutique. C’est d’ailleurs cet amour, qu’ils portent tous les deux pour l’Afrique, mais aussi le fait qu’ils aient (et aiment) voyager, qui les ont rapprochés, à l’origine. Et c’est ensemble qu’ils ont décorés les lieux, qui est ainsi un beau melting-pot des arts de tout ce qui peut se faire dans le monde, mélangés dans une belle harmonie. On y trouve aussi quelques créations de Raphaël, Jean ayant fait sa promo auprès de son patron. Ouvert depuis mi-juillet, ce fleuriste attire, mine de rien, pas mal de gens. Et c’est depuis son ouverture que Jean y travaille, même si la collaboration des deux amis aurait dû s’arrêter, une fois la boutique ouverte, Jean ne devant aider qu’à la déco. Mais la vie a fait que… Et peut-être bien que la vie a bien fait, mine de rien…

Son comparse et patron ne perd pas Jean de l’œil, alors qu’elle retourne à sa composition. Il ne le dit pas, mais il s’inquiète pour elle. Elle a commencé, quelques jours après l’accident d’Arthur, à s’habiller de manière plus « commune » (pour preuve, aujourd’hui, elle a un simple débardeur à l’effigie de Star et un jean quelconque), et, à présent, elle est brune. Cela ne ressemble pas à la Jean qu’il connaît, à celle qui est son amie. Il aimerait lui rendre son sourire d’antan, et ses couleurs si farfelues. Mais ce rôle ne lui reviendra pas, il l’ignore encore, mais il appartient à un client de sa boutique, qui vient tous les mardis, presque à la même heure, rien que pour pouvoir voir Jean.

D’ailleurs, ce client ne déroge pas à ses habitudes, et fait enfin son apparition dans sa boutique. Ce qui lui arrache un sourire. Bien entendu, qu’il a remarqué ce petit manège auquel le jeune homme se prête. Comment ne pas le voir ? Si nous ne sommes pas Jean, et qu’on ne prête pas qu’une infime attention au monde qui nous entoure, bien entendu ! L’ami de Jean a fortement été amusé lorsque, durant les 15 derniers jours, ce client est venu, comme à son habitude, mais est reparti sans rien acheter. Etrangement. Mais le passionné de théâtre n’est pas dupe : le fait que son amie ait été en vacances à ce moment-là explique bien des choses. « Jean, tu pourrais venir s’il-te-plaît ? Y’a pas mal de monde dans la boutique ! », demande-t-il. Bien entendu, ça l’arrange rudement bien, qu’il y ait en effet plusieurs clients présents, certains observant encore les fleurs et plantes présentes, tandis que d’autres semblent avoir fait leur choix… « Je prépare la commande de…. », rétorque Jean, depuis l’arrière-boutique, bientôt interrompue par son patron : « Tu termineras après, elle vient la chercher ce soir ! ». Un léger « OK ! » lui provient en réponse, avant que, quelques secondes plus tard, Jean ne débarque enfin dans la boutique, sa longue crinière brune noué en un chignon fait à la va-vite. D’un petit bonjour, elle salue les personnes présentes, puis va prendre place derrière la caisse, qui est bientôt prise d’assaut par une petite vieille, qui ne cesse de pérorer sur sa vie, alors que la jeune femme l’encaisse. Cela ne dérange guère Jean, qui se contente de placer quelques onomatopées de ci, de là, pour feindre de suivre ce qui se passe. Elle ne réagit vraiment que lorsque la petite mamie face à elle lui sort, après avoir été encaissée, un petit : « Votre patron m’a dit que c’est vous qui aviez fait ce vase », en désignant celui qui accompagne les fleurs achetées, « je voulais vous féliciter. Mon mari – paix à son âme – soufflait aussi le verre. », qu’elle ponctue d’un petit sourire. Jean esquisse à son tour un sourire, rempli de fierté, avant de répondre un « Merci ! », gêné. La conversation se poursuit quelques minutes autour du soufflage de verre, avant que la cliente ne finisse par partir, remarquant que la boutique contient encore quelques clients qui aimeraient effectuer leurs achats. « Arrête d’avoir ce sourire niais ! », ronchonne Jean, en avisant que le regard de son ami est rivé sur elle, celui-ci désirant observer comment va se dérouler le prochain achat d’Aiden. « Bonjour ! », lance-t-elle à celui-ci, lorsqu’il avance vers elle. « Vous voulez la même chose que d’habitude, je suppose ? » lui demande-t-elle. Et oui, elle a bien remarqué qu’il venait régulièrement ici, et prenait toujours la même chose, bien qu’elle ne se doute nullement des motivations de l’étudiant, à adopter une telle routine. Jean ne peut en effet pas imaginer qu’à l’image du tatouage qu’elle arbore sur son bras droit (inspiré d’une expression malgache), Aiden a de fortes chances d’être le bruit qui va, non pas la faire changer de couleur, mais les lui rendre, à elle, le petit caméléon, agrippé à sa branche de désarroi.

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Re: Le destin est un caméléon agrippé à la branche d'un arbre; un petit bruit suffit à le faire changer de couleur. [Jaiden] ✻ ( Dim 25 Sep - 1:46 )


Le destin est un caméléon..
JAIDEN
A rose can never be a sunflower and a sunflower can never be a rose. All flowers are beautiful in their own way, and that's like women too.. And today, I smile. I smile because I have no idea what's going on..

Les cours reprennent bientôt. Les dernières années. Un peu de courage, mon vieux ! Enfin, elles commencent à pointer le bout de leur nez.. Ce n'est pas le moment de se laisser aller. Bien au contraire. L'ambition, ça a l'air d'être un truc qu'on cultive dans la famille. Il n'y a qu'à voir la place qu'occupe mon très cher père -saisissez l'ironie- pour s'en rendre compte. Dire que j'ai failli suivre ses traces dans ce monde de corruption.. Shane avait raison à son sujet. Cela ne fait même plus l'ombre du moindre doute. Mais là, très clairement, je n'ai même pas le temps de penser à cette pourriture politique puisque je me fais, tout bonnement, martyrisé par cette troupe de jeunes malades que je fréquente au quotidien, bossant au service de pédiatrie de l'hôpital. En plus, je suis tout seul aujourd'hui. Pas de Cameron pour prendre le rôle du clown de service, pas de Charlie et ses délicieuses crêpes, pas même de Jason pour m'épauler dans cette douloureuse épreuve. Non, je dois subir, comme un grand, cette attaque de cowboys attaquant les indiens et qui trouvent bien sympa de me prendre comme cheval de combat. Cela doit faire une bonne heure que les cavaliers sur mon dos changent jusqu'à ce que je finisse tout simplement à genoux, la petite Lydie accrochée à moi comme un koala qui fête son anniversaire aujourd'hui. « Ok, ok.. Dites, le p'tit doigt de votre super poney méga trop beau m'a dit qu'votre goûter est prêt. » Mon regard, qui passe sur chacun de ces cowboys en devenir remonte, dans la foulée, vers Ginny, l'infirmière qui s'est occupée de dresser la table. Je sais que les parents de la p'tite ne vont plus tarder pour lui apporter quelques cadeaux. Le mien trône déjà près de son assiette de princesse toute rose. Un beau cadeau que j'ai pris soin d'aller lui chercher tout en lui disant qu'il est de la part de tous ses camarades de jeu, de même que de ceux n'ayant pas la possibilité de sortir de leurs chambres et ce, pour diverses raisons. Ma journée de travail est déjà terminée depuis un moment. Mais, comment refuser à une petite, telle que Lydie, de ne pas rester un peu plus longtemps pour jouer avec eux ? « Le dernier à table est un cowboy raté ! » que je lance alors, tout en m'y dirigeant moi aussi. Et comme je n'ai pas envie que l'un d'eux se trouve être un raté, c'est moi qui hérite du rôle. « Et ça vous amuse, hein.. » C'est avec un grand sourire que je laisse la place d'animateur d'anniversaire aux parents de la petite quelques instants plus tard. Prenant congé de la bande de l'ouest, je me fais rattraper par Ginny au détour du long couloir. « Hey, Aiden. » Jetant un regard vers ma montre, je secoue doucement la tête de gauche à droite tout en me tournant vers cette grande pousse blonde. La tête suffisamment haute pour la dominer par la taille, mes yeux se plissent doucement me doutant très bien de l'idée qui a germé dans sa p'tite caboche. Dans un contexte un peu moins.. Récent, j'aurai pu passer à l'attaque à cet instant précis. Je le sais. Et elle aussi. Mais, je me contente simplement de la regarder, attendant qu'elle daigne poursuivre. « On pourrait peut-être se voir, ce soir ? » L'un de mes sourcils se hausse, surpris de l'audace que la timide brindille semble avoir accumulé à force de travailler par ici. Il n'y a que quelques mois de ça, elle rougissait comme pas possible pour un simple bonjour. Inutile de préciser que cette jeune demoiselle, aussi charmante soit-elle, n'a pas encore eu l'occasion de passer la moindre soirée en ma compagnie. Tournant ma tête de gauche à droite plusieurs fois, cette proposition est tout simplement impossible. Pourquoi ? Parce qu'on est mardi. Et que ce jour-là, un étrange rituel s'est instauré depuis plusieurs semaines. « Impossible. » Réponse des plus simples et qui a le mérite d'être très claire. Je n'ose même pas lui adresser un regard pour voir cette moue déçue qu'elle m'adresse. Tournant les talons, je sors les clés de ma voiture de ma poche tout en m'éloignant. « Demain, peut-être. » J'ai bien dit peut-être. Il faut dire que cette autre fleur des plus colorées -non, je ne sais pas qu'elle ne les a plus ! Suivez un peu, je ne l'ai pas vu depuis son départ en vacances- me trouble bien trop ces derniers temps. Les rares femmes qui trouvent grâce à mes yeux me paraissent tellement ternes à côté d'elle.

M'installant dans ma belle Audi, je prends le temps de me poser quelques minutes. Après tout, la journée a été bien longue. L'un des patients a, malheureusement, eu quelques complications ce matin. Des images qui ne partent pas. Soupirant, je me mets en route direction ce fleuriste un peu à l'écart de la ville. Endroit que je fréquente, tous les mardis et presque à la même heure. Pourquoi ? Simplement pour la voir. Je ne sais rien d'elle. Juste qu'elle s'appelle Jean, qu'elle a l'air de voir la vie en couleurs, que son léger sourire qu'elle arbore habituellement est bien trop hypnotisant et qu'elle ne bosse pas chez ce fleuriste tous les jours. Voilà pourquoi je ne dérogerai pour rien au monde à ce rendez-vous devenu hebdomadaire pour mon plus grand plaisir. Si j'aime les fleurs ? Je n'irai pas à dire que je suis dingue de ce genre de choses. Mais, elles ne me dérangent de loin pas. Surtout que je commence à en avoir une petite collection, à la maison. Une fleur par semaine, ça va vite dans ce vase improvisé. D'autant plus que je ne les offre à personne. Elles restent dans ma chambre. Jamais je n'offrirai l'une de ces fleurs, provenant de cette boutique et servies par cette jeune femme à une autre. N'en prendre qu'une, chaque semaine, ne me coûte que quelques dollars. Mais, ce prix à payer n'est de loin pas un obstacle à cette habitude qui commence à s'ancrer de semaine en semaine et qui m'a, je le reconnais, sans doute manquer ces dernières semaines. Elle a aussi le droit à des vacances, bien entendu. Une petite voix en moi me dit que je devrai sans doute être un peu déçu qu'elle ne m'ait pas prévenu de son absence. Qu'importe. On ne se connait pas suffisamment, après tout, pour qu'elle me parle de ses plans à venir. Et c'est assez fou de se dire que je me suis bien fait avoir pour le coup, lorsque je m'y suis rendu comme si de rien était, pour ne pas la voir. De quoi se faire bien griller par le patron des lieux. Quelle classe.. J'aurais dû faire comme toujours, prendre cette même fleur. Mais non. Il a fallu que je sorte de l'endroit les mains vides. Du grand n'importe quoi.

Alors que je suis garé face à la vitrine si bien décorée de cette boutique, j'en profite pour tenter de m'assurer qu'elle est de retour. Malheureusement pour moi, soit elle semble être encore en vacances, soit elle doit se trouver dans l'arrière-boutique. La Aiden, super fier de lui et qui n'a besoin que de sourire pour avoir ce qu'il veut, semble s'être à nouveau fait la malle. Il n'y a que face à elle que je suis incapable de trouver la bonne parade pour attirer son attention vers moi. Il n'y a que face à elle que je ne sais, tout simplement pas quoi dire ni quoi faire pour paraître intéressant à ses yeux. Une incapacité qui m'intrigue, forcément. Mais qui m'effraie assez aussi. Soupirant à nouveau, je sors de ma voiture pour traverser la route en vitesse, tout en évitant de me faire écraser. Ce serait très con d'arriver en format crêpe face à cet arc-en-ciel vivant. Il y a déjà pas mal de personnes, pas de traces de couleurs en vue. Je décide, cette fois pourtant, de rester sur place pour prendre cette fameuse fleur. Si je peux au moins en profiter pour faire diversion, ce n'est pas plus mal. Sauf que le grand homme, tout en manipulant et en donnant vie à une belle composition florale, s'éloigne un peu pour lancer un [color:e4dd=f21b1b]« Jean, tu pourrais venir s’il-te-plaît ? Y’a pas mal de monde dans la boutique ! » qui ne m'échappe pas. Passant l'une de mes mains dans mes cheveux, je suis bien soulagé de savoir que je n'ai pas à attendre une semaine de plus sans savoir si elle n'est tout simplement pas partie de là. Un sourire m'échappe. Lui, par contre, est toujours en service. C'est déjà pas trop mal. Surtout qu'elle arrive. Je fais genre de m'intéresser aux fleurs près de moi, répondant vaguement à son timide bonjour en chœur avec les autres personnes présentes. Finalement, mon regard ne tarde plus bien longtemps à se fixer sur elle alors qu'elle s'occupe d'une femme d'un âge certain. Et là, une chose me saute à la figure en même temps que je me traite d'idiot de ne pas l'avoir aperçu à son arrivée. Ses si belles couleurs ne sont plus présentes. Sa chevelure semble avoir retrouvé sa couleur d'origine -bien belle, cela dit en passant, mais si loin de la folie colorée dont elle m'avait habitué-. Ma tête se penche légèrement sur le côté, alors que je tends l'oreille sur ce qu'il se dit devant moi. « Votre patron m’a dit que c’est vous qui aviez fait ce vase. Je voulais vous féliciter. Mon mari – paix à son âme – soufflait aussi le verre. » Je souris un peu plus. Cette précision-là, je l'avais déjà quelque peu sentie en la voyant, à quelques reprises, prendre le temps de remplacer ces mêmes vases ou les mettre dans un angle différent. Ainsi, ces créations sont les siennes. Mon attention dérive doucement vers ces grands murs décorés, alors que mon oreille capte une nouvelle chanson qui commence à se jouer. L'ambiance dans cet endroit rend les choses encore plus intrigantes et agréables. Finalement, je les laisse finir de converser sans laisser traîner ma curiosité plus que nécessaire. J'en suis même à me perdre, un instant, sur l'un de ces vases qui ressemble étrangement à l'un de ceux de ma mère avant de revenir à moi pour ouvrir et tenir la porte à cette dame, partant les bras chargés. Son remerciement enjoué agrandit un peu plus mon sourire. « Bonjour ! » qu'elle me dit alors que je m'avance vers elle. Malgré ses vacances, elle ne semble pas plus reposée. Bien au contraire. Une constatation qui me ferait presque grincer des dents si je ne devais pas lui répondre. « Bonjour. » Là aussi, c'est simple, mais plutôt efficace. « Vous voulez la même chose que d’habitude, je suppose ? » J'acquiesce d'un signe de la tête. Oui, toujours la même fleur. Toujours. A ceci près qu'aujourd'hui, j'ai bien autre chose en tête à lui demander. « S'il vous plait, oui. » Ah la politesse. Il parait que ça peut changer la donne. Mais, je ne joue pas un rôle face à cette jeune femme. Après tout, elle me déstabilise assez et suffisamment pour que ce masque que j'arbore habituellement face à ces autres semble s'être brisé, ni plus ni moins. Avant qu'elle ne parte s'occuper de cette demande, j'ajoute dans la foulée. « Et un café. » Non, je ne me trompe pas d'endroit. Disons que sur le coup, c'est la seule façon que j'ai trouvé pour lui faire comprendre que j'ai dans l'idée de l'inviter à boire un verre. Un café ou n'importe quoi d'autre, bien entendu. J'en souris du bout des lèvres tout en la regardant. C'est une voix masculine, celle de son patron, qui me fait tourner la tête vers lui. [color:e4dd=f21b1b]« Dis donc, Jean. Il serait temps que tu prennes une petite pause, non ? » Reportant mon regard amusé face à ce coup du sort (ou pas si hasardeux que ça) sur cet arc-en-ciel sans couleurs, il est rapidement teinté d'amusement et comme si cela pouvait l'inciter à accepter cette invitation, j'ajoute. « C'est moi qui invite. » Une précision qui n'a, finalement, pas à être donnée tant elle me parait plus que normale. Aller, un petit sourire pour accompagner ce complot hautement masculin, et je la laisse réfléchir à cette proposition tout en s'occupant de ma fameuse fleur.


© Pando
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Re: Le destin est un caméléon agrippé à la branche d'un arbre; un petit bruit suffit à le faire changer de couleur. [Jaiden] ✻ ( Lun 24 Oct - 18:42 )

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Mardi 13 Septembre – Milieu d’après-midi :

Un léger sourire de politesse est collé sur les lèvres de l’ancienne arc-en-ciel. Mais ce sourire – factice – n’attend pas ses yeux, n’illuminant pas le moins du monde son regard qui peut en dérouter plus d’un. Jean est devenue ce qu’elle a toujours exécré jusqu’à présent : un mouton. Qui suit les dictas de la société et les codes imposés par celle-ci. Se montrer polie en tant que vendeuse, c’est ce qu’on attend d’elle. C’est donc ce qu’elle fait. Le « Bonjour. », Jean ne l’entend presque pas, tant elle agit en automate. N’ayant pas vraiment envie de s’impliquer plus que nécessaire dans son boulot, elle fait le strict minimum. Toujours d’un ton banalement polie, elle interroge le jeune homme pour savoir s’il veut la même fleur que d’habitude. A défaut d’ouvrir assez les yeux pour comprendre que le jeune brun ne vient ici que pour la voir, Jean a au moins remarqué qu’il achetait toujours la même chose. Un hochement de tête positif du jeune homme indique à Jean qu’il ne dérogera pas aujourd’hui à son habitude. La souffleuse de verre lui jette un bref coup d’œil, ne pouvant s’empêcher de se demander pourquoi il vient ici toutes les semaines, et à quoi cette fleur sert. Etant donné qu’il prend la peine d’en prendre une aussi régulièrement que cela, c’est bien que ça doit être quelque chose d’important, pour lui. Mais l’interrogation de Jean ne reste pas longtemps dans son esprit. Trop terre-à-terre pour ça, depuis quelques semaines, maintenant. En temps normal, elle se serait sans doute amusée à s’imaginer la vie possible de ce mystérieux jeune homme. Mais plus maintenant. Son imagination ne reste vivace que pour son Art. En dehors de cela, elle ne se prend plus la tête. Ce monde est bien trop dur pour elle, bien plus qu’elle ne le pensait, alors même que l’horreur de la vie, elle l’a vu, dès son plus jeune âge, en vivant dans plusieurs pays Africains. Elle a essayé, farouchement, de s’en préserver, et d’en préserver les gens qu’elle aimait. Force est de constater qu’elle a échouée. Alors elle cesse de lutter, et se laisse ternir par la grisaille de l’Humanité, ne luttant même plus, ne cherchant plus à se distinguer de la masse terne et vide. « S'il vous plait, oui. », ajoute le jeune homme, alors que les pensées de Jean ont déjà cessées de s’interroger sur celui qui lui fait face. Elle est retournée en mode pilotage automatique, à tel point qu’elle en est déjà à penser à tout ce qu’elle va devoir faire pour réaliser la commande de ce client. Un vrai robot. « Et un café. », ajoute l’inconnu, alors que Jean s’apprêtait à aller chercher la fleur et la préparer pour la vente. Se figeant, elle coulisse son regard dans sa direction, arquant les sourcils sous la surprise. Elle se demande clairement ce qui se passe, pour le coup, peu habituée à recevoir de telles propositions. En dépit de ses couleurs farfelues, qu’elle a portée de longues années durant, Jean, elle a plutôt été habituée à passer inaperçue aux yeux des gens, et tout particulièrement de la gente masculine. Bon, il faut aussi avouer qu’elle n’a jamais vraiment ouvert les yeux, dès lors qu’elle a décidé de fermer son cœur, suite à l’infidélité de Noé. Et, par la suite, disons qu’elle a fait la rencontre de Siegfried, ce qui fait qu’elle a encore moins eu de raisons de chercher à comprendre ce qui pouvait bien se passer autour d’elle. Non parce qu’elle est amoureuse de l’homme qu’elle a épousé, ni parce qu’elle lui a juré fidélité. Ils ne sont qu’un couple factice, rappelons-le. Mais c’est justement que depuis qu’ils se sont rencontrés à Vegas, elle a encore moins à se soucier des hommes, si tant est que certains tentent de la séduire. Plutôt aveugle à ces choses-là, Jean les remarque rarement, et quand elle en prend conscience, elle ne tarde pas à calmer les ardeurs de l’homme lui faisant face en lui parlant de son mari, voire parfois en appelant Siegfried, pour qu’il vienne de lui-même. C’est plutôt rare qu’elle ait besoin d’attendre que Sieg’ arrive, l’autre lâche vite l’affaire. Tout cela pour dire que Jean est peu habituée à vivre une telle scène, et ne comprend donc guère ce qui se passe. Disons qu’elle est surtout en train de se demander, comme à chaque fois qu’elle fait face à une telle situation, ce qui a pu attirer sur elle l’attention de l’individu lui faisant face. Et aujourd’hui ne fait pas exception à la règle. On ne dirait pas comme ça, mais Jean, elle a appris à observer les êtres humains. Elle observe, bien plus qu’elle ne parle, depuis toujours. Elle n’est pas une experte, mais elle parvient à capter quelques traits de caractère des gens, à les regarder quand elle les croise. Il faut bien, de toute façon, pour qu’elle puisse savoir comment se glisser au mieux dans la peau de ses personnages, lorsqu’elle est sur scène. Jean, elle s’est toujours considérée comme un caméléon, capable d’imiter plutôt bien l’Humanité, dans toute sa nuance de couleurs. Vous comprenez désormais encore un peu mieux le choix de son tatouage, évoqué précédemment. Même si aujourd’hui, le caméléon qu’elle est s’avère plutôt terne. Et le jeune homme qui lui fait face, Jean l’a remarqué aisément, au cours de leurs précédentes entrevues, a cette manière de se tenir propre aux gens qui ont confiance en eux et en leurs charmes. Même si elle ne l’a jamais vu en action, elle est sûre d’elle : il ne doit pas avoir de mal à séduire les files de son choix. Alors là, la question se pose dans l’esprit de la malgache de cœur : qu’est-ce qu’il lui veut, à elle ? La jeune femme s’estime assez réaliste pour déclarer qu’ils ne jouent pas dans la même catégorie. Méfiante, elle se demande d’ailleurs directement s’il ne s’agit pas là d’un pari qu’un ami du jeune homme lui aurait lancé. Il faut dire que Jean, elle a été bien souvent prise pour une conne, de ce fait, elle manque de confiance en elle, et est très méfiant…

La jeune femme commence à secouer négativement la tête, ouvrant la bouche pour décliner l’invitation, mais elle n’a même pas le temps de s’exprimer qu’Andreas lui vole la vedette : « Dis donc, Jean. Il serait temps que tu prennes une petite pause, non ? », qui a pour effet de laisser une Jean, la bouche grande ouverte sous l’étonnement qu’engendre cette intervention de son comparse, et ses yeux écarquillés souligne la surprise qui est sienne. Mais aussi l’agacement de le voir s’immiscer de la sorte dans sa vie, en lui imposant de la sorte d’accepter l’invitation de ce client. Qu’elle ne connaît pas, rappelons-le. Qui lui dit que ce mec n’est pas un pervers ? Ou un tueur ? Ca n’est pas parce qu’il est bien habillé et parait bien élevé qu’il n’est pas dangereux pour autant ! « C'est moi qui invite. », ajoute le brun alors que Jean foudroie un Andreas du regard, qui est hilare. « Andreas ? J’t’emmerde ! », dit franchement Jean. La jeune femme est comme ça, elle ne tourne pas autour du pot pour dire aux gens qui l’agacent, qu’ils l’agacent. Tout en secouant la tête, elle tourne le dos au pauvre client qui doit se demander où il a atterri, et va sélectionner une fleur pour celui-ci. A force de le voir débarquer dans la boutique, elle a fini par apprendre ce qu’il recherchait dans sa fleur achetée, et peut donc la choisir pour lui. « Je sais pas qui t’as mis en tête que ça donnait envie à une nana d’accepter une invitation quand un autre débile insistait pour qu’elle accepte, mais ça marche pas vraiment. Dans la vraie vie. Sur des vraies filles. », souffle-t-elle en s’affairant, remerciant toutes les divinités en lesquelles elle ne croit même pas – même plus – de ne plus être adolescente. Là, il y a fort à parier qu’elle se serait mise à rougir, sous l’invitation lancée. « Jean… Ca te ferait du bien, de sortir. C’est tout ce que je dis… », lui fait savoir Andreas, en haussant les épaules, peu étonné de voir la jeune femme réagir de la sorte. « T’es pas mon père, Andreas. Et t’as oublié que je suis mariée, ou t’es juste un peu chiant ? », l’interroge Jean, emballant la fleur. Pour éviter une scène devant le client, elle s’exprime en malgache, Andreas maîtrisant aussi cette langue. « Je le sais, que je ne suis pas ton père, et que tu es mariée. Mais ne me prends pas pour un débile : il n’y a pas d’amour entre vous…  ». Voilà de quoi faire lever les yeux au ciel à Jean, tandis qu’Andreas s’approche d’elle pour lui murmurer un petit : « Vas-y. Ca te changera les idées. Tu t’encroûtes, ma vieille ! ». Jean se fige pour lancer un regard noir à Andreas, avant de pousser un soupir, secouer la tête et se passer la main dans les cheveux, un peu gênée. Elle termine d’emballer la fleur, qu’elle tend au jeune homme. Nul besoin de lui rappeler le prix, depuis le temps, il doit le savoir. « J’accepte, mais… Il faut que ça soit dans le secteur, ma pause n’est pas très longue. » Ce qui fait tousser Andreas, qui, d’un coup, n’aurait rien contre l’idée de donner une pause plus longue à Jean. Etrangement… « Ca sera plutôt un chocolat chaud pour moi, ou un thé : j’ai horreur du café ! », précise-t-elle, estimant qu’il faut le faire savoir, tout de même. Elle assume parfaitement de faire partie des gens détestant cette boisson pourtant adorée par tant d’individus ! « Et pas besoin de m’inviter. C’est gentil, mais carrément ringard, si je peux me permettre. L’égalité des sexes, c’est cool ! », termine-t-elle, un brin féministe, sur ce coup-là, mais il faut dire qu’elle a rarement aimé se faire inviter et laisser l’autre payer lorsqu’elle acceptait. Du moins, sauf si c’était par son petit-ami, et là, c’était à tour de rôle, qu’ils payaient mutuellement l’addition. Ou alors, c’est lorsqu’elle sort avec des amis, mais là aussi, un roulement se fait. Elle arque un sourcil, comme pour laisser à Aiden le choix de changer d’avis. Elle espère même qu’il changera d’avis, d’ailleurs. Ca la met un peu mal à l’aise, tout ça. Plus encore la perspective d’aller boire un verre avec un mec qu’elle ne connaît pas. Rappelons tout de même que Jean est timide, contrairement à ce qu’on pourrait croire…. En fait, elle attend clairement qu’il change d’avis, paie et tourne les talons. Elle pourra retourner à l’arrière-boutique, continuer à préparer la commande sur laquelle elle travaillait depuis tout à l’heure. Elle n’est pas vraiment prête à voir sa vie basculée. Mais, dans le fond, on ne l’est jamais vraiment, et quand c’est positif, au final, on le regrette rarement, non ? Notons également le fait que, derrière Jean, Andreas hausse les épaules, d'un air désolé, à l'intention d'Aiden, comme pour lui faire comprendre qu'il n'obtiendra sans doute pas mieux de Jean pour l'instant, mais qu'il ne faut pas abandonner pour autant (petit encouragement qui se passe par un clin d'oeil amusé.).

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Le destin est un caméléon agrippé à la branche d'un arbre; un petit bruit suffit à le faire changer de couleur. [Jaiden]

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