≡ (HÔPITAL CH + Août 2016) ▪ « être dans les souvenirs de vos enfants demain, c'est être dans leur vie aujourd'hui. » + Ana, Noam.

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≡ (HÔPITAL CH + Août 2016) ▪ « être dans les souvenirs de vos enfants demain, c'est être dans leur vie aujourd'hui. » + Ana, Noam. ✻ ( Jeu 15 Sep - 23:00 )

3 août 2016 – L’été bat son plein. Les gens passent leurs journées à l’extérieur, à l’air libre et vont généralement dans des endroits agréables. Tels des terrasses de restaurant et compagnie. Faire du shopping à cette époque de l’année ? Vous rigolez ! Si les saisonniers se remplissent actuellement les poches avec les touristes et autre habitués, moi, dans ma boutique, je me sens incroyablement seule. Sincèrement, si je me retrouve avec au moins deux clients dans la journée, alors là, ça relève d’un véritable miracle. Mais d’un autre côté, je ne vais pas m’en plaindre pour autant. En effet, ça me permet de me décontracter, de me reposer ; assise près d’un ventilateur. Je souris en passant délicatement ma main sur mon ventre rebondi. Ça va arriver à terme et très bientôt, le rêve de ma vie va se réaliser. Enfin, je vais avoir mon enfant, mon bébé. D’accord, ça fait très niais, dit de cette façon… Mais c’est la vérité. J’ai peur. J’ai peur de ce qui va prochainement m’arriver mais en même temps, je suis heureuse. Parce que c’est quelque chose que j’ai toujours voulu. Autant de sentiments et de pensées contradictoires que j’ai le temps de ressasser, avec mes longues journées de solitude. Je ne devrais peut-être pas. C’est sûrement me rajouter du stresse supplémentaire, j’en conviens. Pourtant, je ne peux pas m’en empêcher. C’est plus fort que moi. J’essaye de me calmer et de me convaincre que tout va bien se passer mais inévitablement, certaines pensées négatives finissent par remonter et par parfois me submerger sans que je ne puisse répliquer comme je le voudrais. Et c’est un cercle vicieux qui dure depuis bien plusieurs jours, maintenant. J’ai vraiment tout essayé pour que cela s’arrête. Sans succès, hélas. Mais plus le temps passe et plus je me dis que le seul moyen d’en finir avec tout ça, c’est que le bébé naisse. Là, bizarrement, j’ai la certitude que ça ira mieux. Au moins, un peu. Et peut-être pas du jour au lendemain, je le sais bien. Mais je suis persuadée que ça me permettra d’être un peu plus apaisée. En attendant, toujours avachie sur ma chaise, à côté du ventilateur, je ferme les yeux. Un client qui passe à ce moment-là pourrait éventuellement mal prendre mon geste et ma façon de me tenir mais après des explications, je pense qu’il pourra comprendre. Et si ce n’est pas le cas, tant pis. Evidemment, le mieux, ce serait que personne n’arrive. Que je puisse continuer à profiter du calme environnant. Seulement, petit à petit, c’est la faim qui commence à se faire ressentir. Alors même si je n’en ai pas envie et que c’est un peu dur, je fais quand même un effort pour me relever et pour me mettre debout. Je tangue légèrement, au début mais finalement, je parviens à rester stable. Du moins, autant que faire se peut. Je fais quelques pas en direction de mon sac que je prends rapidement. Je vérifie qu’il y a bien un peu d’argent, un minimum… Pas forcément plus que ce qui m’est nécessaire pour m’acheter un bon repas du midi. Une fois que c’est bon, je prends mes clés et je me dirige vers l’extérieur de mon magasin. Une fois dehors, je ferme la porte à double-tour et je me mets à marcher, en direction du magasin le plus proche. Si je peux m’éviter de faire des kilomètres… C’est encore mieux !

Et si, pendant les premiers pas, rien de plus ne semble être à signaler… Plus je progresse et plus je me sens mal. Une nausée qui commence doucement mais sûrement à monter, mon ventre qui se met à me faire souffrir… Autant de signes qui semblent se plaire à me montrer que je n’ai décidément pas choisi le bon moment pour sortir. Et le pire, c’est que la douleur ne s’en va pas. Au contraire, elle progresse encore et toujours, rendant ma marche de plus en plus difficile et désagréable. J’ai juste envie de me laisser tomber au sol et de fermer les yeux en priant comme je ne l’ai jamais fait pour que cette douleur s’arrête définitivement. Je songe très sérieusement à le faire… Mais j’arrive à me retenir. Toutefois, ce qui beaucoup plus compliqué, c’est le fait de tenter vainement d’ignorer les douleurs. Des douleurs à vous faire tomber dans les vapes. Des douleurs extrêmement significatives… De ce qui va prochainement arriver. Je soupire en le comprenant et je tente de me calmer, de réguler ma respiration pour aller un peu mieux. Peine perdue. Les contractions se font plus fortes que n’importe quelle pensée ou autre tentative pour un acte qui, de toute façon, sera désespéré, quoi qu’il arrive. Résignée, j’appuie alors ma main sur le mur le plus proche et je me laisse, plus ou moins doucement, glisser à terre, sur les genoux. La main gauche soutenant mon ventre alors que ma main droite fait la même chose avec mon bas-ventre. Je me force ensuite à fortement respirer et expirer. Il est beaucoup trop tard pour que je puisse me rendre seule à l’hôpital… Je n’ai pas envie que mon enfant voit le jour dans la rue. Vraiment pas. Pourtant, si je reste comme ça, c’est ce qui va inévitablement se passer. A la suite de cette pensée vient une nouvelle contraction, accompagnée par un rictus de douleur qui déforme mon visage. « Oh non mais c’est pas vrai ! Pourquoi il faut absolument que ça arrive maintenant ?! » Et là, je prie fort. Je prie très fort pour qu’il y ait au moins une personne qui soit suffisamment gentille et aimable pour aider quelqu’un qui se trouve dans une grande détresse. A savoir, moi. Actuellement… S’il vous plaît, que quelqu’un s’arrête !
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Re: ≡ (HÔPITAL CH + Août 2016) ▪ « être dans les souvenirs de vos enfants demain, c'est être dans leur vie aujourd'hui. » + Ana, Noam. ✻ ( Lun 26 Sep - 0:23 )


"Être dans les souvenirs de vos enfants demain, c'est être dans leur vie aujourd'hui."


Feat Loan Devitto & Noam Wheeler-Zaïtsev.


Nous sommes le 03 Août. Le 03 Août me fait penser à un évènement passé important. Le fameux 03 Août 1914. Le lendemain, le grand titre « L’Allemagne déclare la guerre à la France. » fait la Une de tous les journaux. Seulement deux jours après qu’elle ait déclaré la guerre à mon pays natal, la Russie. La vielle, elle avait déjà lancé un ultimatum à la Belgique, exigeant le passage de ses troupes sur son territoire afin de mieux envahir la France. Ludwig von Moltke, le chef d’état-major allemand, applique le plan Schlieffen (nom du général d’état-major prussien, le comte Alfred von Schlieffen décédé dix huit mois plus tôt), il d’attaque également un pays neutre, la Belgique. Mais cette décision lui vaudra défaut, il aura tout simplement sous estimé un pays neutre. Schlieffen avait préconisé l’invasion de la Belgique, ainsi que la prise à revers de l’armée français (qui était concentrée sur la frontière de l’Est). Von Moltke décide de maintenir deux armées en Alsace, qui ne tiendront pas le coup lorsque la France lancera, un mois après la contre-offensive de la dernière chance. Ce jour-là, a parallèlement lieu les premiers bombardements aériens pendant cette première guerre mondiale. Bombardement qui ont été lancés Lunéville. Six bombes sont lancées, faisant quelques dégâts, mais par bonheur, elles ne feront aucun mort ou blésée. La première guerre mondiale était signée, le destin avait joué, lançant sur plusieurs années un conflit sans frontière.

12 ans après le début de la première guerre mondiale, j’étais en Amérique dans une petite ville de Caroline du Nord. Peu de personnes sont au courant que ce fameux 03 Août, 12 ans auparavant, cet évènement, avait eu lieu. Seulement ceux qui s’intéressent à l’histoire peuvent être au courant de cette partie de l’histoire. J’aimais être au courant de ce qu’il a pu se passer chaque jour. J’avais commencé cela récemment, j’avais besoin de me renseigner sur ce que les ancêtres avaient pu vivre le même jour mais avant quelques années de moins. C’était devenu important pour moi. En savoir plus sur le monde, ma passion pour l’histoire n’avait aucune limite. C’était ma mère qui m’avait transmit ce penchant pour cette matière. Elle qui était historien et archéologue. Elle qui avait tellement de joie de vivre avant qu’elle attrape ce cancer.
Je m’étais donc levée ce matin, après une courte nuit de sommeil comme à son habitude, je ne dormais pas beaucoup, probablement parce que je n’avais pas besoin d’énormément de sommeil. Je préférais passer du temps à lire, à faire de la musique qu’à dormir, pour moi c’était une perte de temps. La vie était tellement courte, que dormir prenait beaucoup d’heure pour pas grand-chose au final. Je suis sortie du lit très tôt, je suis allée prendre ma douche, mis un jean et un pull large. J’avais tendance à avoir tout le temps froid, puis j’aimais tout ce qui était amble. Cela caché toutes les rondeurs que je pouvais avoir. Je me suis posée sur mon bureau afin de chercher ce qu’il s’était passé le fameux 03 Août dans le monde quelques années auparavant, le temps que Noam se lève à son tour.

En cette journée ensoleillé, avec Noam, nous avions décidé d’aller faire un tour sur les avenues, nous promener afin de sortir un peu de l’appartement. Malgré le fait que je n’aimais pas le monde, en début d’Août je savais très bien que les rues auraient été bombées, mais Noam avait insisté pour qu’on aille faire un tour. J’avais donc fini par accepter, afin de lui plaisir, mais également pour qu’il arrête d’insister avec cela. « On rentre directement si jamais je me sens trop mal à l’aise. » lui avais-je lancé. Puis s’il n’était pas d’accord, je l’aurais planté seul en plein milieu de la ville. Je ne sentais pas cette journée spécialement bien, je sentais que quelque chose aller arriver. Mais quoi, c’était une question encore bien inconnue. Je ne le saurais qu’au moment venu malheureusement. Le destin pouvait nous jouer des tours à tout moment, et si c’était le cas, c’était forcément pour une bonne raison. Aussi angoissante que géniale pouvait être. Je n’avais jamais trop aimé les surprises, alors lorsqu’elles venaient du destin cela ne me rassuré encore moins.

On essayait tant bien que mal à marcher sur les trottoirs. Le monde affluait dans tous les coins de rue. C’était une véritable invasion. Une jeune femme était assise par terre, elle ne semblait pas très bien. Elle se tenait le ventre, elle était enceinte. Les gens passaient devant elle, sans même la regarder ou s’arrêter pour lui demander si toutefois tout allé bien. Je me suis arrêtée au milieu de trottoir sans prévenir, des personnes derrière me rentrèrent dedans, et commençaient à râler. Elles avaient qu’à regarder où elles marchaient après tout. Je rattrapais Noam par la main, afin de l’arrêter également. « Regarde cette femme, assise par terre, elle n’a pas l’air d’aller bien… tu penses qu’on devrait aller la voir ? Personne ne semble la remarquer. » Venais-je de lui lancer. J’avais déjà vu des femmes enceintes de loin, mais je n’en avais encore jamais approché une. Il fallait dire que moi et les enfants ça ne faisait pas forcément bon ménage. Je ne me sentais pas assez responsable pour m’en occuper d’un. Je ne savais pas ce qu’on allait faire, mais s’il fallait la faire accoucher, je n’allais pas être la bonne personne pour l’aider à cela. C’était cela qui devait se passer aujourd’hui, tomber sur une femme enceinte n’était pas un hasard, sans le savoir pour le moment ça pourrait bien changer des choses dans ma vie. Toutes rencontres sont vouées à modifier nos chemins de vie, ceci était inévitable.  

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Re: ≡ (HÔPITAL CH + Août 2016) ▪ « être dans les souvenirs de vos enfants demain, c'est être dans leur vie aujourd'hui. » + Ana, Noam. ✻ ( Mar 27 Sep - 14:39 )




Loan, Ana & Noam


En ce moment, le boulot me prend pas mal de temps. La raison étant que le 4 juillet est proche et que les festivités se préparent un peu partout dans la ville. Mais surtout, les touristes arrivent. Et ils ont besoin d’un hôtel où séjourner quelques choses. Et je suis heureux de savoir que c’est le mien mais ça fait beaucoup plus de choses à gérer. Beaucoup plus de monde et beaucoup plus de personnel présent dans l’hôtel. Ce qui fait que je paie beaucoup plus de salaires aussi mais encore une fois c’est un mal pour un bien. Je suis certain que j’aurai une belle somme d’argent à la fin de mois. Aujourd’hui, j’ai décidé de prendre un peu plus de repos que d’habitude et de ne pas bouger de mon lit aux petites heures du matin pour me rendre à l’hôtel. J’espère qu’ils sauront faire sans me déranger. J’irai peut-être y faire un tour ce soir, pour faire le bilan et voir que rien n’est catastrophique. C’est une sorte de test pour les employés, à qui je ne sais pas faire confiance. C’est moi, je ne donne pas facilement ma confiance et encore moins quand il s’agit de ce qui nous fait vivre ma femme et moi. Je me suis donc réveillé un petit peu plus tard que ma femme et je me suis retrouvé en forme et de bonne humeur. J’ai pris le temps de me préparer avant de rejoindre la cuisine pour manger boire un café puis discuter un petit peu. Et voir si ma belle-mère n’avait besoin de rien surtout. Vu mon humeur et le temps parfait qu’il y avait dehors, je ne pouvais résister à l’envie d’inviter Ana à faire un tour dehors. Oui je sais… Elle n’aime pas ça mais il faut qu’elle s’y fasse non ? Qu’elle apprenne ? Plus elle se retrouvera avec des gens et plus elle s’habituera. Ça sera beaucoup plus simple dans sa vie et ça sera plus simple pour nous de faire des activités. Même si elle me voit comme son meilleur ami et non son mari comme j’ai envie qu’elle le fasse. Elle a quand même accepté de venir avec moi, sans oublier de me dire qu’elle rentrerait avec ou sans moi, si jamais elle ne se sentait pas bien. Je suis habitué à ce discours à force de l’entendre, donc je savais l’avance ce qu’elle allait dire. Mais ça se passera bien, j’en suis certain. Et la preuve, ça se passait bien. Ça fait du bien de pouvoir se promener un peu sans rien avoir dans la tête. Il y a beaucoup plus de monde que d’habitude mais l’esprit de la ville est joyeux dans l’ensemble donc ça nous fait du bien à tous les deux de découvrir un peu plus ce qui se passe. Bien que ce soit la même chose toutes les années.

Alors que je poursuivais mon chemin, allant vers un endroit que je ne connaissais pas encore, je sens qu’Ana me retient. Je fronce les sourcils directement en tournant mon regard vers elle. Je pensais qu’elle allait me demander à rentrer car elle ne veut plus être entourée par tout ce monde. Mais c’est autre chose qui sort de sa bouche. Déjà je suis surpris qu’elle s’arrête pour venir en aide à quelqu’un mais je suis encore plus surpris de voir l’indifférence des gens comme ma femme venait de me le faire remarquer. Je regarde vers la jeune femme. Elle est visiblement enceinte. « - Oui oui. Il faut l’aider. Elle est enceinte. » Dis-je directement en lui faisant un petit signe de tête calmement. Je lui souris automatiquement puis me rends avec la brune en direction de la jeune femme. Je m’arrête à une fois à sa hauteur me baissant. « - Bonjour, je suis Noam. Est-ce que ça va madame ? On vient vous aider. » Demandais-je dans un premier temps. Bon, c’est une question stupide, je vois bien que non. Elle ne va pas du tout bien. Elle tient son ventre. Est-ce qu’elle est sur le point d’accoucher ? Il ne faudrait pas qu’elle le fasse dans la rue quand même. C’est dans des moments comme ça que je me dis, que j’aurai dû suivre mon idée de faire médecine. « - Est-ce que vous avez déjà perdu les eaux ? » Demandais-je en espérant ne pas dire de bêtise. Normalement non, je suis peut-être un homme mais je sais comment ça se passe un accouchement. En tout cas, à la regarder ainsi, il ne me semble pas que ça soit le cas. Mais ça semble quand même être urgent puis avec une femme enceinte, il est important de ne pas prendre les choses à la légère. Que ça soit pour le bébé ou pour la maman. Je tourne le regard sur Ana à nouveau. « - Il faut qu’on la conduise à l’hôpital. Rapidement. » Dis-je directement alors que je viens passer mon bras autour de la taille de la jeune femme pour l’aider à ce qu’elle se redresse. J’espère vraiment que les choses vont bien se dérouler.

© TITANIA
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Re: ≡ (HÔPITAL CH + Août 2016) ▪ « être dans les souvenirs de vos enfants demain, c'est être dans leur vie aujourd'hui. » + Ana, Noam. ✻ ( Dim 16 Oct - 18:15 )

3 août 2016 – Je ne crois pas avoir déjà ressenti pareille douleur dans toute mon existence. C’est fulgurant, violent et ça me lance comme jamais ça ne me l’a fait auparavant. Je n’ai même pas la force de crier. Tout ce que je parviens à faire, c’est me replier sur moi-même, au sol, en plein milieu de la rue, et serrer la mâchoire jusqu’à m’en faire saigner. J’ai envie de hurler, de demander de l’aide. Peu importe la personne, j’ai juste besoin de quelqu’un qui puisse m’emmener à l’hôpital. Je n’ai pas envie d’accoucher dans la rue, sur le trottoir et au milieu de tous ces gens qui passent. De quoi aurais-je l’air après ça ? De la fille qui a mis son enfant au monde dans la rue ? Non merci ! Je n’ai clairement pas envie d’avoir cette étiquette collée sur mon front jusqu’à la fin de mes jours ! Quelle femme censée pourrait avoir envie d’être traitée ainsi, de toute façon…
Pourtant, c’est sans doute que je vais devoir me résoudre à vivre si les gens continuent à passer et à affluer sans même me jeter un seul regard. Aucun n’a envie de s’encombrer d’une femme sur le point d’accoucher, sans doute. Aucun n’a envie d’en prendre la responsabilité. J’aurais pu les comprendre… Si je n’étais pas moi-même dans la situation de celle qui a besoin d’aide. Mais voilà, à l’heure actuelle, je ne comprends que des gens qui passent si près de moi ne prennent même pas le temps, ni la peine de savoir ce que je peux avoir. Ce sentiment d’abandon, ajouté à la douleur qui ne cesse de s’accroître, ça ne me m’aide clairement pas à améliorer ma situation. Le sang commence à s’écouler et ce, malgré tous les efforts que je mets en œuvre pour le retenir. Inévitablement, il y a un moment où mes force s’amenuisent et deviennent insuffisante pour retenir ce qui n’est pas censé l’être. Encore quelques minutes, quelques secondes… Et je sens que je ne pourrai plus rien faire pour repousser l’inévitable. Mais tant que je peux tenir, je le fais. Parce que je ne veux pas que mon enfant commence ainsi dans ce monde. Je ne veux pas que la première chose qu’il voit, ce soit des gens qui n’en ont rien à faire de lui, de sa mère. Je ne veux pas qu’il voit d’emblée l’indifférence des gens, alors qu’il vient de naître. Je ne veux pas de cela pour lui. Je ne veux pas…

Et soudain, c’est un miracle qui se produit. Un véritable miracle. Enfin j’ai la sensation de ne pas être totalement transparente parmi toutes ces personnes, cette marée humaine. Enfin, on semble faire un peu attention à moi et à ce qui m’arrive. Un jeune homme et une jeune femme. Probablement un couple même si, dans l’absolu, c’est loin d’être ce qui me préoccupe le plus. Le jeune homme se met à mon niveau et se présente sous le prénom de Noam. Avec quelques difficultés, je parviens à lever la tête pour le regarder, sans toutefois lâcher mon ventre. Je dois faire assez peur à voir… Avec mes grimaces de douleur et tout le reste. « Loan… Et non… ça ne va… pas… » Parler me demande un effort assez considérable. Alors il ne va pas falloir à ce qu’il s’attende à des phrases très sophistiquées. Entre nous, si j’arrive à les terminer et à exprimer mes pensées, ce sera déjà miraculeux. Quoi qu’il en soit, je parviens à me détendre très légèrement lorsqu’il affirme qu’ils vont m’aider. Surtout que je ne demande que ça. De l’aide. Lorsqu’il me demande si la première étape est passée, je secoue la tête de gauche à droite. Pour le moment, non… Pour le moment. « Mais ça… ne saurait tarder… » Au moment où il parle de m’emmener à l’hôpital, je sens la délivrance proche. Et je me dis que mon enfant pourra finalement peut-être naître dans un lieu décent. Je le laisse faire alors qu’il vient passer son bras autour de ma taille pour m’aider à me redresser. Je prends sur moi pour y parvenir en tentant de faire fi de la douleur. Cette dernière ne disparaît pas et je souffle pour essayer de me soulager. « Mer… Merci… » Pourvu que nous ayons le temps d’arriver à l’hôpital. Allez… Il faut y croire. Il le faut...
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Re: ≡ (HÔPITAL CH + Août 2016) ▪ « être dans les souvenirs de vos enfants demain, c'est être dans leur vie aujourd'hui. » + Ana, Noam. ✻ ( Aujourd'hui à 14:45 )

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