You can count on me [Steffi]| N°0221

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You can count on me [Steffi]| N°0221 ✻ ( Sam 1 Oct - 17:12 )


You can count on me



La maison est grande, spacieuse. La plupart des murs sont peints de façon soigneuses, brillant de milles couleurs, toutes plus étalées avec amour les unes que les autres. Je me souviens avoir pris du temps après mon déménagement pour décorer chaque pièce avec délicatesse et bon goût. J'avais été seul à décider de tout, bien que, je n'avais pas pu m'empêcher de demander conseil de temps à autre à quelques amis. J'avais voulu la rendre chaleureuse, plus que toutes les autres maisons du quartier. J'avais voulu la rendre aussi réconfortante que possible, afin de ne pas me rendre compte que j'y passerai des jours et des nuits seul. Je me souviens du jour où j'avais emménagé. Tout les gens qui comptent pour moi étaient présents. Et maintenant, à chaque fois que j'ouvrais la porte pour en franchir le seuil, j'étais bien seul. Certes, j'étais ici depuis quelques années maintenant. Mais ce sentiment de solitude était toujours assez présent. Je n'avais pas voulu en parler trop souvent. Je ne voulais pas inquiéter mes amis, ni ma famille. Ils m'ont dit toujours dit que j'étais trop sensible. C'est sans doute vrai. Parfois, j'avais songer à prendre un animal de compagnie, et puis j'avais abandonné l'idée. Il y avait trop de choses fragiles, trop de belles toiles posées un peu partout, trop de vieilleries auxquelles je tenais particulièrement. En réalité, parfois, c'était tout simplement la vie qui me pesait, et en ce moment, certaines choses me tracassaient. Comme le fait par exemple, d'avoir recroisé celui qui m'avait brisé le coeur il y a quelques années. Comme le fait d'être abonné aux amours qui font mal. Ces derniers temps, rien n'était vraiment rose pour moi. Mais je faisais toujours mon possible pour aimer me lever chaque matin malgré tout. Je me saoulais d'images joyeuses trouvées au détour d'une rue. Je me gavais d'heures de travail passées à ma galerie d'art pour oublier les jours gris que j'avais passé ces derniers temps. Et puis, il y avait, une raison en particulier d'oublier mes malheurs au moins pour une soirée. Ma belle et douce meilleure amie.

Elle a toujours été gracieuse et élégante. Elle a été d'abord une inspiration physique pour ma peinture, et puis elle est devenue simplement, ma meilleure amie. Ce lien, me tenait tout spécialement à coeur, car elle était la seule personne au monde, à qui je pouvais tout avouer, sans avoir honte d'être jugé. Sans crainte de ne pas être écouter. Elle était là pour moi, comme j'étais là pour elle. Lorsque la vie était trop dure avec moi, lorsque mes beaux jours se tintaient de noir, je savais, que je pouvais compter sur elle pour les éclaircir à nouveau. Notre amitié s'était faite si naturellement, que parfois je me dis, sûrement que ça devait être écrit. Moi qui ai si peu de chance en amour, j'avais toujours été gâté pour le reste. Je me souviens encore, de la première fois où nos chemin se sont croisés. Je l'avais immédiatement trouvé radieuse, et qui ne l'aurai pas fait. Ses cheveux, sa silhouette, son regard...Tout était parfait, et tout s'accordait parfaitement sur une toile de peinture. Elle m'avait immédiatement inspiré. Je voulais en faire une muse, et c'était arrivé. Bien sûr, elle, elle était ma muse d'un autre genre. Pas ces couples d'artistes qui se déchirent pour se retrouver à travers leur art. Non, elle était juste mon modèle, mon amie, et c'était parfait ainsi. Souvent, quand nous sommes ensembles, à rire, à refaire le monde, à parler de nos amis communs, à parler de la vie, je ne peux m'empêcher de sourire, car je n'aurai voulu ce lien avec personne d'autre. Elle était parfaite à mes yeux. Elle était aussi parfaite sur mes peintures.

Justement, des peintures, il y en avait un petit paquet non négligeable dans mon garage transformé en atelier. Rattaché à la maison, j'en avais une belle pièce agréable où mon talent pourrait s'exprimer sans s'inquiéter des tâches qui finiraient sur les mur ou le sol. Des tons de couleurs étaient jetés un peu partout dans la pièce, faute aux soirées trop expressives, où le pinceau pouvait parfois s'emballer un peu trop. J'avais installé deux, trois toiles, ce serait selon. Elles étaient bien droites sur leur chevalet respectif. Le format était peut être un peu grand, j'avais visé haut pour aujourd'hui. Mes pots de peintures régnaient en maître dans la pièce. Les palettes et les textures étaient infinies. Et me les imaginer, bientôt mises en forme, faisant prendre vie à la blancheur de mes toiles, ça me rendait heureux, heureux, et passionné à la fois. Je soupirai de satisfaction, en me rendant compte q tout serait prêt à l'heure pour ma séance de peinture. J'avais invité Steffi à venir me prêter quelques heures, sa beauté et sa grâce, afin de pouvoir les coucher toutes deux sur toile. C'est fou ce qu'elle pouvait m'inspirer. Chaque tableau qui m'avait été porté par elle avait été une réussite. J'en avais garder, j'en avais vendu parfois, mais toujours, j'en avais été fière.

A présent, il ne manquait plus que Steffi pour embellir mon atelier. J'avais hâte de la voir. Hâte de l'entendre rire avec moi pour n'importe quelle idiotie. J'espérais au fond de moi, qu'elle m'apaiserait en ces temps moroses. J'avais décidé, un peu plus tôt dans la journée, de faire au mieux pour ne pas lui montrer que j'étais préoccupé. Bien que, elle aurait capable de le deviner toute seul. Elle me connaît tellement bien, que ça faisait peur parfois. Soupirant, j'étais retourné à l'entrée de la maison, attendait son arrivée, presque frétillant devant la porte. Je voulais qu'elle chasse mes mauvaises pensées par son simple sourire. Je voulais qu'elle transforme chaque recoin gris de ma tête en un magnifique rose délicat. Je n'attendais plus qu'elle désormais. La soirée sera parfaite, une fois qu'elle sera à mes côtés. J'avais simplement hâte de peindre, hâte de m'exprimer par les formes et les couleurs plutôt que par les mots. Les aiguilles continuaient de tourner sur l'horloge du salon. J'attendais encore. Je ne tenais plus en place. Steffi me manquait. Mais plus pour longtemps.  
 



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Re: You can count on me [Steffi]| N°0221 ✻ ( Dim 6 Nov - 16:47 )






« Alors, on se souvient qu’on a une maison ? » Je n’ai pas vu Jason en rentrant, pourtant il est assis sur le plan de travail de la cuisine où il attend que son café termine de couler. « Je ne l’ai pas oublié voyons. Et puis comment pourrais-je t’oublier ? C’est impossible. » Je le taquine, espérant qu’il ne me pose pas plus de questions. Je n’aime pas mentir, ou plutôt transformer la vérité, mais je ne peux pas lui dire que je suis en couple avec le meilleur ami de mon frère. Ce n’est pas que je n’ai aucune confiance en lui, bien qu’il aime me taquiner je sais que je peux me confier à mon colocataire préféré et le seul, mais je ne veux pas le dire à quelqu’un d’autre avant de ne l’avoir dit à mon frère. « Me voilà rassuré, à force de te voir découcher j’ai peur que tu ne m’abandonnes. » Pauvre enfant, il me tirerait presque une larme. Il rigole et je lui fais un joli doigt d’honneur avant d’aller dans ma chambre. Bruce a vraiment une mauvaise influence sur moi ; en plus de découcher, je me mets à faire des doigts d’honneur. Je souris à cette pensée avant de m’écrouler sur mon lit. Je suis fatiguée. Hier soir, nous sommes sortis puis rentrés tard et nous nous sommes couchés encore plus tard. Mais ce matin, je suis rentrée pour honorer mon engagement auprès de mon meilleur ami, Sami. Il m’a demandé de venir poser pour lui aujourd’hui, comme à mon habitude, et j’ai préféré fuir mon copain de peur qu’il ne réussisse à me retenir tout l’après-midi. Après avoir fait une sieste de quelques heures, je me fais à manger et m’installe devant la télévision. J’aime passer du temps avec Sami, j’aime rire et échanger avec lui. Il me ressemble beaucoup sur certains points ; il est doux, sensible, profondément gentil et délicat. J’adore le regarder peindre, j’ai l’impression de me voir quand je joue du violon. Il est si passionné qu’il entre dans une sorte de transe et le résultat est toujours époustouflant et je ne dis pas ça parce que c’est moi qu’il peint.

Mon téléphone vibre, c’est Bruce qui m’envoie un SMS. Schopie, j’espère que tu me retrouves ce soir après en avoir fini avec Sami. Bisou sur ta fesse gauche. Je souris tendrement. J’aime tellement cet homme. Je soupire d’aise avant d’entreprendre de lui répondre. Non, je vais passer la nuit avec Sami finalement... Bisou sur ta fesse droite. Bien sûr je le taquine, et quand bien même ça ne serait pas le cas, il sait très bien qu’il n’a rien à craindre de mon meilleur ami, qui est le sien aussi. Tout cela est bien trop compliqué : l’un des meilleurs amis de Bruce est aussi le mien et l’autre est mon frère. Mais entre nous, il sera plus simple à Sami d’encaisser notre amour plutôt qu’à Bob. Une nouvelle vibration se fait ressentir sur la table. Essaye pour voir. A ce soir ! Je suis folle amoureuse de cet homme, c’est définitif. Il me fait rire, me rend heureuse et me comble d’amour. Je n’ai jamais ressenti quelque chose de semblable de ma vie, mais ça ne me fait même pas peur. Après cet intermède niaiseux, je vais me préparer. Jason apparaît dans l’encadrement de la porte de la salle de bain pendant que je me maquille. « Tu repars déjà ? » « Tu es de la police des colocataires ? Je vais chez Sami, il veut me peindre. Et je ne rentre pas ce soir alors sois sage, pas de cochonneries dans mon lit. » Je ne sais pas pourquoi je me sens obligé de le préciser mais ça nous fait rire tous les deux, comme des gueux. « Ne t’en fais pas, je suis de garde cette nuit. Et puis c’est déjà fait. » Même si je sais que c’est faux, il me dégoûte. Je lui fais à nouveau un doigt d’honneur et prends le chemin de Belle Heaven Street.

Je suis toute guillerette sur le chemin. Je suis tellement heureuse ces derniers temps, et voir Sami me remplit de joie et d’amour. Je suis beaucoup trop niaise, mais je vais vite redescendre le jour où Bob apprendra pour Bruce et moi. Je redoute tellement ce moment que j’ai l’impression de faire quelque chose de mal, alors que ce n’est pas le cas, et j’ai horreur de cette impression. Après une dizaine de minutes de marche plongée dans mes pensées, j’arrive enfin devant la maison de mon meilleur ami. Il fait encore plutôt bon pour un début d’après-midi de novembre, l’air extérieur me fait du bien. En voyant la maison de Sami, un large sourire prend place sur mes lèvres. Je suis excitée à l’idée de le voir et pénétrer chez lui est toujours comme entrer dans un cocon doux et rassurant. Sami a un goût très certain pour la décoration et il a su faire de cet endroit un espace à son image. Je passe le portail et toque à la porte. Rapidement, Sami m’ouvre la porte et je le serre dans mes bras. « Salut toi ! » Je lui dépose un baiser sur la joue puis me détache ensuite de lui pour le regarder. « Toujours aussi beau mon Sami ! » Je suis tellement heureuse de me retrouver avec lui aujourd’hui. Malheureusement, cela fait quelques mois que je ne l’ai pas vu, et il m’a beaucoup manqué. Par contre, malgré le sourire de façade quoique sincère qu’il affiche, je sens que quelque chose ne va pas. Est-ce que je lui saute dessus tout de suite pour lui demander si tout va bien ? Oui. Je fronce légèrement les sourcils, l’air interrogateur. « Est-ce que tout va bien ? » J’attends patiemment une réponse, espérant qu’il soit sincère avec moi si quelque chose cloche. Être sa muse me touche particulièrement. Ça n’a jamais été ambigu entre nous, nous ne sommes pas dans l’optique de l’artiste et sa muse qui se détruisent pour inspirer au peintre ses peintures les plus torturées et les plus merveilleuses. Sami a ce côté idéaliste que j’ai aussi, et j’aime l’écouter parler de peinture et de sa vision du monde, ... Je sais qu’il n’a jamais été très heureux en amour, et ça me brise le cœur, car il mérite ce qu’il y a de meilleur dans ce monde. C’est pour ça, entre autre, que je ne veux pas lui parler de Bruce et moi. Déjà, je sais que ça lui fera bizarre mais sûrement toujours moins qu’à Bob cela dit, mais même si Bob était au courant et que je pouvais lui en parler, je n’ai pas envie de lui étaler mon bonheur au nez tandis que lui est un éternel torturé.


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