You're bulletproof [Mary]

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You're bulletproof [Mary] ✻ ( Dim 16 Oct - 2:15 )

You're bulletproof

   

Daria se prétend femme d’échange. Je te donne si tu me donnes. On lui attribue également une avarice farouche, à cause de cette manie de parier de l’argent et de toujours tout faire pour empocher un maximum lorsqu’elle se lance dans des parties de poker. C’est une image qu’elle aime véhiculer. Non pas qu’elle veut paraître, aux yeux du monde, plus mauvaise qu’elle ne l’est réellement, disons juste que ses défauts (qu’ils soient faux ou non) la protègent. Elle en a d’ailleurs tellement qu’on ne cherche jamais à creuser avec elle, sauf les plus téméraires qui pensent qu’elle envoie chier juste pour se donner un style, et qui sont très à côté de la plaque. On ne la veut pas comme amie, encore moins comme amante, et c’est exactement ce qu’elle recherche : qu'on se tienne à distance. Qu’on se contente avec elle… d’échanges. Cependant, parfois, elle n'est pas très fidèle à elle-même, parfois, avant même de réaliser ce qu'il se passe, elle donne.

Daria se souviendra toujours de cette fois en particulier, dans son lieu de travail, quand elle a rencontré Mary. La jeune femme était venue l’aborder après sa prestation au piano en début de soirée, quand la salle était encore calme. Il faut dire que Daria ne fait jamais les choses à moitié dès qu’elle touche à un piano, alors bien sûr qu’elle se fait remarquer et complimenter. Mais à force d’entendre toujours les mêmes choses, il y a des échanges qui s’oublient et d’autres qui se distinguent. Des paroles qui touchent, même si Daria ne pourrait jamais l’admettre. Être « touchée »... rien que le mot pourrait lui provoquer un AVC. Passer sa vie à être détachée, c’est le secret de son bonheur. En tout cas, cela l’a un peu remuée, qu’une danseuse d'envergure lui demande de jouer pour ses répétitions solo. Daria ne connait pas encore son rang au sein du NY City Ballet, mais elle est déjà impressionnée qu'elle y soit. Bien sûr, elle ne l’a pas montré une seule seconde, et bien sûr qu’elle est restée égale à elle-même. Il se trouve que cette Mary a aussi une forte tête et ça, Daria l’a intérieurement apprécié. C’est un peu la caractéristique commune de ces gens passionnés, une sorte de hargne, poussée beaucoup trop à l’extrême chez la teigneuse MacLewis. Celle-ci est plus en confiance au contact de ces personnes, qui dégagent quelque chose de très vrai, de très pure, parmi toute cette crasse humanoïde qu’elle méprise ouvertement. Alors malgré la mauvaise foi qu’elle a affiché, elle n’a tout bonnement pas pu refuser. Le pire dans tout ça, c’est que cette soi-disant marchandeuse n’a exigé aucune contrepartie. C’était bien la preuve que son acceptation partait du cœur et non de l’intérêt. Elle avait envie de jouer pour une danseuse, elle était curieuse de voir le niveau de Mary. A coup sûr, si la brunette n'est pas assez douée, la petite peste de pianiste serait capable de la lâcher sans donner d’explication. La règle d’or est de ne jamais trop en attendre de Daria.

Le rendez-vous est fixé ce samedi, à 10h, dans l’un des studios de l’école de Cap Harbor. Même si Daria n’est pas du tout du matin, et que la tronche qu’elle tire avant midi est encore plus fermée qu’à son habitude, elle n’en demeure pas moins très ponctuelle. Cette discipline lui vient justement de la danse qu’elle a pratiquée, elle aussi, durant son adolescence. L’institut est ouverte, mais vide et morne, et quand Daria entre dans le bon studio, la danseuse y est déjà, assise par terre, à s’étirer doucement. Emmitouflée dans une dizaine de couches de vêtements, on n’entraperçoit même pas sur elle un centimètre de la tenue traditionnelle que sont le justaucorps et le collant rose. Typique des pros, qui connaissent leur corps et savent que la meilleure façon d'être au top, c'est d'avoir très chaud. Daria se rappelle du bon vieux temps en la voyant ainsi, et malgré les jolis souvenirs qui remontent à la surface, elle ne décroche même pas un sourire quand Mary se rend compte de sa présence. On est là pour bosser, non ?

« ‘Lut », gromelle t-elle en guise de bonjour.

Sans plus de cérémonie elle retire ses godasses et traverse la salle. Elle se défait ensuite de sa veste qu’elle laisse tomber par terre, s’installe derrière le piano, et joue 2-3 accords agacés, censés indiquées à la danseuse qu’il faut lever son cul et se placer à la barre pour les pliés. Malgré cette attitude de chieuse qu'elle adopte, Mary pourrait difficilement se plaindre : avoir un pianiste pour soi est un grand luxe. Avec le magnéto, c’est un son naze, un rythme qui ne peut pas varier selon les besoins, des mélodies répétitives, et surtout des allers-retours constants et méga-emmerdants. C’est probablement pour ça que la jeune femme ne s'était pas laissée démonter par le caractère irrascible de Daria, d’ailleurs.

(c) naehra.

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Re: You're bulletproof [Mary] ✻ ( Ven 4 Nov - 0:29 )

dary
✻ You're bulletproof


Elle était là à se demander encore pourquoi elle était allée voir cette pianiste pour lui demander de l’accompagner pour ses répétitions. Enfin, si elle savait pourquoi. Elle était très douée et elle dégageait quelque chose de mystérieux qui lui plaisait. Elle semblait être le genre de personne qu’on ne peut pas atteindre et ça n’était pas sans lui rappelait son propre caractère. Mary ne veut pas qu’on l’atteigne. Sa sensibilité s’exprime dans la danse et c’est d’après elle bien suffisant. Elle se dévoile, elle ouvre son cœur comme jamais elle n’a su le faire autrement. Au-delà de la danse elle s’est formé une carapace. Depuis toujours, et ce n’est pas Simon qui dira le contraire, lui qui la surnommait ‘’démon’’ quand ils étaient enfants. La danse c’est le seul moyen qu’elle a de s’ouvrir. Elle ne sait pas très bien faire autrement. Bien qu’elle semble faire des progrès ses derniers temps, mais ça reste dérisoire. Cette pianiste semblait être dans le même cas qu’elle. Ouvrant son cœur au grès des mélodies qui se formaient sous ses doigts et le reste du temps, restant un cœur de glace. Elle n’avait montré aucun entrain en entendant la proposition que la danseuse lui avait fait. Mais elle avait accepté, alors elle pouvait comprendre que ça l’intéressait un minimum. Et puis au fond elle se rendait bien compte qu’elle était un peu comme elle et qu’elle ne montrerait donc pas forcément ses émotions. En tous cas c’est ce qu’elle pensait mais elle ne la connaissait pas encore assez pour en être certaine. Mary lui avait demandé de jouer pour elle un peu sur un coup de tête, elle avait été submergée par sa musique  et ça ne pouvait que décupler ses émotions lors des répétitions. Elle était lassée des enregistrements, autant dire qu’elle avait vu chez la pianiste la possibilité d’adaptation qu’on ne retrouve évidemment pas dans l’enregistrement.

Mary lui avait donné rendez-vous à 10h mais était là plus tôt pour pouvoir s’échauffer et attaquer réellement lorsqu’elle serait là. Inutile qu’elle assiste aux étirements après tout, elle n’était pas là pour ça. Elle avait mis une mélodie douce et calme pour se détendre un maximum et être dans les conditions optimales. Le problème était qu’elle était relativement préoccupée ses derniers temps, et bien qu’elle ne soit absolument pas du genre à se laisser distraire d’ordinaire, elle ne pouvait pas nier qu’elle faisait face à une préoccupation  à laquelle elle n’a pas été confrontée depuis une dizaine d’année. La danseuse inspirait profondément pour chasser cette affaire de son esprit et entreprend une respiration active pour se concentrer les prochaines heures. C’est quand elle avait le nez par terre et les jambes tendues sur le parquet qu’elle entendait un ‘‘Lut’’ tout à fait enchanté. La brune relève la tête. « Bonjour ». Elle était rassurée de la voir arriver. Elle s’était tout de même préparée à l’éventualité que la demoiselle vienne en retard, ou même qu’elle ne vienne pas du tout. Ça aurait été possible étant donné qu’il n’y avait aucun accord derrière tout ça. D’ailleurs la pianiste n’avait parlé d’absolument aucune contrepartie, elle n’avait rien demandé en échange lorsque la danseuse lui avait demandé de venir jouer pour elle. Il lui semblait pourtant naturel de lui verser un salaire où pourquoi pas d’aborder un système d’échange équivalent. Toujours est-il qu’elle avait fait installer un piano spécialement pour elle en espérant qu’effectivement elle vienne au rendez-vous comme elles avaient convenu. Surtout qu’elles n’avaient échangé aucune coordonnée et à part retourner à ce bar elle n’avait aucun moyen de la joindre. Dans tous les cas si elle n'était pas venue, Mary ne lui aurait certainement pas couru après.

La pianiste avançait d’un pas lourd et ses talons claquaient sur le parquet, ce qui agaçait déjà la danseuse. De plus qu’elle se permettait de poser ses doigts sur le piano en des accords brusques pour la secouer. Très bien, à peine arrivée Madame s’impose. La danseuse se lève en soupirant, s’étire en position debout et se dirige vers la barre. Sur l’appui de fenêtre au-dessus de la barre, elle éteint son téléphone et fait un geste de la main à la pianiste pour lui indiquer qu’elle peut commencer. Mary quand a elle se positionne avec précision, son regard se pose sur la pianiste tandis que la musique commence à retentir. Elle lui fait confiance, elle sent qu’elle saura exactement quoi jouer pour l’accompagner. L’alchimie commence à s’exprimer tandis que la danseuse effectue ses pas pourtant machinaux, mais avec une précision et une rigueur qui la caractérisent. La brune n’a même pas envie de parler à son acolyte du jour, elle sent que le courant passe de manière différente. Quelque chose de différent est en train de se produire et bien qu’elle en soit qu’au stade des pliés et que finalement ça reste peu impressionnant, elle lit dans son regard qu’elle comprend parfaitement ce qu’elle est en train de faire. Se pose alors la question, mais elle pense deviner qu’elle connait le milieu de la danse classique. Ce n’est que meilleur pour elle. Après quelques minutes, Mary daigne enfin briser ce silence, qui n’en est pas un. « Pourquoi as-tu accepté de venir ? » Elle aurait peut-être mieux fait de lui demander son prénom après tout mais leur rencontre était mystérieuse, et ce mystère restait présent. Ça avait quelque chose de séduisant que de communiquer ainsi différemment avec une inconnue.
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Re: You're bulletproof [Mary] ✻ ( Dim 6 Nov - 1:06 )

You're bulletproof

   

Madame n’aime pas qu’on la presse, Daria le repère tout de suite à son petit air courroucé quand elle se relève. Quelle pimbêche… on dirait moi ! songe t-elle. S’abstenant de tout commentaire, Mary lui adresse simplement un signe pour l'inviter à jouer et, le fait qu’elle ne donne aucune indication, c’est presque comme un piège. Toute pianiste ne connaissant pas le monde de la danse aurait demandé ce qu’il faut jouer, combien de fois huit, quel rythme… Ce n’est pas le cas de Daria. Dès qu’elle voit Mary se placer la main gauche à la barre, la blondinette envoie les délicats premiers accords pour sa préparation, et entame un bel adage de la Bayadère, revisité, qui s’accorde parfaitement à l’exercice des pliés. Daria suit du regard les mouvements de la danseuse à la propreté impeccable et à la grâce déjà touchante, pour un exercice pourtant si simple et répétitif. C’est justement cette simplicité qui empêche de décréter avec précision son niveau, si ce n’est qu’il est digne du NYC Ballet. Toujours impossible de deviner son rang, donc. Comme Daria méprise tout le monde, par extension, elle ne s’intéresse pas au physique des gens, et le concept de beauté en tant que visage et corps lui est donc étranger, puisqu’elle ne s’intéresse qu’à la beauté de l’art. Mais alors qu’elle regarde la gracieuse danseuse évoluer pour s’échauffer, Daria se rend compte qu’en fait, Mary, elle est vachement jolie. Et elle a vachement de classe. Elle ne la jalouse pas, non, elle l’envie, plutôt. La jalousie est une émotion négative, l’envie, c’est une forme d’admiration inoffensive. Et malgré ses airs de mauvaise fille, Daria l’est, inoffensive.

Elle relance quelques accords pour que la jeune fille fasse également l’exercice des pliés de l’autre côté, puis joue les notes de clôture. Son pied lâche la pédale et le silence tombe dans la salle comme une pierre. Daria repose ensuite les mains sur ses cuisses en silence, accordant trente secondes de répit à la jeune fille pour qu’elle réfléchisse à l’exercice qu’elle fera pour ses battements tendus. Cependant, la teigneuse blonde est surprise que celle-ci prenne plutôt le temps de l’interpeller : « Pourquoi as-tu accepté de venir ? ». Le visage de Daria, qui avait pris une expression beaucoup plus ouverte au fil de la musique, presque cordiale, se referme. Hors de question pour elle de passer pour une enfant de chœur alors qu’elle est loin de l’être. Il est impératif de se chercher des excuses, et elle en trouve une très valable, qu’elle lance du tac-au-tac. « J’aime beaucoup l’Opéra, ça fait longtemps que je n’y suis pas allée. Si je joue pour toi, tu vas te sentir obligée de me donner des places… On appelle ça un échange de bon procédés », dit-elle un peu sèchement, et voilà qu’elle l’a dégainée, finalement, cette excuse de l’échange, même si l’intention ne partait pas du tout de là, à l’origine. « Bon. Tu bosses ou tu papotes ? », raille t-elle avant de lancer d’autres accords, ceux des battements tendus, obligeant la jolie danseuse à attraper la musique au vol et improviser son enchaînement. Chose que Mary fait évidemment les doigts dans le nez. Pour éviter d’avoir à se justifier sur d'autres trucs, Daria lui enchaîne la musique des battements jetés et même des ronds-de-jambe, puisque c’est l’ordre règlementaire. Pour le reste, ça varie selon les écoles, du coup, la peste est ensuite obligée de taire la musique et d’attendre les instructions. Dès que Mary lui annonce l’exercice des frappés, la pianiste lui lance : « Ok, je te joue un tango pour ça, sinon tu vas t’endormir ». Sans attendre ni un oui, ni un non, elle lance la musique et allez que tu te démerdes avec ça. C’est toujours sympa, un tango pour les frappés, de toute façon, son professeur en réclamait souvent à leur pianiste par le passé.

Daria aime bien regarder Mary. C’est drôle, la douceur et la générosité qui se dégage de la jeune femme, elle qui a pourtant un caractère fort, à l’image de la teigneuse blondinette. On dirait qu’elle danse pour un public, pour Daria, du coup, puisqu’elle est la seule spectatrice. C'est comme si les deux communiquaient sans parler, là aussi, c’est une logique d’échange, l’échange le plus pur qui soit car il est artistique. L’une qui offre par les notes, l’autre qui offre par le geste. Quand l’échauffement de la barre s’achève, Daria ne peut plus se réfugier derrière la musique pour fuir la conversation. Elle est obligée d’attendre, de lui laisser sa petite pause pour qu'elle s'étire à nouveau. Ainsi, elle attend le nez baissé, sans faire le moindre compliment, malgré une prestation soufflante alors qu’il ne s’agissait que d’un échauffement. N’empêche que Daria a l’air bien moins mal aimable du coup. Intérieurement, elle est satisfaite d’être venue, elle avait oublié combien le classique était joli. Elle a hâte de voir Mary évoluer au milieu, là où la vraie danse commence, là où l’on distingue vraiment le niveau. Elle est persuadée qu’elle ne sera pas déçue.

(c) naehra.

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Re: You're bulletproof [Mary] ✻ ( Aujourd'hui à 8:54 )

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