Shenanigans ✮ Daria

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Shenanigans ✮ Daria ✻ ( Lun 17 Oct - 20:41 )


SHENANIGANS

- ELVIO MCDERMOTT — DARIA MACLEWIS -


You gotta problem you can't hide. Compulsive habits that never seem to die

Il y a une règle de politesse stipulant que la personne entrant dans un endroit se doit de saluer celle qui y est déjà. Tout comme il y a des gens qui accordent autant d'importance à cette règle qu'à leur première paire de chaussettes. J'ai repéré ma petite cousine dès l'instant où elle a mis les pieds dans ce bar. Nos regards se sont croisés, l'espace d'un instant, avant qu'elle ne se désintéresse totalement de moi. On trouve qu'elle affiche des airs de pimbêche, moi je la trouve suffisamment adorable pour considérer son minois tout juste boudeur. A dire vrai, je ne pense pas qu'il y ait la moindre part de méchanceté en elle, qu'importe le nombre de fois où elle mord. En tout cas, elle met un point d'honneur à m'ignorer. Trop prévisible, Daria ! Ça m'arrache un sourire et je continue de siroter tranquillement mon verre de whisky tout en discutant avec des camarades, tant qu'ils ont encore quelque chose d'intéressant à dire. Bientôt, la plupart ne pourront plus aligner les mots correctement. Je délaisse le groupe avant que cela ne se produise. Je suis consommateur modéré. Ma femme pourrait me faire dormir dans le jardin si je rentre tard et démoli. Je rejoins donc la petite cousine qui m'a ignoré toute la soirée. Je crois que ce qu'elle m'a toujours reproché, plus encore que mon acharnement à l'enquiquiner, c'est de partager le même sang.

Elle est plongée en pleine partie de poker, avec une bande de personnes qu'elle connait à peine et qu'elle semble avoir sélectionné au hasard. Elle me remarque à peine quand j'arrive à côté d'elle. Ce n'est pas pour autant que je suis pris au dépourvu quand il s'agit de la faire chier. Je me glisse dans son dos, attrape sa chaise par le dossier et la fait dangereusement basculer vers l'arrière. Je ne la laisse pas tomber, bien sûr, la petite chérie. Je m'assure juste d'être remarqué en l'obligeant à lever le nez. La tête baissée, je la mire de haut, en lui adressant un grand sourire de tombeur et mon Dieu qu’elle adore, mon Dieu t’as pas idée de l’ironie. Ne pas se fier à mon âge mûr, j'ai tout juste 15 ans dans ma tête présentement. « Alors Louss... », l'abordé-je, c'est une déformation raccourcie et mal prononcée de son nom de famille. Moi ça sonne affectif, mais quand un surnom vient d'elle, c'est aussi doux qu'un coup de fouet.« On ne salue pas la famille ? » Bien sûr que non, on ne la salue pas, surtout quand on s'obstine à porter son nom d'orpheline de MacLewis. Si elle savait combien je suis intérieurement mort de rire chaque fois qu’elle m’envoie chier, elle ne s'en donnerait plus la peine et ma vie dans les lieux mondains qu’on partage serait presque triste. Après l'avoir tranquillement reposée, je tire un tabouret de la table de derrière pour m'installer directement à côté d'elle et, en vrai, derrière mon sourire goguenard, je me prépare à tout instant à esquiver son verre que je risque de me faire envoyer dans la gueule. Daria est imprévisible. Y a des trucs sérieux qu’elle laisse passer, et y a des trucs tout bêtes qui valent un retour très cher à l’envoyeur. Ça dépend de son humeur, de la personne qu’elle a en face et du facteur chance de cette personne. Ce petit danger du quotidien est un plaisir à vivre. Je crains le jour où elle s’habituera à ce que je la taquine pour un rien, je crains le jour où elle m’ignorera complètement et restera de marbre. Je ne sais pas comment j’ai pu m’attacher autant à cette gamine au caractère si merdique que même ma femme n’aurait rien à lui envier. Probablement parce que je n'aurais peut-être jamais de fille, alors j'adopte celle-ci à ma façon. Si je creusais au fond de moi, je saurais qu’en fait, elle me fait de la peine de se fermer au monde. Je saurais que je ne pourrais jamais aussi bien lui montrer combien je suis présent pour elle, combien elle peut compter pour moi, autrement qu’en étant le plus grand chieur de la terre. Je la vois presque tous les jours, ce n’est pas toujours les mêmes têtes qui sont à sa table, elle n’a pas d’amis, elle n’en veut pas. Chaque fois qu’elle ouvre la bouche, c’est pour envoyer promener ou dénigrer. Quelle ne fut pas ma surprise le jour où je l’ai entendu parler de Rachmaninov à un des membres du groupe dans lequel elle jouait. Toutefois elle s'était tue aussitôt qu’elle m’avait vue. Qu'y a t-il de si honteux à agir comme tout le monde ? Souvent je me demande ce qu'elle a traversé avant d'arriver sous la responsabilité de ma petite soeur.

Mon regard balaie la tablée et je me redemande au final, si elle a vraiment choisi ces gens-là au hasard. Parmi deux ou trois innocents, j'en reconnais d'autres par leur réputation, ainsi qu'un gars qui a déjà fait un séjour chez les flics. Je dissimule mon inquiétude derrière de faux airs d'amusement. Penché de son côté, je lui glisse : « Ta bande et toi, vous ressemblez au début d'une mauvaise blague. C'est une artiste, un truand, et un dealer... qui entrent dans un bar... »

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Re: Shenanigans ✮ Daria ✻ ( Jeu 20 Oct - 14:11 )

Shenanigans

   

Sitôt qu’elle aperçoit son cousin, elle regrette presque d’avoir mis les pieds ici. C’est quand même un malheureux hasard que, parmi tous les endroits qu’elle fréquente, elle ait choisi celui-ci pour le soir de son off. Quelque chose la dérange quand elle croise le regard d'Elvio, comme un inconfort, mais elle ignore ce sentiment presque aussi bien qu’elle le snobe, lui. Pour mieux l’esquiver, elle se cale dans le coin billard. Une bande de dragueurs miteux l’invitent à leur partie, et il s’attendent probablement à un refus intimidé, parce qu’ils ne la connaissent pas. Pour toute réponse, Daria attrape la queue (de billard, petit pervers) des mains du mec le plus proche d’elle et la lui retire en décrétant que c’est son tour à elle. On se demanderait presque comment une peste comme elle a pu survivre en société jusque là… souvent, c’est son joli minois qui la sauve. Et pour les autres fois, les fois où ça explose vraiment au point d’en venir aux mains, disons qu’elle sait faire mal et a de bons réflexes de survie, même si elle s’est déjà faite amochée plus d’une fois. Aussi tordu et masochiste que cela puisse paraître, cela ne la dérange point d’être touchée quand il s’agit d’être cognée. Aucun argent n’étant impliqué dans leur partie, Daria se lasse vite du billard et va directement voir ses deux pires fréquentation pour leur exiger leur séance de poker habituelle (ces deux-là sont les fidèles de sa table, si l’on peut dire). Comme un effet boule de neige, trois autres personnes s'invitent, parce qu’il y a toujours une bonne ambiance quand ils boivent ensemble – après quelques verres, Daria est plus sarcastique que réellement mesquine.

Après plusieurs parties, elle sent tout d'un coup sa chaise basculer vers l’arrière. Son réflexe, alors que son coeur se renverse de vertige, est de planquer son jeu en écrasant ses cartes contre son sternum. Penchée vers l’arrière, son petit nez en trompette levée, elle tombe sur le sourire freedent de son crétin de cousin. Ou sur le sourire crétin de son freedent de cousin, au choix. Il joue le rôle du grand frère emmerdeur, et pire, il la surveille, comme s’ils avaient élevé les moutons ensemble. Genre on est une famille tellement soudée que c’est l’éclate, mais franchement, elle a pas envie de marcher. Il feint de s’intéresser à elle mais au final, il n'a jamais cherché à la connaître avant que sa sœur ne la prenne à sa charge. Pourtant il savait qu’il avait une cousine orpheline. D’où lui vient cette soudaine notion de devoir ? Quand il s'est rendu compte que sa petite sœur est une personne meilleure que lui ? Ouais, Daria a du ressentiment à revendre pour n’importe qui. « Alors Louss, on salue pas la famille ? »

« MOTT ! Toi, ma famille ? Ça m'ferait mal ! » braille t-elle, « Repose-moi ! ». Il s’exécute, mais elle lève le regard au ciel en le voyant tirer un tabouret pour se mettre à côté d’elle. Daria ne peut pas dire grand chose cela dit, elle-même est du genre à s’incruster à une table quand quelque chose l’y intéresse. Et c’est toujours quelque chose, jamais quelqu’un. « Ta bande et toi, vous ressemblez au début d'une mauvaise blague. C'est une artiste, un truand, et un dealer... qui entrent dans un bar... ». Il a tellement raison que ça lui en boucherait presque un coin. N’empêche, il manque d'autres cas sociaux dans la blague. Le mec en face d’elle, qui a l’air à peu près normal, est en réalité torché comme pas possible. Il faut attarder le regard sur lui pour se rendre compte qu’il tangue doucement de droite à gauche. Quant à celui assis de l’autre côté d’Elvio, il s’agit d’un gros gamin nerveux avec qui elle s’est déjà tapée dessus plusieurs fois. C’est pas un mauvais gars cela dit, il frappe pas comme un gros crevard, contrairement à elle. Pire encore, il est la personnification de l’échec cuisant de crédibilité quand il s’agit d’ouverture d’hostilité. Un boulet sur patte, un cartoon ambulant. Daria le surnomme Coyote, et encore elle est sympa, parce que ça aurait pu être grosminet. Certains utilisent les surnoms pour créer une proximité, Daria c’est le contraire, car elle fait surtout croire qu’elle ne retient pas les prénoms. Cela illustre l’étendu de son je-m’en-foutisme par rapport à ceux qui l’entourent. « T’avais l’option 'Clown' dans ta formation Casse-couillerie ? », répond-elle avec nonchalance à Elvio. Elle tourne alors le regard vers lui, le coin de ses lèvres légèrement étiré lui donne un petit air narquois : « Entre l’artiste, le dealer et le truand, je sais pas dans quelle catégorie me placer » dit-elle alors, l'air de rien. C'est une provocation : Ta cousine est tout ça à la fois, t'es sûr que tu veux trainer avec ? D’ailleurs, elle fait les gros yeux au dealer, alors qu'ils arrivent en fin de partie : « T’appelle ça un tapis ?! »

« 5 grames , tu sais lire ? », murmure t-il tout bas avec une voix qui crachote de colère, en agitant le bout de papier trônant sur la mise du milieu. Il l’y repose ensuite, et se permet de parler plus fort cette fois: « C’est beaucoup plus que le fric que t’as mis ! ». Putain il hausse la voix comme un camé en manque. Ah, oui, c'en est un. Le bout de papier, c’est un gage, une promesse d’offre. Ce soir, à cette table, ils ne misent pas que de l’argent. Alcools et drogues sont aussi en jeux, via des gages écrits sur papier. Agacée d’être sèchement et très justement rembarrée, Daria sort de la poche de son jean un sachet de poudre blanche et le jette sur la table : « Content ? ». Pour toute réponse, ça braille de partout « Elle est tarée… » - « Range ça ! Quelqu'un va voir ». Daria les observe s’agiter en affichant un petit sourire narquois. Les serviettes de table volent pour couvrir la drogue. « Je la sors ! », décrète le Coyote en se levant (il était déjà énervé qu’elle l’ait plumé, donc c’est pas trop tôt !)

« Je t’attends », rétorque sereinement Daria avec un petit sourire vicieux. Elle ne se lève pas, mais ses doigts se resserrent sur le lourd verre de bière à moitié rempli qui traine à côté d’elle, se préparant à le lui écraser sur la tête. Elle aurait pu saisir carrément la bouteille, mais bon, elle préfère rester un peu discrète. Avec tous les tapages produits par sa faute (et elle avait assez de chance qu’on ne soit pas remonté jusqu’à elle pour certains d’entre eux), elle serait probablement interdit de séjour dans les lieux publics. Cela faisait des années qu’elle avait tenu le coup sans que sa photo ne soit placardée à toutes les entrées de bar. N’empêche qu’elle perd pas le nord, et profite des quelques secondes qui lui restent pour s'adresser à ceux qui ont mis un tapis avec elle : « Les deux perdants, montrez vos cartes ». Elle jette les siennes sur la table : Carré de reines. Dès le départ, elle savait qu’elle l’emportait. Personne ne s’y attendait parce qu’elle avait cumulé les mains de merde avec un bluff époustouflant, qui avait plus d’une fois couché tout le monde.

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Re: Shenanigans ✮ Daria ✻ ( Mar 15 Nov - 13:48 )


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« T’avais l’option 'Clown' dans ta formation Casse-couillerie ? ». Toujours cette répartie hargneuse, on ne se refait pas. Loin de me froisser, cette réplique m’arrache même un petit rire. Daria a toujours une sacrée imagination quand il s’agit de rembarrer ses pairs. Une sacrée imagination tout court, quand on voit les surnoms colorés qu’elle distribue autour d’elle.  « Mais t’as de l’humour, en fait » je remarque, un peu moqueur. Elle m’observe alors avec cette arrogance narquoise qu’on lui connaît si bien, et me lance pour toute réponse : « Entre l’artiste, le dealer et le truand, je sais pas dans quelle catégorie me placer ». Je crois qu’elle cherche à m’inquiéter. Je sais qu’elle n’est pas toute blanche, mais tout ça à la fois, ça fait beaucoup, même pour cette pochtronne. C’est de la provocation, et ça m’ôte effectivement l’envie d’en rire. Le regard réprobateur que je lui envoie, elle s’en moque complètement et saute sur la première occasion pour en rajouter une couche. Suite à une dispute avec un joueur qui semble avoir misé… une feuille de papier, « 5 grammes », ça me fait tiquer. Un langage des drogués qui me fait froncer les sourcils d’emmerde, ça me fout mal d’être témoin de ça. Je ne suis pas au bout de mes peines, sur un accès de colère —ou plutôt par caprice car Daria n’est pas du style à s’emporter—, elle sort un sachet de poudre blanche de sa poche et le jette au milieu de la table. S’il y en a certains qui ont peur d’être chopé, moi ce qui me fait mal au cœur, c’est plutôt la quantité de ce sachet. Les serviettes volent pour le couvrir tandis que je ne réagis même pas.

« Je la sors ». Je tourne la tête vers le type à côté de moi qui se lève, celui que Louss surnomme le Coyote. Même si c’est clair que Daria mérite d’être virée de table, et pas sur invitation cordiale, ça ne va pas se passer comme ça. Je lui attrape aussitôt le bras  «  Toi tu te rassoies », ordonné-je en tirant vers le bas d’un coup brusque pour le faire retomber sur sa chaise, peut-être plus violemment que je ne l’aurais voulu, parce que cette situation me fais un peu perdre mes moyens. Au moins il n’insiste pas et accepte de laisser la petite tranquille, malgré les provocations. Elle n’en rate pas une. Cette façon qu’elle a de balancer des bombes en attendant que ça lui pète aussi à la face, je ne comprendrai jamais. Une idée germe dans mon esprit, probablement un peu folle à l'image de Daria, et sans réfléchir plus longtemps, je me redresse, vire les serviettes, attrape le sachet dissimulé sous les papiers et le range dans ma poche de veste. Ça calme aussitôt les joueurs, d'aucun n’aurait voulu prendre le risque d’être aperçu récupérer un truc pareil. Je me désintéresse d’eux et m’incline vers la teigne blonde, qui avait observé toute la scène avec une sérénité insolente. C’est à elle que je veux m’adresser, sans que les autres n'aient à entendre, mais tant pis s’ils arrivent quand même à suivre :  « Je comprends ta colère », dis-je tout bas,  «  et je ne parle pas de vos stupides mises, mais ça t’avancera à rien de te comporter ainsi, crapule de… blonde !  ». Oui, j’ai toujours eu un don pour insulter les gens. Un talent caché. Moi non plus je ne perds pas la face pour autant.  «  Ta came, tu ne la récupéreras pas. Considère ça comme un impôt sur la connerie. »

Quand je dis ces mots, j’ai beau avoir l’air assuré et agacé, je ne sais vraiment pas ce que je vais en faire. Je me lève. C'est ce qu'elle voulait, me faire fuir, pari réussi. Quand je me dis qu’il faudrait jeter le sachet dans les toilettes et tirer la chasse, histoire qu’il n’y ait pas de preuves, il est un peu trop tard car je suis devant la porte de sortie. Toujours est-il que je dois m’en débarrasser, peu importe la modique somme que ça représente.


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Re: Shenanigans ✮ Daria ✻ ( Dim 20 Nov - 18:08 )

Shenanigans

   

Dès qu’elle a jeté ses cartes sur la table, ses deux autres adversaires suivent en râlant encore plus, conscients de s’être faits salement avoir. La blondinette lâche un petit ricanement moqueur et lance un coup d’œil sur le côté pour voir où en est le Coyote. Oui parce que dans tout ça, il est censé la sortir de table, et il est quand même un peu long. Ah, tiens, il s’est rassis. Les doigts de Daria relâche le verre qu’elle s’apprêtait à lui foutre sur la tête, et elle s’en désintéresse aussi sec. Puis, elle tend les bras pour ramasser la cagnotte du milieu et la tirer avec elle avec un petit sourire en coin suffisant. Cependant, une main surgit de nul part pour lui chiper la came, planquée sous les serviettes en papier « Hé ! » braille t-elle furieusement en tournant la tête vers le coupable, qui n’est autre que ce couillon d’Elvio. Le silence ambiant de la table montre que les autres connards autour l'approuvent. Non, Mott n’est pas consommateur de drogue, il n’est qu’un foutu buveur de Rosé qui essaie de la provoquer. « Rends-moi ça », siffle t-elle en se penchant vers lui, le nez froncé de dédain et le regard lançant des éclairs. Il en profite pour se pencher aussi vers elle, lui glissant tout bas au passage : « Je comprends ta colère », et elle se doute effectivement qu’il ne parle ni de la mise, ni même du sachet qu’il lui a volé. C'est une référence pas du tout subtile au passé qu'ils n'ont pas partagé. Et pour qui il se prend ? Elvio ne peut rien comprendre du tout… elle n’est même pas en colère, d’abord ! Ni pour ça, ni pour le reste. La seule raison qu’elle aurait d’être soulée, c’est qu’il vient de lui chiper un truc qui lui appartient. Et puis, crapule de blonde, t’appelles ça une insulte ? « Des clous, tu comprends rien ! Raboule ma… » « Ta came, tu ne la récupéreras pas. Considère ça comme un impôt sur la connerie ».

Daria écarquille les yeux de choc. Il n’est pas sérieux, là ?! Si, il l’est. « Mott ! » s’exclame t-elle tandis qu’il se lève et lui tourne déjà le dos. Le gars, il est train de se barrer avec 200$ tranquillou dans sa poche, le cauchemar ! MacLewis se penche et attrape son sac à main sous la table. Elle lève son cul avec et pose le sac sur la chaise avant de l’éventrer bien en grand. Son bras droit balaie tous ses gains pour les foutre dedans à la va-vite, incluant malencontreusement deux cartes du jeu et des serviettes de table. On dirait une braqueuse de banque, d’autant plus quand elle jette son bien par-dessus son épaule après l’avoir fermé, comme s’il s’agissait d’un cabas de sport.  « Ciao les loosers ! » dit-elle à la tablée avant de se lancer à la poursuite de son abruti de cousin.  « Mott ! Rends-moi ça où je m’en vais brûler ta baraque ! », peste t-elle derrière lui. Comme elle a perdu quelques précieuses secondes en ramassant ses gains, Elvio a eu le temps de bien la devancer. Il ne lui tient même pas la porte quand il sort dans la rue, résultat, elle manque de se la bouffer en pleine face et se débat n’importe comment avec pour sortir. Dehors, elle titube sur deux mètres comme un crabe et se redresse en regardant à droite, puis à gauche. Connard à bâbord toute ! Les gens qui ont tenu la porte après elle pour entrer dans le bar se sont arrêtés et la regarde avec hésitation, croyant qu’il faut aller l’aider parce qu’elle a l’air saoule. « Hé, reviens-là crétin ! ». Ah non, elle va bien, elle tape un sprint de compétition d’ailleurs, pour rejoindre le crétin en question. Sauf que Daria ne se contente pas de le rejoindre, elle le dépasse, se plante devant lui et tend le bras pour caler son poing contre son sternum, sans frapper bien sûr, mais exerçant au moins une grosse pression pour le forcer à s’arrêter.

« La cocaïne, Elvio. Tu m’la rends ou tu la payes », exige t-elle sèchement, le regard glacial. Le poing qui bloque la route au cousin relâche la pression, se desserre, et se retourne pour présenter la paume, tandis que la blonde attend qu’il s’exécute. « Tu veux faire chier quelqu’un ? T’as une petite sœur, je te signale. Arrête de me traiter comme elle, je ne suis pas ta famille, je ne suis pas sous ta responsabilité, et tu n’es pas flic, que j’sache ».


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Re: Shenanigans ✮ Daria ✻ ( Aujourd'hui à 14:48 )

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