Reach out, touch faith [Flavien]

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Reach out, touch faith [Flavien] ✻ ( Mar 18 Oct - 14:31 )

Reach out, touch faith

   

Du temps où elle se souciait de ce que l'on pensait d'elle, et cela remonte à aussi loin que son enfance, Daria était du genre à frôler la crise de panique dès qu’elle faisait face à un public, même tout petit. Ses jambes tremblaient à ses représentations de danse, sa voix s'éteignait quand il fallait prendre la parole en classe, c'était un cauchemar. Du temps où elle croyait qu’il fallait être miss parfaite pour espérer être aimée et acceptée, trop de pression pesait sur ses petites épaules pour des broutilles. Vint ensuite le moment où elle réalisa que tous les efforts du monde ne servaient absolument à rien, et ce fut la liberté qui pointait le bout de son nez. Daria décréta qu'elle s'en battait la race de tout, et de tout le monde. Ce fut seulement à ce moment précis qu’elle commença à connaître le bonheur, dont le prix était l’obligation à l’indifférence. Car la demoiselle n’est pas indifférente de nature, elle s’est forcée à le devenir. Elle se force encore d’ailleurs. En tout cas, il y a bien des avantages, à s’en battre la race. Elle ne connait pas le mauvais stress, ni même le bon. Plus de honte, plus d'angoisse, mais c’est quand même paradoxal, d’être artiste et de partager son art, quand on prétend se foutre de la terre entière. Daria vous dira que c’est pour le fric et pour le style, mais la vérité, c’est qu’elle n’a jamais été capable de rompre entièrement contact avec ces autres qu’elle méprise. Elle est celle qui comprend la différence entre rester solitaire, et rester seule. Le premier cas est un but, le deuxième est une crainte.

Ce soir, comme à son habitude, elle a débarqué sur son lieu de travail, le Silverlake Bar, comme une grosse touriste, pile à l’heure, au point que les autres membres du petit groupe de musiciens, en avance, angoissaient à l'idée qu’elle ne se pointe pas et les lâche sans prévenir (et ils ont bien raison car avec elle, on ne sait jamais à quoi s’attendre). Elle fait le coup à chaque fois, et à chaque fois, ils flippent un peu, jusqu’au moment où ils la voient sortir de nul part et poser son cul au piano, en les dardant d’un regard qui laisse parfaitement entendre : « Bah vous attendez quoi, bande de nazes ? ». Ceux qui prétendent que personne n’est irremplaçable n’ont jamais vu Daria toucher un piano ou une guitare. Elle est dotée d'un talent qui oblige les patrons à s’accommoder de son caractère au-delà du merdique. Aussi, on ne s’ennuie jamais quand elle joue. Qu’elle soit en groupe ou en solo, la petite virtuose s'éclate et en fait tellement qu'à sa tête que ça peut partir en superbe envolées lyriques ou en grosse vrille musicale, bref, faut s'accrocher.

Les moments où elle joue sont les seuls où l'on peut voir son visage s'illuminer d'insouciance et de joie pure, ce qui contraste affreusement avec la moue de teigne qu'on lui connaît dans la vie de tous les jours. Ce soir, elle chante aussi, et ça fait toujours bizarre de redécouvrir ses jolies sonorités feutrées alors que sa voix de peste porte en général un éraillement de fumeuse invétérée. Après l'euphorie des jeux et délires musicaux, il lui faut un petit temps pour retrouver une mine fermée, peu commode. C’est dans ces moments-là, l’after, qu'on s'aventure à l'aborder sans risquer de se prendre un vent monumentale (ou une giclée verbale mémorable). Quand le petit concert s'achève, dans le sous-sol du bar, Daria échange quelques paroles cordiales avec le bassiste (oui, cordiales, vous avez bien lu), et descend ensuite de scène, le visage frais et les joues rosies de bonne mine. Plusieurs personnes la félicitent quand elle est de passage, et chacun reçoit une ombre de sourire, à peine esquissé, mais bien présent. En voulant rejoindre la salle du haut pour boire un coup après l'effort, Daria note qu'un jeune homme brun s'approche d'elle et veut l’intercepter, pas se contenter d’un bravo, mais vraiment l’aborder. Alors certes, Daria n’a pas la gueule de la fille la plus chouette et sympa du monde, mais elle porte encore un semblant d'expression ouverte à ce moment précis. Dès qu'elle est assurée que c'est bien elle qu'il vient voir, elle lève une main pour lui intimer un silence temporaire et balance sans détour : « Je ne sais pas ce que tu veux, mais offre-moi un verre avant de l'ouvrir ». C'est le moment où les gens se demandent Oh mon dieu, sur quoi je suis tombé ? De bonne humeur ou non, ses entrées en matière sont toujours peu commodes, on dirait presque que Daria cherche à avertir son interlocuteur de quelque chose. Fidèle à sa logique de marchandage, elle fait croire qu’elle ne va pas offrir son attention sans contrepartie, mais ça, c'est surtout pour faire battre l'autre en retraite. Le pire, c'est qu'après un concert, elle n'a pas du tout à payer ses consommations. Voyez l'arnaque.

La blonde fait tout de même un signe de tête à l’inconnu, lui indiquant les marches du menton, comme si elle l’invitait à la suivre. Ne pas être rebuté par son attitude et sa façon de parler, en soi, c'est déjà un peu une contrepartie. « Allez, magne ! », dit-elle avant de se lancer dans les escaliers sans un regard en arrière, car elle est assez persuadée qu’il ne va pas la suivre. Elle se fraie un chemin parmi la petite foule qui remonte également, puisqu'il n'y a plus rien à voir en bas (la promiscuité la dégoûte). « Pas obligée de pousser ! », la réprimande t-on, « T'es sur mon chemin ! », contre-attaque t-elle sèchement. Quand elle pose enfin les coudes sur le comptoir pour attendre qu'on la serve, là, c'est le soulagement.

(c) naehra.



Dernière édition par Daria MacLewis le Mar 18 Oct - 20:36, édité 1 fois
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Re: Reach out, touch faith [Flavien] ✻ ( Mar 18 Oct - 15:51 )

Reach out, touch faith
Cela faisait un temps que j'observais avec attention la pianiste du Silverlake bar. Elle possédait la gueule typique de la musicienne passionnée que j'admirais tant chez les artistes. Elle avait le talent, et la passion de l'instrument, comme si elle ne faisait plus qu'un avec les notes qu'elle s'évertuait à rendre mélodiques. Elle transportait une émotion presque palpable, qui faisait vibrer les coeurs des plus insensibles. Elle avait le potentiel, un potentiel immense encore inexploré par les labels. Un talent encore inconnu du grand publique qui n'attendait qu'à être découvert par une oreille qui voudrait croire en elle.

Sans doute avait-elle déjà être dû repérée par mes pairs, mais aucun ne semblait être assez courageux pour pouvoir s'entretenir avec cette tornade de bout de féminité. Car bien que j'avais observé sa musique, je l'avais également observé elle. Un caractère bien merdique, faisant fuir les plus téméraires d'entre nous. Mais ce soir, c'était mon soir, probablement mon unique chance de pouvoir l'aborder à la suite de quelques verres, et à la vision d'une expression moins écœurante de le part de la jeune femme. Aussi, alors qu'elle  se dirigeait vers le bar et que je m'approchais d'elle après un concert des plus admirables, elle m'empêcha de m'adresser à elle, reprenant alors son habituel mauvais caractère. Lui offrir un verre ? Soit, après tout, on en serait arrivé là quand même, pour une explication de ma venue. Sans dire mot, je la suivis, l'observant rembarrer les personnes qui semblaient gêner sa trajectoire. Les prendre au passage pour de la merde. Cette fille est une diva. Voilà, c'était clair. Cataloguée avant même que je puisse lui parler pleinement.  

Certains jeunes hommes se retournaient à son approche, comme s'ils espéraient un regard amical, mais elle se lovait dans son attitude de bad girl, comme si elle méprisait le monde qui l'entourait. Elle était là pour sa musique, rien d'autre. J'aimais cela. Au moins, elle ne se laissait aucunement distraire. Elle pose ses bras contre le comptoir. "Deux verres de c'qu'elle prend d'habitude je vous prie !" Rien de plus, rien de moins. Et pendant que la transaction s'effectue, je plonge mon regard sur l'artiste à la mine renfrognée. Elle parait si fermée que je peine à savoir comment je vais pouvoir aborder le sujet. Quelque part, elle parait ne pas vouloir prendre de temps, alors autant ne pas tourner autour du pot. Commencer directement par ce qui susciterait l'intérêt. De toute façon, il n'y aurait que deux issues possibles, soit elle s'en irait après un refus catégorique, soit, elle partirait avec un  projet de contrat des plus alléchants et le reste suivrait. Je lui tendis son verre du bout des doigts. "J'm'appelle Flavien Delorme !" Il faut bien commencer quelque part. "En fait, si je suis venu à toi ce soir, c'est parce que ça fait un moment que je t'observe derrière ton piano, et t'as un truc, un truc énorme !

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Re: Reach out, touch faith [Flavien] ✻ ( Jeu 20 Oct - 21:25 )

Reach out, touch faith

   

Daria poireaute un petit peu, tapotant patiemment des ongles sur le comptoir. Elle s’apprête à demander un whisky dès que la serveuse lui fait un signe de tête, sauf qu’une voix de mec intervient avant, juste à côté d’elle : « Deux verres de c'qu'elle prend d'habitude je vous prie ! ». Daria tourne alors la tête et constate avec une surprise difficilement dissimulée que c’est exactement le même mec qu’elle a lâchement laissé derrière il y a moins d’une minute, après lui avoir dit des mots qu’une personne normalement constituée n’aurait pas tolérés. Il l’avait suivi, nom d’un chien, incroyable ! « T’es encore là, toi ? » , dit-elle avec spontanéité, mais sans agressivité. Ça lui donnerait presque un air adorable, quand elle perd sa tronche de teigne. Par contre, elle ne peut pas attendre la réponse du mec parce qu’elle n’a aucune ‘habitude’ en terme de boisson, et que la serveuse est en train de s’impatienter : « Bon tu prends quoi Daria ? » Merde, je voulais quoi déjà ? « Martini ». Elle était à court d’idées et venait donc de répéter la commande qui avait précédé la sienne. Après l’effort surhumain que le jeune homme a fait (surhumain, car ils ont tous leur fierté), il mérite au moins qu’elle lui accorde une audience. Qui sait, puisqu’il comptait l’aborder juste après le petit concert, il va peut-être faire mieux que se contenter de la draguer : parler musique. Pour ça, c’est clair qu’elle est ouverte. La draguouille foireuse du gars moyen a toujours eu le don de lui taper sur le système.

« Je m’appelle Flavien Delorme ». Daria hoche la tête en prenant le verre qu’il lui tend (précisons qu’il est très rare qu’elle accepte ce genre de faveur). D’ailleurs, il y a une chose qu’elle note tout de suite, et qu’elle apprécie, c’est qu’il n’est pas du tout tactile comme ces mecs dont elle doit virer le bras qu’ils approchent un peu trop près. Il ne cherche même pas à lui serrer la main, alors qu’il le pourrait puisqu’il tient le verre de la gauche. Sans le savoir, et en faisant un truc tout con que personne d’autre ne remarquerait, il fait bonne impression pour elle. N’empêche qu’elle lui épargne le ‘Ravie de te connaître’, ou encore pire et plus pompeux ‘Enchantée’. Quel genre d’hypocrite (ou de menteur qui ne s’assume pas en tant que tel) peut s’annoncer ravi de rencontrer quelqu’un qu’il ne connaît même pas encore ? La réponse est : quasiment tout le monde sauf elle. Daria a bonne mémoire des noms et des visages, mais dans 15 minutes, s’il est encore là, elle fera semblant de l’avoir oublié, pour lui faire comprendre l’étendu de son désintérêt pour lui. D’ailleurs, elle ne se présente même pas en retour. L’air de rien, donner son prénom, c’est comme une faveur, ça se mérite, même s’il le connaît peut-être déjà. Son nom est sur la feuille de présentation du groupe après tout, et probablement même le menu. Ce mec n’a pas la tête à lire le menu quand il entre dans un bar cela dit. Bref, elle se contente d’attendre la suite, l’air neutre. Venant d’elle, cela passerait presque pour de l’amabilité. « En fait, si je suis venu à toi ce soir, c'est parce que ça fait un moment que je t'observe derrière ton piano, et t'as un truc, un truc énorme ! ». Il parle comme ces jurys de musique –les plus jeunes en général- qu’on voit dans les concours télé. La demoiselle entrouvre la bouche, ne sachant pas trop quoi répondre, à croire que c’est dur pour elle de trouver les mots quand il ne s’agit pas d’envoyer chier. Ça l’est toujours un peu au départ, en effet, et puis, elle est assez touchée. Les compliments sur ce qu’elle fait, ses passions, sont les seuls qu’elle accepte et qui l’atteignent, même si les intentions ne sont pas toujours honnêtes et qu’il y a parfois quelques arrière-pensée. De toute façon, Daria flaire ce genre de chose, et ce garçon, Flavien Delorme, il a l’air enthousiaste, il n’a pas seulement l’air de savoir ce qu’il dit, mais également de savoir pourquoi il le dit. Si elle le prend au mot, d’ailleurs, ce n’est pas la première fois qu’il la regarde performer, ce qui est très gratifiant, surtout pour une fille qui a une pauvre estime d’elle-même. On ne dirait pas, hein ?

« C’est sympa… », dit-elle finalement, quoiqu’elle reste un brin méfiante sur la suite. Il venait vraiment de la suivre jusque là, lui offrir un verre, après son attitude, juste pour la féliciter de son talent ? C’est au-delà du suspicieux. « Mais t’as un peu trop regardé America’s got talent », ajoute t-elle avec nonchalance, avant de siroter quelques gorgées de sa boisson.

Pour elle, ces histoires de gars qui dénichent des talents au hasard sont un peu des fantaisies, ou alors des cas très particulier. Il ne lui traverse donc même pas l’esprit qu’elle a affaire à un véritable pro. C’est terrible, mais la jeune femme se fie énormément aux apparences. Pour elle, l’habit fait le moine (si on est suffisamment observateur pour reconnaître l’habit). Flavien a la gueule du jeune passionné, mais rien de plus. Si ça se trouve, il va lui demander de jouer dans son groupe, c’est ce qui lui semble le plus plausible.

« T’es musicien ? Tu veux quoi au juste ? ». Elle aussi, elle est très directe.

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Re: Reach out, touch faith [Flavien] ✻ ( Ven 21 Oct - 13:52 )

Reach out, touch faith
Elle prit pas la peine de se présenter, et dans tout cela, rien d'étonnant. Pour tout dire, je n'étais même pas surpris, car son manque de sympathie faisait parti de son personnage, parce que le fait qu'elle soit caractérielle se lisait clairement sur son visage. Cependant, elle s'adoucit lorsque j'en vins à parler de sa musique. Rien d'étonnant non plus, reconnaître le talent d'une passionnée, c'était toujours touchant. "J'dis pas ça dans le but d'être sympa, n'importe qui pour un peu qu'il ait l'oreille musicale peut dire ça." Je laissais échapper un rire discret lorsqu'elle m'annonça que je regardais trop American's got talent. Je me pinçais les lèvres, ne répliquant rien à cela. Elle se faisait une idée de moi qui n'était pas tout à fait fausse, j'aimais trouver les talents, c'était vrai.

Après m'avoir quelque peu observé, elle me demanda ce que je voulais, si j'étais musicien, de nouveau, je laissais échapper un rire discret. Elle était directe, et pour tout dire, j'appréciais cela. J'appréciais le fait d'aller droit au but, sans passer par tous les chemins possibles et imaginables. Elle montrait ainsi le fait qu'elle n'avait pas que ça à faire, comme si elle craignait que je ne veuille que discuter pour ne rien dire, la draguer probablement. Ce qui aurait été fortement possible si ça avait été une autre personne qui serait venu l'aborder. Mais là, c'était moi, et non pas un quelconque mec qui jouissait à l'idée de pouvoir se taper une musicienne douée.

"En effet je suis musicien, ça se lit sur ma gueule. Mais je suis pas venu te voir pour parler de moi." Je buvais une gorgée du Martini que je tenais dans ma main, puis reposa le verre sur le comptoir. Réfléchissant à comment enfin aborder le sujet qui m'avait mené ici, sans fioritures et belles paroles visant à la flatter. "Autant te le dire tout de suite, je suis pas là pour ton groupe au complet, personnellement, je suis là pour toi, pour ton talent." Je posais une main sur ma bouche afin de trouver les mots juste, ne pas passer pour un gars bizarre voulant appâter une fille dans un traquenard sordide, lui promettant de sortir de l'ombre uniquement pour récupérer son numéro de téléphone...

Mon regard vagabonda sur le bar tapis dans l'obscurité, avec la musique entraînante d'un groupe un peu moins mélodieux, les gens qui dansaient sous la lumières des projecteurs colorés, puis revins sur la jeune fille, et ses yeux si expressifs. Je souriais. "Voilà, en fait, je voulais te proposer un contrat. Comme j't'ai dit ça fait un moment que j't'observe et... tu m'as conquis." Elle avait cette manière de jouer qui avait eu le don de me transporter dans un univers que je n'expliquais pas. Cette émotion si intense, l'expression de son visage, comme si elle était ailleurs, comme si plus rien d'autre ne comptait, elle avait cette prestance, cette attitude qui me semblait alors si merveilleuse. Elle avait cette chose, que la plupart des musiciens n'avaient plus. Un monde bien à elle, une musique non commerciale, cette attitude indomptable. Jouant pour elle même, emmerdant le reste du monde. Cette fille irait loin si j'avais la possibilité de la faire venir avec moi, je l'emmènerais à l'autre bout de la Terre pour que les amoureux de la musique la connaisse. Elle méritait qu'on l'écoute, elle et ses notes enchanteresses. "Le label On Air, tu connais ?"


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Re: Reach out, touch faith [Flavien] ✻ ( Dim 23 Oct - 12:53 )

Reach out, touch faith

   

Il arrive que les talents de certains artistes soient tels qu’ils réussissent à décrocher à cette teigneuse de Daria un compliment sincère et sans arrière-pensée. C’est ce qui l’aide à reconnaître que seul l’art fait de vous quelqu’un d’authentique. Ce garçon là a l’air passionné, vraiment, et même s'il a quelque chose en tête aussi, elle commence vraiment à croire que c’est bien à des fins artistiques qu’il s’adresse à elle. Il ne lui fait aucun rentre-dedans, ne la touche pas, ne parle que musique sans aucune remarque sur son minois, il remplit tous les critères du mec casé qui plus est, et ça la rend plus ouverte. Mais quand il pouffe discrètement de rire pour la deuxième fois devant son nez (je suis un clown ou quoi ? se demande t-elle), elle s’agace avec une petite mine plus boudeuse que réellement hostile : « T’arrêtes de te foutre de ma gueule, oui ? ».  Heureusement, les choses sérieuses reprennent et le fait que le mec fasse fi de son caractère à la con lui confirme ses pensées précédentes. Sérieux, qui voudrait fréquenter une meuf comme elle, si ce n’est pas pour essayer de la plumer au poker ? A part un artiste, elle ne voit vraiment personne. C’est pour ça qu’elle a autant d’estime pour ces gens-là, leur art les place au-dessus de tout et leur donne une maturité hors du commun. Sans ça, sans ce truc spécial, cette passion, ils ne seraient rien de plus qu’une partie de la masse informe humanoïde, malhonnête, hypocrite, qui peuple cette planète et qu’elle ne supporte pas. Elle-même ne se supporte pas quand elle n’est pas derrière un instrument, un tableau, ou un récit à écrire.

« En effet je suis musicien, ça se lit sur ma gueule. Mais je suis pas venu te voir pour parler de moi ». Le plus horrible pour elle, c’est qu’elle est toujours la première à brailler « On s’en fout ! » quand quelqu’un se met à raconter ne serait-ce qu’un brin de sa vie à sa table, mais que là, elle trouve ça presque regrettable qu’il ne veuille pas parler de lui et de ce qu’il fait. Ces choses-là, elle est toujours disposée à les écouter justement. Et puis d’un autre côté, c’est vraiment étonnant… les gens sont si égocentriques en général, que quelqu’un qui refuse de parler de lui alors qu’il a de bonnes raisons, c’est d’autant plus intrigant. Pendant qu’il parle, là elle ressemble vraiment à une fille normale, attentive, curieuse, ses traits paraissent bien plus juvéniles quand ils ne sont pas durcis. « Autant te le dire tout de suite, je suis pas là pour ton groupe au complet, personnellement, je suis là pour toi, pour ton talent ». Il parle de plus en plus comme ces jury télé, et elle hoche à nouveau la tête. Daria reconnaît au moins que les autres membres du groupe ne sont pas des génies de musique. C’est son manque de confiance en elle qui l’a toujours empêchée de se sentir trop bien pour eux. Quand il lui propose un contrat, là elle reprend son visage de méfiante. Attends, mais il a quel âge ? se demande t-elle. Elle n’imagine pas qu’il a environ 5 ans de plus, Flavien a une gueule de la petite vingtaine, elle se demande quel genre de scénario bizarre il lui fait là. « Le label On Air, tu connais ? »

Elle pose durement son verre sur le comptoir, comme pour marquer son irritation. « Nan, je connais pas. C’est quoi ce plan, un label, sérieux ? » Elle secoue la tête, parce qu’en fait, rien de ce qu’il pourrait dire ne saurait la convaincre. « Je parie qu’il est dans une ruelle que personne fréquente ? » . Elle ne lui laisse même pas une seule seconde pour répondre ou se défendre, le pauvre gars. Il est tombé sur une diablesse qui ne s’habille même pas en Prada (ça la rendrait peut-être plus aimable, d’avoir les moyens de s’habiller en Prada) : «  T’as de la chance que je me pisse pas dessus pour un rien, je t’aurais déjà assommé avec mon verre ! J’te laisse une chance de te racheter, kid, suis-moi ! », ordonne t-elle furieusement avant de saisir à nouveau sa boisson pour faire un cul-sec. Puis, le chemin qu’elle a parcouru dans un sens, elle le parcourt dans l’autre. Devant les escaliers, elle lui fait un signe de la main pour qu’il se magne le cul, et elle les redescend. Considérant que l’habit fait le moine, Daria est persuadée que ce qu'il  joue est présent en bas, dans la cave, que les gens ont déserté pour s’ambiancer à l’étage après le concert. Avec la demi-obscurité sur la scène, et les instruments qui ne sont plus que des ombres, on croirait contempler une nature morte. Quand le mec l’a enfin rejoint, elle croise les bras et lève le menton d’un air exigeant :

« Alors, fais voir ce que t’as dans le ventre, Flavien Delorme ». Elle achève sa phrase avec un petit sourire ironique. Ok, techniquement, un client n’a pas du tout le droit de faire ce qu'elle demande. Mais essayez de faire comprendre ça à cette tête de mule de Daria.

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Re: Reach out, touch faith [Flavien] ✻ ( Aujourd'hui à 10:51 )

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