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you left your mark on me [rose] ✻ ( Mar 18 Oct - 22:49 )

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«I've been roaming around, always looking down at all I see. Painted faces build the places I can’t reach. You know that I could use somebody. Someone like you, and all you know, and how you speak.»

Arrête de réfléchir. Parle, c’est tout. C’est ce qu’il se répétait, ce qu’il se demandait de faire au moment où il était sorti de sa voiture pour se précipiter vers elle. A une seconde prêt et sa voiture l’aurait sûrement percutée, une seconde de plus à se perdre dans ses pensées et elle ne se tiendrait pas forcément debout. L’ironie de cette histoire, c’est que c’était à elle qu’il pensait au moment où il avait planté sur les freins et c’était elle qui était apparue juste devant lui. Elle était définitivement partout et il était incapable de faire quoique ce soit contre ça. Cette femme avait eu le don de le transpercer, de faire tomber un à un tous les murs qu’il s’était construit afin d’être imperméable au moindre sentiment, à la moindre attache avec les gens qui l’entouraient. Il avait été touché, non pas en plein cœur, mais en pleine tête, incapable de retirer ce qu’elle avait su y laisser. Avec le temps et avec ce qu’il se passait au sein de sa vie privée, il avait trouvé chez elle un réconfort, une sensation d’évasion pour oublier ce qui le bousillait de l’intérieur. Et inconsciemment, elle ne le savait pas, elle ne savait pas qu’elle était cette bulle dans laquelle il aimait s’oublier, dans laquelle il se laissait respirer. Mais malgré tout ce qu’elle lui permettait d’oublier, il y avait des choses qui restaient, des images qui lui rappelaient ce qu’il avait perdu, ce qu’il n’avait pas su garder auprès de lui et qui faisaient qu’il était désormais seul aujourd’hui.

Il se rapprocha d’elle, toujours silencieux. Il s’abaissa afin de ramasser le sac qu’elle avait lâché par-terre lorsqu’il avait planté sur les freins. Il était incapable de la regarder dans un premier temps, après tout elle n’avait pas du oublier leur dernière entrevue, tout comme lui. Il avait été maladroit, jusqu’à en devenir désagréable avec elle. Il avait cherché à se protéger, à la protéger aussi en voulant installer une distance entre eux, à revenir à une situation où elle était la patiente et où il était son médecin. Mais il avait foiré et il le savait, il s’en était voulu parce qu’elle n’était pas repartie en souriant ou du moins, pas avec le sourire qu’elle arborait si souvent en sa présence, ce sourire qui était contagieux. Il avait foiré, du début à la fin, parce qu’il n’avait jamais été dans une telle situation, il n’avait jamais eu besoin d’installer une barrière, car il avait toujours su se gérer. Se retrouver en face d’elle, c’était un peu comme reprendre les choses comme il les avait laissées, à la seule différence qu’il l’avait presque renversée. Dans sa tête, bien des choses se percutaient car il réfléchissait trop et même s’il avait l’impression que les secondes défilaient, il n’en était rien.

Il avait fini par se redresser, par lui tendre ce sac tout en finissant par trouver son regard. Bêtement, ce fut un sourire qui se dessinait sur ses lèvres, parce qu’il savait ce qu’il allait lui dire et certainement que ça serait maladroit de sa part. Maladroit, parce que ça contrasterait bien trop avec la façon dont il lui avait parlé la dernière fois, dont il avait agi. «Excuse-moi… Ce n’est pas dans mes habitudes de vouloir faire revenir une patiente à l’hôpital» Tout comme ce n’était pas dans ses habitudes d’oublier de s’enquérir de l’état d’une patiente. Il s’en voulut, car il était incapable d’agir naturellement. Il avait commencé à construire un mur, maladroitement peut-être, mais il avait été distant avec elle et aujourd’hui, il faisait tout l’inverse, détruisant ce mur en question pour se rapprocher, pour retrouver une certaine proximité. Car les choses étaient claires et il le savait; Rose l’avait touché, elle l’avait clairement atteint là où il le fallait. L’ironie de la chose au final, c’est que Rose avait pris racines en lui et il savait que malgré tous les efforts qu’il ferait, il serait incapable de l’en extirper.
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Re: you left your mark on me [rose] ✻ ( Mer 19 Oct - 1:02 )

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« I guess this is what it's supposed to feel like. No we don't talk anymore. I guess this is what it's supposed to sound like. The universe is torn.»

Au fond, la vie, ça ne tient à rien. Une seconde et tout bascule, tout s’effondre. Une seconde et tout fout le camp. Des crissements de pneus. Le regard apeuré. Le cœur qui s’affole. Et la peur qui vous tiraille, qui vous tord l’estomac. Telle une biche prise dans les phares d’une voiture, elle se fige sur place, apeurée, effrayée. Statue de glace piégée par l’angoisse. Il aurait suffi d’un rien pour que tout change. Pour que tout s’arrête… Mais elle se tient toujours debout, les jambes tremblantes, le teint livide. Elle ne comprend pas tout de suite ce qu’il se passe, encore sonnée, encore sous le choc. Elle a le souffle court, la tête qui tourne. Son cœur bat à tout rompre dans sa poitrine, incapable de ralentir le rythme, incapable de se calmer. Et ce n’est pas prêt de s’arranger… Son regard se pose sur celui qui a failli la renverser et c’est face à un coup tordu du destin qu’elle se retrouve. Austin… Hasard vicieux. Douce ironie. Cruelle destinée qui les rassemble. Ce n’est plus sous l’angoisse que son palpitant s’affole mais bien à cause de l’homme qui se trouve devant elle. L’objet de ses désirs. De ses tourmentes. De ses peines. A croire que tout me ramène à toi…

Très vite, la douleur reprend sa place, revient torturer son esprit abîmé. Parce que les souvenirs reviennent à elle sans qu’elle ne les contrôle, sans qu’elle ne les demande. Elle ne peut s’empêcher de repenser à leur dernière entrevue et doucement elle sent une étrange rancœur venir s’emparer d’elle. Parce que tu m’as blessé… Blessée par sa froideur, blessée par cette distance qu’il semble à tout prix vouloir imposer entre eux. Et elle ne comprend pas… Pourquoi maintenant ? Pourquoi moi ? Une foule de questions envahissent son esprit, remuant un peu plus le couteau dans cette plaie déjà béante. Il ne sait pas, lui, à quel point elle a mal, à quel point elle souffre. Il ne sait pas combien son comportement l’affecte, la touche. Il ne sait pas ce qu’elle ressent, ce qu’elle éprouve pour lui. Tu ne sais rien... Il n’y a pourtant rien de pire que le silence. Un silence qu’elle doit garder pour ne pas souffrir davantage. Un silence qui la tue mais qu'elle s'impose, incapable de faire autrement. Se taire pour ne pas te perdre, puisque tu es tout ce qu’il me reste…

D’une main tremblante elle récupère le sac qu’il lui tend et ose enfin affronter son regard. Le sourire qu’il affiche la déstabilise car elle ne comprend pas. Pourquoi ce changement d’attitude ? Pourquoi agit-il comme si de rien n’était ? Il n’a rien de l’homme qu’elle avait vu l’autre fois. Cet homme froid et dur qui semblait inaccessible. « Excuse-moi… Ce n’est pas dans mes habitudes de vouloir faire revenir une patiente à l’hôpital. » Un frisson lui parcoure l’échine lorsqu’elle l’entend. Sensation étrange qu’il est le seul à lui procurer. Émotion forte qu’elle ne peut ignorer. Puisque je ne peux t’oublier… Elle ne sait quoi dire, quoi faire, trop perturbée par tout ce qu’il se passe. Elle ne sait plus sur quel pied danser avec lui et cette perte de contrôle l’effraie au plus haut point. Si tu savais à quel point tu me perturbes… « Ce... Ce n’est pas grave. Je n’ai rien… » A part un cœur brisé… Mais ça, jamais il ne le saurait. « Vous, vous n’avez rien au moins ? » Le vouvoiement le surprend, elle le voit dans son regard. Pourtant, elle se contente de lui donner ce qu’il semble attendre d’elle, gardant ses distances, imposant ses limites. Il n’est que le médecin, elle n’est que la patiente. Et pourtant, je n’ai jamais voulu tout ça tu sais…
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Dernière édition par Rose Simons le Dim 30 Oct - 0:24, édité 1 fois
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Re: you left your mark on me [rose] ✻ ( Mer 19 Oct - 18:09 )

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Perdu. Sans repères. C’était ce qu’il était depuis des mois, ce qu’il ne cessait de se répéter à chaque fois qu’il se retrouvait seul chez lui. Le sentiment de ne plus réellement vivre, cette impression de se déplacer parmi des gens auxquels il souriait pour cacher tout ce qui n’existait plus en lui. Bouffé par cette sensation qui vous arrache le cœur pour vous rappeler que vous êtes vide, que plus rien en vous ne réagit ou du moins, que plus rien en vous ne veut réagir. L’impression de n’être qu’une épave prête à échouer là où personne ne le trouvera, le précipitant dans ce tourbillon de solitude dans lequel il n’arrive plus à sortir car il s’y est enfermé, y trouvant un semblant de bien être. Un semblant de confort, même lorsque la réalité décide de le frapper en plein cœur ou du moins, dans ce qui lui en restait depuis que celui-ci avait volé en éclats. Etrangement, s’il était incapable d’en ramasser les morceaux, il avait l’impression qu’elle en détenait une partie. Cette femme avait le don de lui rappeler la personne qu’il était, la personne qu’il avait été pour elle, la personne qui lui avait permis de vaincre un mal intérieur contre lequel elle s’était battue durant des mois. Elle faisait grandir en lui une flamme qui finissait par incendier ses poumons, lui rappelant combien il était douloureux d’enfuir tout ce que l’on avait en nous. Tout enfuir en moi pour te protéger de ce que je ne pourrais te donner…

Il souffre au fond, mais il l’accepte. Car il n’ose plus jouer avec le feu, il n’ose pas y mettre sa main et en assumer les conséquences. Non, je ne peux pas… Parce qu’elle est fragile, parce qu’il tient bien trop à elle pour être celui qui pourrait la briser à nouveau alors que la vie qu’elle mène désormais peut enfin commencer à se reconstruire petit à petit. Peut-être ne le savait-elle pas, mais elle détenait en elle l’encre qui manquait à sa plume pour mettre un point final à son histoire passée, l’encre qui lui permettrait de tourner la page pour écrire un nouveau chapitre dont le titre se contenterait des quatre lettres qui composaient son prénom. «Ce... Ce n’est pas grave. Je n’ai rien…» lui glissa-t-elle, lui rappelant que son regard était resté planté dans le sien jusqu’à ce qu’elle ne lui réponde de cette voix douce mais ébranlée par ce qu’il venait tout juste de se passer. «Vous, vous n’avez rien au moins?» C’est bête, c’est peu de choses, mais ce vouvoiement le décontenança. Ses sourcils s’étaient froncés sous l’incompréhension, son sourire avait presque disparu alors que la déglutition qui suivit fut plus difficile.

En une petite phrase, il avait l’impression de s’être retrouvé à plusieurs mètres d’elle alors qu’à peine un seul les séparait. Il se maudit sur le moment à se souvenir de la dernière fois qu’ils s’étaient vus, avait-elle compris où il avait voulu en venir? L’avait-elle accepté? Au fond de lui, il espérait que non. Car cette impression que tu donnes d’être aussi loin de moi alors que je pourrais attraper ta main me bousille de l’intérieur. «Ne t’en…» Déboussolé, on aurait presque pu penser qu’il était celui qui avait manqué de passer sous les roues d’une voiture. «Vous…» Il sourit, nerveux, délaisse son regard pour le poser sur sa voiture dont le moteur tournait encore. «Je n’ai rien…» lâcha-t-il presque froidement avec un sentiment de dégoût dans la gorge. Dégoût dû à ce qu’il était. Un connard qui te repousse parce que je n’ai plus rien à donner… Du moins, c’est ce qu’il se disait lorsqu’elle n’était pas en face de lui. Lorsque son regard ne venait pas chercher le sien, que son sourire ne poussait ses lèvres à s’étirer davantage. Enfin, jusqu’au moment où il se disait qu’il serait prêt à tout pour la voir sourire comme le jour où elle avait appris que son cancer avait été vaincu Comme ce jour où en cherchant du réconfort dans mes bras, c’est moi qui en ai trouvé en te gardant contre moi. Un mélange de sentiments contraires qui n’arrangerait en rien son état face à elle. Le klaxon d’une voiture derrière eux le fit sursauter, le faisant revenir à lui, observant alors Rose qui n’avait pas bougé, qui ne l’avait peut-être même pas quitté des yeux. «Montez, vous semblez quand même un peu secouée…» lui adressa-t-il d’un ton plus neutre mais avec une once d’inquiétude dans la voix tout de même. Il fit quelques pas en arrière et avant qu’elle ne puisse parler, il lui désigna d’un geste de la tête le côté passager, l’air sérieux. «… j’insiste, ça vous fera pas de mal de vous assoir un moment, même si c'est pour vous déposer vingt mètres plus loin.» Laisse-moi juste de quoi me convaincre que je fais le bon choix. Celui de la garder auprès de lui, plutôt que de la laisser lui filer entre les doigts.
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Re: you left your mark on me [rose] ✻ ( Ven 21 Oct - 10:26 )

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Rose & Austin
« I guess this is what it's supposed to feel like. No we don't talk anymore. I guess this is what it's supposed to sound like. The universe is torn.»

L’amour, Rose ne l’a connu qu’une seule et unique fois. Jeune femme trop blessée par la vie pour se permettre de rêver du grand amour. Des années durant, elle s’est demandé si elle serait capable d’aimer un jour, si elle parviendrait à laisser quelqu’un entrer pour de bon dans sa vie. Elle se pensait condamnée à une existence où la solitude aurait été sa seule compagne. Qui aurait pu vouloir de moi… Rejetée dès l’enfance, privée de l’amour d’un père et d’une mère, elle a dû se construire seule. Elle a façonné le monde à sa façon, à son image. Personne ne peut comprendre la souffrance des gens comme elle, de ces enfants que l’on abandonne sans la moindre explication. Personne ne peut comprendre ce vide constant qu’ils abritent malgré eux avec l’espoir de parvenir à le combler un jour. C’est une douleur permanente, une peur qui jamais ne s’en va. Pourquoi moi ? Cette question, elle se la pose encore aujourd’hui, trente ans après. Parce qu’elle n’oublie pas. Parce que ce rejet est ancré en elle pour toujours. Il n’y a rien de plus destructeur que l’abandon, rien de plus difficile que d’être laissé là avec pour seules réponses le silence et les interrogations. Jamais elle ne saurait, jamais elle ne comprendrait. Qu’est-ce qui n’allait pas chez elle ? Qu’avait-elle fait pour mériter tant de souffrance ? Je voulais seulement un peu d’amour… Et puis il y avait eu Cayden. Cayden qui avait su réchauffer son cœur. Cayden qui l’avait aimé sans concession, qui l’avait accepté telle qu’elle était. Brisée mais touchante. Fragile mais sincère. Amour profond qu’elle avait préféré arrêter, oublier. Je n’étais pas prête à être aimée… C’était trop pour elle. Trop intense. Trop puissant. Trop destructeur aussi… Et pourtant il y a lui. Austin… Cet homme qui lui fait perdre la tête. Cet homme qui réveille en elle des émotions qu’elle pensait éteintes à jamais. Il y a quelque chose chez lui qui l’attire, qui l’anime. Quelque chose qu’elle ne peut expliquer mais qui la tourmente, qui la bouleverse. Si seulement tu savais ce que j’éprouve, ce que je ressens…

L’amour impossible. L’amour silencieux. Longue et douloureuse torture qu’elle s’inflige puisqu’elle ne peut faire autrement. A croire qu’elle aime ça, souffrir. Puisque je désire ce que je ne peux avoir… Elle se sent bête Rose. Bête de pouvoir aimer un homme comme lui. Bête de s’être attachée à un cet ange que jamais elle n’aurait. Homme inaccessible, inatteignable. Tu mérites tellement mieux qu’une femme comme moi… Longtemps elle a lutté pour que son cœur cesse de s’embraser en sa présence, pour que les sentiments qui commençaient à naître en elle disparaissent à jamais. Mais l’évidence est là : sans qu’elle ne le contrôle, sans qu’elle ne le veuille, cet homme a su se faire une place dans son cœur. Une place qu’elle pensait libre pour toujours. Une place qui ne devait jamais être prise. Et pourtant tu es là… Amour effrayant qui la chamboule, qui la brise. Attirance puissante et délicieuse qu’elle tente d’ignorer. Comment faire Austin ? Je n’ai pas le droit de t’aimer. Je n’ai pas le droit… C’est ce dont elle persuade, ce dont elle essaye tant bien que mal de se convaincre. Elle ne peut éprouver des sentiments pour lui, pour ce médecin venu la délivrer du mal qui s’était emparé d’elle. Mais comment résister ? Comment l’ignorer ? Je ne peux pas… On dit parfois que l’amour a ses raisons que la raison ignore, elle le comprenait aujourd’hui. Car il n’existe aucune folie plus douce que celle de t’aimer...

« Ne t’en… »  Il bredouille, perd ses mots, totalement pris au dépourvu par l’attitude qu’elle adopte. « Vous… » L’air décontenancé qu’il affiche lui fait mal, lui rappelle la surprise qui était sienne la dernière fois qu’ils s’étaient vus. Elle aussi avait eu ce regard en le sentant si distant et si froid. Alors pourquoi est-il surpris aujourd'hui ? Je me contente d’agir comme toi Austin… Qu’attend-t-il d’elle ? Elle pensait qu’il souhaitait détruire cette proximité, ce lien si particulier qu’ils avaient construit ensemble, regrettant probablement d’avoir franchi les limites du raisonnable. Alors pourquoi cet étonnement ? Qu’attends-tu de moi ? Dis le moi… « Je n’ai rien… » C’est froid, presque glacial. Le ton qu’il emploi la retourne, vient planter un poignard droit dans son cœur. Il n’a pas le droit d’être comme ça. Pas le droit de la rejeter à ce point. Je l’ai été suffisamment… Et pourtant elle ne dit rien. Pas un mot ne sort de sa bouche. Elle se contente d’acquiescer d’un geste de la tête lorsqu'il lui demande de monter avec lui, alors qu’elle rabat ses bras contre sa poitrine dans un geste protecteur.

Elle prend place sur le siège passager avec une gêne qu’elle parvient difficilement à cacher. Elle se demande ce qu’elle fait là, se répète qu’elle aurait dû se contenter de partir en refusant poliment. Mais je ne sais pas te dire non… Le silence s’installe entre eux, rendant un peu plus lourde l’atmosphère déjà pesante. « Pourquoi ? » Il la regarde, surpris, ne comprenant probablement pas où elle veut en venir. « Pourquoi vous faites attention à moi tout à coup ? » Elle s’en veut immédiatement d’avoir prononcé ces mots alors qu’il ne semble pas vraiment savoir quoi répondre à une telle interrogation. Elle le voit ouvrir la bouche et l’arrête net « Non oubliez… Je ne sais pas pourquoi j’ai dit ça. C’est sûrement dû au choc, je suis encore un peu sonnée… » Menteuse. Elle tourne la tête et son regard se perd sur les rues qui défilent sous ses yeux. Elle se mord la joue, regrettant amèrement les paroles qu’elle venait de prononcer. Tu aurais mieux fait de te taire… Mais c’était trop tard et elle le savait.
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Re: you left your mark on me [rose] ✻ ( Jeu 8 Déc - 14:26 )

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Un sauveur… C’était ce qu’il avait souvent été dans sa vie, celui qui venait en aide à ceux qui en avaient besoin. Celui qui redonnait aux gens ce qu’ils avaient perdu. Il tentait de les rendre plus fort en se dévouant à eux. Il n’avait jamais eu de limite dans son travail, il n’avait jamais négligé un seul patient, un seul détail. Il avait toujours fait en sorte de faire passer les choses avant lui. Cet instinct qu’il avait le définissait bien, il ne lâchait jamais les bras, ne reculait jamais devant rien. On ne pouvait lui faire baisser les yeux face à la difficulté, ni le mettre à terre. Du moins, c’est ce qu’il avait été durant des années, après tout c’était de cette manière qu’il avait rencontré la femme dont il serait bientôt divorcé. Il avait été présent pour elle, ce genre d’homme qui débarque de nulle-part dans votre quotidien, qui prend une dimension tout autre au point que vous vous y attachiez. Au point que ce même homme s’attachait à vous, comme Austin s’était attaché à celle qui avait été sa femme durant plusieurs années. Etrangement ou plutôt ironiquement, c’était en buvant qu’il se rendait compte que cette histoire s’était répétée. Peut-être pas aussi explicitement, non. Mais il avait débarqué dans la vie de Rose d’un coup, d’un seul. Il avait été son médecin et l’était toujours en soit. Et je le resterai pour m’assurer que tu puisses vivres la vie que tu mérites désormais. Car sans le savoir, tu as su me redonner goût à certaines choses. Elle avait été son remède. Sa présence lui permettait de s’oublier, lui permettait de ne voir qu’elle et non pas sa vie et tout ce qu’il avait perdu. Elle était brisée et lui aussi, et inconsciemment peut-être, ils apprenaient à se reconstruire ensemble, en se préoccupant de l’un. Tout était relié à elle et il le savait pertinemment. Rose n’était pas qu’une simple patiente, elle était la femme qui lui avait permis d’ouvrir les yeux, qui lui avait permis de retrouver une certaine rage de vaincre. Une rage qui n’avait aucun but il y a encore quelques mois.

Un sauveur qui avait été sauvé, c’était ce à quoi il ressemblait aujourd’hui. Il était sûrement le seul à le savoir et c’était peut-être pour cela qu’il avait tenté d’agir d’une manière qui ne lui ressemblait pas. Qu’il avait tenté de retourner aux sources de ce que devait être Rose; une patiente. Une patiente et rien de plus. Si seulement c’était aussi simple. Si seulement tu ne venais pas faire voler ses limites en éclat Des limites qu’il avait du mal à respecter et la seule fois où il avait tenté de les appliquer, ce fut ce jour où il s’était montré tout sauf agréable, ce jour où il ne lui avait pas adressé le moindre sourire, ce jour où il n’avait pas été cette personne sur qui elle pouvait compter, mais ce médecin qui la traitait comme une patiente parmi tant d’autres. Comme si j’étais fatigué de te voir dans mon bureau alors que je n’attends que ça lorsque je vois ton prénom sur mon agenda. Un prénom qui était ancré dans sa tête, attaché à ce sourire qu’elle arborait souvent en sa présence. Un prénom attaché à ce regard qu’elle lui adressait, un regard tendre mais rempli de doutes, un regard qui montrait que malgré tout, elle n’arrivait pas à être heureuse, qu’elle n’arrivait pas encore à sortir de ce mal qui l’avait rongée. Un prénom qu’il aimait prononcer en sa présence lorsqu’elle se perdait dans ses pensées, la forçant à revenir à la réalité  et à le regarder. Quelque chose qui n’avait jamais changé, tout comme les sourires qu’il s’adressait lorsqu’elle s’excusait de ne pas l’avoir écouté parce qu’encore une fois, elle était dans la lune, trop préoccupée. Et j’aimerais savoir ce qui te préoccupe, ce qui te pousse à rêvasser. Si ce sont des inquiétudes, des choses banales ou… ou peut-être un homme.

Refermant la portière de la voiture, il observa Rose s’installer silencieusement à ses côtés pendant qu’il démarrait la voiture, attachant sa ceinture dans les secondes qui suivirent. « Pourquoi?» Elle brise le silence et il la regarde, ne comprenant pas.  « Pourquoi vous faites attention à moi tout à coup ?» Son sang se glace, sa gorge se resserre et son regard la fuit pour se poser devant lui. Il se prépare à dire quelque chose mais elle le coupe, ne lui laissant pas le temps de sortir le moindre souffle d’entre ses lèvres.  «Non oubliez… Je ne sais pas pourquoi j’ai dit ça. C’est sûrement dû au choc, je suis encore un peu sonnée… » Il soupire, il sourit même et secoue brièvement la tête. Il savait pertinemment qu’il y avait une raison derrière la question qu’elle lui avait posé, il savait pertinemment qu’elle faisait allusion à cette façon qu’il avait de se comporter avec elle. Il savait qu’il avait mal agi la dernière fois et en agissant inversement aujourd’hui, elle ne faisait que lui le faire remarquer. C’était difficile à accepter, surtout difficile à entendre la tournure de sa question. Il avait presque l’impression qu’elle ne faisait pas allusion qu’à la dernière fois, mais à toutes les autres avant, comme si au final, sa seule erreur faisait oublier tout ce qu’il avait fait pour elle. Comme si au final, tout ce que j’ai fait pour toi a été balayé parce que j’ai été un con la dernière fois. Il était en colère à l’intérieur, en colère contre lui mais aussi contre Rose. Est-ce qu’il t’en faut si peu pour tirer un trait sur tout le reste? Ou peut-être qu’il faut simplement être irréprochable à tes yeux… Il laisse son regard glisser sur elle alors qu’elle a la tête tournée, il observe ce profil qu’elle lui offre, il en profite. Il regarde ses mains qu’elle a jointes et ses doigts qui se mêlent les uns aux autres. Il reporte son attention sur la route et s’arrête au feu. «Quand est-ce que j’ai arrêté de faire attention à vous?» lui demande-t-il sans la regarder, son regard posé sur le point rouge au-dessus d’eux. «Je sais pourquoi vous avez dit ça et vous le savez aussi.» Il n’avait pas envie de la laisser s’en sortir sur ce coup. Il savait qu’il avait ses torts mais au final, elle ne pouvait pas dire qu’il n’avait pas fait attention à elle la dernière fois. Il s’était simplement montré distant, il avait été le médecin et elle avait été la patiente. Il avait fait son boulot mais avec moins d’intérêt J’ai juste agi différemment et c’est pas ce que tu attendais. Tu t’attendais sûrement à… A? A ce qu’il lui sourit, à ce qu’elle la fasse rare et qu’il laisse sa main se poser dans son dos pour la raccompagner à la porte? Est-ce qu’elle s’attendait à cette proximité entre eux au final? Il se met à se pincer les lèvres pour ne pas afficher le sourire qui se dessinait peu à peu. Au final, est-ce que cette question qu’elle lui avait posé lui reprochait son manque d’attention ou le manque de contacts qu’ils avaient. «Qu’est-ce que tu me reproches exactement, Rose?» Il accélère lentement et ses yeux viennent chercher ceux de celle qui se tenait à côté de lui. Il ne l’avait pas tutoyée sans raison, il n’avait pas prononcé son prénom sans raison. Autant arrêter de faire semblant et d’agir comme ils le feraient normalement, comme lorsqu’ils allaient marcher en dehors de l’hôpital pour se dégourdir les jambes.
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Re: you left your mark on me [rose] ✻ ( Aujourd'hui à 10:53 )

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