I don't wanna live, I don't wanna breathe, 'Less I feel you next to me [Raëlle]

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Ravinelle is so much better

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I don't wanna live, I don't wanna breathe, 'Less I feel you next to me [Raëlle] ✻ ( Jeu 27 Oct - 22:23 )

Raëlle
I’m in love with you. Yeah, it’s that bad. You’re so beautiful to me. Shut up, let me tell you, let me. Every time I look at your face, or even remember it, it wrecks me. And the way you are with me, and you’re just fun and you shit all over me and you make fun of me and you’re real. I don’t have enough time in any day, to think about you enough. I feel like I’m gonna live a thousand years cause that’s how long it’s gonna take me to have one thought about you, which is that I’m crazy about you. I don’t wanna be with anybody else. I don’t. I really don’t. I don’t think about women anymore. I think about you. I had a dream the other night that you and I were on a train. We were on this train and you were holding my hand. That’s the whole dream, you were holding my hand and I felt you holding my hand. I woke up and I couldn’t believe it wasn’t real. I’m sick in love with you. It’s like a condition, it’s like polio. I feel like I’m gonna die if i can’t be with you and I can’t be with you, so I’m gonna die and I don’t care cause I was brought into existence to know you, and that’s enough. The idea that you would want me back? It’s like, greedy. (Citation issue de la série Louie, définissant parfaitement les sentiments de Raph pour Gaëlle.).


Samedi 29 octobre, milieu d’après-midi :

Assis à même le sol, j’pousse un soupir plaintif : « J’proteste : c’un complot contre moi ! J’suis innocent ! », c’qui fait rire tous les gosses présents. Faut dire qu’j’exagère un peu l’trait, affichant un air franchement blasé. Mais j’ai beau leur faire mon regard d’chat potté, ça marche pas. Au final, ils décident quand même d’me tuer. Et voici comment j’finis injustement pendu, en place publique, sous les vivas d’la foule. Qui découvre avec stupéfaction qu’non, malgré c’qu’ils pensaient, ils n’ont pas ôté la vie d’un loup-garou, mais « Mince, c’était la p’tite fille ! », ronchonne Alexia, en voyant ma carte, qu’le meneur du jeu, l’jeune Faustin, a retourné pour montrer aux autres participants d’notre partie des Loups-Garous de Thiercelieux. J’hausse les épaules, comme pour signifier qu’j’les avais prévenus d’pas m’tuer. Et d’bien plus m’écouter, au lieu d’se fier aux avis d’joueurs comme Valentina et John, qu’j’suspecte fortement d’être des garous. « J’pars pas tout seul, en plus ! », précise-je, tout en m’fendant du’n grand sourire, franchement amusé d’la situation, et plus encore d’la connerie qu’j’suis sur l’point d’dire : « Aiden est trop triste d’me voir mourir, il s’laisse mourir d’chagrin, du coup ! ». Bah ouais, suivez un peu (ou apprenez simplement comment on joue à c’jeu d’cartes, mais il s’avère qu’Cupidon avait fait d’Aiden et d’moi les Amoureux d’la partie.). Bon, c’pas d’ma faute si j’suis tombé momentanément sous l’charme d’une boule de poil, car « Oh nan, j’y crois pas ! Aiden, c’est un loup ! », s’étonne Valentina. C’qui m’amuse, car j’l’ai vu, elle aussi, durant les « nuits » du village, occupée à désigner des victimes, avec Aiden. Privilège dangereux de « p’tite fille », qui permet d’épier les faits et gestes des garous, en tout discrétion, sinon, ça peut être dangereux ! M’enfin, pour ma part, j’avais pas trop d’souci à m’faire, mon « amoureux » m’protégeait s’il l’fallait. « Bwah ! Raph était amoureux d’un loup ! », s’indigne Martha, d’un air dégoûté. J’secoue la tête avant d’glisser « C’était pas si grave qu’ça, il était loup qu’la nuit, en dehors d’ça, il était plutôt chou ! », l’tout avec un grand sérieux. N’accordant aucune importante au fait qu’j’ai certainement été entendu par les gens qui nous entourent, mais qui n’jouent pas avec nous. Qu’importe : aujourd’hui, c’la fête d’Halloween d’l’hôpital, et donc, plus qu’jamais, aujourd’hui, faut distraire les p’tits malades. Et pour ça, j’peux compter sur l’aide d’Aiden, qui dit presque autant d’conneries qu’moi, c’pas peu dire ! « J’croyais qu’ton amoureux, c’était Cameron ! », s’indigne Alexia, qui, du haut d’ses 7 ans, prend parfois tout un peu trop au pied d’la lettre ! J’souris d’sa moue indignée, alors qu’elle fait allusion à un p’tit délire né entre Cameron et moi, quelques mois plus tôt, au cours d’un cours donné bénévolement à l’hosto. Devant les gamins, sinon, ça n’aurait pas été drôle, qu’on dise autant d’conneries (même si on en dit sans qu’ils n’soient vers nous pour autant !). « D’ailleurs, c’quand qu’tu l’demandes en fiançailles ? », m’questionne Martha, bien qu’elle n’ait pas assisté à c’cours, elle a été mise au courant du délire. Faut dire qu’de telles conneries, ça s’répand vite dans les couloirs d’l’hôpital. « C’en préparation, ça ! J’veux faire les choses bien ! », expliqué-je, avec un p’tit sourire, avant d’poser mon regard sur Aiden, et d’éclater d’rire. Car il m’aide à planifier tout ça, avec Erin également. Cette demande s’fera lors d’une d’mes heures d’bénévolat ici, devant les gosses, histoire d’leur offrir, une fois d’plus, une p’tite distraction. Alors, pour marquer l’coup et rendre l’tout l’plus débile, j’prépare soigneusement tout ça. Certains gamins m’ont proposés leur aide également, donc, ça devrait être plutôt fun. « Allez, reprenez donc votre chasse aux garous ! », dis-je en m’levant, ayant besoin d’me dégourdir les jambes. Faut dire qu’depuis qu’la fête a commencé, à savoir une bonne heure, j’suis assis ici pour enchaîner les parties d’jeux avec les gamins, alors forcément, au bout d’un moment…. Après m’être étiré, j’me dirige vers Aiden, toujours assit avec les gosses « morts » d’la partie en cours. « Allez va, maintenant, t’vas pouvoir penser à une certaine personne sans avoir l’impression d’me tromper hein ! », le vanné-je en lui tapotant l’épaule. Nan, j’me fous pas d’lui. A peine. Bon, OK, si, sans doute un peu, même. Mais disons qu’depuis qu’j’l’ai vu, à la boutique d’Andreas, dragouiller Jean, ça m’amuse pas mal. D’autant plus qu’Andreas m’a expliqué la p’tite histoire, et surtout, l’merveilleux moment où l’futur doc’ s’est bien trahi, en tournant les talons sans rien acheté, après avoir compris qu’la souffleuse de verre était en vacances. Franchement, j’lui souhaite bien du courage, car ça parait plutôt mal barré pour qu’il parvienne à la faire craquer, d’autant plus qu’elle est mariée, alors bon… Mais sait-on jamais. Sont jeunes, tous les deux, qu’ils en profitent, ma foi. Ouaip, au risque d’choquer : j’jugerais pas Jean si elle venait à céder à Aiden. Après tout, d’après c’que j’sais, elle n’connaissait qu’bien peu Siegfried avant d’l’épouser. J’ai beau apprécier Siegfried, j’ai toujours trouvé c’mariage trop précipité pour pouvoir fonctionner vraiment. ‘fin bref, d’toute façon, c’pas mes oignons ! C’donc sur un dernier clin d’œil, mi-complice, mi-railleur, à l’adresse d’Aiden, qu’j’fini par m’éloigner du p’tit groupe.

J'fais un bref passage vers l’buffet. J’ai pas trop mangé, à midi. C’matin, j’ai été bosser dans Son futur cabinet, avançant sur mes fresques. J’L’ai pas croisé, et en fait, c’sans doute mieux. Certes, j’ai décidé d’essayer d’profiter l’plus possible d’pouvoir passer du temps avec Elle, avant d’partir pour l’Asie, en fin d’année prochaine. Mais disons qu’c’un peu étrange entre nous, depuis notre dernière entrevue. ‘fin, on s’est revus depuis hein, mais disons qu’depuis une dizaine d’jours, soit depuis l’dernier moment où on a vraiment pu « parler » en étant rien qu’tous les deux au cabinet, c’étrange. J’sais pas si c’le fait qu’on s’soit retrouvé rien qu’tous les deux plusieurs heures durant, ou si c’le fait qu’on ait mangé ensemble, ou si c’le délire qu’a fini par nous amuser – comme autrefois – mais c’un peu perturbant, en fait. Douloureusement triste, également, car ça n’signifie rien. Pour Elle, du moins. Rien d’autre qu’un sentiment d’amitié – en quelque sorte – qu’Elle peut éprouver pour moi. M’voilà tiraillé entre l’envie d’La voir autant qu’possible, durant les quelques mois qui m’reste à passer à CH, et la peur d’trop La voir et d’en souffrir un peu trop, au point d’finir par sombrer. Sans doute autant qu’à l’époque d’mon séjour en Irlande. Et bien plus qu’ma chute ayant eu lieu à Cap Harbor, récemment. J’sais qu’c’pas forcément c’qu’est plus raisonnable pour moi, mais disons qu’c’plus fort qu’moi, surtout en sachant qu’d’ici à quelques mois, plusieurs d’kilomètres nous sépareront. Définitivement. Car il sera hors d’question qu’j’La revois lors d’mes prochains séjours à CH. Fichue addiction à c’te blonde qui m’est, dans les faits, bien plus nocive pour ma santé mentale qu’n’l’est Tumy pour ma santé générale. Cette situation va sans doute finir par m’tuer à p’tit feu, et pourtant, j’me sens jamais autant vivant qu’lorsqu’Elle est dans les parages. Même si j’agonise d’La voir à mes côtés en La sachant fiancée à Son doc’, et sur l’point d’l’épouser. C’bien pour ça qu’j’continue à espérer La voir, à chaque fois qu’j’peux m’rendre à Son cabinet, et j’rentre agacé quand Elle n’est pas venue d’la journée. Parfois, j’me dis qu’c’vraiment pas sain, une telle situation, mais qu’cette dépendance à Elle devait déjà être présente avant, même si ça n’s’est manifesté qu’maintenant. Car on n’a jamais été autant éloignés qu’ça l’un d’l’autre, sur tous les niveaux. Et c’bien ça qui m’fait souffrir, en fait, même si, si on veut jouer sur les mots, on est un minimum proches, étant donné qu’on s’parle d’temps à autre. Donc, ça pourrait être pire. ‘fin bref, passons…. « Raphaël ! », est la p’tite voix qui m’fait sortir d’mes pensées. Mon regard s’tourne vers la fillette qui vient d’m’interpeller. La p’tite Lexie, soit ma p’tite chouchoute, d’tous les p’tits malades. Comme à chaque fois qu’j’la vois, un immense sourire apparaît sur mon visage. Plus encore quand j’la vois courir vers moi en sautillant. « T’l’as vraiment fait ! », s’écrie-t-elle en m’sautant dans les bras, et en jouant avec la cravate d’mon déguisement. « T’m’aurais disputé sinon. Avec l’reste d’ton p’tit groupe d’amis ! », qu’j’explique en désignant les p’tits monstres d’un signe de tête. Il s’avère qu’Lexie et ses potes m’ont convaincu d’me déguiser dans l’même thème qu’eux. Difficile d’leur refuser quoi qu’ce soit lorsqu’ils vous font leur p’tit regard triste ! M’enfin, j’dois dire qu’ça m’a arrangé aussi, car j’avais pas trop d’idées d’déguisement pour la p’tite fête. C’donc sur leur initiative qu’j’me retrouve aujourd’hui habillé en sorcier étudiant à Poudlard. Et plus précisément en James Potter. Lexie arborant une perruque rousse pour être Lily Evans. Et l’reste d’son groupe d’amis revêt les traits des autres Maraudeurs. Rogue étant l’rôle qu’a été attribué à Larry, un autre bénévole. Bref, nous sommes donc tous des p’tits élèves d’Poudlard. Et pour l’occasion, j’ai mis mes lunettes, n’les portant qu’rarement en public – à moins d’en avoir vraiment besoin. « T’en as profité pour pas t’coiffer ? », m’demande Cassidy, qui est déguisée en Remus, et qui vient d’nous rejoindre, dans son fauteuil. « J’me coiffe jamais, c’juste qu’tu l’as jamais remarqué ! », fais-je remarquer à l’enfant, souriant. « Pourquoi s’coiffer quand y’a toujours quelqu’un pour s’amuser à m’décoiffer, d’toute façon ? », l’interrogé-je en haussant un sourcil. Faut dire qu’Cassidy s’éclate depuis toujours à m’ébouriffer les cheveux. Mais c’pas la seule d’son p’tit groupe, j’sais pas pourquoi, ils sont nombreux à s’amuser à ça. Bon, faut dire aussi qu’j’leur ai expliqué qu’j’laissais mes cheveux libres, parce qu’c’était l’moyen pour moi d’faire un pied d’nez à Tumy, qui m’avait privé d’cheveux plusieurs mois, quand j’étais ado. Pour ça qu’j’les coupais pas maintenant, pas avant qu’ils n’soient bien trop longs, du moins. Même si l’fait qu’j’les coiffe pas, ça tient surtout d’Son habitude d’passer Sa main dans mes cheveux dès qu’possible. Pis bon, sérieusement, la vie est bien assez courte comme ça pour pas perdre du temps inutilement à un truc aussi futile qu’se coiffer…

Durant les quelques minutes qui suivent, j’fais l’tour d’la salle avec l’ptit groupe. Les gosses veulent voir la déco’, à laquelle ils ont, en partie, participer, durant nos sessions d’dessins. C’ainsi qu’sur l’buffet, on trouve quelques p’tites araignées, d’autres de c’genre-là, mais aussi des p’tites citrouilles contenant des p’tits bonbons qu’les enfants apporteront chez eux. Et sur l’mur, il y a quelques chats noirs, des p’tits feuilles monstrueuses, des p’tites citrouilles, mais aussi quelques squelettes. Voici, grosso modo, c’qui a été fait pour l’occasion, à l’atelier qu’je gère. Et ça m’fait sourire d’voir la fierté briller dans l’regard des jeunes participants, lorsqu’ils voient leurs œuvres ainsi mises en avant, ou qu’ils les montrer à leurs potes ou à leur famille. C’bien pour d’tels p’tits moments d’bonheur qu’j’me dis qu’le bénévolat, c’une chose rudement cool, bien qu’ça n’me soit pas facile d’mettre les pieds dans un hôpital… Encore moins depuis notre dernière rencontre en ces lieux. J’sais qu’nos rapports s’sont un peu améliorés depuis l’temps. Mais ça m’fait toujours bizarre d’me retrouver dans c’maudit ascenseur – les très rares fois où j’le prends. Qu’ça soit parce qu’j’suis en retard, ou juste pour bavarder avec un gosse, un bénévole ou un employé. ‘fin, ça reste rare, plus encore qu’autrefois, même. Ca ravive d’trop mauvais souvenirs. Souvenirs qu’j’fais d’mon mieux pour enfouir au plus profond d’ma mémoire. Disons qu’c’un peu douloureux d’se remémorer qu’Elle a pu partager l’opinion d’la majorité des gens à mon encontre. J’m’en fous, mais complètement, de c’qu’on pense d’moi, mais quand ça vient d’Elle, c’pas pareil, loin d’là… J’pousse un soupir, pour repousser d’mon cerveau les souvenirs d’notre conversation. C’pour tenter d’pas m’attarder sur c’souvenir désagréable qu’j’propose à Lexie d’aller danser. Après tout, faut bien qu’j’bouge la p’tite troupe, ils sont là pour danser, mais ils n’osent pas vraiment. Les joies d’l’enfance. Et d’l’adolescence, pour certains. Ils s’jettent des p’tits regards craintifs, n’osant pas aller inviter l’autre à danser. Pis, j’avais promis à Lexie d’la faire danser, aussi, faut dire. C’ainsi qu’me voilà sur la piste de danser, avec la p’tite, et ses potes, mais aussi Larry. Lexie rigole, alors qu’j’la fais tournoyer, et qu’Larry danse avec Cassidy (ouais, moi aussi, ça m’choque, d’voir Remus danser avec Rogue, mais bon !). Pendant ces quelques minutes, j’oublie tout, m’focalisant uniquement sur les sourires des gosses, et leurs éclats d’rire. J’cesse même d’jeter des p’tits coups d’œil furtifs en direction d’la porte d’entrée, dans l’espoir d’La voir arriver. Après tout, j’sais qu’Elle vient parfois bosser ici, alors Elle a possiblement été invitée à cette p’tite fête, Elle aussi. J’ai envie d’La voir. J’ai pas envie qu’Elle débarque ici. La valse des sentiments, encore et toujours, à croire qu’j’suis incapable d’me focaliser sur une seule émotion quand il est question d’Elle. J’me fatigue tout seul…

Lexie finie par m’faire comprendre qu’elle a besoin d’faire une pause. Sa maladie la fatigue vite, malheureusement. On s’dirige vers un banc, pour qu’elle puisse s’y reposer quelques minutes. Mais un truc m’bouscule. Disons qu’ça s’passe un peu trop vite pour qu’j’puisse vraiment savoir comment tout ça s’déroule, et, qu’en plus, j’suis focalisé sur la gosse à côté d’moi. J’parviens à garder mon équilibre sans trop d’mal, ayant été bousculé par un poids plume, qui, par contre, tangue dangereusement. J’réfléchis pas trop, sur l’coup, car tout s’passe bien trop vite pour ça, mais j’parviens à éviter la chute à cette personne peu adroite. « Ca v..  », commencé-je à dire, mes bras tenant l’inconnu(e), m’interrompant en réalisant qu’c’pas vraiment une inconnue. Mais Elle. J’suis tellement surpris qu’j’clignote des yeux à plusieurs reprises. Sans oublier l’fait qu’mon cœur s’agite un peu trop pour mon âge… Parce qu’Elle est dans mes bras, sans doute bien plus proche qu’Elle n’a pu l’être ces derniers temps, exception faite du câlin qu’Elle m’a fait à la pâtisserie. Parce qu’Elle est déguisée en ange. Qu’ça m’rappelle un paquet d’délires à la con, autour des anges et des démons. D’elle en ange, et d’moi en démon. Délire sur nos personnalités, mais aussi sur mon prénom. Et qu’Sa tenue La met un peu trop en valeur. Rien d’vulgaire, n’vous méprenez pas, mais c’déjà bien trop pour moi, qui doit éviter d’La dévorer des yeux à chaque fois qu’j’La vois. Et là, disons qu’ça m’est un peu difficile. J’secoue la tête tout en m’incitant à garder la tête froide. « Ca va ? », parviens-je à dire après avoir dégluti. Espérant avoir une voix normale, et non troublée. « C’tes ailes ou c’ton auréole qui t’donnent un équilibre encore plus merdique qu’d’habitude ? », tenté-je d’plaisanter, en La libérant enfin d’mon étreinte. A contrecœur. Evitant d’m’attarder sur l’fait qu’La tenir m’semblait douloureusement naturellement, et pathétiquement agréable. Tentant d’afficher un air d’indifférence, j’glisse mes mains dans la poche d’mon jean. Evitant aussi d’trop La regarder. C’moi, où il fait chaud, soudainement ? Ca doit être ma fichue robe d’sorcier, j’en suis sûr ! L’air est pas oppressant, au passage ? Nan ? Z’êtes sûrs ? Il m’faut prendre sur moi pour éviter d’desserrer un peu ma cravate, ayant comme l’impression d’étouffer, étrangement. Bon, j’parviens pas à retenir ma main droite d’aller s’perdre dans mes cheveux, les ébouriffant ainsi, montrant surtout qu’j’suis loin d’être aussi à l’aise qu’ma posture l’laisse à entendre. « T’as abusé du jus d’pomme en fait ? », qu’j’ajoute, avec un léger sourire. P’tite allusion à notre passé. Avant l’accident. Avant l’incendie également. A l’époque où nous étions un jeune couple, sûr qu’ils avaient la vie devant eux pour voir leur amour s’épanouir. Quand nous parvenions à aller à quelques soirées ensemble. Quand Elle S’était tapée un délire sur un jus d’pomme – qui n’contenait rien d’autre qu’des fruits – qu’avait un goût alcoolisé selon Elle. Qu’ça Lui faisait même tourner un peu la tête, du coup. J’mords l’intérieur d’ma lèvre, dans une tentative d’me punir d’cette évocation inutile à une époque révolue, qu’à sans doute beaucoup plus d’sens à mes yeux qu’aux siens. Mes yeux qui, étrangement, ont du mal à s’décoller d’Elle. Bon, par chance, ils s’égarent pas là où il faut pas, mais c’pas mieux, en fait. J’ai l’impression qu’c’un peu trop visible qu’à partir du moment où j’L’ai vu, plus rien d’autre, ni personne d’autre, n’a d’importance. « Super-Raph a sauvé un ange ! », s’amuse Lexie, m’faisant revenir sur Terre, glissant sa p'tite main dans la mienne. « On va p'têtre éviter d'exagérer ! », dis-je avec un p'tit rire au coin des lèvres, détournant enfin l'regard d'Elle pour m'concentrer sur Lexie. « Moi, c'est Lexie, et toi, t'es qui ? », demande la fillette, qui n'perd pas des yeux la blonde, qui l'intrigue, visiblement. C'qui m'amuse. Et m'rassure à la fois. Au moins, avec la p'tite à mes côtés, j'vais pas La regarder, comme un aveugle qui viendrait d'retrouver la vue. Image pathétique, on en conviendra ! Au moins, j'aurai un peu moins l'air d'me sentir étrangement d'nouveau complet, et d'retrouver un semblant d'sens à la vie.

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I wanna kiss you, make you feel alright : I'm just so tired to share my nights. I wanna cry & I wanna love, but all my tears have been used up : on another love. If somebody hurts you, I wanna fight, but my hands been broken, one too many times. So I'll use my voice, I'll be so f*cking rude. Words they always win, but I know I'll lose. I wanna cry, I wanna learn to love, but all my tears have been used up. I wanna sing a song, that'd be just ours, but I sang 'em all to another heart. I wanna cry, I wanna fall in love but all my tears have been used up.


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Re: I don't wanna live, I don't wanna breathe, 'Less I feel you next to me [Raëlle] ✻ ( Mer 9 Nov - 21:58 )


I don't wanna live, I don't wanna breathe,
'less I feel you next to me.
RAËLLE
Words with no meaning have kept me dreaming, but they don't tell me anything. All you never say is that you love me so. All I'll never know is if you want me. If only I could look into your mind, maybe then I'd find a sign of all I want to hear you say to me. Are you uncertain ? Or just scared to drop your guard ? Have you been broken ? Are you afraid to show your heart ? Life can be unkind, but only sometimes. You're giving up before you start. If only I could look into your mind, maybe then I'd find a sign of all I want to hear you say to me..


Si on m'avait seulement dit qu'entreprendre l'ouverture d'un nouveau cabinet allait être une épreuve si longue et si éprouvante, il est clair que je me serai encore contentée de la dépendance de notre maison pour accueillir quelques patients. Ce n'était peut-être pas l'idée du siècle, de se lancer dans cette folle aventure alors que le mariage est plus proche que jamais. A force de courir partout, que ce soit pour du matériel ou pour des papiers en tout genre, ça fatigue quand même énormément. Et le stress pour cette fin d'année est assez insupportable et insoutenable. Heureusement, depuis mes dernières vacances avec Riley, ça va un peu mieux avec Chris. J'ai l'impression de retrouver le Chris du début et non pas ce gars qui m'étouffe en m'interdisant le moindre faux pas. Il est même adorable et débordant de petites attentions. Et ce n'est sans doute pas plus mal. S'il était aussi invivable que ces derniers mois.. Allez savoir où on en serait, aujourd'hui. Il recommence à se projeter d'ici cinq ou dix ans, sur ce qu'on deviendra avec le temps. Une chose qu'il n'avait tout simplement pas faite depuis un moment. Mais, si la tension entre nous semble s'être apaisée, je n'en suis pas plus sereine chaque soir, alors que je tente de fermer les yeux. Il y a ces choses qui me travaillent encore et encore. Toujours les mêmes questions qui resurgissent, alors même que des paroles ou des images me reviennent. Qui me bouffent et me rongent de l'intérieur. Une ombre plane au-dessus de moi. Je sais qu'elle est toujours là, malgré tout le mal que je lui inflige sans même m'en rendre compte. Et ce spectre de mon passé obscurci n'est autre que la présence de Raphaël. Une image qui peut paraître négative, mais qui est si loin de l'être tant sa présence me rassure. On ne sépare pas l'inséparable. De simples mots que Sharon me répète dès qu'elle le peut ou dont elle sous-entend le sens à la moindre occasion. Je suis incapable de dire, à ce moment-là, que j'en saisis pleinement la portée, malheureusement pour moi. Surtout malheureusement pour lui. Il y aura bien trop de culpabilité sur mes épaules lorsque toute cette foutue mascarade prendra fin et que Chris dévoilera son vrai visage. Cependant, comme je l'ai dit juste avant, pour le moment, mon fiancé se comporte d'une façon exemplaire. Comment pourrais-je seulement m'en méfier ? Mais, ma chère tante maîtrise à la perfection son discours, si bien qu'elle se trouve être à l'origine de nombreux électrochocs inconscients dans ma p'tite tête. Une p'tite tête dont la mémoire semble réellement vouloir retrouver sa plus belle des formes, celle qui avait été sienne avant cet accident et cette amnésie. Elle a du mal, la pauvre. Merci les médocs.. Elle peine tellement qu'elle ressemble un peu au moteur d'un vieux tacot dont ses poumons sont encrassés par le temps et l'absence de réelle chaleur et de sentiments profonds. Qui essaie vainement de reprendre son souffle, de démarrer une bonne fois pour toute en souhaitant entendre son moteur gronder comme à ses plus belles heures. Et ça, mine de rien, ce n'est pas reposant du tout. J'en suis, à certains moments, à me demander si, un jour, je vais y arriver. Plus le temps passe, plus j'ai l'impression que je vais devoir m'y faire. Rester dans cette case de l'amnésique qui ne retrouvera jamais sa tête. Ca m'inquiète. Énormément. Cette nuit encore, je n'ai de loin pas dormi autant qu'il le faudrait. Un rythme que je n'ai jamais apprécié ni même approuvé tant ces nuits écourtées ne sont pas faites pour moi. Oui, je suis une marmotte. Oui, j'ai besoin de dormir pour être bien dans ma tête et dans mon corps. Ca commence par là. Pourtant, c'est loin d'être le cas. Finalement, ce n'est pas si étonnant que ça. Que je me sente aussi dépassée par les événements. Qui ne le serait pas à ma place, hein ? J'en soupire, alors que je tourne ma tête vers cette moitié de lit vide. Une fois de plus.

Sauf qu'en ce samedi, je n'ai pas vraiment le temps de traîner. Même pas du tout, en fait. Cet après-midi, je suis invitée à prendre part à cette fête à l'hôpital, pour Halloween, au sein du service de pédiatrie. L'un de ces endroits où je travaille deux après-midi par semaine. Une de ces invitations, faite avec un cœur et un sourire si énorme par l'un de mes plus jeunes patients en cet endroit, qu'il est tout simplement impossible de refuser. J'en ai parlé avec Yan, via Skype, dans la semaine. Et oui, je n'avais aucune idée de costume. Pourtant, qui dit Halloween dit costume, cela tombe sous le sens. « T'es un ange, Gaëlle. » qu'il m'a dit alors que je coupais quelques tomates bien fraîches pour en faire une bonne salade et l'ordi avec Skype lancé, tranquillement posé sur la table. Une remarque qui m'avait faite sourire, si bien que j'ai tourné la tête vers cette image de Yan pixelisée. Qu'est-ce qui peut donc bien faire de moi un ange à ses yeux ? Je n'en sais trop rien. Mais, il est adorable de me dire ça. Est-ce que c'est à cause de ces soins que je lui prodiguais lorsqu'on était ensemble, à Londres ? Tel un ange gardien veillant sur lui ? L'image peut être correcte, en effet, même si je n'ai pas la prétention de me considérer ainsi. Alors que j'ouvrais la bouche pour lui répondre, des images de cette vie déchue m'ont frontalement percutées, en pleine face. Je me suis vue. Plus ou moins clairement, face à Raphaël. Tous les deux déguisés. L'ange et le démon. Deux caricatures poussées à l'extrême de nos deux caractères, de bases, bien différents. Mais fichtrement complémentaires. Les opposés s'attirent, irrémédiablement.. J'étais tellement perdue dans mes pensées, à courir après ce souvenir pour tenter de le rendre encore plus vrai, que mon couteau a dérapé sur l'un de mes doigts. Cruel retour à la réalité, alors que je lâchais un p'tit juron tout en lâchant le couteau quelque peu déjà ensanglanté pour passer ma main sous l'eau. « Ca va ? » Laissant ma main sous le robinet, je me suis tournée vers l'écran de mon ordinateur, tentant de retrouver un sourire qui s'était alors subitement dissipé. Haussant les épaules, je tentais de lui prouver que tout allait bien. Extérieurement, du moins. Car, intérieurement, à chaque nouveau souvenir qui me revient, c'est une telle secousse que j'en tangue, j'en perds mes repères. Et je sombre. Les seuls souvenirs que je veux retrouver sont ceux qui peuvent illustrer les horreurs que Raphaël m'a lancé à mon arrivée à Cap Harbor. Pour m'assurer que nos vies sont meilleures aujourd'hui qu'elles ne l'avaient été, avant. Ensemble. Sauf que c'est très loin d'être le cas. Sourires et douces attentions rythment ce dont je semble me souvenir. Il y a des disputes, inévitablement. Mais, elles forment tout de même une part bien moins importantes que le reste. Est-ce qu'il est seulement possible de faire un barrage mental à ces situations que je recherche pourtant ardemment ? Des situations qui n'existent pas. « T'en fais pas, Yan. Ca va. » Des mots simples pour le rassurer. Il sait à quel point je suis maladroite de nature, mais j'étais très loin de me douter qu'il me testait en proposant ce costume d'ange. Et oui. C'est l'une des parties du plan de ma chère Sharon, histoire d'éveiller quelques souvenirs. Mission accomplie pour le coup. Bien entendu, je lui ai dit que son idée était sympa, d'autant plus que je ne veux rien de sanglant ou de macabre à outrance pour un tel endroit.

Même si je ne suis pas aussi douée que cette chère Jean pour faire des costumes de dingues -d'autant plus sans avoir énormément de temps devant moi-, j'arrive à combler des accessoires à ma tenue toute blanche. Je ressemble presque à un ange. Un vrai ! Mon auréole sur la tête et mes ailes dans mon dos, je jette un rapide coup d’œil à ce miroir dans ma chambre. Un très léger sourire sur les lèvres, j'en suis à fouiller dans ma penderie, à la recherche d'un petit gilet blanc. Déjà, parce que je vais avoir un peu froid les épaules ainsi dégagées, mais aussi parce que je trouve que ce magnifique bustier blanc que j'adore est sans doute un peu trop.. Révélateur pour être ainsi et simplement porté face à une armée de gamins. Deux raisons bien différentes l'une de l'autre qui me poussent, ensemble, à me vêtir un peu plus. Là, c'est bien mieux. Prête -un peu en retard.. Comme toujours !-, je ne tarde pas à prendre la direction de l'hôpital. Je ne tarde pas plus longtemps à rejoindre l'étage des enfants dans mon si beau déguisement -qui me vaut quelques remarques, ceci dit en passant, mais rien de déplaisant-. Tout l'étage est décoré. Cela me fait sourire, alors que je m'attarde sur certaines décorations en m'avançant dans ces couloirs jusqu'à la salle réservée pour l'occasion. De quoi se mettre dans l'ambiance avant même d'y arriver. Je me mordille la lèvre en m'arrêtant devant un petit -faux- jardin avec des citrouilles de toutes tailles et de toutes formes sans doute sculptées puis peintes. Et forcément, l'une d'elles attire mon regard. Une signature griffée que je reconnais inévitablement. Ma lèvre subit un nouvel assaut alors même que l'une de mes mains s'en approche. Juste pour l'effleurer du bout des doigts, sans même que je ne m'en rende compte. Je reviens pourtant à moi en entendant un « Gaëlle ! » d'une voix que je reconnais bien facilement. Le petit Andy se met alors à courir vers moi et, même si je tends mes bras vers lui pour le réceptionner en cours de route, je ne peux pas m'empêcher d'être quelque peu .. anxieuse face à son trop-plein d'énergie. « Doucement, ne cours pas si.. vite !? » Ce p'tit gars en a bavé ces derniers mois avec cette amputation de l'un de ses pieds, malgré son si jeune âge. Mais, à le voir galoper de la sorte avec son si grand sourire, j'en suis à me dire qu'on a fait du bon boulot, lui et moi. Surtout lui. Moi, je n'étais là que pour l'aider à retrouver ses sensations et lui redonner le goût à la vie. Cela fait un moment qu'il a quitté sa chambre dans cet hôpital, le plaisir de sa visite pour ses copains est donc une bien bonne surprise. Je le vois toujours encore, de temps en temps, pour des séances plus espacées. Chez moi, du coup. En attente d'ouvrir le cabinet. En tout cas, son costume du Shérif Woody est juste excellent ! Quelque peu accroupie -pas pratique en jupe- pour être à sa hauteur, j'ai le droit à un gros câlin qui a le don de me caler un énorme sourire sur le visage. « T'es un ange ! » qu'il me dit alors, me faisant doucement glousser d'amusement. Décidément, entre lui et Yan.. Ils se ressemblent en plus énormément. Le même regard, la même envie de vivre.

Main dans la main, on finit par rejoindre les autres dans cette salle qui n'était pas bien loin de cette culture de citrouilles. Il y a une foule de présents ! Des têtes connues, d'autres non. Andy reste près de moi. Je crois qu'une petite fille l'intrigue bien trop, mais il n'ose pas aller vers elle. C'est trop adorable ! Sauf que d'un coup, sans prévenir, il me fausse tout simplement compagnie. Pourquoi ? J'en sais rien. Mais, disons que je le connais, ce p'tit Andy. Et s'il part ainsi, c'est qu'il a une idée en tête. Et pas forcément très sécurisée. « Hey, Andy.. Où tu vas comme ça ? » que je lui dis tout en me lançant à sa poursuite. Et c'est pas gagné. J'ai beau être assez petite et ainsi réussir à me glisser entre les personnes sans trop de soucis, mais c'est sans compter sur mes ailes qui me dérangent un peu. Et sans vraiment comprendre ni comment, ni pourquoi, je me retrouve dans des bras qui me semblent particulièrement familiers. « Ca v.. » Un homme -pas n'importe lequel-, me retient dans ses bras alors que je viens, littéralement, de me vautrer droit sur lui. Cette voix. Cette prise qui me retient tout en étant ferme, rassurante et étrangement .. normale, familière. Je n'ai pas besoin de lever mon regard vers lui pour le reconnaître. Juste sa façon de me retenir, sa voix. Rien de plus. Mon p'tit cœur palpite comme un p'tit fou. Il est dans une telle transe alors que j'ai simplement jouée à la maladroite empotée  qui est incapable de courir après un gamin sans atterrir.. dans ses bras, si bien que ma tête tente de calmer ses ardeurs en me balançant un bref résumé de la façon dont il me voit. Une erreur dans sa vie. « Ca va ? » Là non plus, je ne sais pas pourquoi. Mais, il est clair que ce contact avec lui semble m'avoir.. manqué ? Evidemment, je n'en ai pas la pleine conscience, même si je ne cherche pas réellement à me défaire de ce sauvetage de blonde à deux pieds gauches. Me mordant la lèvre, j'en suis à fermer très brièvement les yeux sous l'appel de mon p'tit cœur qui souhaite simplement en profiter. Doucement, je fais un petit mouvement de la tête de haut en bas, pour lui dire que ça va. Nettement mieux dans ses bras qu'étendue par terre. « C’tes ailes ou c’ton auréole qui t’donnent un équilibre encore plus merdique qu’d’habitude ? » Ses bras se desserrent pour me libérer. Cruelle souffrance de ne pas conserver cette place près de lui. Très lentement, mon regard remonte sur sa silhouette pour croiser le sien. Là, j'ai fait fort niveau salutation.. Mes joues en rosissent doucement, d'ailleurs, alors que je détourne mon regard en prenant le prétexte tout offert par cette fête de jeter un oeil sur son déguisement. Un costume qui me fait d'ailleurs sourire, à moins que ce ne soient les mots qu'il vient de prononcer. « Sans doute les ailes. » Haussant doucement les épaules -et donc mes ailes-, j'ajoute « Y'a certainement du plomb dedans, ça m'empêche de m'envoler par contre. » Et m'oblige donc à atterrir dans ses bras. Ah, Gaëlle. Un ange qui n'arrive pas à s'envoler, c'est un peu problématique tout de même. Mes yeux remontent jusqu'à sa main qui part se perdre dans ses cheveux, comme attirer tels des aimants par sa folle chevelure qu'il ébouriffe d'un simple geste qui me fait, légèrement, buguer, je l'avoue. M'en rendant compte, mes sourcils se froncent doucement alors que ma main me démange. La poisse. « T’as abusé du jus d’pomme en fait ? » A croire que c'est ma fête, aujourd'hui ! Levant les yeux au ciel, je réprime un petit rire, amusé, qui arrive tout de même à atteindre mes lèvres. Sans réfléchir, je lui réponds, instinctivement. « Il faut se méfier du jus de pomme qui fermente ! » J'en détourne le regard, un peu groggy par ce que je viens de lui répondre sans même que les mots aient eu le temps de se former dans ma p'tite tête, sans doute balancer par mon cœur désespéré. Sans doute espère-t-il lui prouver que rien n'est perdu.. « Super-Raph a sauvé un ange ! » Mon attention jusqu'alors rivée au-dessus de moi, tombe vers cette petite voix et cette charmante demoiselle qui m'arrache un nouveau sourire tant son costume lui va comme un gant. Sauvé un ange ? D'une certaine manière, il est clair que la p'tite vise à la perfection pour ce qu'il va finir par se passer un beau jour .. « On va p'têtre éviter d'exagérer ! » Pourtant, c'est le cas, d'une certaine façon. Haussant les épaules, j'en suis à donner une petite tape amicale sur son bras libre. « Fais pas ton modeste. C'est pas top pour un ange de faire un câlin au sol. » Encore une phrase réflexe qui est sortie toute seule et qui se base sur l'un de ces délires qu'on avait. Avec ce vilain sol mangeur de blonde et contre lequel Raph devait se battre corps et âme pour m'en protéger. Rapidement, je détourne le regard vers la p'tite qui lui tient la main. « Moi, c'est Lexie, et toi, t'es qui ? » Une petite silhouette un peu en retrait m'arrache un nouveau sourire. Il semblerait qu'Andy se soit lancé et parle enfin avec cette autre petite demoiselle. Voilà donc la fameuse Lexie dont j'ai déjà entendu parler à quelques reprises. « Et moi, Gaëlle. » Faire la connaissance de ces p'tits jeunes est vraiment l'un de point vraiment agréable de cette fête. Ils ont tous des choses à dire, mais malheureusement pour moi, je ne les connais pas tous. Seuls ceux qui m'ont comme kiné me connaissent. Ce qui est déjà plutôt pas mal, il faut le dire. « J'ai déjà entendu parler de toi. Une p'tite brune bien courageuse, même si tu te caches sous ta perruque rousse aujourd'hui. » Nul doute qu'elle doit être aussi adorable en brune qu'en rousse. Après tout, j'aime tellement les gamins qu'à mes yeux, ils le sont tous. « C'est pour faire Lily et James Potter ! » Quels bons choix ! Les regardant tous les deux, j'en souris à nouveau. « Et c'est parfaitement réussi. » que je lui réponds avant de relever mon regard vers Raphaël. Regard qui s'attarde sur ce nœud de cravate légèrement en désordre face à ma maladresse passer. « Si James m'y autorise, par contre.. » que je lui dit en portant mes mains vers cette fameuse cravate pour l'arranger un peu mieux. Je lui dois bien ça, non ? Mon regard ne quitte pas ce tissu que je manipule, ne pouvant pas se résoudre à croiser le sien. Ce n'est tout simplement pas possible, là. Mais, il le faut. Qu'il soit un James parfait pour sa p'tite Lily. J'essaie de m'empêcher de mordre cette lèvre pour tenter de ne pas trahir cette sorte d'apnée que m'impose ce geste pourtant si simple en apparence. La question peut se poser, en effet. Est-ce que je fais simplement ça pour la remettre en place ? Ou pour profiter d'une brèche pour satisfaire l'élan de mon p'tit palpitant qui tambourine dans une cadence presque indécente ? La réponse ne fait pas l'ombre d'un doute. Mais, j'essaie de me l'interdire.


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Re: I don't wanna live, I don't wanna breathe, 'Less I feel you next to me [Raëlle] ✻ ( Sam 3 Déc - 18:38 )

Raëlle
I’m in love with you. Yeah, it’s that bad. You’re so beautiful to me. Shut up, let me tell you, let me. Every time I look at your face, or even remember it, it wrecks me. And the way you are with me, and you’re just fun and you shit all over me and you make fun of me and you’re real. I don’t have enough time in any day, to think about you enough. I feel like I’m gonna live a thousand years cause that’s how long it’s gonna take me to have one thought about you, which is that I’m crazy about you. I don’t wanna be with anybody else. I don’t. I really don’t. I don’t think about women anymore. I think about you. I had a dream the other night that you and I were on a train. We were on this train and you were holding my hand. That’s the whole dream, you were holding my hand and I felt you holding my hand. I woke up and I couldn’t believe it wasn’t real. I’m sick in love with you. It’s like a condition, it’s like polio. I feel like I’m gonna die if i can’t be with you and I can’t be with you, so I’m gonna die and I don’t care cause I was brought into existence to know you, and that’s enough. The idea that you would want me back? It’s like, greedy. (Citation issue de la série Louie, définissant parfaitement les sentiments de Raph pour Gaëlle.).


Samedi 29 octobre, milieu d’après-midi :

C’affligeant d’voir comme une simple présence à vos côtés peut modifier votre vision des choses. Tout parait alors bien plus coloré, plus intense, plus sensé, plus logique, plus…. tout en fait. Comme si la vie avait enfin une cohérence, ou plutôt, l’avait retrouvé, dans mon cas. Rien qu’avec Sa présence. Et c’constat m’donne envie d’me frapper la tête contre un mur. D’me prendre un coup d’poêle dans la gueule (navré, mais y’a une Raiponce dans les environs !). D’me faire rouler dessus par un traîneau (bah ouais, Noël approche, mine de rien : j’le vois bien au fait qu’j’ai déjà commencé mes achats, pour mettre sous l’sapin, pour les p’tits Edgy !). D’me faire ensevelir sous une avalanche (pour rester dans la saison). D’me faire réduire en charpie par une troupe de zombies (faut penser à la fin du monde !), puis d’être ressuscité (bah ouais, visiblement, y’a des débiles qui croient qu’dans la vraie vie, c’possible, d’telles choses !), pour être retué par la suite (parce qu’ouais, faut quand même pas abuser non plus !). D’être forcé à regarder des trucs que j’exècre (les Télétubbies, Dora l’Exploratrice, la moitié des séries fadassement banales et au scénario plus que prévisible du moment…). Bref, d’être torturé comme pas permis, plutôt qu’d’prendre conscience, encore plus si c’était nécessaire, d’à quel point j’reste accro à Elle. Sans même qu’Elle n’cherche à entretenir ça, et c’p’têtre bien cette partie d’l’affaire qui rend l’tout terriblement pathétique. J’suis pire qu’un ado, j’vous jure. Manquerait plus qu’j’me mette à rougir, parce qu’Elle est dans mes bras, suite à Sa gamelle. Heureusement pour moi, j’ai jamais été du genre à rougir, et j’ai même toujours eu une facilité déconcertante à conserver un visage impassible. Disons qu’vous n’avez pas vraiment l’choix, quand vous grandissez dans un village qu’aime les ragots, qui sont bien souvent nourris par votre famille. Si vous voulez éviter d’faire plaisir aux langues d’vipères qui bavent sur vous, devant vous, faut bien garder un visage neutre. Limite blasé, même, ça les fait encore plus chier, d’voir que leurs venins vous fatigue presque au point d’baîller, que d’paraître juste ennuyé par leur profonde connerie. Bref, du coup, j’sais qu’mon visage n’trahit pas grand-chose. Cela dit, j’suis moins sûr d’l’état d’mon regard, car à en croire ma mère, c’connard est toujours sacrément expressif quand il est question d’Elle. C’bien pour ça qu’j’tente d’regarder ailleurs, et ce, même lorsqu’nos regards s’croisent, après qu’j’ai enfin pris la décision d’Lui rendre Sa liberté d’mouvements. Nullement l’envie qu’Elle puisse détecter dans l’marron d’mes yeux à quel point notre proximité précédente m’a troublé, à quel point j’en ai apprécié chaque secondes, combien j’aurai été prêt à tout donner, pour qu’ça dure plus longtemps. Pas plus qu’j’souhaite qu’Elle n’parvienne par effleurer l’collier qu’est dissimulé sous ma cravate. Reliquats d’notre passé, rassemblé ainsi autour d’mon cou, n’le quittant qu’en d’rares occasions. Vestiges qu’j’devrais trouver la force d’jeter un beau jour, mais je n’peux m’résoudre à l’faire. Pas pour l’instant. Pas envie d’tirer un trait définitif sur nous, maintenant. Ca attendra qu’j’m’exile en Asie, ça…. Si tant est qu’là-bas, j’ai l’courage d’me débarrasser d’ça…. C’qu’est franchement pas dit, parce qu’déjà, quand j’suis parti d’mon pays natal, j’avais dans l’idée d’me séparer d’ce merdier. D’tenter d’vendre ces breloques auxquelles j’suis stupidement attaché. Ou alors d’m’arranger pour les perdre. Voir les refourguer, lors d’une partie d’poker. Car ouaip, mine de rien, nos bagues, elles sont pas données… Rien d’excessivement précieux, dans l’genre diamant/pierre précieuse. Juste des œuvres uniques, faites sur-mesure, suite à mes dessins, par un joaillier (encore un débile d’artiste qui sert à rien, qu’j’ai rencontré durant ma scolarité….). Et même la p’tite clé qui est suspendue à c’collier est une œuvre unique. Encore un truc qu’j’me suis amusé à dessiner et à faire réaliser, pour Elle. J’Lui avais offert un médaillon (une autre œuvre unique, vous vous en doutez bien : faut bien qu’ça m’serve d’avoir un pote joaillier quand même, ainsi qu’d’être un artiste !), qui n’s’ouvre qu’avec cette clé. Elle avait l’médaillon, j’avais la clé. J’sais pas c’qu’Elle a fait du médaillon, j’ai pas pu m’résoudre à Lui refourguer la clé, ni à la jeter… Pathétique, je sais… Bref, le danger est écarté, maintenant qu’j’L’ai relâché d’l’étreinte d’mes bras. Mes mains s’glissent dans mes poches, alors qu’j’essaie d’retrouver un rythme cardiaque moins agité qu’ça, car là, c’le bordel. Même si c’sans comparaison possible avec la danse effréné d’mon palpitant, quand Elle était encore contre moi. Pourvu qu’l’agitation d’ce stupide organe n’lui ait pas été perceptible !, est la « supplique » qui traverse mon esprit, alors qu’Elle m’détaille brièvement du regard, observant l’costume qu’j’ai choisi d’revêtir pour la p’tite fête, c’dont j’prends conscience en sentant Son regard m’scruter quelques instants. « Sans doute les ailes. », finit-Elle par répondre à l’interrogation qu’j’Lui ai posée, y’a une poignée d’secondes d’ça. Elle accompagne Sa réponse d’un haussement d’épaules, ce qui, immanquablement, fait bouger ses ailes. Et attire, bien entendu, mon regard sur celles-ci. (On va tous faire semblant d’croire que d’toute façon, suffit d’pas grand-chose pour qu’mon regard s’pose sur Elle…). « Y'a certainement du plomb dedans, ça m'empêche de m'envoler par contre.», ajoute-t-Elle, en guise d’explication à Sa maladresse précédente. Pour être honnête, si j’finis par la suite par m’passer la main dans les cheveux, c’pas juste pour camoufler l’fait qu’j’me sente mal à l’aise d’L’avoir prêt d’moi, dans une telle tenue. Mais c’aussi pour lutter contre mon envie à la con d’toucher Ses ailes. Pulsion stupide, mue par j’sais pas quel instinct à la con. J’vous jure, parfois, pour n’pas dire souvent, j’me fais honte, surtout lorsqu’il est question d’Elle. On va dire qu’c’juste parce qu’mon attention a été attiré sur elles, par Son p’tit mouvement d’épaules. Et encore une fois, on va tous faire semblant d’y croire ! N’répondant pas vraiment à Sa folle supposition, j’laisse planer un p’tit silence, pour finir par hocher positivement la tête. Comme si j’avais vraiment réfléchi à Son hypothèse. Mais, finalement, j’finis par lancer la mienne. Qu’a aussi l’mérite d’expliquer l’pourquoi du comment Elle commence déjà à divaguer, alors qu’l’après-midi est encore dans sa 1ère moitié : abus d’jus d’pomme ! « Il faut se méfier du jus de pomme qui fermente ! », m’répond-t-Elle, presque du tac-au-tac, dans un sourire qui trahit son amusement, et qui pourrait presque contribuer à m’faire croire qu’tout va pour le mieux entre nous. Qu’l’accident n’a jamais eu lieu. Qu’Elle n’est pas amnésique. Qu’Son cerveau n’a pas décidé d’zapper en très grande partie tout c’qui nous concerne (comble du hasard, hein… Prenez-moi pour un con : ça n’veut rien dire, qu’Elle ait douté de tout c’que j’ai bien pu Lui raconter d’notre vie passé, ça sort d’nulle part, ça, p’têtre !). Qu’on est donc en train d’avoir une conversation on n’peut plus banale, comme on en avait tant d’ce genre, lorsqu’nous étions seuls ou en public : on s’vannait sans arrêt – disons qu’au lieu d’se dire c’qu’on ressentait pour l’autre, ou d’avoir des gestes tendres pour l’autre en permanence, on s’taquinait. Et j’me raccroche aux quelques branches – bancales – qui m’restent d’raison, en m’disant qu’si on continue à agir d’la sorte, aujourd’hui encore, c’juste parce qu’on a commencé à fonctionner ainsi bien avant même d’former un couple. Tout comme c’délire lié au jus d’pomme prétendument alcoolisé date du tout début d’notre histoire, quand, ado, j’croyais stupidement qu’on surmonterait tout. Comme on l’avait fait jusqu’alors…. Qu’c’beau, d’être rêveur et gamin… Qu’c’brutal, d’grandir et d’ouvrir les yeux sur la vie. « Surtout quand on est une p’tite blonde dotée d’un sens d’l’équilibre plus qu’douteux ! », soufflé-je, tentant d’grimper au sommet d’l’arbre d’ma raison écornée, pour n’pas finir par m’laisser envahir par d’faux espoirs. Pour n’pas rechuter d’nouveaux… Ca serait un beau fiasco sinon…. C’moment qu’choisit Lexie pour m’ramener sur Terre, m’attrapant la main et extrapolant quant à c’sauvetage impromptu. « Fais pas ton modeste. C'est pas top pour un ange de faire un câlin au sol. », déclare-t-Elle, en m’donnant une p’tite tape sur l’bras. J’sens à peine Son geste – et pas uniquement parce qu’Elle a une force d’moineau, mais par la fin d’Sa phrase. Reflet d’un délire qui nous faisait souvent marrer. Datant d’Londres. Pas d’notre p’tit village. Mes yeux s’perdent quelques secondes dans l’vague, alors qu’ma raison commence à vouloir chanceler, mais qu’mon cerveau l’rappelle à l’ordre. Ca n’veut rien dire ! Pas envie d’sombrer d’nouveau au bord du gouffre, avec d’un côté l’espoir brisé qui se vautre contre la dure réalité, et d’l’autre, la folie, pure et dure. D’celle qui coule visiblement dans mes veines (merci m’man, j’t’aime vraiment, mais bon, si t’avais pu éviter d’être schizo, ça m’aurait enlevé une épine du pied, niveau peur (ir)rationnelle…). Alors, pour m’forcer à garder la tête froide, j’préfère m’dire qu’c’un pur hasard, c’choix d’mots qu’Elle a fait. Après tout, Elle n’a pas clairement dit qu’c’était une agression du sol, à laquelle Elle venait d’réchapper. Par chance – ‘fin, j’espère – Lexie m’sauve d’un silence étrange (d’ma part), en L’interrogeant pour savoir qui Elle est. « Et moi, Gaëlle.», répond-t-Elle finalement, alors qu’j’feins d’avoir un soudain intérêt pour les environs. Tout pour n’pas voir mon regard s’reposer sur Elle. Et encore moins sur l’bustier qu’Elle porte, ou l’auréole au-dessus d’Sa tête. Parce qu’j’les connais tous les deux. (Ouais, m’prenez pas pour un pervers en train d’baver sur Son bustier et l’décolleté qu’il laisse à apercevoir, même si celui-ci est camouflé partiellement sous un gilet… Même si j’avoue qu’la « visibilité » d’ce décolleté contribue – bien entendu – à voir mes pensées avoir du mal à s’fixer clairement… Mais bon, j’suis qu’un homme hein !) Parce qu’le bustier, Elle l’a acheté (ou eu en cadeau, j’sais plus : ça remonte, tout ça !), quelques mois après qu’nous ayons emménagé ensemble. ‘fin, m’semble bien, j’me souviens juste d’L’avoir vu l’porter, assez « régulièrement » à cette époque. Elle en avait plusieurs, qu’Elle mettait à l’occasion, surtout en été, alors c’possible qu’j’confonde. J’sais juste qu’Elle s’amusait à m’faire planter dès qu’Elle en portait un, parce qu’ça fonctionnait plutôt bien, et qu’Elle était toute fière d’Sa réussite. Bon, après, j’suis quasi sûr d’moi, parce qu’Elle n’a jamais été du genre à avoir un dressing plus que rempli, du coup, les vêtements qu’Elle mettait autrefois, j’les connaissais plutôt bien. Et ça m’dérangeait pas, j’ai jamais été du genre à trouver intéressant une nana qui s’définit qu’par l’poids d’sa garde-robe, et encore moins par l’fait d’pouvoir avoir une tenue différente, pour 3 mois complet, sans faire d’lessives ! Bref, tout ça pour dire qu’y’a quand même certains d’Ses fringues qui m’ont marqués plus qu’d’autres, et qu’du coup, pour c’bustier, j’suis sûr d’l’avoir déjà vu avant, sur Elle… Quant à l’auréole, ça par contre, j’ai même pas d’doutes. Elle l’a déjà porté à maintes reprises, durant quelques soirées costumées, quand on s’tapait un délire sur l’ange qu’Elle était et l’démon qu’j’étais. C’dans des cas comme ça qu’j’me dis qu’une légère amnésie, parfois, ça fait pas d’mal. Mais j’ai pas à m’plaindre : ma mémoire est « normale », pas du genre à s’souvenir d’tout, dans les moindres détails, comme ça peut être l’cas, pour d’rares personnes. Sérieux, vous imaginez la merde qu’ça aurait été, pour moi, une telle situation ? M’souvenir de tout, là où Elle S’souvenait d’pas grand-chose, dans l’fond ? Nan, là, j’pense qu’j’aurais fini par faire une vraie connerie, par contre, car ça aurait été largement au-dessus d’mes forces ! « J'ai déjà entendu parler de toi. Une p'tite brune bien courageuse, même si tu te caches sous ta perruque rousse aujourd'hui. », poursuit-Elle, mais Ses mots m’parviennent d’loin, à croire qu’ils ont du mal à franchir l’brouillard d’mes souvenirs et d’mes pensées amères. A vrai dire, j’L’entends qu’lorsqu’Elle évoque la perruque d’ma comparse, et j’reviens à la conversation qu’lorsque la p’tite Lui explique que : « C'est pour faire Lily et James Potter ! ». C’qui fait poindre un sourire sur mes lèvres, parce qu’la gosse balance ça avec fierté. Faut dire qu’ça fait des mois qu’elle dit à tout l’monde qu’elle veut s’déguiser en Lily, et qu’elle bassine tout l’monde pour avoir l’reste des Maraudeurs avec elle, qu’c’une p’tite victoire pour elle qu’d’avoir réussi ! Et on va dire qu’c’parce qu’j’suis déconcentré à cause d’Lexie qu’j’suis trop étonné pour éviter c’qui va suivre, et non qu’j’ai surtout pas envie d’L’en empêcher. Car ouais, la blonde, après avoir lâché un : « Et c'est parfaitement réussi. », finit par ajouter un : « Si James m'y autorise, par contre.. », qu’Elle accompagne d’un geste visant à renouer correctement ma cravate, qu’a été un brin malmenée par la précédente « collision » avec la jolie kiné. Ca s’passe trop vite pour qu’j’ai l’temps d’réagir. Plus encore pour qu’j’puisse m’préparer à ça. A cette proximité. A c’geste qui parait bien trop empreint d’habitude à mon goût. A c’geste qui finit par m’ramener à un autre, que j’L’ai vu avoir un autre : Chris – un jour où j’les ai croisé ensemble, quand Elle était encore hospitalisée et qu’Elle m’échappait d’plus en plus au fil des jours qui défilaient. Un jour où Elle lui a remis son col d’chemise en place. Mais c’souvenir n’s’installe pas vraiment dans mon esprit. Mon cerveau est étrangement court-circuité par c’qu’Elle fait. Par l’fait qu’Elle m’effleure – involontairement – durant Sa manipulation. Par l’fait qu’j’me sois brusquement figé, sans même l’vouloir, dès lors qu’Elle a commencé à m’remettre ma cravate en place. Par l’fait qu’mon cœur batte encore plus vivement contre ma poitrine qu’il n’l’a fait tout à l’heure, après qu’j’L’ai rattrapé. Bordel, il tambourine tellement fort qu’il supplante l’reste des sons, à mes oreilles du moins, d’la musiques aux éclats d’rire, en passant par les conversations. S’vous-plaît, vous auriez pas un flingue à m’passer, qu’j’me fasse éclater la cervelle avec, parce qu’j’me fatigue à être ainsi troublé par trois fois rien, qui s’transforment en retournement d’cerveau dès qu’ça provient d’Elle. Plus pathétique qu’un ado enamouré pour la 1ère fois : c’moi !

J’suis sûr qu’j’aurai pu mettre encore des plombes à remettre de l’ordre dans mes pensées, si Lexie n’était pas intervenue. La fillette s’manifeste en effet, d’un p’tit raclement d’gorge. Et un Raph qui redescend sur terre. En prenant conscience qu’non seulement, il n’bougeait plus depuis quelques secondes, mais en avait aussi oublié d’respirer, et La fixant, comme si Elle était un mélange d’toutes les Merveilles du monde, incluant même celles qu’ont disparues (bah ouais, histoire qu’vous compreniez bien l’air totalement con qu’j’peux bien afficher, du moins, qu’j’ai l’impression d’afficher !). « Merci… Mais gaffe, c’qu’Lily est jalouse hein ! », finis-je par souffler, d’une voix un peu éraillée, c’qui m’oblige à m’racler la gorge à mon tour, tandis qu’Lexie lève les yeux au ciel, un p’tit sourire au coin des lèvres, bien dans l’rôle d’la rouquine qui fait tourner la tête du pauvre James. « Bon, OK, c’juste qu’elle l’sait pas encore ! ». Bah ouais, parce qu’le duo qu’on incarne n’est pas encore un couple, James en est encore à ramer pour avoir une Lily qui l’repousse, même si elle commence à l’tolérer – à p’tites doses. Si d’votre côté, vous voyez dans mes paroles un p’tit écho d’ce qui peut bien secouer l’cerveau d’l’anglaise qui m’fait face, j’pense qu’faut qu’vous arrêtiez d’extrapoler hein ! (Ou qu’faudrait qu’j’arrête de m’voiler la face, mais d’ce côté-là, y’a encore sacrément du boulot à faire, comme vous avez pu l’constater, parce qu’dès qu’mon cerveau tente d’décrypter un signe qu’Sa mémoire Lui revient, c’débile m’souffle aussi qu’c’qu’une fausse-joie. Et j’suis donc sur la retenue, depuis des mois…). La fillette secoue la tête en ricanant, amusée par mes pitreries, avant d’esquisser une légère grimace. C’qui m’fait savoir qu’faut vraiment qu’elle aille s’reposer. Comme c’qu’était prévu, avant cette collision. « Et si on allait poursuivre c’débat vers la buvette ? », proposé-je, sachant pertinemment qu’Lexie n’prendrait pas bien l’fait qu’j’fasse savoir qu’c’était surtout pour elle, qu’j’faisais une telle proposition. Disons qu’j’ai une certaine facilité à savoir comment fonctionnent certains p’tits malades, vu qu’j’étais exactement comme eux. Et qu’j’suis toujours comme eux, dans une certaine mesure. « T’as déjà soif ? », m’vanne la gamine, en m’adressant un sourire d’reconnaissance, avant d’se tourner vers Elle : « Gaëlle, t’viens avec nous ! ». Et non, même pas elle Lui laisse le choix d’refuser. J’vous présente Lexie, une gamine qui, si la médecine n’évolue pas, n’atteindra très certainement jamais un âge très avancé (pour n’pas dire qu’si elle dépasse 25 ans, elle s’estimera plus qu’heureuse…). L’genre d’gamine qu’a appris très tôt qu’la vie n’était qu’une connasse, qui n’faisait d’cadeaux à personne, et qu’a donc décidé d’la croquer comme elle le voulait, tant qu’elle l’pouvait. N’souffrant d’ailleurs pas d’essuyer un quelconque refus d’Sa part, elle Lui attrape une main, d’la sienne actuellement libre (ouaip, vu qu’elle tient une des miennes en captivité.). Et j’sais pas si j’dois m’estimer heureux d’voir Lexie faire sa Lexie en c’moment, ou en être agacé. J’pense qu’j’ressens un mélange des deux, en fait. En arrivant à la buvette, j’remarque qu’un p’tit bonhomme s’est joint à la partie, j’sais pas trop quand. S’tenant à Ses côtés, il parait La connaître, mais aussi connaître Lexie, vu les p’tits sourires – timides – qu’ils s’échangent. « Nan mais c’pas vrai, t’connais tout l’monde toi ! », m’amusé-je à faire remarquer à ma p’tite comparse, qui m’tire la langue, amusée, avant d’me balancer un adorable : « J’suis une star, c’tout ! », c’qui m’vaut d’laisser échapper un rire amusé. Décidément, c’te gosse n’cessera jamais d’me surprendre, avec d’telles réparties. Et c’pas plus mal, parce qu’ça nous permet d’patienter un peu, vu qu’la queue devant la buvette indique clairement qu’on va devoir attendre avant d’espérer être servi. « D’ailleurs, j’suis tellement une star que je vais aller m’asseoir là-bas en vous attendant : tu m’prends à boire, Raph, s’te-plaît ? », m’demande-t-elle avant d’attraper son comparse par la main pour aller s’reposer, les deux gamins nous disant juste avant d’partir c’qu’ils souhaitent avoir, comme collation. Bon, en fait, p’têtre qu’j’vais plutôt finir par regretter qu’Lexie agisse ainsi... Car maintenant, faut trouver un moyen d’combler l’silence, vu qu’j’me retrouve seule avec Elle…
« Sont parfois plus fatigants qu’des gosses bien portants, c’dingue !», est tout ce qu’j’réussis à formuler. Pour la spiritualité, on repassera… J’secoue la tête – geste qui peut paraître aussi bien amusé qu’fatigué – mais qu’est en réalité juste affligé d’moi-même. Et une fois encore, mon regard s’pose n’importe où sauf sur Elle. C’qu’est pas compliqué, car j’regarde droit devant moi, alors qu’Elle est à côté d’moi. L’buffet est sublime. Bien plus qu’la jeune femme à mes côtés, cela va d’soi !

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I wanna kiss you, make you feel alright : I'm just so tired to share my nights. I wanna cry & I wanna love, but all my tears have been used up : on another love. If somebody hurts you, I wanna fight, but my hands been broken, one too many times. So I'll use my voice, I'll be so f*cking rude. Words they always win, but I know I'll lose. I wanna cry, I wanna learn to love, but all my tears have been used up. I wanna sing a song, that'd be just ours, but I sang 'em all to another heart. I wanna cry, I wanna fall in love but all my tears have been used up.


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I don't wanna live, I don't wanna breathe, 'Less I feel you next to me [Raëlle]

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