Maybe we should just kiss like real people do. ✻ Bob & Zoé

 :: cap harbor is my home :: Belle Heaven Street
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
WHAT IS A FAMILY ?

❝ Family don't end with blood ❞
‹ WHAT IS A FAMILY ?
Voir le profil de l'utilisateur


›› It's my life
›› Cap Harbor since : 20/05/2016
›› Commérages : 203
›› Pseudo : ginger squid, a.k.a. laura ♥
›› Célébrité : Willa Beauty Holland ♥
›› Schizophrénie : Bree, Bruce, Ellie & Penny
›› more about me

A DROP IN THE OCEAN
›› family portrait :

Maybe we should just kiss like real people do. ✻ Bob & Zoé ✻ ( Mer 9 Nov - 1:27 )



✻ ✻ ✻
There's an art to life's distractions To somehow escape the burning weight, the art of scraping through. Some like to imagine The dark caress of someone else, I guess any thrill will do. Would things be easier if there was a right way ? Honey, there is no right way.


Vendredi 21 Octobre

Il y a quelques mois de cela, je n'aurais jamais cru le penser ou le dire un jour mais... La danse me manque. J'en ai horriblement besoin, aujourd'hui, mais je me refuse à la pratiquer. Et ça me frustre. J'ai beau vouloir compenser avec l'écriture, ça ne fonctionne absolument pas. Je finis par rayer mes pages, maudire les muses, le karma, la vie. Boris Schopenhauer. Me maudire moi. Et puis je repose mon carnet, et j'essaie de me calmer. Mais je suis frustrée. Le rendez-vous pour l'avortement est fixé à demain. Forcément, mon level de stress est à son paroxysme. Parce que ce n'est pas une petite opération et que j'en ai conscience. Parce que j'ai peur que ça se passe mal. Parce que j'ai peur de revoir Boris, mais étant donné qu'il est le seul au courant de ma grossesse et que je ne veux pas affronter ça seule... Oui. Ça fait un mois et demi maintenant, et j'ai réussi à garder mon secret. Charlie n'est pas au courant, même si j'ai toujours l'impression qu'elle sait. Je pousse un grand soupir et pousse la porte de la première salle de danse que je trouve. Des enfants d'entre cinq et dix ans s'y trouvent, accompagnés de principalement leurs mamans. Un léger sourire étire mes lèvres tandis que je me décide à entrer. Je ne peux pas danser, mais je peux regarder les autres danser, oui ? Et puis, ça me rappellera lorsque moi-même je dansais ici... J'ai suivi cette classe. Je connais Madame Martin, qui ne donne plus de cours ici mais dirigent maintenant l'école. J'ai cette impression nouvellement retrouvée d'avoir ma place ici, d'appartenir à cette endroit et c'est surtout pour me changer les idées que je vais m'asseoir au bout d'un banc, du côté des mamans. Et d'un coup, ça me frappe. D'accord, peut-être que ce n'était pas une bonne idée de venir m'installer ici dans ma... Situation ? Mon esprit est en train de hurler de fuir. Mais en même temps, mon esprit est fichtrement contradictoire parce qu'il veut de la danse alors... Alors je lui dis de se taire et reste à ma place. Bien vite, tout le monde semble être présent. Une maman s'assit à côté de moi, un sourire sur les lèvres et je lui souris en retour. Ma maman, elle ne restait jamais pour les répétitions... Revis les douleurs du passé de Zoé Barton. « Bonjour ! Vous êtes nouvelle, non ? » J'acquiesce légèrement la tête. Techniquement, oui. Mais si par nouvelle elle veut dire que mon enfant est nouveau dans ce cours... « Oui et non ! Je prenais des cours ici quand j'étais petite, et... » Mais je n'ai pas le temps d'essayer de lui expliquer sans lui raconter ma vie qu'elle m'interrompt. « Et vous avez voulu transmettre ça à votre fille ! C'est symboliquement beau ! » Hum. Non ? « Mamaaaan ! Mon chignoon ! » Une petite tête brune vient vers nous en courant, toute paniquée. Son chignon est défait et la maman soupire. « Va voir Lydia, je ne vais pas y arriver et tu le sais ! » La petite hoche négativement la tête. « Lydia se dispute avec Madame Martin ! » D'un mouvement tout à fait synchronisé, les mamans présentent dans un périmètre de deux mètres se tournent pour voir ça. Et oui, effectivement. Dispute à voix basse entre Miss Martin et Lydia qui, je suppose, doit être la professeure de ces petites personnes. Je me lève, un sourire sur les lèvres et me tourne vers la demoiselle en détresse. « Tu veux que je te fasse ton chignon ? »  Elle acquiesce vivement, me tend son chouchou et se tourne. Rapidement je m'atèle à lui nouer les cheveux. J'ai repris l'habitude de le faire à Vancouver, alors je n'ai aucun problème pour faire ça vite et bien. La maman finit par pousser un petit cri d'émerveillement qui me fait doucement rire. « Comment vous faites ?! » « Oh, j'ai l'habitude, c'est tout. » Je ne suis pas modeste, c'est juste la vérité. « ZOÉ ?! » Je sursaute lorsque mon prénom est beuglé abruptement de l'autre bout de la pièce. Je pose mon regarde sur Madame Martin, qui me fait un signe de la main. « Euuh, oui ? » Je demande, un peu hésitante. Je n'ai pas le droit d'être là, c'est ça ? « Tu connais toujours les enchaînements de classiques ? » Oui, beaucoup trop même ? J'acquiesce, donc. « Parfait ! Étire-toi et commence la classe, s'il-te-plaît... Si tu n'as rien d'autre à faire ? » Mes yeux s'écarquillent en grand. Vu que je n'ai aucune bonne raison d'être ici, non, je n'ai rien d'autre à faire. Mais... Je ne comptais pas danser avant... Vous savez quoi. Je ne sais pas pourquoi, d'ailleurs. J'imagine que c'est psychologique, de peur de faire quelque chose de mal. Ce qui est stupide puisque je ne compte même pas garder le bébé ? Bordel. Combat intérieur. Le regard de la veille dame fini par avoir raison de moi et j'accepte. Ce n'est pas vraiment danser, devoir montrer un mouvement et le faire répéter, donc ça devrait aller ? Et m'occuper, et combler mon envie de danser ? Alors, oui, j'accepte. Madame Martin et Lydia quitte la pièce, le regards des mamans et des élèves se posent tous sur moi et... Ah oui, et je regrette. « Huuum. » Je n'ai même pas pris mes affaires de danse. J'ai eu la bonne idée de mettre une robe, aujourd'hui, mais ça s'arrête là ? Okay. Je me défais de mes chaussures, pour commencer. « Tu veux être mon assistante ? » Je demande à la petite de qui j'ai fait le chignon. Elle me sort un beau et grand ouiii et je lui souris. « Bien. Rassemble tout le monde, je vais chercher des chaussons ! » Zoé, passion prof de danse.

C'est avec un sourire aux lèvres que je referme la porte d'entrée. Apparemment, il est possible que j'ai un nouveau travail ? Lydia et Madame Martin se sont vraiment disputées, pendant que je faisais un semblant de cours, et Lydia a décidé de démissionner. Ce qui veut dire que dans deux semaines, son poste sera à pourvoir. Ce qui veut dire que, dans deux semaines, si je le veux, je pourrais prendre ce poste... Et je pense sérieusement que je le veux. Même si j'aime mon boulot au Catalina, ça reste un boulot. Quelque chose qui me permet de me maintenir à flot, le temps de trouver mieux. J'ai trouvé mieux. Je vais sûrement être un peu triste de quitter le Catalina mais... J'ai l'impression que les choses s'arrangent et que le karme se tourne de mon côté. Enfin. « Zooo ! » La petite tête rousse de Candice vient m'agresser. « Oh coucou toi ! » Je n'étais pas prête à la voir, mais eh ! Aujourd'hui, j'aime les enfants. Pas au point d'en vouloir un cependant, rassurez-vous je suis toujours sûre de ma décision. Charlie apparaît également. « Où tu étais ? Il faut que j'aille m'occuper des chevaux, et Candice est malade et Cameron ET Aiden travaillent, et j'ai dit à Roman qu'on passait la soirée ensemble et tu peux la garder, s'il-te-plaît ? Sinon, je peux la prendre mais bon, on comptait discuter et boire du vin alors voilà, elle serait mieux ici à regarder Raiponce !? » Je ris légèrement face au débit de parole de ma cousine avant de hausser les épaules. « Pas de panique, je surveille Candice ce soir ! » Toi va t'amuser avec mon frère, j'dirais rien ! Elle a de la chance que je sois de bonne humeur. Bien vite je me retrouve seule avec Candice. Parce que je n'a qu'elle avec qui parler et parce que cette petite est fichtrement intelligente je lui raconte ma journée. Enfin, surtout le cours de danse. Et parce qu'elle est adorable, même avec de la fièvre, elle s'extasie est contente. « Tu sais quoi ? Ce soir on va regarder Raiponce ET La reine des neiges ! » Et ça suffit pour la rendre heureuse également.

Bon, en vrai, Candice s'est endormie un peu avant la fin de Raiponce. C'est triste. Moi, parce que je suis une vraie et que je n'ai rien de mieux à faire de ma vie, je tiens et lance La reine des neiges. Eh ouais. Zoé n'a pas de vie, c'est triste. C'est surtout que je suis trop bien calée sur ce canapé, avec Candice. Que la couverture est chaude et moelleuse. Et que je sais que si je vais me coucher maintenant, je ne vais pas dormir et mes pensées vont s'orienter vers demain et... Non. Alors Elsa ! « Ooooh, HANS ! » Hearteyes. J'aime bien Hans. Et oui, je sais que c'est censé être un énorme... Connard. Et le gros mot est mérité. Mais Hans, il est trop mignon au début ! Moi aussi, je veux un Hans, ok ? Il est TROP MIGNON ! C'est l'un des meilleurs méchants qu'il soit, ok ? Tout ce qu'il veut, c'est de l'amour. Moi aussi, tout ce que je veux c'est de l'amour. Et Hans. Je veux Hans. Le gars, tu commences à t'exprimer en chanson et il te suit. C'est beau. « Love is an open doooooooor ! Love is an open door with you - with you - with you ! » Je chante doucement pour ne pas réveiller mini Thompson.  Je glousse devant ma télé, parce que Hans et la chanson débile, quand des coups brusques sont frappés à la porte d'entrée. Je sursaute et me dépêche d'aller dans l'entrée pour ouvrir. Si c'est Charlie qui a trop bu et n'arrive pas à ouvrir la porte, je lui tire l'oreille ! J'ouvre donc, avec un sourire aux lèvres prête à me moquer de ma cousine... Et perds mon sourire immédiatement. Ce n'est pas Charlie. C'est Boris. Je me fige immédiatement alors que mon coeur accélère un peu. Je n'étais pas prête à le voir, d'accord ? Pas avant demain ? Et aussi... La dernière fois où je l'ai vu était le soir où je lui ai annoncé que j'étais enceinte. Et où on s'est un peu disputé. Depuis, je ne l'ai contacté pour lui parler de l'avortement et ai évité tous ses autres appels et n'ai répondu à aucun de ses SMS. Est-ceque c'est pour ça qu'il a l'air fâché ? « Bob ? » Je finis par dire, plus qu'incertaine. Mon dieu. J'ai l'impression d'être dans une mauvaise chanson de Bonnie Tyler. And I neeeed you nooow toniiiiight ! « Qu... Qu'est-ce que tu fais ici ? » Comment il a fait pour avoir l'adresse du ranch, aussi ? Et... Non, vraiment, qu'est-ce qu'il fait ici ?

_________________
a thousand years
Never fall in love with someone that won't fight for you because when the real battles begin they won't pull your heart to safety, but they will their own.
Revenir en haut Aller en bas
‹ OUR FAMILY IS A HAPPY ONE.

❝ Family don't end with blood ❞
‹ OUR FAMILY IS A HAPPY ONE.
Voir le profil de l'utilisateur


›› It's my life
›› Cap Harbor since : 11/07/2016
›› Commérages : 93
›› Pseudo : floutch ♥
›› Célébrité : Kit Blbl Bg Harington ♥
›› Schizophrénie : Eliott, Oscar & Sarah
›› more about me

Re: Maybe we should just kiss like real people do. ✻ Bob & Zoé ✻ ( Sam 12 Nov - 22:10 )












Pour la énième fois aujourd'hui mon téléphone sonnait. Un appel de Bruce, puis un message, suivi d'un message de ma sœur. J'ignorais chacune de leur appels, sms et autre tentative de communication. Je n'étais pas encore prêt à accepter le fait qu'ils étaient ensemble et pour éviter d'entendre mon putain de téléphone sonner ou vibrer une nouvelle fois, de rage je le balançais contre le mur. Sa mort fut rapide. Aussitôt je regrettais mon geste d'énervement. Comment j'allais pouvoir communiquer avec le monde maintenant ? Ceci dit, la plupart des gens m'énervaient parce qu'ils essayaient de me faire comprendre que c'était une bonne chose, que je devrais être content pour Steffi et Bruce, que je pouvais pas rêver mieux. Sinon les gens pouvaient fermer leurs gueules aussi. J'avais décidé d'être en colère et puis c'était tout. Eux ils voyaient que le côté mignons des choses. Bruce était mon meilleur ami – en vrai c'était l'homme de ma vie – donc je ne pouvais pas rêvais mieux pour ma petite sœur. Sauf que non. Si jamais ça fonctionnait pas entre eux, qu'est ce que je devrais faire ? Renier mon meilleur pote ? Dire à Steffi qu'elle aurait du mieux choisir, que j'étais à fond avec elle, mais aussi à fond avec Bruce ? Non c'était pas possible, il y avait un trop gros conflit d'intérêt et je pouvais pas gérer ça. Au delà de cette histoire, ce que je n'arrivais pas à leur pardonner pour l'instant c'était les mensonges. Trois putain de mois qu'ils étaient ensemble, qu'ils me sortaient des bobards à la con pour pouvoir passer du temps ensemble. Trois mois que Bruce ne passait plus ses soirées avec moi. Oui un psychologue me dirait que c'était uniquement de la jalousie parce que ma sœur me volait mon meilleur pote et que je me sentais plus en sécurité et blablabla. Et bah oui j'étais jaloux. Mais promis je gérais absolument bien les choses. La preuve, j'avais uniquement cassé mon téléphone. Tout le reste était en bon état.

Puis il y avait cette situation avec Zoé aussi qui me perturbait. Sans l'aide de personne, j'avais réussi à comprendre que Zoé me manquait et que peut-être j'avais quelques sentiments pour elle. De là à dire que j'étais amoureux il ne fallait pas abuser non plus, mais il y avait ce petit quelque chose. Pour dire, depuis moult temps je n'avais couché avec personne. C'était un signe quand même non ? Le problème c'était que Zoé ne voulait absolument plus me parler. Alors si on communiquait par sms parce qu'elle me donnait les informations pour l'avortement et tout ça, mais sinon rien. Dès que je lui posais des questions un peu plus personnelles ou que je lui proposais d'aller boire un chocolat chaud, plus rien. Silence radio. Je parlais même pas de mes nombreux appels qui étaient restés sans réponses. Je pouvais comprendre sa décision, mais en même temps je ne la comprenais pas. J'avais envie de lui parler. En fait non, j'avais besoin de lui parler. Et pas forcément de sa grossesse.
J'avais essayé d'aller la voir dans la semaine – après tout, on était presque voisins – mais j'étais tombé sur sa colocataire – ou sa cousine ? - qui m'avait dit que Zoé désormais habité au ranch. Okay très bien, donc il s'était passé moult choses dans sa vie et c'était clairement son choix de ne rien dire. C'était vexant et blessant. J'avais réussi à lui sortir un baratin comme quoi je voulais faire une farce à Zoé pour qu'elle ne raconte pas que j'étais venu la voir et j'avais en même temps obtenue sa nouvelle adresse.
5 jours que j'avais cette adresse et pourtant je n'avais toujours rien fait. J'avais l'impression que si j'y allais, ça serait une erreur, que je pourrais définitivement tout casser avec Zoé. En même temps ça pouvait tout aussi bien être le contraire, j'allais peut-être pouvoir rattraper les choses. Je ne savais plus ce que je devais faire ou penser. Je m'embrouillais moi même. En même temps je savais que si je n'allais pas voir Zoé ce soir, j'allais le regretter par la suite. Au final ma décision était prise.

Trouver le ranch n'était pas la chose la plus compliqué de monde. C'était grand, c'était beau et puis j'avais un GPS. Au final, le plus dur c'était de prendre mon courage à deux mains pour aller frapper à la porte. Il y avait une infinité de possibilité une fois que j'aurai taper. Zoé pouvait me claquer la porte au nez, ou me gifler, ou me dire de rentrer chez moi tout simplement. Étonnement je n'envisageais que le pire, alors que peut-être ça allait super bien se passer et elle serait contente de me voir. Ouais, c'était mieux de penser dans ce sens là.
Je soufflais un bon coup et sortait enfin de ma voiture. Ce ranch était bien trop grand et la nuit il faisait un peu beaucoup flipper. Peut-être qu'un psychopathe rodait et qu'il attendait juste le bon moment pour me tuer. Penser à ce genre de chose, ne m'aidait pas vraiment à garder mon calme et j'accelerais le rythme pour me retrouver plus rapidement devant la porte. Si je n'avais pas peur d'un hypothétique psychopathe j'aurai réfléchi 5 minutes avant de frapper chez Zoé, mais là ce n'était pas le cas et je priais pour qu'elle ne soit pas en train de dormir et m'ouvre rapidement.
Voir la lumière et le visage me rassurait et peut-être que j'étais un peu con d'avoir flippé comme ça, parce qu'au final il n'y avait sûrement aucun danger pour ma personne. « Bob ? » SURPRISE !! De toute évidence, Zoé s'attendait à tout sauf à me voir devant elle. Logique en même temps. « Salut » Je levais la main comme un débile pour la secouer. Alors déjà que je n'étais pas très à l'aise à l'idée de venir ici, en voyant sa réaction ce n'était pas forcément mieux. Est ce que j'avais vraiment fait le bon choix en venant ici ? J'avais envie de dire que oui. J'en avais marre de cette situation et de ne plus pouvoir parler avec Zoé. Enfin oui on se parlait, mais c'était que des détails techniques concernant l'avortement, moi je voulais vraiment parler avec elle. Genre savoir comment elle allait et tout ça. color=#cc6666]« Qu... Qu'est-ce que tu fais ici ? »[/color] Faire un tour de poney c'était une réponse acceptable en soirée ? D'après une étude mené sur google, sur les choses les plus romantiques, une ballade à cheval sous le clair de lune entrait dans le top 100. Le reste j'avouais je n'avais absolument pas retenu. « Je suis venu te voir. » Merci Captain Obvious. Sur ce coup j'aurai quand même pu trouver beaucoup mieux. « Je peux entrer ? » Après une intense réflexion avec elle-même Zoé avait estimé que je ne présentais pas une message pour elle et elle se décalait légèrement pour que je puisse rentrer. Par défaut, comme je ne connaissais absolument pas la maison, j'allais me diriger vers ce qui semblait être le salon et j'eu la bonne surprise de voir un enfant dans le canapé ne regardant pas la Reine des Neiges. « Il y a un enfant dans ton canapé » Non, non je ne prendrais la fuite. Oui les enfants me faisaient toujours peur, mais je ne partirais pas. Puis de toute façon il/elle était en train de dormir, donc j'étais en sécurité. « Comment tu vas ? » La phrase la plus bateau du monde. Je me sentais gênais et ça me ressemblait pas du tout. En fait Zoé m'intimidais. Oui voilà, c'était ça. J'avais peur qu'elle m'envoie balader une nouvelle fois, alors que pourtant je voulais lui dire des choses vraiment importante. « En fait j'ai plus de téléphone et je sais que notre rendez-vous c'est demain, mais je sais plus exactement à quelle heure. » Okay dans ma tête, la tête qui allait sortir de ma douche c'était « Tu me manque Zoé, genre vraiment et j'ai pas envie qu'on arrête de se voir et de se parler parce que je tiens vraiment à toi » Voilà ce que je voulais vraiment lui dire, mais non je n'avais pas réussi alors je disais une connerie. Enfin ce n'était pas vraiment une connerie parce que  je n'avais vraiment plus de téléphone, en revanche, je savais très bien à quelle heure on avait rendez-vous. J'avais juste eu besoin d'une excuse pour pouvoir la voir plus tôt que demain.




lumos maxima

_________________
Friendship is everything.

≈ Friendship is like peeing on yourself: everyone can see it, but only you get the warm feeling that it brings..



Dernière édition par Boris Schopenhauer le Lun 12 Déc - 10:08, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
WHAT IS A FAMILY ?

❝ Family don't end with blood ❞
‹ WHAT IS A FAMILY ?
Voir le profil de l'utilisateur


›› It's my life
›› Cap Harbor since : 20/05/2016
›› Commérages : 203
›› Pseudo : ginger squid, a.k.a. laura ♥
›› Célébrité : Willa Beauty Holland ♥
›› Schizophrénie : Bree, Bruce, Ellie & Penny
›› more about me

A DROP IN THE OCEAN
›› family portrait :

Re: Maybe we should just kiss like real people do. ✻ Bob & Zoé ✻ ( Ven 18 Nov - 0:50 )



✻ ✻ ✻
There's an art to life's distractions To somehow escape the burning weight, the art of scraping through. Some like to imagine The dark caress of someone else, I guess any thrill will do. Would things be easier if there was a right way ? Honey, there is no right way.

Je pense que je peux dire que les choses s'arrangent enfin. J'ai l'impression de pouvoir respirer à nouveau. Et d'un côté, ça me fait monstrueusement peur... Mais d'un autre côté, ça me rassure tellement. Un peu plus et je pensais que le destin avait vraiment une dent contre moi. 2016 n'aura pas été une année de tout repos. Mais là, alors que je suis en train de m'extasier devant Hans, j'ose croire à cette petite bulle de bien-être qui s'est formée dans ma poitrine. Que demain sera un jour nouveau, qu'un problème de moins sera rayé de ma liste. Que je vais bientôt pouvoir être entièrement heureuse. A vivre ici au ranch avec Charlie et Axel, à bosser les soirs au Blue Lagoon avec une équipe de gueux que j'aime plus que tout, à reprendre doucement la danse juste pour mon plaisir... Et peut-être même à écrire, qui sait, si l'inspiration le veut bien ? Bref. Je vais bien. Mieux, plutôt. Et je suis interrompue dans ma soirée frétillance par des frappements à la porte. Je sursaute et me presse pour aller ouvrir. Je n'ai pas envie que Candice se réveille, pour une fois que je n'ai pas eu à lutter pour qu'elle dorme. Et je n'ai pas non plus qu'une Charlie alcoolisée décide de m'assassiner parce que je ne suis pas assez rapide pour elle. !Sauf que lorsque j'ouvre, ce n'est pas la petite tête blonde de ma cousine qui apparaît devant mon nez, mais la grande et brune de Boris. Euh... Pour le coup, je ne m'y attendais vraiment pas. Le rendez-vous pour l'avortement n'est que demain, alors... Oui, non. Je suis perplexement perdue quand à sa présence ici. « Qu... Qu'est-ce que tu fais ici ? » Au risque de paraître impolie, ce n'est pas qu'il n'est pas la bienvenue mais... Y a un peu de ça, peut-être ? J'ai un peu accroché Boris à toute une partie négative des dernières semaines, et jusque là j'étais parfaitement heureuse loin de lui. Je crois. Je suis presque sûre que je n'ai pas besoin d'un Bob dans ma vie pour ne pas sombrer dans la dépression. « Je suis venu te voir. » Je fronce légèrement les sourcils. Oui, enfin ça je l'avais compris toute seule ! « Je peux entrer ? » « Euuh... » Je ne sais pas. Techniquement, j'imagine que oui, il peut. Il suffit qu'il me pousse un petit peu, et qu'il s'impose ensuite ! Mais sinon... Je retiens un soupir et finis par hocher la tête, me poussant moi-même pour qu'il entre. J'imagine qu'il a une bonne raison d'être là, pour commencer. Et s'il n'en a pas, j'ai un grand frère costaud pas loin pour m'en débarrasser. Oui, Zoé sait accueillir ses invités.

Je le laisse se diriger vers la lumière, au salon donc. Je le suis, un peu beaucoup incertaine. Je ne sais pas comment me comporter face à Boris. Parce que ça fait une semaine que je l'évite. Et que c'est la première fois qu'il entre vraiment chez moi. Et c'est juste... Bizarre. « Il y a un enfant dans ton canapé » Un léger sourire me parvient tandis que je croise les bras sur ma poitrine. « Oui... Tu peux t'enfuir en courant, si tu veux, je ne te jugerai pas. » Je l'ai déjà jugé il y a longtemps sur sa phobie des enfants, alors... Non, il peut fuir et je ne me moquerais pas, promis. D'un signe de tête, je lui fais signe de me suivre jusque dans la cuisine. Je ne suis pas parano, mais il suffit que Candice se réveille et nous entende discuter... Mmh, si, je suis parano en fait. Lorsque nous sommes en sécurité et à l'abris de toutes oreilles indiscrètes, je veux bien discuter. « Qu'est-ce que je peux faire pour toi ? »  J'étais prête à lui demander ce qu'il faisait là, mais je l'ai déjà fait et je me suis dit que ça serait un peu répétitif. « Comment tu vas ? » Oui, alors ça ça ne répond pas vraiment à ma question ? « Je vais bien ? » Non, vraiment, ça va merci. Mais je n'ai pas envie de lui expliquer pourquoi et comment, alors que je me suis efforcée à ne pas le faire. Et je ne lui retourne même pas la question, pour les mêmes raisons. Et puis, Boris est toujours bien dans sa vie. C'est sa spécialité. « En fait j'ai plus de téléphone et je sais que notre rendez-vous c'est demain, mais je sais plus exactement à quelle heure. » Ah... « Oh. Okay. » C'est, eurm... Non, je ne sais pas ? C'est une bonne raison ? Je ne sais pas à quoi d'autre je m'attendais, à vrai dire. C'est Bob, quoi. « C'est à trois heures. » Rendez-vous une demie-heure avant, pour être sûrs de ne pas être en retard et remplir les papiers. Mais je ne lui précise pas, espérant qu'il se souvienne au moins de ça. Bon, très bien et... C'est tout ? On se regarde silencieusement quelques instants. Je ne sais pas quoi lui dire. Encore une fois. Si je dois lui proposer quelque chose à boire ou le mettre dehors un coup de pied dans le derrière. Son joli derrière. Finalement, je penche pour la dernière option. Après un raclement de gorge gêné. « Okay, eum... Tu devrais y aller, peut-être ? Et je devrais aller me coucher, aussi. » Enfin, je ne vais pas arriver à dormir mais peu importe. Au pire, il ne le saura pas si je continue de regarder mon dessin animé, uh ? Non. Non j'irai me coucher. Je fronce légèrement les sourcils, interrompue dans mon débat intérieur, lorsqu'il se rapproche un peu trop de moi. Lui, il n'a pas connu Dolores Ombrage et la distance minimale de sécurité. « Quoi encore ?! Je suis coiffée comme un épouvantail et ça te perturbe ? » Non, je ne sais pas. Bob me met... Pas mal-à-l'aise mais... Je suis méfiante.

_________________
a thousand years
Never fall in love with someone that won't fight for you because when the real battles begin they won't pull your heart to safety, but they will their own.
Revenir en haut Aller en bas
‹ OUR FAMILY IS A HAPPY ONE.

❝ Family don't end with blood ❞
‹ OUR FAMILY IS A HAPPY ONE.
Voir le profil de l'utilisateur


›› It's my life
›› Cap Harbor since : 11/07/2016
›› Commérages : 93
›› Pseudo : floutch ♥
›› Célébrité : Kit Blbl Bg Harington ♥
›› Schizophrénie : Eliott, Oscar & Sarah
›› more about me

Re: Maybe we should just kiss like real people do. ✻ Bob & Zoé ✻ ( Lun 12 Déc - 10:09 )












Peut-être qu'en venant aussi tard Zoé serait en train de dormir et je n'aurai plus qu'à rentrer chez moi et attendre demain pour la voir. Si c'était vraiment le cas, je me sentirais très frustré. Et triste aussi. Maintenant que j'avais trouvé le courage de venir jusqu'ici, ça me ferait chier de me retrouver devant une porte close. A croire que la chance était de mon côté ce soir, parce que la porte s'ouvrait miraculeusement pour faire place à une Zoé sauvage qui est un peu beaucoup surprise de me retrouver devant sa porte. En tout cas, vu son accueil, je n'était pas forcément le bienvenu ici. Je pouvais le comprendre. Après tout ce n'était pas une heure décente pour venir papoter joyeusement et surtout j'étais presque sûr que Zoé ne m'appréciait que modérement ces derniers temps. Après tout j'étais quand même le gars qui l'avait mise enceinte. Alors certes on était sur le point de régler ce problème, mais ce n'était pas ça qui allait arranger les choses entre nous. Parce que Zoé était quand même bien décidé à ne plus me voir, ni me parler. Le seul petit problème, c'était que je n'étais absolument pas d'accord avec ça. C'était même en partie pour ça que j'étais venu jusqu'ici.
Je n'avais pas forcément envie de lui parler de tout ça sur le pas de sa porte et je lui demandais si je pouvais rentrer. J'aurai pu m'incruster joyeusement comme je savais très bien le faire, mais avec Zoé je devais prendre des gants et je lui laissais donc la possibilité de me dire non et de me renvoyer chez moi. Chose qu'elle ne faisait pas. Dieu merci. Alors d'accord j'avais l'impression que ça ne lui plaisait pas vraiment de me laisser entrer, mais elle s'était quand même pousser pour que je puisse passer. C'était un bon début.

La seule chose que je n'avais pas prévu en entrant et en allant dans le salon, c'était de trouvé un enfant dans le canapé. Pas que ça me faisait peur, mais un peu quand même. Les enfants pouvaient être des enfants perfides et fourbes et j'en avais une peur panique. Mon premier réflexe  quand j'en voyais un c'était de tendre la main pour qu'il puisse me renifler et décider que je n'étais pas un ennemi pour lui. « Oui... Tu peux t'enfuir en courant, si tu veux, je ne te jugerai pas. » Je me tournais vers Zoé en souriant. L'idée était tentante, mais non j'étais prêt à prendre sur moi. Puis l'enfant en question était en train de dormir donc ça devrait aller. « Non ça devrait aller. Je suis un homme fort. » Enfin sur certaine situation ça restait à vérifier que j'étais fort. « Et je sais que tu m'a jugé depuis longtemps. Je te connais Zoé Barton » Elle l'avait fait depuis notre première rencontre. Sur certains point, elle avait absolument raison, mais sur d'autre elle se trompait lourdement. Mais je n'étais pas venu ici pour ça. Enfin en partie quand même, mais pas que.
Je m'apprêtais à en dire plus, mais Zoé me faisait signe de la suivre dans la cuisine. Je ne l'avouerais jamais, mais je me sentais mieux d'être un peu plus loin de l'enfant. Au moins on ne risquait pas de la réveiller. « Qu'est-ce que je peux faire pour toi ? » Techniquement beaucoup de chose. Mais je ne savais aps vraiment par où commencer. Alors c'était plus simple de lui demander comment elle allait. Alors d'accord ça ne répondait absolument pas à sa question, mais c'était pas grave. « Je vais bien ? » J'étais content de l'entendre.
Voilà, voilà, ça c'était fait et maintenant ? Maintenant je sortais des banalités et lui expliquait que je n'avais plus de portable. Alors ce n'était pas l'info du siècle, mais c'était mon excuse pour être venu ici ce soir. « Oh. Okay. » Est ce que sa réaction voulait dire qu'elle espérait autre chose ? C'était difficile à dire en fait. « C'est à trois heures. » Je le savais en fait. « Merci. Et ne t'inquiète pas, je serais là avant. » Même que si elle voulait je pouvais venir la chercher comme ça, elle sera sûre que je serais présent à la bonne heure. « Tu veux que je vienne te chercher pour demain ? » Je savais qu'elle allait me dire non, mais c'était au cas où. « Okay, eum... Tu devrais y aller, peut-être ? Et je devrais aller me coucher, aussi. » Ce n'était pas vraiment ce que j'avais prévu en fait. Je n'avais même pas parlé du pourquoi j'étais là exactement. Il fallait juste que je trouve les bons mots. Dans mon cas ce n'était pas facile, parce que j'étais Bob tout simplement et m'approcher de Zoé c'était plus facile que de parler. Je ne savais pas trop ce que je comptais faire après ce rapprochement. Si je l'embrassais, est ce que j'allais me prendre une giffle ? « Quoi encore ?! Je suis coiffée comme un épouvantail et ça te perturbe ? » Elle n'appréciait pas vraiment ce rapprochement. C'était dommage parce que je n'allais pas vraiment reculer. « Pas du tout, tu es même très bien coiffée je trouve » En tout cas ses cheveux sentaient très bon. Et on savait que les cheveux et moi c'était une grande histoire d'amour. Je levais une main pour la poser sur sa joue et finalement je me rétractais et maintenant je ne savais plus quoi faire de ma main. La logique aurait voulu que je la laisse reprendre sa place habituelle, mais non je la posais sur l'épaule de Zoé. Je ne savais pas si c'était une bonne idée, mais c'était tout ce que j'avais trouvé. « Tu me manque Zoé » Okay dans ma tête je ne voulais pas dire ça, d'un coup sans l'avoir préparé avant. Mais au final c'était peut-être mieux comme ça. « Tu n'as peut-être pas besoin de moi dans ta vie, mais moi j'ai besoin de toi » Cela pouvait sembler bizarre, mais c'était l'entière vérité. Cette vérité m'avait frappé quand Zoé avait dit qu'elle ne voulait plus qu'on se voit une fois que l'avortement serait réglé. « Et non je ne dis pas ça à la légère. Je le pense vraiment » Puis aussi, je ne disais pas ça à n'importe qui. Concrètement à part à Bruce ou ma famille, je n'avais jamais dit à quelqu'un que j'étais en manque de sa personne. « J'ai pas envie qu'on arrête de se voir. » Absolument pas. « Au fond de toi, je suis sûre qu'il y a une toute petit part qui est d'accord avec moi » Du moins je l'espérais.




lumos maxima

_________________
Friendship is everything.

≈ Friendship is like peeing on yourself: everyone can see it, but only you get the warm feeling that it brings..



Dernière édition par Boris Schopenhauer le Jeu 19 Jan - 14:21, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
WHAT IS A FAMILY ?

❝ Family don't end with blood ❞
‹ WHAT IS A FAMILY ?
Voir le profil de l'utilisateur


›› It's my life
›› Cap Harbor since : 20/05/2016
›› Commérages : 203
›› Pseudo : ginger squid, a.k.a. laura ♥
›› Célébrité : Willa Beauty Holland ♥
›› Schizophrénie : Bree, Bruce, Ellie & Penny
›› more about me

A DROP IN THE OCEAN
›› family portrait :

Re: Maybe we should just kiss like real people do. ✻ Bob & Zoé ✻ ( Lun 9 Jan - 23:45 )



✻ ✻ ✻
There's an art to life's distractions To somehow escape the burning weight, the art of scraping through. Some like to imagine The dark caress of someone else, I guess any thrill will do. Would things be easier if there was a right way ? Honey, there is no right way.

« Non ça devrait aller. Je suis un homme fort. » Je plisse légèrement les yeux en le regardant, tandis qu'un léger sourire commence à apparaître sur mes lèvres. Boris. Un homme fort. Qui a une peur bleue des enfants. Qui est capable de faire une crise de panique rien qu'en abordant le sujet. C'en est... Absurde ? « Et je sais que tu m'as jugé depuis longtemps. Je te connais Zoé Barton. » Mon sourire s'agrandit un tout petit peu plus et je lui fais signe de me suivre dans la cuisine. Il n'a pas tord. Et il est toujours lui, aussi. Ce qui me rassure un peu. Mais ne me réconforte pas quand à sa présence ici. Comment je vais ? Je hausse légèrement les épaules. Je vais bien. Et même si j'allais mal, je ne pense pas qu'il soit la personne la plus à même d'y faire quelque chose. J'ai décidé que Bob était un ouragan, et pas dans le bon sens du terme. Personne ne veut d'un ouragan dans sa vie. Enfin, personne normalement constitué. Il finit tout de même par m'expliquer que son téléphone est mort et qu'il ne sait plus l'heure du rendez-vous de demain. Très bien. Je ne sais pas, peut-être que j'ai osé croire l'espace d'une seconde qu'il était là pour une raison digne de ce nom. Mais je regarde beaucoup trop de films. « C'est à trois heures. » Je l'informe. Je serais capable d'attraper un stylo pour lui écrire partout sur la main, et le bras et le visage et non vraiment, partout, tellement je n'ai pas envie d'y aller seule. « Merci. Et ne t'inquiète pas, je serais là avant. » J'acquiesce légèrement, tout de même fichtrement reconnaissante. « Tu veux que je vienne te chercher pour demain ? » Je fronce les sourcils avant de hocher négativement la tête. J'ai déjà réfléchit à sa proposition et j'avais trouvé une bonne excuse pour refuser. Outre le fait que éviter Boris était devenu le but ultime de ma vie... S'il venait ici en journée, il risquait sans doute de croiser Charlie qui allait se faire des idées quand à ma relation avec Fluffy Princess. Ou alors, il allait faire une gaffe et j'allais devoir révéler toute l'histoire à ma cousine et, non, je ne suis définitivement pas prête à baisser dans son estime. Donc, non. C'est gentil, mais je vais me débrouiller pour me rendre à l'hôpital par mes propres moyens.

« Okay, eum... Tu devrais y aller, peut-être ? Et je devrais aller me coucher, aussi. » Je n'essaie pas du tout de le chasser de chez moi, c'est fauuux. J'essaie juste de garder un bon équilibre mental. C'est différent. Sauf qu'il n'a pas l'air convaincu de mon semblant de fatigue et se rapproche. Ou alors, il a autre chose en tête. Avec lui, je ne sais jamais. J'arrivais beaucoup mieux à déchiffrer les intentions de Seth, auparavant... Sans doute parce que j'avais plus d'expérience. Et, oh mon dieu, est-ce que je viens vraiment de comparer Bob à Seth ? « Quoi encore ?! Je suis coiffée comme un épouvantail et ça te perturbe ? » Je ne suis pas agressive, encore une fois... C'est une illusion. Une version alternative de la réalité. C'est surtout que je ne suis pas un tantinet énervée d'avoir comparé mon ex-fiancé à... mon abruti de coup d'un soir ? « Pas du tout, tu es même très bien coiffée je trouve. » D'accord. C'est la minute capillaire, donc. Mes cheveux lui plaisent. Ils doivent être un tantinet emmêlés parce que je ne les ai pas peigné depuis ce matin, et avaient en plus mal bouclés hier soir mais soit. Boris est conquis ? Qu'est-ce. qu'il. se. passe. fichtre. dieu. ??????. Il tend une main aventure vers mon visage et je me recule, plus par réflexe qu'autre chose. Sa main vient se poser sur mon épaule. Il me... Pat-pat ? Affectueusement ? Une nouvelle fois, Bob me rend perplexe.« Tu me manques Zoé. » Aherm. Alors, ça, je n'étais pas prête. Mentalement, je m'étouffe avec toute la salive des êtres humains de la terre. Physiquement, j'oublie juste de respirer quelques secondes. Qu'est-ce qu'il me fait, au juste ? Est-ce que je vais devoir être violente et prononcer des mots que je ne pense pas ? Je finis par prendre une bouffée d'air que je souffle longuement. Histoire que mon cœur se remette à fonctionner correctement et cesse de s'emballer comme ça. Et que je puisse formuler de vraies pensées cohérentes, aussi. « Bob, ça fait qu'une semaine... » Peut-être un peu plus. Et il faut dire qu'on ne s'est pas quitté sur des bons termes non plus. Peut-être que j'ai été un peu dure avec lui, parce que j'ai eu le temps de décider de lui faire porter tous mes récents malheurs sur ses maigres épaules. Mais... Justement ? Est-ce qu'on est entrée dans un stade de psychologie inversée poussée sans que je ne m'en rende compte ?

« Tu n'as peut-être pas besoin de moi dans ta vie, mais moi j'ai besoin de toi. » Oui, d'accord. C'est ce qu'il s'est passé. Je ne sais pas quoi lui dire, ni quoi faire. C'est en même temps... Très flatteur, je crois, et très gênant. A partir de quel moment on devient un élément essentiel de la vie de quelqu'un ? Quel déclic ? Et, surtout... Dans quel sens ? C'est Bob. Bob a l'esprit d'un enfant de huit ans de coincé dans son corps. C'est qu'une envie passagère, sans doute. Quelques jours de plus et il n'y pensera plus. Mais en même temps, c'est l'une des rares pensées sincère qu'il a su exprimer clairement à mon égard. Et sérieuse. Je crois. Je ne peux pas dire que ça ne m'attendrie pas. « Bob... » Je commence, en haussant légèrement les épaules pour lui prouver physiquement mon absence d'arguments. « Et non je ne dis pas ça à la légère. Je le pense vraiment. » Et pour une sombre et folle raison, je le crois. Mes lèvres s'étirent en un mince sourire. « J'ai pas envie qu'on arrête de se voir. » Et moi, j'interprète ça comment, au juste ? C'était quoi, le semblant de relation qu'on avait réussi à construire depuis le début de l'été ? Bob a été un emmerdeur de première, une petite dose de réconfort et une personne avec qui il était agréable de passer du temps. Et, au passage, accessoirement... Bob c'est cet imbécile que j'ai embrassé sous une pluie d'étoiles filantes, pour la beauté du geste, et avec qui j'ai eu la bonne idée d'avoir une relation sexuelle parce que j'étais triste et ivre et oui okay, très attirée par lui mais ce n'était peut-être pas une raison suffisante. Et tout s'est effondré quand j'ai découvert que j'étais enceinte. C'était la goûte d'eau qui fait déborder le vase... Alors, de quelle relation il parle ? A quel moment je lui suis devenue indispensable ? « Au fond de toi, je suis sûre qu'il y a une toute petite part qui est d'accord avec moi. » Je grimace légèrement. En plus d'être devenu un penseur, il est devenue télépathe aussi ? En  vrai, la question n'est pas vraiment là. Ma priorité n'est pas là, en tout cas. « Qu'est-ce que tu es en train de dire, Bob ? Qu'est-ce que tu veux ? » J'essaie de garder un ton calme et posé, même si intérieurement mes émotions sont un parfait mélange de colère, d'incompréhension et un soupçon de peur. « Est-ce que tu veux être mon ami ? Est-ce qu'on est quelque chose de plus que ça ? Est-ce qu'on est rien de ça ? » Mon côté soyons ouvert d'esprit me pousse à ne pas vouloir mettre d'étiquette à une quelconque relation, mais... Ce côté est vraiment infime en moi. Je vous rappelle que j'ai passé 23 années de ma vie à vivre selon un chemin beau et tracé à la règle, qui rentre dans les normes sociales du siècle dernier. Fin de siècle, plutôt. J'ai besoin de savoir, à un moment donné, ce qu'il veut dire. Ce qu'il se passe vraiment entre nous. « Dans tous les cas... Ça ne marchera pas. On peut être amis, bien sûr, le temps que tu te trouves quelqu'un d'autre avec qui t'amuser. » Je persiste à croire que je suis une lubie passagère... Vraiment. Une sorte d'amour d'été, étrange et décalé. « Mais plus ? C'est impossible. Tu es trop... Toi. Tu es un vrai goujat incapable de te poser une bonne fois pour toute. Et je t'aime bien, aussi surprenant que cela puisse paraître et malgré mes efforts pour ne pas mais... On ne pourra jamais être plus. J'ai beau vouloir changer et prendre mes propres décisions... Je crois toujours en cette relation idéale, fidèle et longue. Ce cliché de vieillir ensemble chacun sur son fauteuil sur le porche. Les petits-enfants dans le jardin... Je veux des enfants, un jour. Pas dans ces conditions là, non. » Et je m'emballe, pars ailleurs... Je pousse un soupir, s'entends mes yeux devenir légèrement humides. J'ai l'impression de rompre avec Boris alors que nous n'étions même pas en couple. En couple... Mot que je suis incapable de prononcer pour nous désigner lui et moi. C'est si stupide. « Je suis désolée. » Je ne sais pas de quoi, pas vraiment, mais je le suis.

_________________
a thousand years
Never fall in love with someone that won't fight for you because when the real battles begin they won't pull your heart to safety, but they will their own.
Revenir en haut Aller en bas
‹ OUR FAMILY IS A HAPPY ONE.

❝ Family don't end with blood ❞
‹ OUR FAMILY IS A HAPPY ONE.
Voir le profil de l'utilisateur


›› It's my life
›› Cap Harbor since : 11/07/2016
›› Commérages : 93
›› Pseudo : floutch ♥
›› Célébrité : Kit Blbl Bg Harington ♥
›› Schizophrénie : Eliott, Oscar & Sarah
›› more about me

Re: Maybe we should just kiss like real people do. ✻ Bob & Zoé ✻ ( Jeu 19 Jan - 14:23 )












Je ne comprendrais jamais pourquoi cela faisait sourire tout le monde quand je disais que j'étais un homme fort. Pourtant j'entretenais mon corps de dieu pour qu'il soit sculpté à la perfection et j'étais loin d'être un gringalet. Ceci dit, dire ça en présence d'un enfant, je pouvais comprendre que ça fasse sourire,  mais vraiment j'avais fait des efforts, quand je voyais un gamin pour la deuxième fois, je ne tendais plus ma main pour qu'il me renifle et m'accepte comme l'un des siens. C'était une bonne chose non ? Enfin heureusement pour mon courage et ma virilité, Zoé me faisais signe de la suivre dans la cuisine. Dans la cuisine je pouvais respirer un peu mieux et expliquer la raison de ma présence. Enfin j'avais surtout inventé une raison. Certes mon téléphone était vraiment en piteux état, mais je connaissais l'heure du rendez vous sans problème et Zoé m'avait suffisamment majusculé dans ses textos pour que ce soit imprimé dans mon cerveau. Seulement, je voulais lui dire certaines choses et après un avortement je n'étais pas certain que c'était l'idéal, voilà pourquoi j'étais là. Encore fallait-il trouver le courage de parler. A la place je lui demandais si elle voulait que je vienne la chercher et je ne cachais pas ma déception en voyant sa tête bougeait doucement de gauche à droite. Okay donc la dernière fois quand elle avait dit qu'elle ne me voulait plus dans sa vie, ce n'était pas une blague et ce n'était pas non plus sous le coup de la colère. Le message était passé, mais je me refusais à laisser la situation en l'état. Il fallait que je trouve quelque chose, un sujet de conversation quelconque pour ne pas avoir à partir tout de suite. Puis après on pourrait presque se faire une soirée pyjama si elle voulait. D'accord c'était hypothétique, mais sur un malentendu ça pouvait très bien arriver.

Le problème quand on voulait absolument trouver un sujet de conversation, c'était qu'on en trouvait jamais et du coup Zoé me mettait tout simplement à la porte. Alors certes elle ne l'avait pas dit comme ça,  mais elle m'avait quand même posé la question. Mais non je ne voulais pas et je préférais m'approcher d'elle. Dans l'idée, j'avais très envie de l'embrasser, mais je n'avais pas non plus envie de me prendre une claque monumentale. Elle voyais aussi mon rapprochement comme une agression et un jugement de sa personne alors que non pas du tout. Certes Zoé n'était pas très bien coiffé, mais c'était ce qu'il la rendait aussi irrésistible en fait. Elle était belle tout simplement. De par notre proximité, je levais ma main dans l'idée de la poser sur sa joue, mais la réaction de Zoé m'empêche de le faire et ma main fini lamentablement sur son épaule. Je suis un tantinet déçu. Genre elle a eu un mouvement de recul parce qu'elle avait peur de moi où parce qu'elle ne supportait pas ma proximité ? Je ne savais pas quoi en pensée et plutôt que de nous laisser dans un silence lourd et pesant je lui disais de but en blanc qu'elle me manquait. Je ne savais pas trop ce que j'espérais en réponse, mais j'espérais quand même quelque chose. Après tout, je ne disais pas cela à toutes les personnes que je connaissais. Elle était sûrement même la seule à qui je l'avais dit. Enfin non il y avait Bruce aussi, mais c'était Bruce. En tout cas j'attendais une réaction de sa part et elle fait de la voir souffler longuement ne me rassurait absolument pas. « Bob, ça fait qu'une semaine... » Ca faisait beaucoup plus que ça. Au moins 10 jours. J'avais pas compté, mais c'était dans l'idée. « Un jour, une semaine ou un mois quelle différence ça fait ? » Le résultat restait le même, Zoé me manquait. Peut-être que c'était une erreur de lui dire ça, mais maintenant que c'était dit, autant continuer sur ma lancée. J'avais besoin d'elle. Même si elle avait du mal à y croire. « Bob... » Je sentais que dire mon prénom de cette façon n'était pas une bonne chose. J'étais même sûre qu'elle me croyait capable de mentir sur ça. Sauf que pour une fois j'étais la personne la plus sérieuse du monde. Seulement, son silence commençait vraiment à m'inquiéter. Comment je devais l'interpréter. « Qu'est-ce que tu es en train de dire, Bob ? Qu'est-ce que tu veux ? » Zoé me prenait un peu au dépourvu avec sa question, j'avais l'impression d'avoir était clair pourtant. « Est-ce que tu veux être mon ami ? Est-ce qu'on est quelque chose de plus que ça ? Est-ce qu'on est rien de ça ? » Je ne pensais pas son amitié comme acquise, mais je pensais quand même que c'était une évidence qu'on l'était. « Je veux être ton ami et...» C'était une vérité absolue. « Et je veux être plus que ça » Jusqu'à présent ce n'était pas très clair dans ma tête, mais maintenant oui. Alors soyons clair, je n'allais pas lui déclarer un amour éternel tout de suite. J'aimais beaucoup Zoé, mais de là à dire que j'étais amoureux d'elle il y avait un pas énorme qui n'allait pas être franchi dans l'immédiat, mais oui, je voulais être avec Zoé. « Dans tous les cas... Ça ne marchera pas. On peut être amis, bien sûr, le temps que tu te trouves quelqu'un d'autre avec qui t'amuser. » Sa réponse ne me surprenait pas vraiment, mais quand même c'était pas super plaisant à entendre. « Mais plus ? C'est impossible. Tu es trop... Toi. Tu es un vrai goujat incapable de te poser une bonne fois pour toute. Et je t'aime bien, aussi surprenant que cela puisse paraître et malgré mes efforts pour ne pas mais... On ne pourra jamais être plus. J'ai beau vouloir changer et prendre mes propres décisions... Je crois toujours en cette relation idéale, fidèle et longue. Ce cliché de vieillir ensemble chacun sur son fauteuil sur le porche. Les petits-enfants dans le jardin... Je veux des enfants, un jour. Pas dans ces conditions là, non. » Pendant son discours ma main avait quitté son épaule pour finir mollement sa course à sa place initiale. Je savais que Zoé avait une piètre image de moi, mais peut-être pas à ce point là. Je faisais peut-être tout pour avoir cette image, mais elle n'avait pas forcément fait l'effort d'aller lui loin. J'étais déçu et blessé aussi. « Je suis désolée. » C'était d'un grand réconfort. « Pas autant que moi » Je l'avais laissé parler sans l'interrompre une seule seconde. Maintenant j'avais le choix entre partir sans dire un mot de plus ou essayer de la faire changer d'avis. En temps normal, j'aurai prix la fuite, mais en ce moment rien n'était plus normal dans ma vie et puis c'était Zoé. « C'est juste des excuses parce que tu as peur » En même temps, je pouvais la comprendre, je n'offrais pas toutes les assurances du mec bien sous tout rapport. « Quel risque tu prends en essayant ? Aucun » Pas totalement aucun. On avait couché une seule fois ensemble et on voyait le résultat. « La pire des choses qui peut arriver, c'est que ça se passe super mal. Mais au contraire ça peut-être tout ce que tu cherches » Je ne lui promettais pas l'image des vieux dans un fauteuil à bascule sous le porche, mais avec le temps qui savait, peut-être qu'on pourrait s'y approcher. « Peut-être que ça va être une erreur, mais si tu fais pas cette erreur, tu vas le regretter toute ta vie. Quand tu seras dans ton fauteuil sous le porche, tu repenseras à moi et à la folie que j'apportais dans ta vie. » J'extrapolais les choses, mais c'était pour essayer de lui faire comprendre. « Parce que tu peux pas nier, depuis qu'on se connaît tu t'es pas vraiment ennuyer avec moi » Si elle arrivais à nier ça, alors il était clair que je n'aurai plus rien à faire sa vie. « Réfléchis à tout ça, avant de me dire non. Je sais que je suis un enfoiré et un goujat, mais je peux être autre chose aussi.» Avant même qu'elle ne puisse me répondre, je posais mes mains sur son visage et m'approchais pour l'embrasser.




lumos maxima

_________________
Friendship is everything.

≈ Friendship is like peeing on yourself: everyone can see it, but only you get the warm feeling that it brings..

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

❝ Family don't end with blood ❞


›› It's my life
›› more about me

Re: Maybe we should just kiss like real people do. ✻ Bob & Zoé ✻ ( Aujourd'hui à 13:32 )

Revenir en haut Aller en bas

Maybe we should just kiss like real people do. ✻ Bob & Zoé

SCREW DESTINY :: cap harbor is my home :: Belle Heaven Street
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
( )



Outils de modération