Your own personal Jesus [Sloan]

 :: the city of cap harbor :: Silverlake Bar
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
WHAT IS A FAMILY ?

❝ Family don't end with blood ❞
‹ WHAT IS A FAMILY ?
Voir le profil de l'utilisateur


›› It's my life
›› Cap Harbor since : 08/10/2016
›› Commérages : 307
›› Pseudo : Daria
›› Célébrité : Cara Delevingne
›› Schizophrénie : Ethan Ash-sexy-ford, Marty McSchtarbé
›› more about me

A DROP IN THE OCEAN
›› family portrait :

Your own personal Jesus [Sloan] ✻ ( Ven 11 Nov - 2:36 )

Your own personal Jesus

   

Une fille seule dans un bar, ce devrait être comme un agneau face une meute de loups, ou plus vulgairement, un bout de viande laissé aux charognards, surtout si elle est mignonne. Daria, c’est l’exception à la règle. Au Silverlake bar, on la connaît bien, elle fait un peu partie des meubles. C’est pourtant un objet qu’il vaut mieux regarder de loin, beaucoup l’ont compris. Ne surtout pas l’approcher, la laisser venir, c’est la règle. Daria, elle travaille ici, c’est la teigneuse de pianiste qui agit comme une diva avec la bande de musiciens qu’elle accompagne. Quand l’un d’eux lui demande pour qui elle se prend, la rétorque est toute prête : « Pour la meilleure d’entre vous, c’est Flavien Delorme qui l’dit ! ». Et on trouvera difficilement de quoi arguer du contraire, parce qu’elle l'est, cette petite virtuose. Ce soir, son groupe n’a pas joué cela dit, c’est repos. Daria est donc assise au comptoir, un verre de whisky devant elle. La place à sa gauche est vide, celle à sa droite également. On ne s’y aventure pas, on sait d’avance que ça ne sert à rien, qu’on va perdre son temps. Elle ne veut pas de vos bonsoirs, de vos politesses, de vos blagues vaseuses, de vos draguouilles minables. Ceux qui ont encore le cran de l’aborder doivent se dire qu’elle est probablement triste, toute seule, c’est parce qu’ils ont eux-mêmes peur de la solitude, qu’ils ont besoin d’être entourés de gens pour avoir l'impression d'exister. Ils sont dépendants, Daria est détachée, libre. Ce sont eux qui sont à plaindre. La demoiselle entend un groupe de trentenaires rire aux éclats, autour une table à proximité, et elle tourne un regard méprisant vers eux. Une vraie bande de guignols. Dans le lot, Daria imagine qu’il doit y avoir un chômeur, deux anxieux, un cocu, une boulimique et une hystérique, soit un total de six vies merdiques, pourtant, ils sont là à faire les malins. Et elle, elle devrait rentrer dans ces jeux là ? Sérieusement. Sa vue sur ce théâtre de mauvais goût se trouve soudainement masquée par la silhouette importune d'un type méconnu au bataillon, qui s'approche d'elle. Tiens, un petit nouveau qui ne connaît pas les habitudes de la maison… !

Il veut l’aborder, mais vu le regard dédaigneux qu’elle lui lance, il y a les mots qui lui restent coincés au travers de la gorge. Daria lui facilite le travail et rétorque, pour toute salutation: « Pas la peine ». Pimbêche. Elle lit clairement l’hostilité dans ses yeux avant qu’il ne la laisse tranquille. Allez, ciao. Quelques instants plus tard, c’est une autre personne qui se pointe. Daria tourne un regard blasé vers le nouveau venu et, reconnaissant Sloan, sa mine renfrognée se fane d’un battement de cils pour laisser place à une neutralité presque cordiale. C’est la preuve qu’il est le bienvenu, même si elle ne lui fait pas vraiment l’honneur d’un salut.

« T’arrives un peu tôt, non ? », lance t-elle d’un ton désinvolte. C’est une façon à peine subtile de lui faire comprendre qu’elle ne l’attendait pas. En réalité, il est attendu, et elle aussi. Les trois autres joueurs du lundi sont déjà à leur table habituelle, à bavarder et battre les cartes dans le vide. Daria aime bien le lundi, c’est le jour où ils ne prennent aucun invité. Ils ne sont que cinq, tous des voyous à leur façon, et consommateurs de merde en tout genre. Depuis le temps qu'elle les connaît, la jolie blonde les appelle encore par un surnom, prétendant ne pas se souvenir des prénoms (et ne veut pas qu'on les lui rappelle, puisque le but est de montrer qu'elle se fout complètement de ses interlocuteurs et de leur vie). Coyote, celui qui est bagarreur, Duck Dodgers, celui qui est dealer, et Spike, celui qui est camé. Sloan aussi, il avait son surnom, avant. Ce capricieux ne pouvait évidemment pas s’en contenter et l'a rappelé à l’ordre un peu trop de fois pour que Daria puisse continuer d’être crédible avec ses faux trous de mémoire. C’est-à-dire qu’elle s’en tape complètement, de passer pour une débile, mais si on prend les gens pour des cons à répétition, ils finissent bien par s’en rendre compte.

Malgré tout ce beau monde qui attend, la blonde prend quand même le temps de siroter tranquillement sa boisson. Qu’ils poireautent, ça leur fera les pieds ! Et ça lui laisse son petit moment avec Sloan, soit la personne qui se rapproche le plus d’un ami pour Daria, elle qui se plait à mépriser la terre entière. Sloan, il n'est pas comme ces crétins de la table d’à côté, qui rient bêtement, il ne sonne pas faux. Il n’en fait qu’à sa tête, c’est un métal brut. Imparfait, mais parfaitement authentique. Du moins avec elle. Et l’authenticité, Daria, ça la touche, même si ça lui ferait mal de le reconnaître. Pourtant, il lui fait peur, parfois. Elle l’a vu dans la colère et, plus d'une fois, il lui a fait du mal… après qu'elle eut trop cherché la petite bête. Daria a cette mauvaise manie de pousser les autres à révéler ce qu’elle considère leur vraie nature, par le biais de la provocation. La jeune femme est convaincue que tout homme ressemble à Sloan, qu’ils sont égoïstes et mauvais, mais qu’il y en a trop peu pour l’assumer comme lui. C’est une vision bien pessimiste, mais au moins, avec ça, on ne peut pas connaître la déception. On est tellement plus heureux, quand on n’attend rien de bien des autres. C’est vrai que Sloan lui fait peur, mais d’un autre côté… il la rassure.

Daria le jauge un bref instant d’un regard calculateur, puis se penche légèrement vers lui, plissant les yeux : « Si je te grille à glisser des cartes dans ta manche, achèteras-tu mon silence avec la moitié de tes gains ? … Passer outre une fois, c’était déjà bien au-delà de mes limites ». Le coin de ses lèvres esquisse alors un fin rictus mauvais. Oui Sloan, je t'ai bien vu, la dernière fois. Il faut dire que si la triche lui avait porté préjudice, Daria aurait tapé un scandale, mais ce n'était pas le cas, vu qu'elle n'avait donc rien misé à la partie concernée. Là, si elle le balance, ce sera lui fermer la porte à de nombreuses tables de poker, pour ne pas dire toutes... ce qui serait bien dommage pour lui, mais encore faudrait-il qu’elle le grille à nouveau. La blondinette a certes un œil de lynx, mais elle n’est pas non plus devin. Avec cinq personnes à surveiller, certaines choses peuvent parfois échapper à sa vigilance et ce, malgré les dix années d’expérience à son actif. Et en fait, ce n'est pas qu'elle déteste la fraude (au contraire, elle salue l'initiative), c'est juste qu'elle a une réputation de rapiat à entretenir.

(c) naehra.

Revenir en haut Aller en bas
WHAT IS A FAMILY ?

❝ Family don't end with blood ❞
‹ WHAT IS A FAMILY ?
Voir le profil de l'utilisateur


›› It's my life
›› Cap Harbor since : 09/11/2016
›› Commérages : 17
›› Pseudo : Native
›› Célébrité : Jared Leto
›› Schizophrénie : Non, ça va.
›› more about me

Re: Your own personal Jesus [Sloan] ✻ ( Sam 12 Nov - 15:59 )

Your own personal Jesus

   

Quand plus rien n'est intéressant dans votre vie, il faut trouver des choses à faire. Un sport, une activité quelconque qui vous libère un peu. De mon coté, rien ne semble m'intéresser plus que ça. A part les soirées au bar, la vie est d'une monotonie sans nom. Debout dans l'entrepôt, je soupire brutalement, ôtant le haut de la combinaison de travail pour le laisser pendre autour de mon aine. Pourquoi j'avais pris un boulot pareil alors que j'ai assez de fond pour me la couleur douce ? Tout simplement pour avoir quelque chose à faire. « Sloan ! Prend le chariot et viens m'aider. » Je glisse les doigts dans ma tignasse brune puis lève les yeux au ciel. Viens m'aider. Comme si ce gros lourd ne pouvait pas prendre le chariot élévateur de lui-même. Un énième soupire parcourt mes lèvres alors que j'avance vers l'engin pour y grimper. « Par moment, je devrais te mettre les fourches dans le.. J'arrive ! » Deux minutes, il n'y a pas le feu. Ça se saurait avec les doses de liquides inflammables ici. Je sors avec l'engin, les paumes glissés sur le volant, je sors de l’entrepôt et me dirige déjà vers le camion pour descendre la palette présente à l'intérieur. Je dépose celle-ci dans l'entrepôt mais dès que je vois mon supérieur approcher, je lève la paume. « Non, non. J'ai finis la journée. Si je reste, on me paye mes heures sup'. » Mon supérieur lève les paumes et rebrousse chemin. Toujours quelqu'un pour donner du travail mais quand il faut payer en plus de ça... Plus personne. Je quitte finalement l'entreprise et rentre directement chez moi.

Très honnêtement, il n'y a rien d'intéressant chez moi et c'est la raison pour laquelle je n'y suis passé que dans le but de me changer. Troquer les vêtements de travail pour autre chose d'un peu plus normal et moins tape à l’œil. Etant donné que le bar est ma destination pour ce soir, je ne pense pas qu'il faille être habillé plus que ça. J'enfile uniquement un jean, un t-shirt et ma veste. Ça suffira amplement.
Lorsque je passe la porte, il fait déjà noir et ce n'est pas étonnant. En Automne, tout se refroidit, le soleil se couche plus tôt et ça donne l'impression d'avoir une journée encore plus courte. Ce que je déteste réellement mais bon. Ce n'est pas comme si je pouvais coller une beigne au soleil. Quoi qu'il en soit, je ne met pas énormément de temps avant de passer la porte du bar.

Je suis devenu un habitué du bar à présent. Depuis mon retour à Cap Harbor, c'est un peu comme un second QG que j'investi sans cesse. Le billard, les tables de poker y sont mes activités favorites et où mes rendez vous sont souvent prit. Habituellement, je suis au bar bien plus tard mais faute d'avoir mieux à faire à ce moment précis, l'endroit m'a semblé être le meilleur pour y passer le temps. Le bar est déjà emplit de personnes aussi différentes les unes que les autres mais pour qui le point commun reste l'envole pour une soirée. Mes camarades habituelles sont déjà occupés à mélanger les cardes et je ne les gratifie que d'un simple signe de tête. Ce n'est pas ma destination première.
Le bar est déjà moins peuplés, du moins, autour de la demoiselle installé en plein milieu. Il ne m'est pas difficile de la reconnaître. Daria, une petite femme bien plus jeune que moi et qui partage un lien sanglant avec moi. Ma famille, en soit. Personne ne l'approche au bar, pas que la demoiselle est repoussante puisque ce n'est clairement pas le cas. Mais disons que son caractère en fait fuir plus d'un. C'est certain. Moi ? Je suis l'exception à la règle, comme toujours. Je viens m'installer à sa gauche, commandant déjà un verre. Je n'échange aucun mot avec elle jusqu'à ce qu'elle ne me repère. L'expression inscrit sur son visage me fera toujours rire. « T’arrives un peu tôt, non ? » Je tourne légèrement les yeux dans sa direction, un sourire en coin déjà présent sur le visage. Il est vrai que j'arrive toujours à la dernière minute quand une occupation m'a prit. « L'envie de relever un peu la qualité de la clientèle m'a poussé à venir plus tôt que d'habitude. » Il fallait avouer qu'un bon nombre de crétin se trouvait dans ce bar et il était simple de relever un peu l'estime de celui-ci rien qu'avec ma présence. Je lève les yeux vers le barman qui me glisse mon verre. Un léger signe de tête en guise de remerciement et je me tourne un peu plus vers la jeune femme. « Mais tu préférerais sûrement rester dans ta solitude. Solitude bien embêter par les clients qui tentent vainement de t'attirer dans leurs filets.    » Le bon coté des choses avec elle, c'est que je n'ai nullement besoin de filtrer ce que je dis. Certes, tout est lourd de sous-entendu puisque c'est toujours bien plus agréable à l'oreille. Il valait mieux ça que je n'ouvre la bouche en disant qu'elle préfère rester dans son coin malgré les idiots qui court après sa culotte. Forcément.
Elle se penche vers moi alors que l'un de mes sourcils s'arque légèrement. « Si je te grille à glisser des cartes dans ta manche, achèteras-tu mon silence avec la moitié de tes gains ? … Passer outre une fois, c’était déjà bien au-delà de mes limites » Oh.. Si elle savait que je triche depuis tellement de temps.. Attendez ? Mais elle le sait. J'apporte le verre à mes lèvres, prenant une gorgée avant de me pencher à mon tour, légèrement. « A condition que tu ne m'attrapes. Sur le nombre de partie que l'on a joué ensemble, tu n'as remarqué qu'une fois. De plus, qui dit qu'elles glissent constamment dans ma manche ? Rappelle-toi, plus d'une fois j'ai joué sans manche justement parce que l'un de ses animaux avaient des soupçons, pourtant, j'ai continué à gagner.  » A force de jouer, j'apprenais à ne pas me faire voir et même si je le laissais entendre, je ne trichais pas toucher. Bien entendu, il fallait bien que je perd de temps en temps pour ne pas attirer l'attention sur moi. Je lui adresse un clin d'oeil avant de me redresser simplement sur mon siège. « Mais je suis prêt à parier mes gains que tu ne me repéreras pas. Que je triche ou pas, tu ne le verras pas. »

(c) naehra.


_________________


Darkness is your candle.
Nymphadora Tonks ☽ You deserve every star in the galaxy laid out at your feet and a thousand diamonds in your hair. You deserve someone who’ll run with you as far and as fast as you want to. Holding your hand, not holding you back.
Revenir en haut Aller en bas
WHAT IS A FAMILY ?

❝ Family don't end with blood ❞
‹ WHAT IS A FAMILY ?
Voir le profil de l'utilisateur


›› It's my life
›› Cap Harbor since : 08/10/2016
›› Commérages : 307
›› Pseudo : Daria
›› Célébrité : Cara Delevingne
›› Schizophrénie : Ethan Ash-sexy-ford, Marty McSchtarbé
›› more about me

A DROP IN THE OCEAN
›› family portrait :

Re: Your own personal Jesus [Sloan] ✻ ( Sam 12 Nov - 23:52 )

Your own personal Jesus

   

« L'envie de relever un peu la qualité de la clientèle m'a poussé à venir plus tôt que d'habitude.
— Et aussi de nous étouffer avec ta modestie, j’imagine », rétorque t-elle, sarcastique.
Mais tu préférerais sûrement rester dans ta solitude. Solitude bien embêtée par les clients qui tentent vainement de t'attirer dans leurs filets.  

La jolie blonde ne répond rien, bien que sa mine tout d’un coup assombrie parle à elle toute seule. Si ce n’était que des filets… ! Elle lui jette un regard en coin, peu amène. Daria est loin d’avoir la suffisance de Sloan. Malgré une attitude méprisante envers tout le monde qui laisse entendre le contraire, elle possède en réalité une très pauvre estime d’elle-même. Qui le remarquerait ? Personne. Pas même Sloan. Et lui, il se targue déjà de ses talents de tricheur. Le ‘nombre’ de parties, non mais ça va bien ! Ils n’en avaient pas 100 à leur actif non plus, qu’on sache. Sloan veut juste la rembarrer parce que c’est le premier réflexe qu’on a avec elle, voilà tout. Et si Daria ne s'était pas retrouvée tant que ça à sa table, c’est justement qu’elle avait douté de son honnêteté dès le début. Elle a déjà un sacré flair pour ces choses là... lui, il aurait eu plus vite fait de mettre une pancarte "Grugeur" au-dessus de sa tête. Elle salue le talent d’acteur, cela dit, ça marche avec tous ceux qui n’ont pas la moitié de la méfiance de Daria. Le soucis, c’est qu’avec MacLewis, plumeuse professionnelle depuis 2007, même les plus honnêtes sont très tentés par la triche, c’est ce qui l’oblige à avoir des yeux partout.

« De plus, qui dit qu'elles glissent constamment dans ma manche ? Rappelle-toi, plus d'une fois j'ai joué sans manche justement parce que l'un de ses animaux avaient des soupçons, pourtant, j'ai continué à gagner.
— Pas contre moi », rappelle t-elle avec un petit sourire arrogant.

Pas tout le temps, du moins. Même si Daria ne force jamais la chance, personne n’est à l’abri qu’elle compte les cartes. En soi, cette méthode qui n'est pas à la portée de tout le monde, est aussi une forme de triche, car ça lui permet de mesurer si elle peut l’emporter au bluff, ou si un joueur possède une main suffisamment prometteuse pour avoir l’assurance d’aller jusqu’au tapis. Et il lui arrive bien souvent de les compter, quand Sloan est à sa table. Bien sûr, en plus de lui envoyer une oeillade, il ne peut pas se contenter de lui laisser le dernier mot.

« Mais je suis prêt à parier mes gains que tu ne me repéreras pas. Que je triche ou pas, tu ne le verras pas.
— Marché conclu » dit-elle, l'épine dorsale fièrement redressée.

Elle a plutôt intérêt à l’attraper, ne serait-ce que pour l’honneur de sa réputation de radine… chose qu’elle n’est pas vraiment. Mais si les gens vous prennent pour plus mauvais que vous ne l’êtes, ils ne cherchent pas à creuser avec vous. C’est ce qu’elle veut, justement, qu’on lui foute la paix. Et pourtant, paradoxalement… elle est là, ce soir, comme tous les autres, parce qu’elle n’a jamais réussi à couper complètement les ponts avec ces ‘autres’ qu'elle dédaigne. Sloan a bien raison. Non, elle ne préfère pas la solitude. Elle sera toujours trop fière pour l’admettre. Tant qu’elle peut encore se voiler la face, elle va continuer ainsi. Daria termine sa boisson et se lève. « Tu m’as donné envie de jouer », dit-elle avec un petit rictus narquois. L’argent, tout justifier par l’argent, elle n’a jamais rien trouvé de plus efficace pour prouver son détachement. Elle va donc rejoindre les trois gars à la table, et eux non plus, ne reçoivent aucun salut.

Comme elle s’assoit à côté de lui, Spike essaie de lui faire la conversation. « Tu vas bien ? » Il a l’air normal, là, mais tu repères bien qu’il est camé, puisque depuis le temps qu’ils jouent ensemble, il n’a toujours pas intégré que les ‘bonsoir’ et tout ça, c’est vraiment des fioritures dont elle se passerait. Il se prend un vent, d’ailleurs. Daria, elle a déjà l’esprit dans sa stratégie, il suffit de voir la place qu’elle a choisi. Le grugeur de compétition, elle vient de lui laisser celle d’en face. Bien en face. Ici, ils jouent les règles casino. Deux cartes chacun, trois au milieu, à la vue de tous. « Je te préfère quand t’es saoule », lui reproche Spike en soupirant. « Moi aussi, j’te préfère quand j'suis saoule », raille t-elle. Son regard croise celui de Sloan et se plisse un peu, mutin. Sans le lâcher, elle attend qu'il s'installe aussi avant d'apostropher : « Coyote ».  Le type à sa gauche, qui trifouillait les carte, relève enfin le nez. Lui au moins, il a le mérite d’avoir gardé le silence à son arrivée. Les gars sont toujours peu bavards, quand Daria est là pour leur dire de la fermer. La teigne tourne ensuite un visage dédaigneux vers l’interpellé, avant de se servir pour récupérer les jetons, correspondant à une somme de 200$. La mise du lundi : « Puisque t’as les cartes, tu bats le premier. Correctement », ordonne t-elle. En effet, si elle lui a attribué le nom de ce boulet de coyote de Tex Avery, ce n’est pas sans raison. Ce type est un cartoon ambulant, avec ses gaffes. La blonde a déjà eu l’occasion de se battre comme une chiffonnière contre lui, un fiasco auquel Sloan a eu la chance de ne pas assister. Le truc, c’est que Coyote il est un peu sympa, dans le fond. Certes il est toujours le premier à s’emporter et à cogner (soit faire exactement ce qu’on attend de lui), alors que Daria, tout lui glisse sous les pompes, il n’empêche que lui, il ne la frappe pas comme un crevard, quand elle n'hésite pas à lui casser des bouteilles dessus pour se défendre.

(c) naehra.

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

❝ Family don't end with blood ❞


›› It's my life
›› more about me

Re: Your own personal Jesus [Sloan] ✻ ( Aujourd'hui à 18:49 )

Revenir en haut Aller en bas

Your own personal Jesus [Sloan]

SCREW DESTINY :: the city of cap harbor :: Silverlake Bar
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
( )



Outils de modération