J'suis Peter Pan, mais j'ai besoin d'être bien attaqué pour voler ♦ Riley

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J'suis Peter Pan, mais j'ai besoin d'être bien attaqué pour voler ♦ Riley ✻ ( Sam 12 Nov - 23:48 )

J'suis Peter Pan, mais j'ai besoin d'être bien attaqué pour voler

Gabriel

&

Riley

La journée avait été usante. J'avais quitté les yeux avec soulagement, et j'avais bien besoin de me détendre un peu. Toute la journée, j'avais bossé comme un chien, tout ça pour finir avec un salaire correct à la fin du mois. Pour une fois, j'aurai sûrement un petit extra, mes clients d'aujourd'hui étaient plutôt fortunés, bon genre, entre robes de luxe et costumes sur mesure. J'avais mis un pieds dans la cour des grands le temps d'une soirée, et à vrai dire, ça m'avait seulement conforté dans l'idée que ce monde n'est pas le mien. Entre paillettes et champagne, entre cheveux blonds trop bien lissés et sourires à tout va. C'était le genre de soirées, qui rapportait gros pour un traiteur comme moi, mais qui pouvait refiler rapidement la nausée à l'homme que je suis. Bien sûr, au début, j'avais toujours refusé à finir à la botte de ce genre de personnes, et puis la vie, c'est comme tout, pour se faire au nom, pour pouvoir manger plus que de raison à la fin du mois, on finit par oublier ses promesses doucement, lentement. J'avais finalement abdiqué, et j'étais devenu, comme les autres, un traiteur qui aimait passer de temps en temps dans un quartier de luxe, histoire de se faire un nom, histoire de finir les poches un peu plus pleines que d'habitude. Mais tant pis, l'argent ça aide. J'avais rapidement évacué toute la nourriture, ils n'étaient peut-être pas gros mais qu'est-ce qu'ils pouvaient bouffer à ces soirées de gala. Le seul truc chiant, c'est qu'on m'avait obligé à porter un costume, et j'aimais pas vraiment ça. Enfin, j'avais terminé ma partie du jeu. Les invités avait vidés les plats, le buffet était vide, leurs ventre désespérément pleins, je n'avais plus qu'à m'en aller, pour essayer de finir la soirée de façon agréable, histoire de voir des normaux avant d'aller finir dans les bras de Morphée. J'avais besoin de me calmer, de décompresser. Prenant mes affaires après avoir été gracieusement remercié par les maîtres de cérémonie, j'avais pu prendre mes jambes à mon coup alors. Le temps de fumer une dernière cigarette, d'admirer une dernière fois l'énorme villa dans laquelle je venais de bosser, et était déjà venu le temps de rentrer. Oh bien sûr, juste le temps de me changer, car ce soir, un bar m'attendait quelque part, un verre rempli aussi. J'avais décidé de sortir boire, pour boire, sans soif, mais par pur amour de l'alcool fort. Revenir à la réalité me ferait le plus grand bien. Je voulais me débarrasser de cette poudre d'or superficielle qui collait encore à mes yeux. Qui collait encore à ma tête. Je voulais retrouver les quartiers, et les gens dont les sourires sont sincères et aimants. Alors, me mettant au volant de ma camionnette, j'étais reparti chez moi.

L'appartement était vide. Encore. J'avais rapidement rejoint la chambre, vide aussi. La fenêtre ouverte laissait entrer l'air froid et humide de la saison et de la presque nuit. Je l'avais refermé avec soin, je ne tenais pas à finir en statue de glace à mon retour, quand je serais certainement bourré, et que le froid me serait plus pénible que en temps normal. Isis n'était pas là, je ne savais pas pourquoi, mais l'affaire ne m'intéressait de toute façon pas plus que ça. D'habitude, elle était toujours là, me souriant à mon retour, me posant des tonnes de questions sur ma soirée, sur le travail. Peut-être, avait-elle une soirée entre amies dont elle m'avait parlé pendant des semaines, et que j'avais déjà oublié. C'était sans doute quelque chose comme ça, il faut dire qu'en ce moment, je n'écoutais pas vraiment ce qu'elle me disait. Elle passait le plus clair de son temps à parler mariage, à parler décoration, à parler amour, et honnêtement, ça me gavait doucement. C'est vrai, c'était de ma faute, je m'étais lancé trop vite dans tout ça, mais j'avais été pressé par le temps et par quelqu'un en particulier. Tant pis. Je n'avais pas envie de me prendre la tête avec tout ça ce soir. Elle n'était pas là pour me retenir, elle n'était pas là pour me faire la morale en me voyant sortir, alors je comptais bien me jeter sur l'occasion, comme si je n'en aurais plus avant longtemps. J'avais retiré ma cravate avec une hâte certaine, comme si on me libérait de chaînes en fer. J'avais du mal à respirer, et j'avais eu l'impression d'étouffer pendant toute la soirée, ce n'était tellement pas moi, que c'était comme se débarrasser d'une seconde peau, et j'adorais cette sensation. La suite du costume n'avait pas tardé à la rejoindre sur le lit, jeté sans aucun soin, juste pour le plaisir d'enlever tout ça. Me retrouvant enfin libre, juste en caleçon pour tout dire, je m'étais étiré, passant une main dans mes cheveux. Il fallait me dépêcher, si ça se trouve Isis n'allait pas tarder à rentrer. Et dans ce cas-là, pas sûr que je puisse m'éclipser direction les boissons. Ouvrant l'armoire, j'avais pris des vêtements au hasard, un jean, un vieux t-shirt et un blouson. Pas besoin de se soigner, je n'avais jamais été du genre à me préoccuper de mon aspect externe. Je n'avais pas pris le temps de refermer la porte ou de ranger cet affreux costume suce respiration. J'étais déjà clefs en main, claquant la porte d'entrée, rejoignant les rues avec hâte. J'avais jeté un rapide regard sur ma moto qui m'attendait là. Mais ce n'était pas prudent. Je ne sais pas dans quel état je serais en revenant, alors, à contre coeur, je l'avais laissé garée là. Préférant le bruit de mes pas sur le sol et le silence du début de nuit pour m'accompagner. J'avais sorti une cigarette, la portant à mes lèvres. Une fois allumée, j'avais fermé mon blouson. Le chemin qui menait au verre glorieux n'était plus très loin, et ma gorge me réclamait déjà sa récompense pour avoir travaillé toute la soirée. Alors, sans plus attendre, je m'étais lancé à la conquête de la rue.

Enfin arrivé, je regardais la façade, les mains dans les poches. J'avais éteint mon portable, histoire d'être certain que personne ne puisse venir m'emmerder pendant ma soirée. Il y a des moments comme ça, où j'aimais avoir ma soirée exclusive, où personne ne pouvait s’immiscer entre moi et un moment à boire et à observer les clients, qui allaient et venaient dans le bar ou vers le billard. Soupirant, j'avais fini par pousser la porte. D'un regard rapide, j'avais observé la pièce. D'un côté un couple, de l'autre un groupe d'amis, des filles qui riaient entre eux, et quelques personnes seules au bar. Il y avait trop de monde autour de moi, trop d'agitation pour essayer de savoir si je connaissais quelqu'un ou non. J'avais retiré mon blouson, le passant sur mon épaule. L'air était plutôt chaud à l'intérieur. Finalement, j'étais allé à une petite table vide. Je n'avais pas envie d'aller au comptoir, supportant les lamentations des vieux alcooliques ou des vieilles couguars éplorées. Alors, je m'étais installé un peu à l'écart, près du mur. J'avais bien sûr pris soin de regarder avec insistance le barman pour lui signifier que j'étais là, commandant alors un Gin Tonic afin de rester en alerte. J'entendais un groupe qui s'agitait une table plus loin. Je crois, que la soirée allait être mouvementée. Je repérais déjà à travers la pièce, les plus belles femmes du coin, et même si j'essayerais d'être sage, il ne m'en fallait pas beaucoup pour engager un petit jeu de séduction. Alors, j'attendais mon verre, balayant la salle du regard. Après tout, peut-être que quelqu'un allait surgir de nul part pour venir me tenir compagnie.

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Re: J'suis Peter Pan, mais j'ai besoin d'être bien attaqué pour voler ♦ Riley ✻ ( Mar 22 Nov - 19:21 )



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« Ryan ? » La blonde répète à plusieurs reprises le prénom de son dit colocataire / meilleur ami deuxième du nom depuis plus de quelques secondes. « T'es où ? » Il pourrait répondre quand elle l'appelle quand même. Riley parvient quand même à le trouver trois rayons plus loin, devant des viennoiseries. Cet homme ne vit que pour son estomac. Dès qu'elle le voit, elle accoure vers lui avec une mine des plus tristes. Elle veut un câlin. Et puisque Ryan n'aime pas les câlins, celui-ci s'impose quand même à lui. « Qu'est qui t'arrive ? Quelqu'un est mort ? » PIRE ! « Ils n'ont plus de gel douche à l'ananas ... » Et pour Riley c'est un véritable drame. Elle est à deux doigts de pleurer ... Il y a deux jours il n'y en avait pas en rayon, à croire que aujourd'hui c'est toujours le cas. « On a plus le choix maintenant, il va falloir taper dans la papaye. » Pardon ? Hors de question ! La papaye d'un c'est pas bon, ça n'a pas de goût et de deux, ça n'est en rien de l'ananas. « Mais t'es sûre d'avoir bien regardée ? » « Va y traite moi de blonde. » Dit-elle en s'offusquant et en tapant son avant bras. « C'est toi qui l'a dit, ce n'est pas moi. » Oh ça c'était bas, très bas. Pour la peine, deuxième tape sur l'autre avant-bras. Il était jaloux. Mais Riley se fait tirer ainsi que le caddie jusqu'au rayon des gels douches. « Tu vois y'en a plus ... » Dit-elle en pointant l'espace vide où ceux-ci étaient habituellement exposer. GOSH ! Ryan a l'air en pleine réflexion ! Il va neiger demain. Riley ne va certainement pas l’interrompre dans cette lourde tache. Elle l'observe, sans dire un mot. Ça fait au moins la troisième fois qu'il passe et repasse devant ce rayon. Il se croit devant la salle sur demande ? Que le gel douche va apparaître comme par magie ? Riley ne veut pas le décevoir, mais ça ne fonctionne pas comme ça. « Quand je dis que t'es blonde. » La blonde, elle va lui faire manger son poing si ça continue. « Il y a écrit quoi là-dessus ? » « Ananas ... » Dit-elle en baissant les yeux. Mais pour sa défense ce n'est pas le même que d'habitude, donc elle ne pouvait pas savoir ! « Et c'est toi qui a un doctorat ? » Il est vil ! Trop méchant même. La blonde lui tire la langue. Dans la peur que la prochaine fois qu'elle revienne, le rayon soit encore vide, elle fait un stock de gel douche. Cinq c'est bien. « Je suis prévoyante ! » Qu'elle lance avant de laisser tomber les objets dans le caddie. « Et toi t'es mon héros du jour. » Pour la peine, il écope même d'un bref baiser sur sa joue droite. « Bon maintenant que la troisième guerre mondiale est éviter, on peut continuer ? Les courses, elles ne vont pas se faire toutes seule. Et mon estomac ne se remplira pas tout seul aussi. » Pas bête l'animal ! La blonde hoche la tête, embraye le pas et continue à prendre tout ce dont ils ont besoin pour tenir une semaine supplémentaire. Cela va faire plus d'une semaine que la blonde a frappée à la porte des cousins Oakley afin qu'ils l'hébergent généreusement chez eux, le temps que cette histoire avec son frère se calme. Donc il était dans la logique des choses qu'elle participe au bien être de cette nouvelle colocation, enfin même quand n'y habitait pas, elle en accompagnait toujours un en course. Trop généreuse cette Riley.

En plus des courses matinales, le reste de la journée avait été plutôt bien remplit. Si Riley a pour son habitude de passer ses samedi soirs au Blue Lagoon, pour une fois exceptionnellement, elle doit leur faire une infidélité. Elle s'est fait invitée par l'une de ses collègues de boulot pour son anniversaire. Le cadeau ? Elle a participé à la cagnotte, au moins aucun risque qu'elle n'aime pas ce qu'elle lui offre. Puis ça évite les prises de têtes. Ce qu'elle n'avait cependant pas prévue lors de cette soirée, c'est le caractère chiant du cousin de sa collègue qui lui tape sur le système. Riley se demande pourquoi il est là. Celle-ci ne fait que râler depuis le début de la soirée. Puis il est lourd à essayer de la draguer. Elle n'est pas intéressée, elle doit le dire en quelle langue ? C'est là qu'elle regrette de ne pas avoir été au Blue Lagoon, au moins Devon lui aurait dit deux mots et le message serait certainement mieux passer que le sien. Mais à la place du BL, la petite bande a débarquer au Silverlake Bar. Ils prennent vite possession des lieux et Riley s'installe le plus loin possible de ce boulet qui n'arrête pas de lui tenir la jambe. Non mais il n'est pas sérieux ? Il s'installe vraiment à côté d'elle ? Et cette main sur sa cuisse, c'est quoi ? Il croit que c'est soirées portes ouvertes ? Désolé Riley n'est plus de ce genre, il fallait venir il y a plusieurs années en arrière et encore pas sûr qu'il est le compte en banque nécessaire pour réussir à se payer ses services. « Je ne vais pas te le redire une deuxième fois, mais enlève ta main de ma cuisse, merci. » Il a comprit le message ? On ne dirait pas ... « Je ne plaisante pas. » Surtout pour ce genre de chose. Mais puisqu'il insiste en remontant même sa main le long de sa cuisse, Riley non plus n'hésite pas serrer le poing et lui balancer en pleine figure. Ce dernière tombe de sa chaise en arrière. Mais il revient à la charge en essayant de l'embrasser ? NON MAIS C'EST QUOI SON PROBLÈME ? Il a des tendances SM c'est ça ? La blonde le repousse, une première fois, une seconde, une troisième avant de lui balancer un coup encore une fois en peine face. Et alors qu'elle allait recommencer l'expérience encore, elle sent ses pieds se soulever du sol et être embarquer ailleurs. « Oh Gab' ! » Son sauveur de la soirée. « Pendant un moment j'ai cru que j'étais en train de voler. » Avec une cape, des collants et tout ! Presque ! « Mais maintenant, je pense que tu peux me reposer par terre. » Parce que certes, elle apprécie la vue qu'elle a sur son postérieur, mais elle aime beaucoup plus la terre ferme. Oui même de derrière, Riley arrive à le reconnaître. « T'es tout seul ? » Ça en a tout l'air. « Tu bois quoi ? » La blonde n'attend même pas son autorisation et terme ses lèvres dans le verre du jeune homme. « Je veux la même chose ! » Le Gin ça passe tout seul et après cette altercation avec le boulet de service, Riley a besoin d'un verre. Elle jete un regard par dessus l'épaule de Gabriel afin de voir si son boulet en question abandonne. Or même s'il ne bouge plus, il n'arrête pas de regarder dans sa direction. « En tout bien tout honneur, tu ne veux pas m'embrasser parce que je crois que ce mec n'arrive pas à comprendre que j'en ai rien à foutre de lui ? » Au moins, le message sera passé et elle pourra profiter amplement de sa soirée.

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Re: J'suis Peter Pan, mais j'ai besoin d'être bien attaqué pour voler ♦ Riley ✻ ( Ven 25 Nov - 14:09 )

J'suis peter pan mais j'ai besoin d'être bien attaqué pour voler

Riley & Gabriel

J'étais bien, installé dans mon coin de bar. J’avais décidé, en partie de venir, pour être tranquille, profiter d’un moment bien à moi après tout ce remue-ménage de la journée, entre les plats à préparer, les serveurs trop lents où qui ressemblaient à des tâches ambulantes, les sourires superficiels des pantins de la haute. Un peu de réalité, ça faisait toujours du bien, et je me sentais à ma place ici, dans ce bar. Pas trop crade, pas trop malfamé, mais pas non plus trop sérieux, c’était parfait pour moi et d’ailleurs, c’était un endroit que j’aimais particulièrement. Lorsque j’étais arrivé en ville il y a de ça quelques temps maintenant, alors que j’avais déménagé pendant deux jours entiers avec Isis, et que nous ne connaissions pas les environs, c’était le premier endroit, où nous avions atterris le temps  de prendre un verre, notre première bière à Cap Harbor, elle avait été descendue à cet endroit. Et puis voilà, c’était rapidement devenu notre endroit à nous quand on avait envie de sortir à deux, quand on voulait se détendre et oublier le quotidien. J’avais sympathisé avec la plupart des barmen à force, et surtout avec la plus belle des serveuses, bien sûr, quand Isis n’était pas là pour le voir, car j’aimais aussi passer de temps en temps sans elle. J’avais besoin de ma liberté et c’était bien normal dans un couple, même si ma notion de la liberté était sans doute plus vaste que la sienne, j’aimais être sans elle tout simplement. J’avais depuis toujours, ce besoin de rester seul, de faire face à mes propres sentiments, et je ne voulais pas d’elle à mes côtés dans ces moment-là, ce qui avait le don de l’inquiéter mais je m’en moquais au fond, tant que j’avais la paix et tout ce que je voulais, moi j’étais bien. C’est égoïste mais tant pis, je le suis et j’assume totalement.

Allez, adieu la tranquillité, adieu mon petit moment en solitaire, moi et mon verre, moi et ma boisson à se regarder dans le blanc des yeux juste en amoureux autour de la table. Il y avait ce boucan monstre, et j’avais reconnu une voix plutôt féminine, plutôt amochée surtout et je n’avais pas mis bien longtemps à deviner de qui il s’agissait. J’avais pris une gorgée de mon Gin, me tournant légèrement histoire de vérifier s’il s’agissait bien d’elle et de personne d’autre. Bien sûr, j’avais visé juste et c’était Riley. Elle était bruyante, mais bon, ça ne changeait pas trop. Comme la définir, en fait, blonde. Oui bon ça n’allait pas loin, mais honnêtement je vais vous dire tout simplement, je l’adore. Elle, c’était comme ma partenaire de soirée, c’était ma pote à boire. Je me faisais chier, j’avais envie de me retourner la gueule, pas de souci, je l’appelais pour sortir. J’adorais être avec elle, c’était des moments où on se prenait pas la tête, elle était sans doute aussi barrée que moi, et si elle était arrachée, je ne donnais pas chère de la tournure de la soirée. Bon, vu le comportement qu’elle adoptait, là c’était le cas. Je la regardais s’exciter dans son coin après un mec. Tout le monde les fixait, de toute façon elle n’était pas franchement discrète. Faut dire que le mec en question ne se montrait pas vraiment discret, et je crois, qu’à sa place, j’aurai pu monter très vite au créneau, j’étais du genre sanguin, je réagissais toujours au quart de tour et si j’avais été une fille, beaucoup de baffes ce serait perdues dans ce bar. Je la regardais, elle était en train de bastonner  ce mec ou quoi. J’hésitai entre rire et pleurer, y aller ou rester là, moi mes fesses étaient bien posées, et je n’avais pas envie de m’en aller de ma chaise, je l’avais bien réchauffée. Soupirant, j’observais la tête des gens entre ahurissement et amusement. Facepalme. Et je m’étais levé en grognant, putain mais merde pourquoi j’avais choisi pile la soirée de bordel. Je roulais des yeux, allant la saisir doucement pour qu’elle arrête de s’agiter et de prendre ce mec pour un sac de riz vivant. « Ouais ouais salut. A mon avis tu voles déjà là, mais pas dans notre monde. » Je l’avais éloigné simplement, j’aurai pu l’enfermer dans les chiottes finalement ça aurait été plus simple mais je n’y avais pas pensé tout de suite et je crois que le barman aurait pas été ok de toute façon. Genre elle aurait pu faire une parodie de Mimi Geignarde. Je l’avais traîné jusqu’à ma table, mais de toute évidence l’autre gardait encore un œil sur elle. Ah mais mon dieu pourquoi moi pourquoi ce soir. « Putain il me faut un truc plus fort que ça. » Je fixais mon verre en le poussant vers elle. « Bois le mien, moi je vais passer au cran au-dessus parce que tu me déglingues déjà le crâne. » J’avais roulé des yeux. Mais bon sang, j’aurai du partir en courant quand j’en avais encore eu l’occasion. Ah bah maintenant c’était trop tard et ce gorille là au fond du bar qui me matait genre pourquoi elle se fout avec lui hein t’es qui azy la touche pas négro. Bref, soirée de merde hein. « Ok. Donc en deux minutes à peine, tu joues à Ali et tu veux déjà faire Clara Morgane. » J’avais fait mine au serveur de ramener son cul. « Toi trouve moi un Whisky qui me fasse oublier le machin à côté de moi. » Il avait souris en repartant, je voulais juste qu’il me ramène un truc fort. « Eh bah avec plaisir ma belle, tu sais comment me parler. » J’avais saisi son menton, la fixant un moment. Bon l’haleine c’pas ça après une cuite hein. Mais je l’avais embrassé, pas un peu, une pelle quoi. Allez, pas besoin de faire les prudes, vous aimez ça.
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Re: J'suis Peter Pan, mais j'ai besoin d'être bien attaqué pour voler ♦ Riley ✻ ( Aujourd'hui à 9:30 )

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