« à un moment, pour que quelque chose fonctionne de nouveau, il faut prendre le risque de tout perdre. » + Raph, Gab.

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« à un moment, pour que quelque chose fonctionne de nouveau, il faut prendre le risque de tout perdre. » + Raph, Gab. ✻ ( Jeu 17 Nov - 0:19 )

26 octobre 2016 – Deux mois et vingt-trois jours. Voilà l’âge actuel de mon fils, de Jack. Déjà plus de deux mois qu’il est dans ma vie et qu’il a grandement changé cette dernière. Après tout, je l’attends depuis des années, cet enfant et maintenant qu’il est bel et bien là, je me débrouille pour organiser mon emploi du temps de façon à pouvoir être le plus présente possible pour lui. Il m’arrive encore d’avoir un peu de mal à réaliser qu’il est arrivé mais je m’y fais. Surtout que ça n’a rien d’un changement anodin. Quand un bébé arrive, il y a énormément de choses qu’il est nécessaire de changer. Dans sa vie, dans ses habitudes… Au début, c’est effrayant, c’est vrai. On a peur de mal s’en occuper, de faire des bêtises, de faire quelque chose qui peut tout gâcher. Mais si on le veut, on finit forcément par s’en sortir. Et puis, je sais que je peux compter sur Raph’ qui a reconnu l’enfant. Il l’aide financièrement en plaçant de l’argent sur un compte, que le petit pourra utiliser pour ses études. Un geste que je ne peux qu’approuver. Je tente aussi de lui mettre de l’argent de côté. Dans la mesure de mes moyens, évidemment mais je préfère faire quelque chose plutôt que de ne rien lui laisser du tout. Après tout, j’ai voulu cet enfant. Je l’ai désiré depuis très longtemps. Alors désormais, ça me semble logique de m’investir pour son futur, tout en m’en occupant dans le présent.
J’en fais peut-être trop mais honnêtement, ça m’est complètement égal. Les gens peuvent me juger si ça peut leur faire plaisir ou leur permettre de se sentir plus puissant ou je ne sais trop quoi… Pour ma part, il y a longtemps que j’ai appris à ignorer et faire abstraction de ce que les inconnus peuvent penser de moi ou de ma façon de faire. Parce que j’ai conscience que si je leur accorde la moindre attention… Déjà, c’est leur donner trop d’importance et ensuite, ça va m’empêcher d’avancer. Or, il se trouve que je n’ai justement pas envie de rester bloquée au même endroit, de stagner. Quoi qu’il puisse arriver, je me démène pour conserver la tête hors de l’eau. Et je dois dire que jusqu’à présent, je n’ai pas l’impression que ma façon de procéder m’ait porté préjudice, d’une façon ou d’une autre. Et si j’ai bien raison, je ne vais certainement pas m’en plaindre. Et si jamais ça doit changer dans un futur, qu’il en soit ainsi. Je ne suis pas défaitiste. Seulement, je ferai comme je l’ai fait avec tout ce qui m’est tombé dessus : j’encaisserai et je me relèverai. Ni plus, ni moins. Mais voilà, pour le moment, c’est loin d’être le sujet qui me préoccupe le plus. Je préfère penser au présent et à ce que je viens actuellement. Pour moi, c’est ça le plus important. Ça et rien d’autre.

Le présent, justement… Qu’est-il ? Eh bien, en ce moment, il consiste à aller chercher mon fils que j’avais laissé chez son père. Un accord entre nous où je peux laisser Jack chez lui quand j’en ai besoin et bien sûr, lui peut venir le voir tout comme il peut le garder chez lui quand il en a envie. Au moins, nous avons l’avantage de ne pas nous prendre la tête pour la garde de notre fils. C’est une grande épine en moins dans le pied et un énorme soulagement. Sincèrement, je ne sais pas si j’aurais pu assumer toute seule toutes les responsabilités qu’impliquent le fait d’avoir un enfant. Alors oui, rien que pour cela, je lui serai à jamais reconnaissante. A vrai dire, je m’en fiche que les autres pensent que c’est un connard. Moi, je sais que Raph’ est capable d’assumer beaucoup de choses. Quand il le veut, évidemment. Et ça, il est vrai que c’est un peu plus compliqué.
Une fois arrivée chez lui – c’est-à-dire après seulement quelques pas sur le trottoir, puisque nous sommes voisins… Je toque quelques coups à la porte afin de signaler ma présence avant de me permettre d’ouvrir et d’entrer à l’intérieur. J’ai à peine le temps de refermer la porte derrière moi que je vois un bambin aller aussi rapidement que possible dans ma direction. Sans attendre, je le prends dans mes bras avant de lui faire un bisou sur la joue et de lui sourire. « Bonjour toi ! » Oui, c’est peut-être niais mais à l’instant même, je m’en fous littéralement. Vraiment. Et tout en le gardant dans mes bras, je me dirige vers Raph’ pour le saluer également. « Salut ! Comment vas-tu ? » Je pose doucement Jack au sol pour le laisser libre de ses mouvements. Même à cet âge-là, il a l’air d’avoir envie de remuer. Je ne sais pas si c’est bon signe ou non. Enfin, nous verrons bien. Je garde un œil sur mon fils tout en m’adressant à Raphaël. Parce que oui, c’est possible de faire ces deux choses-là simultanément. « Il a été sage ? Tu n’as pas eu de problème particulier ? » Oui oui. Première chose à faire : quérir des informations sur le déroulement de ce qui s’est passé durant cette journée entre père et fils.
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Re: « à un moment, pour que quelque chose fonctionne de nouveau, il faut prendre le risque de tout perdre. » + Raph, Gab. ✻ ( Jeu 17 Nov - 23:35 )

« à un moment, pour que quelque chose fonctionne de nouveau, il faut prendre le risque de tout perdre. »

J'étais seul dans l'appartement, et l'heure tournait. Je voyais les aiguilles qui bougeaient en silence dans le cadran, s'affolant sur les chiffres, l'aiguille des secondes se lançait dans une course interminable, qui avait le don de me faire perdre la tête, à mesure que je l'observais. J'avais cette tendance à me déconcentrer facilement quand j'étais trop fatigué et qu'un objet du genre se trouvait à ma portée visuelle. J'étais un peu fatigué, j'avais eu une soirée la veille en tant que traiteur, et j'avais assuré, comme toujours bien évidemment, mais comme souvent, ça épuisant pas mal aussi. J'avais promis à Raph de passer le voir, et je me demandais si aujourd'hui n'était finalement pas la date idéale. Après tout, j'étais disponible, je n'avais rien de prévu avant un petit moment, alors pourquoi pas essayer de lever mes fesses du canapé, et rejoindre la rue, ses passants, son ciel et tout ce qui allait avec le reste du paysage. Soupirant, j'hésitai un peu. Notre relation allait mieux en ce moment, mais j'avais toujours un petit goût amer au fond de la bouche. En règle général, lorsque nous sommes en froid lui et moi, ça ne peut jamais durer très longtemps. Depuis toujours, nous sommes liés. Nous avons grandi ensembles, comme des vrais frères. Et il était impossible pour moi, de pouvoir rester plus d'un mois sans lui parler, sans le voir. Nous étions beaucoup trop complices pour ça, et je m'en voulais un peu de ne pas réussir à rester agacé plus longtemps que ça. J'avais cette tendance à l'immaturité, et à perdre un peu de ma volonté quand il s'agissait de lui. Ce n'était pas de ma faute si je tenais trop à lui pour ça. C'est trop précieux, d'avoir un lien aussi fort et unique avec quelqu'un, alors, je ne tenais pas à tout gâcher. Bien sûr, je ne pardonnais pas facilement, j'étais un peu agacé, je suis du genre rancunier. Mais je faisais au mieux pour ne pas trop le montrer, sincèrement, tout ce que je souhaitais, c'était retrouver notre belle complicité. J'avais soupiré. Oui, il était temps d'aller lui rendre visite, et si je ne le faisait pas maintenant, je n'aurai peut-être pas la force de le faire avant un petit moment. J'avais cette petite flemme assumée certains jours. Mais Raph valait le coup de sacrifier ma petite journée en solitaire. J'avais juste envie de le voir et que tout soit comme avant, en tout cas j'avais envie d'essayer aujourd'hui plus que les autres jours. Je me suis étiré doucement, histoire de me donner un peu de courage. En une seconde, j'étais debout. Déjà motivé, déjà prêt à affronter la rue. Il n'habitait de toute façon pas très loin, disons qu'il y avait pire comme trajet. J'avais un vélo pour m'accompagner, ou une moto, c'était au choix. J'avais laissé un mot à l'intention d'Isis. Je ne voulais pas qu'elle s'inquiète de ne pas me voir à la maison une fois qu'elle serait rentrée. Je crois qu'elle était allée voir des amies à elle, un truc dans le genre. Je dois bien avouer que je n'avais pas vraiment écouter ce qu'elle m'avait dit hier soir, j'étais trop fatigué en rentrant du travail, ce n'était pas contre elle. Attrapant mes clefs, enfilant mon blouson, j'avais vérifié que toutes les lumières étaient bien éteintes. Une fois l'appartement mort et silencieux, j'avais dirigé mes pas vers l'entrée. Je m'étais assuré que je n'avais pas oublié mon portable, il était bien là, au chaud dans la poche de mon pantalon. Alors, d'un pas assuré, motivé par l'idée de pouvoir voir Raph, j'étais sorti de l'appartement, fermant mon blouson après avoir claqué la porte derrière moi. Dévalant les escaliers de l'immeuble, j'en avais profité pour sortir une cigarette de mon paquet neuf. L'allumant, je commençais à tirer dessus alors que je venais à peine de sortir de l'immeuble. J'étais un peu nerveux, il faisait un peu froid dehors, et je n'avais pas encore eu ma cigarette de la journée. Je m'étais dirigé vers ma moto, tout en continuant de fumer. Je venais de décider à l'instant que l'air était un peu trop levé pour moi et qu'il serait plus agréable de rouler, même pour une petite distance, j'adorais ça. Et je ne m'en privai pas. Alors, en quelques minutes, j'avais griller toute ma clope, et je laissais la fumée finir dans l'air, s'évaporant en dansant devant moi. Réchauffé de la gorge mais pas des mains, j'avais mis mon casque aussitôt, écrasant la cigarette du bout du pied. J'avais enfourché mon véhicule, laissant le moteur tourner un petit peu, histoire de laisser la bête se chauffer un peu. Il n'y avait presque personne aux alentours, ça me réjouissait, j'allais pouvoir démarrer en trombe. C'était fou ce besoin de rouler, même à petite vitesse, même pour un trajet aussi court qu'il soit, mais j'adorais ça alors pas question de marcher dans le petit froid quand je pouvais rouler, tranquillement assis, confortablement. Effectivement, comme je l'avais prévu, la route ne fut pas longue, mais qu'importe, j'avais eu le plaisir de rouler même un peu, et c'était ça qui faisait les vrais passions. Une fois arrivé, j'avais trouvé un endroit calme où me garer. Pas besoin de me faire prier plus longtemps, j'étais alors descendu, casque sous le bras, me dirigeant vers la bonne adresse, enfin, j'allais pouvoir rendre visite à mon cousin.

J'avais sonné, j'étais entré, c'était aussi simple que ça de rendre visite à quelqu'un. J'étais content d'être là, et j'étais content d'avoir bouger mes fesses jusqu'ici. Même si sortir de mon appartement et conduire ne m'avait, je l'avoue, pas demander énormément d'efforts non plus c'est vrai. Entrant chez lui, j'avais retiré mon blouson rapidement, il faisait bien meilleur à l'intérieur, et je n'en aurai sans doute plus besoin. J'avais posé ça sur le porte-manteau, sans attendre. J'étais plutôt à l'aise, de toute façon il n'y avait pas de raison de ne pas l'être. D'abord, j'avais salué Raph, le plus naturellement du monde bien entendu, et puis, j'avais repéré le petit bout qui se tenait là. Visiblement, il n'était pas seul, je n'étais pas la seule personne qui avait décidé de lui rendre visite aujourd'hui. J'avais d'abord été un peu surpris, et puis, guettant, un peu inquiétant, une éventuelle trace de la mère de Jack, je m'étais un peu détendu, en comprenant, que les deux garçons étaient seuls à la maison. Posant mon casque dans un coin, je me suis dirigé vers le petit, lui souriant. Sa présence me rendait un peu plus confus, il était mignon, mais il me ramenait à ma petite rancœur envers ses deux parents. Il n'y était pour rien, et il était trop adorable pour que je me refuse à lui faire risette. Les histoires d'adultes, ne concernent que les adultes. Il était venu au monde, personne ne pouvait rien y faire, j'étais quand même, heureux bien sûr pour Raph, malgré tout, je commençais à penser que la paternité ne lui allait pas si mal que ça. Personnellement je ne m'y voyais pas encore, j'étais déjà en train de regretter ma demande en mariage, alors ce n'était largement pas l'heure de penser aux couches et aux biberons. J'avais embrassé Jack sur le front, lui chatouillant doucement la joue. C'était terrible de reconnaître qu'il me faisait fondre, mais je tentais de rester digne tout de même. J'avais une image à tenir quand même. « Salut p'tit bonhomme, c'est moi où t'as encore grandi ? » J'avais souri à son intention, et il me semblait bien qu'il m'avait rendu mon petit geste, enfin sûrement, à cet âge là, on ne peut pas vraiment deviner si il sourit ou si il se moque de nous. Finalement, je me devais bien de me tourner à présent vers le cousin. Je lui avais adressé un rapide regard. «Lut ! Alors, c'est toi qui doit t'occuper du monstre aujourd'hui ? Il t'en fait pas trop baver ? »Je souriais, un peu plus forcé qu'avec Jack forcément. Les voir ensembles, ça faisait plaisir et ça faisait un peu mal à la fois. Je crois qu'au fond, je cogitais encore un peu trop par rapport à Loan. C'était comme si quelque chose me raccrochait encore un peu à notre histoire, j'avais parfois des pensées pour elle sans le vouloir, je me demandais comme les choses seraient si j'avais pas tout laissé tomber. Dans ces moments-là, j'essayais toujours de concentrer mes pensées sur le mariage, mais ce n'était pas si évident que ça mine de rien. Toute cette histoire me prenait un peu la tête, et je crois, que je m'étais engagé beaucoup trop vite. Malheureusement, ce qui est fait est fait et ce qui est demandé est demandé, est-ce que je pouvais seulement retourner en arrières ? Je ne crois pas non. En tout cas je ne voulais pas essayer, ça ferait trop de mal à Isis, et puis, c'était peut-être la meilleure chose à faire après toutes ces années pour lui prouver que je l'aime encore. J'étais un peu perdu dans mes pensées, mais heureusement les petits bruits de bébé de Jack me ramenaient à la réalité. Il me faisait sourire bien malgré moi, mais comment ne pas sourire devant lui. J'avais subitement entendu un bruit sourd, venant de mon ventre. C'est vrai que je n'avais rien avalé depuis hier soir, j'avais presque oublié à force de faire ma petite vie. J'avais un peu ri, désireux de calmer les ardeurs de mon ventre. « Ouais j'ai oublié de nourrir la chose, ça t'gêne pas si j'envahis ta cuisine cinq p'tites minutes ? J'en profiterai pour te faire goûter un nouveau plat si t'as c'qu'il faut. » Pas besoin d'attendre midi à quatorze heures, j'avais la dalle, et j'voulais bien trouver un petit argument pour avoir quelque chose à faire et ne pas avoir l'air trop gauche dans la situation. J'avais rejoint la cuisine, fouillant de suite dans les placards et le frigo, à la recherche du bonheur alimentaire. Je n'ai pas tardé à trouver de quoi faire, et je me laisser aller dans mon délire culinaire comme je sais si bien le faire. Au bout de quelques instants, je ne sais pas combien de temps, alors que j'avais déjà bien entamé mon plat, qui était censé être un genre d'omelette améliorée, j'avais, entendu il me sembler, quelqu'un se joindre à ma visite. La porte avait été ouverte, et une voix résonnait dans la maison. Me figeant l'espace d'un petit instant, j'avais tendu l'oreille, cessant toute activité afin d'écouter au mieux. La voix appartenait à une femme c'était certain, il me manquait seulement le nom de la propriétaire. J'avais posé mes outils de cuisine, et je m'étais rapproché du couloir, l'air de rien. Cette voix. Mon sang ne fit qu'un tour. C'était elle, j'en étais certain. J'étais là, comme un con, devant ma bouffe presque prête, et j'écoutais. Loan. Je savais, elle était ici, en même temps que moi. Figé, debout, je ne savais pas d'abord que faire. J'étais un peu sonné, et je n'avais aucune envie de me montrer. J'avais bien pensé attendre dans mon coin sagement qu'elle s'en aille, mais peut-être qu'elle ne partira pas tout de suite, qu'elle resterait là pour parler de Jack ou de je ne sais quoi. Bêtement, j'attendais un signe n'importe quoi qui pouvait m'indiquer la marche à suivre dans ce genre de situation. Mais rien ne venait, et j'étais planté comme un idiot dans la cuisine. J'allais me concentrer sur mon plat à nouveau, les muscles tendus, les oreilles brûlantes. J'avais simplement l'esprit en vrac, et j'avais l'impression que je ne contrôlais plus rien. J'avais été dans l'optique de rester dans ma cuisine discrètement et d'y passer la nuit si il fallait, mais comme une emmerde n'arrive jamais seule...Dans un mouvement brusque, j'avais fait tomber un doseur au sol, ah super. Le bruit n'avait pas été discret, et franchement, rester là, ça aurait été un peu con voir bizarre. En plus Raph aurait pu s'imaginer que je sois tombé par terre, et j'aurai eu l'air encore plus con devant Loan si il s'était affolé pour rien. Alors voilà, j'étais condamné à m'assumer. J'avais pris l'air le plus naturel possible, et j'étais sorti de mon coin, me dévoilant au grand jour. Avançant vers les trois compères, j'étais le plus décontracté possible, comme si le contexte ne me faisait ni chaud ni froid, alors que je bouillonnait littéralement de l'intérieur. Je m'appliquais à ce que aucun sentiment ne dépassait de mon sourire parfaitement poli. J'avais fait mine d'être surpris par sa présence. Lui jetant un regard rapide. Elle était toujours aussi belle c'est vrai, mais ce n'était pas le moment de penser à ça quoi. « Ah tiens salut. » Ok, original comme approche mais franchement j'aurai du dire quoi. J'étais là, entre eux, et je sentais que mes nerfs allaient devoir faire preuve de maîtrise parfaite.
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Ravinelle is so much better

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Re: « à un moment, pour que quelque chose fonctionne de nouveau, il faut prendre le risque de tout perdre. » + Raph, Gab. ✻ ( Jeu 24 Nov - 18:00 )

Edgys & Loan
A Daddy isn’t defined as the man who makes the child, but rather a man who extends his hands & time to help with the child’s raising & his heart to love the child through anything. Blood doesn’t always make you a Daddy. Being a Daddy comes from the heart : any fool can make a baby, it takes a man to raise a child! (Avis que partage totalement Raph !)


Next to me– Sleeping at Last (p'tite dédicace pour Gab, Raph ayant remarqué qu'il est distant, et il aimerait "réparer" leur relation.)

Mercredi 26 octobre, milieu de matinée :

Ca fait 4 jours que j’sais qu’j’ai une expo à préparer. Expo qu’j’ai gagné, et pour laquelle il va m’falloir trimer pendant les mois à venir, si j’veux être prêt à temps. J’ai quelques œuvres de côté, prêtes depuis un moment. M’faudra juste trier, savoir c’que j’veux exposer ou non. Tenter aussi d’trouver un thème, sous lequel réunir tout ça. Bref, autant dire qu’mine de rien, pendant les prochains mois, j’vais pas glander. Et ouais, j’ai beau être un vulgaire artiste, je taffe, moi, mes braves gens ! Et c’pas plus mal : plus j’bosse, moins j’cogite, et moins j’cogite, plus mon esprit est serein. Donc, moins j’pense à Elle. Très bonne chose. Même si j’me retrouve avec des journées plus chargées qu’jamais ! Entre quelques cours que j’donne en tant qu’intervenant, dans divers établissements scolaires, ou ceux qu’j’donne à domicile, et l’bénévolat…. J’ai pas trop d’temps libre. Et ça m’va parfaitement ! A vrai dire, j’pense que j’vais bientôt atteindre le stade du « Faut qu’j’arrête de dormir ! », car c’bien en ces rares occasions qu’mon cerveau s’permet d’m’emmerder. Comme il l’a fait cette nuit, c’con. Comme il le fait certaines nuits, depuis l’moi d’mai dernier. Depuis la mi-mai, pour être plus précis. Et « l’anniversaire » d’la pire date d’ma vie. Visiblement, mon cerveau n’tolère pas d’me voir m’agiter dans tous les sens pour n’pas penser à tout ça. C’ainsi qu’il s’amuse à m’faire revenir l’accident. L’annonce d’la mort d’notre fils. Son coma. L’attente. Son réveil. La dégringolade face à Son amnésie. La fin d’notre couple. C’jamais l’même cauchemar, mais ça tourne toujours autour d’l’un d’ces thèmes…. J’m’en souviens pas tout l’temps, mais j’ai toujours un goût amer en bouche, à mon réveil. Bref, dormir, c’chiant. Bien pour ça qu’j’occupe autant mes journées qu’ça : pour augmenter ma fatigue. Si j’suis claqué, mon cerveau est trop fatigué pour faire chier. Ca marchait jusqu’à présent. Là, j’sais pas pourquoi, ça n’fait plus effet… Autant dire qu’ça n’va pas m’aider, dans les mois à venir, avec l’arrivée d’une jolie dépression, qui s’accoquinera avec Tumy pour m’pourrir – merveilleusement bien ! – la vie !

Aujourd’hui, j’ai la garde du p’tit Jack. Ca s’passe assez bien, pour l’instant, avec Loan, en c’qui concerne notre fils : pourvu qu’ça dure. C’bien pour faire en sorte qu’ça s’passe au mieux qu’j’lui ai dit très rapidement pour l’retour d’Tumy, histoire d’lui faire savoir d’emblée qu’ma santé était loin d’être au top, qu’elle pouvait donc s’retrouver toute seule pour l’élever un jour. Et qu’c’était bien pour ça qu’j’avais ouvert un compte pour l’gamin, qu’j’approvisionnais régulièrement. Pour financer les études du p’tit, que j’sois là ou non pour l’voir. J’veux surtout pour donner à Jack l’image d’un père aussi merdique qu’certaines personnes ont pu avoir, de leur père. Et ce, que j’parvienne à botter l’cul à Tumy ou non (mais j’me ferai pas trop d’illusion sur l’issu d’ce combat, elle paraît bien décidée à m’avoir, cette fois !). Mais on va éviter d’penser à ça aujourd’hui, alors qu’j’ai mon fils avec moi, et qu’en plus, Gab s’est décidé à venir m’voir. Il m’avait dit qu’il passerait, un d’ces jours, mais j’avoue qu’vu qu’notre relation est un peu étrange en c’moment, j’m’attendais pas à grand-chose. J’sais pas c’qui s’passe entre nous, depuis quelques temps, c’différent. Un peu distant, on va dire. Et j’avoue qu’ça m’gonfle, parce qu’ça n’a jamais été comme ça, entre nous. Oh, bien sûr, notre relation a connu des hauts et des bas. Comme dans n’importe quelle relation ! Mais jamais à c’point-là, ça n’a jamais duré aussi longtemps qu’ça. Bon, j’ai pas non plus à m’plaindre, ça va un peu mieux, entre nous. Mais c’pas comme d’habitude. Regardez un peu la façon avec laquelle on s’salue, quand il fait son entrée chez moi. Qu’il s’dirige d’abord vers Jack n’est pas l’problème. Non, l’vrai problème, c’qu’il m’adresse un sourire qu’a pas grand-chose d’naturel. J’ai grandis avec Gab. J’ai fait toutes mes conneries, ou plus d’la moitié du moins ! avec lui. Alors forcément, j’le connais par cœur. Presque autant qu’j’pouvais La connaître, Elle, par cœur. Avant. J’me contente d’lui rétorquer qu’ça va et qu’Jack est – comme d’hab – adorable. Mais bordel, j’sais même pas quoi dire à mon cousin. A celui qu’est plus qu’un frère pour moi. Sérieux, j’crois qu’la Terre a arrêtée d’tourner correctement, y’a un p’tit moment déjà, et qu’ça part d’plus en plus en vrille… C’avec un bref « Fais comme chez toi ! », qu’j’lui laisse l’accès à ma cuisine. J’ai décidé l’lâcher prise : si Gab veut m’expliquer c’qui l’travaille, il me l’dira, sinon, bah, ma foi…. Disons qu’j’espère qu’il va s’décider à m’parler avant qu’j’ne doive aller le secouer, car ça s’fera façon Edgy, et ça risque d’pas être joli !

Alors qu’Gab s’fait à manger, j’retourne à mon portrait, vautré sur mon canapé, ayant Jack dans mon champ d’vision, allongé qu’il est sur son tapis d’éveil. J’suis en train d’faire un portrait d’lui. Disons qu’j’en ai fait plusieurs, tous en noir et blanc. J’en offrirais un aux deux « jeunes » Devitto, pour Noël, et un plus grand à Loan, mais qui contiendra les différents portraits de Jack, dont certains contenants quelques touches de couleurs. J’assume parfaitement le fait de m’la jouer feignasse pour c’Noël, mais j’ai la flemme de m’creuser la cervelle pour savoir quoi prendre pour tout l’monde ! Quelques minutes plus tard, quelqu’un frappe à la porte d’entrée. Bon, déjà, c’pas Elliott, car lui n’sait pas frapper ! Vu l’heure, ça doit être Loan, c’bien pour ça qu’j’me contente d’balancer un vague : « C’ouvert ! », sans même prendre la peine de m’lever. Et une poignée d’secondes plus tard, après qu’la porte s’soit ouverte puis refermée, j’vois la brune débarquer. « Bonjour toi ! », s’exclame-t-elle en voyant l’bébé, qu’elle n’a pas tardé à prendre dans ses bras. « Salut ! Comment vas-tu ? », m’demande-t-elle, en reposant le p’tit. « Bien et toi ? », répondis-je en fermant mon calepin, ne tenant pas vraiment à c’que l’italienne puisse voir c’que j’dessine. Ca gâcherait la surprise ! « Il a été sage ? Tu n’as pas eu de problème particulier ? », ajoute-t-elle. J’ai pas l’temps d’répondre, j’entends un truc tomber dans la cuisine. Mes sourcils se froncent, alors qu’j’me demande c’que fout Gab. Celui-ci n’tarde pas à pointer l’bout d’son nez : « Ah tiens salut. », déclare-t-il en voyant Loan. J’pose mon calepin sur la table basse puis m’tourne vers Gab : « Ma cuisine et mon frigo sont si désespérants que ça qu’tu casses tout ? », lancé-je en esquissant un sourire, avant d’me tourner vers Loan. « Jack a été un ange. Comme d’hab. » Bon, comme d’hab’, il n’a pas fait sa nuit, mais ça, ça viendra avec le temps. « J’ai appelé l’doc, j’crains qu’il n’soit enrhumé. ». Et j’avoue qu’ça m’fait flipper, d’le voir malade, mais surtout d’voir ses bronches prises, au point qu’il lui faille subir d’la kiné respiratoire. J’ai déjà vu quelques séances, durant mes balades à l’hosto, aussi bien à Londres qu’ici, et à chaque fois, ça m’a fait mal, pour les gosses, comme pour les parents. « Faut l’amener l’voir demain, à 15h. Si t’es pas dispo, j’peux m’en charger, m’faudra juste son carnet d’santé ! ». Bon, j’exagère sans doute quant à l’état d’santé de Jack, mais comme dit : j’aime pas l’voir mal. Après, j’prends sur moi hein, j’appelle pas l’doc à chaque fois qu’il parait un peu mal, le gamin. Disons qu’ça aide d’avoir été entouré d’jeunes cousins/cousines, puis d’neveux et d’nièces. Mais c’pas pareil quand c’son propre gamin. « M’enfin, c’probablement 3 fois rien, mais bon… », sur ce, j’me lève, et j’ajoute, à l’adresse du duo présent : « Vous voulez boire quelque chose ? ». Car ouais, j’vais pas les virer d’chez moi, ou en virer un au profit d’l’autre, tout d’même. J’vois pas c’qui nous empêcherait d’rester tous ensemble, pendant quelques minutes, au moins ! Puis bon, y’a encore une bonne demi-heure avant qu’Jack n’réclame son nouveau bib’ !

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I wanna kiss you, make you feel alright : I'm just so tired to share my nights. I wanna cry & I wanna love, but all my tears have been used up : on another love. If somebody hurts you, I wanna fight, but my hands been broken, one too many times. So I'll use my voice, I'll be so f*cking rude. Words they always win, but I know I'll lose. I wanna cry, I wanna learn to love, but all my tears have been used up. I wanna sing a song, that'd be just ours, but I sang 'em all to another heart. I wanna cry, I wanna fall in love but all my tears have been used up.


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« à un moment, pour que quelque chose fonctionne de nouveau, il faut prendre le risque de tout perdre. » + Raph, Gab.

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