✻ paris, je t'aime. (jayllie)

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✻ paris, je t'aime. (jayllie) ✻ ( Ven 18 Nov - 15:45 )



✻ ✻ ✻
You make it real for me And I'm running to you baby. You are the only one who save me. That's why I've been missing you lately Cause you make it real for me. When my head is strong but my heart is weak I'm full of hurricanes and uncertainty But I can find the words you teach my heart to speak.

Quand on connait Jay Thompson, on n'est pas sans savoir que cet homme à des origines françaises, un argument qu'il met bien trop souvent en avant pour conquérir le cœur des femmes, du moins l'intérieur de leurs cuisses. Merci Maman. Amélia, ce n'est absolument pas américain qu'on soit d'accord. Ainsi la France a longtemps été sa destination de prédilection pour ses vacances. Il y passait l'ensemble de ses étés, c'est d'ailleurs de cette façon qu'il a fait la connaissance de Sevan qui se trouvait être par tout hasard son voisin et qui aujourd'hui est l'un de ses amis les plus proches. Quoi qu'il en soit, quand il déposait un pied sur le sol français, Jay rendait toujours visite à sa famille maternelle en jonglant entre sa tante et surtout sa grand-mère qui se battaient presque pour savoir laquelle l'aurait le plus souvent à la maison. Avec le temps, ses séjours en France se sont fait de plus en plus rare. Durant les dernières années, il a même vu plus souvent sa famille ici à Cap Harbor qu'en Europe. C'est logique, étant donner qu'il travaille à plein temps et qu'il choisit parfois d'autre destination autre que la France pour ses vacances. Jay aime découvrir le monde, on ne peut donc pas lui en vouloir que durant ses dernières vacances il a préféré partir au soleil au Brésil, plutôt que chez les siens. Mais ce que Jay n'avait pas prévu, c'est qu'il y a un mois sa grand-mère l'appelle pour le convier à son mariage. Presque soixante-dix ans et elle a réussit à retrouver l'amour après la mort de son grand-père. Ce qu'il n'avait pas prévu également, c'est qu'elle le croit toujours marié à Ellie ... Il n'a pas réussit à en placer une pour lui annoncer qu'ils avaient divorcé et il maudit sa mère de ne pas lui avoir fait passer le message. Le pompier est donc contraint pour le bien être de sa grand-mère, bien décédera si elle n'a pas ce qu'elle veut et Jay ne veut pas lui briser son petit cœur, d'aller demander de l'aide auprès de son ex-femme. Il en a chier devant sa porte. Ce n'est pas avec un bouquet de fleurs, ni même avec de la glace à la vanille et des muffins au chocolat qu'il a réussit à la convaincre. Elle était fière, fière qu'il rampe à ses pieds et Jay la soupçonne même d'en avoir trop abuser. Malgré tout, Ellie a acceptée de le suivre jusqu'en France, à la grande surprise de Jay. Il aurait du penser simplement à dire à sa grand-mère que Ellie était malade et qu'elle ne pouvait pas se joindre à la cérémonie. Ça aurait été plus simple et ça lui aurait éviter une Ellie chiante qui lui en fait voir de toutes les couleurs depuis trois jours. Heureusement qu'il ne reste plus que quatre jours à la supporter, avant qu'ils ne reprennent l'avion et qu'ils reprennent leur vie comme ils l'avaient laisser à Cap Harbor. En entendant c'est qui, qui doit se la coltiner ? C'est bel et bien Jay, il est à deux doigts de se tirer une balle. Mais Jay s'avère être un gentleman. Il lui laisse même le lit pour dormir, tandis qu'il fait plus ample connaissance chaque nuit avec le parquet. Elle ne pourra pas dire qu'il ne pense pas à elle. Enfin, il ne reste plus que quatre jours avant que tout ce cirque se termine, qu'il arrête d'être gentil, doux et attentionnée envers Ellie devant tous et donc qu'ils arrêtent de jouer à ce faux couple auquel tout le monde semble pourtant croire.

Aujourd'hui, c'est le grand jour. C'est aujourd'hui en cette douce journée de novembre, que sa grand-mère a décidé de s'unir avec le nouvel homme de sa vie. Pourquoi Jay et Ellie passent-ils leur temps à se rendre à des mariages ? La dernière fois ça avait mal finit, espérons que ça ne soit pas le cas cette fois-ci. Le jeune homme a une nouvelle fois opter pour un costume et il a même assortit sa chemise à la robe d'Ellie, il fait des efforts. « T'es prête ? » Dit-il en lui adressant un regard au travers du miroir dans lequel il se regarde afin de réajuster son nœud. « Faudrait qu'on y soit dans vingt minutes. » D'après les messages de sa mère, c'est ce qu'il a comprit. « Ah, au fait, j'ai dis à ma grand-mère hier que tu étais enceinte donc ne t'étonne pas si tout le monde te pose la question. » Pourquoi avait-il dit ça ? Lui-même ne sait pas, c'était dans le feu de l'action. Puis franchement être en France avec Ellie, avait le don de le rendre nostalgique. « Donc pas d'alcool pour toi. » Ellie va être triste ? C'est point grave, Jay boira à sa place. Il se sacrifie pour la juste cause ! « C'est pas comme si, on n'avait jamais parlé d'avoir des enfants. » Sauf que c'était à une époque lointaine, mais pourtant Jay a toujours éprouvé ce besoin d'un jour devenir père. Quand Ellie finit enfin de râler, Jay lui prend sa main et la tire de la chambre pour descendre jusqu'au rez-de-chaussée afin de rejoindre les membres de sa famille. Ils ne tardent pas à tous se mettre en route jusqu'au lieu de l’événement. Il y a des millions de blabla à suivre et des millions de bises à faire, Jay en a déjà marre. Mais elle est où Ellie ? Elle était à son bras, il y a pas moins de cinq minutes en arrière ... Elle a disparue ? La voilà en train de faire les yeux doux à son cousin, Jean-Charles qu'il n'a pas vu depuis au moins une dizaine d'année. Elle se fout de sa gueule ? L'homme arrive derrière elle en capturant ses hanches et en déposant un baiser sur l'une de ses épaules dénudées. « Je vois que tu as fais connaissance avec ma femme. » Il est sérieusement en train de marquer son territoire ? Oh que oui ! « Je ne savais pas que tu parlais français. » Dit-il à l'égard de son ex-femme. Ou alors ils étaient simplement en train de parler en anglais, Jay ne sait pas, il a prit la conversation en cours. « Tu viens chérie ? » Comment ça, elle ne veut pas ? Mais ça va commencer ! « Me fait pas ça, pas aujourd'hui ... » Dit-il en glissant ces quelques mots dans le creux de son oreille. Non, elle n'a pas le droit de lui taper une scène aujourd'hui. Merde ! Il a été gentil depuis trois jours ! Elle peut bien faire un effort encore le temps qu'il reste ! « S'il te plait ... »

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Re: ✻ paris, je t'aime. (jayllie) ✻ ( Dim 27 Nov - 23:31 )



✻ ✻ ✻
Never apologize for how you feel. No one can control how they feel. The sun doesn’t apologize for being the sun. The rain doesn’t say sorry for falling. Feelings just are.

J'observe mon reflet dans le miroir de la salle de bain. Je ne sais pas si je me trouve vraiment jolie, ou si les miroirs français rendent simplement beau. Ça expliquerait la classe à la française ? Mmh. Je fronce légèrement les sourcils. Oui, mais... Jay a la classe à la française naturellement ? Donc ce serait plutôt dans leurs gênes, en fait ? Oui, cette question devient beaucoup trop philosophique. Je finis donc par hausser les sourcils, jette un dernier coup d’œil  au miroir pour être sûre que rien ne cloche chez moi avant de quitter la pièce pour retrouver mon... Urm, Jay dans la chambre d'amis où nous logeons pour la semaine. J'aurai dû dire ex-époux, puisque c'est ce qu'il est, mais cette semaine nous sommes de nouveaux mari et femme et la frontière entre le rêve et la réalité est bien floue. La petite histoire, c'est que la grand-mère de Jay qui se marie aujourd'hui n'était pas au courant de notre divorce, et que j'ai donc naturellement été conviée à Paris pour assister à la cérémonie. Et parce que apparemment faire semblant d'être toujours ensemble est plus simple que de simplement avouer la vérité à mamie Martin, j'ai accepté l'invitation. Parce que ça m'a fait plaisir de faire poireauter Jay quelques jours. Et aussi parce que je suis amoureuse de Paris et que je ne refuserais jamais un voyage offert dans la capitale française. Et oui, bien entendu, c'est étrange d'être tout le temps aux côtés de Jay sans que nous nous insultions. C'est étrange de faire semblant alors que c'était réel il y a quelques années. Mais, étonnamment, ce n'est pas difficile. C'est comme retrouver une vieille habitude, en fait, de prétendre être la femme de Jay. Et je ne crois pas que ça me fasse beaucoup de mal. Je sais d'ores et déjà que tout ça ne durera pas. Et je ne cherche pas à profiter de la situation non plus. Je crois que j'ai compris. Que c'est vraiment terminé, lui et moi. Et même si ça me chagrine, peut-être que cette jolie semaine à Paris peut être toute la conclusion de notre histoire. Ce serait une belle fin, en tout cas.

« T'es prête ? » Un léger sourire vient s'inscrire sur mes lèvres tandis que j'acquiesce. Oui, je crois qu'on est bon ! « Faudrait qu'on y soit dans vingt minutes. » Euh... Est-ce que c'est faisable, ça ? Je ne sais pas. J'imagine que oui, sinon Jay ce serait fait un plaisir de me beugler dessus pour que je me dépêche. Quoi que... Jay ne m'a pas encore crié dessus, même lorsque nous étions seuls. Oui, il y a du progrès ! « Je te suis ! » Parce que, clairement, ce n'est pas moi qui vais trouver le chemin dans cette immense ville. A Cap Harbor, il n'y aurait eu aucun problème. Mais j'ai laissé ma campagne perdue à des kilomètres de moi. On quitte donc la maison familiale et on entre dans un taxi. C'est plus pratique, pour ne pas se perdre ! Merci Captain Obvious. « Ah, au fait, j'ai dis à ma grand-mère hier que tu étais enceinte donc ne t'étonne pas si tout le monde te pose la question. » Je tourne lentement mon visage vers lui, en un magnifique ralenti digne des meilleurs films d'Hollywood. Pardon ? Je suis sûre d'avoir bien entendu. J'espère ne pas avoir bien entendu, mais vu la tête un peu trop sérieuse du brun... « QUOI ?! » Non mais... Je suis sûre que sa grand-mère va me faire une remarque juste pour me faire plaisir, et que ça ne marchera pas pour la simple et bonne raison que je ne suis pas enceinte. Ou alors on aurait un Jésus 2.0, ce qui serait tout aussi problématique. « Donc pas d'alcool pour toi. » Oh, et il y a de ça aussi. Ma bouche s'ouvre en un joli o, sous le choc de cette nouvelle. « Mais ! » C'est injuste. L'alcool, c'est la seule partie bien des mariages ! Il l'a fait exprès, je suis sûre. Une partie de moi décide de le détester immédiatement. Mais au final, un sourire taquin apparaît au coin de mes lèvres. Paris nous rend beaucoup trop... Complices ? « Tu vas me le payer. » Je ne sais pas encore comment, mais je vais sérieusement y réfléchir ! Je devrais inventer une anecdote des plus embarrassantes pour sa grand-mère. Ou lui faire un croche-pied à l'ouverture du bal ? « C'est pas comme si, on n'avait jamais parlé d'avoir des enfants. » Sa réflexion me tire de mes pensées machiavéliques. « Uh ? » Oui ? Bien sûr qu'on a déjà parlé d'avoir des enfants, mais... C'est différent. Déjà parce qu'à l'époque c'était une hypothèse réalisable alors que je n'étais pas prête. Et qu'aujourd'hui ce n'est plus faisable, du moins pas des minis Ellie et Jay, alors que je suis prête ? Enfin, je dis ça maintenant mais je n'aurais certainement pas d'enfant demain. Mais si nous étions toujours ensemble, aujourd'hui je serai sans doute prête. Voire même enceinte ? Mon dieu... Qu'est-ce qu'il ne vient pas de dire. « Dans un univers alternatif, on serait déjà parent. » C'est un peu curieux, comme réflexion. Cette semaine entière semble être dans un univers alternatif. Alors soit, ok, je suis enceinte. « Si ta grand-mère me dit que j'ai pris du poids, je pleure. » Je préviens, quand même. Ok j'viens de voir que dans ton poste ils étaient toujours dans la chambre. Je m'excuse, mais j'ai la flemme de tout réécrire. Crimes et châtiments pour moi.

S'en suit les habituelles salutations et prises de nouvelles lorsque nous arrivons à l'église, et qu'on retrouve toute la famille française de Jay et les inconnus de la famille du marié. Pour tout dire, je suis un peu perdue. Je ne maîtrise pas beaucoup la langue française, l'ayant étudié que quelques années au lycée. Et les mangeurs de grenouilles sont nombreux, parlent vite et je fais bien attention de rester aux côtés de Jay. Jusqu'à ce qu'une adolescente essaie de me complimenter sur ma robe dans un anglais précaire, que j'écoute par politesse avec un sourire sur les lèvres et qu'il continue son chemin d'embrassades et de retour de l'enfant prodigue seul. Très bien ! Je vis très bien mon abandon. Je ère un peu dans la foule à la recherche de mon traître de faux époux, et je finis par être interpellé par un individu de type masculin, de taille fichtrement grande pour moi qui ne suis même pas petite et d'une voix fichtrement beaucoup trop grave. Et d'un anglais parfait, quoi qu'un peu prononcé barbarement, mais tout à fait compréhensible. « Vous êtes perdue, Madame Thompson ? » Woaw, et en plus le type sait qui je suis. Blbl, je suis conquise. Je souris en acquiesçant légèrement. Pour la peine, j'ose même sortir mon français ! « Oui. Monsieur Thomspon est... » Ok, ma liste d'adjectifs est courte et aucun ne colle. Je sais dire beau, gentil et intelligent... Alors je finis ma phrase en anglais. Faut pas pousser non plus. « Fourbe. » Le type sourit. J'suis conquise j'vous dit. « Charmant. Je suis Jean-Charles, un cousin lointain. » Qu'il me dit en me tendant une main. Je fronce légèrement les sourcils en la serrant. Je ne me souviens pas d'un Jean-Charles ? Il y a bien eu un Charles d'invité à notre mariage, mais il était un peu plus... Gros. Et bien moins séduisant. « Charles pour les intimes. Je suis venu à ton mariage. » HAAAAAN. Oh mon dieu ! Mais il a bien vieilli, Charles ! Mon air de réalisation semble l'amuser et il fait lui-même la remarque sur sa perte de poids. « C'est beau toi. » J'aurai peut-être dû réviser mon français avant de venir ? Il rit et me remercie. Finalement, on repart en anglais. C'est plus simple pour tout le monde... Et je me dis que, à l'avenir, je pourrais tout à fait rester dans la famille Martin (Thompson) en épousant Charles. En tout cas, moi, ça ne me dérangerait pas !

Je sursaute légèrement lorsque des mains viennent enserrer mes hanches, mais me détends largement lorsque je comprends qu'il s'agit de Jay. Oui, d'accord, c'est vrai. Jay est toujours mon époux et ces gestes sont normaux... Ou peut-être pas ? Le baiser sur mon épaule, qui me fait frissonner malgré moi au passage, était-il vraiment nécessaire ? Je le regarde, l'air perplexe. Son attention est pourtant portée sur Charles... Oh mon dieu. « Je vois que tu as fais connaissance avec ma femme. » Jay est jaloux. Un large sourire ma parvient sans même que je ne puisse le retreindre. Parce que les rôles sont inversés, pour une fois. Et que je n'ai plus besoin de chercher un moyen pour me venger de mon interdiction de boire, ce soir... Et parce que, soyons francs, j'ai toujours aimé Jay le jaloux. « Je ne savais pas que tu parlais français. » Je hausse légèrement les sourcils, amusée. « Oui. Charles dit que mon français est charmante. » Et voulez-vous coucher avec moi ce soir, aussi. Et je suis un peu trop fière d'avoir fait une phrase correcte. Enfin, je crois qu'elle est correcte. Sujet, verbe, complément ? Tout va bien ? Je me tourne vers Charles pour avoir confirmation. Charles acquiesce, un sourire aux lèvres. Et je lui souris en retour. Principalement pour faire rager Jay, mais surtout parce que je suis polie. « Tu viens chérie ? » Je ne sais pas, je suis bien avec Charles ? « Mais je- » Je commence à argumenter, pleine de conviction mais surtout sans arguments. « Me fait pas ça, pas aujourd'hui ... » M'interrompt-il avec une douce ferveur au creux de mon oreille. Je jette un coup d'oeil au cousin qui semble curieux de la situation avant de me tourner à mon tour vers Jay pour lui chuchoter à l'oreille. « Jay, je suis une femme célibataire, seule et esseulée et j'aimerai trouver l'amour moi aussi. » On dit que les mariages sont le lieu parfait pour ça, non ? Il me regarde, mi-perplexe mi-agacé. « S'il te plait ... » Oh, mais s'il est poli en plus ! Je pousse un soupir. Très bien... « Okay. » Parce que je suis gentille, okay ? Je me tourne vers Charles, lui promets qu'on discutera plus tard et accepte de me laisser guider sur l'un des bancs de l'église. Alors que tout le monde prend place, je me décide de pousser le bouchon avec Maurice Jay. « Ce serait bizarre pour toi si je sortais avec ton cousin ? » Et elle ose dire que Jay est fourbe, après. Lorsque tout le monde est installé, le futur époux à côté du prête, l'orgue commence les premières notes de la marche nuptiale et on se lève tous d'un même mouvement. La mamie de Jay arrive, dans une robe des plus élégantes et un grand sourire sur les lèvres. Un sourire me parvient à cette vue. Parce que sa mamie est trop mignonne, et je me dis qu'il y a toujours de l'espoir. Je suis pas sûre d'être prête de me marier à soixante-dix ans, mais... Il y a toujours de l'espoir. La cérémonie commence. En français, bien sûr. Et je ne comprends rien. J'essaie pourtant de suivre, mais je me rends à l'évidence au bout de deux minutes. « Je comprends rien, mais ta grand-mère est très jolie. » Je vais glisser en chuchotant à Jay. Je n'écoute même plus ce qu'il se passe. Je repense au désastre dans lequel s'est terminé le mariage de Joanna, et ces fichues minutes où nous étions enfermés aux toilettes avec Jay... Et parce que je n'ai rien de mieux à faire, je me décide de l'observer. En toute subtilité, bien entendu. Il observe la cérémonie, un léger sourire sur les lèvres. Il est beau, quand il sourit. Je préfère largement ça que lorsqu'il est en colère. Parce qu'il doit sentir son regard sur moi il tourne la tête et je détourne immédiatement mon attention de lui. Non, c'est faux, je ne suis pas prise en flagrant délit. Je finis par prendre sa main dans la mienne,  regardant avec un léger pincement au cœur les alliances que nous avons dû ressortir pour cette semaine se croiser. Dans un univers alternatif, on est toujours marié aussi. C'est un léger sentiment d'oppression qui me pousse à gêner tout le monde pour rejoindre la sortie aussi discrètement que possible. Dieu merci, tout le monde est enfermé dans sa petite bulle de bonheur et ne fait même pas attention à moi. Une fois dehors, les poumons remplis d'air frais, je me dis que définitivement il faut que j'arrête d'assister à des mariages avec Jason Thompson... Que j'arrête d'assister à des mariages tout court, en fait.

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tomorrow maybe
In 20 billion years, the universe will have torn itself apart and all distances will have become infinite, but I just want to know if you wanna get coffee tomorrow maybe.


Dernière édition par Ellie Fitzsimmons le Mer 15 Fév - 16:22, édité 1 fois
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Re: ✻ paris, je t'aime. (jayllie) ✻ ( Sam 31 Déc - 0:34 )



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Jay avait toujours cru que depuis sa séparation avec Ellie la prochaine fois qu'il aurait l'occasion de rendre visite à sa famille en France, ça serait uniquement en tant que célibataire. Qu'au pire, il se trouverait une petite française bien fraîche et pimpante pour passer du bon temps à deux. Qu'il la charmerait avec son accent français et qu'elle pourrait dans le pire des cas lui donner des cours de langue, autant que lui, lui apprendra les bases en américain. Il n'avait absolument pas prévu que Ellie ferait parti de ce plan dans son esprit. Ellie, elle devait être hors de cette équation et rester bien gentiment à Cap Harbor ou ailleurs. Or, il est de retour au pays avec à son bras, la brune qui a conquit son cœur il y a plusieurs années en arrière, c'est-à-dire Ellie. Oui l'ex-madame Thompson qui pour cette occasion reprend son titre de Madame Thompson, juste l'histoire de quelques jours. Jay avait été totalement incapable d'avouer à sa grand-mère qu'il avait divorcé de la brune il y a six mois. Non, il avait été beaucoup plus simple de vivre dans le déni et de se voiler la face. A croire que supplier Ellie Fitzsimmons était beaucoup plus simple et moins douloureux que de faire face à sa grand-mère. Promis pourtant Mamie Jay n'est pas un démon, c'est même une adorable femme. C'est peut-être pour cette raison, pour ne pas avoir à lui briser le cœur que Jay a omit de transmettre à la mère de sa mère, cet élément d'information capital. A sa plus grande surprise, Ellie avait accepté son offre et donc ce voyage en Europe, en sa compagnie. Comme quoi, il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis. Jay lui même se surprenait d'être aussi agréable avec la jeune femme. C'était comme si cette cassure, ce divorce et cette histoire de tromperie n'avaient jamais eut lieu. C'était trop beau pour être vrai. Ils nageaient en plein rêve et ce rêve prendrait fin au moment même où ils seraient de retour à Cap Harbor. Pour une fois, Jay a envie de profiter encore plus longtemps de Paris, de la France, de sa famille mais surtout d'Ellie. Il a l'impression d'avoir a nouveau à ses côtés, la femme dont il est tombé amoureux des années en arrière. Elle est belle et délicieusement magnifique. Jay serait capable de la dessiner les yeux fermés, de décrire l'ensemble des traits de son visage. Sauf que tout ça n'est pas réel. C'est l'effet Paris. Mais Jay a l'intention de vivre encore ce rêve et pour le rendre plus réel, il n'hésite pas à inventer des jolis mensonges au sujet d'Ellie. Elle est enceinte ! Par le Saint-Esprit #EllieTheVirgin ! Non ce cas de figure n'est pas possible avec Ellie. Jay en est le premier témoin. Cet homme a un poil abusé trop du corps de la brune au cours des dernières années. L'action a faillit se répéter il y a peu dans des toilettes lors d'un mariage d'amis commun, sauf que Mademoiselle Fitzsimmons avait posé des barrières, là où elles n'avaient pas lieu d'être. Ils n'avaient pas baisés, Jay avait été triste et il avait du finir la soirée avec la rouquine. Aujourd'hui pas de rouquine à l'horizon, juste une brune qui se trouve être à nouveau sa femme pour les jours à venir. « QUOI ?! » Cette tête va rester à tout jamais graver dans sa mémoire. C'est juste mémorable ! Tellement que ça lui tire plus qu'un sourire. « Tu es en-cein-te ! » Il répète et accentue bien chaque syllabe. On ne sait jamais au cas où elle n'aurait pas comprit. Être enceinte = avoir un bébé = ne pas boire d'alcool = une Ellie pas contente. « Mais ! » « Juin ! » C'était nul, Jay le sait mais c'était plus fort que lui. Il ne pouvait pas être toujours parfait ! Le sens de l'humour, c'est pas toujours son fort voilà tout. « Tu vas me le payer. » Vraiment ? Il hausse un sourcil, tout en la fixant. Elle vient de le rendre curieux. « J'ai hâte de voir ça. » Il n'en perdra pas une miette. Il se procurera même du pop-corn pour l'occasion. Puis les enfants ça n'est pas un sujet tabou. Jay a 33 ans, bientôt 34, il est évident qu'il ressent le besoin d'en avoir. Certes, Ellie est plus jeune mais l'idée n'est pas déplaisante ? Un mini Jayllie ou une mini Jayllie ça serait gravement canon ! Sauf qu'ils ne sont pas réellement ensemble, donc ça risque de poser problème à un moment donner. « Dans un univers alternatif, on serait déjà parent. » Totalement. Il y aurait déjà un mini Jay JR et une mini Ellie qui pousserait en ce moment même dans le ventre de la grande Ellie. « Ouai. » Finalement ce n'était peut-être pas une bonne chose d'attaquer ce sujet de discussion. C'est en train de foutre le cafard à Jay. Justement, il aurait bien apprécier être déjà père à l'heure actuelle. A la place, il vivait avec deux monstres de foire : Olivia et Mia. Il est presque sûr que ça le préparera à plus tard ! « Si ta grand-mère me dit que j'ai pris du poids, je pleure. » Quand même ! Quoi que ? Jay baisse son regard pour qu'il tombe sur le ventre de la brune. Il s'étonne même à placer sa main sur son ventre, avant de se mettre à rire. « Rentre le ventre, c'est qu'un conseil. » D'accord, il arrête avant de se faire frapper. « Je plaisante, t'es très bien comme tu es. Si jamais tu as le droit à une remarque de ce genre, tu pourras lui dire que je te suis dans ta prise de poids. » Une grande majorité des hommes prennent du poids pendant quand leurs conjointes sont enceintes. Il est possible que Jay tombe dans le même cas de figure. Mais quand il fait le compte du nombre d'heures qu'il passe à faire du sport, il en doute. Sorry, Ellie tu sera seule à prendre du poids et à ressembler à un ballon de foot. Le trajet en taxi n'est pas long, ils arrivent rapidement sur le lieu de la réception et Jay ne tarde pas à lâcher Ellie pour échanger quelques mots avec les personnes présentes qu'il n'avait pas vu depuis Mathusalem. Seulement les embrassades ça va un peu, Jay doit se rappeler qu'il est aujourd'hui marié et qu'il doit avoir sa femme présente à ses côtés. Sauf que problème ... Elle a disparue ! Droite puis gauche, Jay n'arrive pas à la trouver. Oh si, il y parvient et il n'apprécie que très peu ce qu'il observe. Jay est jaloux. Qu'est qu'elle fait avec son cousin et c'est quoi ce sourire idiot sur ses lèvres ? C'est plus fort que lui, il se sent obligé de voler à son secours ou plus exactement de faire foirer son plan drague de la soirée. Ellie rentre avec Jay ce soir, fin de la conversation ! « Oui. Charles dit que mon français est charmante. » Oui bah Charles il va se prendre son poing si ça continue. Cependant Jay ne peut pas passer à côté de ce détail, Ellie a fait beaucoup d'effort et parle très bien la langue française. Il y a encore quelques fautes d'accords, mais c'est tellement mignon que Jay n'osera pas lui faire cette remarque. « Toi aussi, tu es très charmante. » Il le pense. Cette robe qu'elle porte lui va parfaitement bien. Non, on ne mate pas ! Ellie est sienne. Puis d'où elle veut rester en compagnie de Charles ? Jay n'est pas d'accord ! Elle ne peut pas lui faire ça, surtout maintenant ... « Jay, je suis une femme célibataire, seule et esseulée et j'aimerai trouver l'amour moi aussi. » L'amour, elle a devant ses yeux. Elle ne l'a toujours pas comprit ? Il faudrait qu'elle investisse dans des lunettes de vue pour noël peut-être. Et dans un décodeur pour comprendre Jay Thompson. « Non, tu n'es pas seule. On est marié, Ellie. » Pour une durée déterminé mais jusqu'à preuve du contraire, ils sont mariés et l'alliance à son doigt se doit de le lui rappeler. Quand ils seront de retour à Cap Harbor, elle aurait le droit de faire tout ce qu'elle veut de son corps ... Ou Jay voudra possiblement en prendre possession à nouveau. Il ne sait pas encore. Malgré tout, Ellie accepte de suivre Jay étant donner que la cérémonie ne va pas tarder à commencer. Adieu Charles ! A jamais ! « Ce serait bizarre pour toi si je sortais avec ton cousin ? » Pardon ? Jay pensait que le sujet Charles était clos, mais Ellie n'a pas du capter les mêmes signaux que lui. Il tourne lentement sa tête vers elle, très surpris de sa question. « N'y pense même pas. » Et puis quoi encore ? Elle ne veut pas le numéro de Cameron aussi ? Enfin entre Charles et Cameron, elle aurait certainement plus de chance de se serrer Charles que son cousin américain qui ne comprend rien aux hommes. « Je ne me tape pas Pepper, ni une de tes cousines, donc tu oublies cette idée que tu as dans la tête, merci ! » Il vit même avec Olivia, l'une de ses cousines et pas une fois il a songé à coucher avec la demoiselle, certainement parce qu'il n'a jamais été question d’ambiguïté entre eux. « Puis qu'est qui t'intéresse chez lui ? Il t'a dit trois mots en français, t'es conquise c'est ça ? Je peux faire la même chose. » Cte homme est jaloux ! Et malheureusement ou heureusement, il n'ira pas plus loin dans ses propos. La mélodie annonçant l'arrivé de la mariée vient de retentir. Tout le monde se lève pour la suivre des yeux. Cette femme respire la joie de vivre et même après les années, elle est toujours aussi belle. « Je comprends rien, mais ta grand-mère est très jolie. » Il ne peut s'empêcher de sourire à cette remarque. Il pourrait lui traduire mot à mot l'ensemble du discours qui se tient, mais dans ce genre de situation, il n'y a pas vraiment besoin de comprendre ce qu'il se passe, les actes parlent d'eux-même. Si sa grand-mère devait être la reine de la journée, Jay ne peut s'empêcher de penser que sa reine à lui, se trouve juste à ses côtés et qu'elle a sa main dans la sienne. C'est agréable. Simple et pourtant si agréable. Jay sent que sa brune lui échappe pour une raison qu'il ignore, elle quitte sa main et semble rejoindre l'extérieur. Les secondes passent et quelques minutes s'écoulent mais toujours pas de signe d'Ellie. Jay décide d'aller la rejoindre. « Ellie, ça va ? » Il s'avance vers elle et ça commence à l’inquiéter légèrement. « Tu veux vomir ? Tu ne vas pas m'avouer que tu es vraiment enceinte ? » Ça, ça serait la pire des choses. L'enfant ne serait pas de lui donc Jay le prendrait vraiment mal ... « Tu veux que j'aille te chercher un peu d'eau ? » En vérité, il ne lui laisse pas le choix. Il la traîne jusqu'au café en face, commande une bouteille d'eau et la tend à la fausse future maman. « Dès que tu vas mieux, on va les rejoindre d'accord ? Prend ton temps. » Il s'excusera simplement auprès de sa grand-mère en lui disant que Ellie avait la nausée. Le fait qu'elle soit faussement enceinte était vraiment une très bonne idée. « Tu étais sérieuse quand tu parlais de Charles ? Ou tu voulais juste me rendre jaloux ? » Dans les deux cas, Jay était tombé dans le panneau. « Tu as peut-être raison. T'es célibataire, seule et esseulée. Tu as le droit de trouver l'amour. » Sauf qu'il ne se trouve pas chez son cousin, Charles. « Tout ça aurait pu être réel. Toi, moi, étant toujours marié et sur le point d'avoir un enfant. » Mais elle l'avait trompé et la suite de l'histoire tout le monde la connait. « Je n'ai pas envie de revenir encore là dessus, c'est du passé. Il serait peut-être temps de tourner la page une bonne fois pour toute. » De ne plus ressasser le passé et de mettre cette histoire de côté pour aller de l'avant. « Désolé Ellie, je n'aurais jamais du te demander de m'accompagner ici. » C'était idiot, très idiot. Même s'il passe du bon temps en compagnie de son ex-femme, chose qui ne s'est pas produite depuis un long moment, Jay ne peut s'empêcher de penser qu'il n'avait pas à lui faire subir ça. « Même si je passe un bon moment avec toi, si tu veux rentrer, ça ne me dérange pas. J'expliquerai à ma famille. » Autrement dit, il prendra son courage à deux mains, sa paire de couille également pour avouer la vérité aussi dure soit-elle.

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Re: ✻ paris, je t'aime. (jayllie) ✻ ( Dim 15 Jan - 19:01 )



✻ ✻ ✻
Never apologize for how you feel. No one can control how they feel. The sun doesn’t apologize for being the sun. The rain doesn’t say sorry for falling. Feelings just are.

Je suis perduuuuuue. Seule dans un monde que je connais à peine et comprends peu. Jay m’a abandonné dans un monde de brutes, et sans Jean-Charles, Charles pour les intimes j’aurai été mangé toute crue. Sans doute. Mais là, ça va, je me sens bien. Il peut me manger toute crue, je pense pas que ça me dérangerait énormément. Mais bref. Au moins, je ne suis pas toute seule et j’arrive à comprendre sans mal ce que Charles me dit. C’est un grand avancement dans ma vie. J’arrive à discuter avec lui, essaie de ne pas lui baver dessus au passage parce que quand même, dans mes souvenirs il était beaucoup moins joli et si jamais, on peut dire que j’essaie juste d’être polie. Jay finit par réapparaître, de manière sauvage et tout à fait inattendue. Très possessive, beaucoup trop jalouse. Mon dieu. Malgré moi, un grand sourire s’inscrit sur mes lèvres. Il salue son cousin, comme si de rien n'était, même si sa jalousie est évidente. Je peux la sentir, Charles peut la sentir… Je pense que tout Paris, même. « Je ne savais pas que tu parlais français. » Après toutes ces années, je suis toujours une femme pleine de mystère pour mon ex-époux. C’est drôle. Promis, je ne ris pas. Juste un peu. « Oui. Charles dit que mon français est charmante. » Charles approuve mon français, alors je suis fière de moi. Je pose mon regard sur Jay, qui semble de plus en plus agacé. Je jubile. « Toi aussi, tu es très charmante. » Il me faut quelques secondes, le temps de réfléchir, pour comprendre qu’il me retourne le compliment. Je glousse. Je suis conquise. Je ne sais pas s’il dit ça parce qu’il le pense vraiment, ou parce qu’il a décidé que j’étais sa propriété aujourd'hui mais… Moi, je prends ce que je peux ! Et, comment ça, on s’en va ? « Me fait pas ça, pas aujourd’hui... » Qu’il me chuchote au creux de l’oreille. D’un côté, j’ai signé pour ça… Mais d’un autre côté, il y a cette nouvelle et fragile trève ambiguë entre nous, et je serais idiote de ne pas en profiter. « Jay, je suis une femme célibataire, seule et esseulée et j'aimerai trouver l'amour moi aussi. » Je réponds, également à voix basse. Même si, merci Facebook, toute sa famille doit être au courant de notre divorce. Toute la famille sauf sa grand-mère. « Non, tu n'es pas seule. On est marié, Ellie. » Oui, dans l’univers alternatif dans lequel on évolue actuellement. Avec nos enfants imaginaires, aussi ? Mais soit. Je n’ai pas envie de pousser ma chance, et son côté possessif a beaucoup trop d’impacts néfastes sur mon rythme cardiaque alors je finis par saluer Charles et bien vouloir suivre mon époux à l’intérieur de l’église.

« Ce serait bizarre pour toi si je sortais avec ton cousin ? » Et, non, je ne parle pas de Cameron. Cameron est un bébé chat pur qu’il faut protéger absolument. Charles, en revanche… Il est arrivé à maturité. C’est assez plaisant. Et si, finalement, je vais peut-être pousser ma chance. Les yeux du brun s’agrandissent à ma question, avant que son visage ne se ferme. « N'y pense même pas. » Oh, c’est que c’est catégorique en plus ! Forcément, ça me fait rire. Vraiment. C’est drôle. J’espère qu’il s’en rend compte, que je ne suis pas enfin qu’à moitié sérieuse. « Je ne me tape pas Pepper, ni une de tes cousines, donc tu oublies cette idée que tu as dans la tête, merci ! » Eeeh. Si je drague pas Cameron, il ne drague pas Pepper, merci bien ! « Meh. Laisse Pepper tranquille, sinon je rassemble tous les Fitzsimmons et ce sera ta fête. » Tout le monde a son bébé chat à protéger dans sa famille… C’est comme une règle universelle. Puis on avait dit pas les petites soeurs, d’abord ! « Puis qu'est qui t'intéresse chez lui ? Il t'a dit trois mots en français, t'es conquise c'est ça ? Je peux faire la même chose. » J’acquiesce vivement, sourire amusé aux lèvres. Oui. J’suis conquise ! « Oh, mais je t’en prie alors, conquis moi. » Non, je le provoque pas. Du tout. Qu’un petit peu. Fort heureusement pour nous et notre trêve, la cérémonie commence et nous interrompt. Mes yeux lancent des cœurs à la mamie de Jay, qui est vraiment élégante et éblouissante. Et promis, j’essaie de suivre. Mais ce ne sont pas mes deux pauvres années de pratique de français qui m’aident à comprendre tout ce qu’il se dit. J’imagine que ce n’est pas vraiment différent de ce qu’il se dit chez nous. L’idée est la même, se lier avec un autre que soi parce que l’amour. Forcément, mon attention se porte sur Jay. Et un mélange de faux bonheur d'être avec lui à cet instant mélangé aux regrets d'être ainsi avec lui fait se lever un petit vent de panique en moi. Ma gorge se noue et j'ai l'impression que ma cage thoracique se réduit sur elle-même. Aussi discrètement que possible je sors de l'église et me force à respirer calmement l'air frais parisien. Ça m'apaise, au bout de quelques minutes... Mais je ne crois ps avoir la force de retourner à l'intérieur. Je pense sérieusement à faire un mot de mon médecin qui m'interdit d'aller aux mariages, pour me rappeler l'échec du mien.

« Ellie, ça va ? » Je me tourne pour voir un Jay concerné s'avancer vers moi. Mes lèvres s'étirent en un léger sourire tandis que j'acquiesce. « Ça va. » J'ai juste des petits problèmes psychologiques avec toi et les mariages, mais à part ça tout va bien. « Tu veux vomir ? Tu ne vas pas m'avouer que tu es vraiment enceinte ? » Je fronce légèrement les sourcils tandis qu'un petit rire nerveux m'échappe. « Quoi ? Mais non, je- » « Tu veux que j'aille te chercher un peu d'eau ? » D'accord, Jay a décidé que j'étais vraiment une femme enceinte. Ce qui n'est pas le cas, qu'on se rassure. Sauf si Dieu a décidé de faire une petite sœur à Jésus sans me prévenir... Elle s'appellera Claude, je préviens. « Non, je vais bien, j'ai juste... » Le mot paniqué ne veut pas sortir, parce que ce serait déjà une preuve de faiblesse et que je n'ai pas vraiment envie d'avoir cette discussion avec lui. Et il y a aussi le fait que, de toute façon, il ne m'écoute pas et m'entraîne déjà à sa suite dans ce qui me semble être un café. « Oh, non mais je t'en prie, prends les commandes. » J'arrive à plaisanter, qu'à moitié. Il se met à parler français maintenant et c'est bon, e ne réponds plus de rien. Et non, lui commandant de l'eau au barman ne compte pas parce que j'ai tout compris, et que ce n'est pas très très sexy tout ça. Je pousse un léger soupir, gardant toujours ce sourire plus gêné que poli en attrapant la bouteille d'eau. « Dès que tu vas mieux, on va les rejoindre d'accord ? Prends ton temps. » Je lève légèrement les yeux au ciel. « Je ne suis pas vraiment  enceinte, Jay.» Et je ne suis pas vraiment faible, j'ai juste du mal avec les bouchons français, ok ? Après quelques secondes de lutte, je lui tends la bouteille pour qu'il me l'ouvre. Ça va juste le conforter dans son ego de mâle dominant, tout ça. « Mais sérieusement, je vais bien. » Maintenant que je suis loin de tout prêtre et gens débordant d'amour et d'affection, ça va. « Ma peur de la solitude m'a juste fait paniquer. » Et ça, c'était une réponse un peu trop franche et pas attendue. Urg. Jay et Ellie, passion psychologie. Je détourne le regard, bois un peu d'eau. C'est bien, ça aide pour le nœud dans ma gorge. « Tu étais sérieuse quand tu parlais de Charles ? Ou tu voulais juste me rendre jaloux ? » Je relève le regard pour croiser le sien, les sourcils légèrement froncés. Je hoche négativement la tête. « Non, enfin il n'est pas désagréable mais... » Il n'est pas toi. C'est bien le problème, je crois. Tous les hommes ne sont pas Jay. « C'est juste la première personne sur qui je suis tombée et avec qui j'arrivais à discuter. » Contrairement à lui, je ne parle pas français et ne connais pas ces gens. C'est de sa faute, aussi, il n'avait qu'à pas me perdre... Même s'il faut avouer que sa possessivité était très plaisante. « T'étais tellement jaloux. » Je dis, en riant légèrement. Il ne peut même pas le nier. Et non, il n'y a pas le petit ahah derrière. Pas besoin de le dire. Et ça se passera de commentaires, bien évidemment. « Tu as peut-être raison. T'es célibataire, seule et esseulée. Tu as le droit de trouver l'amour. » Eh, on ne retourne pas mes mots contre moi, merci ! Je hausse légèrement les épaules. « Tu me donnes l'autorisation de flirter avec ton cousin où je rêve ? » C'est assez comique, comme situation, quand même. Mais malheureusement, je ne pense pas que mon histoire avec Charles durera... Sauf s'il veut bien déménager à Cap Harbor. Les relations longues distances, sinon, c'est trop compliqué.

« Tout ça aurait pu être réel. Toi, moi, étant toujours marié et sur le point d'avoir un enfant. » Je grimace légèrement. « Je sais. » Je chuchote simplement. C'est principalement de ma faute si ce n'est pas le cas, lui comme moi le savons très bien. Je suis désolée. « Je n'ai pas envie de revenir encore là dessus, c'est du passé. Il serait peut-être temps de tourner la page une bonne fois pour toute. » Et c'est ce que je faisais, ou du moins essayait de faire, avant qu'il ne vienne me chercher pour jouer au faux couple pour ne pas rendre sa grand-mère triste ? Mais il a raison. J'en suis parvenu à la même conclusion. Des moins plus tôt. Et il y a des jours où c'est facile, d'autres non... « Après cette semaine ? » Je tente, pas sûre. On peut encore faire semblant quelques jours. Profiter de ce cadre magique encore un peu... Non, ce n'est pas une décision égoïste. Du tout. « Désolé Ellie, je n'aurais jamais du te demander de m'accompagner ici. » Mes lèvres se pressent légèrement l'une contre l'autre dans un sourire grimacé. « Il y a pire, t'en fais pas. » Franchement, Paris ça ne peut pas se refuser. Une semaine de trêve avec Jay non plus. C'est juste l'ambiance mariage en elle-même qui me perturbe. Et Jay, un peu aussi, who am I kidding. « Même si je passe un bon moment avec toi, si tu veux rentrer, ça ne me dérange pas. J'expliquerai à ma famille. » Je fronce légèrement les sourcils avant de secouer frénétiquement la tête. « Non, c'est bon ! Je vais bien, tu vas bien, on va bien... Et on n'a pas besoin de gâcher ce petit jour de fête à ta grand-mère. » Non, ma réponse n'est absolument pas désespérée. Je pousse un mince soupir avant de me lever de ma chaise, d'une manière qui se veut convaincante. « On devrait y retourner. » Je vais juste essayer de ne pas paniquer une nouvelle fois, et de ne pas me mettre à pleurer comme une idiote parce que Jay ou bien parce que les mariages et tout devrait bien se passer. Pas vrai ?

* * *  TIME JUMP BÉBÉ * * *

« Jay ! J'ai perdu une chaussure ! » C'est la crise, d'accord ? Il est super tard, maintenant, alors forcément j'ai abandonné mes chaussures à notre table il y a un peu plus d'une heure histoire de ne pas complètement décéder. Sauf que, maintenant que j'ai trouvé que c'était une bonne idée de les récupérer, eh bien... Il en manque une ! C'est stupide, nous sommes d'accord. Qui est assez glandu pour ne voler qu'une seule chaussure ? Ça ne sert à rien. Et je n'ai pas non plus envie de jouer à Cendrillon. « Si c'est là la vengeance de Charles parce que j'ai bu son vin, je te jure que c'est un homme mort. » Ma tentative de séduction avec le cousin de Jay n'a pas marché. J'ai passé de longues minutes, à discuter de tout et de rien, en lorgnant avec envie sur son verre de vin. Je n'ai pas le droit de boire ce soir, je vous rappelle, parce que je suis faussement enceinte. D'ailleurs, la mamie de Jay a dit qu'elle aurait dû s'en douter parce que je suis vraiment resplendissante. Mais bref. Charles a bien voulu me faire goûter son verre, et j'ai tout bu, et il n'a pas apprécié et bon sang, c'est quoi cette secte de français qui ne vivent que pour la bibine uh ? Du coup, temps pis, Charles n'est pas le grand amour de ma vie et j'ai dû discuter de nouveau avec des personnes moins intéressantes, avec qui il était beaucoup trop difficile de communiquer. Heureusement, Jay était là. Et heureusement aussi, ce maigre verre de vin bu en douce a eu le don de me relaxer un peu. Mais là n'est pas le problème. Le problème, c'est ma chaussure ! « Tu crois qu'on devrait me couper un bout de jambe, pour faire croire que c'est fait exprès que je n'ai qu'une chaussure ? » Aux grands maux les grands remèdes. Mon ex-époux se fout ouvertement de ma pomme. Ce n'est pas très très gentil. Mais on n'a pas le temps de repartir à la recherche de mon voleur que la musique cesse subitement, qu'une voix de petite vieille décide de glousser un « Pour Jay et Ellie ! » qui me fait me figer sur place. Je relève la tête pour voir la mamie de Jay nous saluer d'un grand geste de la main, toute contente d'elle, avant que les premières notes de La vie en rose ne retentissent. Oh non... « Oh mon dieu. » Que je marmonne alors que mes yeux s'agrandissent. Pour Jay et Ellie, parce que c'était la première chanson jouée lors de notre mariage. Je n'étais pas prête. Et je crois que j'ai plus envie de fuir en courant qu'autre chose, mais c'est finalement plutôt machinalement que je suis mon... Jay au milieu du bout de piste qui s'est ouvert pour nous. Mes mains passées derrière sa nuque, les siennes posées délicatement sur mes hanches. Je sens mes joues rougir. Je ne sais pas si c'est parce que je sens plusieurs dizaines de regard sur nous ou parce qu'on se retrouve dans un semblant d'intimité mais... Oui. « C'est bizarre. » Je bafouille en souriant tout de même un peu. « Tu es vraiment mal rasé. »  Je remarque, maintenant que je peux l'observer de très près sans passer pour une psychopathe. L'attention finit tout de même par se détourner un peu de nous alors que d'autres personnes se mettent à danser. Je crois. A vrai dire, je suis beaucoup trop concentrée sur Jay pour faire vraiment attention au monde qui nous entoure. « Je t'aime. » Je dis, le plus naturellement du monde, dans un français ridiculement prononcé vers la fin de la chanson. Sans vraiment réfléchir, non plus. Parce que ça m'a semblé la seule chose à dire sur le moment. Et parce que, de toute façon, on ne tourne la page qu'à notre retour à Cap Harbor, alors... Peu importe.

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Re: ✻ paris, je t'aime. (jayllie) ✻ ( Sam 18 Fév - 22:42 )



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Jay reconnait qu'il n'est pas sympa. Il impose à son ex-femme de venir avec lui en Europe, en France et à Paris plus exactement. Le bon côté de la chose, c'est le côté gratuit de la chose. Ellie n'aura pas besoin de débourser un centime pour son voyage. Cependant, il avait tort. Il n'aurait jamais du lui demander de l'accompagner juste pour faire plaisir à sa grand-mère. Il aurait du simplement lui annoncer qu'il était célibataire et donc que Ellie n'était plus qu'un vaste et lointain souvenir dans son esprit. Leur couple n'est plus, leurs sentiments non plus, alors à quoi bon faire encore semblant ? Il ne sait pas. Il n'avait pas l'audace de briser le cœur de sa grand-mère, c'est aussi simple que ça. Alors à la place, il se fait du mal autant qu'il en fait à Ellie en ayant accepter de faire le déplacement jusqu'à Paris. Il autant qu'elle devraient passer à autre chose, tourner la page. Seulement Jay n'a pas le courage de refaire confiance à une femme. C'est assez répétitif, mais quelque chose s'était briser en lui quand il avait apprit pour Ellie et Nathan. Son cœur dans un premier temps, puis la confiance qu'il n'ose plus offrir à personne. En deux ans, il aurait très bien pu réussir à reconstruire sa vie avec une autre femme. Mais quand il y pense, cela relève presque du miracle. A la place de perdre du temps à construire une relation avec une femme, il profite de sa vie, il s'amuse (un peu trop), il sort dès qu'il en a l'occasion et ne rentre que très rarement seul. Il est conscient de n'être qu'un zizi ambulant, mais il le vit bien, un peu trop d'ailleurs. Pourtant quand il est avec elle, du moins durant cette semaine qu'ils sont en train de passer à deux, pas une fois il n'a voulu draguer une autre femme, ni en avoir eut le besoin. Il n'irait pas jusqu'à dire qu'il est en train de retomber amoureux, juste qu'il n'est pas insensible au charme de son ex-femme. Pour une fois qu'ils ne sont pas en train de s’entre-tuer, ni de s'insulter, c'était plaisant et Jay n'était pas contre l'idée que le courant entre eux soit aussi agréable. C'est vrai, ils avaient partager tellement durant les dernières années qu'au fil du compte il était idiot de se haïr de la sorte. Certes, il y avait une raison. Mais aujourd'hui, il y avait prescription non ? Jay était prêt à tourner la page. Enfin pas trop vite finalement. Il n'est absolument pas pour le fait que son ex-femme sorte avec son cousin. Il y a des millions de célibataire sur Terre et il fallait qu'elle craque pour Charles ? Ce n'est point possible. L'homme n'est pas d'accord avec ce point. Elle s'est déjà taper Nathan, le meilleur ami, pas besoin de rajouter Charles à son tableau de chasse. Elle peut également oublier les pompiers de Cap Harbor, merci. Mais si elle tient tant à passer une nuit avec Charles, il peut aller squatter le lit de Pepper par tout hasard ? C'est donnant-donnant ! Puis Natalia Dyer est trop mignonne, mais il y aurait surement détournement de mineur, donc Jay restera très sage. « Meh. Laisse Pepper tranquille, sinon je rassemble tous les Fitzsimmons et ce sera ta fête. » Il doit avoir peur ? Parce qu'elle n'y arrive pas. Elle a beau être persuasive quand elle a un flingue en main, seulement Jay ne l'a jamais prise au sérieux puis, elle n'a rien dans les mains en ce moment. « C'est pas déjà ma fête ? » Ça changera quoi ? Les avoir encore plus sur le dos ? Ils ne sont pas méchants et Jay les a toujours bien apprécier. « Puis elle est mignonne Pepper. » Ce haussement de sourcil veut tout dire. « Ça va, c'est bon je rigole. » De toute façon, elle est trop jeune et Jay n'a pas envie de faire toute son éducation sexuelle. « Donc pas de Pepper, pas de Charles. » C'est aussi simple que ça, puis ça semble un bon deal. Puis c'est pas parce que ce bougre de cousin lui a prononcé trois mots en français que la brune peut déjà être envoûtée. Si ? Jay aussi sait faire pareil. Il est jaloux. « Oh, mais je t’en prie alors, conquis moi. » Elle veut vraiment jouer à ce jeu ? Très bien. Il se rapproche doucement d'elle, la fixant droit dans les yeux sans décrocher ce sourire angélique à ses lèvres. « Tu es ravissantes aujourd'hui, si séduisante que je voudrais faire glisser ta robe jusqu'à tes pieds, embrasser ta peau nue et faire frissonner l'ensemble de ton corps. » Jay est certain que la brune n'a pas comprit un quart de ce qu'il vient de dire et ça le fait drôlement rire intérieurement. Désolé pour elle, mais elle n'aura pas la traduction de ses mots étant donner que la cérémonie commence et qu'il est temps pour tout le monde de se taire. Seulement Mademoiselle Fitzsimmons ne semble pas connaitre ces coutumes françaises, pourtant elles sont identiques à celles américaines. Non elle décide de quitter l'église, comme ça OKLM. Parce que Jay n'est pas aussi méchant que tout le monde le dit, il se décide à rejoindre son ex-femme afin de voir ce qu'il se passe. Il s'en voudrait, si elle avait quelque chose. « Ça va. » Vraiment ? Elle n'a pas sa tête d'aller bien. Oui Ellie a plusieurs tête et Jay a apprit à les connaitre au fils du temps et celle qu'elle aborde actuellement ne signifie pas qu'elle va bien au contraire. Le pompier ne lui laisse pas le temps de répondre plus, enfin si, faut qu'il n'écoute pas. Il sait d'avance ce dont elle a besoin, c'est d'un peu d'eau pour reprendre ses esprits. Sans savoir si oui ou non elle est d'accord, il se saisit de sa main et la conduit au café le plus proche. Sa commande prête, il peut enfin souffler et espère que la brune reprenne des couleurs. « Je ne suis pas vraiment  enceinte, Jay. » « Ça aurait pu. » Il n'est pas au courant de la vie sexuelle d'Ellie et il ne désire pas en apprendre plus sur la chose. Mais elle était en droit de tomber enceinte. Lui-même ne se gêner pas pour coucher avec tout et n'importe quoi, surtout n'importe quoi. Mais lui au moins, il avait le mérite de le faire protéger. Toujours couvert ce petit ! « Mais sérieusement, je vais bien. » Si elle l'avoue, c'est que ça doit bien cacher une part de vérité. « Bon je vais te croire, même si selon moi, si tu allais si bien tu aurais été capable d'ouvrir cette misérable bouteille d'eau. » C'était marrant à voir, ça aurait même fait le buzz sur le net. « Ma peur de la solitude m'a juste fait paniquer. » « Tu ne finiras pas seule Ellie, regarde même ma grand-mère qui a presque 80 ans à réussit à trouver l'amour, donc t'en fais pas. » Ce n'était certainement pas les mots qu'elle voulait entendre mais c'était le mieux qu'il puisse faire. Après tout Ellie n'est plus sa femme et elle a le droit d'être heureuse sans lui, même si ça veut dire avec son cousin. D'accord, il ne le vivra pas bien mais il est prêt à faire un effort pour elle. « Non, enfin il n'est pas désagréable mais ... C'est juste la première personne sur qui je suis tombée et avec qui j'arrivais à discuter. » Bon, Jay n'aura pas besoin d'une invitation pour le prochain mariage. Charles reste loin d'Ellie et c'est très bien ainsi. « Heureusement que ce n'était pas mon oncle Jean-Marie. » Il était un poil trop vieux et un peu trop enrobé pour la douce Ellie. Toute façon qu'on soit d'accord, elle ne trouvera jamais bien que Jay Thomspon #SoniaSeLanceDesFleurs. « T'étais tellement jaloux. » Non c'était pas marrant, lui, il n'en rit pas. Enfin si un peu parce que c'était totalement idiot ... « La dernière fois c'était toi. » Oui, le mariage, la rouquine. Aujourd'hui c'est à son tour d'avoir le droit d'être jaloux. « Tu me donnes l'autorisation de flirter avec ton cousin où je rêve ? » Oui ? Non ? « Faut pas trop rêver non plus. Tu trouveras bien mieux que mon cousin. C'est pas les mâles qui manquent à Cap Harbor non ? » Voir la tête d'Ellie durant les repas de famille ce n'était pas ce qu'il y avait de mieux, il préférerait éviter ce genre de choses. « Il habite trop loin pour toi. » Prendre l'avion tout les quatre matin pour faire Paris / Cap Harbor ou inversement ça allait devenir très cher à force. Donc Jay voulait juste lui éviter ce léger détail. Il n'est pas mignon ? Mais voila que Jay est pensif et songe à tout ce qu'il avait avec Ellie et qu'il a aujourd'hui perdu ... Ils auraient du être marier et certainement déjà parents. Il en avait eut envie, il était prêt à attendre pour elle qu'elle soit prête jusqu'au moment où il a découvert qu'elle n'était plus entière avec lui. Cette envie de fonder une famille était passer à la trappe aussi rapidement qu'elle avait pu venir. Il est temps, enfin temps après deux ans de passer à autre chose et ce dont Jay aimerait bien qu'ils se passent entre eux après leur retour à Cap Harbor. Que cette guerre s'arrête et qu'ils puissent vivre leur vie tranquillement. « Après cette semaine ? » Totalement, il hoche même la tête, laissant un sourire s'installer sur ses lèvres. « Oui après cette semaine. » Il ne va pas lui dire maintenant de prendre ses affaires et de se barrer, ce n'est point possible. Il a un cœur quand même ce garçon. « J'aimerais juste que cette mini-guerre entre nous prenne fin et qu'on puisse enfin vivre nos vies sans ... » Il marque un temps de repos, avant de reprendre son souffle. « Sans avoir à se soucier de l'autre. » Ca fait mal et pourtant c'est la vérité, le monde utopique dans lequel il aimerait vivre. « Soit heureuse Ellie, tu le mérites. » Autrement dit avec un autre homme que lui. Il n'aurait pas du lui demande de venir avec lui, ici, c'était idiot. Plus les minutes passent, plus il se rend compte de sa connerie. « Il y a pire, t'en fais pas » Pas faux, ça aurait pu être dans un bled totalement paumé dans un pays encore plus paumé. Paris c'est beau puis c'est la ville de l'amour, qui aurait refuser une invitation comme celle-ci ? « Non, c'est bon ! Je vais bien, tu vas bien, on va bien ... Et on n'a pas besoin de gâcher ce petit jour de fête à ta grand-mère. » Nous allons bien, vous allez bien, ils vont bien. On passe au futur ? « On devrait y retourner. » L'homme se lève également de sa chaise, affichant un doux sourire. Il est heureux de sa réponse. « Merci. » Il ne trouve rien à dire de plus. Son bras s'installe autour d'une des hanches de la brune et c'est de cette façon, qu'il décide de retourner à la fête.

Cette fête un brin trop alcoolisé. Pourquoi ses cousins de même que ses oncles tiennent absolument à remplir son verre de vin dès qu'il est vide ? Ce sont des alcooliques. « Jay ! J'ai perdu une chaussure ! » Hum ? Elle a perdue une chaussure ? « Qu'est que tu racontes ? Regarde tu as encore une chaussure. » Une sur deux, pas les deux. Le pompier ouvre grand la bouche quand il comprend enfin où elle veut en venir. « Tu veux qu'on lance un avis de recherche ? Tu as ta plaque sur toi ? » Celle de super-Ellie de policière qui combat le crime à Cap Harbor City. Ellie c'est un peu la Batgirl des temps modernes. « Ou tu veux qu'on prie pour son âme parce qu'on ne la retrouvera certainement jamais ? » Cette idée était certainement la meilleure. « Mais tu peux me dire ce que ferait un voleur de chaussures avec uniquement une chaussure ? » Peut-être qu'il veut lancer une nouvelle mode celle de l'un / mono chaussure et Jay doute sincèrement de son efficacité. « Si c'est là la vengeance de Charles parce que j'ai bu son vin, je te jure que c'est un homme mort. » « Point positif toute la famille est déjà réunit pour l'enterrement. » Sauf qu'il faudra que ça aille vite. Jay n'est pas sûr que d'ici quatre heures, il tienne encore debout. Déjà qu'il a un big sourire aux lèvres et qu'il rit pour un rire, il sait d'avance que demain matin au réveil il aura mal à la tête et donc pas le temps de penser à son cousin. « Non, non madame Thompson, pas de vin pour vous ce soir. » Il ne faut pas oublier qu'un mini fictif Jayllie est en train de pousser dans le ventre de la demoiselle. Il ose même toucher le ventre de son ex-épouse sans complexe, le bisous dessus on verra plus tard. « Tu crois qu'on devrait me couper un bout de jambe, pour faire croire que c'est fait exprès que je n'ai qu'une chaussure ? » L'hypothèse est plutôt bonne, mais il en doute. En tout cas, ça le fait mourir de rire. « C'est plus simple si tu finis la soirée sans chaussures, selon mon avis. » Ça sera mon prise de tête qu'à savoir où se trouve cette fichu chaussures. « Je t'aurais bien dis d'enlever tes vêtements aussi, mais c'est un peu inapproprié. » Il a un poil trop de monde autour d'eux et surtout le sexe entre eux, ça n'est plus possible. S'il était à deux doigts de boire à nouveau une gorgée de celui-ci, il se stoppe net dans son élan quand il entend sa grand-mère prendre le micro et prononcer son prénom ainsi que celui d'Ellie. Pardon ? Qu'est qui se passe ? Quand la petite musique démarre, il comprend mieux. Il peut se taper la tête contre la table ou ça se passe comment ? Il aurait pu fuir, mais à la place, il souffle un bon coup, fait craquer sa nuque et attrape la main d'Ellie jusqu'au milieu de la piste. Tant pis pour les chaussures. Cette chanson, il ne pouvait plus se l'entendre et pourtant tout semblait différent en ce moment. L'air parisien y était surement pour quelque chose. « C'est bizarre. » A peine. « Ce qui est étrange c'est qu'on se retrouve au milieu de la piste, seuls, alors que ce n'est même pas notre mariage. » Les gens ne peuvent pas regarder ailleurs ? Ils ne sont pas dans DALS et ils ne vont pas faire une valse digne des plus grands. « Tu es vraiment mal rasé. » C'est un compliment ou ? Il va prendre ça pour un compliment. « Et toi tu es vraiment magnifique. » Elle parait si douce, si précieuse qu'il ne voudrait pour rien au monde qu'elle quitte ses bras. Il ne dit rien de plus, laisse simplement la musique les emporter dans leur danse. Il vient à coller son front contre le sien, sans quitter le contact de son regard. Il a l'impression d'être dans un autre monde. « Je t'aime. » Ces trois mots qui plus est en français le surprenne. Pourquoi vient-elle de lui dire ça ? Il ne comprend pas ... Simplement parce que la chanson parle d'amour ? Ou parce qu'elle le pense réellement ? Jay est totalement incapable de lui répondre, de sortir ces trois mots de sa bouche, il s'est promit de ne plus le faire pour protéger son cœur. Mais à la place, il ne trouve rien de mieux à faire qu'abattre ses lèvres contre les siennes dans un baiser des plus tendres. La Terre vient de s'arrêter de tourner et le temps vient de se stopper. Ce baiser qu'il échange semble sans fin et il ne prend fin qu'une fois qu'on les bousculent en les décollant même. D'où on passe de la vie en rose à la chenille ? On lui explique ? Parce que franchement il n'y comprend rien ... Malgré tout, il se prête au jeu, en effectuant cette file indienne des plus ridicule. Une fois la musique terminé, il parvient à tirer Ellie des griffes d'une tante éloignée. « Merci, merci mais j'aimerais bien récupérer ma femme. » C'est clair net et précis et si la vieille elle a un soucis, elle va entendre parler du pays. « On est d'accord pour tourner la page à notre retour ? » Dit-il en replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille, pour ensuite déposer ses lèvres contre les siennes une nouvelle fois. « Ce qui se passe à Paris, reste à Paris. » Si ça fonctionne avec Las Vegas, pourquoi pas Paris ? Il plaque la demoiselle faussement enceinte contre un mur à proximité, caressant sa peau avec le bout de ses doigts, avant que sa langue n'y mette un peu plus du sien. « Me remballe pas, pas cette fois. » Il prend plaisir à mordiller ses lèvres. Pourquoi devrait-elle le repousser ? Pour sa main qui est en train de gagner du terrain sous sa robe ... Et il prie intérieurement pour qu'elle le laisse faire, cette fois et uniquement fois.

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