✻ paris, je t'aime. (jayllie)

 :: postcard for far away :: Lieux divers :: Around the world
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
‹ OUR FAMILY IS A HAPPY ONE.

❝ Family don't end with blood ❞
‹ OUR FAMILY IS A HAPPY ONE.
http://believeeverydayinyourdreams.tumblr.com/ Voir le profil de l'utilisateur


›› It's my life
›› Cap Harbor since : 04/03/2016
›› Commérages : 575
›› Pseudo : .truelove (sonia)
›› Célébrité : julian king morris
›› Schizophrénie : rachel campbell ✻ liv burrows ✻ riley emerson ✻ lissa valentine ✻ ophelia rhodes ✻ mila matthews
›› more about me

A DROP IN THE OCEAN
›› family portrait :

✻ paris, je t'aime. (jayllie) ✻ ( Ven 18 Nov - 15:45 )



✻ ✻ ✻
You make it real for me And I'm running to you baby. You are the only one who save me. That's why I've been missing you lately Cause you make it real for me. When my head is strong but my heart is weak I'm full of hurricanes and uncertainty But I can find the words you teach my heart to speak.

Quand on connait Jay Thompson, on n'est pas sans savoir que cet homme à des origines françaises, un argument qu'il met bien trop souvent en avant pour conquérir le cœur des femmes, du moins l'intérieur de leurs cuisses. Merci Maman. Amélia, ce n'est absolument pas américain qu'on soit d'accord. Ainsi la France a longtemps été sa destination de prédilection pour ses vacances. Il y passait l'ensemble de ses étés, c'est d'ailleurs de cette façon qu'il a fait la connaissance de Sevan qui se trouvait être par tout hasard son voisin et qui aujourd'hui est l'un de ses amis les plus proches. Quoi qu'il en soit, quand il déposait un pied sur le sol français, Jay rendait toujours visite à sa famille maternelle en jonglant entre sa tante et surtout sa grand-mère qui se battaient presque pour savoir laquelle l'aurait le plus souvent à la maison. Avec le temps, ses séjours en France se sont fait de plus en plus rare. Durant les dernières années, il a même vu plus souvent sa famille ici à Cap Harbor qu'en Europe. C'est logique, étant donner qu'il travaille à plein temps et qu'il choisit parfois d'autre destination autre que la France pour ses vacances. Jay aime découvrir le monde, on ne peut donc pas lui en vouloir que durant ses dernières vacances il a préféré partir au soleil au Brésil, plutôt que chez les siens. Mais ce que Jay n'avait pas prévu, c'est qu'il y a un mois sa grand-mère l'appelle pour le convier à son mariage. Presque soixante-dix ans et elle a réussit à retrouver l'amour après la mort de son grand-père. Ce qu'il n'avait pas prévu également, c'est qu'elle le croit toujours marié à Ellie ... Il n'a pas réussit à en placer une pour lui annoncer qu'ils avaient divorcé et il maudit sa mère de ne pas lui avoir fait passer le message. Le pompier est donc contraint pour le bien être de sa grand-mère, bien décédera si elle n'a pas ce qu'elle veut et Jay ne veut pas lui briser son petit cœur, d'aller demander de l'aide auprès de son ex-femme. Il en a chier devant sa porte. Ce n'est pas avec un bouquet de fleurs, ni même avec de la glace à la vanille et des muffins au chocolat qu'il a réussit à la convaincre. Elle était fière, fière qu'il rampe à ses pieds et Jay la soupçonne même d'en avoir trop abuser. Malgré tout, Ellie a acceptée de le suivre jusqu'en France, à la grande surprise de Jay. Il aurait du penser simplement à dire à sa grand-mère que Ellie était malade et qu'elle ne pouvait pas se joindre à la cérémonie. Ça aurait été plus simple et ça lui aurait éviter une Ellie chiante qui lui en fait voir de toutes les couleurs depuis trois jours. Heureusement qu'il ne reste plus que quatre jours à la supporter, avant qu'ils ne reprennent l'avion et qu'ils reprennent leur vie comme ils l'avaient laisser à Cap Harbor. En entendant c'est qui, qui doit se la coltiner ? C'est bel et bien Jay, il est à deux doigts de se tirer une balle. Mais Jay s'avère être un gentleman. Il lui laisse même le lit pour dormir, tandis qu'il fait plus ample connaissance chaque nuit avec le parquet. Elle ne pourra pas dire qu'il ne pense pas à elle. Enfin, il ne reste plus que quatre jours avant que tout ce cirque se termine, qu'il arrête d'être gentil, doux et attentionnée envers Ellie devant tous et donc qu'ils arrêtent de jouer à ce faux couple auquel tout le monde semble pourtant croire.

Aujourd'hui, c'est le grand jour. C'est aujourd'hui en cette douce journée de novembre, que sa grand-mère a décidé de s'unir avec le nouvel homme de sa vie. Pourquoi Jay et Ellie passent-ils leur temps à se rendre à des mariages ? La dernière fois ça avait mal finit, espérons que ça ne soit pas le cas cette fois-ci. Le jeune homme a une nouvelle fois opter pour un costume et il a même assortit sa chemise à la robe d'Ellie, il fait des efforts. « T'es prête ? » Dit-il en lui adressant un regard au travers du miroir dans lequel il se regarde afin de réajuster son nœud. « Faudrait qu'on y soit dans vingt minutes. » D'après les messages de sa mère, c'est ce qu'il a comprit. « Ah, au fait, j'ai dis à ma grand-mère hier que tu étais enceinte donc ne t'étonne pas si tout le monde te pose la question. » Pourquoi avait-il dit ça ? Lui-même ne sait pas, c'était dans le feu de l'action. Puis franchement être en France avec Ellie, avait le don de le rendre nostalgique. « Donc pas d'alcool pour toi. » Ellie va être triste ? C'est point grave, Jay boira à sa place. Il se sacrifie pour la juste cause ! « C'est pas comme si, on n'avait jamais parlé d'avoir des enfants. » Sauf que c'était à une époque lointaine, mais pourtant Jay a toujours éprouvé ce besoin d'un jour devenir père. Quand Ellie finit enfin de râler, Jay lui prend sa main et la tire de la chambre pour descendre jusqu'au rez-de-chaussée afin de rejoindre les membres de sa famille. Ils ne tardent pas à tous se mettre en route jusqu'au lieu de l’événement. Il y a des millions de blabla à suivre et des millions de bises à faire, Jay en a déjà marre. Mais elle est où Ellie ? Elle était à son bras, il y a pas moins de cinq minutes en arrière ... Elle a disparue ? La voilà en train de faire les yeux doux à son cousin, Jean-Charles qu'il n'a pas vu depuis au moins une dizaine d'année. Elle se fout de sa gueule ? L'homme arrive derrière elle en capturant ses hanches et en déposant un baiser sur l'une de ses épaules dénudées. « Je vois que tu as fais connaissance avec ma femme. » Il est sérieusement en train de marquer son territoire ? Oh que oui ! « Je ne savais pas que tu parlais français. » Dit-il à l'égard de son ex-femme. Ou alors ils étaient simplement en train de parler en anglais, Jay ne sait pas, il a prit la conversation en cours. « Tu viens chérie ? » Comment ça, elle ne veut pas ? Mais ça va commencer ! « Me fait pas ça, pas aujourd'hui ... » Dit-il en glissant ces quelques mots dans le creux de son oreille. Non, elle n'a pas le droit de lui taper une scène aujourd'hui. Merde ! Il a été gentil depuis trois jours ! Elle peut bien faire un effort encore le temps qu'il reste ! « S'il te plait ... »

_________________
✻ there's a smell of stale fear that's reeking from our skins. the drinking never stops because the drinks absolve our sins, we sit and grow our roots through the floor. but what are we waiting for ? so give me something to believe cause i'm living just to breathe and i need something more, to keep on breathing for so give me something to believe.
Revenir en haut Aller en bas
‹ OUR FAMILY IS A HAPPY ONE.

❝ Family don't end with blood ❞
‹ OUR FAMILY IS A HAPPY ONE.
Voir le profil de l'utilisateur


›› It's my life
›› Cap Harbor since : 23/07/2015
›› Commérages : 790
›› Pseudo : ginger squid, a.k.a. Laura ♥
›› Célébrité : Emmy cutie Rossum
›› Schizophrénie : bree, bruce & zoé
›› more about me

A DROP IN THE OCEAN
›› family portrait :

Re: ✻ paris, je t'aime. (jayllie) ✻ ( Dim 27 Nov - 23:31 )



✻ ✻ ✻
Never apologize for how you feel. No one can control how they feel. The sun doesn’t apologize for being the sun. The rain doesn’t say sorry for falling. Feelings just are.

J'observe mon reflet dans le miroir de la salle de bain. Je ne sais pas si je me trouve vraiment jolie, ou si les miroirs français rendent simplement beau. Ça expliquerait la classe à la française ? Mmh. Je fronce légèrement les sourcils. Oui, mais... Jay a la classe à la française naturellement ? Donc ce serait plutôt dans leurs gênes, en fait ? Oui, cette question devient beaucoup trop philosophique. Je finis donc par hausser les sourcils, jette un dernier coup d’œil au miroir pour être sûre que rien ne cloche chez moi avant de quitter la pièce pour retrouver mon... Urm, Jay dans la chambre d'amis où nous logeons pour la semaine. J'aurai dû dire ex-époux, puisque c'est ce qu'il est, mais cette semaine nous sommes de nouveaux mari et femme et la frontière entre le rêve et la réalité est bien floue. La petite histoire, c'est que la grand-mère de Jay qui se marie aujourd'hui n'était pas au courant de notre divorce, et que j'ai donc naturellement été conviée à Paris pour assister à la cérémonie. Et parce que apparemment faire semblant d'être toujours ensemble est plus simple que de simplement avouer la vérité à mamie Martin, j'ai accepté l'invitation. Parce que ça m'a fait plaisir de faire poireauter Jay quelques jours. Et aussi parce que je suis amoureuse de Paris et que je ne refuserais jamais un voyage offert dans la capitale française. Et oui, bien entendu, c'est étrange d'être tout le temps aux côtés de Jay sans que nous nous insultions. C'est étrange de faire semblant alors que c'était réel il y a quelques années. Mais, étonnamment, ce n'est pas difficile. C'est comme retrouver une vieille habitude, en fait, de prétendre être la femme de Jay. Et je ne crois pas que ça me fasse beaucoup de mal. Je sais d'ores et déjà que tout ça ne durera pas. Et je ne cherche pas à profiter de la situation non plus. Je crois que j'ai compris. Que c'est vraiment terminé, lui et moi. Et même si ça me chagrine, peut-être que cette jolie semaine à Paris peut être toute la conclusion de notre histoire. Ce serait une belle fin, en tout cas.

« T'es prête ? » Un léger sourire vient s'inscrire sur mes lèvres tandis que j'acquiesce. Oui, je crois qu'on est bon ! « Faudrait qu'on y soit dans vingt minutes. » Euh... Est-ce que c'est faisable, ça ? Je ne sais pas. J'imagine que oui, sinon Jay ce serait fait un plaisir de me beugler dessus pour que je me dépêche. Quoi que... Jay ne m'a pas encore crié dessus, même lorsque nous étions seuls. Oui, il y a du progrès ! « Je te suis ! » Parce que, clairement, ce n'est pas moi qui vais trouver le chemin dans cette immense ville. A Cap Harbor, il n'y aurait eu aucun problème. Mais j'ai laissé ma campagne perdue à des kilomètres de moi. On quitte donc la maison familiale et on entre dans un taxi. C'est plus pratique, pour ne pas se perdre ! Merci Captain Obvious. « Ah, au fait, j'ai dis à ma grand-mère hier que tu étais enceinte donc ne t'étonne pas si tout le monde te pose la question. » Je tourne lentement mon visage vers lui, en un magnifique ralenti digne des meilleurs films d'Hollywood. Pardon ? Je suis sûre d'avoir bien entendu. J'espère ne pas avoir bien entendu, mais vu la tête un peu trop sérieuse du brun... « QUOI ?! » Non mais... Je suis sûre que sa grand-mère va me faire une remarque juste pour me faire plaisir, et que ça ne marchera pas pour la simple et bonne raison que je ne suis pas enceinte. Ou alors on aurait un Jésus 2.0, ce qui serait tout aussi problématique. « Donc pas d'alcool pour toi. » Oh, et il y a de ça aussi. Ma bouche s'ouvre en un joli o, sous le choc de cette nouvelle. « Mais ! » C'est injuste. L'alcool, c'est la seule partie bien des mariages ! Il l'a fait exprès, je suis sûre. Une partie de moi décide de le détester immédiatement. Mais au final, un sourire taquin apparaît au coin de mes lèvres. Paris nous rend beaucoup trop... Complices ? « Tu vas me le payer. » Je ne sais pas encore comment, mais je vais sérieusement y réfléchir ! Je devrais inventer une anecdote des plus embarrassantes pour sa grand-mère. Ou lui faire un croche-pied à l'ouverture du bal ? « C'est pas comme si, on n'avait jamais parlé d'avoir des enfants. » Sa réflexion me tire de mes pensées machiavéliques. « Uh ? » Oui ? Bien sûr qu'on a déjà parlé d'avoir des enfants, mais... C'est différent. Déjà parce qu'à l'époque c'était une hypothèse réalisable alors que je n'étais pas prête. Et qu'aujourd'hui ce n'est plus faisable, du moins pas des minis Ellie et Jay, alors que je suis prête ? Enfin, je dis ça maintenant mais je n'aurais certainement pas d'enfant demain. Mais si nous étions toujours ensemble, aujourd'hui je serai sans doute prête. Voire même enceinte ? Mon dieu... Qu'est-ce qu'il ne vient pas de dire. « Dans un univers alternatif, on serait déjà parent. » C'est un peu curieux, comme réflexion. Cette semaine entière semble être dans un univers alternatif. Alors soit, ok, je suis enceinte. « Si ta grand-mère me dit que j'ai pris du poids, je pleure. » Je préviens, quand même. Ok j'viens de voir que dans ton poste ils étaient toujours dans la chambre. Je m'excuse, mais j'ai la flemme de tout réécrire. Crimes et châtiments pour moi.

S'en suit les habituelles salutations et prises de nouvelles lorsque nous arrivons à l'église, et qu'on retrouve toute la famille française de Jay et les inconnus de la famille du marié. Pour tout dire, je suis un peu perdue. Je ne maîtrise pas beaucoup la langue française, l'ayant étudié que quelques années au lycée. Et les mangeurs de grenouilles sont nombreux, parlent vite et je fais bien attention de rester aux côtés de Jay. Jusqu'à ce qu'une adolescente essaie de me complimenter sur ma robe dans un anglais précaire, que j'écoute par politesse avec un sourire sur les lèvres et qu'il continue son chemin d'embrassades et de retour de l'enfant prodigue seul. Très bien ! Je vis très bien mon abandon. Je ère un peu dans la foule à la recherche de mon traître de faux époux, et je finis par être interpellé par un individu de type masculin, de taille fichtrement grande pour moi qui ne suis même pas petite et d'une voix fichtrement beaucoup trop grave. Et d'un anglais parfait, quoi qu'un peu prononcé barbarement, mais tout à fait compréhensible. « Vous êtes perdue, Madame Thompson ? » Woaw, et en plus le type sait qui je suis. Blbl, je suis conquise. Je souris en acquiesçant légèrement. Pour la peine, j'ose même sortir mon français ! « Oui. Monsieur Thomspon est... » Ok, ma liste d'adjectifs est courte et aucun ne colle. Je sais dire beau, gentil et intelligent... Alors je finis ma phrase en anglais. Faut pas pousser non plus. « Fourbe. » Le type sourit. J'suis conquise j'vous dit. « Charmant. Je suis Jean-Charles, un cousin lointain. » Qu'il me dit en me tendant une main. Je fronce légèrement les sourcils en la serrant. Je ne me souviens pas d'un Jean-Charles ? Il y a bien eu un Charles d'invité à notre mariage, mais il était un peu plus... Gros. Et bien moins séduisant. « Charles pour les intimes. Je suis venu à ton mariage. » HAAAAAN. Oh mon dieu ! Mais il a bien vieilli, Charles ! Mon air de réalisation semble l'amuser et il fait lui-même la remarque sur sa perte de poids. « C'est beau toi. » J'aurai peut-être dû réviser mon français avant de venir ? Il rit et me remercie. Finalement, on repart en anglais. C'est plus simple pour tout le monde... Et je me dis que, à l'avenir, je pourrais tout à fait rester dans la famille Martin (Thompson) en épousant Charles. En tout cas, moi, ça ne me dérangerait pas !

Je sursaute légèrement lorsque des mains viennent enserrer mes hanches, mais me détends largement lorsque je comprends qu'il s'agit de Jay. Oui, d'accord, c'est vrai. Jay est toujours mon époux et ces gestes sont normaux... Ou peut-être pas ? Le baiser sur mon épaule, qui me fait frissonner malgré moi au passage, était-il vraiment nécessaire ? Je le regarde, l'air perplexe. Son attention est pourtant portée sur Charles... Oh mon dieu. « Je vois que tu as fais connaissance avec ma femme. » Jay est jaloux. Un large sourire ma parvient sans même que je ne puisse le retreindre. Parce que les rôles sont inversés, pour une fois. Et que je n'ai plus besoin de chercher un moyen pour me venger de mon interdiction de boire, ce soir... Et parce que, soyons francs, j'ai toujours aimé Jay le jaloux. « Je ne savais pas que tu parlais français. » Je hausse légèrement les sourcils, amusée. « Oui. Charles dit que mon français est charmante. » Et voulez-vous coucher avec moi ce soir, aussi. Et je suis un peu trop fière d'avoir fait une phrase correcte. Enfin, je crois qu'elle est correcte. Sujet, verbe, complément ? Tout va bien ? Je me tourne vers Charles pour avoir confirmation. Charles acquiesce, un sourire aux lèvres. Et je lui souris en retour. Principalement pour faire rager Jay, mais surtout parce que je suis polie. « Tu viens chérie ? » Je ne sais pas, je suis bien avec Charles ? « Mais je- » Je commence à argumenter, pleine de conviction mais surtout sans arguments. « Me fait pas ça, pas aujourd'hui ... » M'interrompt-il avec une douce ferveur au creux de mon oreille. Je jette un coup d'oeil au cousin qui semble curieux de la situation avant de me tourner à mon tour vers Jay pour lui chuchoter à l'oreille. « Jay, je suis une femme célibataire, seule et esseulée et j'aimerai trouver l'amour moi aussi. » On dit que les mariages sont le lieu parfait pour ça, non ? Il me regarde, mi-perplexe mi-agacé. « S'il te plait ... » Oh, mais s'il est poli en plus ! Je pousse un soupir. Très bien... « Okay. » Parce que je suis gentille, okay ? Je me tourne vers Charles, lui promets qu'on discutera plus tard et accepte de me laisser guider sur l'un des bancs de l'église. Alors que tout le monde prend place, je me décide de pousser le bouchon avec Maurice Jay. « Ce serait bizarre pour toi si je sortais avec ton cousin ? » Et elle ose dire que Jay est fourbe, après. Lorsque tout le monde est installé, le futur époux à côté du prête, l'orgue commence les premières notes de la marche nuptiale et on se lève tous d'un même mouvement. La mamie de Jay arrive, dans une robe des plus élégantes et un grand sourire sur les lèvres. Un sourire me parvient à cette vue. Parce que sa mamie est trop mignonne, et je me dis qu'il y a toujours de l'espoir. Je suis pas sûre d'être prête de me marier à soixante-dix ans, mais... Il y a toujours de l'espoir. La cérémonie commence. En français, bien sûr. Et je ne comprends rien. J'essaie pourtant de suivre, mais je me rends à l'évidence au bout de deux minutes. « Je comprends rien, mais ta grand-mère est très jolie. » Je vais glisser en chuchotant à Jay. Je n'écoute même plus ce qu'il se passe. Je repense au désastre dans lequel s'est terminé le mariage de Joanna, et ces fichues minutes où nous étions enfermés aux toilettes avec Jay... Et parce que je n'ai rien de mieux à faire, je me décide de l'observer. En toute subtilité, bien entendu. Il observe la cérémonie, un léger sourire sur les lèvres. Il est beau, quand il sourit. Je préfère largement ça que lorsqu'il est en colère. Parce qu'il doit sentir son regard sur moi il tourne la tête et je détourne immédiatement mon attention de lui. Non, c'est faux, je ne suis pas prise en flagrant délit. Je finis par prendre sa main dans la mienne,  regardant avec un léger pincement au cœur les alliances que nous avons dû ressortir pour cette semaine se croiser. Dans un univers alternatif, on est toujours marié aussi. C'est un léger sentiment d'oppression qui me pousse à gêner tout le monde pour rejoindre la sortie aussi discrètement que possible. Dieu merci, tout le monde est enfermé dans sa petite bulle de bonheur et ne fait même pas attention à moi. Une fois dehors, les poumons remplis d'air frais, je me dis que définitivement il faut que j'arrête d'assister à des mariages avec Jason Thompson... Que j'arrête d'assister à des mariages tout court, en fait.

_________________
lumiere over me
≈ we are surrounded by all of these lies and people who talk too much. you got the kind of look in your eyes as if no one knows anything but us. and should this be the last thing I see, I want you to know it's enough for me, 'cause all that you are is all that I'll ever need. I'm so in love
Revenir en haut Aller en bas

✻ paris, je t'aime. (jayllie)

SCREW DESTINY :: postcard for far away :: Lieux divers :: Around the world
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
( )



Outils de modération