Calendrier de l'Avent - Raëlle ft "guest"

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Calendrier de l'Avent - Raëlle ft "guest" ✻ ( Ven 18 Nov - 20:17 )

"Carnet de route" du Calendrier de l'Avent "Raëlle"
Ils flottent, ils volent. Ils sont Dieu, ils sont anges, ils sont seuls. Autour d'eux, le monde s'efface et se réduit au simple décor d'un théâtre dont ils sont les uniques acteurs. Ils s'aiment. D'un amour dans le sang. D'une ivresse permanente. Dans l'instant et l'éternité. Et en même temps, la peur est partout. La peur du manque. La peur de se retrouver sans oxygène. C'est l'évidence et la confusion. C'est à la fois la foudre et l'anéantissement. Le plus beau des printemps, l'orage le plus violent. Et pourtant, ils s'aiment. (Citation de Guillaume Musso)


Vendredi 18 Novembre – Fin d’après-midi :

Jean ressort de chez Gaëlle avec un léger sourire. Emmitouflée dans son manteau, étonnamment doté de couleurs sobres, le nez caché dans son épaisse écharpe en laine, la jeune femme a le sentiment de la mission bien accomplie. Elle vient d’aller donner à la kiné un calendrier de l’Avent. Qu’elle a réalisé avec la complicité d’un petit groupe de personnes, qui se sont surnommées « La Ligue Pro-Raëlle », composée de Sharon (tante de Gaëlle), de Yan (un petit patient de l’Anglaise), de James (un frère de Raph), de Sara (une de ses sœurs), des parents Edgecombe et de la jeune souffleuse de verre. Le petit groupe s’est donné une mission : parvenir à rassembler l’ancien couple. Tous, ils sont convaincus que les Anglais sont destinés à se retrouver. Entre le fait que James ait vu le sculpteur détruire une œuvre qu’il avait réalisé pour son mariage, le jour dudit mariage, alors qu’il se trouvait en Irlande et avait prétendu aux siens que Gaëlle n’était qu’une erreur dans sa vie. Entre la conviction qu’en retirait visiblement Saralyne (partagée par James), sur le fait que le plus jeune des garçons Edgecombe n’avait pas tiré un trait sur la jolie blonde. Entre la certitude de Sharon que les deux jeunes anglais ne pouvaient décemment voir leur histoire s’arrêter de la sorte. Entre les parents Edgecombe qui sont persuadés que le couple existe encore, même s'il n'en ont plus conscience. Entre l’espoir de Jean, qui se refusait à voir la plus belle histoire qu’elle ait pu voir de ses propres yeux finir ainsi. Et entre l’espérance de tous que Gaëlle devait bien retrouver, partiellement au moins, ce qu’elle éprouvait autrefois pour le râleur… Le petit groupe a de quoi faire. Sans oublier les diverses petites scènes, auxquelles ils ont pu assister. Des regards qui se voilaient, quand on parlait de l’un à l’autre. Un sourire qui illumine parfois le visage de l’un quand l’autre est évoqué. Mais aussi quelques échanges de regards, plus que parlants, que Jean a pu voir, entre les deux anciens tourtereaux : ils refusent tous d’abandonner l’espoir de les voir se retrouver. Et c’est bien pour cela qu’est né l’idée de ce calendrier de l’Avent. Le calendrier, en tant qu’objet, a été fabriqué par Jean, avec l’aide de Sara. Les idées des « cadeaux » s’y trouvant, sont le fruit de la réflexion de toute la « Ligue ». Certains ont été envoyés d’Angleterre, d’autres ont été construits, ou achetés, directement à CH, par les deux jeunes femmes présentes. Deux calendriers ont ainsi été faits : un pour la blonde, un pour le brun. Jean s’est chargée de donner celui de Gaëlle à la kiné, tandis que Sara s’est occupée de transmettre celui de son frangin, en main propre.

Mettant ses mains dans ses poches, Jean espère. Elle espère que le duo va jouer le jeu. Car c’est en effet une sorte de gros jeu, ce calendrier. A chaque jour son petit cadeau. Ou son petit défi. Mais tout est lié au « Raëlle ». A leur passé commun. Tout est voué à essayer de les rapprocher. La Ligue n’est pas dupe, elle a bien remarqué qu’ils se sont rapprochés en début d’année, pour s’éloigner, peu de temps après. Il leur faut donc remédier à cela. D’où l’idée de ce calendrier de l’Avent. Contenant quelques défis que le duo devra relever ensemble. D’autres qui obligeront l’un à faire un truc pour l’autre, à tour de rôle (et celui qui n’aura pas de défi, ce jour-là, aura un petit cadeau, mais qui ne concerne pas vraiment l’ancien couple). Et il y a aussi des jours sans défis, là, les deux auront un cadeau, en lien direct avec leur passé. Jean espère que Raph ne fera pas sa tête de mule. Normalement, ça ne devrait pas être le cas, la Ligue s’est assurée que les divers défis et cadeaux ne soient pas trop « lourds », et ne finissent pas par lui faire faire demi-tour. Il ne manquerait plus que ça, après tout, qu’il s’éloigne encore plus de la blonde qu’il ne l’a fait il y a plusieurs mois. De surcroît, pour s’assurer que les divers défis soient bels et bien faits, les deux Anglais ont l’obligation d’envoyer des photos « preuves » des défis réalisés, au jour le jour. Cela permettra aussi à Sara et à Jean de savoir si elles peuvent « récompenser » les anciens tourtereaux, en allant mettre dans leur boite aux lettres certains « cadeaux », qui, pour diverses raisons, ne pouvaient tenir dans le calendrier. Alors oui, Jean a hâte : hâte de voir s’ils vont se montrer joueurs. Hâte de voir s’ils vont parvenir à combler le fossé qui les éloigne l’un de l’autre. Hâte de voir s’ils vont simplement parvenir à se retrouver. Enfin.

En savoir plus sur le fonctionnement du Calendrier :
 

P'tites précisions sur le sujet :
 

Détail du Calendrier (Mis à jour régulièrement, on garde l'ensemble "surprise", p'tits curieux !) :
 

code by Silver Lungs

_________________
I tremble. They're gonna eat me alive if I stumble. Can you hear my heart beating like a hammer? Help, I'm alive, my heart keeps beating like a hammer. Hard to be soft, tough to be tender. Come take my pulse, the pace is on a runaway train. Help, I'm alive, my heart keeps beating like a hammer. If my life is mine what shouldn't I do? Help, I'm alive, my heart keeps beating like a hammer. Hard to be soft tough to be tender.


Présence réduite jusqu'à janvier (click pour infos)

Dernière édition par Jean Grímsson le Mar 3 Jan - 17:49, édité 1 fois
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Re: Calendrier de l'Avent - Raëlle ft "guest" ✻ ( Lun 28 Nov - 16:07 )


Carnet de route du Calendrier de l'Avent spécial Raëlle
RAËLLE
So I'm calling out. I'm calling out to the only one who can save us from what we've done. Don't leave me hanging on. I'm reaching out and praying you'll come back again. It's just darkness I'm living in and you're the only place my heart has ever been. Maybe I'm desperate for a reason to believe there wasn't any way I thought that we would fall. I've seen perfection in a rainbow in the sky. I've seen a child make the coldest grown man cry. But loving you, I thought, was greater than them all. We had it all, just you and me. Now there's a doorway to my heart without a key. Wherever you are right now, come back and show me how you feel because I'm lost without you here.

1er décembre 2016.
Et un p'tit Kinder Bueno..

Un calendrier de l'Avent. Mais, quelle idée.. Encore une nouvelle facétie de certaines personnes de mon entourage. Ou plutôt de notre entourage -plus précisément de Jean et de Sara, même si je me doute fortement que Sharon n'est pas innocente dans tout cela-, c'est largement plus correct. Cela fait quelques jours qu'il est, quelque peu, caché dans l'une des pièces du cabinet que je prends soin de fermer à clés pour que Chris ne tombe pas dessus. Disons que je me doute qu'il risque fortement de tomber sur des choses qui ne lui plairont pas. La présence de Raphaël, dans cette ville, est un sujet tabou entre nous. Lorsqu'on évoque brièvement son cas -surtout depuis qu'il travaille au cabinet-, ça part dans tous les sens. Il est clair qu'il dégouline de jalousie dès qu'il sait que je m'en vais au cabinet et que je risque de tomber sur l'Edgecombe lorsqu'il est, lui aussi, présent au cabinet pour ses fresques. On s'est déjà plus ou moins engueuler à ce sujet. Il m'énerve à surveiller tous mes moindres faits et gestes, c'est limite s'il ne fouille pas dans mon téléphone. A cause de cette sorte de crainte, je ne le lâche même plus, moi qui, de base, ne me traîne jamais ce téléphone à longueur de temps. Me sentir ainsi contrôlée de tous les côtés ne me plait pas grandement. C'est un peu comme si j'étais une bête tombée dans un piège. Ce que je suis, très clairement. Bref. Toujours est-il que ce calendrier m'intrigue énormément depuis que Jean est venue le déposer chez moi. Chris n'était pas là. On a passé un petit moment à parler de tout et de rien -mais, bien de Raphaël sans même que je m'en rende compte-, autour d'un verre et de gâteaux faits spécialement pour elle, bien entendu. Elle m'a brièvement expliqué pourquoi ce calendrier m'a été destiné. Après, évidemment, elle ne m'a pas dit clairement que c'est pour donner un nouveau souffle à ce Raëlle attendu par bien des personnes au final. Juste que c'est pour tenter de réanimer cette amitié entre nous. Et très sincèrement, je suis loin -très loin, même- d'imaginer tout ce qui m'y attend..

Curieuse et joueuse de nature, je ne me suis pas réellement faite prier pour me laisser tenter par la découverte des secrets de ce calendrier atypique, juste fait pour nous. Et étant restée une grande gamine, je pense à ce calendrier qui m'attend alors même que mes yeux s'ouvrent. C'était la chose à faire, que de le ramener au cabinet pour ne pas qu'il soit à la maison. A tous les coups, Chris aurait mis son nez là-dedans et même s'il fait de gros efforts ces derniers temps, je ne lui fais pas suffisamment confiance pour le laisser chez-nous. Surtout que je n'ai pas envie de me batailler contre lui depuis la nouvelle concernant Sharon. Le lendemain du passage chez Jean, chez moi. Et donc, ce voyage éclair jusqu'à Londres m'a vraiment fragilisé encore plus que je ne l'ai été avant ce nouveau coup dur. S'il arrive quelque chose à Sharon .. Un AVC, ce n'est pas rien quand même. Heureusement que ce n'est qu'une fausse alerte, juste pour me tenir éloignée de Chris en repoussant le mariage. Oui, heureusement. Ma tante, contrairement à moi, arrive à tenir un jeu sans le moindre soucis. Voilà pourquoi je ne me suis rendue compte de rien une fois chez elle, dans cette maison dans laquelle j'ai vécu de nombreuses années suite à la connerie de mon père.

Quelques heures plus tard, me voilà seule au cabinet. Ni Raphaël ni Remy ne sont présents. Ce n'est certainement pas plus mal en fait. Je vais pouvoir jeter un œil sur ce fameux calendrier pour voir ce que me réserve le premier jour, cette première pochette finement travaillée. Très certainement de la main de Jean. Avec un léger sourire, je l'ouvre. Et pour ce premier jour du mois, c'est.. Un Kinder Bueno qui se montre à moi. Je le prends dans l'une de mes mains, reposant cette pochette de tissu de l'autre. Je ne sais pas pourquoi, mais cette simple gourmandise bien sucrée me fait sourire. Un sourire du bout des lèvres alors même que je me dis qu'il tombe très bien pour une petite pause thé. Ce que je n'ai pas tardé à faire. Et pourtant.. Pourtant, tellement de choses me sont venues en tête, d'un coup. Sans prévenir. Comme bien souvent dès que je prends le temps d'écouter, un minimum, ce p'tit coeur qui lutte pour continuer de survivre. Bien entendu, il n'y a pourtant aucun miracle. Ma vie d'avant ne me saute dessus pour de bon. Non. Mais, alors que je m'assois sur le fauteuil de ma p'tite pièce, je me mordille la lèvre. Ce n'est pas forcément le souvenir d'avoir surnommé Raph comme étant mon Kinder Bueno qui me fait planter, là. Un autre souvenir s'impose à moi. Pour ces fameux Kinder Surprise.. Fameux, pour quelle raison ? Simplement parce qu'ils étaient loin d'être normaux. Alors que je bois quelques gorgées de mon thé au caramel, ça fait beaucoup trop de coïncidences pour que je n'y prête pas la moindre attention. Du chocolat, du caramel.. Il n'en faut pas plus pour que mon p'tit coeur s'amuse à raviver ces souvenirs de ces Kinder Surprise si spéciaux pour nous. Pour lesquels Raphaël s'amusait à les ouvrir, en douce, soigneusement, pour y glisser un mot ou un petit dessin à la place de la surprise. Avant de refermer le chocolat pour le remballer comme si de rien était. Des surprises qui étaient dans notre petit coin réservé qu'à nous, pour que personne ne tombe dessus.. Est-ce que c'est vraiment une preuve qu'on ne se supportait tellement pas, au point de s'étouffer mutuellement ? J'en doute. Il n'était pas obligé de faire tout cela. Pourtant, il le faisait.. Pas tout le temps, sinon l'effet de surprise n'était plus aussi fort. Je ne comprends pas, ou plus. Je ne sais tout simplement plus quoi penser. Jetant un regard par la fenêtre, un soupire m'échappe. Mes pensées s'égarent alors même que l'heure tourne. J'ai encore des choses à faire. Et pourtant, ce premier jour de ce calendrier m'a déjà mis un p'tit coup sur la tête. Dire que ce n'est que le début.. Je me demande ce que les prochains jours me réservent.


© Pando

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The girl who laughs and talks a lot and seems very happy is also the girl who may cry herself to sleep.      I'll just try and pretend I'm fine..


Dernière édition par Gaëlle Gates le Mer 7 Déc - 15:24, édité 1 fois
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Re: Calendrier de l'Avent - Raëlle ft "guest" ✻ ( Sam 3 Déc - 18:39 )

Raëlle
J'aimerais n'pas t'aimer autant pour pouvoir m'éloigner sans m'effondrer sans paniquer, sans avoir l'sentiment que j'vais disparaître ou m'blesser à jamais en tombant dans l'vide... J'suis déchiré, en conflit permanent à l'intérieur d'moi, si épuisé à chercher une issue qui m'fasse pas mal. J'ai déjà l'mal de toi et j'crains d'avoir mal par toi. C'dur d'être loin d'toi et d'plus entendre ta voix. C'difficile d'avoir toujours un manque en soi et d'voir à quel point mon bonheur dépend d'toi... C'horrible d'avoir aucune raison d'avancer, et d'se forcer à sourire pour n'pas pleurer. C'atroce d'se dire qu'jamais tu n'me reviendras, et qu'jusqu'à mon dernier souffle tu m'manqueras... "(Mélange de 2 citations, une de Jacques Salomé, et l'autre de non-indiqué....).


Jeudi 1er décembre : Le goût du 1er baiser.

J’vais être honnête : c’calendrier à la con, j’ai même pas envie d’l’ouvrir. Ca m’branche moyennement d’voir c’que Jean et ma frangine ont pu concocter, avec leurs idées saugrenues ! Cela dit, m’faut admettre qu’une part de moi est intriguée, et sans doute un peu trop joueuse aussi. C’bien pour ça qu’durant toute la journée d’ce fichu 1er décembre, j’ai hésité : jouer l’jeu ou non. Afin d’pas m’énerver moi-même, j’ai tout mis en œuvre pour n’pas avoir à être chez moi, l’plus longtemps possible. J’suis parti bien plus tôt qu’prévu, et rentré amplement plus tard qu’prévu. D’ailleurs, ça a agacé mes bestioles, à en croire l’bordel qu’Pando, Proust et Placebo m’ont laissés découvrir, dans ma cour arrière. Disons qu’ça fait déjà plusieurs jours qu’j’suis d’moins en moins à la maison, et qu’ils sont donc dehors d’plus en plus longtemps, malgré l’froid qui commence à s’faire ressentir. J’sais : j’suis un méchant maître. ‘fin, ils sont habitués à être dehors, car même quand j’lui chez moi, ils sont pas tout l’temps à l’intérieur. Ils m’tiennent surtout compagnie quand j’suis dans mon atelier, sinon, soit ils vont dehors et m’font comprendre quand ils veulent aller et venir, soit j’suis dans l’jardin avec eux (‘fin, en quelque sorte, disons qu’j’m’occupe du jardin alors qu’eux font leur vie), soit j’laisse Pando chasser, Proust vaquer à sa vie d’lapin et j’vais m’balader avec Placebo. Puis bon, d’toute façon : j’ai d’l’espace à l’extérieur, pour qu’ils s’défoulent, faut bien qu’ça serve ! Donc, si vous voulez m’dénoncer à Brigitte Bardot, bah, faites donc… C’pas moi qui vais perdre mon temps pour que dalle, hein, car faut pas abuser non plus : j’maltraite pas mes animaux d’compagnie. Sont bien nourris, bien soignés, bien traités. Honnêtement, j’prends bien plus soin d’eux que j’prends soin d’moi hein ! Bref, tout ça pour dire qu’Pando, Placebo et Proust doivent visiblement s’rebeller, d’devoir être aussi longtemps dehors, sans pouvoir aller s’reposer une heure ou deux à l’intérieur. Suffit d’voir l’état d’quelques plantes pour l’comprendre… J’crois qu’dans leur langage, ils m’font quelques reproches…

Comme il fait déjà nuit, j’cherche même pas à nettoyer leurs conneries maintenant. J’leur passe un savon, histoire d’bien remettre les pendules à l’heure, quant à qui commande ici, et c’qui est acceptable ou non, puis j’les fais rentrer. Ils s’jettent direct’ sur leurs gamelles, qu’j’ai récupérée d’l’extérieur, pour remplacer par l’repas du soir. Quant à moi, vu qu’j’ai – comme toujours – la flemme d’me faire à manger, j’me sors un plat tout à fait, qu’j’glisse dans l’micro-ondes. D’toute façon, j’ai pas super faim non plus, et j’me connais assez pour savoir qu’le peu d’appétit qu’j’ai, j’le perdrais en cuisinant : rien d’tel pour m’couper l’appétit ! N’y voyez pas là l’influence d’Tumy, pour une fois, elle n’y est pour rien. Là, c’juste une accumulation de stress en tout genre, liés à un paquet d’choses qui s’passent dans ma vie ou dans celles d’mes proches, qu’agit comme un puissant coupe-faim. Faudrait p’têtre conseiller ça aux nanas qui veillent faire un régime sans efforts, et refusent l’option « On adopte aussi un Cancer ! » (soyez sympas les gens, fait pourtant froid dehors ! Humour morbide du soir bonsoir !) : l’option surplus de stress. Soit qui vient dans la même période, soit d’la merde qui s’accumule, lentement. Comme un tas d’feuilles en automne, regroupé par un ouvrier cantonal un peu trop zélé, mais aussi pas très bien organisé. Moi, c’le 2nd cas : d’la merde très ancienne qui s’recouvre d’merde un peu plus récente, qu’est engloutie par d’la merde bien plus récente. Même pas l’temps d’commencer à faire du nettoyage qu’on en remet une couche. Au moins, on s’ennuie pas ! On va dire qu’c’l’côté positif d’la chose ! L’négatif, c’que votre cerveau vous laisse bien peu d’répit et qu’vous avez l’impression d’couler, sans pouvoir remédier à la situation, à tel point qu’vous commencez peu à peu à n’pas vous souciez d’sombrer. Mais ça va être pire dans quelques temps. Car j’suis un Edgecombe et qu’visiblement, c’te famille est maudite sur plusieurs générations : faut qu’on s’prenne un paquet d’coups dans la gueule. L’karma. C’comme ça, c’tout. C’la sonnerie – stridente à mes oreilles – du micro-ondes, qui m’fait revenir à l’instant présent. J’attrape mon plat, et m’traîne jusqu’à mon atelier. Car ouais, j’vais pas m’poser à bouffer sans rien foutre : faut qu’j’sois productif tout d’même ! J’ai une expo à préparer moi ! Et pour l’instant, j’crois encore en la probabilité qu’j’arrive à honorer les délais. Qu’c’beau d’rêver et d’se voiler la face !

Comme à mon habitude, j’pose mon repas sur la p’tite table. J’grignote un peu, puis j’allume mon PC pour avoir un fond sonore, vu qu’j’déteste bosser dans l’silence. Et qu’plus largement, j’pense qu’j’ai un problème avec l’silence : ça doit sans doute venir d’une enfance qu’a toujours été ponctuée par un paquet d’bruits : ceux des animaux d’la ferme, des machines étant utilisées pour l’travail dans l’domaine, d’la foule Edgecombienne qui passait entre les murs d’la propriété familiale, du service de pédia’, d’l’agitation scolaire…. Ouaip, j’pense que l’silence, j’déteste, car il offre juste une brèche à mon cerveau pour penser à tout, et surtout, à n’importe quoi… Déjà qu’dans une ambiance bruyante, il n’en fait qu’à sa tête par moments, autant éviter d’lui laisser l’champ libre en permanence ! Ou sinon, j’vous serai reconnaissant d’amener une guillotine (ouaip, j’suis dans l’délire « Révolution Française » en c’moment, c’comme ça !), qu’j’me débarrasse d’cette tête qui m’rend d’plus en plus taré. « Bon, allez, voyons c’que t’as dans l’bide ! », lancé-je à l’intention du bloc qu’j’vais sculpter. Pas trop d’idées précises. Ou plutôt : plusieurs idées, mais j’me laisserais porter, comme d’hab’, par mon instinct. Combien d’fois j’me suis dit qu’j’allais opter pour l’idée n°1, pour finir par réaliser qu’j’suis parti sur l’idée n°10 ! C’comme ça, j’change d’idées en cours de route, et bien souvent, j’me tiens pas moi-même au courant d’ça. Ouaip, être artiste, c’assumer d’pas avoir toute sa tête, en quelque sorte. M’enfin, ça, vous pouvez l’comprendre qu’si vous vous laisser porter par votre inspiration, elle-même entraînée par l’Art qu’vous avez pu choisir et l’matériel utilisé pour cela. Les minutes qui suivent sont ainsi partagées entre mon boulot, visant à extirper c’qui s’trouve dans c’bloc compact, et mes tentatives pour manger un peu (pas sûr qu’mon estomac apprécié d’être délaissé bien longtemps !). C’durant un bref moment où j’me sustente (bordel, j’ai du vocabulaire : tous aux abris, la fin du monde devrait être proche !), qu’j’entends du raffut en provenance du salon. Et avant même d’m’y rendre, j’sais c’que j’vais y voir : une lampe, éclatée au sol. Avec 3 suspects possibles : un chiot trop agité, une chatte un peu trop acrobate, ou un lapin fouineur à l’excès. Et le coupable est… « Proust, t’es sérieux là, vraiment ? », qu’j’souffle, en voyant la boule de poil précédemment nommée qui tente de s’cacher sous une table, alors qu’Pando ronfle, telle une bienheureuse, sur l’canapé, et qu’Placebo bouffe. J’perds même pas mon temps à engueuler Proust, il sait déjà fort bien qu’il a fait une belle connerie là, vu l’air penaud et effrayé qu’il affiche (j’crois qu’ce con s’est fait peur en brisant la lampe.). J’vais chercher d’quoi nettoyer c’merdier, avant d’m’y mettre. Durant plusieurs secondes, on n’entend rien d’autre qu’la musique, en provenance d’mon atelier, dont j’n’ai pas fermé la porte. Jusqu’à c’que…. « Tiens, j’l’avais presque oublié, lui.. », constaté-je en avisant l’fameux calendrier, sous la p’tite armoire, à proximité d’la lampe éclatée. Des morceaux d’celle-ci ont glissés en dessous, m’obligeant à aller nettoyer là-bas également. Qu’est-ce qu’il fout là ? C’simple : j’voulais pas l’voir. Pour éviter d’y penser sans arrêt. Déjà qu’j’pense quasi non-stop à Elle, alors si j’peux éviter tout c’qu’est plus ou moins lié à Elle, c’appréciable….

J’continue à ignorer l’calendrier, pour rassembler les divers morceaux d’ma lampe (paix à son âme ! Vous croyez qu’j’dois prononcer un discours ? Ok, j’me tais avec mes conneries !). Une fois cela fait, j’vais les foutre à la poubelle. C’en retournant dans l’salon qu’j’vois qu’Pando a dû s’amuser avec l’calendrier, pour l’attirer partiellement sous l’meuble, à l’aide d’ses pattes fourbes. « T’veux p’têtre qu’j’t’aide, Pando, nan ? ». J’demande, on sait jamais. Bon, OK, si elle m’répond, j’crois qu’j’vais demander de suite mon internement dans l’asile le plus proche ! Et, croyez-moi ou pas, mais c’ce moment qu’choisit Placebo pour s’y mettre aussi. Et aider Pando à extirper c’qui leur semble être un nouveau jeu. Sauf qu’avec leurs conneries, ils risquent d’l’abîmer. « Virez d’là ! », qu’j’ordonne sèchement, avant d’aller récupérer l’bidule. Pas parce qu’j’suis encore indécis sur ma participation à c’grand n’importe quoi qu’j’vais les laisser l’bousiller sans rien dire. J’sais reconnaître un truc qu’a été fait à la main, et c’le cas ici. Et j’ai assez d’respect pour tout c’qu’a été fait manuellement pour réagir. Et là, une fois qu’j’ai l’calendrier entre les mains, figurez-vous qu’Pando s’installe sur mes genoux en ronronnant, visiblement peu rancunière d’avoir été privée d’cet objet si intriguant. Et une poignée d’secondes plus tard, c’Placebo qui squatte vers moi, et m’lèche le visage, en mode « Bon garçon ». OK, faut qu’j’mette mon imagination en pause, c’est urgent, et faut aussi qu’j’arrête d’me prendre des verres quand j’arrive chez moi (pas tout l’temps, j’vous rassure !). J’repousse Placebo en l’sermonnant, car l’délire d’me faire lécher l’visage, c’pas ma came. J’vais pour m’relever, mais c’Proust qui débarque, et s’met sous l’meuble, pile quand j’voulais y refoutre l’calendrier. En avisant du coin d’l’œil, un chien qui s’couche à son tour vers son pote, j’lève les yeux au ciel : « C’un complot, c’ça ? ». J’les observe, tous les 3, à tour de rôle. « C’Sara qui vous a soudoyé pour faire ça, ou ça s’passe comment ? ». J’vous l’ai déjà dit, j’ai trop d’imagination… J’pousse un soupir, avant d’faire savoir que d’toute façon : « J’ai pas assez bu pour ça ! »

Et c’bien parce qu’j’pressentais qu’il m’fallait encore quelques verres supplémentaires qu’j’ai été m’servir un généreux verre d’téquilla, la plus forte qu’j’avais pu m’acheter, lors d’mes dernières courses. Bon, j’vous l’cache pas, l’espérance de vie du verre rempli est d’courte durée avec moi, particulièrement c’soir, avec c’qui m’attend. L’calendrier s’trouve maintenant sur l’plan d’travail d’ma cuisine à l’américaine. J’hésite pendant quelques secondes, entre prendre un autre verre pour supporter la connerie quelconque qui a été dissimulée dans la 1ère case, ou ouvrir ladite case de suite. J’finis par opter pour la 2nde solution. Et j’fais comme pour retirer un pansement : d’un seul geste, sans réfléchir. Et comme dans l’cas d’un pansement, ça fait mal. « Mouais, en fait, j’ai pas assez bu pour ça ! », qu’j’constate, en observant c’qui s’trouve dans ma main : un cookie aux fruits. Rien d’bien original, d’prime abord. J’vous l’accorde. Mais lorsqu’on resitue l’contexte plus précisément, ça prend une autre dimension. Disons qu’un tel cookie, avec, en arrière-plan, l’histoire qui m’lie à Elle, ça devient nettement plus…. « Sara, j’te déteste ! ». J’sais pas si elle l’a fait exprès, ou si elle s’est juste rabattue sur un tel gâteau, pour n’pas m’mettre un truc au chocolat, vu qu’j’ai horreur d’ça ! Toujours est-il qu’les cookies aux fruits sont intrinsèquement liés à notre histoire. Et plus précisément à notre 1er baiser. Car c’des cookies aux fruits qu’Elle m’avait apporté, y’a plus d’12 ans d’ça, lors d’une d’Ses visites à l’hosto. Des cookies aux choco’ pour Elle, ainsi qu’quelques carrés d’chocolat (non, Elle est à peine accro au choco la blonde !). Une p’tite ruse d’Sa part visant à m’faire manger, ruse qui s’est conclue par Ses lèvres qui S’sont écrasées sur les miennes. Ca commence déjà à remonter, et pourtant, j’m’en souviens comme si c’était hier… Plus précisément que j’ne m’souviens d’mon tout 1er baiser, pour être franc. J’quitte le salon, l’cookie dans la main (l’gâteau broyé dans ma main, m’faut l’avouer), pour rejoindre mon atelier, où j’finis par jeter l’dessert à la poubelle. Allez, on va s’dire qu’c’était pour pas m’foutre du choco, et rien d’autre ! D’toute façon, j’pense pas qu’ça soit un détail dont beaucoup d’personnes aient été mises au courant, d’ce 1er baiser aux goûts d’cookie aux fruits et d’carré d’chocolat. J’passe les heures qui suivent à bosser, terminant par jeter, sans surprise, mon plat auquel j’ai à moitié touché (et disons qu’avec les souvenirs d’un jour précis d’janvier, survenu y’a une décennie d’ça – si tant est qu’ça ait réellement existé, parfois, j’en doute…. – mon appétit a été encore plus réduit !). Lorsque j’me décide à aller m’coucher, la nuit est déjà plus que bien entamée. Mais j’file pas de suite m’préparer pour dormir. Non, avant, j’résiste pas à la curiosité qui m’fait aller ouvrir la 2nde case. Après tout, on est déjà demain, hein, vu l’heure… Disons qu’j’aime pas m’avouer vaincu si vite qu’ça. Disons qu’j’sais qu’si j’abandonne déjà, Sara finira convaincue (avec raison) qu’elle a vu juste concernant l’état d’mes sentiments concernant la kiné. Disons qu’j’aimerais savoir à quoi m’attendre. « Mais bien sûr, et tant qu’t’y es, t’veux pas qu’on aille bouffer au restau ? », qu’j’ronchonne en lisant le p’tit papier sur lequel l’programme à venir est indiqué : L’aider à décorer l’sapin d’Son cabinet. Bon, on va faire comme si Elle en avait déjà un, c’qui m’arrangerait franchement, car s’il faut qu’on aille l’acheter ensemble… Ca risque d’faire encore plus étrange. J’suis décidemment bien loin d’me douter de c’que m’réserve encore c’calendrier, qu’a pas fini d’malmener mon cerveau et ma raison, déjà bien emmerdés ces derniers temps. C’donc encore plus intrigué par la suite du programme qu’j’me décide à aller m’coucher. M’faudra être un peu reposé, pour surmonter tout ça.

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Re: Calendrier de l'Avent - Raëlle ft "guest" ✻ ( Lun 12 Déc - 18:43 )


Carnet de route du Calendrier de l'Avent spécial Raëlle
RAËLLE
So I'm calling out. I'm calling out to the only one who can save us from what we've done. Don't leave me hanging on. I'm reaching out and praying you'll come back again. It's just darkness I'm living in and you're the only place my heart has ever been. Maybe I'm desperate for a reason to believe there wasn't any way I thought that we would fall. I've seen perfection in a rainbow in the sky. I've seen a child make the coldest grown man cry. But loving you, I thought, was greater than them all. We had it all, just you and me. Now there's a doorway to my heart without a key. Wherever you are right now, come back and show me how you feel because I'm lost without you here.

2 décembre 2016.
Un beau -et grand- sapin à décorer au cabinet.. Ensemble.

Maintenant que ce Calendrier est lancé, j'en suis, par moments, à me demander si le simple fait de me prendre au jeu est une bonne chose. Certes, Raphaël m'a dit qu'il allait se prêter au jeu orchestré par Sara et Jean. Mais, il n'avait pas l'air si emballé que ça. Enfin, je ne sais pas, mais il avait l'air nettement peu enthousiaste dans ses messages. Est-ce qu'il jouera le jeu jusqu'à la fin ? Je n'en sais rien. Vraiment rien. Peut-être, avec de la chance .. Puis si les 23 autres surprises ressemblent à celle d'hier, cela devrait bien se passer tout de même, non ? Je ne sais pas ce qu'il a reçu. Un Kinder Bueno, ça m'étonnerait pourtant. Tout le monde -même mon amnésie et moi- sait qu'il ne supporte pas le chocolat. Ce n'est un secret pour personne. Sa soeur le sait, forcément. Cette hypothèse qui me semble cohérente attise vraiment ma curiosité.. J'étais même à deux doigts, hier soir, de lui demander ce qu'il a eu dans son calendrier en grande curieuse que je suis avec un petit message pas franchement réfléchi, du coup. Ca n'aurait pas été une bonne idée, j'en suis pleinement consciente. Mais, j'ai envie de savoir. Comme quoi, il y a des choses qui ne changent pas malgré cette foutue perte de mémoire qui me pollue la vie. J'ai tout simplement besoin de savoir jusqu'où elles sont allées, de savoir à quoi m'attendre pour la suite même si j'ai l'impression de nager en plein océan. Dans toute sa profondeur, alors même que le but de ce calendrier est de me sortir la tête hors de l'eau. De me tirer de cette profondeur si sombre pour me ramener à la surface de cette vie que je chérissais contrairement à celle d'aujourd'hui. En espérant que cela fonctionne. Que ça m'aide à me retrouver. Mais, j'en doute. Comment pourraient-elles réussir un tel exploit alors que je n'y arrive même pas moi-même ? Plus ces souvenirs me reviennent et plus je me dis qu'ils sont finalement faux. Pourquoi Raph m'aurait menti ? C'est juste.. ridicule. Il faudrait peut-être que je me fasse à cette idée une bonne fois pour toute. Pourquoi s'obstiner pour quelque chose qui ne devrait plus être ?

Une fois encore, je n'ai pas grandement fermé l’œil de la nuit. Je me suis même levée en pleine nuit -chose tout de même plus que rare en temps normal-, juste pour m'occuper de ranger la cuisine. Il fallait que je m'occupe pour ne pas me laisser distraire plus que nécessaire en anesthésiant ce p'tit cœur bien malmené et que je m'efforce au mieux de ne pas écouter. J'ai trop de choses en tête. Beaucoup trop. Alors certes, mon séjour plus que court à Londres m'a fait du bien. Etre sur place pour veiller sur Sharon, ça a marqué une sorte de coupure dans mon quotidien fou. Mais, je sais très bien qu'elle en ressort affaiblie. Je l'admire ma tante. Elle, elle est une battante. Elle l'a même toujours été. Après tout, elle m'a élevé comme sa propre fille une fois la connerie de mon père faite. Sharon n'a pas hésité à m'aménager une chambre dans sa petite maison pour que je m'y sente comme chez moi. Sauf que ça n'a jamais été réellement et pleinement le cas. Pourquoi ? Parce que j'avais quitté ma maison, mon village et mon entourage. Il me manquait quelque chose. Une présence, des bras réconfortants. Ce qui me manque ici aussi. Dans cette maison non plus, je ne suis pas chez moi même si les quelques photos de ma face de blonde ici et là peuvent prouver le contraire. C'est simple : je ne suis chez moi nul part. Chris a beau faire des efforts, il n'arrivera jamais à recoller tous les morceaux de mon passé qui reste un puzzle bien trop complexe pour moi, surtout que cette occupation n'est vraiment pas ma préférée tellement je suis loin d'être patiente. Et tant que je n'aurai pas cette impression, ça n'ira pas. Oui, je sais. Inutile de me le dire, j'ai déjà lavé cette assiette à trois reprises.. Mais, qu'importe. Je suis tellement dans mon petit monde volontairement fermé que je ne me rends même pas compte que les heures passent et que le jour perce dehors petit à petit. Et je ne sens qu'encore moins Chris me rejoindre, certainement surpris de me voir déjà réveillée à cette heure plus que matinale. J'ai toujours cette assiette dans l'une de mes mains lorsqu'il vient derrière moi, m'entourant même de l'un de ses bras. La posant avec les autres plus que propres sur cette pile lavée et relavée, mon p'tit cœur brûle intensément dans l'unique but que Chris s'éloigne de moi. Un peu comme si mon fiancé devait maintenant comprendre que la lutte en moi contre ses mensonges fait rage. Qu'il se crame les mains en me touchant en se rappelant que je ne devrais pas être à lui. Qu'au fond de moi, ce n'est pas lui que j'aime. Il ne s'attarde cependant pas, devant partir rapidement vers l'hôpital pour sa longue journée de boulot.

Pour ma part, j'ai du mal à me mettre en route pour le cabinet. A force de ruminer sans arrêt, je perds la tête. Quoique, c'est déjà le cas depuis un petit moment. Mais, pas à ce point. Je pense que le coup d'une Sharon bien mal m'a collé un coup derrière la tête. Et oui, j'ai peur pour elle.. Même si tout ceci n'est qu'une belle mise en scène. C'est tout de même à cause -ou grâce- à elle, aussi, que le mariage est repoussé de quelques mois. J'espère juste qu'elle ira mieux. Que cet épisode loin d'être réjouissant sera derrière elle. Quitte à ce qu'elle vienne vivre ici. Je m'en fous. La maison est suffisamment grande pour une personne de plus. Il est clair que ça me rassurerait énormément de l'avoir à l'oeil.. A voir. Mais, je sais surtout qu'elle est très attachée à sa maison, à Londres. Peut-être pour quelques mois de vacances, au moins ? Toujours est-il que je dois me préparer pour aller au cabinet. Jean m'a d'ailleurs envoyé un message alors que je suis en route. Elle va passer d'ici quelques heures.. De quoi avoir tout de même le temps d'avancer la paperasse. En entrant, je n'entends aucune musique. Raphaël n'est pas là. Remy non plus, d'ailleurs. Mais, lui, je le savais. Si j'espérais voir l'Edgecombe ? Sans doute. J'en sais rien. Je suis perdue.. D'autant plus que je me dirige vers ce calendrier. Le fameux. Si Jean passe, j'ai tout intérêt à avoir déjà ouvert cette deuxième case. Me raclant la gorge, je finis par regarder ce qui se cache sous le numéro 2. Et là, mon cerveau plante, même si je relis ces quelques mots au moins une dizaine de fois. Ainsi donc, ce ne sont pas que des Kinder dans ce calendrier ? J'en passe ma main dans les cheveux, la respiration légèrement plus accentuée en prenant la mesure de ce que ce deuxième jour réserve. Décorer un sapin. Pour le cabinet. Avec lui. Ca mérite un thé. Brûlant.

Quelques petites heures plus tard, alors que je m'efforce de ne pas y penser en pensant que c'est juste une grosse blague et que Raphaël n'a pas la même chose que moi, voilà qu'une Jean débarque. Avec un sapin. Et une tonne de décorations. Sérieusement ? J'en ai le souffle coupé. Dans le sens propre du terme. Ce n'était donc pas une blague ? C'est vraiment le sapin qu'on va devoir décorer ? Ici ? Ensemble ? J'essaie de voir si un voile rempli d'humour ne passe pas devant le regard de l'arc-en-ciel. Mais, non. Juste un sourire, celui-là même qu'elle arbore discrètement et qui la rend toute chou. Forcément, ça se finit autour d'un verre et des quelques gâteaux que j'ai fait et que cette chère Jean peut goûter sans trop s'en faire pour sa santé. On parle. De tout et de rien. De Chris aussi. L'Edgecombe flotte dans l'air de cette discussion sans pour autant être clairement nommé. Est-ce qu'elle arrive à déceler ces doutes au sujet de ce calendrier dans mon regard ? Finalement, elle repart. Et me voilà à nouveau seule. Enfin, accompagnée de cet énorme sapin qui est largement plus grand que moi. Certes, ce n'est pas difficile, mais quand même. J'opte alors pour l'option : envoyer un SMS à Raph. Un message simple. « Salut, Raph. J'ai comme un p'tit (grand) problème au cabinet. Il a des aiguilles, est plus grand que moi. Il n'est même pas tout seul puisqu'il est accompagné par plusieurs boîtes. Des décorations, sans doute. Si t'as un peu de temps à tuer.. » Un message que je parcours du regard de nombreuses fois. Et que je finis par envoyer.

Finalement de retour chez moi, je repense à ce que ce 2 décembre m'a réservé. Contre toute attente, Raphaël est venu. Je l'avoue, sur le coup, j'avais peur qu'il m’envoie bouler en me disant de me démerder toute seule avec mon sapin. Même debout sur une chaise, j'avais du mal à tendre les bras pour atteindre les branches les plus hautes, mais aussi, du coup, les plus courtes. Un bon moment au final et sans casse de boules de décoration, en plus ! Un petit exploit de ma part, même si une a bien failli exploser sur le sol. Alors que j'étais debout sur cette table pour la placer un peu en hauteur, elle m'a littéralement échappé des mains. Raph n'a eu qu'à tendre la main, par réflexe, pour l'attraper au vol alors que je la voyais déjà en milles morceaux. Je m'en suis mordue la lèvre alors que nos regards se sont croisés, les joues certainement rosées face à cette foutue maladresse qui me colle à la peau, alors même qu'il me tendait cette foutue sphère rouge pour que je la place là où elle devait être. J'espère qu'il n'a pas fait attention à cette main que j'ai tendu vers lui pour m'en saisir et qui devait très certainement être tremblante subtilement. J'ai surtout pris soin d'éviter de toucher sa main, de peur de m'y brûler. Un contact qui m'est interdit, mais qui m'intrigue tellement. Beaucoup trop pour que cela soit si innocent que ça. Une fois ces quelques boules en hauteur mises, je me suis tournée vers l'Edgecombe, avec un petit sourire à peine gêné. Et même si je n'ai que des Converse aux pieds -comme bien souvent en fait, optant pour celles à carreaux rouges, noirs et blancs aujourd'hui pour aller avec mon jean noir troué à l'un de mes genoux et mon sweat tout doux à l'intérieur et tout chaud- et non pas de talons, je profite qu'il soit près de moi pour poser l'une de mes mains sur son bras et m'appuyer sur lui pour ne pas me vautrer en descendant de mon perchoir.. Une petite aide que je me suis permise. Enfin, il valait mieux ça que je me retrouver par terre, non ? Il n'empêche que ce petit moment passé avec ce râleur en chef m'a paru passer si vite .. Le sapin a été terminé bien trop rapidement à mon goût. Dommage. Je l'ai laissé gérer les guirlandes, avec son âme d'artiste et sa grande taille qui facilite clairement la tâche. Disons que je n'ai vraiment jamais été bien douée pour les placer joliment. Et j'en souris, alors que je me tiens face au miroir de la salle de bains, histoire de me passer un peu d'eau fraîche sur le visage avant de dormir. Comme bien souvent, Chris n'est pas rentré alors que je me glisse sous cette couverture où les draps sont bien trop froids. Je vais avoir du mal à m'endormir. C'est le bordel dans ma tête. Rien n'est à sa place et ça m'énerve, tout simplement. Pas le meilleur état d'esprit qu'il soit pour trouver le sommeil. J'en soupire, relisant nos derniers messages. Avec un très léger sourire qui m'échappe. Là, j'en suis à me demander ce que me réservera ce 3 décembre..


© Pando

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Re: Calendrier de l'Avent - Raëlle ft "guest" ✻ ( Jeu 15 Déc - 22:23 )

Raëlle
J'aimerais n'pas t'aimer autant pour pouvoir m'éloigner sans m'effondrer sans paniquer, sans avoir l'sentiment que j'vais disparaître ou m'blesser à jamais en tombant dans l'vide... J'suis déchiré, en conflit permanent à l'intérieur d'moi, si épuisé à chercher une issue qui m'fasse pas mal. J'ai déjà l'mal de toi et j'crains d'avoir mal par toi. C'dur d'être loin d'toi et d'plus entendre ta voix. C'difficile d'avoir toujours un manque en soi et d'voir à quel point mon bonheur dépend d'toi... C'horrible d'avoir aucune raison d'avancer, et d'se forcer à sourire pour n'pas pleurer. C'atroce d'se dire qu'jamais tu n'me reviendras, et qu'jusqu'à mon dernier souffle tu m'manqueras... "(Mélange de 2 citations, une de Jacques Salomé, et l'autre de non-indiqué....).


2 décembre : Et un sapin à décorer, avec Elle.

J’ai pas dormi d’la nuit, mon cerveau étant bien trop focalisé sur la prochaine étape d’ce maudit calendrier. Décorer l’sapin ensemble, au cabinet. Z’avez pas d’autres idées à la con d’ce genre-là ? Alors, évidemment, ça m’a travaillé, toute la nuit. Parce qu’j’savais pas si j’allais l’faire. Disons qu’si ça commence déjà avec un tel défi, j’ose pas imaginer c’qui va pouvoir suivre. Alors, en m’réveillant c’matin, j’savais pas encore si j’allais m’plier à c’jeu à la con ou pas. Disons qu’j’attends surtout d’voir c’qui est prévu pour demain. Si on doit aller acheter l’sapin ensemble, là, j’préviens de suite : c’mort ! Déjà qu’décorer l’sapin avec Elle, ça va m’propulser des années en arrière, quand on faisait encore les cons à préparer notre appart’ pour les fêtes, débattant d’longues minutes pour trouver l’sapin idéal à ramener chez nous, avant d’décorer tout ça. Faut pas abuser, vraiment, j’sais qu’j’aurai pas la force nécessaire pour supporter une telle chose ! Déjà qu’l’étape d’la déco, si l’défi s’limite à ça, j’la redoute, alors…. On verra bien…

Autant dire qu’j’suis rassuré, quand j’vois l’SMS qu’Elle m’envoie. Avant d’l’avoir reçu, j’admets qu’j’avais pas trop envie d’aller au cabinet, aujourd’hui. Pas avant d’savoir comment avait été pensé l’défi débile du jour. Là, au moins, j’sais qu’on n’va pas devoir s’emmerder à acheter l’sapin. C’qui fait qu’on devra passer un peu moins d’temps ensemble. Bien suffisamment, du moins, car faut pas oublier qu’il m’faudra bosser un peu, quand même, si j’vais au cabinet. L’avantage d’être un artiste, même avec quelques p’tites heures d’cours à donner un peu partout : j’peux moduler l’reste d’mon emploi du temps à ma guise ! J’n’arrive au cabinet que 2h après Son message, car j’ai d’ailleurs justement eu des cours à donner au collège de CH. J’L’ai prévenu d’ça, qu’Elle pense pas qu’j’ignorais Son SMS et qu’j’avais décidé d’pas jouer l’jeu du calendrier. C’bien pour ça qu’j’suis surpris d’La voir occupée à la prépa’ du sapin. Enfin, occupée à tenter d’le déballer, du moins. Et, j’vais être honnête, mais Elle galère un peu. Heureusement qu’Elle est d’dos par rapport à moi, car la vision d’la blonde tentant d’libérer l’sapin m’prend tellement au dépourvu qu’j’peux pas m’empêcher d’esquisser un grand sourire. Comme l’grand couillon que j’suis, toujours raide dingue d’Elle, et ayant décidemment bien du mal à n’pas s’dire qu’Elle est décidemment trop mignonne, même quand Elle galère d’la sorte, presque à chaque fois qu’Elle fait un truc quelconque…Oui, à moi aussi, j’me fais pitié… J’camoufle mon sourire à l’aide d’ma main, tout en mordant la lèvre pour m’inciter à recentrer un peu mes pensées. Puis, d’un raclement d’gorge, j’Lui indique ma présence. Ôtant ma main d’ma bouche, j’déclare alors : « J’sais pas contre quoi j’devrais l’plus m’offusquer : qu’t’aies commencé sans moi, ou qu’t’appeles c’petit sapin un grand problème. ». J’marque un temps d’silence, faisant mine d’réfléchir, pour ensuite ajouter un p’tit : « Remarque, quand on voit ta taille aussi, t’m’étonnes qu’ce sapin t’paraisse géant ! ». Décidément, c’plus fort que moi, d’La vanner comme ça. Pur réflexe. Comme tant d’autres, qu’il m’faut veiller à étouffer pour n’pas éveiller Ses soupçons. Plus facile à dire qu’à faire ! Surtout après ces dernières semaines, durant lesquelles, mine de rien, on s’est un peu rapprochés. Clairement pas au point d’avant Avril et notre altercation dans l’ascenseur, mais c’un peu moins tendu, entre nous, qu’ça n’l’était y’a quelques mois d’ça…. Mais j’pouvais pas n’pas La soutenir, alors qu’l’état d’santé d’Sharon l’inquiétait (et l’inquiète toujours), et qu’Son mariage a dû être annulé. Alors, comme l’con que j’suis, j’ai pas pu m’empêcher d’Lui envoyer quelques SMS pour tenter d’La distraire un peu. Seul moyen pour moi d’La soutenir : Lui raconter un paquet d’conneries, dans l’espoir d’L’amuser, sans avoir à Lui dire clairement qu’j’tentais d’La réconforter. Pathétique, j’sais bien qu’ça l’est, et qu’j’le suis ! Pas besoin d’me l’dire, j’vous remercie !

On a donc décoré, ensemble, c’maudit sapin. Ce fut un bon moment. Ce fut une torture. En somme : ce fut comme tous les instants partagés avec Elle. Un pâle écho d’notre passé, d’notre complicité, de c’qui n’sera jamais plus. Elle s’occupant d’placer les boules (en essayant d’pas les casser, c’qu’est pas facile pour Elle et Sa maladresse légendaire !), et moi qui privilégie les guirlandes. Et j’ai vu, j’ai vu qu’on avait bien changé, par rapport à ceux qu’nous étions autrefois. Ceux qu’étaient capables d’se comprendre d’un regard, d’un mot, d’savoir c’que l’autre veut, au point d’lui tendre la boule ou la guirlande qu’il cherchait. Bref, tout ça n’est plus, et n’sera jamais plus… C’comme ça, c’tout. Faut vivre avec. Essayer, du moins…. Plus facile à dire qu’à faire, surtout lorsqu’Elle S’appuie sur moi pour descendre d’Son perchoir (bah ouais, l’sapin fait genre 12 fois Sa taille !). Un contact, foutrement anodin, mais qu’a l’don d’me brûler, instantanément. P’tain, mais vous pouvez même pas savoir à quel point j’me fais pitié ! Et c’encore pire lorsqu’j’réalise qu’on était tellement concentrés, aussi bien sur c’qu’on faisait qu’sur les conneries qu’on pouvait bien échangés d’temps à autre, qu’on a oublié d’installer l’étoile. Ouaip, l’étoile, soit la pièce clé d’un sapin. « Va falloir qu’tu reprennes d’nouveau d’la hauteur, si t’veux mettre l’étoile ! ». C’qu’Elle adorait faire, avant, Elle « réclamait » toujours cette tâche, lorsqu’nous vivions ensemble, disant qu’c’était comme la cerise sur l’gâteau, niveau déco du sapin. J’me mordille l’intérieur d’la lèvre alors qu’Elle attrape l’étoile qu’j’Lui tends, pour retourner sur la table et la disposer. J’ressens comme un pincement au cœur en La voyant faire, n’pouvant m’empêcher d’me souvenir des autres fois où j’L’ai vu déposer l’étoile sur l’sommet du sapin. En des temps où Son cœur m’appartenait encore. C’qui m’parait foutrement loin, c’soir-là. Ma mâchoire se crispe alors que j’réalise qu’il faut que j’me ressaisisse, sinon, Elle va m’griller en train d’La regarder avec un grand sourire d’crétin. J’secoue la tête et j’recule de quelques pas, pour attraper les cartons dans lesquels étaient contenus les décorations. « J’vais poser tout ça dans ton bureau ! », fais-je alors savoir, en Lui tournant résolument l’dos, pour m’éloigner d’Elle. Eviter qu’Elle n’voit la flamme d’regret qui s’est illuminé dans mon regard au cours des dernières secondes. Ou du moins, qu’a gagné en intensité, en La voyant réafficher, sans même en avoir conscience, Sa moue d’gamine, celle qu’Elle affichait lors des périodes de fêtes, parce qu’Elle a toujours aimé cette ambiance. Mais j’avoue aussi qu’c’pour éviter qu’Elle n’sollicite d’nouveau mon aide pour quitter Son perchoir….

Par la suite, on s’est recroisé, bien entendu, dans l’cabinet, vu qu’j’me suis affairé à mes fresques. Mais nous n’avons pas parler des masses, nettement moins qu’on n’a pu l’faire durant la séance déco (même si, à c’moment-là, nous n’avons pas été trop bavards, ‘fin, parlant d’pas grand-chose d’sérieux quoi… Pas même vraiment d’Sharon, bien qu’j’ai quand même pris d’ses nouvelles, mais ne m’suis guère attardé sur l’sujet, sentant bien qu’c’était encore difficile pour Elle d’évoquer les soucis d’santé d’Sa tante.). Elle est partie avant moi, comme bien souvent. Comme j’l’ai déjà dit, j’préfère largement bosser seul qu’avec du monde dans les parages. Puis comme j’ai pas forcément l’temps d’venir souvent ici, quand j’peux venir, j’reste plusieurs heures, histoire qu’ça en vaille vraiment la peine, et qu’ça avance véritablement. Si j’n’avais pas d’bestioles chez moi, j’avoue qu’j’serais resté bien plus longtemps, mais m’faut penser à Placebo et aux autres. Aussi finis-je par rentrer sur l’coup des 21h, non sans avoir appelé une pizzeria bien avant cela, afin d’aller chercher ma commande (flemme d’me faire à bouffer !), et d’avoir d’quoi manger dès qu’j’arrive chez moi. Et, comme la veille, ma curiosité m’pousse à ouvrir la case de demain. Histoire d’me préparer à c’qui s’trouve dans l’calendrier. Pas envie d’avoir un nouveau défi, et d’pas être préparé pour l’réaliser. Voici comment j’découvre, complètement décontenancé, un bonbon. En forme d’igloo… Evidemment… Mouais, vous savez quoi ? J’râlerais demain…. C’bien pour ça qu’j’remets la friandise dans sa case. J’ai déjà dû repenser, toute la journée, à ces successions d’Noël passés en Sa compagnie, depuis qu’on s’connaît. Pas envie d’repenser à l’épisode des igloos, ou aux nombreux délires qui en découlaient…. Bon, en même temps, c’que j’fais, c’pas mieux hein : j’me replonge dans les quelques photos qu’on a pris, au cours d’ce défi. Condition sine qua non pour qu’Sara et Jean puissent nous amener certains des p’tits cadeaux : prendre des photos d'nos défis, et les leur envoyer... J’balance mon téléphone loin d’moi, pour tenter d’trouver enfin l’sommeil, au lieu d’me faire du mal comme ça. Demain matin, j’ai rendez-vous, à la 1ère heure, à l’hosto, pour ma sublime Tumy : m’faut donc être à peu près en forme !

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I wanna kiss you, make you feel alright : I'm just so tired to share my nights. I wanna cry & I wanna love, but all my tears have been used up : on another love. If somebody hurts you, I wanna fight, but my hands been broken, one too many times. So I'll use my voice, I'll be so f*cking rude. Words they always win, but I know I'll lose. I wanna cry, I wanna learn to love, but all my tears have been used up. I wanna sing a song, that'd be just ours, but I sang 'em all to another heart. I wanna cry, I wanna fall in love but all my tears have been used up.


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Re: Calendrier de l'Avent - Raëlle ft "guest" ✻ ( Jeu 29 Déc - 18:09 )


Carnet de route du Calendrier de l'Avent spécial Raëlle
RAËLLE
So I'm calling out. I'm calling out to the only one who can save us from what we've done. Don't leave me hanging on. I'm reaching out and praying you'll come back again. It's just darkness I'm living in and you're the only place my heart has ever been. Maybe I'm desperate for a reason to believe there wasn't any way I thought that we would fall. I've seen perfection in a rainbow in the sky. I've seen a child make the coldest grown man cry. But loving you, I thought, was greater than them all. We had it all, just you and me. Now there's a doorway to my heart without a key. Wherever you are right now, come back and show me how you feel because I'm lost without you here.

3 décembre 2016.
Un appel à passer..

Pour une fois, alors que j'ouvre mes yeux pour cette nouvelle journée du mois de décembre, je ne me réveille pas seule. Chris est là, il dort encore. Et très sincèrement : c'est loin de me déranger. Disons que je suis encore un peu.. Bousculée par cette histoire de sapin qu'on a du décorer ensemble, Raphaël et moi, hier. C'était un bon moment qu'on a passé à deux, bien agréable. Mais, aujourd'hui, j'ai une saveur étrange en bouche alors même que je me décide à me défaire de l'emprise de ma grosse couverture. Et pour une fois que Chris est près de moi alors que je suis réveillée, j'ai envie de l'éviter. Je ne devrais pas avoir à me sentir coupable de passer un peu de temps avec quelqu'un. Certes, certaines personnes diraient que ce n'est pas bien malin de ma part de traîner ainsi avec un homme qui a partagé mes journées et mes nuits pendant un moment. Mais, elles ne peuvent pas comprendre à quel point j'en ai intérieurement besoin alors même que cela me fait cruellement souffrir. Sincèrement, être amnésique, c'est vivre dans un temple de la douleur presque au quotidien. Il n'y a pas que moi qui en souffre. J'en ai conscience de ça -pas à la hauteur de la réalité, par contre-. Mes proches aussi. Sharon énormément. Elle m'a d'ailleurs bien fait part de son manque de considération pour Chris lorsque j'ai passé quelques jours chez elle, suite à son AVC. Pas une seule journée ne pouvait passer sans qu'elle ne tente de me faire douter de mon fiancé. Pas directement. Jamais elle ne tiendrait un tel discours avec autant de franchise. Pourtant, directe, elle l'est. Ma tante l'a même toujours été. Mais, elle sait très bien que ce ne serait pas forcément la meilleure façon pour elle d'agir face à moi. J'avais beau faire comme si tout allait bien, à Londres : ce n'était de loin pas le cas. Et comme cette femme me connait presque comme si c'était elle qui m'avait mise au monde.. Autant dire qu'elle n'avait aucun mal à ressentir ces choses que je tais. Même à moi-même. Si je suis incapable de lui mentir, rien que par mon regard, je n'ai pas la capacité ultime pour décortiquer tout ce bordel dans ma tête. Plus j'essaie, plus je deviens folle. C'est aussi simple que ça. Je suis tiraillée entre ces opposés qu'on ne cesse d'opposer à ces quelques choses qui ont le mérite de me revenir. Etre amnésique, ce n'est clairement pas un cadeau. Et pourtant. Et pourtant, je n'étais que deux mois dans ce foutu coma. Deux mois pendant lesquels j'étais plongée dans un sommeil sans fin duquel je n'arrivais pas à m'arracher. Ce n'était pas faute d'essayer .. Les semaines d'hospitalisation qui ont suivi entre alitement forcé -pas la force physique pour me lever- et cette sensation de ne plus être moi-même ne me laissent clairement pas de bons souvenirs. Raphaël était pourtant là. Il ne m'a jamais abandonné. Est-ce que c'est réellement ainsi qu'il considère ces erreurs dans sa vie ? Je ne sais pas. Je ne sais plus. Je suis juste.. paumée. Complètement, même. Plus encore avec ce temps qui passe sans me laisser le temps de me poser, deux petites minutes et juste respirer. Deux foutus mois de coma pour une amnésie qui dure depuis presque deux ans et au moins cinq autres avant l'accident qui sont encore bien floues. Le prix est cher payé, j'ai l'impression d'être endettée à vie. Je ne sais pas ce que j'ai fait pour mériter tout ça. Mon père a sans doute raison à mon sujet..

Alors que je me prépare ce jus d'orange nécessaire à reprendre un peu d'énergie, j'en suis à lâcher un long et douloureux soupir en m'installant à table. La tête dans les mains, je ferme les yeux. Bon sang.. Je donnerai n'importe quoi pour mettre mes pensées sous off le simple temps d'une seule journée. Impossible. Malheureusement. Je ne tarde pas à me préparer pour simplement passer au cabinet. Pour remplir un papier, officiellement. Pour voir ce que me réserve ce trois décembre, officieusement. Vu le délire d'hier, je ne sais absolument pas à quoi m'attendre. Ca me fait un peu peur d'ailleurs. Jusqu'où sont-elles allées ? Face à ce fameux calendrier, je ne tarde pas à trouver le 3. La main tremblante, je me saisis de ce nouveau petit papier replié sur lui-même qui a le don de me coller une respiration plus rapide qu'à l'ordinaire. Franchement.. Est-ce qu'elles ont vraiment fait ça pour qu'une possible amitié me relie à Raphaël ? Ca parait un peu gros, non ? Mais, je n'ai pas le temps d'y réfléchir des heures durant. Il est clair que cet Edgecombe est la clé de toutes ces questionnements qui encombrent mes pensées en les alourdissant, s'installant de jour en jour plus confortablement dans les moindres recoins de ma tête d'amnésique. Il ne se passe pas la moindre journée sans que son visage ne me revienne en tête. Ca frôlerait presque l'obsession. Si s'était réellement aussi tendu qu'il le prétend entre nous, avant ce fichu accident .. Pourquoi ça ne me revient pas ? Sentant que je me perds mentalement, je me force à me détourner vers ce papier dans ma main qui se remet à trembler, à nouveau. Pathétique. Je suis obligée de relire trois voire même quatre puis cinq fois ces mots écrits. Ainsi donc, je dois appeler Raph. En quel honneur ? Pour lui dire quoi ? J'en sais foutrement rien. Est-ce qu'il a, lui, une indication comme quoi je vais le contacter par téléphone ? Tout en posant ce papier sur mon bureau bien désorganisé pour le moment, j'hésite. Sincèrement, je ne sais pas quoi faire. J'en profite, ainsi, pour retarder tout ça, prétextant devoir envoyer un message à Jean. Un simple je dois vraiment l'appeler ?, sans grandes précisions supplémentaires puisqu'elle sait très bien de quoi et de qui je veux parler. Sa réponse ne tarde pas à me revenir, d'ailleurs. Tout est calculé. Si je ne le fais pas, je peux dire adieu aux prochaines surprises. Cruel chantage !

Finalement, je ne réfléchis pas plus longtemps que nécessaire et je compose son numéro. J'en profite pour mettre le haut-parleur une fois le téléphone posé sur mon bureau et ainsi, libérer mes mains pour trier quelques documents. Il ne répond pas. Soupirant, mes yeux se posent sur son nom affiché à l'écran. Qu'est-ce que je peux bien faire ? Le rappeler dans la foulée ? Alors qu'il doit sans doute travailler ? J'opte pour laisser filer une dizaine de minutes. A moins qu'il ne me rappelle directement. Et oui. Je me souviens bien qu'il préfère largement les échanges de messages plutôt que les appels qu'il garde pour des choses vraiment importantes. Est-ce que je ne devrais pas plutôt lui envoyer un message avant de le rappeler ? Bonne question. Sauf que ma main s'est décidée, toute seule, comme une grande. Et voilà que ce même numéro se compose à nouveau. Ca sonne. Une fois. Deux fois. Trois fois.. Et juste au moment où j'allais raccrocher, j'entends sa voix. Mes yeux se ferment. Qu'est-ce que je dois lui dire, maintenant ? « Salut, Raph. » Bon début. Un peu ridicule, mais c'est l'essentiel de commencer ainsi, non ? « Je.. » Je ? Mais encore ? T'es vraiment trop blonde, ma pauvre Gaëlle. Parles, fais quelque chose ! « J'espère que j'te dérange pas ?! » Roulant des yeux, j'en suis à me traitée de nana plus que pitoyable, qui n'a même pas pris la peine de réfléchir cinq pauvres minutes avant de l'appeler. Et, histoire de le rassurer un peu sur sa crainte des appels, je tente de rajouter, assez maladroitement, un petit « Y'a rien de bien grave, hein. » Ne t'inquiète pas, je travaille juste sur un plan de secours pour mémoire défaillante. « C'était juste pour.. » .. entendre ta voix ? « .. savoir comment tu vas ?! » Oui, depuis hier. Un problème ? On ne sait jamais. Il a pu se vautrer lamentablement et avoir une jambe dans le plâtre entre hier et aujourd'hui. Certes, il n'a pas le même sens de la maladresse artistique que moi, mais quand même. J'en suis à me racler la gorge, tout en me levant de mon bureau, les yeux posés sur ce téléphone qui me relie directement à l'unique homme de ma vie. C'est débile. Purement et simplement débile. Vous n'avez même pas besoin de me le dire. On a partagé bien des choses ensemble, et voilà dans quel état un simple appel pour ce calendrier je suis. Je ne sais pas pourquoi, mais en voyant du coin de l'oeil l'ombre du sapin, je me mets à lui parler de sa présence au cabinet. « N'empêche.. Il est canon nôtre sapin. » que je finis par lâcher après quelques minutes à parler de la pluie et du beau temps. Un simple appel, sans but réel du moins, c'est ce que j'en pense. Mes yeux se prennent d'ailleurs plusieurs fois de suite d'admiration pour le plafond tellement j'ai cette cruelle impression de passer pour la cruche de service. La blonde, la vraie quoi. Celle qui contacte des personnes sans savoir quoi dire .. On parle encore, de tout et de rien. Sauf de Chris ou de mariage. A croire que certains sujets sont plus que tabous et ça ne me dérange même pas. Ce n'est pas un secret pour personne sauf à moi-même. Ou du moins, c'est une chose à laquelle je ne veux pas porter d'intérêt. Mais, il est clair que lorsque je suis avec mon fiancé, il m'arrive de penser à Raphaël. Si c'est tordu ? Sans doute. D'autant plus que l'inverse n'est pas si vrai que cela. Ou du moins, si je tente de penser à Chris en étant près de l'Edgecombe, c'est simplement pour me donner bonne conscience. Rien de plus.. Et je ne fais même pas attention au nombre de minutes qui défilent doucement, mais surement. Jusqu'au moment où Raphaël doit raccrocher. Une fois la conversation terminée, je m'en mords la lèvre. J'aurai pas dû.. Vraiment pas. Il doit définitivement me prendre pour une tarée. Ce qui est certainement vrai..

Ma matinée se termine comme elle a commencé. Dans le doute. De profonds doutes. Et dans la paperasse encore étalée sur mon bureau. J'ai du mal à m'y mettre. Pas réellement le coeur en fait. Il a mal, mais je ne sais pas comment le panser. Sans grande conviction, je retourne à ce calendrier. Leur délire va me rendre encore plus folle que j'ai l'impression d'être pour le moment. Qu'importe au final.. Je prends le billet de ce quatrième jour que je range, tranquillement, dans mon portefeuilles avec une belle licorne en relief dessus. Comme quoi, je n'ai toujours pas pensé à grandir dans ma p'tite tête. Il attendra demain matin pour me livrer son secret.


© Pando


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