can you paint with all the colors of the wind - gabriel

 :: the city of cap harbor :: Woodbridge Avenue
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
‹ OUR FAMILY IS A HAPPY ONE.

❝ Family don't end with blood ❞
‹ OUR FAMILY IS A HAPPY ONE.
Voir le profil de l'utilisateur


›› It's my life
›› Cap Harbor since : 05/11/2016
›› Commérages : 135
›› Pseudo : loar-nevez (kyo)
›› Célébrité : jenna louise coleman
›› Schizophrénie : natsu (ikuta t.)
›› more about me

A DROP IN THE OCEAN
›› family portrait :

can you paint with all the colors of the wind - gabriel ✻ ( Dim 20 Nov - 19:52 )

Ce fut après de nombreux jours de boulot intense qu'elle parvenait enfin à finaliser son dernier 'chef d'oeuvre'. Pour une fois, elle en était plutôt fière. Noël arrivait à grands pas si bien qu'elle avait décidé de se concentrer pour réaliser une toile dans ce thème là. L'image était bête et simple puisqu'il s'agissait d'un sapin décoré, mais elle avait ajouté quelques petites touches afin de rendre l'ambiance plus magique, plus féérique, tel lui inspirait les fêtes de fin d'années. Tallulah adorait Noël plus que n'importe quelle autre fête qui existait. Le sens du partage, les gens qui se réunissaient... elle avait l'impression que tout était plus beau. Il faisait certes froid, mais elle s'en moquait. Noël lui inspirait tout ce qu'elle voulait être au plus profond d'elle-même.

Un dernier coup de peinture pour les retouches et elle posa une ultime fois le pinceau sur la table. Elle avait invité Gabriel à venir pour parler et pratiquer peinture, et elle avait quelques minutes devant elle pour laver toutes les saletés qu'elle avait créé avec la peinture. Heureusement, elle avait mis l'armada : bâches et combinaison pour se protéger, ainsi que le sol et les murs, ainsi qu'un masque contre les peintures les plus toxiques. Certaines libéraient un gaz qu'il valait mieux éviter de respirer si l'on tenait à garder une bonne santé et des poumons intacts.

Dans la salle d'eau de son atelier, la jeune femme observa le bas de sa nuque grâce au miroir qui se situait derrière elle. Dans quelques semaines, elle allait y voir un tatouage assez discret en soi, comme elle l'avait souhaité. Elle souriait à cette idée, cela faisait bien longtemps qu'elle en avait envie et qu'il le lui fallait. Une sorte de peinture aussi, mais de manière différente. Tallulah appréciait toutes les formes d'art. Elle avait commencé par la musique, elle s'était attachée à la peinture, faute de mieux. Elle savait bien dessiner aussi, mais elle n'était pas du tout faite pour la sculpture ni la poésie, on ne pouvait pas être bon en tout. Elle avait songé à écrire d'ailleurs, mais elle ne s'était jamais encore senti prête. Dès qu'elle tentait d'écrire les premiers mots, elle les effaçait aussitôt. Tallulah avait si peu de confiance en elle qu'elle trouvait ses travaux jamais à la hauteur. Elle se forçait, avec ses toiles, et si elle en était ravie, c'était uniquement parce que les autres trouvait son travail admirable et l'encourageait à continuer. Elle avait d'abord songé à ce qu'ils lui mentent uniquement pour lui faire plaisir, mais elle avait fini par se convaincre que si elle n'avait pas été faite pour ça, ils le lui auraient dit franchement afin de l'encourager à aller sur une autre voie. Et puis elle n'était pas si mécontente après tout! Seulement, la musique lui manquait énormément. Depuis sa tendre enfance, elle avait toujours tout misé sur le piano, elle avait été faite pour cela, c'était ça, sa passion avant tout. Mais il avait fallu faire une croix dessus, malgré elle. Elle avait eu du mal à l'accepter mais avait fini par le faire, dans le but d'aller vers l'avant. C'était la meilleure chose qu'elle pouvait faire selon elle.

Bien que son ouïe était toujours très déficiente malgré ses appareils, Tallulah entendit sa sonnette retentir. Elle redressa la tête tel un chat sortant de sa sieste et se dépêcha de retirer son tablier, sa combinaison et de courir jusqu'à sa porte pour ouvrir la porte à son invité. Comme prévu, Gabriel se trouvait derrière et elle l'accueillit d'un grand sourire chaleureux.

“Bonjour! Tu vas bien? Entre donc, je n'aie pas terminé de débarrasser mais ce n'est pas grave!”

Comme c'était son atelier, elle n'avait aucune honte du bazar qu'il y avait, c'était même une habitude, ses conditions de travail si on voulait.

“Je viens tout juste de terminer un tableau, il faut que ça sèche, mais j'aime beaucoup le résultat! Ca aurait pu être plus original, c'est vrai, mais j'ai vraiment tenu à le faire!”

Il fallait toujours qu'elle se justifie elle-même et c'était une manière de se convaincre toute seule. Une habitude chez cette jeune femme pas plus haute que trois pommes qui se remettait souvent en doute.  

_________________


She exists as in dreams. She has no sense of reality. She gets nervous because people are always interrupting her daydreams. — Clarice Lispector.
Revenir en haut Aller en bas
WHAT IS A FAMILY ?

❝ Family don't end with blood ❞
‹ WHAT IS A FAMILY ?
Voir le profil de l'utilisateur


›› It's my life
›› Cap Harbor since : 04/11/2016
›› Commérages : 39
›› Pseudo : Houx
›› Célébrité : Will Higginson
›› Schizophrénie : Le doux et délicat petit Sami, autant dire que ça n'a rien à voir.
›› more about me

A DROP IN THE OCEAN
›› family portrait :

Re: can you paint with all the colors of the wind - gabriel ✻ ( Ven 25 Nov - 8:29 )

J’avais entendu le réveil, alors que je faisais un rêve. N’importe lequel, je ne m’en souviens de toute façon pas. J’avais travaillé tard la veille, et je m’étais endormi directement à mon retour à la maison. Je me souviens avoir jeté mes clefs dans l’entrée, laissé tomber ma veste dans le couloir sans même prendre le temps de l’accrocher quelque part. Mes vêtements, je les  avais enlevés en cours de chemin vers ma chambre, et ils étaient semés à travers toutes les pièces de l’appartement. Je n’avais même pas pris ma douche du soir, moi qui aimais tant passer des heures entières sous l’eau chaude pour me détendre après une journée intense derrière les fourneaux. Non, en rentrant hier soir, je m’étais jeté directement dans mon lit comme un vieux con fatigué qui avait passé sa soirée à cuisiner pour une soirée de gala dans les quartiers upés de la ville. Forcément, du coup, je n’avais dormi que trois heures à tout casser, alors la sonnerie de mon réveil m’avait paru bien terrible. Ce petit son aigu m’avait forcé à ouvrir les yeux, quittant le monde merveilleux du sommeil et des songes. Mon repos venait de se terminer là, à mon plus grand regret, et j’avais, déjà envie de retourner au lit alors que je ne l’avais même pas encore quitté. En grognant, je me suis redressé péniblement, m’étirant à la manière d’un chat, tout en baillant. Le soleil filtrait à travers les stores, comme pour m’encourager à assimiler le fait qu’il faisait déjà jour et qu’il fallait se lever. Dans un grognement agacé, j’avais finalement réussi à me faire violence pour lever mon corps du matelas, poussant la couette sur le côté. Une fois debout, j’avais par réflexe, consulter mon portable. L’agenda indiquait peinture. Ah putain, j’avais presque oublié que je devais aller voir mon amie. Soupirant, je l’avais reposé, me frottant les yeux doucement. J’avais le temps, heureusement de me préparer. Alors, j’avais enfilé des vêtements au hasard, les premiers qui me sont passés sous la main, allant avec dans la salle de bain. J’avais fait coulé l’eau de la douche, chaude voir brûlante, m’y plongeant quelques minutes histoire de bien me réveiller. Rapidement séché, enfilant mes fringues, j’étais prêt. Le temps de faire couler un café rapidement, d’attraper mon paquet de cigarettes et me voilà parti dans la ville.

C’est en marchant que je me rendrais chez elle. J’en avais décidé ainsi. Pas assez réveillé pour conduire, il fallait que je m’ouvre un peu les yeux et que je me secoue, sinon j’allais m’écrouler en arrivant chez elle, c’était certain. Bien que me retrouver en train de somnoler en compagnie d’une jolie fille comme elle, ce n’était pas quelque chose qui risquait de me déranger, il fallait être honnête. J’avais baillé, cherchant une cigarette dans le fond de ma poche, je ne sortais jamais sans au moins deux paquets, ça partait bien trop vite pour que je tienne une journée. J’étais impatient d’arriver et en même temps, je pensais à ma couette avec une certaine nostalgie je devais bien l’avouer. Je n’ai jamais été quelqu’un de paresseux, bien au contraire, mais en ce moment, j’avais beaucoup de demandes par rapport au travail, et en période de fin d’année, c’était toujours difficile dans le métier, de tenir le rythme, d’être en alerte pour coiffer les concurrents au poteau. Mais bon, j’avais la passion de mon métier depuis toujours, et j’aimais mon travail, je crois que finalement, c’était bien là l’essentiel en cuisiner. Depuis que j’étais mon propre patron j’étais un peu plus libre et ça me permettait d’évoluer sans trop angoissé. Tirant sur ma cigarette, j’avançais doucement dans les rues, marchant plus ou moins rapidement, le froid me rattrapait assez vite. J’étais content de mon programme de la journée. J’avais rencontré Tallulah il y avait quelques temps de ça à une exposition, et au début j’étais allé lui parler uniquement parce que je l’avais trouvé mignonne. Puis, rapidement, j’avais compris que nous avions des points communs, et surtout, qu’elle avait un grand talent artistique. Moi, j’aime depuis toujours l’art, et même si mon domaine c’est le culinaire, j’aimais peindre et dessiner depuis tout jeune, seulement, je n’avais pas forcément le talent qui allait avec. J’avais accepté, tout naturellement, quand elle m’avait proposé de m’aider. C’est comme ça que nous étions restés en contact, et ça me va parfaitement.

Après quelques instants passés dans la rue, j’étais arrivé dans le bon quartier, pour venir à son atelier. Je n’étais jamais venu encore, alors j’avais dû noter l’adresse, je n’avais jamais eu un sens de l’orientation éblouissant mais qu’importe, j’étais arrivé au bon endroit. J’avais pris le temps de finir ma cigarette, la fumée s’en allant dans l’air. Puis, l’écrasant au sol, je m’étais dirigé chez elle, allant capturer la sonnette du bout des doigts. Elle m’avait ouvert, elle était toujours aussi charmante et souriante. « Salut ! Fatigué mais ça va et toi ? T’étais en train de peindre ? »J’avais souri en observant un peu l’endroit. J’avais vu sur une toile que j’appréciais particulièrement. J’aimais bien l’endroit, il avait quelque chose de rassurant et de chaleureux comme elle « C’est vraiment sympa ici. J’imagine que tu dois avoir des toiles partout. »
Revenir en haut Aller en bas

can you paint with all the colors of the wind - gabriel

SCREW DESTINY :: the city of cap harbor :: Woodbridge Avenue
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
( )



Outils de modération