don't you rembember our love ? ✻ victoria

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WHAT IS A FAMILY ?

❝ Family don't end with blood ❞
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don't you rembember our love ? ✻ victoria ✻ ( Jeu 24 Nov - 21:31 )



don't you rembember our love ?

Don’t you remember our love ? Cause I do. And it hurt. Every time I think about our past, I can feel my heart beating, suffering. You’re still in my mind, whatever I’m doing. Oh baby, I tried so hard to forget you. But I can’t. Because I think I’m going to love my entire life. But whatever, we’re still not made to be together.



Depuis quelques mois, la vie de Luke Durbeyfield ne ressemblait en rien à ce qu’il avait connu. Tout avait changé dans son univers, tout avait basculé. Il était bien loin désormais de la vie mouvementée qu’il menait à New-York. Il menait une nouvelle vie bien plus calme que la précédente. Mais il ne s’en plaignait pas pour autant. Être auprès de sa sœur avait un effet bénéfique pour son moral. Cece lui avait tellement manquée à vrai dire qu’il avait du mal à imaginer ne serait-ce qu’un instant la laisser à nouveau et retourner à New-York. Pour lui, c’était totalement inconcevable. Et avec le temps, il s’était fait à cette petite ville de Caroline du Nord. C’était loin de l’ambiance new-yorkaise, mais il aimait cette sensation qu’il ressentait d’être presque en famille dans cette ville. Il pouvait s’adresser à ses voisins sans qu’on ne le regarde de travers et cela le changeait. Certes, il passait pour un type louche chaque fois qu’il sortait de chez lui, vêtu de son habituel costume noir et de ses lunettes de soleil, mais cela l’amusait plus qu’autre chose. Il avait enfin la sensation d’avoir trouvé sa place quelque part. Sa ville d’origine lui manquait parfois, c’était une certitude, mais il arrivait progressivement à s’acclimater à sa nouvelle vie, malgré des débuts difficiles. La période d’adaptation avait plus ou moins complexe mais il était heureux de constater que désormais, il se sentait mieux. Car s’éloigner de New-York lui permettait de penser moins souvent à Victoria. Son ex petite-amie occupait toutes ses pensées quand il était dans la grosse pomme. Chaque lieu lui rappelait un endroit où ils étaient allés. Chaque endroit lui rappelait un souvenir qu’ils avaient partagé. C’était un sentiment qui l’oppressait. Ils avaient rompus depuis des années maintenant et s’il était certain qu’il n’arriverait jamais à passer à autre chose, il aspirait simplement à une certaine forme de paix intérieure. Il voulait simplement que son muscle cardiaque soit moins douloureux. Et c’était exactement l’effet que cette petite ville de Caroline du Nord lui apportait. Chaque lieu était vierge de tout souvenir. Et cela lui faisait un bien fou. La jeune femme occupait certes toujours une place plus qu’importante dans son cœur, mais petit à petit, il sentait les cicatrices de son muscle cardiaque se refermer. Du moins, c’était l’impression qu’il avait. Et cela lui convenait. Sa vie était certes beaucoup plus ennuyante qu’elle ne l’avait été par le passé, mais il avait atteint un âge où il aspirait surtout à une certaine forme de paix intérieure. C’était sans doute ridicule comme façon de penser, il était probablement trop jeune, mais il ne voulait plus prendre le risque de s’attacher et de souffrir. Sa vie lui convenait de la sorte, tandis qu’il se contentait d’être le soutien de la femme la plus importante de son existence. Elle avait besoin de lui ici. Et lui, il vivait très bien le fait d’être l’épaule solide sur laquelle elle pouvait s’appuyer, se reposer. Comme ça, elle aussi pourrait finalement guérir.

Et ce jour, comme chaque matin, il s’était levé aux aurores, bien avant le réveil de sa jeune sœur. Il était allé courir, histoire de se défouler. Il n’avait jamais été un grand dormeur et les levés matinaux ne lui posaient pas le moindre problème. Bien au contraire, il était de ceux qui pensaient que la journée appartient à ceux qui se lèvent tôt. Il avait ensuite prit une douche, avalé son petit déjeuner et pris la route pour se rendre à son travail. La route était longue chaque matin, mais cela ne le dérangeait pas. Au contraire. Il avait été plus qu’heureux quand il avait appris que Monsieur Wayland ouvrait une nouvelle antenne de son entreprise en Caroline du Nord, lui permettant ainsi de conserver son travail. Il aimait son travail probablement plus qu’il n’aimait quoique ce soit dans la vie. Après tout, sans Monsieur Wayland et sans son travail, il serait probablement toujours un moins que rien, vivant dans un appartement miteux de Brooklyn. Il ne reniait pas qui il avait été. Mais il ne voulait pas redevenir cette personne-là. Il avait fait du chemin depuis et c’était très bien comme cela. Tête baissée, le jeune homme marchait d’un pas décidé vers le bureau de son patron. Il voulait revérifier avec lui le planning de la journée, afin d’être certain d’avoir anticipé tous ses déplacements. Armé du planning de l’homme avec lequel il travaillait, il frappa à la porte de son bureau et entra sans y avoir été invité, comme  à son habitude. « Bonjour. Je voulais voir avec vous … », commença-t-il avant de relever la tête et de s’arrêter net. Car là où il pensait voir le père, il avait aperçu la fille. Victoria se tenait devant le bureau de son père et le dévisageait. Le jeune homme sentit son cœur rater un battement. S’il avait cru qu’il était en train de guérir de son amour pour cette femme, il avait eu tort. Il avait été le roi des idiots d’imaginer une seule seconde qu’il pourrait un jour se soigner de son amour pour elle. Un seul coup d’œil suffisait à lui faire comprendre que ce n’était pas le cas. Ce n’était pas la première fois qu’ils étaient amenés à se croiser depuis qu’ils avaient rompu, mais c’était la première fois qu’il la revoyait depuis qu’il avait quitté New-York. Elle semblait plus belle encore que dans ses souvenirs. Et comme à chaque fois qu’il la voyait, il n’avait qu’une seule envie : la prendre dans ses bras. Chose qu’il s’interdisait évidemment depuis des années, à son plus grand malheur. Il n’avait plus aucun droit sur elle, depuis qu’il l’avait quitté. Pourtant, il n’avait jamais cessé de l’aimer. Chaque jour, il haïssait un peu plus la mère de la jeune femme, pour les avoir privé d’un avenir à deux. Il se raisonnait en s’efforçant de se dire que de toute façon, même sans l’intervention de cette dernière, ils ne seraient jamais restés ensemble. Mais il n’y arrivait pas. Car il était certain au fond de lui qu’elle était la seule femme qu’il ne pourrait jamais aimer. « Victoria », réussit-il à la saluer, articulant difficilement. Il la dévisageait en silence depuis plusieurs secondes, sans rien être capable de lui dire. Il aurait aimé fuir loin d’elle, mais il avait conscience que cela n’aurait pas été une preuve de maturité. Ils étaient deux adultes maintenant, ils se devaient de se comporter normalement, comme deux êtres civilisés. « Comment vas-tu ? », finit-il par demandé, plus gêné qu’autre chose. La conversation ne mènerait à rien, il le savait. Il finirait par fuir, comme à son habitude. Mais elle lui avait tellement manqué qu’il était prêt à subir milles souffrances pour pouvoir passer cinq minutes en sa compagnie.

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