Declare this an emergency [Bree]

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Declare this an emergency [Bree] ✻ ( Dim 27 Nov - 14:07 )


Declare this an emergency, come on and spread a sense of urgency

Si on fait sauter ta baraque, au moins, t’es sûr que tu ne perdras plus jamais rien ! « Non Lucifer, on ne fait pas sauter la baraque. Combien de fois devrais-je te le dire ? », rétorque Marty en refermant nerveusement tous les tiroirs ouverts de son bureau un à un. Dans son état d’agacement, beaucoup de voix sont en train de parler dans sa tête en même temps, la plupart se moquant de lui. Le rire tonitruant de Dolores retentit pour la seizième fois en dix minutes et, plus horripilant que tout le reste, il y a ce fameux Elle est où ? Elle est où ? Elle est où ? que Vincent le pessimiste répète comme une litanie. Cette cacophonie va bientôt lui donner la migraine. Marty est au bord du gouffre, celui de la crise de nerfs, il lutte pour ne pas y chuter. « Taisez-vous un peu ! » supplie l’homme en faisant rapidement les cent pas dans son laboratoire, ses doigts collés aux tempes tandis qu’il essaie de se recentrer. « Oublie-les, oublie-les, pense, Marty pense… … … Mais oui ! Le MOPS ! ». Marty’s Objects Positioning System, que le brun surnomme affectueusement le Renifleur. Eurêka ! S’ils n’étaient pas 150 à brailler dans sa tête, bien sûr, il y aurait pensé tout de suite. La schizophrénie, ça ne vous facilite pas la vie. Le Renifleur, c’est un appareil inspiré du GPS qui indique la position des équipements électroniques de Marty (s'il les y a répertorié). Ça permet de retrouver ce qu'il perd et, oh ! Que ce fou surmené perd beaucoup de choses... ! Mais pas le MOPS, qui se situe dans sa table de nuit, comme d'habitude, comme toujours. C'est un code d'honneur, que de l'y mettre après chaque utilisation, parce qu’il ne faut surtout pas le perdre : il n’y a pas de Renifleur de Renifleur bon sang ! Et s'il fallait faire des Renifleurs de Renifleurs de Renifleurs, on pourrait y aller à l'infini ! Vous ne suivez pas ? Ce n’est pas grave.

C'est trop tard, c'est trop tard. Marty monte les escaliers du sous-sol quatre à quatre, court rejoindre ceux qui mènent au premier, regrette en chemin d’avoir une si grande demeure, monte encore des escaliers, traverse le palier, et arrive enfin dans sa chambre, essoufflé au possible. Va t-en. Le côté positif de sa course, c’est que les voix se sont un peu calmées, en dehors de Jack le parano, qui continue de l'ennuyer. Ne fais pas ça, ajoute t-il avant que Marty ne récupère son bien dans la table de nuit. Ah oui, vous vous demandez sûrement ce qu’il cherche si désespérément, et pourquoi il a besoin du MOPS. Eh bien, tout a commencé quand il a décidé d’aller voir sa psychiatre sans rendez-vous. Il lui a fallu (encore) poireauter un long moment dans la salle d’attente, et il a su qu’il y avait un problème quand il s’est rendu compte que ses mains étaient jointes et qu’il était en train de faire tourner ses pouces entre eux. Marty ne se tourne jamais les pouces, au propre comme au figuré, quand il est dans une salle d’attente ! La plupart du temps, il joue sur sa Game Boy 1989, un modèle unique traficoté par ses soins au fil des années. Dérouté, il a vérifié toutes ses poches, est rentré chez lui au pas de course, a vagabondé un peu partout dans la demeure, et la suite, vous la connaissez. Oui, il fait toute cette misère pour une Game Boy, cet objet a une forte valeur sentimentale… et une forte valeur monétaire au vue de sa rareté de nos jours, même s’il s’en fiche parce qu’il ne la vendra jamais. Déjà, il faudrait qu’il la retrouve, en plus !

Le schizo tape la référence de sa console dans le MOPS, qu'il connait de mémoire. En premier, l'écran affiche sa position d'un petit point vert, et des pointillés rouges apparaissent progressivement pour figurer le chemin à parcourir jusqu'à l'objet. TOUT ÇA ?! Attendez, c'est Belle Heaven Street, qu'est-ce que son précieux ficherait là-bas ? Marty relève un regard dur. On le lui a volé. Ça ne va pas se passer comme ça ! Le voilà donc parti avec sa caisse, en quête de la baraque du voleur, qui est en fait un immeuble.  T'as un plan ? Tu n'as pas de plan ! N'y vas pas !  Crétin ! Une fois garé, Marty sort de sa voiture et jette un coup d’œil à l’écran du Renifleur, puis au bâtiment, à l’écran, au bâtiment... C’est ici, au premier étage, cela ne fait aucun doute. Le brun se lance dans l’aventure en se disant qu’il doit à tout prix récupérer son bien. Suivant les indications plus ou moins précises de son appareil, il s’arrête devant ce qu’il juge être la bonne porte, et sonne. Une fois. Deux fois. Trois fois…. Personne. Tant mieux, en fin de compte. S’il avait gentiment demandé à le/la propriétaire des lieux,  il est certain qu’on l’aurait baratiné pour garder la console portable (qui est un objet de valeur, rappelons-le bien). Marty se sent tout d’un coup comme investi d’une mission et, ça tombe bien, il est équipé pour. Tout d’abord, il dégaine une sucette à la fraise de sa poche, défait le papier qu’il range sur lui en attendant de le jeter, cale la boule à diabète entre ses dents (il a besoin de sa dose de sucre pour être efficace), et tapote les poches de sa veste, puis celles de son pantalon pour vérifier ce qu'il possède pouvant déverrouiller la porte. Ainsi donc se met-il à traficoter la serrure avec son couteau suisse. Et cette porte, on peut bien la faire sauter non ?, propose Lucifer, vu que Marty ne parvient à rien. L'homme s’immobilise soudainement. Il se redresse, les sourcils froncés de suspicion, pose lentement la main sur la poignée, l’actionne et… Ah. En fait, c’était ouvert. Crétin ! Tu n’es qu’un crétin ! Cela veut aussi dire que la personne qui a quitté cet endroit sera sans doute de retour très vite… soit paniquée d’avoir laissé ouvert, soit parce qu’elle ne compte pas être longue et est persuadée de ne pas pouvoir être dévalisée en 5 minutes, sur ce dernier point on va essayer de lui prouver le contraire. Ce n’est pas évident cela dit.

Le MOPS, il n'a pas la précision d'un compas, alors Marty, il se voit un peu obligé de retourner les lieux. Il oublie de refermer les tiroirs, ne replace pas bien le canapé, ne replie pas toutes les affaires de l'armoire... Durant ses recherches, les voix le suivent, le conseillent, le déconseillent, le dénigrent... « Je n'arrive pas à tous vous suivre, calmez-vous un peu...  ah-HA ! », s'exclame t-il enfin victorieusement, sa bouche laissant malencontreusement échapper le bâtonnet de sa sucette terminée depuis belle lurette, qu'il avait mâchouillé durant ses recherches. La précieuse Game Boy brandie dans les airs, il se fige en remarquant qu'une femme vient de débarquer sur les lieux du crime, et il ramène aussitôt l'objet contre sa poitrine, l'air accusateur.

HARLEY-
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