(jeremy) Et de plus près encore, on pouvait voir la vraie nature d'une certaine tristesse.

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(jeremy) Et de plus près encore, on pouvait voir la vraie nature d'une certaine tristesse. ✻ ( Sam 11 Mar - 0:01 )


✻ ✻ ✻
“Au début, ce fut une toute petite tâche, comme une forme de nostalgie. Mais non, en se rapprochant bien, on pouvait discerner l'aspect mauve de la mélancolie. Et de plus près encore, on pouvait voir la vraie nature d'une certaine tristesse.”


Anya soupire, tourne en rond dans cet appartement. Elle se mord la lèvre en fermant les yeux. Sensation triste qui la prend quand elle repense à Jax, au fait qu'il est parti sans rien dire. Qu'est ce qu'elle a fait ? Qu'est ce qu'elle n'a pas fait ? Elle caresse Fantôme qui vient se nicher dans ses jambes et elle le nourrit en souriant légèrement. Le sourire est fané, le sourire n'est plus là, il est faux. Elle n'arrive plus à contaminer son regard avec son sourire et sa mère le lui dit. Elle la trouve triste. Mais comment peut-elle être heureuse quand l'amour de sa vie s'est tiré, est parti avec son bonheur et sa jolie vie future ? Alors elle lui répond toujours ça fait mal, mais ça va passer toujours le même refrain, la même chanson. Anya ne dupe personne. Elle broie du noir tout le temps mais tente de garder la tête hors de l'eau avec difficulté. Elle a le cœur qui se serre quand elle pense à tout cela. A sa vie d'avant, au fait qu'elle a trahi sa meilleure amie, au fait que Jeremy l'a pourri sans rien comprendre. Elle a l'impression que tout son monde s'effondre, s'effrite petit à petit. La sonnerie de son téléphone la tire de ses pensées, elle décroche machinalement « Oui Maman, oui... Oui, je me suis nourrie. Des pâtes et du … du saumon. » Mensonge habile, elle raccroche et regarde sa pauvre tasse de thé qui traîne. Elle n'arrive à ne rien avaler. Elle devrait peut-être aller au café, parce qu'elle commanderait un muffin et un café et elle verrait Aaron. Parce qu'Aaron, il arrive à la faire sourire. Il arrive à s'inquiéter pour elle sans tenter de grapiller dans sa vie, sans tenter de se mêler de ce qui ne le regarde pas. La fille au regard triste qu'il l'appelle et même cela, ça arrive à faire naître un petit rictus heureux sur ses lèvres. Mais elle se rend vite compte qu'une fois que la porte claque, elle est triste. Que son cœur est dans le brouillard et qu'elle n'arrivera jamais à se remettre de sa relation perdue. C'est comme si Jaxson avait prit son cœur, l'avait empaqueté et était parti avec.

Puis il y a les relations qui s'effritent aussi, les personnes qui sont dans la même situation qu'elle. Jane l'a prévenu qu'elle aussi avait fait une fausse couche. Elle se rend compte que ça fait mal même quand ce n'est pas notre propre destinée. Elle a le cœur qui se serre quand elle pense à Jane et Jeremy, ce couple qu'elle admirait tellement. Un couple qu'elle pensait intouchables, mais visiblement c'était tout le contraire. La vie est une garce et tout le monde en fait les frais. Elle ne sait pas quoi faire, alors elle attrape sa besace, enfile sa veste et elle se décide à aller marcher dans la ville, comme si l'air frais allait lui faire du bien, comme si tout cela allait lui donner envie d'arrêter de pleurer. Ses pas la guident jusque chez Jeremy et elle n'ose pas, mais son doigt appuie instinctivement sur la sonnette. Quand il l'ouvre, elle lui sourit « Hey salut... » Elle déglutit avant de  poursuivre « Je peux entrer ? » Et quand il la laisse faire, elle entre, pose son regard un peu partout avant de le regarder « Jane m'a prévenu... Je suis désolée pour toi... Tu vas bien ? » Elle sait ce que ça fait, du côté maternel, mais pas du côté paternel, mais elle tentera de trouver les mots, parce que les mots elle les a, elle comprend la tristesse. Elle comprend et la ressent, alors elle le comprendra lui aussi.

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Re: (jeremy) Et de plus près encore, on pouvait voir la vraie nature d'une certaine tristesse. ✻ ( Mer 19 Avr - 1:16 )


et de plus près encore, on pouvait voir
la vraie nature d'une certaine tristesse
Janya

Il semble serein Jeremy. Il semble. Il garde la tête froide et reste fort. Tout simplement parce que Jane ne l’est pas et il doit donc l’être pour deux. Comme si elle n’était pas assez fragile comme ça, il fallait que le sort s’acharne. Le monde s’était écroulé. Le verre s’était brsé en heurtant violemment le sol, et il semblait que ses morceaux si plantent un à un dans son cœur. Il serait Jane dans ses bras, elle le rejetait violemment. Comme pour lui signifiait qu’elle était la plus malheureuse du monde que même lui ne pourrait rien y faire. Il accusait déjà le coup de perdre un enfant qu’il n’avait pourtant pas vu naître et déjà sa femme lui en faisait baver d’avantage. Il comprenait, que ça soit plus difficile pour elle que pour lui, c’est elle qui l’a porté, pas lui. Mais il était le père tout de même, et elle semblait oublier ce détail. Toujours est-il qui prenait sur lui du mieux qu’il pouvait, insufflant doucement à sa compagne tout le réconfort dont elle a besoin. Redoublant d’attention quand à chaque petit moment de faiblesse, tentant de penser à tout à la maison pour l’alléger des choses désagréables. Il ne dormait plus la nuit, après tant d’effort la journée pour ne pas sembler abattu. La nuit était son seul échappatoire. Le moment de faiblesse où il s’octroie le droit de succomber à la tristesse un moment. Alors Jeremy il se lève, fait les cent pas, observe la lueur de la lune par la fenêtre, engloutit par la tristesse. Et puis il se couche quelques heures, contre le corps de sa femme qui le rejette. Son cœur s’est glacé mais il ne lui en tient pas rigueur. L’épreuve est encore fraiche, la douleur encore intense, et il comprend qu’elle ne s’en remette pas pour le moment. Il fait de son mieux mais le brun se sent délaissé. Il conçoit qu’elle se sente déprimée et qu’elle se replie sur elle-même mais la défense de la blonde n’a qu’était que le rejet depuis lors. Elle rejette l’homme qui partage sa vie, celui-ci qui était le père de cet enfant. Elle rejette la faute sur le reste du monde. Elle rejette l’affection, l’aide, le réconfort. Jane finit toujours par s’isoler, et la plupart du temps la blonde passe ses journées au lit ou dans le canapé. De temps en temps elle éprouve le besoin de sortir et elle s’éclipse sans dire un mot. Il ne sait pas où elle va, ni pourquoi ou avec qui mais il a l’intime conviction qu’elle en a réellement besoin alors il ne pose pas de question et attend sagement son retour, le sourire aux lèvres.

Lorsque la sonnette retentit, il est étonné mais pense automatiquement que Jane a simplement oublié ses clés. Il s’empresse d’aller ouvrir tout joyeux qu’il est de retrouver sa chérie, emplit d’espoir d’enfin passer une bonne soirée, loin de la morosité quotidienne. La porte s’ouvrer sur une silhouette plus qu’inattendue. Son sourire se fane et son regard s’emplit d’interrogations. « Anya ? ..Hey » Le répond-il distraitement. Il s’écarte de la porte « Je t’en prie » Il est troublé par sa présence. Il ne comprend pas très bien pourquoi elle vient à lui après les horreurs qu’il a bien pu lui dire. « Que.. em. Ça va ? » Lance-t-il incapable finalement de lui demander ce qu’elle fait là. Son cœur manque un battement quand elle lui dit qu’elle est désolée et lui demande s’il va bien. Il comprend qu’elle le lui demande spécifiquement par rapport à la fausse couche et qu’il ne saurait faire l’autruche. Jeremy se racle la gorge et s’enfonçant dans la cuisine. « Installe-toi. Je te fais un café ou quelque chose ? Je suis désolée, Jane n’est pas là. » Il tente de noyer doucement le poisson. « Je ne savais pas que Jane t’en avait parlé. Tu sais, elle est plus à plaindre que moi, ne t’inquiète pas. » Il se cache là dans sa cuisine mais il ne fait pas le beau. Il se sent submergé par la tristesse tandis qu’elle a abordé le sujet et il est ému aussi, de sentir un élan de soutient de sa part à elle particulièrement.
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Re: (jeremy) Et de plus près encore, on pouvait voir la vraie nature d'une certaine tristesse. ✻ ( Dim 14 Mai - 18:26 )


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“Au début, ce fut une toute petite tâche, comme une forme de nostalgie. Mais non, en se rapprochant bien, on pouvait discerner l'aspect mauve de la mélancolie. Et de plus près encore, on pouvait voir la vraie nature d'une certaine tristesse.”


Elle ne pensait pas il y a encore quelques années qu'elle serait forcée à prendre des anti-dépresseurs, à devoir se droguer pour ne pas sombrer, sombrer dans un marasme qui ne lui ressemblait pas il y a encore quelques années de cela. Mais Anya survit grâce à ses cachets, elle a qui tenté tant de fois de se mettre en danger, flirtant avec la mort de diverses façons. Jaxson lui avait brisé le coeur, avait brisé son être tout entier et elle avait du mal à se dire qu'elle pourrait s'en sortir encore aujourd'hui. Tant de questions restaient sans réponses, tant de mots qui ne parviennent pas à sortir de la bouche de la française. Mais la vie continuait son cours, chaque matin, elle se levait dans l'espoir que le jour serait un peu moins douloureux que le précédent, dans l'espoir de voir renaître la lueur qui animait ses yeux quand elle était heureuse, quand Jaxson était là ou même avant qu'il ne tienne un rôle capital dans sa vie. Elle se dit bien qu'elle ne doit pas être la seule dans cette situation, qu'elle ne doit pas être la seule à souffrir du manque de l'être aimé, qu'elle ne doit pas être la seule femme sur cette terre a avoir perdu le fruit d'un amour qu'elle pensait sincère et sans embûches. Mais tout n'est que trahison maintenant dans l'esprit de la jeune femme, trahison disgrâce, l'esprit du mal est marqué sur sa face, et tristesse. Sa vie est triste, son sourire est absent, même ses yeux ne brillent plus, la malice qui l'habitait a disparu, elle s'est évaporé comme Jaxson l'a fait, le lendemain matin de l'annonce de la perte du fruit de leur amour. Petit être imprévu qui avait éveillé chez l'ancien couple une envie d'amour profond. Mais il ne l'aimait peut-être pas assez, c'était ce qu'elle se disait la brune. Ils ne l'aimaient pas assez.

Alors quand elle a apprit que Jane avait perdu l'enfant qu'elle attendait de Jeremy, elle avait d'abord tenter de la consoler elle, trouvant les mots qu'il faut, trouvant les mots juste. Et maintenant, elle se donnait comme mission de s'occuper de lui aussi, de faire renaître la lueur qui est sûrement éteinte, cette lueur qu'elle ne parvient pas à faire renaître dans son propre regard. Il était vrai qu'ils ne s'étaient pas quittés en bon terme, que Jeremy lui avait dit que c'était certainement de sa faute si Jaxson était parti, mais il ne savait rien, alors la rancune était devenu une once de compréhension. Après tout, on juge bien un livre sur sa couverture, alors une relation est certainement plus facile à juger d'un point de vue extérieur. Quand il lui demande si ça va, elle aimerait lui dire que non, que ça ne va pas. Qu'elle est au fond du gouffre, mais elle n'est pas venue pour se faire plaindre « Je vais bien, c'est surtout pour toi que je m'inquiète. » qu'elle prononce d'une voix mal assurée. Elle ne veut pas qu'il pense qu'elle le prend en pité, elle veut juste qu'il sache qu'elle est là. Avec ses défauts et ses qualités, elle est là. Elle ôte alors sa veste, mettant le brun sur le fait accompli. « Je veux bien un thé si tu as, fruits rouges, ou menthe. Je te laisse choisir. Et c'est toi que je suis venue voir. » Un fin sourire se dresse sur ses lèvres pendant qu'elle s'installe sur le canapé en jouant avec ses doigts. Elle est nerveuse la française, ne sait pas comment aborder le sujet. Lorsqu'il revient de la cuisine, elle le remercie en saisissant la tasse chaude entre ses mains gelées, en profite pour se réchauffer un instant avant de dire « Je sais ce que ça fait de perdre un enfant... Je sais ce qu'elle peut ressentir. On a bu un café l'autre jour, et j'ai tenté tant bien que mal de lui faire comprendre que ça passera. Ca sera toujours là, dans un coin de sa tête, mais ça passera... » Elle soupire un peu avant de se jeter sur la boisson chaude pour stopper ses pensées négatives « Je ne sais pas ce que tu ressens, je sais que ce n'est peut-être à moi de venir ici, mais je veux que tu saches que... je serais là. Enfin, je veux dire, si jamais tu as besoin. On ne comprend la douleur de quelqu'un que quand on l'a vécu. » Est-ce qu'elle est en train de lui avouer qu'elle avait perdu un enfant elle aussi ? Sûrement. « Je ne sais que trop bien ce que tu ressens, c'est peut-être même plus fort du côté maternel, mais la douleur passera un jour. Je te le promet. » qu'elle prononce avant de poser sa tasse sur la table et lui adresser un geste compatissant sur l'épaule.

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Re: (jeremy) Et de plus près encore, on pouvait voir la vraie nature d'une certaine tristesse. ✻ ( )

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(jeremy) Et de plus près encore, on pouvait voir la vraie nature d'une certaine tristesse.

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