There was a time when i would have smiled at you + JEREMY

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There was a time when i would have smiled at you + JEREMY ✻ ( Sam 22 Avr - 14:06 )

jeremy&ness ⊹ C’est le même rituel tous les mois. Ness emporte un livre dans son sac et se rend à l’hôpital pour passer son examen de routine. 30 minutes, 1 fois par mois c’est le temps qu’elle accorde à cette maladie qui a failli la tuer. Ce n’est qu’un contrôle de routine, juste pour s’assurer que la leucémie ne revient pas à l’attaque. Aujourd’hui ce rendez-vous à un goût particulier pour la jeune femme, aujourd’hui c’est l’anniversaire de sa « guérison ». Elle déteste ce terme. En plus c’est presque ironique quand on sait qu’à l’issue de ce rendez-vous le médecin pourrait parfaitement lui dire que la maladie est de retour. Tout le monde se souvient du jour de la fête nationale, du jour de l’anniversaire de ces parents mais elle est la seule pour qui cette date est si importante. A vrai dire cette date est le début d’un compte à rebours qui a commencé il y a 5 ans maintenant, le début d’un « tic tac » permanent qui lui rappelle juste qu’elle n’est qu’en sursit et que ce mal pourrait revenir à tout moment. Elle a refusé que Mason l’accompagne, pourtant il a insisté, il refusait de la laisser seul en ce jour si particulier mais autant pour elle que pour lui il était préférable qu’il ne vienne pas. Elle n’était pas prête à lui rappeler de possible souvenir de sa sœur qui pourrait le blesser, se sentant complètement incapable de savoir quoi dire pour le réconforter. Est-ce qu’on peut réellement trouver les bonnes paroles dans ce genre de situation ? Est-ce qu’il en existe seulement d’ailleurs ? Mais la raison de son refus est majoritairement égoïste. Ness ne parle pas de sa leucémie, personne ne sait l’effet que cela a eu sur elle, la façon dont ça l’a changé, les choses que ça lui a fait faire. Ces 30 minutes à l’hôpital c’est l’occasion pour elle de se laisser aller, d’avoir peur, de pleurer. C’est le seul moment qu’elle se laisse pour pouvoir penser à tout ça. 30 minutes. C’est court et pourtant trop long pour un mal qui est censé être guérit. Elle embrasse alors Mason sur la joue en quittant son petit appartement et lui promets de l’appeler dès qu’elle sera sorti. Histoire de prolonger son moment de solitude elle décide de se rendre au Pacific Medical Center à pied. Mason ne comprend pas pourquoi. Elle ne lui en veut pas et de toute manière elle serait incapable de lui expliquer pourquoi elle veut prolonger ce moment. Comme toujours elle arrive cinq minutes en avance et en profite donc pour ouvrir le bouquin qu’elle a emporté avec elle, juste histoire de lire quelques lignes, quelques pages. Chaque minute compte quand on est une accro de la lecture comme elle, chaque mot qu’elle peut lire est créer en elle une petite étincelle. Rapidement on vient la chercher et presque aussi rapidement elle ressort de cette salle blanche qu’elle a en horreur. Elle doit encore patienter plusieurs minutes avant que les résultats ne tombent. Elle va bien. C’est le verdict pour cette fois-ci et alors qu’elle devrait crier, sourire, sauter de joie elle remercie le médecin et reste impassible. A vrai dire cette annonce ne lui fait plus rien ressentir, mois après mois. La vérité c’est qu’elle attend désespérément le jour où on lui dira qu’elle ne va pas bien, que son cauchemar est de retour, elle l’attend désespérément car même après toutes ces années elle reste persuadé que ce jour arrivera. Et ce jour-là elle n’est pas sur d’avoir à nouveau la force de se battre.  Une larme perle, elle la retient. Elle en a donc pour un mois de plus. C’est idiot de penser comme ça elle le sait bien. Son médecin lui a pourtant répété mainte et mainte fois le pourcentage de chance que la maladie revienne. Il est faible. Ridiculement faible mais ce petit pourcentage prend bien trop d’importance pour la petite blonde. C’est surement pour ça qu’elle a autant besoin de l’adrénaline. C’est pour se sentir réellement vivante et pas seulement parce qu’on lui dit qu’elle va bien. Elle a besoin de sentir son cœur battre, ses membres trembler, sa respiration s’accélérer. Tu vas bien. Se répète-t-elle intérieurement pour se convaincre que c’est la vérité, pour se convaincre qu’elle doit sourire. Elle décide de terminer la page qu’elle était en train de lire puis elle se lève et marche en direction de la sortie, le visage figé. Comme un douloureux souvenir du passé il apparaît soudain dans son champ de vision. Jeremy. Il avance vers elle, ou bien marche-t-il simplement dans ce couloir sans la moindre intention. Elle l’a évité pendant toutes ces années et la voila désormais obligée d’emprunter le même couloir que lui. Ce couloir interminable. Elle baisse la tête et continue à avancer, espérant qu’ainsi elle passera inaperçu. Puis soudain elle l’entend prononcer son nom, elle pense un instant à continuer à avancer mais il effleure son bras d’une main pour l’arrêter. Elle stoppe alors sa fugue et relève la tête vers lui « Si tu as des questions le bureau d’accueil est par là-bas » Dit-elle en lui indiquant la file d’attente devant le bureau de la petite dame aux cheveux grisonnant. Elle le fixe alors pour savoir ce qu’il lui veut, s’il va oser demander quelque chose ou s’il va juste continuer son chemin. Il est si beau et il été à elle. Il était son Jeremy.

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Re: There was a time when i would have smiled at you + JEREMY ✻ ( Hier à 0:41 )


there was a time when
i would have smiled at you
nessy

C’est quand Jane ouvre doucement les yeux que Jeremy pose sa tasse sur la table de chevet, alerte. Il l’observe avec attention, tendu et crispé. Se rapproche de sa femme et l’aide à se redresser, ajustant les coussins derrière son dos. « Tu te sens mieux ? » Sa voix est inquiète et il ne peut le cacher. L’inquiétude fait maintenant partie intégrante de sa vie. Voilà six ans qu’il connait sa femme et autant qu’il a eu à s’occuper d’elle. Une blondinette à la santé fragile qui accapare toute son attention. Jane lui sourit doucement et hoche la tête. Jeremy s’éclipse alors dans la cuisine et revient avec un verre d’eau fraiche que la blonde engloutit sans broncher. Elle était tombée, inconsciente, encore. Ça lui arrivait parfois une perte d’équilibre, un malaise, et la voilà inconsciente pendant quelques minutes. Alors il la lève, la met au lit et soutient ses jambes pour faire repartir la circulation. Parfois Jer a l’impression d’être infirmer tant il doit s’occuper de petites choses de ce genre au quotidien. Voilà des années que la santé de sa femme se détériore, et elle écume les examens sans jamais mettre le doigt sur le truc qui cloche. Où en tous cas il y en a plusieurs et l’un entraine l’autre visiblement. Quand les médecins pointent quelque chose et qu’elle se soigne, soit ça ne fonctionne pas, soit autre chose pose problème. Alors ils savent juste qu’elle doit se ménager, ne pas faire d’effort physique trop important. Souvent il pense que c’est son corps qui a rejeté l’enfant, trop faible pour l’accueillir en son sein et le faire grandir correctement. Dans tous les cas Jane refusait désormais de parler d’enfant, alors il ne se posait plus la question. Surement avait-elle finit par penser comme lui. Se plaignant parfois d’être faible et incapable. Jane a beau avoir une santé fragile, elle n’en est pas pour autant une incapable. Tout au contraire, Jeremy la trouve incroyablement forte de faire face aux difficultés qui se dressent devant elle, toujours capable de mener quasiment la vie qu’elle souhaite mener et c’est selon lui le plus important. Voyant que sa femme se remet de ses émotions et semble pouvoir se lever, Jeremy part s’isoler un instant sur la terrasse. Il observe sans attention les nuages passer tandis qu’il se pose un tas de questions existentielles, comme à son habitude. Jeremy est un homme beaucoup trop hésitant, trop indécis et ça lui joue des tours à peu près tous les jours. Sa situation même est une conséquence de cette incapacité à arrêter ses choix. Il se sent effrayer de prendre de mauvaises décisions, mais c’est n’en prendre aucune qui est en fait une mauvaise décision, et sa situation commence à lui peser. Il a beau adorer sa femme, il sait qu’il tourne en rond et qu’il ne l’aime plus comme il l’avait fait. Quelque chose s’était brisé lorsqu’elle avait fait sa fausse couche, et bien qu’il pensait que le mariage allait guérir cette blessure il n’en a pas été le cas. Il n’aime plus sa femme. Elle le rejette lorsqu’il tante toute approche charnelle, mais il ne peut se résigner à la laisser seule. Ce n’est pas de la pitié, mais de l’affection. S’il pouvait s’occuper d’elle comme une meilleure amie, ça lui conviendrait tout à fait. Mais c’est bien trop délicat que de lui avouer que les désirs qu’elle n’assouvit pas le sont par une tout autre personne. Peut-être s’en doute-t-elle en fait. Et peut-être qu’elle aussi va voir ailleurs remarque, étant donné l’état de leur couple. Et pour dire vrai, maintenant ça lui est égal parce que désormais, il a effectivement l’impression de vivre avec sa meilleure amie. Toujours est-il que ce n’est visiblement pas aujourd’hui qu’il allait se décider à faire quoique ce soit, bien que Mila n’attende que ça. Alors s’il y a une chose qu’il est capable de faire, par contre, c’est aller jusqu’à l’hôpital récupérer les résultats d’Irm de Jane. Encore un, sur lequel, surement on ne saura encore une fois pas déceler exactement la source de son mal mais simplement en percevoir les symptômes. La vie de Jane se résume à soigner des symptômes d’une maladie invisible. Avant de partir, Jeremy embrasse le front de sa femme, et s’éclipse à l’extérieur. Il aimerait qu’on trouve enfin ce qui cloche, dans l’espoir que Jane retrouve une joie de vivre perdue, fatiguée de se battre contre l’invisible après tant d’années. Jeremy souffle un bon coup avant de pénétrer dans l’enceinte du centre hospitalier de la ville qu’il ne connait que trop bien. C’est le regard éteint et le pas lourd qu’il se dirige vers le servie approprié. Il regardait distraitement ses pieds, inconfortable de se retrouver ici. Son cœur manquait un battement quand il relevait la tête et que son regard se posa une seconde sur une silhouette qui lui était familière. L’observant un instant, il reconnaissait parfaitement là son premier amour. Malgré sa relation avec Mila, il ne l’avait pas revue depuis des années, et son souvenir venait écraser son cœur et lui rappeler toutes ses erreurs passées. « Ness » qu’il laisse échapper tandis qu’elle se trouve à un mètre de lui. Elle passe son chemin, les yeux rivés vers le sol. Sans y réfléchir à deux fois il attrape doucement son poignet, incapable d’articuler la moindre chose. Son regard se perd dans le sien un peu humide, elle lui indique l’accueil. « Je… Tu… » Il se sent alors de trop, illégitime, indigne. Il soupire, laisse glisser sa main, lâchant son emprise, sa peau effleurant la sienne. Jeremy s’éloigne, honteux qu’il a été toutes ses années de trahir l’une des personnes les plus chères à son cœur. Il continue son chemin, se retourne un instant, elle fait de même. Le brun se dirige d’un pas assuré récupérer les résultats de Jane. Attend quelques minutes, trépigne, hésite, s’impatiente. A peine les documents en main, il ne prend pas la peine de regarder, il n’y comprend rien, mais s’élance à la poursuite de Ness. Une fois à l’extérieur, sonde l’environnement et la voit un peu plus loin. Il s’approche, lui saisit une seconde fois le poignet pour la tourner vers lui. « Ness » Son altruisme l’emporte sur sa honte de lui faire face à nouveau. « Tu vas bien ? » qu’il souffle comme un idiot, mais son regard sincèrement inquiet par ces yeux et cette attitude qui ne lui disent rien qui vaille. « On peut discuter cinq minutes? »
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