Are you fucking kidding me ? ✻ ryan & devon

 :: postcard for far away :: Lieux divers
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
avatar
‹ OUR FAMILY IS A HAPPY ONE.

❝ Family don't end with blood ❞
‹ OUR FAMILY IS A HAPPY ONE.
Voir le profil de l'utilisateur

›› It's my life
›› Cap Harbor since : 01/05/2016
›› Commérages : 143
›› Pseudo : silver ✻ cindy
›› Célébrité : sebastian sexy stan
›› Schizophrénie : luke ✻ l'agent de sécurité, au coeur brisé.
›› more about me

A DROP IN THE OCEAN
›› family portrait :

Are you fucking kidding me ? ✻ ryan & devon ✻ ( Sam 22 Juil - 20:38 )


Are you fucking kidding me ?
Oh, why you look so sad, the tears are in your eyes, come on and come to me now, and don't be ashamed to cry, let me see you through, 'cause I've seen the dark side too. When the night falls on you, you don't know what to do, nothing you confess could make me love you less. I'll stand by you, won't let nobody hurt you, I'll stand by you. So if you're mad, get mad, don't hold it all inside, come on and talk to me now. Hey there, what you got to hide ? I get angry too, well, I'm alive like you. When you're standing at the cross roads, and don't know which path to choose, let me come along, 'cause even if you're wrong. I'll stand by you, won't let nobody hurt you, I'll stand by you.

Devon Oakley semblait vivre dans un autre monde depuis quelques temps. Tout le monde s'en rendait compte. Surtout les clientes du Blue Lagoon. Il n'était plus pareille. Oh, il se montrait toujours charmant, voir un brin séducteur avec les clientes. Mais les femmes qui fréquentaient ce bar dans le but de repartir avec le barman avaient bien remarqué que le jeune homme ne rentrait plus chaque fois avec une nouvelle conquête. Il avait changé. Sans doute parce que sa relation avec Riley le perturbait bien plus qu'il ne voulait bien l'avouer. Le jeune homme ne se voyait pas rentrer avec une autre jeune femme. Il aurait eu l'impression de tromper Riley. Ce qui était totalement ridicule, puisqu'ils n'étaient même pas en couple. Ils ne l'étaient pas, n'est ce pas ? Oh et puis merde. Devon n'en était même pas sûr. Tout ce qu'il savait, c'était que la jeune femme vivait chez lui et chez son cousin et qu'il ne couchait plus qu'avec elle. Et putain, ça ressemblait quand même sacrément à être en couple. Et il n'aimait pas ça. Par moment du moins. Devon était un homme libre, qui n'aimait pas avoir l'impression d'avoir une laisse. Il ne voulait plus tomber amoureux, il ne voulait plus être dépendant de l'amour d'une femme. La dernière fois, il en avait trop souffert. Mais Devon était libre. Riley ne lui avait jamais imposé quoi que ce soit. C'était lui qui se piégeait lui-même. Et cela l'énervait d'autant plus. Mais au fond de lui, Devon avait l'impression que sa blonde lui en voudrait, s'il fréquentait une autre femme. Mais de toute façon, la question était réglée. La dernière fois qu'il avait voulu coucher avec une autre femme que la blonde volcanique, la situation avait mal tournée. Bref. Tout ça pour dire que c'était différent de travailler au Blue Lagoon maintenant que ses deux objectifs n'étaient plus d'empocher un maximum d'argent et de sauter séduire un maximum de filles. Le jeune homme se mêlait aux conversations et il en apprenait pas mal sur les personnes qui fréquentaient régulièrement son bar. En pleine discussion avec Julian, l'un des clients réguliers de l'établissement, qui se plaignait de sa sorcière de patronne, il faillit ne pas entendre la sonnerie du téléphone du bar. Il fallait dire que ça tenait du miracle de l'entendre, vu le bruit qui régnait dans le club. Le barman réussi à répondre avant que son interlocuteur ne raccroche. « Blue Lagoon, Devon à l'appareil, j'écoute », souffla-t-il poliment dans le combiné. On ne savait jamais, peut-être que c'était un inspecteur des impôts. Quoi qu'ils ne travaillaient jamais ceux-là, alors en plein milieu de la soirée, c'était peu probable. Mais passons. Une voix se fit entendre de l'autre côté du combiné, mais il n'entendait pas grand-chose. Il avait juste reconnu la voix de l'un des amis qu'il avait en commun avec Ryan, Jason. Mais il ne comprenait pas ses paroles. Et d'ailleurs, en parlant de Ryan, où est-ce qu'il était passé ? Devon était avait passé la soirée avec ses deux employés. Maintenant que l'heure était tardive, leur présence à tous les trois était largement suffisante, mais quelques heures plus tôt, la présence de Ryan n'aurait pas été de trop. Le jeune homme transféra la ligne dans son bureau et s'isola pour répondre à l'appel. Visiblement, ça avait l'air important, sinon Jason ne l'aurait jamais appelé au club. « Jason, qu'est-ce qu'il se passe ? », demanda-t-il quand le calme fut revenu. Mais il entendait aussi du bruit de l'autre côté du combiné. De la musique visiblement et des discussions. Jason n'était pas seul. Après quelques secondes, il reprit la parole. « Devon ? Écoute, je préférais t'appeler, au sujet de Ryan ... », commença l'homme, visiblement gêné à l'idée d'avoir cette conversation. Quoi Ryan ? Qu'est-ce qu'il avait encore fait ? Devon n'était pas d'humeur à patienter. Il voulait savoir de quoi il s'agissait. Parce que cet appel, combiné à l'absence jeune homme, cela suffisait à inquiéter le barman. « Quoi ?! », s'énerva-t-il. Ce n'était pas sympa de sa part de s'emporter comme ça, mais il n'aimait pas qu'on le fasse tourner en bourrique. Le dénommé Jason semblait hésiter, avant de se lancer. « Je ne sais pas si tu le sais, mais il a recommencé à jouer. En temps normal, j'aurais dis que ça ne me regarde pas et que c'est un grand garçon. Mais tu devrais venir le chercher, il est sérieusement en train de se foutre dans la merde », avoua-t-il finalement. Le sang de Devon ne fit qu'un tour. Comment ça, Ryan s'était remis à jouer ? Il était capable de pardonner beaucoup de choses. Il avait toujours tout accepté venant de son cousin. Mais pas ça. Ça, ça le mettait sacrément en colère. Comment est-ce que Ryan avait pu faire ça ? Il avait eu suffisamment de problèmes par le passé. Cela lui avait coûté son couple. Et maintenant qu'il avait enfin récupéré Rachel et que Devon en était ravi, il recommençait ses conneries ? Eh bien cette fois, ça ne se passerait pas comme ça. Devon allait le secouer s'il fallait. Rachel méritait bien mieux que cela. « Merci d'avoir appelé. Envoie moi l'adresse par texto, j'arrive », souffla-t-il avant de raccrocher. Dire que Devon était furieux était un doux euphémisme. S'il avait eu Ryan sous la main là tout de suite, il lui aurait foutu son poing dans la gueule, histoire de lui remettre les idées en place. Mais au lieu de ça, il allait devoir confier le bar à ses deux employés jusqu'à la fermeture, en espérant que cela ne tournerait pas à la  catastrophe. Il leur faisait confiance, ce n'était pas le problème. Mais quand un problème survenait, ils se retournaient vers Ryan ou Devon pour les aider. Là, ils seraient seuls. Ryan allait passer un sale quart d'heure, c'est moi qui vous le dit. Quittant finalement son bureau, il retourna derrière le comptoir pour donner ses directives à ses employés, leur rappelant qu'il était joignable à tout moment en cas de problème. Puis, il consulta son téléphone et programma son GPS avec l'adresse que son ami lui avait programmé. Il conduisit jusqu'à l'endroit nommé et pénétra dans les lieux, la colère se lisant sur ses traits. « Vous voulez miser combien ? », demanda un homme, grand, vêtu d'un costard. Devon leva les yeux au ciel. L'homme semblait sorti tout droit d'un film d'espionnage, sauf qu'il était maigrichon et tout sauf crédible dans ce rôle. « Je ne suis pas venu pour jouer », siffla-t-il entre ses dents, parcourant la salle du regard pour repérer Ryan. L'homme s'apprêtait à protester, mais Devon avait repéré Ryan et se fichait pas mal du cliché ambulant. Il l'esquiva et se dirigea vers Ryan d'un pas furieux. Il était évident que le jeune homme était en colère. Tout le monde pouvait s'en apercevoir. Sauf Ryan, puisque Devon était dans son dos. Le pauvre. Il allait se prendre une vague de colère dans quelques secondes sans rien voir venir. « Qu'est-ce que tu fou ici, je peux savoir ? », brailla Devon, arrivé à son niveau. Ryan, cartes en main, verre de whisky posé à côté de lui, ne semblait plus avoir énormément de jetons. Devon se demanda vaguement s'il n'avait pas mis sa montre aujourd'hui ou si celle là aussi il l'avait misée. D'ailleurs, le jeune homme ne savait pas combien Ryan avait misé au départ, mais Jason avait raison : il perdait et il se foutait dans la merde. Devon priait intérieurement pour que Ryan n'ait pas emprunté de l'argent pour continuer à jouer. Sinon, il était encore plus dans la merde que prévu. « Tu te fou de ma gueule c'est ça ? Tu as intérêt à finir cette partie vite fait, sinon je te sors d'ici par la peau du cul. Et crois-moi, je n'hésiterais pas à te foutre mon poing dans la gueule si nécessaire », s'énerva-t-il en tapant du poing sur la table. Tout le monde le regardait de travers, mais il s'en fichait. Il n'arrivait pas à croire que Ryan pouvait commettre les mêmes erreurs encore une fois.


_________________
 
little bastard

⋆ baby, give me one more night


Try to tell you "no" but my body keeps on telling you "yes". Try to tell you "stop", but your lipstick got me so out of breath. I'll be waking up in the morning, probably hating myself. And I'll be waking up, feeling satisfied but guilty as hell.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
‹ THEY DRIVE ME CRAZY BUT I LOVE THEM.

❝ Family don't end with blood ❞
‹ THEY DRIVE ME CRAZY BUT I LOVE THEM.
http://onemoreparadise.tumblr.com/ Voir le profil de l'utilisateur

›› It's my life
›› Cap Harbor since : 24/01/2016
›› Commérages : 433
›› Pseudo : Lempika. (Laurine)
›› Célébrité : Chris Godness Wood
›› Schizophrénie : Cameron Thompson (Dylan O'brien), Shane Hollister (Jack Falahee), Joyce Hamilton (Selena Gomez), Mia Smith (Ashley Benson), Alec Winterfell (Luke Mitchell)
›› more about me

A DROP IN THE OCEAN
›› family portrait :

Re: Are you fucking kidding me ? ✻ ryan & devon ✻ ( Ven 28 Juil - 17:23 )



Are you fucking kidding me ?
OAKLEY ☽ Oh, why you look so sad, the tears are in your eyes, come on and come to me now, and don't be ashamed to cry, let me see you through, 'cause I've seen the dark side too. When the night falls on you, you don't know what to do, nothing you confess could make me love you less. I'll stand by you, won't let nobody hurt you, I'll stand by you. So if you're mad, get mad, don't hold it all inside, come on and talk to me now. Hey there, what you got to hide ? I get angry too, well, I'm alive like you. When you're standing at the cross roads, and don't know which path to choose, let me come along, 'cause even if you're wrong. I'll stand by you, won't let nobody hurt you, I'll stand by you.


« BÉBÉÉÉÉ ! » Non, Ryan n'est pas entrain d'appeler sa petite-amie de la sorte. Il deteste ce surnom. Par contre, il aime appeler son chat ainsi. C'est mignon, non ? En tout cas, ça devrait l'être pour Simba qui pousse la porte de la chambre du brun et sort un petit miaulement. « Viens faire un câlin à papa. » Le Oakley, il peut aussi bien détester la boule de poil que l'adorer. Ça dépends le jour, son humeur, son envie de se faire coller ou non. Ce matin, il avait envie que son chat se cale sur son ventre, ronronne à lui en donner mal à la tete. C'est ce qu'il fait, la main de ryan dans le pelage. « On va faire quoi tous les deux aujourd'hui ? » Parler à son chat, c'est thérapeutique. Meme que Simba lui réponds. Malheureusement, le brun ne comprends pas la langue de son chat. Il suppose donc toutes ses réponses. « Ouais, t'as raison ... On va manger ! » Ryan se redresse, prends Simba dans ses bras et se trimbale à moitié à poil jusque la cuisine. Il prépare le plat de son chat, puis s'occupe du sien. Un grand café noir, cinq tranches de pain avec une tonne de Nutella dessus, deux croissants et, pour couronner le tout, une immense tranche de brioche sucrée. Le oakley a bien essayé de ralentir sur la bouffe, mais c'était impossible. Il a tenu deux jours avant de dévaliser le rayon boulangerie d'un supermarché. D'ailleurs, faudrait peut-être qu'il rembourse Devon ... ? Ou tout du moins qu'il lui dise que l'achat de plus de cent euros qui a été débité sur son compte, provenait de lui et des au moins trente paquet de croissant qui avait fini dans son estomac. « C'était bon ? » Simba lèche ses babines, ryan en fait de même. C'était fin bon. « Ouais ... On s'emmerde. » Il souffle, range ce qu'il a sortie pour déjeuner et part se doucher et s'habiller. Durant ce temps, il reçoit au SMS. Une petite soirée spécial poker ? Mhm ... Il fait mine de réfléchir avant de commencer à taper une réponse. Il ne peut pas se permettre cela. Son regard se pose sur les photos de Raxhel et lui placardé dans sa chambre. Oui, définitivement, il vient de prendre la bonne décision. Il a déjà foutu en l'air son couple de la sorte, c'etait suffisant. Il avait promis de ne jamais recommencer. Jamais !

Pourtant, il a fini par craquer quand un de ses amis à debarquer à sa porte, lui a fait boire au moins 6 verres d'alcool fort. Peut-être qu'il n'etait déjà plus conscient de ce qu'il faisait. Et puis, est-ce que c'etait mal ? Rachel n'en aurait jamais écho. Devon non plus. Uniquement les personnes jouant avec lui le sauront et il allait les plumer. En tout cas, c'est ce qu'il croyait. Il avait déjà miser cinq cent dollars et il avait tout perdu. Alors il avait rejoué la même chose, une deuxième fois, puis une troisième. C'était son cinquième jeu, et, histoire de pas tout perdre, il venait de mettre sa belle montre qu'il avait recu à son anniversaire en gage. Son verre d'alcool à sa droite, ses cartes dans sa main gauche, il observe d'un œil espiègle les autres joueurs. Il avait la chance de son côté, il le sentait. « Qu'est-ce que tu fou ici, je peux savoir ? » Heu ... Oui ? « La ferme. Tu me déconcentres. » ryan veut gagner et c'est pas un Devon sauvage en colère qui va tout foutre en l'air. Son voisin fait une action, c'est à son tour. Il réfléchit, regard à nouveau tout le monde. « J'espère que vous allez pas trop pleurer quand je vais gagner. » parce que c'est le cas, il va gagner ! « Tu te fou de ma gueule c'est ça ? Tu as intérêt à finir cette partie vite fait, sinon je te sors d'ici par la peau du cul. Et crois-moi, je n'hésiterais pas à te foutre mon poing dans la gueule si nécessaire » Pardon ? Les poings de Devon sur la table font tomber plusieurs jetons et déconcentre tout le monde. « Tu crois serieusement me faire peur, le vieux ? » Ryan pose ses cartes à l'envers pour que personne ne les voient et se lève. Ses deux mains agrippent le col de la chemise de son cousin et le pousse jusqu'au mur. « Dégage ! » qu'il sort, mâchoire serré, voix rauque comme jamais. Ryan fait un pas en arrière, puis, laisse son poing taper sur le mur, juste à côté du visage de Devon. « Connard. » Angry Ryan is back. Le brun se retourne, se rassoit sur sa chaise et reprends sa partie comme si rien ne venait de se passer. « Vous inquiétez pas, il fera rien ... » ryan lance un regard vers son cousin. « Il a pas envie de finir une deuxième putain de fois en prison.  » Et le sourire narquois et cretin qu'il porte sur les levres, c'est cadeau.

_________________

✻ the blood of stars ran in his veins
Did you say it ? “I love you. I don’t ever want to live without you. You changed my life.” Did you say it ? Make a plan. Set a goal. Work toward it, but every now and then, look around ; Drink it in ’cause this is it. It might all be gone tomorrow.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
‹ OUR FAMILY IS A HAPPY ONE.

❝ Family don't end with blood ❞
‹ OUR FAMILY IS A HAPPY ONE.
Voir le profil de l'utilisateur

›› It's my life
›› Cap Harbor since : 01/05/2016
›› Commérages : 143
›› Pseudo : silver ✻ cindy
›› Célébrité : sebastian sexy stan
›› Schizophrénie : luke ✻ l'agent de sécurité, au coeur brisé.
›› more about me

A DROP IN THE OCEAN
›› family portrait :

Re: Are you fucking kidding me ? ✻ ryan & devon ✻ ( Sam 29 Juil - 18:40 )


Are you fucking kidding me ?
Oh, why you look so sad, the tears are in your eyes, come on and come to me now, and don't be ashamed to cry, let me see you through, 'cause I've seen the dark side too. When the night falls on you, you don't know what to do, nothing you confess could make me love you less. I'll stand by you, won't let nobody hurt you, I'll stand by you. So if you're mad, get mad, don't hold it all inside, come on and talk to me now. Hey there, what you got to hide ? I get angry too, well, I'm alive like you. When you're standing at the cross roads, and don't know which path to choose, let me come along, 'cause even if you're wrong. I'll stand by you, won't let nobody hurt you, I'll stand by you.


Ces derniers temps, Devon avait l'impression que tout allait trop bien dans son existence. Le bar marchait bien, les affaires étaient pérennes et c'était parfait. L'investissement et le temps qu'il avait mit dans ce bar était un succès. Et il en était plus que ravi, parce que ce bar, c'était son petit bébé. Et puis, il y avait Riley. Même si leur relation n'avait toujours pas de nom, il se sentait bien à ses côtés. Il n'aurait su l'expliquer convenablement, c'était idiot, mais elle l’apaisait. Elle le faisait même mûrir en quelque sorte parce que depuis qu'ils se fréquentaient différents que comme de simples amis, Devon avait cessé d'être un idiot et de faire des conneries. Il ne ramassait plus toutes les femmes qu'il pouvait trouver dans des bars, il ne couchait plus avec tout ce qui bougeait. Non, il n'y avait plus que Riley à ses yeux. Mais curieusement, tout était trop beau pour être vrai et il avait l'impression que quand il s'y attendrait le moins, l'univers allait repasser par là pour lui rappeler qu'il n'avait pas le droit d'être aussi heureux et pour lui mettre des bâtons dans les roues. Cela n'avait pas tardé. De tout ce qui aurait pu lui arriver, ce qui arrivait réellement était ce qu'il désirait le moins. Car Devon ne souhaitait en aucun cas voir Ryan retomber dans ses anciens travers. Il avait été là par le passé, quand il avait été au fond du trou, quand il avait été dans un gouffre financier, quand il avait perdu Rachel et qu'il était devenu un moins que rien. Mais il avait remonté la pente, il s'était reprit, il avait réussi à reprendre sa vie en main. Et Devon l'avait soutenu parce que c'était son rôle. Parce que lui aussi avait fait des erreurs par le passé, il savait très bien ce que c'était. Il avait commis des erreurs qui l'avaient toutes droits menées à la case prison. Mais lui aussi s'était repris. Et si Ryan retombait dans ses travers, Devon n'était pas certain d'avoir la force de le soutenir cette fois. Une fois, pas deux. D'autant plus que Devon avait constaté il y a peu un trou d'une centaine d'euros sur son compte. Il n'avait rien dit. Peut-être un petit imprévu de son cousin. Jusqu'à ce soir. Si Ryan avait prit de l'argent sur son compte pour jouer au poker, c'était un homme mort. Pendant le trajet en voiture, le jeune homme espéra que son pote s'était trompé, qu'il avait confondu son cousin avec quelqu'un d'autre. Mais à peine eut-il passé la porte du lieu envoyé par SMS par son pote, il avait comprit. Comprit que Ryan était un crétin et qu'il allait le tuer. Il avait fini par le rejoindre, malgré la présence d'un malabar dans l'entrée. Le plan, c'était de le traîner dehors. Et de lui foutre son poing dans la gueule par la suite. Mais Ryan le rembarra à la seconde où il ouvrit la bouche. Devon tenta de supposer qu'il ne l'avait pas reconnu et insista, furieux. La dernière fois qu'il avait été aussi en colère contre quelqu'un, c'était contre l'amant de son ex-copine. Celui la même qu'il avait failli tuer, qui lui avait coûté sa carrière de baseballeur et un séjour derrière les barreaux. Il peinait à respirer. Et son cousin ne faisait que l'énerver d'avantage. C'était lui qu'il allait finir par tuer, ça n'allait pas tarder. Il ne lui fait pas peur ? Peut-être qu'après une bonne raclée, il s'en sentirait capable. Devon était plus que révolté à l'idée de voir son cousin dans cet état, ivre, incapable de lâcher son jeu. Plus que de le frapper, il avait envie de lui cracher dessus, parce que ce qu'il ressentait à cet instant, c'était du dégoût. Oui, il le méprisait dans cet état. Soudain, avant qu'il n'ait eu le temps de voir quoi que ce soit arriver, les mains de son cousin agrippèrent son col, l’entraînant jusqu'au mur derrière lui. Devon ne voulait pas se battre. Il savait que quand il commençait à cogner, il n'était pas sûr de pouvoir s'arrêter. Mais son cousin le poussait à bout. « Sinon quoi ? Qu'est-ce que tu vas faire Ryan ? Me casser la gueule pour me faire sortir et continuer à dilapider ton fric ? », brailla-t-il à quelques centimètres de son visage. Devon n'avait pas peur de son cousin. La douleur de son genou s'éveilla, constituant un sérieux désavantage. Mais il avait l'avantage d'être sobre, plus précis dans ses gestes. Et la montée d'adrénaline due à la colère n'était pas en sa défaveur non plus. Alors il ne trembla pas quand son cousin frappa dans le mur à côté de son visage. Il voulait se faire mal à lui-même ? Qu'il le fasse. Et dire qu'il avait aidé ce petit enfoiré à sortir de sa merde. Peut-être qu'il aurait dû l'y laisser. Ou peut-être que sa rage parlait pour lui. Dans les deux cas, il bouillait de fureur. Et les dernières paroles de Ryan ainsi que son petit sourire de fils de pute ne fit que l'énerver d'avantage. D'un geste brusque, le jeune homme se dégagea de la poigne de son cousin. On pouvait presque voir la colère briller dans ses yeux. D'ailleurs, si on avait été dans un film de science fiction, ses yeux seraient devenus tous rouges et brillants. Que Ryan gâche sa vie s'il voulait. Mais il ne lui permettrait pas de tenter de l'humilier. « Je me priverais pas pour démonter ta sale gueule, quitte à retourner en prison espèce d'enfoiré », beugla-t-il à son intention. C'était comme si ses nerfs venaient de lâcher. Comme si quelque chose dans son esprit, qu'il avait toujours tenté de contrôler, venait de sauter. Devon vouloir trucider Ryan. Là, maintenant, tout de suite. Et avant qu'il n'ait eu le temps de reprendre le contrôle de ses nerfs, il lui balança son poing dans la gueule. C'était mérité. Et pourtant, le barman s’efforçait de garder le contrôle. Il aurait aimé cogner encore et encore. Parce qu'il n'avait jamais su garder le contrôle de ses nerfs. Mais c'était Ryan. Ce n'était pas le premier connard qui tentait de l'énerver. C'était son cousin, son frère. Le jeune homme inspira profondément et la colère fut remplacée par la déception et le dégoût. « Tu sais quoi ? Joue, si tu veux jouer. Mais ne vient pas pleurer quand tu seras redevenu un moins que rien et que tu auras perdu tout ton fric. Joue Ryan. Joue la montre que ta mère t'a offerte à ton anniversaire. Mais cette fois, personne ne sera là pour te sortir de la merde. Ne compte sur aucun de nous pour rattraper tes conneries. Reste ici Ryan. Mais ne remet pas les pieds au Blue Lagoon, ne remet pas les pieds chez nous et ne compte pas sur moi pour te couvrir avec Rachel. Joue tout ton fric, emprunte de l'argent à des minables et perd tout. Redeviens le petit merdeux que tu as toujours été », siffla-t-il entre ses dents. Oui, il allait loin. Mais il savait que les mots pouvaient faire plus de mal encore que les coups. Et il comptait bien là-dessus pour le faire réagir. Et sinon ? Eh bien Devon était tellement énervé qu'il était bien décidé à le laisser là, dans sa merde. Après tout ce n'était pas sa vie. Et maintenant qu'il avait reprit la sienne en mains, il ne laisserait personne l'attirer vers le bas.


_________________
 
little bastard

⋆ baby, give me one more night


Try to tell you "no" but my body keeps on telling you "yes". Try to tell you "stop", but your lipstick got me so out of breath. I'll be waking up in the morning, probably hating myself. And I'll be waking up, feeling satisfied but guilty as hell.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

❝ Family don't end with blood ❞

›› It's my life
›› more about me

Re: Are you fucking kidding me ? ✻ ryan & devon ✻ ( )

Revenir en haut Aller en bas

Are you fucking kidding me ? ✻ ryan & devon

SCREW DESTINY :: postcard for far away :: Lieux divers
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
( )



Outils de modération