I don't feel nothing when I hear you say it's gonna be OK. (Paul)

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I don't feel nothing when I hear you say it's gonna be OK. (Paul) ✻ ( Mer 9 Aoû - 2:15 )



✻ ✻ ✻
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Depuis bientôt dix minutes, Joan contemple le rayon des sucreries qui se trouve face à elle. Elle réfléchit durement à ce que Paul aimerait manger en guise de réconfort. Des nounours en guimauve ? Des cookies ? Ou plutôt des brownies ? Au plus profond d’elle-même, la jeune femme connait la réponse. Contrairement à elle, Paul est une personne très respectueuse de sa ligne. Sa carrière de sportif l’a obligé à manger équilibré, en évitant tout ce qui est trop sucré et trop gras. Pour ça, Joan l’admire. Bien qu’elle ne soit pas fan de tout ce qui est à base de chocolat, elle se rattrape largement sur le reste. Elle n’a aucune volonté. Son estomac pourrait engloutir un paquet de sucre entier sans être rassasié. C’est terrible. Si Joan était raisonnable, elle se réfugierait du côté des fruits et achèterait tous ceux que Paul préfère. Mais Joan n’est pas raisonnable, et elle est convaincue que le sucre est un remède miraculeux contre les vilaines ruptures. Alors dans le doute, elle prend tout ce qui lui semble être réconfortant. Paul devrait pouvoir y trouver son compte. Une fois le rayon dévalisé, elle se dirige vers celui des glaces. Cette fois, la brunette n’a pas besoin de mener une réflexion profonde et intense sur les goûts de son meilleur ami. Elle tend le bras sans une once d’hésitation vers un pot de glace à la pistache, et en prends un second à la menthe pour elle. Juste par solidarité. Elle ne peut pas laisser Paul s’empiffrer de cochonneries tout seul, elle se doit de l’accompagner dans cette dure épreuve. Une fois certaine d’avoir pensé à tout, elle daigne se rendre en caisse. La quantité de sucre que comporte son caddie est assez impressionnant. Le prix qui va avec l’est également. Elle ne peut pas s’empêcher de sourire en se disant qu’elle a peut-être un peu exagérer. Mais quand on aime, on ne compte pas.

Les quatre sacs de nourriture remplissent une bonne partie de son coffre de voiture. Avec ça, elle et Paul devraient pouvoir tenir une bonne semaine sans faire de courses. Joan s’installe derrière le volant et attrape son téléphone. Comme d’habitude, elle tombe sur la messagerie de Peter. Elle ne manque pas de râler en optant pour l’envoi d’un SMS. De façon tout-à-fait honnête, Joan lui explique brièvement qu’elle prévoit de passer la soirée chez Paul. Elle ne détaille pas pourquoi, cependant. A chaque fois qu’il s’absente, il ne lui dit jamais où, et surtout pas avec qui. Elle estime pouvoir en faire autant. Joan conclut son message par un « je t’aime » accompagné d’un smiley, puis elle jette son portable dans les fins fonds de son sac et démarre la voiture. Il ne lui faut que quelques minutes pour se rendre à Southport Road, le quartier où Paul réside. Un quartier luxueux, envahi de grandes maisons et villas hors de prix. Joan a toujours rêvé de vivre ici. Elle n’en a malheureusement pas les moyens. Peut-être plus tard, qui sait ? Elle gare sa voiture juste devant l’immense maison de l’ancien joueur de basket. Maintenant, il s’agit de transporter les sacs jusqu’à la porte d’entrée. Les mains sur les hanches, Joan observe ses récents achats en poussant un long soupir. Si les sacs étaient légers, ça serait bien plus simple. Elle hésite à appeler Paul en renfort, mais oublie rapidement l’idée en se disant qu’elle gâcherait sa surprise. La brunette analyse la situation sous tous les angles et met en place une stratégie pour porter la totalité des sacs sans avoir à faire deux tours. Au bout de plusieurs minutes, elle semble y parvenir. Elle doit cependant effectuer une petite gymnastique pour refermer le coffre et verrouiller sa voiture. Chargée comme une mule, elle se précipite vers la porte d’entrée, non sans semer deux ou trois paquets de gâteaux au passage.

C’est à l’aide de son coude qu’elle appuie sur la sonnette. Paul met un temps fou à lui ouvrir, ce qui agace très légèrement Joan. « PAAAAAAUL ! DÉPÊCHE TOI ! JE SENS PLUS MES BRAAAAAAS ! » S’il n’apparaît pas dans les deux prochaines secondes, elle risque de tout laisser tomber. Son appel au secours semble fonctionner, puisque le brun daigne enfin se manifester. Joan lui fourre les sacs dans les bras, soulagée. « Attends, j’ai fait tomber quelques trucs. » En courant, elle retourne sur ses pas pour récupérer ce qui lui a échappé. Paul ne comprend rien à ce qu’il lui arrive. En voyant sa tête, Joan éclate de rire. Puis, brusquement, elle le serre dans ses bras. « Je suis contente de te voir. J’aurais sans doute pas supporté une semaine de plus sans te parler. » Joan a besoin de Paul dans sa vie. Cette dispute concernant Peter a jeté un énorme froid sur leur amitié, et Joan l’a extrêmement mal vécu. Ce soir, elle a une bonne raison d’être ici. Elle se met à l’aise, dépose sa veste sur le canapé et va dans la cuisine pour y déposer les boîtes de gâteaux qu’elle s’est chargée de reprendre. « J’ai acheté plein de choses pas bonne pour ton régime, mais excellente pour ton moral. » Dit-elle en prenant un sac des mains de Paul. Avant de le vider pour lui présenter les produits du bonheur, Joan le regarde droit dans les yeux. « Comment tu vas ? » Elle est au courant pour Charlotte ; Ophelia l’a prévenue. Heureusement, d’ailleurs ! Puisque apparemment, Paul n’était pas décidé à le faire.


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Re: I don't feel nothing when I hear you say it's gonna be OK. (Paul) ✻ ( Lun 21 Aoû - 13:00 )












Depuis que Charlotte était parti je me sentais un peu désemparé dans la vie. Alors je n'étais pas mal au point de déprimé, mais j'avais l'impression que je ne savais plus quoi faire pour m'occuper. Avant on allait régulièrement au cinéma, on portait en week-end ou on restait à rien faire devant Netflix, mais depuis son départ, non je n'arrivais pas à m'occuper. Ophélia m'avait dit que je devais changer d'air et tout ça, mais honnêtement ça me faisait lutter de faire une valise et partir. En plus c'était bientôt la reprise, il fallait que je me penche sérieusement sur les tactiques de l'équipe. J'allais devoir refaire passer des sélections et je n'étais pas prêt. En vrai la seule chose que j'avais envie de faire c'était de voir Joan. On était certes en froid, mais ça ne pouvait pas durer éternellement non plus. Ouais, j'allais faire ça. Me laver, lui téléphoner et passer du temps avec elle.

Sur les 3 étapes de mon plan, je n'avais réalisé que la première. Ma mère tentait de me joindre et j'hésitai sérieusement à lui répondre et finalement je craquais. « Salut Maman, je reste pas longtemps j'ai autre chose de prévu après » Oui je préférais la prévenir d'entrée de jeu. Malgré tout, 45 minutes j'étais toujours au téléphone avec elle. A ce niveau je n'étais plus étonné, j'étais juste dépité. Le pire dans l'histoire ? C'était que je disais pratiquement pas un mot. Maman McMahon était capable de faire la conversation à elle toute seule et pour ne pas changer aujourd'hui encore elle me parlait de Charlotte. Elle était mignonne à s'inquiéter comme ça, mais ce n'était pas la peine. Ma mère n'était au courant que depuis quelques jours seulement de notre rupture et pourtant elle avait déjà à réfléchi à 50 hypothèses pour expliquer la réaction de Charlotte. Son hypothèse du jour, c'était que quelqu'un faisait du chantage à Charlotte et que la seule façon de s'en sortir c'était de ma quitter pour retourner avec son ex. Je crois quand dans l'histoire ma mère avait aussi envisager le fait qu'il soit trafiquant d'arme ou à la tête d'un cartel de drogue. Je n'avais pas tout suivi et j'avais beau lui répéter que c'était une rupture tout ce qui avait de plus conventionnelle, elle ne voulait pas y croire.

20 minutes plus tard, elle avait enfin fini par admettre que oui peut-être qu'il ne fallait pas chercher une explication farfelue. ALLÉLUIA !! Malheureusement pour moi, elle enchaînait avec d'autres sujets. J'écoutais un mot sur deux en voyant le temps que j'avais perdu juste en faisant glisser le bouton vert. A croire que quelqu'un avait entendu mon signal de détresse parce que la sonnette venait de retentir. « J'ai quelqu'un à la maison, je dois y aller. » Ou pas, parce qu'elle avait encore quelque chose à me dire. Au pire, demain je passerais la voir ça sera plus simple.
« PAAAAAAUL ! DÉPÊCHE TOI ! JE SENS PLUS MES BRAAAAAAS ! » C'était donc Joan qui venait de sonner à la porte. « Okay maman cette fois je dois vraiment te laisser, Joan vient de crier au secours. » J'ai rapidement entendu un je t'aime sauvage sortir du combiné, mais je n'étais pas sûr parce que j'avais raccroché trop rapidement pour ouvrir la porte à Joan et deux secondes plus tard je me retrouvais avec moult paquet dans les bras. « Attends, j’ai fait tomber quelques trucs. » J'étais tellement pas prêt à tout cela, que je ne pense même pas à poser les sacs, ni a faire quoique ce soit. Non je regarde juste Joan ramassé les paquets perdus sur le chemin et revenir en rigolant. Ma tête devait certainement y être pour quelque chose. « Je suis contente de te voir. J’aurais sans doute pas supporté une semaine de plus sans te parler. » Voilà qui me rassuré, je n'aurai pas pu tenir plus longtemps non plus. D'ailleurs si ma mère ne m'avait pas téléphoné tout à  l'heure je serais chez elle. « Sans l'appel de Maman McMahon, je t'aurai téléphoné pour te proposer une promenade dans le parc ou une glace. » Comme quoi les grands esprits se rencontraient. Ou juste qu'on se manquait mutuellement. Un peu des deux. J’ai acheté plein de choses pas bonne pour ton régime, mais excellente pour ton moral. » A mon tour j'étale les paquets que j'avais dans les bras et okay, Joan avait carrément dévaliser un magasin de sucrerie. « Tu comptes nourrir tout le quartier ? » Parce que vraiment là, on avait de quoi tenir 1 semaine. « Du coup tu vas être obligé de venir courir avec moi avec tout ce sucre » Joan n'aimait absolument pas le sport, enfin elle aimait ça, mais seulement quand elle l'avait décidé d'elle même. Quand c'était sur demande c'était beaucoup plus compliqué pour elle. « Comment tu vas ? » Là, maintenant tout de suite en compagnie de Joan je me sentais bien, mais je savais que ce n'était pas ce qu'elle avait envie d'entendre. « On fait aller. » Ouais c'était vraiment ça. « La glace à la pistache va beaucoup aider » Je venais de la repérer juste à côté de celle à la menthe. Je sortais deux cuillères et ouvrait les pots. Les coudes sur la table de cuisine, je commençais à manger. Ça serait dommage que les glaces fondent quand même. « L'avantage c'est que je ne risque plus de la croiser, mais c'est aussi ce qui est le plus triste » Parfois au lycée, je me surprenais à la chercher parmi la foule avant de me rendre compte que ce n'était plus possible. « Je n'ai absolument rien vu venir. Quand j'ai su que son ex était en ville elle m'a dit que je n'avais aucune raison de m'inquiéter. Et je l'ai cru... » Pourquoi j'aurai douté de sa parole ? En tout cas, Joan avait raison, ce n'était absolument pas bon pour le régime, mais ça faisait beaucoup de bien.




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Dernière édition par Paul McMahon le Mar 12 Sep - 18:44, édité 1 fois
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Re: I don't feel nothing when I hear you say it's gonna be OK. (Paul) ✻ ( Ven 1 Sep - 15:19 )



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Même avec toute la volonté du monde, Joan ne peut pas en vouloir à Paul plus longtemps. Elle tient énormément à lui, et à cette précieuse amitié qu’ils partagent depuis plusieurs belles années maintenant. Ses blagues douteuses lui manquent, tout comme son obsession agaçante pour le sport. Elle aurait pu feindre l’indifférence en apprenant que Charlotte l’avait quitté, mais Joan a toujours été une personne loyale, incroyablement soucieuse du bonheur des personnes qui lui sont chères. Être à ses côtés lui paraît évident, voire primordial. Et elle est heureuse d’apprendre que Paul ne comptait pas non plus passer une semaine de plus sans avoir de ses nouvelles. Ce soir, Joan n’est pas là pour revenir sur leur dernière dispute. Elle espère même éviter le sujet de Peter, par peur de déclarer une troisième guerre mondiale. Joan souhaite simplement remonter le moral de son meilleur ami, qui ne doit définitivement pas être au beau fixe. Noyer un chagrin d’amour dans le sucre, le chocolat et la glace est l’un des meilleurs moyens pour aller mieux. C’est ce que sa mère lui a toujours dit, et ses propos ont toujours été vaillamment soutenus par Ophelia. « Si on considère que tu constitues le quartier à toi tout seul, alors oui. Enfin, y’en a un peu pour moi aussi. » Dit-elle avec un petit sourire. Paul ne perd pas le nord et y voit là l’occasion parfaite pour emmener Joan courir avec lui. Amusée, la brunette rigole un peu, non sans lever les yeux au ciel. « Mais non ! Mon corps est parfaitement habitué à fonctionner avec autant de sucre. Évite de le perturber avec tes idées diaboliques ! » Joan déteste le sport. Le moindre effort est une véritable torture pour la brune, qui a pourtant conscience de devoir pratiquer une activité physique régulièrement si elle ne veut pas devenir obèse. Ses amis sont heureusement là pour veiller sur sa santé. S’ils ne l’obligeaient pas à courir ou à aller à la salle de sport, elle se laisserait vivre sur son canapé. Joan n’est pas pourtant pas une fainéante. Elle déteste juste le sport. Ou c’est le sport qui la déteste, elle ne l’a jamais vraiment su.

Rapidement, Joan s’inquiète de savoir comment Paul va. Une question un peu idiote dans la mesure où elle devine à peu près son état d’esprit actuel. « Je savais que ça allait beaucoup t’aider, la glace à la pistache. » La brunette s’empare d’une cuillère et s’attaque à la glace à la menthe, son parfum favoris. En ayant chacun leur pot de glace, ils ne risqueront pas de se battre au moins !  Joan observe Paul, visiblement plus affecté qu’elle ne l’aurait cru par sa rupture. Il a toujours été un modèle de force pour elle, un exemple à suivre en cas de grande crise. Parce que Paul, il trouve toujours une solution pour rester positif et optimiste quoi qu’il arrive. Joan comprend rapidement que Charlotte s’est littéralement enfuie de Cap Harbor. Elle ne l’a pas juste quitté, elle est partie. Possiblement avec un autre. Et c’est seulement maintenant qu’elle comprend. Elle comprend qu’il n’a jamais trompé Charlotte et qu’il disait vrai. Il tient à elle, ça se voit, ça crève les yeux. Alors Peter l’aurait à nouveau trompée ? Pour le moment, elle refuse toujours d’y croire, ni même d’y penser. Joan s’est promis de ne pas revenir sur leur dispute. Elle repose sa cuillère et attrape l’une de ses mains, esquissant un sourire. « Tu m’autorises à te sortir un dicton un peu pourri ? » Elle s’autorise toute seule, en tout cas. « Une de perdue, dix de retrouvées. » Cette phrase est loin d’être une source de réconfort. C’est pourtant ce que les gens lui ont dit lorsqu’elle et Jay ont rompu, et ils ont osé la ressortir lorsqu’elle a su que Peter l’avait trompé il y a un an. Joan est bien placée pour savoir que personne ne devrait être autorisé à lâcher ce genre de réplique. Mais elle le fait, et c’est plus un trait d’humour qu’autre chose. « Elle aurait dû être sincère avec toi dès le départ. Je comprends pas vraiment l’intérêt de te dire qu’il n’y a pas de quoi s’inquiéter si au final elle part avec… Elle devait bien ressentir quelque chose, non ? » Joan n’est pas certaine de choisir les bons mots, alors elle marque une pause et oblige Paul à la regarder droit dans les yeux. « Personne n’a rien vu venir. Tout le monde pensait que Charlotte était faite pour toi, moi la première. Alors si tu penses que tu as été idiot de lui faire confiance… Enlève-toi tout de suite cette idée de la tête. Parce que tu as fait ce qu’il fallait. Et en plus, avec ta beauté sauvage, je suis à peu près certaine que tu retrouveras bien vite une femme pour te rendre heureux. Ça mettra peut-être du temps mais eh, je suis là ! Et si tout ce que j’ai ramené ce soir ne suffit pas à te remonter le moral alors j’en ramènerai encore et encore, jusqu’à ce que tu roules à même le sol. Je suis prête à me ruiner pour toi, Paul McMahon. » Elle n’a jamais été aussi sincère. Joan pourrait se plier en quatre pour ses amis, Paul y compris. « Tu m’autorises à te câliner ? » Demande-t-elle d’un ton faussement timide. Là encore, elle ne lui laisse pas vraiment le choix. Joan glisse ses bras autour du torse du sportif et le serre très fort contre elle. « Je suis à ton entière disposition ce soir. Tu veux qu’on regarde les Frères Scott ? » Sa passion pour cette série la fascinera toujours. Mais elle la respecte, et si Paul désire suivre les aventures des jeunes adultes de Tree Hill en compagnie de Joan, alors elle jouera le jeu avec plaisir.


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Re: I don't feel nothing when I hear you say it's gonna be OK. (Paul) ✻ ( Mar 12 Sep - 18:52 )












Voir Joan débarquer à l'improviste, c'était certainement la meilleure chose qui m'était arrivé depuis ma rupture avec Charlotte. Cela faisait un moment que je voulais frapper chez elle, lui proposer de venir à la maison, mais à chaque fois je repoussais le moment. La dernière fois qu'on s'était vu ça c'était très mal fini, mais ce n'était pas ce qui allait mettre fin à notre amitié, et sans l'appel de ma mère, on serait en train de papoter depuis un long moment. Comme si elle m'avait entendu, Joan venait de sonner à la porte, les bras chargé de paquet. Ou alors elle était télépathe. C'était la classe en tout cas. Par contre j'étais un peu dubitatif par le nombre de gâteaux et glace qu'elle avait ramener. Je n'avais jamais eu autant de sucre chez moi, cela me faisait tout bizarre, mais j'aimais bien, surtout qu'il y avait de la glace à la pistache. Joan était la femme parfaite, même que grâce à elle, on pourrait nourrir tout le quartier ou alors inviter mes voisins à faire le goûter avec nous. Peut-être que c'était son plan. « Si on considère que tu constitues le quartier à toi tout seul, alors oui. Enfin, y’en a un peu pour moi aussi. » C'était tout qu'est ce que j'avais envie d'entendre. « Non, j'aime bien mes voisins, mais pas au point de les inviter. » D'ailleurs je n'étais même pas sûr de tous les connaître. Il faudrait que je fasse plus ample connaissance avec eux un jour quand même. « C'est uniquement notre festin et on a pas le droit d'en laisser une miette » Non, je n'étais pas en train de séquestrer Joan et l'obliger à rester avec moi, mais si on ne mangeait pas tout, alors les gâteaux se sentiront mal de ne pas pouvoir accomplir leur destinée  première. Par contre après tout cela, Joan n'aura d'autre choix que de venir faire du sport avec moi. « Mais non ! Mon corps est parfaitement habitué à fonctionner avec autant de sucre. Évite de le perturber avec tes idées diaboliques ! » Ce n'était absolument pas des idées diaboliques, c'était des idée complètement pures. « Okay, pour cette fois promis je te traînerais pas au parc. » Par contre je ne garantissais rien pour les semaines suivantes.

Me demander comment j'allais été une question délicate parce que moi même je ne savais pas comment je me sentais. Je me sentais mal, je pensais qu'avec Charlotte on avait quelque chose de fort et au final c'était juste du vent. Un point sur lequel Joan avait complètement raison, c'était que oui la glace faisait beaucoup de bien, et comme il y avait de la menthe également, elle n'avait aucune raison de se priver. Rapidement, je me livrais à Joan. J'étais en confiance et de toute façon je n'avais rien à lui cacher. Je vivais très mal la façon dont tout cela c'était passé. Je vivais surtout très mal le fait qu'elle m'avait dit que je n'avais aucune raison d'avoir peur et de m'inquiéter du fait que son ex était de retour en ville. Je lui avais fait confiance et je m'étais fait avoir en beauté. Outre la glace à la pistache, la présence de Joan me fait du bien et sentir sa main dans la mienne aussi. « Tu m’autorises à te sortir un dicton un peu pourri ? » Même si je disais non, elle allait le faire alors je me contentais de hocher la tête. « Une de perdue, dix de retrouvées. » Je ne pouvais m'empêcher de rire à cette phrase. Ce dicton était horrible et pourtant aujourd'hui il me permettait de rire. « Tu crois qu'un bus avec 10 femmes parfaites pour moi va s'arrêter devant la maison ? » Même si c'était le cas, pour l'instant je n'étais pas dans l'optique de me remettre avec quelqu'un aussi rapidement. « En vrai, j'en veux juste une. » Je ne demandais pas la lune au final. « Elle aurait dû être sincère avec toi dès le départ. Je comprends pas vraiment l’intérêt de te dire qu’il n’y a pas de quoi s’inquiéter si au final elle part avec… Elle devait bien ressentir quelque chose, non ? » Ressentir beaucoup de chose même, sinon elle serait toujours ici. « En voulant me convaincre qu'il n'y avait plus rien avec son ex c'était peut-être elle qu'elle essayait de convaincre » Si c'était ça, c'était perdu d'avance et sacrément tordu. « Je t'avoue que je ne comprend pas grand-chose non plus. » Si quelqu'un y comprenait quelque chose, je voulais bien des explications en tout cas. La seule chose à retenir de cette rupture c'était que je m'étais fait avoir comme un débutant et que j'ai été complètement aveugle. N'importe quel pleupleu du village aurait compris du premier coup, mais pas moi. Devant ma détresse, Joan essayait de me remonter le moral, de me faire comprendre que ce n'était pas moi l'idiot de l'histoire, que de toute façon personne n'avait rien vu venir. Au contraire, tout le monde pensait qu'on allait finir notre vie ensemble. En tout cas Joan savait trouver les mots pour me faire du bien. « Merci » C'était mince, très mince même comme réponse, mais ce mot n'avait jamais été aussi sincère. « J'ai quand même sûrement du louper des choses, faire des choses pour qu'elle n'ai pas envie de partir, je sais pas » Lui faire comprendre que le meilleur choix à faire c'était de rester avec moi. « De toute façon maintenant je n'ai pas d'autre choix que de passer à autre chose. J'aurai juste voulu que ça se termine mieux. Qu'elle ai pas pitié de moi quand elle m'a quitté » C'était ce qu'il y avait de pire en fait, le regard qu'elle avait eu à mon égard.  Tu m’autorises à te câliner ? » C'était même indiquait pour un traitement efficace « Depuis quand tu as besoin de mon autorisation » Avec ou sans, Joan était déjà dans mes bras et je refermais mes bras autour d'elle. C'était encore mieux que la glace à la pistache. « Je suis vraiment content que tu sois là. Tu m'a manqué » Depuis notre dispute on s'était un peu évité et là on se retrouvait vraiment et ça faisait du bien. « Je suis à ton entière disposition ce soir. Tu veux qu’on regarde les Frères Scott ? » Elle savait vraiment comment me parler. « Tu es vraiment prête à subir le mariage de Nathan et Haley encore et encore ? Et celui de Brooke et Julian ? » Par contre pas Peyton parce que je l'aime pas. Elle faisait trop sa victime. « Faut qu'on délocalise toute notre réserve alors » Sans plus attendre, on emporte tout dans le canapé pour s'installer comme des grosses larves. Même pas besoin de chercher la série très longtemps, Netflix est dessus depuis un moment déjà. Je pourrais passer ma vie à regarder les Frères Scott, mais j'avais quand même envie de profiter de la présence de Joan. « Quand tu te marieras, je serais ta demoiselle d'honneur » Ce n'était absolument pas bizarre de proposer ça et puis pourquoi ça serait réserver qu'aux femmes de l'être ? « Je pourrais t'organiser un enterrement de vie de jeune fille de malade. Genre avec Kevin Love » Oui, oui je pouvais faire ça, j'avais le droit. Je suis un ancien de Cleveland et Kevin y est en ce moment et donc oui c'était carrément possible. « En fait c'est ça qu'on devrait faire ensemble. Un séjour à Cleveland pour que tu rencontres l'équipe » Partir en dehors de Cap Harbor ne pourrait que faire du bien de toute façon. « Avant de partir au bout du monde, dit moi plutôt comment tu vas toi ? » D'accord elle était venu pour m'écouter me plaindre et tout ça, mais ça n'empêchait pas que si elle le voulait aussi, elle pouvait. Ou même juste pour me dire que tout allait bien dans sa vie. Ce qui me rendrait heureux aussi.



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Dernière édition par Paul McMahon le Mar 10 Oct - 18:42, édité 1 fois
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Re: I don't feel nothing when I hear you say it's gonna be OK. (Paul) ✻ ( Sam 7 Oct - 23:35 )



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La rupture entre Paul et Charlotte est un véritable choc pour Joan. Elle ne comprend pas pourquoi Charlotte est partie, comment elle a pu laisser derrière elle un homme aussi gentil et attentionné que Paul. Joan se sent à la fois triste et en colère. Paul ne méritait pas qu’elle le quitte pour un autre, surtout pas après lui avoir promis que son ex ne représentait pas le moindre danger pour leur couple. Les sentiments ne se contrôlent pas, il n’y a aucun doute à avoir sur la question. Mais la sincérité n’a jamais tué personne, bien au contraire. Si Charlotte est retournée auprès de son ex, c’est parce qu’ils se sont sans doute revus. Peu importe ce qu’il s’est véritablement passé lors de ce ou ces rendez-vous, la flamme s’est rallumée et Charlotte a attendu le dernier moment pour en informer Paul. La jeune femme pouvait bien avoir toutes les plus belles qualités du monde, elle a réussi à briser le cœur de Paul. Pour Joan, ça veut tout dire : elle ne méritait pas d’être heureuse avec son meilleur ami. Il était trop bien pour elle, voilà tout. Joan est persuadée que tôt ou tard, il retrouvera une femme avec qui partager sa vie. Le jour où il se lancera dans une nouvelle relation amoureuse, Joan devra obligatoirement donner son avis sur l’heureuse élue. Pour éviter que ce genre de situation ne se reproduise. « Mh, non. Un bus avec dix femmes parfaites, c’est pas très probable en fait. Par contre, je suis certaine que tu trouveras la seule et unique femme qui te correspond. Elle sera bien mieux que Charlotte. » Elle était adorable, Charlotte. Joan la considérait comme une véritable amie. Les deux femmes avaient d’ailleurs pris l’habitude de sortir prendre un café en ville, souvent en compagnie d’Ophelia. Jusque-là, elle n’avait aucune raison de la détester ou de lui en vouloir. À partir d’aujourd’hui, Charlotte figure sur la toute petite black list de Joan.

Le départ brutal de Charlotte a plongé les deux meilleurs amis dans l’incompréhension la plus totale. Ils sont déçus, aussi. Déçus de découvrir un visage aussi peu glorieux de Charlotte, déçus de voir une belle histoire d’amour voler aux éclats du jour au lendemain. Quoi qu’il en soit, Joan ne veut pas que Paul culpabilise. Il avait entièrement raison de lui faire confiance. En aucun cas il ne doit croire que c’est lui le fautif. « Je crois que même si tu avais mis les bouchées doubles pour ne pas qu’elle parte, ça n’aurait rien changé. Tu te serais fatigué pour rien, vraiment. » Aussi triste que cela puisse paraître, Joan est intimement convaincue que Charlotte avait inconsciemment pris sa décision depuis longtemps. Il lui aura simplement fallu un peu de temps avant que l’information n’atteigne son petit cerveau. Paul regrette la fin de leur histoire, et surtout le regard de pitié qu’elle lui a lancé avant de lui tourner le dos. Joan est tellement sensible et émotive qu’elle pourrait littéralement se mettre à pleurer devant lui. Mais il n’a vraiment pas besoin de ses larmes, alors elle s’empresse de le câliner après lui avoir bêtement demandé l’autorisation. « Je suis pas toujours une amie ingrate, tu sais. » Lâche-t-elle en souriant, la tête appuyée contre son torse. « Tu m’as manqué aussi. » La vie sans Paul, c’est bien nul. Elle se sent un peu honteuse d’être là ce soir parce qu’il a rompu avec sa petite-amie. Elle aurait dû venir bien plus tôt dans la semaine. Pour se rattraper, Joan accepte de regarder One Tree Hill avec lui, même si cette série ne lui a jamais spécialement plu. Elle sait que Paul pourrait passer sa vie à suivre les aventures des frères Scott. « Oui, je suis vraiment prête à ça. Me repose pas la question, sinon je risque de changer d’avis. » Elle s’éloigne finalement de Paul et commence déjà à charger ses bras de nourriture. « T’inquiètes, t’oublies à quel point je suis musclée ! » Interdiction de se moquer, sous peine de recevoir une boîte de cookies entre les deux yeux.

C’est ainsi que Paul et Joan se retrouvent affalés sur le canapé avec une montagne de nourriture sucrée sur eux. Ils sont biens, là. Du moins, Joan se sent comme un poisson dans l’eau. Comme convenu, ils commencent par le mariage de Nathan et Haley. De façon tout-à-fait naturelle, Paul annonce vouloir être la demoiselle d’honneur de Joan. Évidemment, la brunette éclate de rire. L’idée est néanmoins tentante, parce que grâce à lui, elle pourrait avoir Kevin Love à son enterrement de vie de jeune fille. « Hiiiiiiiiii ! » Qu’elle fait en le regardant avec un grand sourire. « Juste pour ça, je dis oui tout de suite ! Mais tu sais, on est pas obligé d’attendre mon mariage pour organiser une soirée avec Kevin Love. » Elle hausse les sourcils, amusée. Rencontrer ce joueur de basket professionnel, c’est son rêve le plus cher depuis déjà quelques longues années. Elle a eu l’occasion de le voir jouer, évidemment, mais ça n’a pas le même charme qu’une vraie rencontre. « Quand tu veux pour le séjour à Cleveland. Tu sais bien que ma valise sera toujours prête pour Kevin Love. » Elle dit ça avant d’engloutir deux biscuits d’un coup, sans le moindre charme. Elle est comme ça, Joan. Très naturelle et pas du tout glamour. Quelques minutes plus tard, Paul lui demande comment elle va, et à ce moment-là, Joan est contente d’avoir la bouche pleine. Ca lui permet d’avoir quelques secondes supplémentaires pour réfléchir à ce qu’elle doit répondre. Il y a toujours le sujet de Peter qui la tracasse, elle n’a toujours pas réussi à passer outre. Le regard rivé sur l’écran, la brunette finit par ouvrir la bouche. « Ça va. » C’est une réponse aussi simple que douteuse. Depuis le temps que Paul la connait, il va forcément comprendre qu’elle manque de sincérité. Alors avant qu’il ne pose trop de questions, elle prend les devants. « J’ai décroché un nouveau contrat pour créer la charte graphique d’une petite entreprise, ma famille va bien, mon chat va bien et moi je vais bien ! Mais je crois que t’avais raison pour Peter. » Là, elle daigne enfin regarder son meilleur ami. « Je voulais pas en parler, parce que Charlotte vient de te quitter et c’est ce qui nous a séparés tous les deux. J’ai pas non plus envie d’y croire parce qu’il m’a déjà trompé une fois et j’ai pas envie de revivre ça… Mais… Oui, je crois que t’avais raison. Et je suis désolée de t’avoir accusé de menteur. » C’était un mécanisme de défense automatique. Ca lui fait bizarre d’avouer tout ça à voix haute, parce que jusque-là, toutes ses réflexions étaient muettes. Maintenant, ça rend la situation plus réelle, et c’est un premier pas vers l’acceptation de la vérité. Joan n’est pas prête. Ca se voit à son visage, sa mine triste et ses lèvres tremblantes.


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Re: I don't feel nothing when I hear you say it's gonna be OK. (Paul) ✻ ( Mar 10 Oct - 18:43 )












La présence de Joan était vraiment un réel réconfort. Le soir même de ma rupture, Ophelia était venu à la maison, elle m'avait fait boire plus que de raison, mais au moins le temps de cette soirée j'avais réussi à oublier. Avec Joan, c'était différent, j'avais vraiment besoin de sa présence, même si elle me sortait des proverbes à la con. Même ma mère n'avait pas été jusqu'à me sortir ça. Je ne parlais pas de mon frère qui m'avait tout simplement dit que j'allais finir ma vie seul et triste accompagné de 50 ans chats. Une chance pour moi de n'avoir aucun chat pour l'instant. Dans tout les cas, chacun y allait de son petit commentaire et ça faisait du bien. Je demandais même à Joan si à son avis c'était possible d'avoir un bus avec dix femmes parfaites devant chez moi. « Mh, non. Un bus avec dix femmes parfaites, c’est pas très probable en fait. Par contre, je suis certaine que tu trouveras la seule et unique femme qui te correspond. Elle sera bien mieux que Charlotte. » C'était bien ce que je pensais. Tant pis pour moi et le bus. « Imagine que je tombe sur pire que Charlotte ? On serait pas dans la merde quand même » Parce qu'au final Charlotte n'était pas si mauvaise que ça, elle était même géniale. Elle était belle, adorable et si ce n'était cette tendance à partir avec son ex, elle aurait pu être la femme parfaite. Du coup, ça me rendait perplexe tout ça. « De toute façon, je vais pas me plonger dans une relation avant un petit moment » Parce que maintenant que ma mère avait enfin accepté le départ de Charlotte, je ne doutais pas que la prochaine étape serait de vouloir me présenter les filles de ses copines. Cette perspective ne m’enchantait absolument pas.

Tout comme la perspective de me remettre en question. Je ne pouvais m'empêcher de penser que j'avais loupé quelque chose avec Charlotte. Que je n'avais pas su interpréter tout les signes. Peut-être qu'elle attendait quelque chose de ma part et je ne n'ai pas su lui donner ? Peut-être qu'elle ne me trouvait pas assez investi. Je n'en savais rien et je n'aurai jamais des réponses à mes questions. « Je crois que même si tu avais mis les bouchées doubles pour ne pas qu’elle parte, ça n’aurait rien changé. Tu te serais fatigué pour rien, vraiment. » Je n'étais pas totalement convaincue, mais de toute façon c'était trop tard maintenant. « Tu as sûrement raison, il faut juste que je me fasse à l'idée » Et pour cela les câlins de Joan aidait plutôt pas mal, même si elle demandait la permission alors qu'elle n'en avait plus besoin depuis un sacré bout de temps. « Je suis pas toujours une amie ingrate, tu sais. » Alors ça c'était quelque chose qui restait à vérifier. « Au moins aucune routine ne s'installe entre nous » Même en amitié, la routine pouvait être fatale, mais Joan et moi n'avions jamais l'occasion de nous ennuyer. Il était rare qu'on s'engueulent comme la dernière fois, mais ça arrivait et dans ses moments elle me manquait vraiment trop. « Tu m’as manqué aussi. » A tel point, qu'elle était prête à regarder les Frères Scott avec moi. Je n'en revenait pas. Je savais qu'elle n'aimait pas trop ça, donc que ce soit elle qui propose de regarder c'était complètement inédit. « Oui, je suis vraiment prête à ça. Me repose pas la question, sinon je risque de changer d’avis. » Il n'y avait aucun risque que j'ose poser la question une deuxième fois. « Non, non, c'est bon on est parti. On prend la bouffe et le dvd est déjà dans le lecteur » J'étais un homme faible et quand j'avais pas le moral, j'avais besoin de ma dose, donc oui il se pourrait que j'avais regardé la série depuis le début avec la rupture. Les bras chargés, je regarde Joan avec dubitation. Elle semble en avoir trop dans les bras. « T’inquiètes, t’oublies à quel point je suis musclée ! » Je posais quelques paquets sur la table, pour pouvoir tapotais sur la tête de Joan. « Mais oui, bien sur que tu as des muscles » Je partais rapidement avant de me faire taper.

Assis dans le canapé, avec Joan à mes côtés, une tonne de nourriture et les Frères Scott, c'était la définition même du bonheur. J'étais peut-être pas encore remis de ma rupture, mais là comme remontage de moral on ne pouvait pas faire mieux. Parce que c'était le mariage de Nathan et Haley, je trouvais naturel d'annoncer tout de suite à Joan que je serais sa demoiselle d'honneur. Sa réaction naturelle est d'éclater de rire. Je ne pouvais pas lui en vouloir, moi même j'aurai rigolé si Julian ou Jeremy avait annoncé ça. Ceci dit, j'avais des arguments choc pour qu'elle puisse accepter. Enfin surtout un et il se nommait Kevin Love. « Hiiiiiiiiii ! » Voilà, là c'était la réaction que j'attendais. « Juste pour ça, je dis oui tout de suite ! Mais tu sais, on est pas obligé d’attendre mon mariage pour organiser une soirée avec Kevin Love. » Elle n'avait pas complètement tort sur ce coup. « Je savais que je pouvais te convaincre facilement. Je dis banco Mademoiselle Pryce, allons à Cleveland. Tu sais en tant qu'ancienne star, j'ai toujours mes entrées VIP » Qu'il était bon de faire parler sa modestie de temps en temps. Parce que bon Kevin était peut-être fort, mais de mon temps je l'étais aussi. Fallait pas l'oublier ça. « Quand tu veux pour le séjour à Cleveland. Tu sais bien que ma valise sera toujours prête pour Kevin Love. » C'était à mon tour de rire. « T'es comme les femmes enceintes c'est ça ? T'as déjà une valise de prête pour les cas d'urgence ? » Et parce que Joan n'est pas un modèle de propreté en mangeant, j'enlève les miettes tombé sur le canapé. « Par contre faudra faire des efforts. Ca serait dommage qu'il se mette à fuir en te voyant manger comme ça » Ne pas la taquiner aurait été inhumain, un crime fait à notre amitié.
Parce que même si Joan était venu pour moi, pour me remonter le moral, même si on était devant ma série préférée, je ne pouvais m'empêcher de lui demander comment elle allait. « Ça va. » Oui mais encore, je sentais qu'il y avait autre chose, mais avant que je puisse dire quelque chose Joan avait enchaîné. « J’ai décroché un nouveau contrat pour créer la charte graphique d’une petite entreprise, ma famille va bien, mon chat va bien et moi je vais bien ! Mais je crois que t’avais raison pour Peter. » On pouvait recommencer ? Je n'étais pas sûr d'avoir très bien compris la fin de sa phrase. Tel une carpe abrutis, j'ouvrais et fermer la bouche sans savoir quoi dire. « Je voulais pas en parler, parce que Charlotte vient de te quitter et c’est ce qui nous a séparés tous les deux. J’ai pas non plus envie d’y croire parce qu’il m’a déjà trompé une fois et j’ai pas envie de revivre ça… Mais… Oui, je crois que t’avais raison. Et je suis désolée de t’avoir accusé de menteur. » Toute cette tension entre nous, je l'avais mal vécu, je n'étais pas habitué à passer autant de temps sans voir Joan, mais sur ce sujet, j'aurai préféré avoir tort. Me planter comme jamais. « Okay, on va reprendre depuis le début. Viens là » Sans vraiment lui laisser le choix, j’attirais Joan contre moi pour la prendre dans mes bras et j'embrassais le haut de sa tête. « Déjà je suis super fier de toi pour le contrat. Personne ne pourra faire aussi bien que toi. Je suis aussi content de savoir que tout le monde se porte bien dans la famille Pryce » Il faudrait d'ailleurs que j'aille les voir dans les semaines à venir, cela faisait un moment que je ne les avais pas vu. « Et pour Peter, je suis toujours autant désolé. » Dire qu'avant je le considérait comme l'un de mes meilleurs pote. « Et je ne t'en veux pas, tu aurais pu faire pire que de me traiter de menteur. Pendant un moment j'ai même cru que tu voulais toi aussi me refaire le portrait » Ce qui était assez drôle à imaginer au vu de la force de Joan. « Qu'est ce qui t'as fait changer d'avis au sujet de Peter ? » Je n'avais pas la folie de croire qu'il lui avait tout révélé, qu'il avait des remords et ce genre de choses, mais même si elle ne voulait toujours pas y croire, quelque chose avait du lui comprendre. « T'as jamais pensé à demander à ses parents si Peter n'avait pas un jumeau maléfique ? » Tout cela n'existait que dans les films, mais si il y avait un moyen pour que Joan ne souffre pas, je signais tout de suite. « Qu'est ce que tu vas faire du coup ? » Si elle me demandais mon avis, je lui dirais de rompre avec Peter tout de suite je n'étais pas très objective sur ce point. « Si tu as besoin, tu sais que tu peux venir ici quand tu veux » Je ne lui promettais pas qu'il y aurait autant de sucreries que maintenant, mais je pouvais faire des efforts.



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