Si tout pouvait être comme avant + Jaelyn

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Si tout pouvait être comme avant + Jaelyn ✻ ( Jeu 10 Aoû - 2:14 )

Sybil était rentrée depuis deux jours, très précisément. Elle avait décidé son retour il y a quelques jours, sa famille lui manquant beaucoup trop et ayant compris ses erreurs. Bien décidée à tout arranger, elle avait pris l'avion avec ses dernières économies et était arrivée complétement fauchée à Cap Harbor. Assise, elle avait alors réfléchi à ce qu'elle pouvait faire. Maintenant qu'elle était ici, il lui fallait bien trouver un toit où dormir. Elle n'était pas suffisamment folle pour croire que son mari allait accepter de la reprendre après un simple "désolée chéri d'avoir disparu pendant six mois, mais j'suis de retour. On mange quoi ce soir ?". Il lui fallait donc trouver quelqu'un d'autre. Elle n'avait gardé aucun contact, pas un mot depuis ces six derniers mois. Sybil pouvait se rendre chez sa mère, elle savait que cette dernière allait l'accueillir, mais elle savait aussi, et surtout, que cette dernière allait lui poser mille questions. C'était légitime bien sûr, mais Sybil n'avait pas la force d'y répondre. Elle ne voyait pas, non plus, vers quel ami elle pouvait se tourner, pas après autant de temps sans donner la moindre nouvelle. Alors il ne restait qu'une personne : Jaelyn, sa soeur. Avec cette dernière les relations étaient compliquées. Lorsqu'elles s'étaient rencontrés, après que la mère de Sybil se soit mise avec le père de Jaelyn, elles s'étaient bien entendues, étaient même devenues amies avant de devenir de vraies soeurs, soudées et unies. Pourtant, à cause de Sybil, leur relation n'était plus la même. Jalouse de la réussite de sa soeur, Sybil s'en est éloigné. C'était plus une façon de se protéger qu'une façon de punir Jaelyn pour sa réussite. En effet, voir Jaelyn réussir la faisait souffrir, lui renvoyant à la figure tout ce qu'elle ratait et tout ce qu'elle n'était pas. Malgré tout, elle était sa soeur. Sybil était persuadée qu'elle n'allait pas la laisser dehors et, contrairement à sa mère, elle accepterait que Sybil ne veuille pas répondre à toutes les questions qu'on pouvait avoir envie de lui poser.

Elle l'avait donc fait. Ce soir-là, elle avait attendu de longues minutes devant la porte de sa soeur, hésitante. Puis elle s'était lancée. Deux coups. Quelques secondes avant que la porte ne s'ouvre sur le visage étonné de Jaelyn. Sybil avait alors réussi à lâcher quelques mots, juste un « Je suis désolée... » Elle comptait bien s'expliquer davantage, mais Jaelyn l'avait laissé entrer et elle s'était expliquée ensuite, après avoir bu et mangé quelque chose. L'animosité entre les deux soeurs semblait même avoir disparu, même si ce n'était que les circonstances qui l'exigeaient. Elles discutaient, elles s'expliquaient, elles prenaient des nouvelles l'une de l'autre. Deux jours plus tard, Sybil était toujours là. Elle s'était beaucoup reposée et n'avait pas quitté la maison de sa soeur, préférant rester cachée encore quelques temps, le temps d'être prête. Elle avait d'ailleurs demandé à sa soeur de ne rien dire à sa mère, son beau-père sur son retour et surtout rien à son mari et à sa fille. C'était à elle de le faire, lorsqu'elle se sentirait prête. Pour l'instant, ce n'était pas encore le cas. Elle avait besoin de réfléchir à comment s'y prendre pour ne pas brusquer les choses et les faire au mieux.

Alors Sybil attendait, tournait en rond, restait allongée des heures à réfléchir. Aujourd'hui, Sybil avait décidé de préparer le repas. Elle était plutôt douée et ces moments lui rappelaient toujours de bons souvenirs. Souvenirs qui l'avaient beaucoup aidé à aller mieux. Le repas dans le four, elle attendait le retour de sa soeur. Cette dernière semblait toujours aussi prise par son travail et par sa vie, chose dont Sybil était jalouse, auparavant. Aujourd'hui, la situation était différente. Et aujourd'hui Sybil savait pourquoi Jaelyn était si en retard. En effet, elle avait demandé à sa soeur de passer voir son beau-frère, afin de prendre des nouvelles de la petite, sans pour autant leur donner la véritable raison. Elle avait alors hâte de la voir franchir le seuil de la porte. Sybil avait craint que Jaelyn ne soit plus en contact avec son beau-frère et sa nièce, ce qui n'aurait pas été impossible. Heureusement, et Sybil avait été plus qu'heureuse de l'apprendre, ce n'était pas le cas. Alors, sans hésiter une seule seconde, elle lui avait demandé de passer les voir pour avoir des nouvelles récentes.

Impatiente, comme à son habitude, elle attendait postée devant la porte d'entrée, le dos collé au mur. Elle se forçait à rester calme, elle ne voulait qu'une chose : prendre son téléphone et appeler sa demi-soeur afin d'avoir des nouvelles, mais elle savait bien qu'elle ne le pouvait pas. Alors elle prenait son mal en patience, faisant parfois des allés-retours entre son mur d'entrée et la cuisine, pour surveiller le repas.
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Re: Si tout pouvait être comme avant + Jaelyn ✻ ( Jeu 10 Aoû - 21:23 )


Ce soir-là, Jaelyn était très prise par son travail. Elle préparait le mariage d'un jeune couple assez fortuné et très exigeant. Ils demandaient des choses improbables, ce qui prenait une bonne partie du temps de la jeune femme. Elle aimait bien satisfaire tous les couples et pouvoir leur offrir le meilleur, en tentant de faire de leur rêve une réalité. Des tonnes de bouquins éparpillés partout dans le salon un stylo à la main, elle cherchait la robe parfaite pour la mariée. Deux coups avaient frappé. Un coup d’œil rapide sur l'horloge du salon, qui pouvait bien venir à cette heure ? Peut-être une erreur ou encore le ballon des voisins qui s'étaient retrouvé dans le jardin. Le temps de penser à tout ça, Jaelyn était déjà en train d'ouvrir la porte. Sybil. Qu'est-ce qu'elle faisait là, elle n'était pas parti ? Elle n'avait pas abandonné sa famille ? Ses premiers mots en voyant Jaelyn était « je suis désolée ». Un peu facile après avoir abandonné son enfant, son mari, sa famille pendant six longs mois. Six mois sans jamais demander comment ils allaient, six mois sans jamais dire comment elle allait. Mais Jaelyn l'avait rapidement laissé entrer. Elle ne savait pas réellement ce qui l'avait pousser à faire ça. De plus, elle n'allait pas la laisser dehors. Puis elle était certainement là pour une raison. La gentillesse de Jaelyn l'avait emporté. Une fois sa demi-sœur chez elle, elle lui avait servi le repas, de toute façon Jaelyn n'avait pas encore eu le temps de manger.

Deux jours plus tard, Sybil était toujours chez sa demi-sœur. Apparemment, elle allait habiter là pour un petit moment. Elle ne se sentait pas encore prête à rentrer chez elle. Situation compliquée, puisque personne ne savait qu'elle était rentrée. De plus, Jaelyn avait interdiction d'en parler. Ce qui était compliqué dans cette situation pour la jeune femme, c'était d'être en contact avec les proches de Sybil et plus particulièrement son mari et sa fille. Comment les voir et ne pas leur dire qu'elle était là. Qu'elle était chez elle, bien vivante, en bonne santé. Pourtant, Jaelyn avait accepté de se taire. Les choses étaient compliquées avec sa demi-sœur, mais pendant ces deux derniers jours les choses avaient l'air de s'être apaisées. Ce n'était certainement que le début, tout ça à cause de la jalousie de Sybil. C'était idiot.

En rentrant du travail Jaelyn avait une mission, elle devait aller chez Sybil, qui n'était plus réellement sa maison pour le moment. Elle devait prendre des nouvelles de la petite et de son père. Elle n'était restée que très peu de temps, même si la petite était déçue et son père étonné de la voir partir aussi vite. Comment rester avec cette envie de leur crier, Sybil est rentrée. Elle savait qu'ils allaient très bien, c'était tout ce qu'elle devais faire : prendre des nouvelles. Sur le chemin du retour, Jaelyn n'arrêtait pas de se dire qu'elle aurait voulu leur dire la vérité, mais elle ne pouvait pas. Ce n'était pas à elle de le faire, mais à sa demi-sœur. Elle venait de pousser la porte de chez elle, une odeur de nourriture l'avait interpellé, c'était certainement Sybil qui avait préparé quelque chose. « Sybil ? » La jeune femme déposait ses affaires sur le porte-manteau exténué par sa journée de travail. Elle n'avait qu'une envie, se reposer.
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Re: Si tout pouvait être comme avant + Jaelyn ✻ ( Ven 11 Aoû - 14:02 )

Son impatience grandissait. Le temps semblait s'être arrêté. Sybil n'en pouvait plus. Les allés-retours entre l'entrée et la cuisine étaient de plus en plus fréquents, persuadée que le temps passerait ainsi plus vite, mais ce n'était pas le cas. Une nouvelle fois adossée au mur d'entrée, elle observait son téléphone depuis de longues minutes. Peut-être que Jaelyn avait été retardée ? Peut-être qu'elle allait rentrer tard finalement ? Ou qu'elle n'avait pas eu le temps de passer voir l'époux de Sybil et sa fille ? Elle se posait bien des questions. L'attente était tellement longue et elle était tellement impatiente d'avoir des nouvelles de sa famille. Certains diront qu'elle les avait bien abandonné durant six mois alors quelques minutes de plus : quelle différence ? Il y en avait des différences. Lorsque Sybil était partie, elle n'était plus elle-même, elle était malheureuse et perdue. Sa famille lui avait rapidement manqué, mais elle s'était persuadée que cette situation était mieux, tant pour elle que pour sa famille. Pour elle, elle se protégeait autant qu'elle protégeait se famille. Elle savait que ce n'était en rien une excuse, mais pour Sybil, c'était quelque chose, un détail qui changeait tout. Aujourd'hui, elle s'était soignée, elle avait compris ses erreurs et elle s'était rendue compte que son mari et sa fille étaient plus importants que tout et surtout plus qu'une ambition, un métier. Puis surtout, elle était là, à quelques kilomètres de son ancienne maison, à quelques kilomètres de son ancienne vie. Vie qu'elle rêvait désormais de reprendre, même si elle savait que c'était impossible. Bien sûr, même si ça l'avait été, tout n'aurait pas été rose, mais elle aurait réussi cette fois-ci. Elle en était certaine. Cette fois-ci, elle aurait été une bonne mère, une bonne épouse et surtout la femme qu'elle avait toujours voulu être.

Alors que plongée dans ses pensées, elle s'était rendue dans la cuisine pour vérifier une nouvelle le fois le repas, elle entendit la porte d'entrée. Automatiquement, elle avait relevé la tête et elle avait entendu son nom. Refermant le four, sans prendre le temps de retirer le repas pourtant cuit, elle s'était précipitée vers sa demi-soeur, qui l'hébergeait depuis deux jours, depuis son retour. « Alors ? » Elle en oubliait les bonnes manières. Elle avait oublié le bonjour, le comment vas-tu et toutes les questions qu'elle aurait pu poser avant de se jeter sur sa pauvre demi-soeur. Elle avait une bonne excuse aussi, elle avait attendu ce moment toute la journée et il arrivait enfin. Comme elle ne pouvait pas aller elle-même chez elle, sa soeur le faisait et c'était mieux que rien, c'était même tout ce qu'elle pouvait faire. « Comment vont-ils ? Qu'est-ce qu'ils t'ont dit ? » Avait-elle demandé, sans laisser sa demi-soeur répondre. Toujours dans l'entrée, elle ne laissait même pas le temps à sa soeur de rentrer chez elle. Ne voyant pas vraiment qu'elle ne la laissait pas respirer, elle continuait. « Tu ne leur as rien dit sur moi ? Tu me le promets ? » Et elle avait encore des centaines et des centaines de questions à poser, elle voulait savoir tant de choses sur sa famille, sur sa petite fille qui avait dû bien changer durant ces six derniers mois, mais elle s'arrêtait, impatiente déjà d'avoir les réponses à ses premières questions et surtout parce que Jaelyn l'avait arrêté. Elle aurait pu continuer à poser tout un tas de questions, sans attendre les réponses si ça n'avait pas été le cas.
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Re: Si tout pouvait être comme avant + Jaelyn ✻ ( Sam 12 Aoû - 1:52 )


Jaelyn venait de rentrer chez elle. Tout en déposant ses affaires, elle avait crié le prénom de sa demi-sœur. Elle devait certainement se trouver en cuisine avec l'odeur qui avait envahi l'entrée de la maison. Très rapidement, la jeune femme s'était montrée devant Jaelyn. Un bonjour. Comment vas-tu ? Le travail a été ? Pas trop fatiguant ? Non, elle se fichait de prendre des nouvelles de sa sœur, de la saluer, savoir comment elle allait. Elle avait l'air un petit peu pressée de savoir comment allait sa fille, comment allait son mari. Jaelyn savait que c'était une situation compliquée pour Sybil, mais elle allait bien devoir le faire un jour. Pourquoi pas là, ce soir-là. Elle aurait dû y aller tout de suite de toute façon. Dès qu'elle était revenue ici ce n'était pas là qu'elle aurait dû venir, mais bien chez elle. Jaelyn comprenait pourtant, Sybil n'avait pas su quoi faire tout simplement. Quelques secondes à peine après l'entrée de Jaelyn sa demi-sœur l'avait bombardé de questions. Même pas le temps de répondre. Elles étaient toutes les deux dans l'entrée alors que Jaelyn n'avait qu'une envie de jeter dans le canapé et se reposer un peu. Sybil avait l'air d'avoir des tonnes de trucs à demander, mais Jaelyn l'avait gentiment stoppé dans son élan. « Sybil, reprend ta respiration et vient dans le salon. J'ai envie de m'asseoir là. » Avant de rejoindre le salon Jaelyn était passée en cuisine pour se servir un verre d'eau. Elle avait rapidement rejoint le canapé suivie de Sybil. Assise sur le canapé, une jambe à terre et l'autre pliée sur le canapé, elle regardait sa demi-sœur en buvant une gorgée d'eau. « Ils vont tous les deux très bien. La petite a grandi, tu t'en doutes. Et non, je n'ai pas parlé de toi. Je n'ai pas besoin de le promettre. C'est à toi d'aller les voir, de leur parler, de les mettre au courant de ton retour. Ce n'est pas mon rôle. » Jaelyn restait très correcte avec Sybil, même si elle lui en voulait d'avoir laissé sa petite fille seule. Jaelyn avait beaucoup souffert du départ de Sybil, surtout à cause de la petite qui avait beaucoup pleuré dans ses bras, qui lui avait beaucoup posé de question. Elle lui avait demandé des tas de fois si sa mère l'avait abandonné, si sa mère allait revenir un jour, si elle était partie à cause d'elle. Que dire à une enfant de cet âge, dans cette situation et qui se posait des tas de questions. Depuis le retour de Sybil les deux jeunes femmes n'avaient pas beaucoup parlé, Sybil passait la plupart de son temps à penser, tourner en rond… « Qu'est-ce que tu veux savoir sur ton mari, ta fille ou je ne sais pas quoi d'autre. » Jaelyn n'avait laissé qu'un cours instant avant de reprendre la parole en tendant son téléphone à Sybil. « C'est une photo de ta fille et de ton mari. Il me l'a envoyé la semaine dernière, ils étaient partis passer une journée au parc d'attractions pour la petite. » Voir une photo de sa famille allait certainement lui faire plaisir, elle n'avait pas encore vu de photo récente de sa petite fille, ni même de son mari. « Il y en a d'autre si tu veux. » Elle avait repris son téléphone pour montrer quelques photos de sa famille. « Là, c'est ta petite en train de repeindre sa chambre, bon on ne la reconnaît pas trop à cause de toute la peinture qui la recouvre. Euh… Là, c'est quand elle était au parc avec sa nouvelle amie. Attends j'en ai une aussi de son anniversaire, elle était avec mon père qui lui a offert la dernière poupée à la mode qu'elle voulait absolument. J'ai d'autres photos si tu veux. »
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Re: Si tout pouvait être comme avant + Jaelyn ✻ ( Sam 12 Aoû - 21:40 )

Les questions étaient nombreuses. Sybil n'avait d'ailleurs pas pu les retenir en voyant apparaître sa soeur devant elle. Les premières questions sortaient, sans laisser le temps à Jaelyn de répondre. Et si Jaelyn ne l'avait pas arrêtée, elle aurait pu continuer encore et encore, posant toutes les questions qu'elle avait envie de poser, sans laisser le temps à sa soeur de se reposer après être rentrée du boulot, ou au moins s'asseoir et se poser quelques minutes. Sybil n'avait rien répondu, se contenant de suivre sa soeur, d'abord dans la cuisine puis sur le canapé. Elle s'était assise à ses côtés, silencieuse, attendant patiemment que sa demi-soeur se décide à lui donner des réponses à toutes les questions qu'elle se posait. Lorsque Jaelyn avait repris la parole pour commencer à répondre aux questions, Sybil était très attentive, écoutant chacun des mots prononcés par sa soeur.

Depuis son retour, Sybil avait bien évidemment pris des nouvelles de sa famille, mais là, c'était différent. Elle ne savait pas comment l'expliquer, mais ça l'était. Peut-être parce que les nouvelles étaient récentes, et, à sa demande. Dans le fond, pour elle, c'était un peu comme ci elle avait pris ces nouvelles elle-même. Même si Jaelyn restait correct, Sybil ressentait la colère de sa soeur et elle la comprenait. C'était peut-être pour ça que leur relation allait mieux, étonnamment. Elles ne se disputaient pas et ne se parlaient presque pas, ça aidait. Sybil avait baissé les yeux. Bien sûr que c'était à elle de parler de son retour, et elle le ferait, lorsqu'elle serait prête. A ça, elle ne répondait rien. Elle écoutait sa soeur, qui continuait à lui parler ou plutôt qui lui avait posé une question, mais elle ne lui avait pas laissé le temps de parler. Jaelyn tendait son téléphone à Sybil qui s'en était emparé rapidement, pressée de regarder. « Ils ont l'air heureux... » C'était étrange. Elle était heureuse de voir sa fille et son mari heureux, forcément, mais en même temps, ça lui faisait quelque chose de les voir heureux, tous les deux et de se voir absente. C'était pourtant normal, ils n'allaient pas s'arrêter de vivre parce que Sybil était lâche et avait foutu le camp.

Jaelyn en profitait ensuite pour montrer d'autres photos. A chacune des photos elle souriait, même si, dans le fond, elle n'allait pas bien. Les voir la rendait heureuse, mais ça lui brisait le coeur de les savoir si loin et de savoir qu'elle avait fait la plus grosse bêtise de toute sa vie. Ils lui manquaient tellement, elle était tellement mal. Elle rêvait de juste les prendre dans ses bras, et de tout recommencer, comme avant. « Vous êtes une belle famille. Vous êtes heureux. » Peu importe les liens du sang, leur famille avait toujours était unie, jusqu'au départ de Sybil. « Je veux bien. » Elle pouvait regarder des photos de sa fille pendant des heures.Parce que grâce à ces photos, elle avait l'impression de la voir, de ne pas avoir raté six mois de sa vie, de savoir ce qui s'était passé pour elle. « Ils te parlent de moi, parfois ? » Ou l'avaient-ils complétement oublié ? Elle n'espérait non plus être le sujet de conversation principal, mais elle espérait ne pas avoir été totalement oublié, ne plus être qu'un lointain souvenir. « Il a trouvé quelqu'un ? » Parce que oui, en six mois, il aurait pu s'en passer des choses et c'est ce qu'elle craignait le plus.
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Re: Si tout pouvait être comme avant + Jaelyn ✻ ( Dim 13 Aoû - 17:05 )


Les deux femmes étaient assises dans le canapé, Jaelyn montrait quelques photos à Sybil. Elle avait raté tellement de moments dans la vie de sa fille, dans celle de son mari. Elle était tout de même parti pendant six longs mois. Comment avait-elle pu partir ? Et pourquoi ? Personne n'avait de réponse à cette question à part elle-même. Sybil s'excluait de la famille quand elle parlait d'elle. Une chose stupide pour Jaelyn. Ce n'était pas parce qu'elle était parti quelques mois, même si les conditions étaient difficiles qu'elle ne faisait plus parti de la famille. Jaelyn et Sybil appartenaient à la même famille depuis environ treize ans. « Nous sommes une belle famille. Tu fais parti de la famille Sybil. » Jaelyn voulait rassurer un peu sa demi-sœur, même si elle avait eu quelques différents, si tout n'allait plus aussi bien qu'avant entre elle, elle restait sa sœur. De plus depuis le retour de Sybil, les deux femmes s'entendaient plutôt, comme si les tensions avaient disparu. Elles n'allaient peut-être jamais revenir, peut-être que Sybil avait compris qu'être jalouse ne servait à rien. Elle avait des tas de choses que Jaelyn n'avait pas comme un mari, une fille, ce n'était pas pour autant que Jaelyn se montrait jalouse, loin de là. Elle était contente pour elle. Les photos faisaient sourire Sybil, mais on voyait qu'au fond, elle était triste. Certainement triste de les avoirs abandonnés. Pourtant, elle voulait continuer de voir d'autres photos, ce qui était compréhensible, elle avait l'impression d'avoir participé à la vie de sa famille pendant ces six derniers mois. « D'accord, alors, attends, j'en cherche d'autres. » Jaelyn avait repris le téléphone et cherchait quelques photos. Elle avait trouvé des dizaines d'autres photos à lui montrer, des photos banales, des photos de la petite au parc, de la petite déguisé en princesse, une autre où elle est déguisée en chevalier, d'autres photos de ses quelques jours de vacances avec son père… Est-ce qu'il parlait d'elle. Question assez gênante. Elle ne savait pas comment elle allait prendre sa réponse. Elle n'osait pas réellement lui dire qu'il parlait moins d'elle aujourd'hui. « La petite ne parle plus beaucoup de toi. Au début, elle ne faisait que ça. Elle croyait que tu étais parti à cause d'elle. Elle se demandait si tu l'avais abandonné ou si tu allais finir par revenir un jour. On a tentait de la rassurer. Elle se pose parfois quelques questions, mais on lui a dit que tu avais dû partir pour un travail. On lui a dit que là où tu étais, il n'y avait pas internet, pas de téléphone. Et avec lui, on ne parle jamais de toi devant la petite, c'était la règle. Mais il parle bien évidemment de toi. Vous êtes marié malgré tout. » Il ne fallait pas perturber la petite, c'est pourquoi ils évitaient de trop en parler devant elle. Elle pensait bien évidemment à sa mère, mais si nous ne parlions pas de Sybil devant elle, c'était surtout pour ne pas qu'elle sache la vérité sur le départ de sa mère. « Non. Tu sais ton départ lui a fait beaucoup de mal. Il n'a trouvé personne. Il a passé beaucoup de temps avec la petite et n'allait pas fréquenter de femmes. » Il devait encore avoir des sentiments pour elle. Après tout, il s'était marié avec elle, pas une autre, il y avait certainement une raison. Après Jaelyn, ne pouvait pas s'avancer, l'absence de Sybil, le comportement qu'elle avait eu, il avait peut-être changé d'avis au sujet de sa femme. Cependant, Jaelyn pouvait affirmer avec certitude, ou presque, qu'il avait rencontré personne, pas à sa connaissance en tout cas. « Tu penses aller leur parler quand ? » Jaelyn n'aimait pas mentir aux gens qu'elle aimait. C'était compliqué pour elle de voir le mari de Sybil, sa fille et de ne pas pouvoir leur dire qu'elle était rentrée, qu'elle était chez elle. En même temps, elle ne voulait pas ne plus aller les voir, sinon, ils trouveraient ça étrange. Elle avait peur de se fâcher avec eux, qu'on lui en veuille de ne pas avoir dit la vérité. C'est pourquoi elle était pressée d'apprendre que les autres étaient au courant du retour de Sybil. Le plus rapidement possible serait le mieux pour la jeune femme. « Oh, j'y pense, j'ai quelque chose pour toi. » Jaelyn s'était absenté un instant pour monter à l'étage, dans sa chambre. Elle était rapidement redescendue avec une enveloppe à la main. « Tiens ta fille m'avait demandé de te l'envoyer, mais comme je n'avais pas d'adresse où le faire, je l'ai gardé, au cas où. J'ai bien fait apparemment. » Jaelyn ne savait pas ce que s'était, elle n'avait pas voulu ouvrir l'enveloppe, c'était certainement une lettre, un dessin ou quelques choses dans ce genre. « Sybil, tu ne faisais pas à manger quand je suis rentrée ? » Le ventre de Jaelyn venait de faire du bruit, c'est ce qui lui avait fait rappeler la bonne odeur. En effet, elle commençait à avoir un peu faim.
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Re: Si tout pouvait être comme avant + Jaelyn ✻ ( Jeu 17 Aoû - 14:52 )

Sybil était heureuse de pouvoir voir des photos de sa fille et de son mari. Elle avait un peu l'impression d'être restée ces six derniers mois, d'avoir participé à tous les moments de la vie de sa fille. Parce que désormais elle connaissait ces moments, elle les imaginait mieux grâce aux différentes photos. Pourtant, malgré tout, voir toutes ces photos créaient chez Sybil un sentiment d'exclusion. Elle se sentait exclue de cette famille à laquelle elle appartenait. Alors bien sûr, techniquement, elle faisait toujours partie de cette famille, mais elle avait raté tellement de choses qu'elle s'en sentait loin. Vraiment. A la réflexion de sa soeur, expliquant qu'elle faisait bien partie de la famille, elle-aussi, Sybil n'avait rien répondu. Juste un haussement d'épaule. Les photos continuaient de défiler. Chaque photo ajoutait un nouveau souvenir. Un souvenir qu'elle ne pouvait qu'imaginer grâce à un instant immortalisé, rien de plus. Mais c'était toujours un souvenir. Elle imprimait chacune des images qu'elle voyait. Puis, lorsqu'elle avait vu une grande partie des photos que Jaelyn avait à lui montrer, elle se remettait à poser ces questions.

Elle s'interrogeait, elle se demandait quelle place elle occupait encore pour sa fille et son mari. Alors, pour le savoir ou pour s'en faire une idée, du moins, elle avait demandé à sa soeur s'ils parlaient encore d'elle. N'était-elle plus qu'un lointain souvenir, déjà effacé et oublié, dont on ne parlait plus ? Ou avait-elle encore une place ? Parlait-on de son retour ? Même si elle espérait ne pas avoir été oubliée, elle ne pouvait pas leur reprocher si ça avait été le cas. Elle écoutait attentivement les mots de sa soeur. Ils étaient douloureux, mais elle comprenait. Puis, surtout, ça lui donnait un petit espoir lorsqu'elle avait parlé de sa fille. Elle croyait peut-être toujours que Sybil ne les avait pas abandonné et, dans ce cas, peut-être ne lui en voulait-elle pas complètement ? Peut-être qu'avec elle, il n'était pas impossible de recoller les morceaux ? « Je comprends. Il fallait la protéger, même si pour ça, il fallait lui mentir. » Et même si c'était horrible, le mensonge arrangeait Sybil. Pourtant sa fille avait le droit de connaître la vérité. Un jour, certainement. Elle posait alors une autre question : est-ce que son mari avait retrouvé quelqu'un ? Rien ne l'empêchait de le faire. Il avait le droit, après tout, d'être heureux. Il n'avait pas à subir le comportement de Sybil. Puis si elle n'était jamais revenue ? Il n'allait pas l'attendre éternellement. « Tu crois qu'il pourra me pardonner un jour ? » Elle les avait fait tellement souffrir. Pas qu'eux. Pas juste son mari et sa soeur, mais aussi sa mère, sa soeur, toute sa famille. Elle pensait avoir pris la meilleure décision, mais elle s'était trompée. Alors, elle savait qu'il y avait peu de chance qu'il lui pardonne son comportement et départ. Ils avaient certainement trop souffert pour ça.

Jaelyn venait de poser une question compliquée. Sybil ignorait la réponse. C'était une décision importante et elle avait peur. Elle voulait trouver le bon moment. Mais ce bon moment n'existait certainement pas. Comment un bon moment, dans ce genre de cas, pouvait exister ? Il fallait qu'elle trouve les bons mots, le moment le plus opportun et surtout, le courage. C'était certainement le plus compliqué. « Je ne sais pas encore. Bientôt je pense. Il me faut encore un peu de temps... » Que dire d'autre ? Qu'elle était lâche ? Ça, Jaelyn l'avait déjà compris. Les mots à peine prononcés, sa soeur s'était levée, expliquant qu'elle avait quelque chose pour elle. Sa soeur s'absentait et revenait avec quelque chose dans la main. C'était un cadeau de sa fille et juste voir l'enveloppe, Sybil était émue. Les larmes aux yeux, elle comprenait encore plus le mal qu'elle avait fait à sa fille. Fille qui pensait toujours à elle. Elle s'empressait d'ouvrir l'enveloppe. Cette dernière contenait une lettre et un dessin. Elle avait observé longuement le dessin, rangeant la lettre dans l'enveloppe, préférant la lire lorsqu'elle serait seule. Elle savait pertinemment qu'elle allait pleurer et elle voulait éviter de se donner en spectacle devant sa soeur.

Alors qu'elle avait toujours les yeux sur le dessin de sa petite fille, elle fut sortie de ses pensées Par Jaelyn qui lui rappellait qu'elle était en train de préparer le dîner. Cette phrase avait fait que Sybil s'était levée d'un coup pour se rendre, presqu'en courant, vers la cuisine après avoir déposé l'enveloppe et le dessin sur la table basse du salon. En effet, elle était en train de préparer à manger et c'était cuit, sauf qu'elle n'avait pas éteint le four. Le repas devait être brûlé. Et elle ne pouvait que le constater en le sortant du four. C'était encore mangeable, certainement, mais le goût de brûlé allait certainement se faire sentir. « Merde... » Lâcha-t-elle en posant le plat. « Si tu préfères manger autre chose, je ne serai pas vexée. » Concluait-elle en voyant le désastre qu'elle était, même juste pour préparer le dîner.
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Re: Si tout pouvait être comme avant + Jaelyn ✻ ( Jeu 17 Aoû - 23:34 )


Jaelyn n'aimait pas le fait de mentir à sa nièce, pourtant, elle n'avait pas vraiment eu le choix. Elle voulait vraiment la protéger. Ne pas lui dire les réelles raisons du départ de sa mère était peut-être mieux pour elle, pour qu'elle puisse continuer à avoir une vie normale. « C'est pour ça qu'on l'a fait. » Sybil avait l'ait plus ou moins d'accord avec ce qu'avaient fait son mari et sa demi-sœur. Une bonne chose certainement, pour éviter de créer un nouveau conflit entre les deux jeunes femmes. Sybil se posait beaucoup de questions. Des questions dont Jaelyn ignorait la réponse. Comment pouvait-elle savoir s'ils allaient pouvoir lui pardonner un jour. La petite certainement, si elle n'apprenait jamais la vérité, bien qu'elle devrait la connaître. Son mari, peut-être pas. S'il ne le faisait pas, c'était tout à fait compréhensible. Comment pardonner à une femme, que l'on aime, qui abandonne tout derrière elle, certainement sur un simple coup de tête. C'était très compliqué pour lui pendant ces six derniers mois, alors lui pardonner n'allait peut-être pas être si facile. Pourtant, Jaelyn ne voulait pas inquiéter sa sœur, elle la rassurait plutôt, sans dire ce qu'elle pensait réellement. « Sybil. Arrête de te torturer pour ça. Je pense évidemment qu'il vont te pardonner, ils t'aiment tous les deux. Tu as fait une erreur, je ne te dirais pas le contraire. Mais ils finiront par te pardonner, même si ça peut prendre un peu de temps. » Ils allaient très certainement lui pardonner un jour, c'était presque certains. Mais le pardon était compliqué. Jaelyn, elle en voulait à sa demi-sœur pour tout le mal qu'elle avait fait à sa famille en quittant ses proches, sans jamais donner signe de vie.

À son tour, Jaelyn commençait à poser quelques questions. Elle avait commencé par demander à sa sœur quand elle comptait aller parler à ses proches. La réponse n'avait pas du tout étonner la jeune femme, même si c'était très difficile pour elle. « Je comprends. » La voix déçue de la jeune femme s'était fait entendre, les yeux fuyant ceux de sa sœur c'était également fait remarquer. Jaelyn pouvait encore accueillir Sybil chez elle, ce n'était pas un problème. En revanche, elle ne voulait pas mentir, c'était beaucoup trop compliqué pour elle. Elle détestait ça, elle venait déjà de le faire pendant six mois avec la fille de Sybil, c'était suffisant. En revanche, elle ne voulait pas mentir, c'était beaucoup trop compliqué pour elle. La jeune femme allait s'élancer pour une nouvelle question, mais elle n'avait pas eu le courage de le faire. Elle n'avait pas voulu mettre mal à l'aise sa sœur. Elle voulait avoir son avis, est-ce que leur famille allait en vouloir à Jaelyn ou non.

Sybil regardait le dessin de sa fille, Jaelyn pouvait presque voir à travers la feuille. Un magnifique dessin. Mais il y avait encore quelque chose dans l'enveloppe. Une lettre certainement. Sybil ne disait rien, émue, elle fixait le dessin de sa fille, les yeux remplis de larmes. Elle attendait certainement d'être seule pour pouvoir lire cette lettre. Après tout, c'était quelque chose de privé. « Non, il est tard, j'ai faim et tu as pris du temps pour le faire. On va trier et manger ce qui est encore mangeable. » En effet, cette journée avait beaucoup épuisé la jeune femme qui mourait de faim. Elle était prête à manger n'importe quoi, même la chose la plus ignoble. Alors un plat un peu brûlé n'allait pas la faire fuir. De plus, Sybil avait pris du temps pour se montrer utile en préparant le repas. Jaelyn avait attrapé deux assiettes, deux verres, deux paires de couverts et une carafe d'eau pour le déposer dans le salon. Habituellement, le repas n'était pas dans cette pièce, mais ce soir, c'était une exception. « Bon appétit. » Quelques questions brûlaient les lèvres de la jeune femme, elle voulait se retenir, mais les mots étaient sortis, c'était trop tard les questions étaient lancées. « A quel moment tu as regretté ton départ ? Pourquoi est-ce que tu as décidé de partir ? De revenir ? Si tu ne veux pas répondre, ce n'est pas grave, je ne veux pas te forcer. Mais je me pose aussi des questions. Puis je ne serais pas la seule à te les poser. » Il était peut-être temps qu'elle en parle.
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Re: Si tout pouvait être comme avant + Jaelyn ✻ ( Sam 19 Aoû - 1:12 )

Sybil n'était pas complètement stupide. Du moins, pas autant qu'on pouvait l'imaginer. Elle savait bien que sa soeur n'avait pas toutes les réponses. Pourtant, elle ne pouvait s'empêcher de lui poser toutes les questions qui lui passaient par la tête. Parce qu'elles se connaissaient, elles se faisaient confiance et surtout, parce que Jaelyn savait ce qui s'était passé durant ces six derniers mois. Elle en savait bien plus que Sybil et pouvait donc avoir une meilleure idée que Sybil. Elle venait tout juste de lui demander si elle pensait qu'on pourrait lui pardonner un jour, son mari surtout. Sa fille ne semblait pas connaître la vérité, elle ne devrait donc pas trop lui en vouloir. Son mari, lui, en revanche, savait tout. Ou plutôt, il ne savait rien, si ce n'est que Sybil l'avait abandonné, sans donner aucune explication. La réponse de sa soeur se voulait rassurante, mais Sybil savait qu'elle ne disait ça, justement, que pour la rassurer. Elle ne le pensait certainement pas.Sybil savait à quel point il était compliqué de pardonner et pardonner une telle chose devait être d'autant plus compliquée. Pourtant, elle espérait sincèrement qu'ils puissent la pardonner un jour.

Sybil avait bien remarqué que Jaelyn était déçue de la réponse de Sybil. Mais elle n'allait pas lui mentir, en lui disant qu'elle irait voir ses proches bientôt alors que ça n'allait peut-être pas être le cas. Sybil n'ajoutait rien, remarquant la gêne. Elle comprenait que la situation de Jaelyn n'était pas facile. Elle se trouvait dans une situation fort peu confortable et Sybil en était réellement désolée, mais elle ne voulait pas se précipiter et faire des erreurs.

Jaelyn était revenue avec une enveloppe que la fille de Sybil lui avait donné. Elle n'avait ouvert, rapidement. Elle y avait trouvé deux choses : une lettre et un dessin. Pour la lettre, elle avait préféré la ranger et la garder pour plus tard, ce soir, lorsqu'elle serait seule. Parce qu'elle craquerait, elle pleurerait et elle ne voulait pas pleurer devant sa soeur. Elle n'en pouvait plus d'être faible. Elle voulait être forte, du moins en apparence. En revanche, elle avait regardé, immédiatement le dessin que lui avait fait sa fille. Il les représentait tous les trois, heureux, comme avant. Ces images lui donnaient envie de pleurer, les larmes aux yeux, elle restait silencieuse, incapable de dire le moindre mot. Comme pour la sortir de ses pensées, sa soeur lui avait rappelé le repas qu'elle était en train de préparer. Elle s'était alors précipitée dans la cuisine, mais elle arrivait trop tard, le repas était brûlé. Elle précisait alors qu'elle comprendrait que sa soeur ne veuille plus le manger. « D'accord. » avait-elle simplement dit en prenant ce qu'il fallait pour amener et découper le repas dans le salon, puisque sa soeur y avait amené les assiettes et les couverts. S'installant, elle servait sa soeur qui lui souhaitait bon appétit. « Toi aussi. » Se contentait-elle de répondre, pensant manger dans le calme et le silence. Mais il ne s'était pas placé plus d'une minute avant que Jaelyn ne commence à poser des questions. Des questions que Sybil connaissait pour se les avoir répété des millions de fois. Elle savait bien qu'un jour ou l'autre, elle allait devoir réellement s'expliquer et donner des réponses. Alors elle avalait une cuillère de son repas, avait bu une gorgée d'eau et avait déposé son verre, les yeux fixés sur son assiette pour répondre. Elle ne la forçait pas à répondre, mais elle devait le faire. « Au début, j'étais persuadée d'avoir pris la bonne décision. J'étais malheureuse depuis longtemps. Je sais que c'est une chose compliquée à comprendre. Pour tout le monde, je n'avais aucune raison de l'être. Je suis mariée, j'ai une petite fille merveilleuse, une bonne situation... Mais je ne veux... ne voulais pas être seulement une épouse et une mère. Mes ambitions, mes envies... J'ai tout mis de côté, j'ai cru, sincèrement, que je pourrais, le moment venu, reprendre ce que j'avais envie, mais ça n'a pas été le cas. » elle faisait une pause. Elle n'était pas certaine d'utiliser les bons mots, de bien s'expliquer, mais elle faisait de son mieux. « Je n'avais pas de boulot, je ne voyais personne en dehors de vous, ma famille. J'avais l'impression de ne plus vivre, de simplement répéter des gestes, chaque jour. Partageant mon temps entre ma fille et la maison, entre les courses et le ménage. Entre la mère et l'épouse, mais jamais je n'étais Sybil. Alors, au début je ne disais rien à personne. Je ne comprenais pas pourquoi j'étais malheureuse, pourquoi je ressentais tout ça et je craignais qu'on ne me comprenne pas. Puis j'ai commencé à m'en prendre à mon mari, l'agressant, le jalousant parce qu'il réussissait. Puis à toi, parce que tu travaillais, tu étais indépendante... » Ce qu'elle pouvait regretter tout ça. « Je n'avais jamais prévu de partir. J'ignorais comment j'allais pouvoir m'en sortir, ni même si j'allais pouvoir m'en sortir un jour. Chaque jour, je faisais semblant d'aller bien, de sourire, de rire, d'avoir une vie qui me plaisait... Puis je me suis réveillée un matin, persuadée d'avoir trouvé la solution. Tant pour moi que pour ma famille. Je voulais les protéger, ne pas les rendre malheureux et je ne sais pas pourquoi, mais ce matin là, partir était comme une évidence, une solution qui m'était apparue et surtout qui me rendait heureuse. » Ce qu'elle s'était dit ce matin-là, comment lui était venue l'idée... Elle n'avait rien oublié. Mais elle ne voyait plus les choses de la même façon aujourd'hui. « Au départ, vous me manquiez, mais j'arrivais à me passer de votre présence. Je crois même que je croyais être heureuse. Et, un jour, je me suis rendue compte que ce n'était pas le cas. Que je ne pouvais plus me passer de vous. J'ai longtemps réfléchi, je me suis soignée et j'ai compris. Vous êtes ma famille, j'ai besoin de vous, pas d'un stupide métier... Alors, il y a quelques semaines le manque était trop grand et même si je ne voulais pas revenir, je ne voulais pas vous infliger mon retour, je pensais que je n'avais pas le droit... Mais je suis revenue. » Voilà, elle lui avait donné presque toute l'histoire. A elle de demander si elle voulait des précisions. Elle avait tellement honte de tout ça.


Dernière édition par Sybil Edley le Lun 21 Aoû - 2:35, édité 1 fois
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Re: Si tout pouvait être comme avant + Jaelyn ✻ ( Sam 19 Aoû - 18:19 )


Sybil était en train d'admirer le dessin de sa petite quand l'heure du repas avait sonné. Le dîner était un peu brûlé, mais ça avait peu d'importance. Jaelyn avait faim, repas brûlé ou non, elle comptait bien le manger. Et puis sa sœur avait passé du temps à le préparer, donc autant le manger. Quelques minutes plus tard, les deux jeunes femmes étaient assises sur le canapé, les assiettes posées sur la table basse du salon. Jaelyn ne voulait pas questionner sa sœur, pas là. Elle voulait encore attendre un peu, mais elle avait déjà beaucoup attendu. Elle se posait des questions depuis le départ de Sybil et depuis son retour, elle voulait lui demander. Elle avait pourtant laissé le temps passer, ne voulant pas bombarder sa demi-sœur de questions alors qu'elle venait juste de rentrer. Elle hésitait, mais les mots étaient rapidement sortis. Elle l'avait questionné. Elle avait commencé par deux questions : À quel moment tu as regretté ton départ ? Pourquoi est-ce que tu as décidé de partir ? Comment est-ce qu'on pouvait partir alors que nous avions une petite fille. Comment est-ce qu'on pouvait abandonner sa famille sans jamais donner de nouvelle. Ça, Jaelyn avait beaucoup de mal à comprendre. Jaelyn ne s'attendait pas à ce que Sybil accepte de lui expliquer. Elle qui n'était pas de nature bavarde s'était lancée dans de grandes explications. Jaelyn était très attentive à ce que disait sa sœur. Elle ne l’interrompait pas et ne perdait pas une miette de ce que la jeune femme disait. Ce qu'elle avait à dire l’intéressait énormément. Elle allait enfin avoir les réponses qu'elle attendait. Elle allait être la première à entendre ses explications et à peut-être la comprendre. Le discours de Sybil était enfin terminé. Jaelyn savait maintenant pourquoi elle était partie, mais elle ne comprenait toujours pas tout. « On n'a pas tous besoin de la même chose pour se sentir heureux. Ça, je comprends tout à fait, même si je pensais réellement que tu te sentais bien avec la vie que tu menais. Je pensais que tu te plaisais dans cette vie avec ton mari et ton adorable petite fille. En revanche, il y a une chose que je ne comprends pas. Tu es entourée. Tu as une mère formidable, mon père qui est parfait, il t’apprécie aussi et tu le sais très bien. Ton mari était là aussi pour toi. Et moi aussi, j'étais là. Je sais très bien qu'entre nous ça n'a pas toujours était facile, surtout ces dernières années, parce que comme tu l'as dit toi-même, tu étais jalouse de ce que j'étais. Mais pas une seule seconde, tu t'es dit que tu pouvais aller voir l'un d'entre nous. Jamais tu t'es dit que tu pouvais venir nous parler, qu'on pouvait peut-être t'aider. Tu as préféré te dire non, ils ne comprennent pas, sans même savoir ce qu'on en pensait et tu as fui. Je sais que tu as eu peur, je sais que c'est compliqué d'aller voir ses proches et de leur dire que l'on n'est pas satisfait de la vie que l'on mène. Tu as eu moins peur de fuir apparemment et ce n'était pas la bonne solution. Mais c'est celle que tu as choisi. » Jaelyn qui ne voulait pas se lancer dans de grands discours n'était pas loin d'en faire. La jeune femme avait fait une courte pause, le temps de boire une gorgée d'eau et de prendre une bouchée de nourriture qui avait légèrement le goût de brûlé. « Le problème maintenant c'est qu'on va se dire à tout moment que tu peux de nouveau tout quitter. Je sais que tu regrettes ce que tu as fait, c'est d'ailleurs pour ça que tu es là aujourd'hui. Mais il faut que tout ça change. Tu ne peux pas garder la même vie que quand tu es partie. Si tu ne trouves pas de travail, que tu ne trouves pas de quoi pour ne plus être une simple mère et une simple épouse, tu recommenceras ou du moins, tu auras envie de le faire de nouveau. Tu es la depuis deux jours et tu ne fais rien. Tu ne parles pas, tu restes dans la chambre ou dans le salon. Tu ne fais rien de tes journées Sybil, ce n'est pas possible. Je voulais te laisser tranquille, mais non, ce n'est pas possible. On va dire que tu es ici sans me payer de loyer, mais qu'en échange, tu dois trouver du travail, trouver des choses à faire, tu dois te bouger un peu Sybil. Tu n'as pas le choix, je ne te laisse pas le choix. Tu es partie, c'était une grosse erreur, je pense que tu l'as compris. Mais tu dois changer, ce n'est pas parce que tu m'as dit que tu avais compris tes erreurs, que tu n'es plus jalouse, que tu n'envie plus les gens, ou une vie meilleure que je vais te lâcher. En rentrant chez toi, tu peux te dire qu'en réalité, tu étais mieux loin d'eux et partir une bonne fois pour toute cette fois-ci. Il ne faut pas que ça arrive. Tu dois te reprendre vite. Tu dois prouver à ta fille à ta mère, à ta fille, ton mari que tu restes celle que tu étais, tout en ayant changé et que jamais tu ne leur referas quelque chose comme ça. » Voilà, elle avait beaucoup parlé à son tour. Elle avait remarqué qu'elle était parfois dure, que ses paroles n'étaient pas forcement facile à entendre. Elle détestait se comporter comme ça, elle n'aimait pas être méchante, sèche, désagréable ou ce genre de chose. Mais là elle n'avait pas eu d'autre choix que de se montrer un peu dur. Sybil avait tellement fait souffrir de monde autour d'elle. Jaelyn savait bien que ce n'était pas le but de sa sœur, mais le mal était fait. Effacer tout ça allait être compliqué, mais elle pouvait calmer toutes ces douleurs, elle pouvait rassurer son mari, sa petite en disant, en les convainquant que cette fois elle ne partirait pas. Plus jamais. Jaelyn s'était montré un peu dure avec sa demi-sœur, mais c'était simplement pour la faire réagir, lui faire comprendre qu'elle devait changer et dès cet instant. Elle devait se trouver un boulot, faire en sorte de pouvoir faire ce qu'elle voulait. Elle ne pouvait pas de nouveau rendre malheureux des gens pour son propre bonheur. « En tout cas, si un jour, tu as envie de repartir, même si ça te prends comme ça, que tu veux partir sur un coup de tête, ne le fais pas. Ne t'en prends pas à ton pauvre mari, parle lui de tout ça, ou parle à quelqu'un d'autre, mais parle. Ne fuis plus. » Tu les as énormément fait souffrir. Jaelyn s'était retenu de dire cette phrase, Sybil le savait déjà et Jaelyn ne voulait pas se montrer méchante avec sa demi-sœur, même si leur relation n'était plus la plus parfaite.

La jeune femme terminait son assiette, même si la conversation lui avait coupé l'appétit. Le repas restait assez bon, même s'il avait un arrière-goût de brûler, logique puisqu'il était restait trop longtemps au four. « Le repas était très bon. Tu as préparé le dessert ou pas ? » Bon, les phrases n'étaient pas réellement bien placées, elles parlaient tout de même du départ inattendue, ainsi que le retour tout aussi inattendue de Sybil. Mais en même temps, ça permettais légèrement de "calmer l'atmosphère", en parlant un peu d'autre chose et puis la nourriture, c'était quelque chose d'important. Manger quelque chose d'autre allait aussi surtout permettre de faire passer ce léger goût de brûler qui restait en bouche. Jaelyn s'était levé son assiette et ses couverts à la main, pour les déposer dans la cuisine, elle tendait la main pour récupérer l'assiette de sa sœur. En allant à la cuisine, elle avait récupéré la carafe d'eau pour la remplir de nouveau, c'est que parler donnait soif.
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Re: Si tout pouvait être comme avant + Jaelyn ✻ ( Lun 21 Aoû - 2:34 )

Les mots de sa soeur n'étaient pas tous simples à entendre. Elle comprenait que ce qu'elle avait fait était compliqué à comprendre et difficile à pardonner. Ce n'était pas des excuses qu'elle cherchait, mais bien à expliquer ce qu'elle avait fait, ce qui l'avait poussé à faire ça. Elle ne voulait pas qu'on la prenne pour un monstre qui n'avait agi que dans son intérêt, sans coeur et ayant pris plaisir à briser sa famille. Elle voulait que sa famille comprenne qu'être malheureux, ça pouvait pousser à faire des choses horribles. Parce que lorsqu'on est malheureux, on ne réfléchit plus forcément de la bonne façon, on s'enfonce et on se sent incapable de s'en sortir. « Bien sûr que je me suis dit que je pouvais venir vous parler ! Mais souvent, on parle, les gens font semblant de vous comprendre, mais dans le fond, ce n'est pas le cas. Quand vous ne vivez pas ce que vit quelqu'un qui vous parle, c'est impossible de comprendre, de vraiment se mettre à sa place. On peut conseiller et essayer de comprendre, mais jamais on ne peut ressentir ce que la personne ressent. Jamais on ne peut comprendre à quel point elle souffre. On juge, alors que ce n'est pas ce dont la personne a besoin. Et je ne voulais pas vivre tout ça. Je ne voulais pas avoir l'espoir de pouvoir aller mieux et finalement vous voir ne pas comprendre ou minimiser, je pense que pour moi, ça aurait été vraiment pire. » Sybil avait du mal à s'expliquer, à expliquer le pourquoi de ce qu'elle avait fait. Pourtant, elle devait essayer. Elle devait essayer de faire comprendre à sa soeur ce qui lui était passé par la tête. Lorsqu'elle était partie, son but n'était pas de leur faire du mal, mais d'aller mieux. Elle savait que Jaelyn ne voulait pas lui faire de mal en lui disant tout ça, mais c'était une preuve de ce qu'elle disait. Les gens ne cherchaient pas à comprendre réellement, ils ne pouvaient pas se mettre à la place d'autres, ils ne pouvaient pas comprendre et ils jugeaient, pensant que ça pouvait permettre d'aller mieux. Mais ce n'était pas le cas. Pas pour Sybil en tout cas.

Sybil avait compris chaque mot prononcé par sa soeur. Elle essayait de répondre à tout, mais ce n'était pas facile. La nuit entière ne suffirait pas à s'exprimer, à expliquer et à faire comprendre. Si Sybil pouvait échanger sa place avec celle de Jaelyn juste quelques heures pour que cette dernière ressente ce que Sybil avait ressenti, alors peut-être qu'elle pourrait réellement comprendre. Par exemple, Sybil comprenait que désormais chacun d'entre-eux aurait peur d'un éventuel nouveau départ. Elle l'avait fait une fois, pourquoi n'allait-elle pas recommencer ? A entendre ces mots, Sybil avait l'impression d'avoir fait un caprice, et qu'à tout moment, elle pouvait recommencer. Sauf que ce n'était pas ça. Son départ était la conséquence de longues années où elle n'avait pas été heureuse parce qu'elle n'était pas celle qu'elle voulait, parce que sa vie ne la rendait pas heureuse, parce qu'elle se sentait enfermée, parce qu'elle avait dû dire au revoir à tous ses rêves. Elle s'était soignée. Elle n'allait pas merveilleusement bien, mais elle avait compris ses erreurs et, cette fois-ci, elle ne les commettrait plus. Elle voulait les réparer. Sybil se sentait attaquée. Au fond d'elle, elle savait pourquoi Jaelyn lui disait tout ça. C'était pour l'aider. Mais d'un autre côté, elle avait l'impression d'être attaquée. Elle avait l'impression qu'on lui reprochait de ne pas travailler ou d'être cloîtrée dans cette maison depuis deux jours. Sybil était épuisée. Physiquement, d'abord, mais revenir ici, revoir cette maison l'avait épuisé moralement. Elle comptait chercher du travail, elle comptait s'en sortir, mais sa priorité était de retrouver sa famille. « Je vais me trouver du travail ! Je vais me trouver des occupations ! Mais avant toute chose, je veux faire une chose que je n'ai pas pris le temps de faire ces dernières années : prendre du temps pour moi et pour prendre les bonnes décisions. Si je passe autant de temps seule, c'est pour réfléchir. Je ne veux plus faire d'erreurs, je veux prendre les bonnes décisions et ça prend du temps. Je ne partirai plus Jaelyn. Plus jamais. » Elle avait insisté sur les derniers mots, les yeux fixés sur sa soeur. Si son futur était incertain, ça elle en était certaine. Elle n'était pas bête, elle n'allait pas faire la même erreur deux fois. Si vous posez votre main sur une surface chaude, vous vous rendez bien compte de la douleur que ça provoque, vous souffrez ? Il faudrait être complètement fou pour la reposer une seconde fois, non ? Et bien, même si la comparaison était peut-être un peu foireuse, c'était la même chose pour Sybil. Elle avait compris que fuir la faisait terriblement souffrir, différemment, mais plus encore que rester dans cette vie qu'elle n'aimait plus. Alors non, elle n'allait pas fuir. Elle ne le voulait pas en tout cas. « Tu crois que je suis un monstre ? Tu peux le dire ! J'ai quitté une petite fille adorable et un mari qui m'aimait, je les ai fait souffrir ! Je n'ai donné aucune nouvelle à mes parents, ni même à toi ! Mais je suis revenue Jaelyn ! Revenue... J'aurais pu ne jamais revenir, j'aurais pu disparaître pour toujours et refaire ma vie ailleurs, mais je ne l'ai pas fait. Pourtant revenir était plus compliqué que de continuer ailleurs, mais j'ai réussi, alors pourquoi je ne réussirais pas à me reprendre et à reprendre ma vie ? Je ne fuirai plus. » Voilà comment elle avait conclu son nouveau long discours. Elle qui ne parlait jamais, elle était bien bavarde ce soir, mais elle n'avait pas le choix. Elle lui devait des explications. Et, ses phrases habituelles qui tenaient en quelques mots, cette fois-ci, ça ne pouvait pas convenir. Alors, elle devait bien se forcer à développer. Mais cette discussion était épuisante. Surtout moralement. Elle comprenait, avec Jaelyn, que sa famille allait avoir beaucoup de mal à lui pardonner, ce qu'elle comprenait. Bien sûr, elle ne s'était jamais imaginée rentrer pour qu'on la prenne dans les bras, en lui disant qu'elle était pardonnée et voir sa vie recommencer comme avant. Elle n'était pas complètement folle ou stupide pour croire une telle chose. Mais si jamais plus sa famille ne lui faisait confiance, comment pourraient-ils tous vivre dans ce climat ? Dans cette ambiance ? Elle voulait aller de l'avant et si sa famille ne suivait pas, elle n'y arriverait pas toute seule. Si on la soupçonnait à chaque seconde de vouloir repartir, alors peut-être que oui, ce climat pousserait Sybil à faire de nouvelles erreurs. Encore une fois.

Les deux jeunes femmes discutaient, sans se disputer. La conversation était compliquée, les mots n'étaient pas toujours facile à entendre, mais ils n'étaient pas dit avec méchanceté. Pourtant, comme pour stopper cette discussion, Jaelyn parlait du repas. Les deux soeurs finissaient, à peu près en même temps, leur assiette. Sybil ne croyait pas un mot de ce que Jaelyn avait dit, mais elle ne relevait pas, elle ne se sentait pas l'envie de blaguer sur ça non plus, l'ambiance ne lui permettait pas. « Oui, il y a une tarte dans le frigo. » Elle avait fait avec ce qu'elle avait trouvé chez Jaelyn puisqu'elle ne voulait pas sortir, de peur de rencontrer son mari ou tout autre membre de sa famille. Sybil tendait son assiette à Jaelyn, mais suivait cette dernière jusque dans la cuisine pour sortir un couteau et la tarte. Ça, au moins, ce n'était pas brûlé. « Parle moi un peu de toi, de ce que tu as fait pendant tout ce temps, de ta vie, de ton boulot... » C'était un sujet de conversation moins dangereux et puis, Sybil avait envie de connaître les derniers mois de sa soeur, pour avoir, là-aussi, l'impression de les avoir vécu.
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Re: Si tout pouvait être comme avant + Jaelyn ✻ ( Lun 21 Aoû - 20:19 )


Les deux jeunes femmes étaient dans le salon. Elles étaient en train de parler de Sybil. Elle pensait qu'elle ne pouvait pas se confier aux autres, car personne n'auraient pu la comprendre d'après elle. Ce qui n'avait pas vraiment plu à Jaelyn. Elle ne comprenait pas complètement sa demi-sœur. Au fil de la discussion, elle espérait bien comprendre d'avantage, elle espérait aussi que Sybil allait la comprendre, elle et les autres. « Tu n'as pas essayé. Tu ne sais pas si on t'aurait comprise ou non. Je n'ai pas une vie parfaite, je ne me suis pas toujours senti bien dans cette vie. J'ai su m'en sortir sans avoir besoin de disparaître. Tu aurais pu venir me parler. Ce ne sont pas exactement les mêmes problèmes, mais ils n'étaient pas si différents. Je ne dis pas que je fais des miracles, je n'en ai pas la prétention, mais j'aurais peut-être pu t'aider. » Jaelyn n'avait pas une vie parfaite. Son petit frère vivait loin d'elle et elle en souffrait. Sa mère l'avait comme abandonné et ça, c'était terrible aussi pour elle. Elle rêvait de fonder une famille, avoir un mari aimant et respectueux, des enfants, ses propres enfants. Elle n'arrivait pas à le faire. Pourtant, elle n'était jamais parti pour essayer de fuir ses problèmes. Elle essayait plutôt de les résoudre. Elle était restée en contact avec son petit frère. Il lui manquait terriblement. Ne pas l'avoir vu grandir lui faisait énormément de mal. Elle avait l'impression de l'avoir abandonné, alors qu'elle n'y pouvait rien. Pourtant, aujourd'hui, elle faisait tout pour qu'il puisse la rejoindre. Elle n'avait pas fui. Pour ce qui était de sa mère, elle avait essayé de reprendre contact avec elle, mais ça n'avait rien donné. Leur relation était toujours très compliquée, elles ne se parlaient que très rarement. Une fois de plus, elle n'avait pas fui. Elle avait essayé, ça n'avait pas fonctionné, tant pis. Pour ce qui était de fonder une famille, elle essayait tout le temps. Elle n'y arrivait pas, pourtant elle n'était pas aller voir dans une autre ville, un autre pays… Elle tombait souvent sur les mauvaises personnes, mais elle persistait. Personne n'a une vie parfaite, on connaît tous des souci dans la vie, qu'il soit petit ou immense, mais on doit faire face pour s'en sortir. Fuir n'est pas une solution, ça ne fait que repousser le problème, et même parfois en créer de nouveau.

Jaelyn parlait, elle disait des choses qui pouvait être blessante, mais elle essayait simplement de faire comprendre à Sybil. La jeune femme pouvait se montrer rancunière, mais là elle savait qu'elle allait finir par pardonner à sa demi-sœur. Pas pour l'instant. Elle n'était pas aussi facile. Elle attendait peut-être inconsciemment la réaction de sa nièce et de son beau-frère. Elle allait certainement agir en conséquence. Sybil les avait tellement fait souffrir. Cette pauvre enfant qui n'avait pas pu profiter de sa mère pendant ces six longs mois. Tous les souvenirs que sa mère lui avait retirés en l'empêchant de les vivre avec elle. Heureusement, Sybil s'était reprise. Elle était rentrée. Elle n'était pas encore prête à retrouver sa famille, mais elle allait finir par le faire. Le plus rapidement possible serait le mieux. Jaelyn allait veiller à ce que ça se face. « Tu peux prendre tout le temps que tu veux pour toi. Tu peux faire tout ce qui te fait plaisir. Vivre auprès de ta famille. Tu peux être une mère, une épouse et une femme, être Sybil. Tu peux faire tout ce qui te conduira à ton bonheur, tant que tu ne fais pas souffrir les autres. Si tu me dis que tu ne recommenceras plus, je te crois. J'espère que ce n'est pas une erreur de ma part. Je te fais confiance. Mais sache juste qu'on fais tous des erreurs et qu'elles sont plus ou moins grave, on finit toujours par s'en sortir, d'une façon ou d'une autre. Alors réfléchi, à ce que tu veux, si c'est pour t'en sortir, trouver une solution. » Chaque femme avait besoin d'avoir des choses rien qu'à elle. Jaelyn savait que c'était compliqué de ne pas avoir la vie que l'on voulait. Elle ne voulait pas seulement être une mère et une épouse, mais c'est pourtant ce qu'elle était. Elle allait réussir à s'en sortit Jaelyn l'espérait, elle le savait. Au fond, Sybil était quelqu'un de fort qui devait se battre pour son bien-être, pour sa famille. Elle avait promis à Jaelyn de ne jamais reproduire cette erreur, celle de partir en les abandonnant tous, sans jamais donner de nouvelles. Jaelyn voulait la croire, c'était d'ailleurs ce qu'elle lui avait dit. La jeune femme voyait bien que Sybil voulait s'en sortir, qu'elle s'en voulait, qu'elle ne voulait pas repartir. Elle était sincère, à cet instant, elle l'était. Mais ça ne prouvait pas qu'elle n'allait jamais le refaire. Elle l'avait dit elle-même, elle l'avait fait sur un coup de tête en se réveillant un matin. Qui peut dire qu'un autre matin en se réveillant elle ne referait pas la même chose. Elle se dirait que son retour était une erreur, qu'elle n'était toujours pas heureuse ici. Que ça vie n'était pas aux côtés de sa fille, de son mari, du reste de la famille. Elle pourrait se dire que ses promesses ne tenaient pas que de toute façon personne ne pourrait lui reprocher de ne pas les avoir respectées en les quittant tous une nouvelle fois. Peut-être que cette fois, elle ne reviendrait pas, jamais.

Un monstre ? Jaelyn l'avait pensé. Elle lui en avait beaucoup voulu. Pour elle, ce qu'avait fait Sybil était inhumain, faire souffrir son propre enfant était tout bonnement inhumain. « Sybil, je ne vais pas te mentir. Je t'ai détesté pour ce que tu as fait. Le mot est fort, mais ce n'était pas loin. Quand j'ai dû réconforter ta mère qui pleurait dans mes bras. Qui se demandait ce qu'elle avait fait au ciel pour qu'un jour, tu puisses lui faire ça. Quand j'ai vu ton mari si triste, il ne comprenait pas, il se questionnait et pensait qu'il était fautif. Quand j'ai vu que ta petite fille s'en voulait été triste de ne pas avoir sa maman à ses côtés. Oui, à ces moments-là, je me suis dit que ce que tu avais fait était horrible, inhumain. Ils ont souffert comme tu le dis. Tu le sais. Que tu partes, c'était une chose, mais pourquoi est-ce que tu as coupé tout contact avec nous. Pendant six mois, on s'est demandé ce que tu étais devenue. On se demandait si tu étais morte ou vivante. Tu aurais pu mourir et on ne serait toujours pas au courant. On voulait savoir si tu allais bien ou pas. Alors, oui, tu es revenue, oui, tu seras pardonnée, mais ça prend du temps. Le pardon ne s'obtient pas aussi facilement. On ne peut pas effacer six mois de nos vies comme ça. Tu es revenue, c'est vrai, merci de l'avoir pour ta fille. On ne peut pas priver une enfant de ses parents. C'est parfois compliqué de se rendre compte que son retour n'est pas comme on l'a imaginé. On ne sait pas ce que tu peux penser, tu l'as dit toi-même, on ne serait pas te comprendre, on n'est pas toi. Alors si tu te reprends, c'est un bon début. » C'était une fois de plus pas très agréable à entendre pour Sybil, mais ce n'était pas non plus très facile à dire pour Jaelyn. Mais elle ne voulait pas lui mentir. Ce n'était pas utile de lui cacher la vérité. Elle avait le droit de savoir ce que pensait réellement Jaelyn. Avec le temps Jaelyn avait réussi à apaiser sa colère, même si ça avait été compliqué.

L'ambiance était très tendue ce soir. Les deux jeunes femmes ne se battaient pas. Elles ne se battaient pas, ne se disputaient pas. Ce n'était pas leur genre. Mais Jaelyn sentait tout de même la présence de nombreuses tensions. Elle avait changé de sujet de conversation. Disant ce qui lui sortait par la tête. Elles étaient en train de manger et Jaelyn était très gourmande alors pourquoi ne pas parler de nourriture. « Super, j'adore la tarte. » Les deux jeunes femmes s'étaient rendues en cuisines, une pour déposer la vaisselle sale dans l'évier et la rincer, l'autre pour prendre la tarte qui se trouvait dans le frigo et un couteau. Jaelyn attendait que Sybil termine avec la tarte, elle pensait qu'elle allait reparler de Sybil, mais cette dernière avait demandé des nouvelles de Jaelyn. « Tu sais, il ne s'est pas passé grand-chose pendant ces six derniers mois pour moi. Mise à part que ma liste d'aventures foireuses s'est agrandie. Toujours rien de sérieux. Pas de futur mari à l'horizon. Mon boulot reste le même. J'apprécie toujours autant ce que je fais. J'aide toujours des couples qui s'aiment à passer le plus beau jour de leur vie. Je n'ai pas grand-chose d'autre à raconter. » Elle avait aussi eu un an de plus. C'était le premier anniversaire, depuis l'arrivée de Sybil dans la famille, que Jaelyn avait passée sans ses nouvelles. Jaelyn aurait aimé pouvoir lui raconter d'avantage de chose, mais elle n'avait rien fait d'extraordinaire pendant ce temps. Rien de très intéressant non plus. Au grand regret de la jeune femme qui commençait à avoir peur de ne jamais pouvoir avoir sa propre famille. Elle gardait tout de même une lueur d'espoir.

Sybil venait de couper la tarte. C'était une tarte aux fruits, la tarte préférait de Jaelyn. Elles étaient retournées au salon. Jaelyn s'était servi un nouveau verre d'eau, avant de découper un bout de sa part de tarte. Elle n'avait pas l'air brûlé, c'était déjà ça. Faire passer le goût de brûler avec quelque chose de brûler ne servait pas à grand-chose. Jaelyn avait dirigé la cuillère vers sa bouche. Ce n'était pas mauvais, même plutôt bon. « Elle est super bonne et pas brûlée, c'est le principal. » Jaelyn allait très certainement se montrer gourmande une fois de plus et elle allait certainement en reprendre une deuxième part quand celle-ci serait terminée. « Tu seras de corvée cuisine. Bon, tu éviteras de faire tout brûlé par contre, même si je finirai certainement à m'habituer à ce goût. Tu sais, j'adore cuisiner, mais en ce moment, je n'ai pas le temps pour tout ça. Je suis complètement débordé par le travail et du coup, je ne mange que des cochonneries, tu as dû le remarquer. Tu pourras m'aider un peu comme ça. » Faire la cuisine était un bon moyen pour Sybil de se sentir un peu utile chez Jaelyn. La jeune femme savait que ça n'allait pas durer, mais si elle pouvait être un peu soulagée de tout ce qu'elle avait à faire, ça ne pouvait être que bénéfique pour elle. Jaelyn buvait une gorgée d'eau, elle hésitait à relancer la conversation. Devait-elle encore poser quelques questions ou est-ce qu'elle devait attendre encore un peu. Après quelques secondes d'hésitation, elle avait décidé d'attendre encore un peu. Elle voulait voir comment aller se dérouler le reste de la soirée pour savoir si elle allait en reparler ou non. Jaelyn ne voulait pas se montrer trop insistante et déplacée. Elle détestait être ce genre de fille, surtout qu'elle s'était déjà montré assez méchante et sèche ce soir. Ce n'était pas elle, mais elle n'avait jamais été confronté à ce genre de situation.
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Re: Si tout pouvait être comme avant + Jaelyn ✻ ( Ven 25 Aoû - 2:14 )

Cette conversation n'avait aucun sens. Elle ne pouvait mener à rien, si ce n'est à se disputer. Jamais Sybil n'avait prétexté qu'elle avait une vie horrible ou que la vie de toutes les personnes de sa famille était parfaite. Mais sa vie n'était pas celle qu'elle voulait. Personne ne devrait avoir à vivre ça. Personne ne devrait devoir vivre une vie qu'il n'aimait pas, forcé à faire semblant d'être heureux pour éviter les jugements et les gens qui parlent sans savoir. Pour éviter d'être pris pour le premier des égoïstes parce qu'on avait de quoi être heureux, selon les autres. Non, si Sybil était bien certaine d'une chose, c'était de celle-ci : les gens ne pouvaient pas comprendre réellement tout ce qui passait dans la tête de quelqu'un. Les meilleurs d'entre-eux pouvaient essayer de se mettre à la place des autres, mais jamais on ne pouvait ressentir toute la souffrance ou le mal-être de quelqu'un. Alors, c'était facile de juger. Avec de on ne fait pas ça ; si tu étais quelqu'un de bien, tu n'aurais pas fait ça et j'en passe et des meilleures... C'était trop facile. Vraiment. Ces phrases toutes faites pouvaient être dites par n'importe qui. N'importe qui voulant faire semblant d'aider quelqu'un ou de le comprendre pouvait dire ça. Alors qu'en réalité, cette personne n'a jamais voulu vraiment se mettre à la place de l'autre pour comprendre ce qui l'avait poussé à faire ce qu'il a fait. Non, Sybil n'avait pas essayé de parler à sa famille. Son mari avait remarqué son mal-être, mais ça n'avait rien changé. Pourtant, il avait été présent, mais il ne comprenait pas ce qui posait réellement problème à Sybil et Sybil n'avait pas voulu lui en parler, elle avait eu peur d'être jugée : n'était-ce pas humain comme comportement ? « Chacun a besoin de choses différentes pour s'en sortir ! » Tous les êtres humains n'étaient pas pareil ! Les gens avaient souvent du mal à comprendre ça aussi. Pour eux, si une chose avait fonctionné, ça devait fonctionner pour tout le monde, mais c'était faux. « Je pouvais t'en parler, oui. Mais je ne voulais pas être jugée. Je ne voulais pas qu'à chaque fois qu'on se voit, tu me regardes différemment parce que tu me juges ! Tu peux me dire que tu ne l'aurais pas fait, tu n'en sais rien... »

La conversation continuait plutôt calmement. Elles ne s'entretuaient pas, c'était déjà bien. Plus que ça même, elles étaient calmes et polies l'une envers l'autre, même si le ton était un peu froid, notamment depuis quelques minutes. Sybil savait qu'elle allait devoir finir par s'expliquer. Là, elle le faisait avec sa soeur, elle savait qu'elle allait devoir le faire avec chaque membre de sa famille. Si ça se passait comme cela - ou pire - elle ignorait où elle trouverait la force de le faire et de supporter toutes ces conversations. Elle avait l'impression d'être jugée, elle avait l'impression de se retrouver accusée et de devoir se défendre. Cette sensation était horrible et elle ne la souhaitait à personne, pas même à son pire ennemi. Sa soeur voulait que Sybil s'en sorte, elle en avait conscience et ça la touchait sincèrement. Mais elle la pressait à trouver du travail pour ne pas se retrouver dans la même situation qu'autrefois. Sauf que Sybil voulait prendre son temps, faire les choses dans l'ordre et surtout, les bonnes choses. Pour une fois dans sa vie, elle voulait prendre le temps de s'écouter et de faire ce qu'elle avait envie de faire. Mais, elle comptait, en effet, chercher rapidement un petit boulot, histoire de ne pas se perdre de nouveau. Elle voulait se rattraper. Elle ne voulait pas être jugée, elle ne voulait pas, pour toujours, être Sybil, la femme qui a fui sa famille. Parce que cette idée, ces mots, elle ne les supporterait pas. Si personne ne pouvait lui faire de nouveau confiance, alors, oui, dans ce cas, pourquoi rester ? Vivre dans un tel climat serait impossible et ce, pour tout le monde. C'était ce qu'elle essayait de faire comprendre à Jaelyn. « Merci. » Elle ne répondait pas à tout, mais elle trouvait ça inutile. Certaines choses devaient en rester là. Allez plus loin dans la conversation ne changerait rien. Elles avaient chacune dit ce qu'elles avaient à dire. « Merci d'essayer de me faire confiance ! » Elle espérait que Jaelyn était sincère. Elle l'espérait vraiment. « Je veux vraiment m'en sortir. Vraiment. » Avait-elle dit, insistant sur ce dernier mot. Elle voulait faire comprendre à sa demi-soeur que ce n'était pas juste des paroles en l'air, qu'elle les pensait vraiment.

Sybil n'avait certainement jamais autant parlé de toute sa vie. Elle était généralement peu bavarde et assez discrète. Ça avait toujours été dans son caractère. Et autant dire que pour cette partie de la conversation, elle aurait préféré ne pas avoir à se justifier et ne jamais en parler, mais elle n'avait pas le choix. Elle voulait entendre Jaelyn dire qu'elle trouvait que Sybil était un monstre. Il fallait qu'elle le dise. Les non-dits n'étaient pas bons. Alors, maintenant qu'elles s'expliquaient, autant tout se dire, même les choses les plus difficiles à entendre et... à dire. Les mots étaient forts. Inhumain. Horrible. Chaque mot se gravait dans la mémoire de Sybil. Jaelyn disait même avoir détesté Sybil. Chaque mot prononcé était un nouveau coup de couteau pour Sybil qui souffrait déjà suffisamment comme ça. Mais elle l'avait certainement mérité. Elle n'avait certainement pas assez souffert. Elle n'avait pas fui pour le plaisir, malgré tout, la jeune femme devait en plus souffrir lors de son retour, comme s'il n'y en avait jamais assez. Et en même temps, oui, elle le méritait. Quand elle entendait Jaelyn parlait, elle le méritait. Sa mère, son beau-père, sa fille, son mari... Tous ces gens qu'elle avait abandonné. « Pourquoi avoir coupé tout contact ? » C'était une excellente question. Ça c'était fait comme ça, Sybil n'y avait pas réfléchi. « Je ne sais pas... C'était certainement plus simple. J'avais besoin de me retrouver entièrement seule, je ne voulais pas être influencée, être pressée pour que je rentre. Je voulais qu'on me laisse décider seule, qu'on ne m'influence pas... Je ne... » Elle ne terminait pas. Si pour elle, les raisons étaient, en réalité, plutôt claires, jamais Jaelyn ne pourrait les comprendre et jamais Sybil ne pourrait correctement les exprimer. Alors à quoi bon ? Elle était trop fatiguée pour continuer à se justifier des heures durant. « J'aurais dû vous envoyer un mot, juste pour vous dire que tout allait bien. Je suis désolée. » Que pouvait-elle dire d'autre ? « Je sais que je ne peux pas être pardonnée du jour au lendemain. Ce que je veux, c'est ne pas être jugée sur quelque chose que vous ne pouvez pas comprendre. Parce que c'est quelque chose que j'ai vécu, moi et personne d'autre. » Elle avait hâte que cette discussion se termine, hâte de ne plus avoir à se justifier comme un criminel qu'on interrogeait. En  revanche, Sybil venait de noter une chose qui pouvait être amusante. Jaelyn venait enfin de reconnaître que personne ne pouvait se mettre à sa place et qu'on ne pouvait pas comprendre tout ce qu'elle avait vécu, on ne pouvait que l'imaginer. Tout comme Sybil ne pouvait pas se mettre à la place de chaque membre de sa famille pour savoir ce qu'ils avaient vécu ces derniers mois, elle ne pouvait qu'imaginer la douleur et la souffrance.

Jaelyn était peut-être également fatiguée de poser des questions ou elle voulait calmer le jeu, mais elle avait changé de conversation. Le repas était terminé, elles en étaient arrivées au dessert. Sybil avait préparé une tarte, cette fois-ci, qui n'était pas brûlée, contrairement au repas. Sybil savait qu'il s'agissait d'un dessert que Jaelyn aimait, c'était d'ailleurs pour ça qu'elle l'avait préparé. La sortant du frigo, elle en coupait deux parts. Pour ne pas revenir sur le précédent sujet, Sybil posait, à son tour, des questions. Après tout, elle s'intéressait aussi à la vie de Jaelyn, et elle était curieuse de savoir ce qui était arrivé à sa soeur durant ces six derniers mois. « Tu es la seule femme que je connaisse capable de choisir seulement tous les hommes à ne pas fréquenter sur terre ! » Ce n'était pas une attaque, juste une plaisanterie. Enfin, du moins, c'était censé être une plaisanterie. Sybil n'avait jamais été douée pour faire de l'humour. Sans plaisanter, cette fois-ci, il était vrai que Jaelyn n'avait jamais eu la chance de Sybil : trouver le bon époux, si jeune. Pourtant, elle le méritait sincèrement. Elle avait également parlé de son boulot. C'était quelque chose que Sybil lui avait souvent enviée. Elle vivait de ce qu'elle aimait, elle faisait quelque chose de sa vie. Quelque chose de beau. « Si tu as été heureuse, c'est ce qui compte. Je suis heureuse que ton métier te passionne toujours autant. Et puis, ne t'en fais pas, tu finiras par trouver la bonne personne. Il faut te laisser le temps.  » C'était peut-être un peu bateau, mais elle le pensait, alors quelle importance.

De retour dans le salon, Sybil déposait les deux assiettes avec la tarte sur la table basse. Elle avait également posé le reste de la tarte sur la table, puisqu'elle avait pensé que prendre l'assiette complète serait une bonne idée. Ca éviterait aux deux jeunes femmes de devoir, encore une fois, se lever et se rendre dans la cuisine. Elles pouvaient ainsi discuter, sans être interrompues. A la réflexion de sa soeur, Sybil avait souri. C'était une chose devenue tellement rare ces derniers mois, que ça avait réussi à étonner Sybil elle-même. « Je te rassure, je ne brûle pas tous mes plats. » Au contraire même, Sybil était plutôt bonne cuisinière. Elle ne savait pas préparer de grands repas dignes de grands restaurants, mais elle connaissait de nombreuses recettes, principalement de petits plats familiaux. Ces recettes lui venaient de sa mère et elle adorait cuisiner. Elle pouvait y passer des heures, ça lui occupait l'esprit et elle pouvait faire ce qu'elle aimait. Alors, si elle devait cuisiner chaque jour des petits plats pour sa soeur, elle allait le faire et elle le ferait avec plaisir même. Parce qu'au moins, elle se sentait utile lorsqu'elle cuisinait. Puis, elle aurait moins l'impression de squatter et d'être inutile. Elle déchargeait sa soeur de corvées comme cette dernière travaillait énormément. « Je suis ravie de t'aider à ne plus manger de cochonneries, mais de bons petits plats bien brûlés. » Nouvelle plaisanterie. Et cette fois-ci, Sybil avait tout donner pour que ce soit le plus drôle possible, mais décidément, ce n'était vraiment pas son truc. Ça avait au moins le mérite de détendre l'atmosphère, comme la conversation depuis quelques minutes.

Sybil venait de terminer sa première part de tarte. Elle se découpait une nouvelle part. Pas parce qu'elle avait faim, mais parce qu'elle ne voulait pas que ce repas se termine. Comme l'avait si bien dit Jaelyn tout à l'heure, Sybil passait son temps dans la chambre et elle avait, cette fois-ci, envie de passer du temps avec Jaelyn et de discuter, alors elle faisait durer le repas le plus longtemps possible. « Tu en veux encore une part ? » Après tout, il en restait encore pas mal et si Sybil l'avait faite, c'était bien pour qu'elle soit mangée. « Comment vont nos parents ? » Parce qu'elle n'avait pas encore pris réellement de nouvelles de sa mère et de son beau-père. Sa mère lui manquait tellement. Son beau-père aussi, même s'il ne l'avait pas élevé, elle le considérait plus comme son père que son véritable père à qui elle ne parlait plus depuis longtemps. « Je veux dire, pas comment ils vivent ma disparition, mais comment vont-ils ? » Elle ne voulait pas, de nouveau, parler d'elle. Elle voulait juste prendre des nouvelles de toute sa famille. « Tu penses les voir prochainement ? » Sybil rêvait de les voir également, mais si elle voulait faire les choses bien, elle se disait que la première personne à aller voir devait être son mari. Pas sa mère. Pas son beau-père. Pas sa fille. Elle avait déjà vu sa soeur, elle devait maintenant trouver le courage d'affronter son mari.
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Re: Si tout pouvait être comme avant + Jaelyn ✻ ( Jeu 31 Aoû - 13:10 )


Jaelyn et Sybil étaient assises au salon depuis un petit moment maintenant. Jaelyn avait décidé de dîner sur le canapé, pour être un peu plus à l'aise le temps de la discussion. Jaelyn s'était lancé dans les questions. Elle avait enfin osé demander à sa demi-sœur ce qu'elle voulait. Elle n'allait peut-être pas poser toutes les questions qu'elle avait en tête, mais c'était déjà ça. « Je n'ai pas dit le contraire. » En effet, elle savait très bien que tout le monde n'avait pas besoin de la même méthode, du même remède pour s'en sortir. Ce serait beaucoup trop simple comme ça. Il fallait adapter une méthode à chaque personne. Selon son problème, son caractère… Jaelyn le savait très bien. Sybil continuait de parler et Jaelyn se contentait d'écouter ces quelques phrases. Elle ne voulait pas répondre. Elle n'aimait pas ce qu'elle entendait. Jaelyn ne l'avait jamais jugé. Sybil était jalouse d'elle avant de partir, elle avait changé leur relation à cause de ça, Jaelyn ne l'avait pas jugé pour autant. Elle avait certes eu du mal à comprendre et au fil du temps, mais elle ne l'avait pas jugé. Pourquoi est-ce qu'elle l'aurait fait là ? Pourquoi se méfier d'elle au moment où elle en avait eu le plus besoin ? Peut-être que ce n'était qu'une excuse. Elle ne voulait peut-être simplement pas lui parler, elle voulait peut-être quitter la ville et elle avait peur qu'on la retienne. Elle avait peur qu'on réussisse à la faire revenir à la raison. Peur que Jaelyn la juge était quelque chose de totalement absurde. Elle ne jugeait pas sur des pensées, mais sur des faits. Comme fuir sa famille pendant six mois en se faisait passer pour morte en ne donnant jamais de nouvelles. Là, elle pouvait juger, en avoir envie et c'était complètement compréhensible.

La conversation entre les deux jeunes femmes continuait, Sybil remerciait sa demi-sœur et Jaelyn ne répondait que par de simples sourires presque forcés. Elle disait vouloir réellement changer. Jaelyn voulait la croire, elle ne serait pas revenue sinon. Normalement. « Je sais. » Une phrase courte, mais qui résumait assez bien la pensée de Jaelyn. La jeune femme voulait vraiment que sa demi-sœur s'en sorte, qu'elle réussisse à surmonter tout ça, à reprendre une vie normale, mais pour ça il fallait beaucoup de volonté. Sybil n'en montrait pas beaucoup pour le moment, mais ça n'allait peut-être pas tarder.

Les mots, les phrases s'enchaînaient. Certaines phrases faisaient mal à entendre, d'autres étaient difficiles à dire. Pourtant, la conversation restait calme. Jaelyn se retenait parfois de dire certaines choses à Sybil. Elle ne voulait pas envenimer les choses. Elle voulait que cette soirée reste calme. « Je comprends. C'est simplement qu'on s'inquiétait pour toi. Mais maintenant, tu es là, donc on sait que tu es vivante. » Le pire était de laisser sa mère, sa fille, son mari s'imaginer les pires choses à son sujet. Ils l'avaient imaginé morte, mourante, dans des situations dangereuses… Les pires scénarios leur avaient traversé l'esprit. « Tu aurais peut-être dû, mais ne t'excuses pas, tu ne peux rien y changer de toute façon. » En effet, une lettre, sans jamais dire où elle se trouvait. Une simple phrase montrant qu'elle était toujours vivante, que tout allait bien pour elle. Est-ce qu'elle avait eu envie de décrocher son téléphone pour appeler n'importe quel membre de sa famille pendant cette escapade. Avait-elle déjà pris son téléphone, l'avait-elle allumé, pour aller dans sa liste d'appels et hésiter de longues minutes, le doigt à quelques centimètres du nom de la personne en se disant « je le fais » puis l'avait éteints sans avoir la force de le faire. Est-ce que Sybil avait écrit un message hésitant, est-ce qu'elle l'avait effacé, avait éteins son téléphone, puis l'avait rallumé, avait réécrit le même message, hésité à appuyer sur envoyer, et avait finalement renoncé ? Avait-elle hésité à reprendre contact ? Est-ce qu'elle était revenue sur un coup de tête comme quand elle était partie ? Ou avait-elle déjà eu envie de rentrer chez elle ? Toutes ses questions avaient parcouru l'esprit de Jaelyn à cet instant, comme depuis son retour. « Je ne te juge pas. Je ne suis pas là pour ça. Après, je ne peux pas te promettre que les autres ne le feront pas, je ne sais pas comment ils vont réagir. » Sybil recommençait avec la peur du jugement des autres, mais cette fois-ci Jaelyn avait répondu. Elle espérait juste que Sybil n'allait pas de nouveau se lancer dans de longs discours, à dire qu'elle ne pouvait pas la comprendre, parce qu'elle n'avait jamais vécu la même chose qu'elle et un tas d'autres choses. Après comme Jaelyn avait dit, elle ne pouvait pas connaître la réaction des autres, elle connaissait déjà la sienne et s'était déjà bien. De plus, Jaelyn risquait aussi d'être jugée par les autres. Après tout, elle hébergeait Sybil depuis deux jours et ce n'était pas terminé. Elle avait le pouvoir de rassurer ses proches, d'arrêter leur calvaire et elle ne le faisait pas, tout ça parce qu'elle respectait ses promesses.

Jaelyn et Sybil avaient fini par changer de sujet. Elles n'allaient pas parler de ce qu'avait fait Sybil toute la soirée. Sybil avait orienté ses questions sur Jaelyn. Ce qu'elle avait fait pendant ces six derniers mois. La réponse était simple, Sybil n'avait pas manqué grand-chose. Sybil tentait l'humour en parlant de la vie sentimentale de Jaelyn. « Je ne suis pas la seule, je te l'assure. Et je ne choisis pas que les pas fréquentable. J'ai connu des hommes très corrects, mais ça ne collait tout simplement pas. Après, je suis d'accord, beaucoup se sont foutu de moi. Je sais que je suis fautive parce que je ne réfléchis pas forcément. Je cherche toujours à voir le bien qu'il y a chez les gens, même si parfois, il est très compliqué à trouver. Puis au final, ce n'était pas une bonne idée. » Jaelyn n'avait pas rencontré que de mauvaises personnes. Elle avait parfois connu des personnes merveilleuse, mais ça n'allait simplement pas, ils n'étaient pas fait pour être ensemble. Chaque personne sur terre correspond à quelques autres personnes, mais pas à tout le monde. Elle ne disait pas n'avoir connu que de bonnes personnes, elle était très souvent tombée sur des hommes qui se montraient très gentils et attentionnés et il n'attendait en réalité rien d'autre qu'une nuit avec elle. Elle allait bien finir par trouver la bonne personne. Pour éviter de se faire de fausses idées, elle ne se remettait jamais avec une personne deux fois, c'était comme un principe pour elle. On ne fait pas deux fois la même erreur, on essaie en tout cas. « J'espère. Je crois que je laisse déjà bien le temps passer, mais bon je vais encore attendre un peu. Rien ne presse. » Depuis son premier petit ami, elle espérait vraiment trouver le bon un jour et pouvoir fonder une famille avec lui. Sa dernière phrase était un peu ironique. Elle avait presque trente ans, elle se disait qu'il allait bientôt être trop tard pour fonder une vraie famille.

Le repas était bon bien que peut-être un peu trop brûlé. Elle était trop occupée à discuter avec Jaelyn pour se préoccuper du repas. Elle était donc pardonnée. Habituellement, Sybil faisait plutôt bien à manger, là, elle avait simplement l'esprit ailleurs. Jaelyn savait que Sybil pouvait être utile à la maison, elle pouvait aider un peu Jaelyn en préparant les repas, c'était déjà ça. « J’espère bien. » Ironie une fois de plus Jaelyn savait très bien que ce n'était pas le genre à tout faire brûler, sinon, elle aurait déjà eu quelques plaintes à son sujet de la part de son mari et de sa fille. Comme Sybil était sans travail, elle avait pris l'habitude de s'occuper de leur maison, elle avait pris l'habitude de préparer les repas chez elle. Inconsciemment, Jaelyn avait peut-être voulu refaire penser à Sybil tous ces moments. Ces moments de joies avec sa famille. Lors des repas, de la préparation de ceux-ci, quand elle cuisinait parfois avec sa fille. Elles avaient certainement eu ce genre de moments ensemble. « Si je peux te rassurer, je ne mange pas ce genre de plats tout le temps, seulement quand je n'ai vraiment pas le temps et quand je n'ai pas le courage aussi. Et comme en ce moment, je suis très occupée… Enfin, tu as compris quoi. Donc tes petits plats sont les bienvenues, mais je dois bien avouer que je préfère quand ils ne sont pas brûlés. » Jaelyn aimait bien le genre de plats bien gras à grignoter devant un film, mais évidemment, elle ne faisait pas ça tout le temps, elle aimait aussi cuisiner, manger des choses saines…

Une tarte était prévue pour le dessert, très bonne idée, Jaelyn adorait ça. Elle avait dévoré sa part assez rapidement, elle n'était pas brûlée, c'était déjà ça. Elle avait vraiment bon goût alors quand Sybil lui avait proposé une nouvelle part Jaelyn n'avait pas hésité à répondre et à tendre son assiette. « Oui, je veux bien. » Elle regardait Sybil déposer une nouvelle part dans son assiette et avait tout de suite commencé à la manger. Ce n'était pas qu'elle avait faim, mais là, c'était plutôt la gourmandise qui parlait. Voilà qu'elle parlait de leurs parents, Jaelyn considérait sa belle-mère comme sa mère, pour elle, elle avait deux mères, puisque la mère de Sybil avait été très présente pour Jaelyn quand elle en avait le plus besoin. « J'avais compris Sybil. Ils vont bien. Ils mènent une petite vie tranquille. Rien de nouveau. Ils semblent toujours bien ensemble. » Elle n'avait vraiment pas besoin de précisé cette dernière phrase. Jaelyn avait très bien compris ce que voulait dire Sybil. Mais une fois de plus, elle n'avait pas grand-chose à dire. Elle lui avait dit qu'ils allaient bien et elle ne voulait pas en dire d'avantage. Jaelyn pensait que ce n'était pas à elle de résumer les six derniers mois de la vie de ses parents. C'était à ses parents de le faire, quand Sybil se serait décidé à aller les voir, à aller leur parler. « Oui, je vais aller les voir dans un ou deux jours, je pense. Je passe souvent les voir, j'essaie d'y aller au moins une fois par semaine, parfois plus si j'ai un peu de temps libre. Pourquoi ? » En effet, Jaelyn passait beaucoup de temps avec son père et donc avec sa belle-mère. Elle aimait bien aller les voir chez eux, les invités chez elles, sortir tous les trois… Elle devait y aller au moins une fois par semaine, parfois plus, tout dépendait de son temps libre, son travail lui prenait parfois beaucoup de temps et d'énergie. Elle ne les avait pas vus depuis six jours, donc elle n'allait pas tarder à aller les voir normalement.
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Re: Si tout pouvait être comme avant + Jaelyn ✻ ( Mer 13 Sep - 21:24 )

Il était certain que cette partie de leur conversation touchait à sa fin. Jaelyn avait posé ses questions. Sybil avait répondu comme elle le pouvait. Les deux avaient débattu de certains sujets. Sybil avait été blessée par certains mots qu'avaient prononcé Jaelyn, mais il fallait s'en douter. Elle n'était pas folle, elle savait parfaitement qu'elle n'allait pas être accueilli les bras grands ouverts après six mois d'absence, six mois de silence absolu. Puis, elle se doutait qu'à certains moments, c'était elle qui avait vexé ou blessé sa soeur. Sybil ne s'exprimait pas toujours comme il fallait, elle ne savait pas toujours s'expliquer et dire ce qu'elle voulait réellement dire. Les mots passaient mal dans ces cas là parce qu'elle ne savait pas les choisir. A chacune des nouvelles phrases de sa demi-soeur, Sybil secouait la tête pour montrer qu'elle était d'accord. En effet, partir était une chose, mais elle avait commis deux autres erreurs qui auraient pu rendre la première moins douloureuse. Elle n'aurait pas dû se faire passer pour morte. Elle aurait pu envoyer une lettre, juste quelques mots rassurants, expliquant ce qui lui arrivait. Elle avait préféré couper tout contact et, aujourd'hui, c'est ce qu'elle regrettait le plus.

« Je le sais. » S'était-elle contentée de dire. Si Jaelyn ne la jugeait pas, du moins, si elle le cachait autant que possible, le reste de sa famille n'allait surement pas en faire autant. Elle en avait peur. Elle craignait leurs réactions, elles craignaient ce qu'ils allaient bien pouvoir se dire. Alors oui, tant qu'à être lâche, elle continuait en refusant de les voir pour le moment, en refusant même que Jaelyn ne dise simplement à sa famille qu'elle était rentrée. Elle ne se sentait pas prête à affronter tout ça. Pas encore.

L'interrogatoire était terminé. Les deux soeurs parlaient désormais d'autre chose, quelque chose de moins sérieux. Puis, Sybil avait demandé à sa soeur ce qui s'était passé pour elle ces six derniers mois. Sybil avait même tenté une pointe d'humour. Sauf que l'humour et Sybil, et ce depuis toujours, ça faisait deux. Elle n'était pas la plus douée, pour ne pas dire la plus nulle. « Tu es trop gentille et naïve. » Ce n'était pas méchant, même si ça n'avait certainement rien d'agréable à entendre. Mais Sybil le lui avait dit des centaines de fois. Toutes les personnes n'étaient pas bonnes. Elle ne pouvait se fier à n'importe qui juste parce que ce n'importe qui semble gentil, semble attentionné, semble délicat ou peu importe. Il fallait qu'elle apprenne à connaître les gens avant de leur accorder autant de confiance et c'était quelque chose que Sybil lui avait beaucoup répété, avant de s'éloigner de sa soeur. Mais elle ne semblait pas faire plus attention. Jaelyn semblait se contredire elle-même. Selon elle, rien ne pressait, mais son visage disait tout autre chose. Alors Sybil n'avait rien répondu, ne voulant pas embêter davantage sa soeur sur ce sujet, peut-être délicat pour elle. Après tout, elle avait réellement le temps. Se mettre la pression n'était pas une bonne idée, c'était juste le moyen de faire des bêtises en se précipitant. Et de ne trouver personne. Elle devait peut-être laisser le hasard faire.

Jaelyn avait parlé du repas, brûlé. Sybil, en général, était plutôt bonne cuisinière alors elle pouvait bien rendre service à sa soeur en préparant le repas chaque soir. Après tout, sa demi-soeur avait la gentillesse de l'héberger, elle pouvait bien lui rendre ce service. D'autant plus qu'elle adorait cuisiner et ça lui rappelait de nombreux bons souvenirs. Sybil comprenait ou pouvait essayer de comprendre Jaelyn. Après une longue et difficile journée de travail, elle n'avait certainement ni le temps, ni l'envie de se mettre à cuisiner. Alors elle mangeait des plats tout préparés. Parfois, ce n'était pas dérangeant, mais lorsque ça devenait fréquent, ce n'était pas une bonne chose, alors autant profiter d'avoir quelqu'un à la maison pouvant préparer un repas plus correct. Surtout que Sybil n'avait rien de mieux à faire de ses journées puisqu'elle ne quittait pas cette maison. Autant se rendre utile en faisant quelque chose qu'elle aimait, ça ne pouvait que l'aider à aller mieux. « Alors je suis désormais la nouvelle cuisinière de cette maison et promis, je vais éviter de brûler tous les plats. » Ne l'avait-elle pas déjà dit, ça ? Peu importe si c'était le cas, elle le répétait.

Sybil s'était resservie et avait également resservie sa soeur. Puis, elle lui avait posé cette question. Une question, comme toutes les autres, qu'elle avait hâte de poser. Alors elle lui avait demandé comment allaient ses parents. Elle pensait utile de préciser qu'elle ne parlait pas de comment ils vivaient la disparition de Sybil, mais bien de comment ils allaient, ce qu'ils devenaient, ce qu'ils faisaient, est-ce qu'ils étaient heureux... Mais selon sa soeur, ce n'était pas utile. La réponse de Jaelyn faisait sourire Sybil, heureuse de ce qu'elle entendait. « Je suis heureuse pour eux alors. » Sybil avait déjà vu sa mère souffrir une première fois et elle refusait que ça recommence. Avec le père de Jaelyn tout était différent. Sa mère semblait heureuse et elle était heureuse de savoir que, malgré le temps qui passait, c'était toujours le cas. Pour Sybil, sa mère et son beau-père étaient un exemple. Le parfait exemple du couple qui tient, qui est heureux. Jaelyn ne semblait pas décidé à en dire davantage à sa soeur. Ne s'était-il donc rien passé ? Ou n'avait-elle juste pas envie de tout raconter, jugeant qu'elle n'était pas celle qui devait le faire ? Alors, toujours curieuse, elle demandait à sa soeur quand elle pensait passer les voir. « Juste comme ça. Pour savoir. » Sybil semblait pensive, ailleurs. Elle réfléchissait à sa situation. « Je ne peux pas aller les voir ! Si je le fais, ils ne vont pas vouloir le cacher. » A son mari et sa fille, bien sûr, mais elle ne jugeait pas utile de le préciser, c'était, à ses yeux, logique. Pourquoi dire ça ? Sa soeur ne lui avait jamais demandé, mais elle se disait qu'au fond d'elle, c'était certainement ce qu'elle se demandait, alors elle devançait la question en y répondant.  « Et je ne veux pas, je ne suis pas encore prête. » Pourquoi dire tout ça ? Sybil ne faisait que se répéter. « Tu peux peut-être leur dire que tu as eu de mes nouvelles ? Juste un sms pour dire que j'allais bien et que... que je comptais rentrer dans les prochains mois. » Sybil ne réfléchissait pas. Ou mal, plutôt. Ce n'était pas une bonne idée et, au fond d'elle, elle le savait. Elle ne pouvait pas donner de l'espoir à ses parents. Bien sûr qu'ils allaient la revoir puisqu'elle était déjà rentrée, mais elle n'avait pas le droit de leur infliger cette question qu'ils se poseraient sans doute chaque jour : est-ce aujourd'hui qu'elle va rentrer ? Et la déception, chaque soir, en se rendant compte que non, sa fille a préféré rester loin de vous, une journée de plus. « Non, en fait, ne leur dit rien. Ce n'est pas une bonne idée. » Pourtant, après tout ce que Jaelyn avait dit, elle voulait tellement les rassurer, leur faire passer un mot. « Peut-être que tu pourrais juste leur dire que tu as eu de mes nouvelles, que je vais bien ? » C'était déjà bien ça, non ? Mais elle était perdue. Elle ne savait plus ce qu'elle devait faire ou non. « Qu'est-ce que tu en penses ? » Elle avait besoin d'un avis. De l'avis de sa soeur. D'un avis certainement plus réfléchi que le sien qui n'était dicté que par le coeur. Mais dans tout ça, elle oubliait une chose importante : elle forçait sa soeur à mentir, encore et encore, à inventer de nouveau mensonge. Mais ça, elle n'y pensait pas.
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Re: Si tout pouvait être comme avant + Jaelyn ✻ ( Dim 24 Sep - 22:36 )


« Je ne suis pas si naïve. Je suis d'accord, je l'ai parfois été, mais ce n'est plus le cas, je ne me fais plus avoir. »
Enfin presque… Elle se faisait en réalité toujours avoir. Elle avait confiance en ces hommes qui a faisait tant souffrir. Elle voulait tellement toujours y croire. Elle voulait se dire que ce n'était pas la même chose à chaque début de relation. Si l'on pouvait appeler ça des relations. Jaelyn ne pouvait s'en prendre qu'à elle-même. Tout le monde lui disait tout le temps de se méfier et elle ne le faisait jamais. À croire qu'au fond d'elle, elle aimait que ces relations se terminent mal ou ne dure que très peu de temps. Elle qui voulait un jour connaître le bonheur de fonder une famille.

« C'est parfait. Il faut que tu saches que je suis parfois très exigeante. Je vais te demander les plats les plus compliqués et de la plus haute gastronomie. Tu vas avoir du boulot avec moi, je te le certifie. » C'était le genre de phrase ironique qu'elle aimait dire à Sybil quand elles étaient plus jeunes. Quand Sybil n'avait pas commencé sa jalousie inexpliquée envers sa demi-sœur. Cette jalousie qui au fil du temps les avait éloigner peu à peu. À cet instant, c'était comme si elle retrouvait un peu de leur complicité perdue. Évidemment, ce n'était pas aussi simple. Jaelyn avait eu beaucoup de mal à comprendre Sybil et c'était beaucoup éloigné d'elle avec le temps. Comment continuer à apprécier une personne, qui apprend à nous détester, nous envier ou nous jalouser ? C'est assez compliqué. On ne peut pas retrouver une certaine complicité du jour au lendemain. Et puis c'est peut-être simplement la situation qui fait que. Peut-être que ça ne durera pas. C'était peut-être simplement passager. Les tensions allaient peut-être revenir plus vite que Jaelyn ne pouvait l'imaginer.

« D'accord, je comprends. » Elle ne voulait pas aller voir le reste de sa famille pour le moment, Jaelyn l'avait bien compris. Mais pourtant, elle voulait en quelques sortes la pousser à le faire. En étant venue ici sans rien dire, en lui demandant de garder le secret, elle l'avait forcé à mentir aux autres. Comment échapper à cette situation ? C'était impossible depuis que Sybil s'était présenté à cette porte. Aucune des deux ne pouvait faire marche arrière désormais. Jaelyn allait devoir regarder ses proches dans les yeux en leur disant qu'elle ne savait toujours pas où était Sybil. Autrement dit, elle allait devoir mentir en regardant les gens dans les yeux. Les paroles de Sybil avaient surpris la jeune femme. Comment Sybil pouvait lui demander de faire ça ? Mentir encore et toujours. C'était à ça qu'allait se résumer sa vie maintenant. Sybil demandait à Jaelyn de mentir une fois de plus. C'était évidemment hors de questions. « Non Sybil. Je ne peux pas faire ça. Je ne me vois pas devoir leur mentir encore. Aller les voir pour leur dire ça, c'est hors de question. Je veux bien t'aider, je leur cache ton retour, mais ça s'arrête là. Je me sens vraiment mal à l'aise quand je suis avec mon père, ta mère, ton mari ou ta fille. Je ne peux pas leur dire que tu es rentrée, c'est déjà compliqué, alors ça, je ne peux pas. Ne m'en veux pas, mais c'est vraiment impossible. » Autant de mots pour un simple non. Elle voulait se justifier alors que ce n'était pas utile. Elle ne voulait pas mentir une fois de plus et c'était tout à fait compréhensible. Elle espérait que Sybil allait comprendre, qu'elle n'allait pas lui en vouloir. Et puis si c'était le cas tant pis, elle ne pouvait pas, elle n'allait pas se forcer à le faire. « Si tu veux qu'ils aient des nouvelles de toi, un simple, " je vais bien ", tu leur envoies un message, tu leur écris une lettre, tu leur fais un signe de vie. Mais je ne veux rien avoir à faire là-dedans. » Jaleyn avait dit ça à sa demi-sœur pour l'aider à donner des nouvelles à leurs parents. Elle avait l'air de vraiment vouloir les rassurer. Mais ce n'était pas à Jaelyn de le faire, elle devait se débrouiller seule. Même si envoyer ce genre de message à leurs parents était une mauvaise idée. Envoyer un message allait leur donner un peu d'espoir, mais on ne savait pas comment ils allaient réagir. Personne ne pouvait savoir ce que ça allait provoquer en eux. Sans compter qu'ils allaient certainement vouloir en parler à Jaelyn et comment est-ce qu'elle allait réagir ? Est-ce qu'elle allait pouvoir garder le secret. N'aurait-elle pas envie de tout leur raconter ? Est-ce qu'elle allait savoir se comporter comme avant, ne pas se comporter différemment ? « Le mieux c'est peut-être de ne rien leur dire pour le moment en fait. Tu devrais peut-être attendre d'être prête pour aller leur parler. » Égoïste ? Un petit peu, mais elle pensait aussi à ses parents en faisant ça. Elle avait peur pour eux. Le téléphone de Jaelyn s'était mis à sonner. Elle avait rapidement attrapé son téléphone, qui se trouvait sur la table basse du salon, pour voir qui s'était. Le mari de Sybil. Qu'est-ce qu'il voulait ? Surtout à une heure pareille. Jaelyn ne pouvait pas se permettre de lui répondre, pas en la présence de Sybil. C'était comme lui mentir d'avantage. Elle laissait le téléphone sonner, en le jetant sur la canapé, juste derrière elle. Elle savait que Sybil allait la questionner sur cet appel. Et elle n'avait pas envie de reparler de ça. Si cet appel était important, il allait certainement la rappeler, lui laisser un message vocal ou lui envoyer un message. La sonnerie du téléphone sonnait toujours, l'appel n'étant pas encore terminé. « Tu veux peut-être qu'on fasse quelque chose demain ? Je veux dire sortir un peu, on quitte la ville et on va prendre un peu l'air. Tu es enfermé ici depuis deux jours, je sais que ce n'est pas simple, sachant que je travaille toute la journée. Donc si tu veux, je quitte le travail un peu plus tôt. Et on part en voiture à quelques kilomètres de Cap Harbor. Histoire de prendre un peu l'air une heure ou deux. Où passer une soirée ailleurs. Qu'est-ce que tu en penses ? » Faire cette petite sortie n'était peut-être pas une mauvaise idée. Premièrement, ça leur permettrait de parler dans un autre cadre que la maison qui allait désormais sans cesse les ramener à la fuite de Sybil. Deuxièmement, ça ne pouvait pas faire de mal à Sybil. Puis troisièmement, ça permettrait à Jaelyn de s'échapper un peu, car depuis deux jours, le fait de mentir à ses proches la hantait sans cesse.
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Re: Si tout pouvait être comme avant + Jaelyn ✻ ( Mar 10 Oct - 0:42 )

Sybil n'insistait pas plus. Si Jaelyn jugeait qu'elle n'était pas naïve, Sybil jugeait qu'elle avait tort, mais elle n'avait pas envie de se disputer avec sa soeur ou de la mettre en colère en insistant, alors elle ne le faisait pas. Elles auraient, de toutes façons, tout le temps de reprendre cette conversation plus tard. Après tout, si Sybil ennuyait souvent sa soeur avec ça, ce n'était que pour son bien, pas pour l'embêter ou relever l'un de ses plus grands défauts par pur plaisir. Elle voulait juste que sa soeur apprenne à mieux se protéger et se méfier des autres.

Les deux soeurs avaient laissé les sujets compliqués de côté, parlant de quelque chose de bien plus léger. Si aujourd'hui, Sybil avait raté le repas, elle n'était pas mauvaise cuisinière en général. Elle était même plutôt douée. C'était quelque chose qu'elle adorait faire, cuisiner. Tant avec sa mère lorsqu'elle était jeune, qu'avec sa fille avant qu'elle ne parte. Alors, comme Jaelyn semblait très occupée et fatiguée, Sybil se proposait pour faire les repas, le temps qu'elle resterait ici. Il était impossible de dire si elle comptait rester des jours ou des semaines, alors, plutôt que rester enfermée dans la chambre, à ne rien faire si ce n'est penser durant des heures, elle pouvait se rendre utile et cuisiner pour sa demi-soeur. La phrase de cette dernière fit d'ailleurs sourire Sybil. Elle pouvait toujours essayer de demander de grands plats à sa soeur, mais elle ne les aurait certainement pas, ou mal fait en tout cas. Sybil était bonne cuisinière, mais elle ne cuisinait que de petits plats familiaux, des choses plutôt simples, rien de plus. « Ne sois pas trop exigeante tout de même, surtout si tu veux manger quelque chose de plutôt bon certains soirs. » Lui demander trop compliqué, c'était prendre le risque d'avoir des plats brûlés ou ratés chaque soir.

Laissant cette fois-ci le sujet léger de côté, elles reprirent un sujet de conversation plus compliqué, moins amusant. Sybil refusait de voir ses parents ou son mari pour l'instant. Elle craignait leur réaction et n'était pas prête à leur parler. Elle avait encore besoin d'un peu de temps. Elle avait conscience qu'elle demandait à sa soeur de mentir et que ce n'était pas simple pour elle, mais maintenant elles étaient toutes les deux dans cette situation et sans le vouloir, Sybil avait, quelque part, coincé Jaelyn en la forçant à mentir. Ce n'était pas volontaire. Lorsqu'elle était revenue il y a quelques jours, elle n'avait pas compris tout ce que ça allait entraîner. Et encore une fois, inconsciemment, Sybil venait de demander à sa soeur de mentir. Elle voulait que Jaelyn parle à ses parents. Non pas de son retour, mais juste du fait qu'elle aurait eu des nouvelles de sa soeur, afin de les rassurer. Mais Sybil, elle-même, comprenait qu'elle ne pouvait pas faire ça. Elle allait le faire du mal en leur donnant de l'espoir. Sybil écoutait les mots et la réponse de sa soeur. Elle la comprenait. Jaelyn ne voulait pas mentir davantage. Elle ne lui en voulait pas, ça c'était certain, mais le fait qu'elle ne lui réponde rien pouvait faire croire le contraire. Jaelyn lui proposait alors que Sybil envoie elle-même un message à ses parents pour leur dire qu'elle allait bien, mais ce n'était pas facile à faire. Parce qu'elle savait bien, dans le fond, que ce n'était pas une bonne idée. Elle risquait de leur faire du mal. Mais les laisser dans l'ignorance, était-ce vraiment mieux pour eux ? Ou juste plus facile pour Sybil ? C'était compliqué à dire, difficile de le savoir. Sybil y réfléchissait, silencieuse, elle ne répondait pas à sa demi-soeur et n'avait de toutes façons pas le temps de le faire puisqu'elle avait repris la parole. Finalement, selon elle, il était inutile de le faire, pas pour l'instant en tout cas, pas temps qu'elle n'était pas prête à les voir, à leur parler. La situation était compliquée. Trop compliquée. « Tu as raison. Je vais mieux réfléchir à tout ça avant de faire quoi que ce soit. » Avait-elle simplement conclu. Elles n'allaient pas en discuter durant des heures, autant arrêter la conversation maintenant. Que pouvait-elle dire d'autre de toutes façons ? Rien de plus, si ce n'est en se répétant, encore et encore. Puis, même si elle avait voulu ajouter quelque chose, elle n'aurait pas pu, interrompue par le téléphone de sa soeur qui sonnait. Étrangement, elle ne répondait pas et Sybil ne comprenait pas pourquoi. Peut-être que sa présence la gênait ? Si ce n'était que ça, elle pouvait bien changer de pièce quelques minutes pour laisser Jaelyn répondre et parler tranquillement. Sybil n'avait le temps de rien dire puisque sa soeur se mettait à parler, la sonnerie du téléphone retentissant toujours. La proposition de soeur était intéressante. Ne pas sortir rendait Sybil folle et en même temps, pour l'instant, elle préférait ne pas sortir en ville, de peur de croiser quelqu'un qu'elle connaît ou pire, son mari. Elle ne se sentait pas encore prête. « Je pense que c'est une excellente idée. Vraiment. » avait-elle simplement répondu dans un premier temps. « Quitter la maison ne peut me faire que du bien et toi, travailler moins, te reposer et profiter un peu, prendre de ton temps pour sortir, ça ne peut te faire que du bien également. » Enfin quelques mots intelligents. « Je nous préparerai quelque chose de bon à emporter, comme ça, on pourra en profiter plus longtemps. » Pas besoin de se presser pour rentrer parce que l'heure du repas approchait, elles pourraient profiter pleinement de cette sortie entre soeurs. Comme avant. « Au fait, pourquoi est-ce que tu n'as pas répondu ? Si je te gêne et que tu veux rappeler quelqu'un, je peux aller par là quelques minutes, ça ne me dérange pas.» ajoutait-elle, laissant l'idée de la sortie de côté quelques minutes.
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Re: Si tout pouvait être comme avant + Jaelyn ✻ ( Dim 15 Oct - 20:22 )


« Bon dans ce cas, je t'accorde le droit de ne pas faire des plats que tu juges trop compliqués. » Un peu d'humour, ne faisait de mal à personne. Elles s'étaient tant éloignées, c'était comme un moment du passé. Jaelyn ne pensait pas pouvoir rire avec sa demi-sœur de nouveau. Leur relation n'était pas la meilleure, mais c'était déjà mieux, pour ce soir-là en tout cas.

Sybil voulait une fois de plus que Jaelyn mente. Non, ce n'était pas possible. Jaelyn avait bien évidemment refusé. Elle détestait mentir et pour le moment, elle n'avait pas le choix de le faire. Donc, la réponse était non. Sybil ne l'avait pas mal pris, elle disait même que Jaelyn avait raison, qu'elle devait peut-être réfléchir un peu à ce qu'elle devait faire. « Je pense que c'est une bonne solution. Prend le temps de réfléchir, avant de faire quelque chose que tu regrettes. » C'était une sage décision, elle devait attendre un peu, prendre le temps de réfléchir correctement.

Une promenade. Une journée en dehors des murs de cette maison, ou du travail. Ce n'était vraiment pas une mauvaise idée. Ça ne pouvait que leur faire du bien comme l'avait dit Sybil. « Voilà, ça ne peut que nous être bénéfique. Tu ne peux, de toute façon, pas rester enfermée ici tout le temps, c'est impossible. » Ce n'était pas vivable du tout. « C'est une super idée ça. Comme ça, on mangera directement là-bas et comme tu dis, on pourra mieux en profiter. » Oui, manger à l'extérieur était une bonne idée, elles allaient pouvoir rester un peu plus longtemps hors de chez Jaelyn comme ça. Sybil s'était proposée pour leur préparer quelque chose, donc c'était parfait.

Le téléphone de Jaelyn s'était mis à sonner. Le mari de Sybil avait bien choisi son moment pour appeler. Je ne savais pas ce qu'il voulait, mais si c'était important, il rappellerait. C'était évidemment hors de question de répondre devant Sybil. C'était mieux pour tout le monde. La jeune femme avait attrapé son téléphone et l'avait caché derrière elle, pour ne pas que Sybil puisse lire le prénom de son mari sur le téléphone. Jaelyn ne voulait pas reparler de ce qui avait occupé les sujets de conversation des deux femmes en début de soirée. « Oh… Non, tu ne me déranges pas du tout. Je rappellerai plus tard. C'était simplement des mariés un peu trop ennuyeux, qui m'appellent cent fois par jour pour me dire la même chose, me demander où j'en suis et j'en passe. Donc tu vois tu ne me déranges pas du tout, je n'avais vraiment pas envie de leur répondre. » Un mensonge de plus. Mais Jaelyn n'était plus vraiment à ça prêt, elle commençait à avoir l'habitude de mentir depuis le récent retour de Sybil. Enfin, ce n'était pas un gros mensonge et comme elle savait si bien le dire, Jaelyn mentait pour ne pas faire souffrir sa demi-sœur, en sachant que son mari était au téléphone et qu'elle ne pouvait pas lui parler. Et puis si elle décrochait devant elle, elle aurait eu beaucoup de mal à lui mentir, à parler avec lui sans lui dire que sa femme était là. Trop compliquée pour elle. Jaelyn devait trouver un autre moyen de détourner la conversation, elle ne voulait pas que Sybil insiste, surtout qu'elle ne savait pas si le mensonge était bien passé ou non. « Bon Sybil. Je suis bien contente qu'on ait pu discuter un peu toutes les deux. On pourra reprendre cette discussion un peu plus tard. Si ça ne te dérange pas, je vais aller travailler un peu dans ma chambre. J'ai un truc à finir pour demain et je suis épuisée. » En prononçant, ces quelques mots, Jaelyn s'était levé du canapé. Elle se dirigeait doucement vers les escaliers qui menaient à l'étage, pour rejoindre sa chambre. Elle avait laissé un léger sourire se dessiner sur son visage. Elle commençait à monter les marches. « Bonne nuit Sybil. Et n'oublie pas, fais comme chez toi. » Sur ces derniers mots, Jaelyn avait quitté la pièce, est été allée s'enfermer dans sa chambre avait travaillé une bonne heure avant de se plonger sous ses draps pour trouver le sommeil.
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Re: Si tout pouvait être comme avant + Jaelyn ✻ ( )

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