Don't wanna cry but I break that way Ft. Draven & Gina

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Don't wanna cry but I break that way Ft. Draven & Gina ✻ ( Jeu 14 Sep - 21:33 )



Ce RP se déroule environ 15jours/1mois avant la grossesse actuel de Gina.



Don't wanna cry but I break that way
Draven & Gina



Les mots sont des armes, des coups, ils font plus de mal que les gestes, ils restent marqués dans votre esprit et aiment revenir vous tourmenter, vous torturer là où vous souhaiteriez qu'un doux répit arrive, qu'un ouragan dévastateur, loin de tous les regards, vous égorge, vous détruise inéluctablement. Vous tentez alors de sourire, de faire mine que tout va alors qu’autour de vous tous est calme, normal, créant un contraste saisissant qui n’aura alors de repos qu’une fois que vous serez tombé. La vie est une belle pute qui aime jouir de vos malheurs et qui se réjouit de vos pleurs mais, pour les plus forts, pas de larmes, pas de démonstrations, juste des faux semblants. Des regards parfois perdus dans le vague qui cherchent un petit rien pour s’y tenir. Sauf que ce petit rien ne vient jamais. On dit qu’il n’y a aucun repos pour les braves, il n’y a non plus aucun répit pour les mauvais. A chaque jour suffit sa peine ? Si seulement…

Nous sommes des réservoirs faits pour contenir nos maux, nos souvenirs et aussi loin qu’on puisse les repousser, ils reviendront avec force, rage et brutalité, au moment opportun ou inopportun. Rien ne sert de fuir, où que nous allions, nous les emporterons avec nous. Il ne reste alors plus qu’à se satisfaire des courts répits ou de la manière dont on arrive à faire croire que rien ne nous touche, ne nous atteint. On m’a assuré une fois qu’à force d’avoir mal, on devient comme anesthésié. La personne qui clamait cela n’avait visiblement pas dû avoir à subir autant. On ne mesure la perte, la douleur à rien, chacun porte son fardeau et supporte ce qu’il peut mais, avec le temps, j’envie ceux d’entre nous éternellement endormis, tels des gisants de pierre. Ces âmes au repos éternel qui ne sont plus même que des souvenirs, à peine un nom gravé dans le marbre que les années effaceront.

Ces moments de douleur, je les hais autant que je les recherche, que je les aime, ils me rappellent combien je fus heureuse, combien je fus aveugle ou orgueilleuse à croire que tout serait simple et perpétuel. Rien ne reste, rien n’est éternel, sauf le manque, le vide ou la peine. Le bonheur n’est précieux que par sa capacité à n’être que duperie d’un moment. L’amour, la vie, ne sont fait que de moments simples qu’on ne retrouve que dans ses souvenirs, on n’en apprécie aucunement la valeur sur l’instant et en fait des germes précieux par la suite.

Il n’y a qu’un idiot, un fou, pour croire que les choses puissent un jour reprendre un court normal, j’étais il y a peu encore de ceux-là faut croire... Je glissai mon regard sur cet homme que j’avais épousé, perdu et retrouvé, sur sa silhouette tournée vers cette femme penchée vers lui le visage au plus proche du siens. Sa bouche pulpeuse torturée par ses dents et le désir probant de son corps alors qu’elle tournait d’un main le mélange de son verre et de son autre remontait la distance pour ce rapprocher de la main de Sasha qui ne semblait en rien décidé à la faire reculer ou stopper son ébauche de charme. De mon point de vue je ne pouvais voir qu’elle, ses gestes, son corps voluptueux qui se mettait en valeur pour capturer son attention, je ne pouvais entendre les paroles mielleuses qu’elle lui murmurait entre deux sourires pétillants. Mais je pouvais parfaitement voir sa bouche brûlante d’envie, chacun des appels de son corps et la position calme de Sasha qui ne l’éloignait pas ou ne semblait pas refroidit par son implication à le faire vaciller. Je me demandais douloureusement si les choses avaient été ainsi la foi ou il m’avait trompé. J’inclinai la tête la gorge serrée alors qu’elle lâchait son verre pour glisser sa main sur sa nuque et approcher ses lèvres de son oreille. Il ne m’en fallait pas plus, pas autant pour me retrouver en quelques secondes en enfer. Pour sentir le sol s’écrouler sous mes pieds.

Pourtant, n’avait-il pas tout fait pour que j’oublie, pour que cela ne soit plus jamais ? La barmaid me lança un regard et suivit mon point de vue après avoir compris que j’étais sur le point de basculer, elle se redressa et je lui fis un signe négatif de tête. Elle dû comprendre car elle se remise à essuyer les verres machinalement, la salle était calme, la nuit était bien entamée et là plupart des clients se trouvaient comme moi il y a peu au chaud sous leurs draps. C’est sûrement la solitude qui m’avais tiré de mon sommeil, le froid de son absence, mais lui qu’est-ce qui l’avait conduit à descendre un besoin d’alcool ? Un appel à passer ? Moi ? Elle ? Je n’avais même plus envie de le savoir, j’avais juste envie de partir, de le laisser avec cette femme qui semblait le captiver assez pour qu’il en oublie à nouveau ses belles paroles.

Mes doigts se glissèrent sur mon jean et je réalisai avec dépit que je n’avais pas les clés du pick-up mais seulement mon téléphone, pas de portefeuille rien, j’aurai sûrement eu le temps de gravir les étages et de prendre mon sac, mais la perspective de me retrouver au milieux de nos affaires me donnait envie de vomir ou était-ce la vision sous mes yeux ? En quelques seconde simplement couverte de son pull, mon short et ses tongs je dévalai la distance de l’entrée au parking.

Je devais partir, m’éloigner, je devais simplement mettre le plus de kilomètres entre lui et elle entre moi et lui, qu’importe que je n’ai rien sur moi. C’était comme un soudain besoin d’air.

Sans demander mon reste en voyant un camion sur le départ j’ouvris la porte passagère.

« Je vous en prie juste quelques kilomètres, la ville voisine, n’importe, mais ne me laissez pas ici. » L’homme me détailla interdit, ouvrit la bouche et la referma, réitéra et finalement démarra. Il n'était pas loin de quatre heures du matin quand mon téléphone sonna plusieurs fois de suite. L’homme n’avait pas eu le cœur de me laisser sur le bord de la route après avoir eu mes explications et m’annonça qu’il me déposerait à Cap, que cela ne lui ferait pas un grand détour. Le souci était que dans mon élan de fuite je n’avais même pas pris mes clés ou mon sac, rien que mon foutu téléphone qui n’arrêtait plus de vibrer.

Trente minutes, il lui avais fallu trente foutues minutes pour trouver la chambre vide, pour s’inquiéter et je le snobais depuis une heure.

« Vous devriez au moins lui dire que vous rentrez ou il va convoquer le FBI pour enlèvement ma petite… » J’en doutais mais craintive de causer des torts à mon sauveur du moment je me décidai à taper un sms qui lui faisait simplement comprendre.

« C’est comme ça que ça s’est passé aussi cette nuit-là ? Sa bouche qui murmure à ton oreille ou c’était différent ce soir ? M’appelles plus Sasha c’est fini. » J’envoyai et mes larmes s’échappèrent, mon souffle se coupa et j’eus toutes les peines du monde à jouer de discrétion dans l’obscurité de la cabine.

Je glissai son nom dans la liste noire pour sauver le peu de batterie de mon téléphone et envoyai un message à Draz, je ne me voyais clairement pas prévenir Gio ou mes frères, pas plus que la famille de Sasha, il était mon seul recours.

« Draz, je sais qu’il est tard, je suis à la rue et mon chauffeur me dépose dans quelques minutes près des docks et je n’ai plus rien, j’ai besoin de toi… » Un bip horrible de batterie sonna dans l’habitacle et je retins mon souffle. Coupant l’écran et vendant un sourire fin à mon chauffeur. « On va venir me prendre je vous remercie. » Dis-je alors qu’il se garait et ne semblait pas convaincu de me laisser partir dans mon état. Je lui fis un nouveau sourire et me laissai tomber au sol depuis la hauteur de la cabine.

« Draz je t’en prie j’ai plus de batterie… » Murmurais-je moi-même en prière de réponse.

En une nuit, votre vie peut basculer, votre existence qui vous semblait déjà compliquée devient plus douce ou plus dure encore. La roue de la fortune ou de l’infortune n’a de cesse de se jouer de vous, de votre cœur. Là où vous ne pensez alors jamais supporter plus, vous avancez d’un nouveau pas et réalisez que la vie n’a alors pas fini de se jouer de vous. L’aube est encore loin et vous n’êtes pas au bout du chemin et bien que votre route soit déjà longue et exténuante, vous ne devez pas relâcher la marche, le cœur gros, lourd ou allégé quelque peu.  Cette vie n’a pas de temps de pause, pas d’arrêt où vous poser, les secondes s’égrènent, les minutes s’amusent et les heures s’enfilent comme des perles dans un jeu de boulier où vos émotions s’entrechoquent les unes aux autres sans aucune sorte de répit. Pas après pas, la solitude reprendra sa place inéluctable à vos côtés et les éclats de rire, les sourires feront à nouveau naître des larmes.

Je marchais depuis peu quand la pluie m’avait surprise, déversant sur moi ses flots d’eau glaciale qui faisaient trembler bien malgré moi mes lèvres et mes membres. Fixant mes yeux sur l’horizon, j’avais bien du mal à distinguer ma route. Peu à peu l’obscurité m’entourait et mes pensées n’avaient visiblement pas décidé de se détacher de leur point de départ. Pourquoi fallait-il que tout soit bien trop compliqué ? Pourquoi devais-je être aussi stupidement amoureuse d’un homme à qui je ne suffirais visiblement jamais ?

Ma batterie sonna le glas de sa fin et je tentai dès lors de me rallier le nom de la rue où il m’avait dit de l’attendre…
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Re: Don't wanna cry but I break that way Ft. Draven & Gina ✻ ( Ven 15 Sep - 11:20 )


 

 
Gina + draven
 
« Don't wanna cry but I break that way. »

 Ce soir, c'est un besoin viscérale de me défouler qui m'a conduit dans cette grange où se déroulent des combats pour le moins illégaux. L'atmosphère bestiale et survoltée monte en puissance avec un titre de Avenged Sevenfold "This means war" - clic clic, avant que tout ne se mette en place. Les esprits autant que les corps s'échauffent. Je ne me mêle pas spécialement à la foule, n'étant pas de ceux qui se pavanent au milieu des autres comme des coqs pour se faire encenser. Je ne suis là que pour une chose contrairement à ceux qui recherchent un instant de pseudo gloire en venant ici, pouvoir évacuer ma frustration, ma colère, me libérer de tout ce qui me ronge l'esprit et le corps pour quelques heures. La violence n'est sans doute pas le meilleur moyen de trouver ce versatile sentiment de paix qui aura tôt fait de me déserter à nouveau en traitre.

Prenant un instant l'air dehors après trois combats avant de retourner à l'intérieur, je reçois un message de toi. A cette heure, tu nourris mon inquiétude, plus encore avec la détresse qui transparait dans ton message. « Draz, je sais qu’il est tard, je suis à la rue et mon chauffeur me dépose dans quelques minutes près des docks et je n’ai plus rien, j’ai besoin de toi… »
Je m'apprête aussitôt à tout lâcher, peu importe le contrat que je viens de signer pour le dernier combat de la soirée. Mais on m'entraine bientôt sans me laisser le choix dans l'arène. Annuler un combat au dernier moment ne passe pas si aisément, en particulier celui de clôture et c'est soit j'affronte ce mec en expédiant le plus rapidement possible le truc pour te rejoindre aussitôt après, soit c’est plus d'un type qui me sautera sur le coin de la gueule pour me faire passer l'envie de déguerpir sans relever le défi, et là, m'étonnerait qu'après le genre de passage à tabac qu'ils me feront assurément subir, je puisse si aisément te rejoindre dans les temps.

Gonflé à bloc, je rentre dans l'arène comme un boulet de canon et mets l'autre K.O dans un déchainement de furie animé par l’inquiétude que je nourris pour toi. Je crois que je n'avais encore jamais manifesté une telle vivacité et une telle rage pour ainsi en quelques coups, avoir raison de mon adversaire. Étonnant comme l'adrénaline peut prendre le dessus de façon aussi radicale.
Je ne cherche pas mon reste et ne m'attarde pas, même pas pour récupérer le fric censé être à la clé à l’issue de son combat remporté haut la main. Je fonce tout droit en fendant la foule, en direction de mon pick-up. Plus tôt en recevant ton message, j’ai tout juste eu le temps de situer où tu disais te trouver et t'aies indiqué d'aller m'attendre dans un endroit qui craignait moins en me rappelant l'existence d'un bar tout proche près des docks. je me demande d'ailleurs au juste comment tu as atterris dans ce coin. Seulement, à mon arrivée, il est fermé et tu es là sous la pluie battante à attendre sans l'ombre d'un abri. Pour venir ici, j’ai foncé comme un dément sur la route. Après les combats qui ont précédés le final, j’ai ramassé quelques coups qui vont assurément me mettre mal d'ici quelques instants et plus encore après le contre coup demain matin. Mon phalanges ont morflé et pas que ... j’ai encaissé quelques vilains coups qui semblent déjà emprunts à me démanger. Étonnant de voir que avec ce que je me suis plus ou moins pris aux trois combats précédents, j’ai ainsi pu assurer pour le tout dernier.

Descendant du véhicule après m'être garé en vrac à proximité, je déboule vers toi, fou d’inquiétude. Tu es trempée jusqu'aux os et ton expression laisse transparaitre une certaine détresse, celle là même qui résidait dans le ton de ta voix sur la messagerie de mon téléphone.
Je te serre immédiatement dans mes bras en te plaquant un peu brusquement contre moi.

- Tout va bien, je suis là, te rassurais-je en te conduisant à l'intérieur du véhicule.

Je t'aide à t’installer en virant les conneries qui trainent sur le siège passager puis fait le tour du véhicule et récupère une couverture dans le coffre avant de venir la placer sur toi et frictionner un instant tes cheveux  avec l'un des coins du dit plaid. Je referme ensuite la portière de ton côté puis viens m'installer côté conducteur. Je suis trempé moi aussi mais peu importe. Je tends une main vers toi et caresse ta joue du dos de la main.

- Ça va aller Gin ?

Je me contente de cette question pour l'instant tandis que je mets le chauffage à fond dans l'habitacle. Je ne veux pas t'inonder de questions pour l'instant, on verra une fois à la maison au calme à part si tu ressens le besoin de te confier tout de suite maintenant. Toi et moi avons été là l'un pour l'autre depuis qu'on se connait. Je me rappellerais toujours le jour où tu es passée à la boutique, je venais tout juste de perdre mon meilleur ami en ce triste mois de janvier de cette année et tu m'as trouvé en triste état. Quelque chose est passé entre nous, comme une sorte de confiance et d’attachement direct. Et notre relation est née à partir de là, sur des confidences et un soutien qui nous a paru tout naturel alors que ton métier et le mien nous a poussé à travailler quelques fois ensemble. On s'est écouté l'un l'autre et ça nous a fait un bien immense au fil du temps où nous avons alors pris l'habitude de parler de nous, de ce qui nous rongeait, des troubles profonds auxquels nous étions tous deux en proie à ce moment-là. Juste une écoute posée, sans se mêler de la vie de l'autre, tout en respect. Je suis devenu ton meilleur ami et tu es devenues la mienne. Et là présentement, te voir aussi bouleversée me rend juste fou d’inquiétude. J'éprouve une certaine colère en devinant ce qui a pu te mettre dans cet état.
 
 
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Dernière édition par Draven Sword-Cavalera le Lun 18 Sep - 10:48, édité 1 fois
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Re: Don't wanna cry but I break that way Ft. Draven & Gina ✻ ( Sam 16 Sep - 20:01 )



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Clip clop clip clop, mon regard suivait le ruissellement de l’eau le long de la rigole, quelques mégots et autres traces de vie emportées avec le flot soigneusement maîtrisé, Clip clop clip, c’est le son sur lequel je me concentrais pour oublier les méandres de mon cerveau et ma conscience qui me hurlait que j’aurai dû aller le trouver. Mes mains enserraient mes bras, mes ongles agrippés au tissu trop lourd d’eau du pull que j’avais volé à Sasha en sortant de la chambre.

Mon crâne appuyé au mur je laissais l’eau cheminer, m’anesthésiant là où je me pris à regretter mon impulsivité vacillante entre désir de croire que je m’étais dupée et incrédulité. Je me repassais sa posture, le regard de la jeune femme et fermai les yeux épuisée.

Je n’entendis pas la voiture, malmenant le flux d’eau, je ne pris garde à la portière ou les pas empressés de Draven qui m’avait rejoint, ma fatigue, la peine ou le froid me rendaient tellement indolente que j’en aurai embrassé mère nature pour m’avoir assommé de la sorte.

« Tout va bien, je suis là. » La voix semblait tout droit sortie de ma conscience alors que les hurlements de la pluie refluaient avec elle. Mes mains se glissèrent sur mon visage, repoussant les larmes et la pluie et je n’en bénis que plus le mauvais temps qui avait le mérite d’atténuer ma mauvaise mine ou du moins cacher les larmes avec l’eau. Mon souffle se coupa et enserra ma gorge quand ses bras chauds m’entourèrent, je n’étais plus seule, plus perdue sans plus rien d’autre que mes maux. Mes yeux fixés dans les siens, je ne bougeai pas, Draz me détaillait, non, il me passait au crible là où j’étais bien incapable de réagir, m’entraînant dans sa voiture, me frictionnant, cherchant plus que jamais à prendre soins de celle qui l’avait retiré à sa nuit.

« Ça va aller Gin ? » Mes yeux se relevèrent doucement sur son visage pour mieux voir là où je n’avais juste que sombré dans ses pupilles émeraudes, son visage portait des marques lui aussi, ses mains étaient blessées et alors qu’il contournait le véhicule pour se retrouver trempé sur son siège, la panique commençait à me gagner.

Ma main glacée se glissa sur sa joue pour qu’il me regarde et je me serai maudite sur l’instant si c’était par ma faute qu’il se trouvait ainsi blessé, après tout comment pouvait-il s’être fait ça dans sa cabane ou dans son lit seul ? Il était là devant moi, la pluie dégoulinant sur son visage

« Draz, mais comment tu t’es fait ça ? » En quelques seconde il n'était plus question de moi ou de mes soucis, de ma peine ou que sais-je qui m’avait poussé à tout rater dans ma vie, mais de ce grand bonhomme le visage marqué, les mains tachées de sang et parsemées de coupures. Mon dieu, faîtes que ce soit un cauchemar, réveillez-moi ? Mes yeux passèrent de lui à la rue, je réalisai que je ne savais même pas où je me trouvais, mon téléphone m’avait lâché non loin du point de rendez-vous et si j’avais tourné un moment, lui semblait sortir d’un accident ou d’un passage à tabac.

Combien de temps m’avait-il cherché ? Diable que lui était-t-il arrivé ? Sans que je ne puisse vraiment comprendre ma main glissa de sa joue pour saisir la sienne. Repoussant le plaid qu’il m’avait laissé pour me réchauffer.

« Je… » Voilà que les mots me manquèrent, que je le détaillais, sentant une nouvelle fois les émotions me submerger et les larmes fondre sur mon visage, fort heureusement si arrosé par la pluie que je pouvais bénéficier d’un doute sur ma profonde imbécillité. « Mais qu’est-ce qui t'a mis dans un tel état ? » En réalité hors le sang, les marques, je ne devais pas faire moins pitié que lui. À nous deux une belle paire de paumés détruits. « Tu as mal, mais qu’est-ce qui t’es… » Je relâchai sa main et sans demander me mise à chercher dans les vides poches ou sous le siège les trousse de secours offertes avec les packs de luxe des voitures.

« Merde mais elle est où ta foutue trousse de secours ? Si je tiens l’enfoiré, il va ravaler son acte de naissance et celui de sa grand-mère. » Ralais-je tout en cherchant encore la fichue petite trousse rouge. Il n’était pas mourant, pas non plus dans un état lamentable, mais il était assez amoché pour que ça m’inquiète.  

« Punaise mais qu’est-ce qui s'est passé ! » Il pouvait sûrement me demander la même chose, mais à ma faveur aucun de mes déboires ne ressemblait à un train qui m’avait fait un câlin. Bien qu’en repensant à Sasha, j’en vins quelques secondes à regretter de ne pas avoir plutôt rencontré moi aussi ses potes, les bleus, les coupures, ça se soigne pas vrai ? Les bleus à l’âme et au cœur sont plus fourbes, plus longs, voir indélébiles.

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Re: Don't wanna cry but I break that way Ft. Draven & Gina ✻ ( Lun 18 Sep - 10:45 )


 

 
Gina + draven
 
« Don't wanna cry but I break that way. »

 Tout juste installé derrière le volant, je me soucis de ton état mais tu sembles plutôt remarquer le mien alors que ta main glisse un instant sur ma joue. Je rabats en arrière quelques mèches trempées qui gouttent sur mon visage. Tu réalises alors pleinement mon état en me voyant désormais plus clairement dans la clarté du plafonnier.

« Draz, mais comment tu t’es fait ça ? »

Je jette un œil dans le rétroviseur central. J'ai méchamment pris on dirait. J’esquisse un geste pour te signifier que ce n'est rien de grave. Juste quelques coupures et ecchymoses.

- T'occupes pas de ça, te rassurais-je.

Tu as l'air sincèrement inquiète mais je préfère rester discret sur la question. Apprendre que je m'adonne à des combats illégaux particulièrement violents manquera assurément de te ravir. Ta main saisit la mienne et je songe alors que commencer à te faire des cachoteries alors qu'on s'applique plutôt à se confier l'un à l'autre depuis que l'on se connait et qu'il y a cette confiance entre nous, serait quelque peu malhonnête envers toi. Ou disons plutôt que ça manquerait de cette franchise qui se traduit entre nous. Mais en même temps, je n'ai pas envie que tu t'inquiètes pour moi ou que tu te préoccupes d'autre chose que ce qui t'a assurément mené dans la situation présente, en pleine nuit, perdue au milieu de nul part et trempée jusqu'aux os. Mes doigts se resserrent affectueusement autour des tiens tandis que tu hésites en me détaillant.

« Mais qu’est-ce qui t'a mis dans un tel état ? »

- Je t'expliquerais, me contentais-je vaguement d'esquiver.

« Tu as mal, mais qu’est-ce qui t’es… » demandes-tu en relâchant ma main, commençant à farfouiller dans le vide poches et autres endroits, sûrement à la recherche de la trousse de secours. Ce qui se confirme.

- Arrête ça, on s'en occupera à la maison, ok ? Tu me connais, je ne suis pas en sucre.

« Punaise mais qu’est-ce qui s'est passé ! » insistes-tu.

- C’est de toi que je me préoccupe pour l'instant Gin.  Va-t-on se chamailler à savoir qui se préoccupe le plus de l'autre ? t'interrogeais-je avec un brin d'amusement dans la voix pour détendre l'atmosphère. Attache-toi, t'indiquais-je alors que je démarre. Et prends pas froid, remet-moi ça, dis-je en indiquant le plaid. Je pousse le chauffage un peu plus fort et nous nous mettons alors en route jusqu'à chez moi. Je doute que tu veuilles rentrer à ton domicile. Alors qu'on prend la direction de Belle Heaven street pour rejoindre la sortie de la ville, je crains que toi aussi tu ne renonces à quelques explications ou du moins que tu m'assailles d'interrogations en ce qui me concerne et que ça prenne ainsi le dessus sur ta propre situation. Finalement, je me décide à lancer le sujet avant qu'on ne s'égare assurément sur mon cas.

- Dis-moi ce qui s'est passé Gina. Comment tu t'es retrouvée en plein milieu de la nuit sous l'averse dans ce coin mal famé de la ville ?

Nous ne tardons pas à arriver chez moi et je viens t'ouvrir la portière, je nous abrite avec le plaid maintenu au-dessus de nous pour rejoindre la porte d'entrée. A l'intérieur, il fait plus chaud. Je m'empresse d'aller récupérer des serviettes pour nous sécher ainsi qu'un t-shirt à moi certes un peu grand pour toi. Quant à moi, je me débarrasse du mon haut et reste torse nu. D'ailleurs en te tendant le t-shirt pour toi, je songe qu'Akasha, ma demi-sœur qui vit avec moi devrait avoir quelques fringues à taille, du moins je le présume. En ce moment, elle est chez mon père à Oconaluftee. Elle l'adore et le considère pour ainsi dire comme le grand-père qu'elle n'a jamais eu. Il l'emmène pêcher et lui fait découvrir plein de choses là-bas, sur la nature, notre peuple et la culture cherokee.
Je termine de me sécher les cheveux en les frictionnant rapidement.


Tu me rappelles à l'ordre en ce qui concerne mes blessures. Je vais récupérer la trousse de soins dans la salle de bain et nous nous installons dans la cuisine autour de l'ilot central, le temps que tu t'occupes de panser mes blessures. Je nous ai préparé du café. J'insiste pour que tu m'expliques plus en détails ce qui s'est produit là-bas.
 
 
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Re: Don't wanna cry but I break that way Ft. Draven & Gina ✻ ( Lun 18 Sep - 16:44 )



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Il semblait refuser toute discussion au sujet de son état et je refusais toutes discussion sur le miens sans savoir pour lui. Belle tranche de têtes de lard. A peine avions-nous franchi le seuil de sa magnifique cabane dans les bois ou maison faite d'œuvre par lui qu’il me tendit un tee-shirt qui aurait pu sûrement me servir de robe de mariage tellement il était grand.

Je le laissai de côté quelques seconde en glissant mes yeux sur lui, tandis qu’il faisait tomber ses vêtements, révélant un corps sculpté et décoré de tatouages. Mes joues s’empourprèrent et je me glissai dans la salle de bain pour retirer mes vêtements et passer le tee-shirt. Il avait du charme c’était indéniable, son corps était digne du David de Michel-Ange, mais avant tout il était devenu en quelques mois mon meilleur ami, mon confident et la personne qui me venait en premier en tête dès que ma vie tournait mal ou que mon moral vacillait.

Il était celui que j’appelais quand je découvrais une idée loufoque pour une remise en état d’un meuble ou simplement était d'humeur à courir les bois. Il n’y avait là aucune attirance réelle, mais la surprise de le trouver beau là où je n’avais vue en lui qu’un grand nounours adorable et impressionnant.

Ok! donnant donnant Drazy !!

Revenant à la cuisine alors qu’il avait sorti la trousse de secours et lançait le café, je me glissai à côté de lui pour en défaire le contenu. Un échange de bon procédé, il me laisse prendre soin de lui et j’en fais autant. Cette limite devenu automatique entre nous.

« Le parc national des Great Smoky Mountains, tu sais on y a fait quelques ballades, il n’y a pas loin de mignons complexes hôteliers… » Je glissai un peu d'alcool sur un coton et poussai la chaise pour me glisser entre ces cuisses et attraper son menton pour tourner son visage vers moi.

« Ça va piquer, on ne pleure pas, on ne se plaint pas ou tu seras privé de crêpes demain matin, à moins que tu préfères des gaufres ? » Donnant, donnant, il voulait en savoir plus, il devrait aussi m’en dire un peu plus. Mais pour le moment mes infos n’étaient pas assez intéressantes pour lui insuffler l’envie de m’en dire plus.

« J’y étais avec Sasha et toi qu’est-ce qui t’a fait ça ? » Dis-je en plaquant le coton sur la bosse saillante de son arcade. J’inclinai la tête, sa simple présence avait le don de me rendre les choses plus simples. J’en venais à l’aimer pour ça, il était simplement là aux pires moments ou dans les meilleurs et changeait tout, rendait plus faciles les mots là où j’avais souvent du mal à les exprimer, avec lui tout devenait normal et logique.

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Don't wanna cry but I break that way Ft. Draven & Gina

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