We're in this together •• SAM

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We're in this together •• SAM ✻ ( Ven 22 Sep - 20:45 )

We're in this together
Tony & Sam
C’est une blague.
C’est vraiment une putain de blague.
J’ai attendu près de l’arrêt pendant quinze bonnes minutes, les mains dans les poches de ma veste, le bonnet sur la tête et ça caille comme pas possible. J’ai dû mettre les lunettes de soleil en addition, y a de quoi se foutre de ma gueule, mais honnêtement, je m’en fous des qu’en dit-on. J’en ai besoin pour lire les horaires du bus et je vois qu’il était censé de se pointer à 19:35 et il est 50 bordel. Y a ma conscience qui me dit «  cordialement. » parce que forcément, cette merde a toujours raison, n’a pas cessé de me dire que le bus était arrivé avant 19:35. Sauf que bordel de merde, j’étais là à 30 et faut juste me dire que ce bus ne s’est pas pointé du tout. Quel intérêt de mettre cette horaire de merde s’il ne la respecte pas ?! 

J’enlève mes lunettes de soleil, très énervé. Bon bah merde. Soit je fais l’auto-stop, mais je doute que quelqu’un veuille prendre un SDF, avec qui l’odeur, ça doit carrément craindre… Bon bah, on dirait que j’vais passer la nuit à une heure et demie de Cap Harbor. Quelle idée de vouloir venir ici… Déjà le bus était pas trop cher, j’ai pas pu dire non à une source de chaleur, je m’étais bien senti confortable et puis, je me suis retrouvé jusqu’au terminus, y avait une forêt et ça m’a retourné à l’enfance. J’y allais ici quand j’étais gamin, je faisais pas mal de conneries là-bas et je reconnais le coin, rien n’a changé. À part qu’ils ont ajouté un diner ici, du coup … En repensant à ça, j’ai faim…

Je soupire à l’idée que je ne vais pas manger ce soir, mais je peux sentir l’odeur de viande. Ça ne m’aide pas et ça ne va pas m’aider si je vais dormir ici… Faut aussi que je me retienne de regarder dans les poubelles. Enfin merde, on oublie la nourriture là. Y a plus urgent, faut que je trouve un moyen de retourner à Cap Harbor ou un coin dormir ici, sans crever de froid où sans qu’on m’emmerde. Si ce putain de bus était arrivé à l’heure indiqué, j’serais pas dans cette merde-là. À cette pensée, je m’énerve sur le panneau informatif en donnant un bon coup de pied qui fait bien bouger. Je soupire bruyamment et me retourne vers le diner et la station service, je sens que je suis observé, mais bon, tant qu’on va pas m’emmerder, je m’en fous que je me donne du spectacle.

« Wow. L’est bien énervé le mec…! » « Ah ouais, je crois que ce gars ne connait pas le coin, il ne savait pas que le conducteur de bus partait trente minutes à l’avance… Personne ne prend de bus ici. » « Ça c’est bien embêtant… Mais le coup de pied était bien placé. Ça doit faire mal ça. »

J’arrête d’écouter cette conversation que les jeunes ont. Pas intéressant. Je redresse mon sac et décide d’aller marcher dans les alentours, analyser l’espace et trouver un coin tranquille. Je montre aussi que le coup de pied que je viens de foutre ne m’a absolument rien fait et ne dérange pas ma démarche.

« Hey ! Toi ! » Je n’écoute pas et continue de marcher. Je sais qu’il va me parler pour m’embêter, j’ai connu assez de troubles-fêtes pendant toutes ces années pour me faire facilement avoir. « T’as besoin d’un coin pour dormir ? » En plus il me suit avec les autres qui ricanent. Je continue mon chemin et j’ignore ce qu’il me dit. C’est du classique les gens qui me proposent un toit… C’est la technique pour abuser le désespoir d’un sans-abri qui ne supporte plus dormir dehors. C’est un bon moyen de se faire voler les affaires, mais surtout, t’es obligé de raconter ton histoire. « Eh ! Je te parle ! » Il me pousse tout d’un coup, chose que je n’avais absolument pas vu venir. Je me rattrape rapidement en faisant de grandes enjambées et je me retourne vers les jeunes avec un regard noir. « Ah bah voilà, tu nous écoutes là. On t’as proposé de l’aide ! » « Je n’en veux pas. » grommelai-je « T’veux pas qu’on te ramène ? Ça vaut mieux de venir avec nous que de passer la nuit dehors mec. » Je ne réponds pas, lançant toujours un regard noir. « On est sérieux. » J’y crois pas, c’est surtout pour m’emmerder et je les aime pas, alors pas envie de passer une heure et demie en leur compagnie. Je suis même pas sûr qu'ils vont à Cap Harbor ces mecs. On se retrouve au bord de la route, près de la station service. « Y a quoi dans ton sac ? » dit un gars qui est passé derrière et à peine qu’il touche mes épaules, j’ai eu ce réflexe de donner un coup de coude dans le ventre et il avait à peine eu le temps de se plier en deux et les autres de s’exclamer que je fous un coup de poing dans le nez, ce qui le fait chuter. « Oh Bordel ! Mec ! » « Il m’a défoncé le nez ! » « Putain, ce mec, faut le calmer ! » « Ouais et on récupère ce qu’il a dans son sac ! » « Si j’étais vous les cons, je ne ferais pas ça… » répondis-je bien sur mes gardes, bien motivé à garder mon sac à mes épaules… Hors de question de me faire voler le peu d’argent qui me reste pour vivre la semaine. Je sais qu’ils en ont rien à foutre de ce qu’il y a dans mon sac, parce que voir le désespoir des personnes vivants à la rue les fait marrer plus qu’autre chose, ça les rend fier. C’est la méchanceté gratuite et je sais ce que ça fait, parce que j’ai été à la place de ces jeunes à une époque. Qui l’eut cru que la situation se serait inversé…? Serait-ce là le destin qui décide de me jouer les gros connards encore, en me faisant payer pour les erreurs que j’ai fait ? Puis voilà que les trois mecs décident de se jeter sur moi en même temps et que t’apparais de nulle part à mes côtés, sur tes gardes. J’ai à peine eu le temps de dire quoi ce que ce soit que nous sommes embarqués dans cette même merde ensemble.
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Re: We're in this together •• SAM ✻ ( Jeu 28 Sep - 9:47 )




Tony + Sam    
« We're in this together. »
Les kilomètres défilent et accentuent la fatigue de mon dernier déplacement de la semaine. Le camion m'a d'ailleurs causé quelques soucis en route. Je rentre de Durham, plus au centre de l’État, à environ 140 miles d'ici. J'ai déjà une bonne portion de bitume dans les pattes quand je décide de m'arrêter casser la croûte dans un diner en bord de route où j’ai mes habitudes. Le début de soirée s'installe tranquillement tandis que je graille un bout vite fait. Je discute un peu avec Shelly, la serveuse qui bosse ici. Elle me connait à force de me voir emprunter cette route et régulièrement m'arrêter ici.
Il me faut encore faire le plein d'essence avant de quitter le coin. Il y a une station service attenante au diner, ça tombe bien. Une fois le plein fait, je vais régler le tout à la boutique et en profite pour prendre un ou deux paquets de M&M's. Quelques personnes passent avant moi et tandis que je patiente, je remarque par la baie vitrée qui donne sur l'extérieur, il y a un type qui semble s'énerver à l'arrêt de bus plus loin en face. Il prend visiblement un malin plaisir à se défouler sur le panneau des horaires. Humpf ... ça me fait sourire. Le vieux semble salement criser. C’est marrant à voir à sa façon de gesticuler. A bien y regarder, quand je dis vieux, il doit avoir à peu près mon âge en fait.

Vient alors mon tour, je règle la somme et embarque mes paquets de sucrerie ainsi qu'un nouveau paquet de cigarettes. Ils vendaient des Black Devil et j'ai eu envie de goûter. Ces clopes sont soit disant aromatisées à la vanille ou au chocolat. Mon choix s'est porté sur la version chocolat. Défaisant l'emballage plastique autour du paquet, je glisse aussitôt un de ces bâtonnets de couleur noire au coin de mes lèvres. Ça fait un drôle d'effet à la première bouffée. Je plisse les yeux comme pour me concentrer sur la "saveur". C'est original et bizarre à la fois. Mon attention est bientôt attirée par un petit groupe de jeunes qui semblent discuter ou vouloir chahuter avec le type énervé à l'arrêt de bus. Tandis que je prends la direction de mon camion, je jette un dernier regard dans leur direction. Le type s'éloigne et les mecs semblent le suivre. L'autre les ignore tandis qu'ils l'interpelle. J'hésite à m'en mêler. Le vieux a l'air d'avoir du cran et certainement pas besoin qu'on vienne lui filer un coup de main, mais quand l'un des jeunes le pousse et que les voix commencent à s'élever, je descends finalement du camion. Je me dirige d'un pas tranquille dans leur direction en toute discrétion, sans me presser. Les autres sont de dos, ils ne me voient pas arriver.
L'un des mecs est en train de tenter de tirer le sac du type mais il se reçoit un bon coup de coude dans le bide de la part de ce dernier. Un autre coup vise cette fois-ci le pif. Les autres s'énervent de plus belle et le vieux leur lance un avertissement. Mais les types se jettent finalement sur lui dans un même élan. Un élan soudain stoppé alors que je me glisse bientôt tranquillement à tes côtés dans une posture qui témoigne de toute ma détermination à m'y opposer. Le sourire au coin de mes lèvres traduit quant à lui que j'ai comme une certaine impatience à vouloir en découdre avec eux comme si j'avais hâte de me défouler.

- Bon, décidez-vous au lieu de rester plantés là comme des cons ? Vous tremblez face à deux vioques tout-à-coup ? Ou c’est ma sale gueule qui vous a choqué ? leur lançais-je.

Je t'adresse un regard amusé, l'air de me foutre de leur gueule, comme pour te dire "regarde ces merdeux, ils perdent soudain leur moyen". Puis je retourne mon attention sur eux et fais signe à celui qui semble être le caïd de la bande.

- Viens gamin, qu'est-ce que t'attends ?! dis-je d'un air tout-à-fait serein et dangereusement enthousiaste.

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Re: We're in this together •• SAM ✻ ( Jeu 28 Sep - 19:30 )

We're in this together
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Bon ok.

Je plisse les yeux et t’observe.
T’es qui toi d’abord ? Bien que t’as le look d’un camionneur, je ne t’ai jamais vu, je ne te connais pas, tu ne m’as pas l’air familier en gros. Pourtant, je te sais fourré dans le même coup que moi, que nous sommes ensemble dans cette galère que les jeunes viennent de se mettre. T’es venu en renfort alors que je me sais capable de m’occuper de ces quatre types, enfin trois vu que l’autre est par terre à souffrir du coup au nez. Ton sourire montre que t’as besoin de te défouler sur ces jeunes qui cherchent la merde : ben ils l’ont avec moi de base, toi je sais pas mais t’as pas l’air de venir calmer la tension pacifiquement donc je présume que tu sais te battre. Tu lances la réplique aux jeunes décontenancé par ton apparition et je ne peux pas m’empêcher de sourire au coin en réaction. Je te regarde et j’incline à peine le menton pour approuver avant de reprendre mon sérieux et un soupir lassé face aux jeunes qui n’ont pas bougés d’un pouce. Tu continues à provoquer le jeune chef qui se la pète. Vont-ils détaler comme des lapins, trop effrayés par les vioques ? Je sens que ce serait une rumeur amusante à répandre, ça va faire mal à leur fierté et surtout leur cul.

« Qu’on soit cinq. » répondit le con quelques secondes plus tard avec un sourire nerveux, prêt à bondir. Cinq ? Vous êtes trois…! Je repense au quatrième que j’avais vu tout à l’heure. À cette pensée, je me retourne à demi que je vois le jeune que j’ai frappé au nez allait t’attaquer. Je pose la main sur ton épaule pour te pousser de là et je te laisse occuper de mes arrières, sachant qu’on va m’attaquer tandis que je m’occupe encore de ce gars qui avait la tête solide apparemment. Je dois finir ce que j’ai déjà  commencé. Je bloque le coup et lui fout un uppercut au menton, quitte à me faire mal aux doigts quand même, au moins je serai sûr qu’il fera une bonne sieste pour un petit moment. Sauf que ce con, il est toujours sur ses jambes et ça me met sur le cul là ! Je me prends un coup sous le coup de la surprise et franchement ? Coup de tapette. Il sait pas frapper comme il faut lui. Ils n’ont jamais survécu en prison en même temps et ils se permettent de jouer les caïds là. Laisse-moi rire. Je me défends tout de suite, me prenant quelques coups de tapettes (il sait vraiment pas frapper je vous jure sérieux), je fais mon possible de donner des coups assez violents pour les déstabiliser et passer à l’attaque. J’ai l’habitude de ça, bien que ça remonte à longtemps en prison. Je coupe la respiration du jeune blond en donnant un coup au cou, d’une main je le prends à l’épaule et le cogne contre l’autre jeune que tu t’occupais ou avais fini, je ne sais pas. Dans tous les cas, ça a fait BING au contact avec l’autre gars et ils tombent comme des merdes en même temps, ça m’a suffit à me faire marrer. C’était joli ! Je vois que ça te fait du bien aussi de frapper quelques personnes, apparemment t’avais besoin de te défouler.

J’ai pas trop le temps de réfléchir, je vois juste ce que j’observe et je me donne à fond dans mes coups, qui font un beau bruit, je suis ravi de savoir que je n’ai pas perdu la main tant que ça finalement… Mais l’énergie ? J’en ai pas assez que ça m’épuise assez rapidement, putain, le manque de nourriture se fait sentir sévère dans l’estomac et ce n’est pas le moment ! Je remarque que le petit gars qui se fait passer pour le chef est toujours resté à la même place, je te regarde rapidement et incline un peu le menton pour dire que je vais bien. Je profite d’avoir le regard au sol pour observer les personnes étendues par terre et j’en compte trois… Il sait vraiment pas compter en plus.

Je te regarde et j’ai eu cette envie d’en finir avec ce mec qui n’a cherché que des emmerdes depuis le début. je me dirige vers cette tête gueulante alors qu’il me gueule de rester en arrière tout en sortant son arme. Ça ne me fait même pas arrêter, de toute façon, il n’a pas désactivé la sécurité le con. Ça se voit trop que c’est un débutant. Il n’a même pas essayé de tirer, appelant au secours de l’autre personne qui sort de la boutique de station, il se dirige vers nous mais je compte sur toi pour t’occuper de lui, me suffit de te regarder pour comprendre ce que tu vas faire. Entre-temps j’ai enlevé le sac de mes épaules pour frapper le gars avec en plein visage, ce dernier avait essayé de tirer cette fois-ci mais ça n’a pas marché comme il avait fallu et a tout lâché pour se prendre le visage avec les mains, le genou à terre. Il parle mais je ne l’entends pas, je tends mon oreille, mais je laisse tomber. Déjà qu’il dit des trucs pas intéressants, ça m’étonnerait que mon coup de cassettes ait fait de lui un génie. « Oh… J’ai oublié de demander avant : T’veux toujours mon sac d’ailleurs ? » « … Va … …. Tfoutre ! » Encore une fois j’ai pas entendu. Par précaution j’éloigne l’arme à feu d’un grand coup de pied et me retourne vers toi. Baissant un peu ma garde du jeune homme. « Merci de ton aide mec. » J’avoue que c’est pas mon truc d’accepter de l’aide venant des gens, mais je n’ai jamais empêché quelqu’un se battre s’il le voulait. T’avais eu le choix de ne pas t’en mêler, mais t’es venu à mes côtés pour me prêter un coup de mai…poing.  
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Re: We're in this together •• SAM ✻ ( Sam 30 Sep - 11:45 )




Tony + Sam    
« We're in this together. »
Le type à qui tu as démoli le pif semble avoir enfin retrouvé un peu contenance et il se lance dans ma direction alors que mes menus provocations ne semblent pas lui plaire. Tu poses la main sur mon épaule pour me voler la vedette. Visiblement tu es décidé à en découdre avec ce petit con. Je m'occupe de tes arrières. Je choppe un jeune chevelu par la tignasse et l'envoie bouler contre le mur, quillant les autres qui se trouvent dans sa trajectoire comme dans un jeu de quilles, au passage. Je sautille sur place, fier de mon effet et attire un instant ton attention sur mon exploit. Les autres tronches de cake reviennent néanmoins bien vite à la charge et je les attend avec impatience !
Les coups pleuvent. L'un d'eux atterrit contre une benne à ordures dans un claquement métallique, je me prends quelques coups moi aussi, faut pas croire. Un bourre pif par-ci, un autre par là, ça se dézingue de tous les côtés ! Je zieute de temps à autre vers toi pour voir comment tu t'en sors. Toutefois, vient un moment où l'un parmi cette bande de burnes sort un flingue. Toi et moi nous regardons en même temps. Je remarque ton expression et comprends alors où tu sembles diriger mon attention. Ce petit con n'a pas retiré la sécurité. Toutefois, le danger n'en est pas moins présent. Suffit que l'autre percute sur ce point et il aura tôt fait de rectifier son erreur. Toutefois il faut agir vite avant de lui en laisser le temps. Mais un autre déboule en renfort et je m'en charge.

- Bah prends pas la mouche ?!!! m'offusquais-je après avoir réglé le compte du type qui cherche à déguerpir vite fait. De ton côté, tu as neutralisé l'autre dégénéré, écartant son arme du pied pour qu'elle soit hors de portée.

« Merci de ton aide mec. » déclares-tu alors que je te rejoins.

Ça a l'air de te faire en partie chier de prononcer ces mots, sans doute par fierté. Pas de problème, je suis pareil dans le genre. Toi et moi on est pas spécialement du genre à réclamer l'aide de qui que ce soit en cas d'emmerdes visiblement. En tout cas, présentement, ça n'a pas été de trop. J'esquisse un geste de la main l'air de dire "pas la peine de me remercier" puis ajoute que ça m'a bien défoulé moi qui en avait grandement besoin. Évacuer la pression de temps en temps c'est pas mal, voir nécessaire.
Quoi qu'il en soit, le type de la station service et le gérant du diner sortent et nous préviennent qu'ils ont appelé les flics en voyant la scène. Je te lance un regard qui veut tout dire et te fais signe de me suivre. En mode on s'éloigne juste pour se griller une clope. Mais toi comme moi n'avons pas l'intention de rester ici en attendant l'arrivée des flics.

- Tu fais un bout de route avec moi ? te demandais-je alors que je t'invite à monter dans le camion.

Je grimpe côté conducteur et ne tarde pas à démarrer. Un coup d’œil dans le rétro et une réflexion.

- Ça va, on est pas trop amochés comparé à eux, lâchais-je après constatation. Je me suis principalement pris des coups dans les côtés ou dans le ventre et ramassé un uppercut dans l'angle de la mâchoire et à la pommette. C'est sans doute ça avec le flanc droit qui risquent de me faire le plus morfler. Je m'estime toutefois heureux, j'ai connu pire.
Tandis qu'on s'éloigne tranquillement, je te demande :

- Ça va, t’encaisse pas trop mal ? Y'a une trousse de secours à l'arrière au besoin.

Je récupère le paquet de clopes que j’ai posé sur le tableau de bord en remontant dans le camion et en glisse une à mes lèvres en donnant un coup sec sur le cul du paquet.

- T'en veux une ? J’ai voulu tester cette connerie. Aromatisées au chocolat, j'étais curieux de découvrir ce que ça pouvait donner
, dis-je en te tendant le paquet.

Nous croisons une voiture de flic en route qui se dirige visiblement sur les lieux que nous avons quitté il y a bien dix minutes. Dans le coin, il n'y a qu'une nationale et de vastes étendus désertes autour en attendant la prochaine ville.

- Ça va ... ils ne se pressent pas ... dis-je clope au bec.

Je tapote un instant le volant des mains et te demande.

- Je te donne le choix. Je vais en direction de Cap Harbor. Je peux te déposer à la prochaine gare routière ou bien où tu voudras en chemin. T'es d'où ? dis-je en te lançant un des paquets de M&M's que j'avais posé dans le vide poche tout-à-l'heure avant de voir que tu étais en difficulté. Au fait, moi c'est Sam, me présentais-je.

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Re: We're in this together •• SAM ✻ ( Sam 30 Sep - 13:29 )

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Tu en avais eu besoin
Ouais, t'en avais eu clairement besoin, j'ai bien vu. Tant mieux si je t'ai rendu service en déclenchant une bagarre, même si c'est ces cons là qui l'ont cherchée en voulant voler mon sac, juste pour se marrer de mon malheur. J'peux dire que personne ne se marre avec moi quand il s'agit de m'emmerder. Le nombre ne fait pas tout. Mine de rien, frapper sur ces jeunes m'a fait du bien aussi, bien que je me suis mangé des coups aussi et que je me sens tout drôle... Dû au manque de la nourriture je pense. On m'a bien fait chier à me dire que ce n'est vraiment pas bon de faire des efforts avec le ventre vide. Bah écoutez, c'est pas comme si j'avais le choix là ! Je soupire et remets le sac aux épaules pendant que les deux témoins nous préviennent qu'ils avaient appelé les flics en voyant la bagarre. Je ne suis même pas surpris, mais ça veut aussi dire qu'il faut pas que je traine dans le coin, j'ai pas envie de retourner dans le trou parce qu'un jeune m'a emmerdé pour un sac.

Je croise ton regard et je te comprends, je suis même d'accord avec toi : on se casse. Toi non plus t'as pas envie que les flics t'emmerdent... Ca m'étonne pas si t'es le genre à frapper les gens qui font chier, tu serais ptête connu des flics aussi. Je sais pas pourquoi je me mets à penser que je devrais marcher et oublier l'idée de trouver un coin où dormir dans les alentours, alors que je pouvais sentir que t'es sur le point de m'inviter à faire la route avec toi. Alors quand tu me proposes, je n'étais pas surpris et j'aurai pu dire non, parce que j'aime pas forcément la compagnie et j'ai pas envie de faire la causette, mais vu la situation merdique dans laquelle je me suis fourré et la vitesse que j'aurai à la marche pour m'éloigner... J'ai pas besoin de dire un mot que je fais le tour pour ouvrir la portière et balancer mon sac, trainer mes fesses sur ce siège tout en sentant la douleur me tirailler de partout. L'adrénaline est redescendue et laisse place à des sensations pas agréables. Je grogne quand je referme la portière et me regarde depuis le rétroviseur. Ben putain je me regarde pas toujours dans le miroir parce que je supporte pas ça, mais là, ma barbe a bien poussé depuis, faudrait que je la retaille, c'est le bordel et je vois même pas si je me suis pris les coups là... Mais je peux les sentir.

Je soupire, j'ai pas mis la ceinture quand tu démarres et tu parles, t'as bien raison sur le point où on n'est pas trop amoché comparé à eux... Surtout le gars dont je lui ai bien pété le nez. Je reste fier de ce coup là. Quand je repense à cette bagarre, les échanges de coups, je me sens bien à l'idée que je les ai bien frappé. En attendant, je morfle à la mâchoire, rien que la serrer ça fait mal. Je remarque que je me suis pris des coups aux pommettes ouais, l'arcade sourcillière presque ouverte. Mon ventre aussi, mais ça c'est mon estomac qui fait le con surtout. Tu me parles de trousse de soin, je me retourne à demi vers l'arrière pour la voir avant de secouer la tête avec un air de dire que je n'en ai pas besoin. J'ai connu pire et j'ai fait sans premiers soins. Je passe la main sur mon ventre, sachant que je me dois être foulé une côte lors d'un échange de coup que j'ai beau qualifier de tapettes...

Tu me tends le paquet de cigarette. Je t'adresse un regard un peu surpris quand tu parles de chocolat. " T'es sérieux ? Ils sont à court d'imagination qu'ils foutent du chocolat dans les cigarettes..." finis-je par marmonner dans ma barbe à la fin en prenant la cigarette. Bien curieux de goûter, mais surtout parce que je suis en manque putain, j'en ai pas fumé depuis des semaines et je peux pas dire non, même si cette merde est au chocolat. C'est juste une saveur. Rien de plus. Je la mets à mes lèvres et récupère le briquet, je remets le tout sur le tableau de bord et commence à fumer... J'essaye de me concentrer sur la saveur "Bah putain...C'est bizarre, mais original. Ca donne faim par contre." commentai-je en regardant la cigarette et par la même occasion ma main écorchée par les coups de poings. Je soupire à cette vision que je finis par remettre la cigarette à la bouche et la tire. Je la consomme un peu trop rapidement, mais putain, que ce soit à la saveur chocolat ou hamburger, ça fait du bien.

On reste silencieux, à fumer nos taffes pendant des minutes, le temps de se reprendre de cette bagarre mais surtout de savourer la cigarette. J'ouvre un peu la vitre pour avoir de l'air et c'est là que je vois les policiers. Je soupire et secoue la tête en réaction à ton commentaire. "M'étonne pas. Doivent s'être dit qu'ils seront là pour rien, puisque tout le monde s'est barré." répondis-je. Je te regarde conduire mais surtout t'agiter un peu avant de me poser la question et me lancer un paquet de ... J'ai pas vu quoi, que je réceptionne. " Cap Harbor aussi. Pas besoin de faire un détour..." Oh bordel...! Je vois que c'est un paquet de M&M's. Putain, c'est du chocolat en plus et ça fait des lustres que j'en ai pas mangé. Je vais tout bouffer en un coup me connaissant, mais faut que je me contrôle et que je mange pas tout le paquet en un coup. " J'étais censé de rentrer par le bus, mais ce connard de chauffeur est passé genre trente minutes plus tôt de l'horaire indiqué sur ce putain de tableau." commentai-je, sans que j'ai l'idée que tu sais déjà ça et que tu m'as observé depuis. Tu te présentes ensuite, ce qui me fait réaliser un truc tout con. Ah ben ouais, on s'est pas présenté, c'est tellement pas mon truc en fait les présentations, je ne fais plus ça depuis belle lurette. Donc toi t'es Sam. " Tony." répondis-je. Je laisse le silence s'installer et j'ouvre le paquet de M&M's, tout en fumant. Ben putain mec, je sais pas qui t'es, mais je mérite pas tout ça. La cigarette, de quoi manger même si c'est du chocolat, c'est plus que j'aurai espéré de cette journée de merde. Je prends deux premiers M&M's que je mange doucement, profitant de la sensation que cela me procure et j'oublie la douleur de ma mâchoire. Je te tends le paquet pour t'en laisser quand même, bien que ça me semble être insurmontable de partager ça, parce que putain, c'est vraiment pas tous les jours comparé à toi d'avoir ça au menu. " T'sais, t'es vraiment pas obligé de me proposer tout ça."
 
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Re: We're in this together •• SAM ✻ ( Jeu 5 Oct - 15:24 )




Tony + Sam
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" T'es sérieux ? Ils sont à court d'imagination qu'ils foutent du chocolat dans les cigarettes..." déclares-tu en acceptant finalement de tester toi aussi.

- Qu'est-ce qui ne se fait pas pour engranger du fric ?! soulignais-je. Je dois pas être le premier couillon à essayer, m'en amusais-je.

La route défile sous nos yeux. Tu prends le temps de découvrir la saveur et lâche une remarque qui me fait songer aux deux paquets de friandises achetés plus tôt. Je t'en file un l'instant suivant, t'invitant à librement piocher dedans si l'envie te prend. Tu m'indiques que nous avons la même destination, ça tombe bien.

" J'étais censé de rentrer par le bus, mais ce connard de chauffeur est passé genre trente minutes plus tôt de l'horaire indiqué sur ce putain de tableau."

Je laisse échapper un soupir teinté d'amusement.

- J'en ai été témoin, en effet. Je t'ai vu te défouler sur ce pauvre panneau d'affichage depuis la boutique de la station service. Il a pris cher, j'ai bien cru qu'il allait finir par te tomber sur le coin de la gueule. Tu m'as bien fait marrer, glissais-je sans vouloir me moquer.

Je me présente dans la foulée, tu fais de même. On ne s’embarrasse d'aucune fioriture dans la lignée des "enchanté" ou autre formule de politesse à la con. Cigarette au bec, tu déchires l'emballage de M&m's et en mange quelques-uns avant de me le tendre. J'en choppe juste une petite poignée que j'engouffre aussitôt et te fais signe de garder le reste.

- Fais-toi plaisir, y'en a un second.

" T'sais, t'es vraiment pas obligé de me proposer tout ça."

- Je m’embarrasse pas de ce genre de choses, si je me sens obligé, autant m'abstenir. T'embête pas avec ça, te rassurais-je pour signifier que je ne fais les choses que lorsque j'en ai envie et non par quelconque sentiment d'obligation. Comme ça a été le cas en te proposant de monter dans le camion. Si ça m'avait fait chier, on se serait juste séparé sur un salut.
Une partie du trajet se poursuit dans le silence. J'ai hâte de rentrer à la maison et pouvoir me détendre en m'installant tranquillement dans le canapé voir au lit directement si je suis vraiment naze avec le contrecoup de notre petite aventure. Je songe à ma môme qui sera à la maison et qui risque de me voir arriver dans cet état.

- J'ai une môme à la maison - enfin non ce n'est plus une môme, qui risque de sévèrement tiquer sur mon état en rentrant. T'as des gosses ou une femme qui t'attendent à la maison de ton côté? songeais-je avant de me dire que t'as pas le look du mec propret qui mène une petite vie routinière. Sans compter le sac que tu traines avec toi mais rien ne me dit que tu n'es pas tout simplement allé voir quelqu'un ou parti en vadrouille quelques jours.

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Re: We're in this together •• SAM ✻ ( Jeu 5 Oct - 20:07 )

We're in this together
Tony & Sam
Y en a un second ?
Je ne cache pas la surprise au visage... Ben dis mec, t'as su que t'allais m'embarquer dans ton camion depuis que tu m'as vu m'énerver contre le panneau ou juste que t'as les yeux plus gros que ton ventre ? Boaf... Je hausse les épaules. Dans tous les cas, j'ai de quoi manger pour ce qui reste de la journée, ça m'arrange et tu vas pas chialer que je bouffe tout. Faut quand même que je me retienne de tout ... Oh et puis merde, j'ai faim moi. Mais sérieux, t'as pas besoin de faire ça, cette générosité alors que j'ai rien pour toi et que je n'aurai jamais rien...! Dans tous les cas, j'en profite. Puis, je ne suis pas trop méfiant dans le sens où tu pourrais me chercher les emmerdes, tu m'as vu comment je me débrouille et je pense que c'est mieux pour nous deux de ne pas trop s'amocher.

Sans dire un mot, j'alterne entre manger une poignée de M&M's et une bouffée de cigarette... Quoique le paquet a eu vite fait d'être vide en moins de deux minutes, j'ai même pas eu le temps de fumer entre deux. Vous savez, le chocolat, c'est le mal, c'est super addictif, quand vous en mangez, vous ne pouvez plus vous arrêter. Sauf que moi dans ce cas-là, ce qui est chiant, c'est que je suis obligé parce que j'en aurais pas d'autre et la cigarette va pas vraiment remplacer ça, surtout ça va pas m'aider avec cette saveur de merde. Je reprends une seconde cigarette, autant en profiter hein... J'ai pu glisser une dans ma poche, discrètement dans le but que tu ne le remarques pas... Enfin, même si tu l'avais remarqué, tu n'as rien dit.

Au contraire, t'as parlé de ta fille qui est chez toi. Je ricane un peu à l'idée que tu as te faire disputer un peu, au moins t'as quelqu'un qui t'attend à la maison, et encore, t'as une maison. Tu peux t'acheter de quoi à manger, les cigarettes et t'as accès à la douche tous les jours. Les conditions de luxe je te dis...! "Si on veut..." dis-je sans te regarder, préférant rester vague sur cette question. Je n'ai pas trop envie de parler de ça et sors mes lunettes de soleil que je remarque de suite qu'elles sont un peu déformées. Je grogne à cette constat et finis par les refixer moi-même, elles ont dû se prendre un coup quand ce gars m'a frappé à la poitrine là. " Eh. Tu peux t'arrêter là." fis-je en désignant l'endroit qui était à peine l'entrée de la ville. J'ai pas trop envie de m'arrêter devant chez toi ou de devoir te diriger vers chez moi qui n'existe pas. Je montre que je ne suis pas prêt à la discussion et que je n'ai pas besoin que tu fasses quelque chose de plus pour moi.

Tu t'arrêtes et je récupère mes affaires, te remercie rapidement pour la route et le partage de la bouffe, cigarette et j'en passe. J'ai fini par te sourire un peu et mettre mes lunettes sur le nez, pour ensuite fermer la porte et te laisser partir, tout en te montrant mon dos pour me diriger en direction du centre ville, trouver un coin pour dormir avec un ventre un peu plein, quoique... J'ai encore faim.

Quelques jours plus tard :

Pluie de merde.
Sérieux. Je ne comprendrais jamais pourquoi les gens adorent ça, mais moi ça me fait chier et ça me met de mauvaise humeur. Le pire dans tout ceci, c'est que cette merde a le don d'arriver sans prévenir, alors je me suis pris une putain de douche là...! J'étais en train de mendier tranquillement sur le trottoir sous les nuages, déjà de mauvaise humeur de base parce qu'il n'y avait pas de soleil... Et voilà qu'il y avait cette goutte de merde, puis une autre et encore une autre. C'est devenu un torrent et j'ai mis beaucoup de temps pour me trouver un petit abri qui se trouve être devant la vitrine d'un café... Ce qui ne m'aide pas du tout bordel !! L'odeur de sucrerie m'envahit et ça me fait sérieusement chier dans le sens où j'ai faim et j'ai pas de quoi me payer à manger, ou ne serait-ce un café pour me réchauffer parce que j'ai froid, étant trempé comme un chien. Mon carton ne fera plus trop l'affaire pour l'instant et faut que j'attende qu'il sèche. Je regarde mes mains et soupire à l'idée que ça ne s'est pas bien cicatrisé depuis ma dernière bagarre. Si je tombe malade, il ne manquerait plus que ça et c'est hors de question que je retourne retrouver cette fille qui sera ravie de m'aider et de me planter une seringue remplie de merde en plein bras. Je nettoie mes lunettes de soleil et à peine que j'ai eu le temps de relever mon regard, je te retrouve. Encore toi ? Je soupire et continue de nettoyer les lunettes, comme si rien n'était pensant que t'allais passer ton chemin. C'est ce que font les gens en général, ils passent leur chemin, surtout en cette journée de pluie de merde.
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Re: We're in this together •• SAM ✻ ( Sam 7 Oct - 9:56 )





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Quelques jours plus tard...
Ce matin, il fait un temps gris. Ils annoncent seulement quelques averses en tout début de matinée et ensuite soleil. Espérons que le soleil se pointe en effet pour le reste de la journée pour mon jour de congé. En allant réveiller ma môme, je repense à ce type que j'ai croisé l'autre soir sur ma route et avec qui j'ai fais un bout de chemin en revenant sur Cap Harbor. Le mystère planant à son sujet ou plutôt ses réponses quelque peu évasives m'ont mis un doute. J'ai eu du pot ce soir-là, en rentrant, Max était déjà couchée. Seuls les deux chiennes ont été témoin de mon état. Ce qui n'a toutefois pas empêché Max de constater ceci le lendemain.

En buvant tranquillement mon café debout devant la fenêtre, je zieute à l'extérieur en espérant voir s'éloigner dans le ciel les nuages sombres qui s'y amoncellent. Toutefois, ils semblent plus s'accumuler que le contraire. Je dois aller en ville et il faut que j'emmène ma môme à divers endroits pour quelques courses qu'elle m'a demandé.
C'est plus tard dans la journée après quelques emplettes en compagnie de Max que je finis par la laisser se rendre de son côté avec des amis qu'elle a croisé, dans des boutiques de fringues entre autres. Elle rentrera sans doute avec ses potes plus tard si la petite troupe décide de passer la soirée ensemble.
Décidant de mon côté d'aller me poser dans un café alors qu'une pluie torrentielle s'abat soudain sur la ville, je traverse la rue en me protégeant avec la capuche de mon sweat-shirt sous le blouson. C'est en arrivant devant le café que je te remarque. T'es le type de l'autre soir.
T'es trempé jusqu'aux os et t'es installé là comme ces types qui sont forcés de faire la manche pour pouvoir parvenir à s'offrir ce qui ressemble à un semblant de vie. Je comprends alors mieux tes attitudes l'autre soir.

Je viens te saluer comme je le ferais avec n'importe quelle personne que je connais. Inutile de relever ta situation, ce serait déplacé et ça ne ferait que cabosser ta fierté et le malaise de la situation. J'agis normalement. Pas d'expression particulière sur le visage, pas de ton navré. Rien de ça. Juste un :

- Hey ! Ça te dis de venir prendre un café avec moi à l'intérieur ? C'est moi qui invite.

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Re: We're in this together •• SAM ✻ ( Lun 9 Oct - 18:37 )

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Je fais comme si rien n'était.
La pluie m'a mise de mauvaise humeur et j'ai froid, j'ai pas vraiment envie de parler et de me taper la discussion, oh ben tient t'es SDF. Ouais surprise... Alors ce serait bien que tu passes ton chemin et que tu fasses comme si tu ne m'avais pas vu, c'est pas très compliqué d'ailleurs. Tu m'as déjà aidé une fois et c'est déjà plus qu'assez, je ne vais pas espérer que tu continues sur cette voie. De ces jours, c'est chacun pour soi, on n'a pas le temps de s'occuper des autres là. Alors, je reste le cul à terre, sans le carton en dessous, puisqu'il sèche tranquillement au coin. J'espère qu'il sera assez sec quand la pluie va se calmer... J'espère qu'il va pas faire un temps de merde pendant la nuit aussi...!

Alors que je pensais que t'allais passer ton chemin, tu te tiens devant moi et me salue comme si j'étais ton pote. Encore plus étonnant, tu m'invites à boire un café à l'intérieur, sans te focaliser sur ma situation merdique du moment. Je te regarde avec un air de ne pas trop y croire. T'es bizarre comme mec en fait, personne ne ferait ça avec moi. Je plisse les yeux et te dévisage, t'as vraiment l'air d'être sérieux et t'as bien et bel proposé le café. Ben merde. Je m'attendais pas à que je vive cette situation-là. Je ne sais vraiment pas quoi répondre, je pourrai refuser et t'épargner la peine de m'avoir en compagnie, je ne suis pas le genre bavard. D'un autre côté, je veux pas refuser un café, même si je sais qu'il y a cette fille qui m'en offre les matins, mais là, j'ai clairement besoin de me réchauffer, surtout si je veux pas tomber malade. Putain fait chier. En plus t'invites et je me rappelle que tu m'as dit que tu prendrais pas la peine si tu te sentais obligé de devoir me proposer des trucs.

Alors sans te dire un mot, je finis par me redresser tout seul, un frisson désagréable me parcourt, dû au froid à cause de cette pluie de merde. Remarque que je ne peux pas m'empêcher de lâcher. "Pluie de merde." . Je soupire et récupère mon sac qui est trempé par la même occasion, je sais pas si mes affaires à l'intérieur ont pris cher, j'ai pas trop envie de me mettre en rogne en public, je verrais ce soir. " Tu commandes, je vais chercher la place pour nous. Ce sera un Latte pour moi." Au moins avec mon allure de chien trempé, les gens ne voudront pas chercher à m'emmerder ou encore à s'installer près de moi, ce qui aura le mérite d'avoir une place tranquille. Sur ces mots et d'un accord commun, on entre dans le café. J'ai laissé le carton, de toute façon personne ne va vouloir le prendre...! Comme j'aurai pu m'en douter, avec ce temps de merde, c'est bondé, tout le monde a trouvé refuge ici. Je vois une table de quatre près du radiateur mais c'est pris par deux jeunes filles qui avaient finis leur tasse, mais qui ne semblent pas vouloir partir. " La place est libre ?" demandais-je. J'ai eu le droit à des regards noirs des blondes qui n'aiment pas être interrompues. " Sérieux. Dégagez, vous n'avez rien à faire ici avec les tasses vides." " Écoute le vieux, on est là avant toi et on va pas partir tant qu'on n'a pas fini de discuter." Je soupire et sans dire un mot je fais le tour de la table pour reculer la chaise libre et m'asseoir à côté d'une fille. " Merde... Bon on s'en va Alex." râla la fille, dérangée par l'odeur. Elles ne mettent pas plus de trois secondes pour dégager et me laisser la table. Je me rapproche du radiateur et je te vois arriver. " Merci" marmonnais-je quand tu me tends le café, j'entoure la tasse de mes mains, pour me réchauffer aussi, quitte à me brûler.
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Re: We're in this together •• SAM ✻ ( Mar 10 Oct - 10:55 )






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Tu râles après le temps, acceptant mon invitation en silence.

" Tu commandes, je vais chercher la place pour nous. Ce sera un Latte pour moi."

Je prends la direction du comptoir et attend gentiment d'être servi tandis que tu prends la direction du fond de la salle. En jetant un regard sur la salle, je te remarque bientôt en train de t'adresser à deux filles qui sont tranquillement installées. Le ton semble soudain monter alors que je t'entends leur déclarer vaguement de foutre le camp. J'hallucine un peu, ta manière de t'y prendre me fait sourire. Ceci souligne un certain manque de sociabilité qui ne m'étonne guère. Je colle bientôt mon poing près de la bouche pour dissimuler le large sourire amusé qui se dessine sur mes lèvres tandis que je te vois t'installer à leur côtés pour t'imposer et les inciter d'autant plus vite à dégager.
La jeune femme devant moi me heurte en se retournant pour partir avec sa commande, se confondant en excuses alors que je lui rétorque un simple "pas de mal".

La fille au comptoir attire mon attention alors que c'est mon tour. Elle a l'air aussi enjouée qu'une taupe coincée sous une chape de béton. J'arque un sourcil dubitatif avant de lui lancer un regard noir face à sa façon de me détailler, alors qu'elle zieute vers toi puis retourne son regard sur moi comme pour me faire remarquer que j'ai de drôles de fréquentations et que d'avoir invité ce mec au look qui laisse entrevoir sa situation - et sans doute qu’elle t'as remarqué plus tôt devant la vitrine dehors - ne plaira assurément pas à la clientèle ici présente. Sauf que j'en ai rien à carrer et que s'ils osent envoyer le gérant ou je ne sais quel autre foutu connard pour dire que ta présence fait tâche, ils vont être reçu. Je me penche un instant vers elle alors qu'elle me communique le montant à régler, lui faisant comprendre subtilement qu'elle n'a pas trop intérêt à s'en mêler.
De retour près de toi, je pose nos boissons et m'installe tranquillou côté vitre en me calant dans l'angle.

- Amusant ta façon de les faire dégager.

Je me penche légèrement en arrière pour récupérer plus aisément le paquet de clopes dans la poche de mon jean's. Je m'en prends une et fais glisser le paquet jusqu'à toi.

- Pas de fantaisie cette fois, fis-je remarquer pour indiquer qu'il s'agit d'une marque commune de cigarettes.

Un serveur se ramène bientôt vers nous alors qu'il semble à peine avoir pris ses marques ici. Il doit bosser ici depuis peu. Grand, un peu trop maigre, l'air timide, limite coincé. Il s'adresse tout d'abord à moi poliment, t'ignorant comme si tu n'étais pas là ou comme s'il osait à peine poser les yeux sur toi de peur de chopper une foutue maladie. J'hallucine ! Et ça m'agace. Quoi qu'il en soit, il nous invite à ne pas fumer ici.

- Rappel-moi un truc, c'est quoi ce foutu panneau là ? C’est pas indiqué "espace fumeur" ?

- Non monsieur, désormais, il est interdit de fumer dans tout l'établissement.

J'allume ma clope sous ses yeux ahuris et lui lance :

- Va plutôt nous chercher un cendrier.

- Monsieur, désolé mais vous ne pouvez pas ...

- Hep ducon la joie, le panneau est bien là. Je dois croire qui, le foutu panneau ou toi ? Retirez-le si votre règlement a changé. Maintenant fait pas chier et va nous chercher un foutu cendrier.

Le gamin s'en va, tête basse. Il nous ramène en douce en cendrier, pas très fier d'avoir cédé et voulant éviter que ses collègues féminines ne remarquent qu'il a carrément accédé à ma requête.

- Bon sang, pauvre môme, entouré de gonzesses qui tirent toutes de vieilles tronches de pâté de foie. Ça doit être la "mauvaise période".

Je bois tranquillement mon café. De temps à autre, j'ai droit au regard furibond ou pincé d'une serveuse qui passe à proximité de notre table.

- Ça me gonfle ce genre de comportements, lâchais-je avant de tirer sur ma clope et en expirer la fumée, appuyant l'arrière du crâne contre la vitre alors que je m'installe, les jambes à demi étendues sur la banquette.
Je glisserais bien un mot sur ta situation, savoir si t'as vraiment pas d'abris digne de ce nom quand le temps est merdique à ce point mais ce serait déplacé et la réponse est sans doute toute vu. Et t'as sûrement pas envie qu'on te gonfle avec ce qui pourrait passer pour de la pitié et l'aide que j'aurais bien envie de te proposer mais qui serait immanquablement de trop si je jauge bien ta personnalité. Puis je pense à quelque chose.

- Dis-moi, dans quoi tu bossais avant ?

Je te laisse t'exprimer et t'expose alors mon idée.

- Écoute, ça risque de ta paraitre flag mais te fais pas chier avec ça. Ça fait un moment que je traine à faire appel à quelqu'un pour des petits travaux chez moi. Je cherche quelqu'un de débrouillard, qui se démerde en bricolage et en peinture, j'aimerais refaire complètement une pièce qui me servait de débarras jusqu'ici. Si ça peut te permettre de gagner un peu de flouse et d'avoir une occupation, pourquoi pas ? Penses-y.

Je me redresse, laissant le paquet de cigarettes sur la table et y déposant ma carte avec mon numéro et mon adresse avant de filer en t'adressant un signe de salut. Je t'évite ainsi d'être mal à l'aise en me répondant tout de suite. Ça te permettra d'y réfléchir et de me joindre lorsque tu auras décidé.

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Re: We're in this together •• SAM ✻ ( Mar 10 Oct - 16:03 )

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C'est chiant d'avoir froid.
D'une main, j'enlève mon bonnet et je sais d'avance que mes cheveux sont déjà en pleine pagaille, je devrais songer à les couper, mais ha... J'ai pas d'argent pour un coiffeur et me couper les cheveux tout seul ne m'a pas trop réussi, mais je fais ce que je peux avec les moyens du bord. Je dépose le bonnet sur le radiateur, en espérant que ça sèche rapidement avant que je sois obligé de partir. Je sais d'avance qu'on va me jeter dehors, mais cette fois-ci, j'ai l'argument du client qui est le roi. Apparemment tu m'as vu comment j'ai fait dégager les filles, au moins, je n'ai pas utilisé mes poings comme la dernière fois bien que la situation était totalement différente. Je ne peux pas m'empêcher de sourire à ta remarque et je hausse les épaules avec un léger air de je m'en foutiste. "T'sais. Suffit d'entrer dans leur espace, ça les emmerde à un point qu'ils ont deux choix, mais ils préfèrent toujours la fuite en général. " Sur ces mots, je bois ma première gorgée qui me fait du bien, à un point que mes épaules se détendent et que je me sens moins tendu. Je te vois sortir un paquet de cigarette et je cherche une quelconque indication si on a le droit de fumer, me semblais l'avoir vu à l'instant où j'avais posé mon joli cul sur la banquette. Ah voilà ce panneau. " Tant mieux, le chocolat était perturbant." répondis-je en récupérant le paquet de cigarette pour prendre une clope. J'ignore tranquillement le serveur qui arrive, je sais d'avance que ce n'est pas pour moi et j'ai l'habitude du fait que les gens soient aveugle et qui font comme s'ils ne voyaient pas ma situation, d'un côté ça me va parfaitement. C'est peut-être aussi un mauvais inconvénient parce que, c'est à cause de cette indifférence que j'ai plus l'habitude qu'on m'aide, la prison n'a pas forcément aidé. J'ai toujours l'habitude de me démerder seul, ça a toujours été pour soi.

Ah bah voilà, une autre emmerde, sérieux, y a pas une minute où on peut avoir la paix ? Un peu blasé, je siffle au serveur qui croise mon regard, ne s'attendant pas à ce genre de réaction, profitant que j'ai son attention, je lui montre du doigt le panneau espace fumeur qui est juste à côté de nous. Je m'affale sur la blanquette, le dos contre le radiateur qui me réchauffe petit à petit, tu rebondis sur mon action et tu te prends la tête avec le serveur. Je ne retiens pas mon rictus quand j'apprends qu'il est désormais interdit de fumer dans tout l'établissement. Ben voyons, changez de panneau et mettez interdit aux SDF tant qu'on y est vu que vous n'êtes pas ravi de voir ma belle gueule. Je crois que mon regard traduit ça, mais de toute façon ni toi et ni le serveur ne faites attention, mais je suis certain qu'on a du public, pour ne pas changer.

Je souris un peu en te voyant que t'allumes la clope et sans dire un mot, je tends la main pour récupérer le briquet, que j'allume la cigarette pour te soutenir mais aussi parce que je suis en manque de nicotine. Je prends une bouffée sous les yeux ahuris des gens autour, le serveur peine à faire respecter le règlement de ce café de merde... Parlant de café, je profite pour boire une autre gorgée. Sérieux, tout ça commence à me mettre petit à petit de bonne humeur. J'adore sérieux. T'es peut-être bizarre, mais t'as au moins le mérite de m'amuser et de rendre mes journées meilleures. Finalement, il cède et s'en va pour revenir avec un cendrier à la main, la vie doit être dure pour lui, surtout s'il n'arrive pas à s'imposer comme il se doit. " Il va pas tenir un mois dans ce café, je parierai qu'il va vouloir chercher ailleurs pour trouver des filles moins constipées." réponds-je en te faisant part de la remarque, sans vraiment chercher à me la faire discret. " L'ai vu tout à l'heure en train d'attendre devant la porte à regarder l'heure sur son téléphone, il trainait les pieds." t'expliquai-je. L'avantage d'être ignoré par les gens, c'est que j'ai le plaisir d'observer la vie d'autour de moi, au moins je ne me fais pas trop chier et j'adore quand il y a du drama, une dispute de couple quoi.

Je laisse le silence s'installer, je profite de la cigarette et du café. J'observe les gens et je t'observe du coin de l'oeil, je vois ta mine renfrogné, ce qui me fait sourire intérieurement, parce que c'était le genre d'expression que j'avais quand j'étais dans les premiers jours en tant que SDF. C'est tellement humiliant t'as pas idée et c'est pire que de regarder les gens te dénigrer et agir comme si t'étais tout, sauf un être humain. Les aides sont ce qui rapproche des personnes humaines, mais elles ont surtout pitié et ça m'énerve ce genre de comportement, surtout qu'ils nous prennent pour des personnes qui ne savent pas se débrouiller tout seul. Tu dis que ce genre de comportement t'énerve, je ne relève pas, je ne dis rien et me contente d'observer tranquillement, de terminer ma cigarette et mon café, surtout me réchauffer.

Ta question rompt le silence et j'arque un sourcil, en te regardant du coin de l'oeil. Tu me demandes quel était mon boulot, alors là, grande question mon gars... J'ai dû passer à beaucoup de choses, surtout en prison, j'ai fait pas mal de trucs et ça s'est toujours mal fini que j'ai été envoyé à un autre secteur. Je hausse les épaules et me cale un peu contre le radiateur. Je reprends une seconde cigarette, autant en profiter " J'étais mécanicien, mais ça ne me suffisait pas, je vivais des travaux de bricolages chez les gens. Peinture, réparation des meubles, conduits d'eau, jardinage... Enfin tout ça dans le genre...! Un peu la merde, mais ça me permettait de gagner un peu le pognon. te répondis-je en allumant la clope, sûrement la première fois que je parle autant. Tu réfléchis un peu et tu rebondis sur ce que je t'ai dit. Je crois que je n'ai jamais autant été sur le cul, je hausse les sourcils et te regarde avec un air, tu te fous de moi ? Tu viens tout juste de me proposer un boulot ? Je suis sûr que t'as un peu improvisé sur le coup-là, tu t'attendais pas à me proposer ce travail parce que je sais dans le fond que tu saurais t'en occuper mais que t'as pas la force ou le courage pour le faire. Ceci dit, je ne réalise pas que t'attendais ma réponse... Que je ne donne pas, je ne dis toujours rien, te laissant une chance de reprendre tes paroles, parce que ça peut être des paroles en l'air et moi, je ne devrais pas trop me faire des espoirs... Même si ça devrait me faire gagner une somme in-con-si-dé-ra-ble. Merde mec, t'en fais un peu trop là. J'ai rien fait pour toi, à moins que ... Tu me connaisses d'avant, mais j'en doute. Ta tête ne me revient pas, mais faut pas non plus s'étonner avec mon amnésie et les détails du passé qui m'échappent. Je ne sais toujours pas quoi dire, je te regarde et je finis par détourner le regard, fumant ma deuxième cigarette et je finis ce qui reste de mon café. En fait, t'attends pas ma réponse, tu me laisses le temps de réfléchir en décidant de partir, continuer ton chemin comme si rien n'était et tu me laisses non seulement la carte qui comporte ton numéro et ton adresse, mais aussi ton paquet de cigarette. Je croyais que tu l'avais oublié, avant de comprendre que t'as sûrement fait exprès... Enfin, si t'as oublié, je ne vais pas te courir après pour te la rendre.

Un boulot... Refaire une pièce de chez lui... J'ai bien conscience que bien que ça puisse prendre du temps, c'est pas un boulot indéfini, mais ça me permettrait au moins d'éviter de vivre dehors alors que l'hiver va bientôt pointer son nez si ce sont des travaux à long terme. Ça me permettrait de gagner un peu d'argent pour mieux manger aussi. Putain, faudrait que je mange mieux qu'un simple petit déjeuner et un diner une fois toutes les deux jours si je veux avoir de la force physique. Pas sûr que je tiendrai longtemps comme ça. Je soupire et laisse échapper la fumée de la cigarette dans l'air avant de croiser le regard de la serveuse. Ah tient... J'existe enfin... Pour me demander d'aller dehors. Ah oui, merde, le con, j'ai fini mon café trop rapidement !!

Trois jours plus tard :

Putain.
Ça fait genre depuis des minutes, peut-être une heure, je sais plus. J'ai perdu la notion du temps et mon téléphone est mort là. Du coup je sais pas quelle heure il est et le soleil n'est même pas là ce con ! Il s'est fait la malle depuis la pluie. Ça alterne entre nuages gris, pluie et vent froid, pas les conditions idéales pour être dehors dans le froid...! Puis j'ai mis du temps pour me décider, d'abord parce que j'étais tombé malade j'ai dû penser à autre chose que ce boulot, j'ai ce rhume à la con. J'ai attrapé froid à cause de cette pluie de merde, mais je vais mieux maintenant, bon pas sûr que j'ai une belle tête qu'auparavant. Je me mords intérieurement la joue et passe la main dans ma barbe, me gratte la joue et puis.. OH et puis merde hein ! Pas question de me retaper tout le chemin du retour les mains vides. J'appuie sur la sonnette sans réfléchir une seconde de plus et je finis par regretter. Toujours aussi impulsif, je ne réfléchis jamais à mes actions, des fois je le regrette pas. Bon allez... C'est pas plus mal. Ce gars me demande un service, j'ai besoin d'argent pour m'acheter de quoi à manger, de quoi reprendre les forces... C'est gagnant-gagnant. Je tuerai pour une douche, mais ça je vais pas lui demander. 'Fin, à voir. Je sais pas comment ça va se passer. C'est trop bizarre comme situation, ça ne m'est jamais arrivé et je n'avais pas idée que ça puisse m'arriver un jour...! Enfin si, mais avec les personnes qui sont chargées de s'occuper des SDF, c'est vraiment pas pareil comme situation. Maintenant que la porte s'ouvre, je te retrouve, un peu mal réveillé toi... On dirait que t'es réveillé y a pas longtemps, je n'ai pas besoin de dire un mot que tu t'écartes déjà pour me laisser entrer. J'ai hésité au début et puis finalement, j'ai fini par le faire et à peine que tu refermes la porte derrière moi, je sens presque l'odeur du café m'envahir les narines. Putain, cappuccino. Je saurai le reconnaître entre mille. " T'as une sale tronche quand t'es pas réveillé..." remarquais-je avec un petit sourire pincé, comme pour éviter de sourire encore plus. Sérieux, ta tête est énorme avec tes cheveux en pagaille.

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Re: We're in this together •• SAM ✻ ( Ven 13 Oct - 11:01 )




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Trois jours ont passé. Pas de news de toi jusqu'ici, je ne m'en fait pas pour autant. Rien ne te force à accepter la proposition. Réveillé depuis quoi, à peine cinq minutes, la tête dans le cul - tu me pardonneras l'expression peu ragoutante - je vais directement allumer la machine à café, guidé sur pilote automatique par mon désir de cappuccino de bon matin. Bon sang, j'ai les cheveux en vrac d'une force, j'ai autant d'épis qu'un foutu hérisson à en constater mon reflet dans le grand miroir du couloir. Je chope mon paquet de clopes et en glisse une au coin de mes lèvres.

- Putain, où est ce foutu briquet ? marmonnais-je en allant chercher du côté du salon.

Mais je suis interrompu alors qu'on sonne à la porte. Je me dirige au radar jusqu'à l'entrée, clope éteinte au bec. Ah bah tiens, moi qui pensais à toi y'a tout juste quelques minutes. Je m'écarte sans un mot pour t'inviter à entrer en esquissant un geste t'invitant à passer alors que tu sembles hésiter une seconde. Je referme la porte derrière toi.

" T'as une sale tronche quand t'es pas réveillé..." me fais-tu remarquer.

Un sourire amusé nait sur mes lèvres et ma clope manque de justesse de se faire la malle alors que je te réplique du tac au tac.

- Toi t'as une sale tronche H24 mec ! plaisantais-je à mon tour en passant une main dans mes cheveux pour y remettre un semblant d'ordre.

Je me dirige d'un pas trainant jusqu'à la cuisine, t'invitant implicitement à me suivre.

- Fais comme chez toi, poses tes affaires où tu veux, glissais-je alors que je vais récupérer une seconde tasse dans un placard. C'est marrant de voir que je t’accueille comme un vieux pote qui aurait ses habitudes ici. Pourtant on se connait à peine mais je sais pas, j'ai sans doute l'impression de me retrouver en toi, dans le caractère, le côté taciturne aussi. Je pourrais ou devrais me méfier sans doute mais non, j'sais pas, y'a un truc avec toi qui fait que j'agis naturellement comme si on étaient déjà habitués l'un à l'autre. J’irais pas jusqu'à dire comme si on se connaissait depuis toujours mais y'a un truc comme ça sans l'être vraiment. C'est particulier, difficile à définir. Je cerne plutôt bien les gens, j'imagine que depuis le temps, je peux faire confiance à mon instinct, surtout qu'agir comme ça par automatisme sans réfléchir ou juger spécialement la situation ou le contexte, c'est plutôt rare quand ça m'arrive. De cette façon précise je veux dire. Bref, je vais pas t’étaler la façon dont je vis les choses et cet espèce de sixième sens à la con qui me ferait penser à ce truc qu'ont les bonnes femmes.

- Capuccino ?

Je remplis bientôt nos tasses et prends place sur un tabouret haut autour de l'ilot central contre lequel je m'avachis à moitié.

- Content que tu te sois décidé à venir, glissais-je d'une voix ensommeillée en étouffant un bâillement.

Je me redresse à demi, les pieds en appui sur le barreau du tabouret pour me pencher vers le centre de l’îlot et chopper le paquet de pains au lait avant de reposer mes fesses sur l'assise. Je l'ouvre à l'arrache et t'en lances d'abord un ou deux.

- Tiens, file le grille pain derrière toi. C'est meilleur bien chaud, te demandais-je en t'indiquant le buffet dans ton dos tandis que je quitte mon siège pour aller récupérer du beurre et de la confiture dans le frigo. Nous ne tardons pas à déjeuner dans le silence. J'entends Morgan descendre pour aller pisser sans doute puisqu'il remonte sans passer dans le coin. Un instant plus tard, je range les deux-trois trucs qui trainent sur la table et te fais signe de me suivre. Viens, je te montre la fameuse pièce qui a besoin d'un bon coup de neuf.

Nous en prenant la direction et je te laisse y pénétrer. Tu touches un peu pour ce qui concerne la partie électricité ? J'en profiterais bien si tu te démerdes là-dedans pour changer les prises et mettre de nouveaux interrupteurs. Ces vieux trucs n'ont même pas la terre, dis-je en évoquant les prises qui datent des années 70 ou 80.
Les chiens déboulent bientôt alors que Morgan a du les laisser sortir de sa piaule. ils viennent aussitôt te saluer sans se méfier ni japper. Là aussi, l'instinct des chiens vu leur attitude avec toi me conforte dans mes impressions.

- Je te présente Ashley et Lynch. Méfie toi de Ash, la petite, elle peut très vite se montrer pot de colle et elle a le don de se fourrer dans les jambes. Nombre de fois je me suis ramassé la gueule par terre avec ses conneries, dis-je en souriant.

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Re: We're in this together •• SAM ✻ ( Sam 14 Oct - 15:03 )

We're in this together
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Une sale tronche.
C'est ce que tu me fais remarquer. Je hausse les sourcils à peine surpris et je tire un sourire en coin. "Comme si c'était pas évident ...!" répliquai-je alors que tu remets de l'ordre dans tes cheveux rebelles. Je redresse mon sac qui était à l'épaule quand tu te mets à bouger, j'ai pas besoin d'un signe pour comprendre que je doive te suivre. Je regarde autour de moi, franchement, t'as une belle baraque putain... En plus il fait chaud, c'est super espacé. Cela me laisse un léger goût amer, repensant à la maison que mes parents avaient. Ils avaient presque le même style que la tienne, à quelques numéros plus loin, dans cette même rue et c'est mon connard de frère qui y vit. Je passe devant le miroir et je me regarde à peine, je sais que je me fais un peu peur à voir et je n'aime pas ça, je déteste vraiment ça. Faudrait que je m'arrange un peu... Je dépose mon sac à la limite du couloir et la cuisine dans laquelle on entre. Je fais comme chez moi, mais je garde quand même mon blouson sur moi, j'ai encore froid mine de rien ou c'est juste encore cette mauvaise sensation... Réaction de mon corps qui en a assez que je ne mange pas. Je fais un petit tour dans la cuisine, un peu trop curieux, mais je ne peux pas m'en empêcher, à part Anya, je n'ai pas été chez quelqu'un... Je vous jure, y a pas plus taré que ces deux-là. Mais toi Sam, t'es le chef, t'es le premier à me proposer du boulot et tu ne plaisantais même pas quand tu m'as laissé entré et que tu m'accueilles comme si j'étais ton pote de longue date. Je commence sérieusement à avoir des doutes là.

Ouais, je commence à avoir des doutes parce que je te soupçonne que tu me connaisses et t'en profites que je ne m'en rappelle pas pour faire comme si rien n'était. C'est quand même trop beau pour être vrai qu'on s'entende facilement. Mais le pire, c'est que personne ne viendrait se mêler d'une bagarre comme celle-ci, encore moins inviter un ... SDF boire un café et se foutre un peu de la gueule du règlement de café. Je ne devrais pas baisser ma garde tout de suite, faut rester prudent. Rien ne me dit que tu n'es pas un ami de mon frère... Mais sérieusement, t'as l'air d'être un gars honnête sous ton air de blasé de tout. Tu n'es pas indifférent de ma situation, mais tu ne m'en parles pas, tu ne me poses pas de question et ça m'arrange parce que je n'ai pas envie de parler de ça.

Je hoche la tête à ta proposition. Putain, je le savais, c'était bien un capuccino. Cela voudrait dire que je suis un peu en manque de café depuis la dernière fois que j'ai pris un latté. Je me suis arrangé pour prendre une grande tasse, ça m'a bien aidé à me réchauffer, mais pas pour éviter de tomber malade. Je m'installe sur un tabouret, en face de toi et coince la tasse entre les mains tandis que toi, tu t'étales sur l’îlot, complètement à côté de la plaque. Toi t'es pas du matin, je note. " La prochaine fois, je viendrai un peu plus tard, t'es le genre à agoniser à mort les matins, mec." te réponds-je en étouffant un léger rire moqueur. Tu te bouges un peu pour attraper un paquet de pain qui est juste au milieu et qui me faisait de l'oeil, je crois que tu l'as remarqué pour m'en balancer deux. Tu me fais signe qu'il y a un grille-pain et je me bouge un peu pour le récupérer, aussitôt je me réinstalle sur le fauteuil. Je le branche et je mets les pains dedans, alors que tu ramènes de la confiture et du beurre. Un petit-déjeuner ... Un vrai putain. Je devrais me retenir de manger trop rapidement, mais je n'ai pas vraiment pu contrôler car j'ai déjà tout fini en même pas cinq minutes en fait, je n'ai pas pu m'empêcher de prendre une autre tranche de pain. Je m'en fiche de ton avis sur ma façon de manger. On ne parle pas durant ce repas, tu ne me fais pas la remarque sur ma façon de manger, tant mieux, ça me permet de savourer mon café en silence.

Presqu'en silence. J'entends quelqu'un descendre et faire du bruit pour ensuite remonter. J'aurai pensé que c'est ta gosse, mais elle a quand même un pas lourd sur les marches... Apparemment pas du matin non plus. Z'êtes pas du matin vous dans cette famille. Je fais comme si je n'ai rien entendu.

Je tapote la table de l’îlot avant de me lever pour te suivre, alors que tu allais me montrer la pièce qui a besoin d'un coup de neuf. Je laisse la tasse et j'ai laissé le grille pain branché, j'ai eu un petit sentiment d'insécurité à laisser mon sac sans surveillance, je ne suis pas encore habitué à la sensation d'être en sécurité ici. Trop bizarre tout ça pour moi et j'ai l'impression que le fait d'avoir mangé un peu trop vite ne m'ait pas trop aidé. En fait, c'est pas une impression, c'est un constat. Mon estomac n'est pas habitué à autant de nourriture d'un coup, mais au moins les tremblements semblent s'arrêter et c'est bien. J'aurai moins d'attention là-dessus.

Arrivé à cette pièce, je hausse les sourcils et constate qu'en effet, cette pièce a vraiment besoin d'un coup de neuf, parce que putain le bordel qu'il y a, pas moyen que je m'en débarrasse tout seul, je pense que j'aurai besoin de ton aide à certains moments. Les murs ont vraiment besoin d'un coup de pinceau, le sol à refaire. Un peu de ménage ferait pas de mal. C'est mon premier constat. J'entre dans cette pièce et me mets à l'analyser plus en profondeur, je sors mes lunettes de soleil et les mets sur mon nez, j'observe le travail qu'il y a à faire dans un air songeur tandis que tu me poses la question sur l'électricité. Mouais, j'en ai fait, j'ai appris à bidouiller par ici et par là en prison. Pour te répondre, je cherche les prises dans la pièce, tout en l'observant rapidement. Quand j'en trouve une, je m'abaisse vers les prises pour regarder, je remonte les lunettes. Je remarque l'âge qu'elles ont et ça devrait être de la préhistoire, ça me fait quand même rappeler mon enfance, on avait ces genres de prises là avant qu'on soit obligés de les changer pour mieux adapter aux nouvelles...! Sérieux, personne n'est entré depuis des mois pour que ça soit poussiéreux comme ça. Je retourne mon regard vers toi avant de remarquer que des chiens déboulent de nulle part. Si j'ai été surpris par leur apparition au début, je me montrais plus à l'aise avec eux. J'aime beaucoup ces bêtes-là, elles sont les meilleures amies des hommes et la majorité des SDF en ont, mais les conditions pour s'en occuper étaient déplorables que je n'avais pas envie de leur infliger cela. Même si ça m'aurait moins me sentir seul. Je ne peux pas m'empêcher de caresser le plus petit. Tu me les présentes alors que je continue toujours à la caresser avant d'être surpris par le rebond d'énergie d'Ashley à vouloir mettre les pattes sur mon torse. " Hé là ! Doucement toi...!" fis-je remarquer en la caressant, alors que j'aurai pu perdre l'équilibre. Je la pousse un peu pour que je puisse me redresser, elle n'arrête pas de tourner autour de mes jambes maintenant, sûrement contente de voir un nouveau inconnu. Je soupire et plisse les yeux pour regarder le plafond, les mains dans les poches de mon blouson. Je donne un léger coup de talon au sol pour vérifier le parquet. Je secoue un peu la tête " Eh ben putain mec... On dirait que personne n'est venu ici depuis les années 80 dans cette pièce, pas parce que le look fait ringard et l'odeur de renfermé craint un peu, le parquet part un peu en couille là, limite faut le changer, bon j'peux te le rénover si tu veux pour que ça tienne encore quelques années... Les murs sont à repeindre, j'ai cru voir des fissures là, faudrait que je regarde de plus près. Puis il y a la plinthe qu'il faut refaire, celle qui est près de la porte est décrochée... Les prises et les interrupteurs sont à changer, ça ne va pas être compliqué, j'ai déjà fait ça auparavant. Si tu veux que je bosse sur cette pièce, j'aurai besoin de ton aide pour débarrasser tout ce qui traine. Si y a des trucs que t'en as pas besoin, autant les mettre dans la déchet'. " dis-je en désignant le lit, le fauteuil, les bouquins qui traine, les étagères et ainsi de suite. " Ça va prendre du temps, mais j'peux m'occuper de tout ça. J'aurai combien en échange ?"

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Re: We're in this together •• SAM ✻ ( Mar 17 Oct - 12:11 )




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Tu fais le tour de la pièce tandis que je me cale un instant contre le mur et étouffe un bâillement. L'endroit fait office de débarras, situé sous comble, il y a un vieux matelas posé depuis nombre d'années au milieu où Morgan adorait venir squatter fut un temps lorsqu'il venait étant môme pour les vacances. C'était son refuge, son antre, une sorte de terrain de jeu. Il y a des livres un peu partout, des tas de bibelots dont je ne veux plus mais dont je ne me suis jamais débarrassé. Les piles de bouquins trônent en vrac sur le sol ou en équilibre sur des coins de meubles ou tabourets. Enfant, Morgan s'était amusé à se créer un mini labyrinthe ou une cabane-château avec ces vieux ouvrages. Bref, c'est un joyeux désordre. Je m'accroupis un instant et glisse mes doigts sur le sol pour constater la couche de poussière qui s'est formée avec le temps. Tandis que je me redresse et parcoure la pièce pour me poster près du velux crasseux depuis le temps qu'il n'a pas été nettoyé, je fais tomber un des bouquins sur le sol qui atterrit sur le sol en soulevant un petit nuage de poussière.
Ash et Lynch déboulent bientôt et viennent joyeusement à ta rencontre. J'ouvre le velux histoire d'aérer un peu.

" Hé là ! Doucement toi...!" glisses-tu à Ashley qui s'avère être une petite tornade d'affection. Tu la pousses d'ailleurs un peu pour pouvoir te redresser sans te péter la gueule en arrière sous ses assauts. De faibles rayons de soleil percent entre les nuages et attirent l'attention sur les moutons de poussière accumulés au sol. Le parquet gris-blanc en bois ne révèle plus sa splendeur d'antan. Je me demande comment j'ai pu laisser ainsi cette pièce à l'abandon tout ce temps. Manque de temps assurément mais pas que.
Tu vérifies l'état du parquet également dans un dernier tour d'horizon puis déclare :

" Eh ben putain mec... On dirait que personne n'est venu ici depuis les années 80 dans cette pièce, pas parce que le look fait ringard et l'odeur de renfermé craint un peu, le parquet part un peu en couille là, limite faut le changer, bon j'peux te le rénover si tu veux pour que ça tienne encore quelques années... Les murs sont à repeindre, j'ai cru voir des fissures là, faudrait que je regarde de plus près. Puis il y a la plinthe qu'il faut refaire, celle qui est près de la porte est décrochée... Les prises et les interrupteurs sont à changer, ça ne va pas être compliqué, j'ai déjà fait ça auparavant. Si tu veux que je bosse sur cette pièce, j'aurai besoin de ton aide pour débarrasser tout ce qui traine. Si y a des trucs que t'en as pas besoin, autant les mettre dans la déchet'. " dis-tu en désignant le mobilier encombrant.

Je crois que c'est la première fois que tu réunis autant de mots dans une phrase. Ou autant de phrases à vrai dire.

- Yep, il est temps de se débarrasser de tout ce bordel, dis-je en acquiescant par rapport au fait que je vais bien évidemment te filer la main pour vider la dite pièce.

" Ça va prendre du temps, mais j'peux m'occuper de tout ça. J'aurai combien en échange ?"

Ta façon de formuler la question de manière si directe me fait sourire. Nous parlons alors ensemble d'une estimation du coût et fixons une base. Nous convenant ainsi de ceci ensemble tranquillement. Je fais signe à Ash et Lynch de dégager d'un signe du doigt en leur indiquant la sortie. Il est temps que j'aille prendre une douche. Je t'invite à faire comme chez toi durant ce laps de temps.
C'est ainsi un moment plus tard que nous nous mettons à l'ouvrage. Nous commençons à débarrasser la pièce et les deux chiens cette fois-ci semblent décidés à être dans nos pattes. Alors que l'on soulève une vieille commode pour la placer dans le couloir, Ash manque de me faire tomber, je ne sais au juste comment je joue des jambes, mais j'ai l'air d'un guignol un instant en ressemblant à un ressort sur pattes pour éviter la chienne qui s'emmêle dans mes panards, laquelle je veux éviter et elle aussi visiblement, ce qui fait que quand je veux placer mes pieds ailleurs, elle se fourre pile en dessous !

- Putain mec, on dirait que je danse la gigue !

J'explose de rire après coup.

- J'en peux plus sérieux ! Le mode guignoland de bon matin ça ne me réussit pas, déclarais-je hilare face à mes pitreries involontaires.

Je me frappe le front du plat de la main et gueule gentiment après les chiens d'aller se poser dans le coin du couloir. Lynch s'exécute mais Ash elle, fait toujours la con !

- Hep le bouvier-pékinois, t'as finis de faire le singe ?! Je t'adresse un regard et relève. Me demande pas pourquoi le bouvier-pékinois, c'est sorti comme ça.

A la base c'est un bouvier bernois, rien à voir avec quoi que ce soit qui ressemble de près ou de loin à un foutu pékinois. Morgan déboule bientôt de sa chambre avec un vieille tronche de pâté de foie lui aussi. Je te le désigne en lançant par rapport à sa tronche du matin.

- Pire que la mienne de ce matin, pas vrai ?!

- Qu'est-ce que vous foutez les vioques ? dit-il sans se soucier de formalité ni du fait qu'il ne te connaisse pas en nous regardant avec une expression what the fuck.

- Je te présente mon Môme, Morgan, te dis-je sans chercher à m'excuser pour lui de son manque de politesse. Morgan, Tony. Il va squatter en journée durant les travaux pour retaper la pièce où tu squattais tout le temps étant môme.

- Humm ... cool. Il était temps ! Y'avait comme une odeur de cadavre là-dedans, dit-il en redescendant les escaliers se retournant un instant vers nous à mi course pour ajouter. Virez pas le lit, les gonzesses adorent cette pièce. Ca doit être la poussière qui les excite, affirme-t-il sans se démonter.

Je te regarde et me cogne à nouveau le front.

- Morgan ou l'art de m'apprendre qu'il s'envoie en l'air dans mon dos ... J'arque aussitôt un sourcil dubitatif et troublé face à ma propre réflexion. Comme si j'avais envie d'être au courant ou que je lui demandais de m'avertir ou demander ma permission. Sérieux ... ! C'était bizarre dit comme ça ... ! Putain, c'est moi où je parle trop ?! A croire que tu me fais de l'effet pour me transformer ainsi en boite à parlotte ?! dis-je en déconnant.

Alors que nous retournons dans la pièce, il est temps de virer le lit. Ça ne va pas être une mince affaire car ce vieux matelas pèse des tonnes et c'est encore moins évident avec les poutres et le toit en pente à cet angle là de la maison qui est du coup très bas de plafond. Va falloir le faire glisser à demi penché déjà puis ensuite le soulever sans s'éclater la tête sur les poutres. Je t'indique d'ailleurs de faire gaffe à ces dernières.


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Re: We're in this together •• SAM ✻ ( Mar 17 Oct - 15:04 )

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Je ne tourne pas autour du pot.
Je n'aime pas qu'on parle en surface, je préfère aller direct au but et si ça ne plait pas aux personnes, tant pis, y en aura d'autres. En même temps, si ça les dérange, c'est sûr qu'ils ne vont pas s'entendre avec moi, surtout si on me dit que j'ai un caractère de merde, Cela ne te dérange pas, j'arque un sourcil à ton sourire et t'me suis dans la conversation. Nous discutons des travaux à faire, nous estimons le coût et aussi les achats à faire pour les outils nécessaires. Nous avons discuté de cela tranquillement et quand la discussion est terminée, nous sortons de la pièce avec les chiens et je remarque que la petite ne cesse pas d'être dans nos pattes. J'espère que je ne vais pas la supporter pendant que je ferai les travaux... Parce que sinon, c'est mal parti si elle est chiante même si elle a l'air d'être adorable et que j'aime bien les chiens. J'aime quand même pas qu'on me fasse chier surtout ! Je soupire à peine quand tu me laisses tout seul dans la maison alors que t'as besoin d'une douche.

Enfin, je ne suis pas vraiment seul parce que je me retrouve en compagnie des deux chiens et de la gosse qui doit être quelque part dans cette maison. Je décide de descendre pour me reprendre un café et une autre tranche de pain, je suis bien parti pour finir tout le paquet... Je descends surtout pour vérifier si mon sac est bien là, je sais que personne ne viendrait le voler, mais je ne peux pas contrôler ma paranoïa : on a tellement tenté de voler mon sac, plusieurs fois alors qu'il ne contient pas grand chose d'important dedans. ca a toujours été comme ça, des gens qui tentent de voler les sacs des autres, on m'a dit que c'était dangereux et qu'il faudrait mieux ne pas en avoir, qu'il faut tout fourrer dans les poches ou dans les chaussures (sisi). Je ne me suis pas trop démerdé pour les avoir sur les épaules encore aujourd'hui.

Après que tu m'ais retrouvé et que moi j'ai plus ou moins fait un tour dans les lieux, on a décidé de commencer à débarrasser la pièce. On n'attend plus une seconde de plus qu'on s'occupe à déplacer la commode qui doit avoir l'âge de ma grand-mère et on est embêté par les chiens. J'ai Lynch apparemment qui s'est arrêtée quand je lui ai lancé un regard autoritaire alors que de l'autre côté de la commode, je te sens gigoter dans tous les sens. J'essaye de ne pas faire tomber la commode, alors que t'es près à le faire ! Je n'ai pas besoin de me pencher pour voir qui est ce qui t'embête. Impossible de rester sérieux face à ta danse improvisée avec le chien qui court dans les deux sens comme une puce. " Tant que tu fais pas le cancan...! Les dégâts que ça ferait si tu levais vraiment les pieds plus haut ! " Je pouffe de rire à l'image, encore heureux qu'il lève pas les jambes aussi haut. Enfin, je ris pas longtemps que je lâche un grognement d'effort à cause du poids de la commode qui se fait sentir à force de la stabiliser avec toi qui fais le clown de l'autre côté, je ne sais pas comment on fait pour la tenir malgré tout. Dans tous les cas, on ne l'a pas tenue longtemps quand j'essaye de faire un pas et que je sens écraser quelque chose sous mon pied, une patte. Je quitte ton regard et mon sourire, pour regarder sur quoi j'ai marché, je soulève vite le pied et essaye de le mettre ailleurs, sauf que Lynch se met là où j'allais reprendre l'équilibre...! Merde putain, j'ai les deux chiens maintenant Lynch nous a rejoint ou plutôt rejoint l'autre, Ash... ! " Hé là ! Les chiens, restez tranquille bordel ! " C'est beau de rêver. Avec toi qui finis par éclater de rire et moi qui essaye d'éviter de marcher sur une des deux chiennes, on n'en pouvait plus qu'on n'a pas besoin de dire un mot qu'on est d'accord pour la déposer tout de suite dans un bruit à en réveiller les morts. Si on la gardait encore en l'air, on se serait retrouvé par terre emporté par son poids, morts de rire ou mort tout court. Je dépose le bras sur la commode avec un sourire au coin, ça fait longtemps que je n'ai pas souri plus de trois fois d'affilé.

" Ah bon ? Parce que tu as le mode guignoland soirée ? " ricanai-je, je me fous un peu de ta gueule. " Petite nature." De bon matin, faut pas exagérer, il est dix heures à peine.

Il nous reste encore quelques pas à faire avant de déposer et laisser pour l'instant la commode. Tu dégages les chiens, enfin y a toujours la même, Ashley qui fait toujours la conne. Je te regardes, les sourcils froncés quand tu sors un terme : bouvier pékinois. Ce chien ne m'a pas l'air ... D'être pékinois. T'es au courant que c'est un bouvier bernois au moins mon gars ? Tu as devancé ma question que tu t'expliques. " Oui oui... C'est le matin qui fait ça... J'ai compris." marmonnai-je et je suis sûr que tu m'as entendu.

On déplace le meuble jusqu'à la destination et à peine qu'on la dépose, voilà un grand gars qui sort de sa chambre, tout juste à côté de toi. La gueule fait peur à voir. La mienne n'est pas mieux à mon réveil, je n'ai pas besoin qu'on me fasse la remarque ni de me regarder dans le miroir, je le sais tout juste parce que je ne vois jamais rien et je ressemble un peu à une taupe. J'laisserai jamais le plaisir à qui ce que ce soit de me voir ainsi. " Tel père, tel fils... Mais je te l'accorde: pire que la tienne." Et voilà que ce gars se met à parler. L'atterrissage dans le monde réel doit être dur parce qu'il a l'air d'être grave à la ramasse en nous voyant avec la commode près de sa porte. Je pose mon bras sur ce meuble et le détaille avant de te regarder, puis le regarder à nouveau. Morgan... Son gosse. Il avait parlé d'avoir une gosse, c'est sûr avec ses cheveux pareil, on le prendrait pour une fille -mais je préfère ne rien dire, ça blesse l'égo - à moins qu'il veuille dire qu'il a deux gosses à proprement parler. Je ne remarque pas la présence de ta femme/compagne d'ailleurs. Question trop personnelle et je ne tiens pas à ce que tu me retournes la même. Je le salue d'un signe de tête, j'en apprends un peu plus sur ta famille.

Au moins on est d'accord sur un truc : y a vraiment une odeur bizarre dans cette pièce... Pas besoin d'aller plus loin que j'ai déjà la réponse. Je hausse les sourcils, j'ai ce sourire débile et te regarde presque amusé. Faudrait que t'apprenne à ton gosse d'aérer la pièce les prochaines fois, ça aidera.... Avant de me faire savoir que t'étais pas au courant. Ah ouais merde. Tu devrais avoir un sommeil sacrément lourd pour ne pas entendre ou il est discret ou... En fait je ne veux pas savoir. Cela ne me regarde pas. Pas mes affaires. Pas mon business. Ta réaction me fait marrer. Le père perturbé. Je te jure.

" Je fais toujours cet effet. Allons nous débarrasser du lit... De cette pièce. " dis-je bien sérieux d'un coup. Je sais pas pourquoi, ni comment, mais ouais, je fais toujours parler les gens... Bon j'avoue que toi, t'as bien réussi à me faire parler assez longtemps, bien que c'était pour te faire part de l'analyse de la pièce.

On va éviter de trop traîner dans ce cas là. On regarde le matelas et je lâche un soupir. Ca va pas être une mince affaire... Bon allez, on ne perd pas une seconde de plus qu'on décide de déplacer le matelas, d'abord à demi-penché pour qu'il se glisse plus facilement et ensuite on le soulève. Sauf qu'au moment où on le soulève, tu me parles et y a ce chien qui revient à la charge. " Raah Ashley ! Ouste !" Sérieux, c'est super chiant ça, faudrait qu'on les enferme un mo...Oh là...! Meeeerdeeeeeuh !!

BOUM !

J'ai à peine eu le temps de grogner que le matelas manque de tomber et de nous échapper, on se rattrape comme on peut et on l'a laissé tombé sur le bois du lit quand même. Je passe la main sur la tête qui s'est cognée contre une poutre et lance un regard noir au chien. " Sérieux, elle se faufile vraiment entre nos pattes celle-là !! " râlai-je en voyant le chien qui réussi à détaler comme si c'était un jeu. J'ai perdu l'équilibre à cause d'elle et me suis pris une poutre.

On réussi à envoyer Ashley et Lynch vers Morgan qui était en bas en train de prendre le petit déjeuner. J'ai un peu trop forcé sur le pain qu'il ne lui en reste pas assez... Boah, il n'avait qu'à se lever plus tôt ou plutôt nous rejoindre au lieu d'aller pisser. On reprend le matelas et on se démerde plutôt bien pour le dégager de la pièce... On a continué à vider la pièce au fur et à mesure et quand il nous restait plus que les bouquins à virer. On les trie, pour voir lesquels garder et lesquels balancer. Y a des moments où je m'intéressais à quelques titres et j'ai fini par en prendre un, ce qui pourrait être une lecture pour les jours à venir. " L'autre jour t'avais dit que t'avais une gosse. En fait, t'en as deux c'est ça ? " te demandai-je en voyant Morgan remonter pour rentrer directement dans la chambre et les chiens reviennent déjà à la charge, c'est bon, ils ne vont plus nous embêter tant qu'on n'a pas les meubles dans nos bras.
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Re: We're in this together •• SAM ✻ ( Ven 20 Oct - 12:02 )






Tony + Sam
« We're in this together. »
Au moment où on soulève le matelas, Ashley revient à la charge alors que je te préviens dans le même temps de faire attention à la poutre. Un gros "BOUM !" fait place au silence. Même Ash semble se trouver con d'avoir provoqué l'incident. Comme si elle savait qu'elle allait se faire réprimander, elle file aussi sec, tête basse et queue entre les pattes.

" Sérieux, elle se faufile vraiment entre nos pattes celle-là !! " râles-tu à force raison.

- Ça va aller la tête ? Putain elle a jamais été aussi intenable, j'avoue. D'habitude ça dure cinq-dix minutes le temps des présentations. A croire que tu l'électrises la petite ! Little doggy man ... !

Finalement, les chiens rejoignent Morgan en bas. On dégage enfin le matelas de la pièce puis vidons le reste au fur et à mesure. Un instant plus tard, alors qu'on trie les bouquins, tu sembles t'intéresser à quelques-uns d'entre eux.

" L'autre jour t'avais dit que t'avais une gosse. En fait, t'en as deux c'est ça ? "

- Yep ! Ma môme elle, c'est plus compliqué. Disons qu'elle a débarqué dans ma vie du jour au lendemain alors que je n'étais même pas au courant de son existence. Et tu peux me croire, ça fait un drôle d'effet !

Je m'égare un peu sur le sujet en te parlant de la façon dont elle est arrivée ici, venant frapper à ma porte en m'annonçant qui elle était pour moi, de but en blanc. Je te parle des quelques tensions qu'il y a eu à cause du fait que ce n'était pas évident de se trouver face à un tel contexte. Et puis de son caractère et le mien qui nous a valu quelques accroches, surtout face à ses frasques. La môme s'applique à m'en faire voir de temps à autre.
Morgan a rejoint sa chambre et les chiens reviennent vers nous. Ashley est un peu plus calme. Elle a visiblement compris qu'elle avait abusé tout-à-l'heure. Après quelques papouilles, les deux vont se poser dans un coin. Mais Ashley revient un instant sur ses pas pour te filer une léchouille sur le visage, posant ses pattes avant sur tes jambes tandis qu'on est tous les deux assis à même le sol, pour pouvoir être à ta hauteur en se hissant sur ses pattounes arrières.

- Mmmhhh délicate intention Ash mais je crois que Tony préfèrerait rouler un patin à une jolie femme tant q'à faire. Le genre sans poils !

Je pouffe de rire en te demandant si quant à toi, ça t'as fait de l'effet ! Un peu plus tard, nous partons pour faire un tour par la déchetterie. Morgan en profite pour faire un bout de chemin avec nous étant donné qu'on passe devant chez un pote à lui. Ce petit con n'est cependant pas décidé à aider. Aussi, durant le trajet, je lui lance que je peux tout aussi bien l'embarquer à la dechett' avec nous sans m'arrêter à l'aller vers chez son pote. Il se braque en mode "je vous filerais pas la main pour autant là-bas même si tu m'y contrains". Et moi je réplique :

- Quand t'auras la moitié du corps penché dans le vide, j'suis pas certain que tu t'y décides pas très vite ! arguais-je sur le ton de la plaisanterie alors que j'imagine la scène entre moi et lui alors que je le chopperais par un bout pour le pencher au-dessus de l'une de ces immenses fosse d'une incroyable profondeur où s'entassent des centaines de mètres de déchets.

Finalement, Morgan nous accompagne. Pas qu'il ait eu peur de ma menace mais il ne rechigne en général que pour la forme ou m'enquiquiner. Enfin ça dépend.

- Tu viens d'où ? te demande-t’il bientôt en s'intéressant à toi. T'as un look tout droit sorti de prison ou du moins t'en as la tronche. Ça doit être la gueule revêche et la barbe, je sais pas. Le prends pas mal, mec. ajoute-t-il avec un sourire taquin.

Alors qu'on se gare, je me penche vers l'arrière pour lui filer une tape sur la tête, le gratifiant d'un "petit con va !"

Ce môme me fait honte des fois. Quoique plus jeune, je n'étais sans doute pas loin d'être pareil. Toujours dans la provocation et la déconnade. La bonne humeur s'installe alors que Morgan fait le con en nous aidant par la suite. Il nous encourage à fond lorsqu'on doit porter le matelas hors de la remorque du pick-up, ayant décidé de ne pas toucher à ce vieux matelas qui sent le moisi depuis le temps.
Une bonne femme semble nous observer à quelques mètres, appuyée contre l'aile de leur voiture tandis que son époux, du moins c'est ce que l'on suppose, décharge le coffre de leur bagnole. Elle s'emploie elle, à se limer les ongles sans te quitter du regard.

- T'as une touche vieux ... ! te glissais-je en t'indiquant discrètement du menton la femme en question quelques dizaines de mètres plus loin.

Je ne saurais dire ce que je pense d'elle sur l'instant. Trop d'artifices entre la coiffure, la tenue etc... . Ça a l'air le genre maquillée à outrance et tout-à-fait le style à faire du gringue à n'importe quel type pile sous les yeux de son mari.

- Après Ash ... ça peut faire office de léchouilles moins dégueulasses ... déconnais-je avant d'exploser de rire à m'en plier en deux. Je pars dans un fou rire digne de ce nom et ai tendance à m'écarter un peu de toi au cas où il te vienne l'envie de me balancer dans la fosse à déchets. Sait-on jamais !

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Re: We're in this together •• SAM ✻ ( Mar 24 Oct - 13:25 )

We're in this together
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T'me racontes l'histoire de ta môme.
C'est donc le résultat d'une aventure, mais que tu décides d'assumer. T'étais pas au courant de son existence avant et j'imagine bien que t'aurai pu faire quelque chose si t'avais su. Ça devrait faire drôle comme effet d'apprendre qu'on est père du jour au lendemain, c'est totalement inattendu. Sur ce point-là, je peux te comprendre, j'ai moi-même une fille et ce n'était pas prévu, on avait décidé de la laisser à l'adoption, mais ils l'ont gardée quand même et moi, je sais pas si je veux la rencontrer. On me dit qu'il faut quand même que je tente, c'est même pourquoi je suis là, dans cette ville qui regroupe trop de souvenirs, alors que j'aurai pu être ailleurs...!

Je t'écoute attentivement, tu t'ouvres à moi avec aisance, c'est hallucinant. On se connaît pas tant que ça, tu me racontes ton histoire avec ta fille. J'aurai pu partager la mienne, mais je reste quand même méfiant et aussi, parce que j'ai pas trop envie que tu fasses le rapprochement avec Beny si jamais tu le connaîs. Y a surtout pas plus parano que lui, enfin peut-être moi, mais je crois que je suis loin. Si je confirme que je suis le petit frère de ce connard, je n'aurai aucune chance de voir ma fille, parce qu'il saura me donner de l'argent en échange que je m'éloigne de cette ville. Promesse que je tiendrais à peine, c'est mal me connaître, je veux surtout avoir vu au moins une fois Harley. Enfin, tout ça, je ne te raconte pas et je t'écoute en train de parler sur ta relation avec Max.

Voilà qu'en pleine discussion et rangement des bouquins, les chiens sont de retour. Je me mets cette fois-ci en garde contre Ashley en particulier, on ne sait jamais ce qu'elle a en tête celle-là. Peut-être que j'ai pris un sacré coup de tête qui m'a donné le tournis, faut croire que j'ai de la chance comme on ne cesse pas de me le dire : j'ai la cabosse solide. Je lâche un gros soupir quand elle pose les pattes sur moi, je lâche vite le bouquin à côté de moi pour essayer de la contenir. Je lâche un grognement quand elle me lèche le visage, j'ai un mouvement de recul, mais elle continue à avancer, je la pousse, elle s'appuie davantage. " C'est bon rah ! Ash, recule maintenant !" Et toi, tu te fous de ma gueule, je ne peux pas te lancer un regard noir face à ta blague parce que j'ai Ash qui occupe tout le paysage ! Elle a fini par comprendre qu'il fallait qu'elle prenne de la distance maintenant. Je ne suis pas trop habitué à autant d'affection, qui de plus, cela vient d'un animal. Dans le fond, ça me faisait tout drôle. Je te donne un coup de poing sur ton bras en réponse à ta connerie de tout à l'heure. C'est sûr que je préfère les femmes aux chiens, c'est pas comparable. " Depuis le temps que t'as ces chiens... Tu dois sacrément apprécier les patins qu'ils te roulent." Une petite pause, j'ai le petit sourire moqueur et je lève les mains avec un air innocent. " Oh. Je comprends, c'est ton secret, je ne vais rien dire." Je ricane alors qu'Ash s'installe juste à côté de moi. Je suis son coup de coeur visiblement, c'est très étonnant. Je repense à ce que Bob, un SDF que j'ai rencontré auparavant, m'avait dit. Les bêtes savent sentir quand on est triste ou mal, enfin, voyons, je ne suis pas mal en point. Une bosse à la tête, des petites douleurs aux mains dues à la bagarre mais ça s'améliore, un peu malade mais je vais mieux. Est-ce que ses léchouilles m'ont fait de l'effet ? Non mais faut pas rêver mec !


Après avoir fait le gros rangement, le triage. Il nous restait plus qu'à tout mettre dans ton pick-up et faire le chemin jusqu'à la déchetterie. On a profité pour une pause et manger un peu de viande qui restait dans le frigo. Je crois que je n'ai jamais autant mangé en une journée et je me sens vraiment mieux, quoique très bizarre. J'ai l'impression que ma tête tourne un peu, mais je fais pas trop gaffe. Morgan se joint à nous pour le déjeuner et je te regarde en train de le convaincre ... A ta façon. Ce qui a marché bien que c'est une touche de plaisanterie, mais dans le fond, j'imagine que t'es sérieux et qu'il faudrait vraiment pas qu'on te fausse compagnie quand t'as besoin d'aide.

Les lunettes de soleil au nez, je monte avec toi dans le pick-up et on était en train de faire le chemin en silence. J'étais devant avec toi qui conduis. Heureusement que ce n'est pas moi au volant, parce que merde, ça fait plus de vingt ans que j'ai pas touché à quoi ce que ce soit de la voiture côté conducteur et ça ne me manque pas. Pas après un tel accident. C'est peut-être mieux pour la sécurité de tout le monde que je ne conduise pas...! Je repense aux victimes que j'ai pu faire et je comprends la colère de mon grand-frère, c'est vraiment le hasard de la vie qui se fout vraiment de notre gueule...!

Ton gosse rompt le silence en me demandant d'où je viens. Je peux pas lui en vouloir d'être curieux, je me serai aussi posé la question sur les origines d'un inconnu qui vient de nulle part, avec un look assez négligé et digne d'une identité de SDF. Je relève mon regard pour le regarder depuis le rétroviseur avant de me retourner à demi vers le gosse, nullement amusé par sa réflexion. Il voulait plaisanter, moi je ne plaisante pas. " Au moins, ça n'encourage pas aux gens de me parler et encore moins à faire le malin avec moi." lui répondis-je. Je ne confirme pas que j'ai été en prison, je ne déments pas non plus. J'esquive le sujet, parce que je n'en ai pas envie et surtout, ça ne le regarde pas. " Mais j'suis du Texas." ajoutai-je pour répondre quand même à la question d'où je viens alors que je me replace correctement sur le siège. Ca fait des années que je suis pas retourné là-bas, ça me manque un peu et entendre l'accent surtout...! Ah c'est ça l'accent...! ajoute Morgan... Ouais l'accent Texan bien que léger, est tout ce qui me reste du Texas.

Je n'attends pas une seconde de plus pour descendre quand on s'est arrêté, te laissant seul avec ton môme. Je regarde autour de moi et je trouve que rien n'a changé ici, si ce n'est que les déchets. Enfin. On ne perd pas de temps avec Morgan qui nous aide finalement, sauf pour le matelas où il ne fait que nous encourager en claquant dans les mains, avec un sourire idiot. Dire qu'il voulait pas qu'on touche à ce lit, mais on n'a pas eu le choix quand on a vu à quel point il était foutu. Y avait pas moyen qu'on le laisse ici.

" Je sais mec." te répondis-je quand tu me dis que j'ai une touche. Je te souris à peine et je lance un regard discret à la demoiselle qui me sourit. Je souris à mon tour avant de t'entendre balancer une connerie. Je lève à peine les yeux au ciel, les lunettes remonté à la tête et j'allais t'agripper par les épaules pour que t'arrêtes de rire, mais tu prends assez vite les distances, comme si t'avais lu dans mes pensées. " Putain, mais t'es vraiment con !" Je parcours vite le peu de distance qui nous reste pour que je t'attrape, mais tu résistes et au final, on se retrouve à faire les cons à se bagarrer gentiment, moi qui essaye de te rapprocher de la fosse, tandis que toi tu faisais ton mieux pour te libérer. Qu'est ce que vous foutez ? Je savais que j'ai bien fait de ne pas toucher au lit. soupira Morgan qui arrive en plein milieu de la scène. Je te relâche aussitôt avec un petit air innocent. " On débattait." J'ai vu ouais...! Ceci dit, la nana est partie. " Pas grave. C'est pas comme si la ville était très grande..." je hausse les épaules et te donne un coup amical à l'épaule en te voyant réagir à nouveau. Ceci dit, je suis un peu sur le cul que j'ai une touche malgré mon look. Ceci dit. Je te regarde. " Eh, pour qu'elle me regarde comme ça, c'est que je n'ai pas une si mauvaise tronche 24h/7j mec...!" Si je me rasais un peu, j'aurai du succès que tu devrais commencer à t'inquiéter si toutes les femmes ne viennent pas dans ton lit... Enfin, si t'es pas marié. Je passe la main dans ma barbe qui a bien poussée, faudrait vraiment que je me rase et je devrais te demander plus tard. Et t'as fait tomber ça. Il me tend la photo et j'ai pas besoin de savoir laquelle c'est que je lui prends vite des mains pour la remettre dans la poche. " On a fini de tout jeter ? Ouais ? Bon, on y va." fais-je rapidement, j'ai pas envie que ce gars rebondisse sur le sujet de la photo qu'il a vu.

Il avait vu la photo de Anna et de Harley, prise par Beny. C'est même la seule photo que j'ai d'elles, la seule où elles sourient pour de vrais. Franchement, ce bout de papier m'aura vraiment donné du fil à retordre en prison, je devais le protéger à tout prix. Sérieusement, on nous brisait en nous détruisant nos affaires, nos souvenirs les plus chers... Même si là, j'ai pas vraiment un souvenir dans cette photo, je n'étais pas là pour elle.

Nous remontons dans la voiture et on retourne chez toi. Morgan a insisté à ce tu le ramènes chez son pote, donc on a fait un détour et ensuite on est rentrés. On est quand même resté deux bonnes heures dehors et on n'a pas beaucoup parlés, juste des conneries par ici et par là. Quand on est arrivés, je me suis permis de passer par la salle de bain pour me raser un peu, mais tu m'as même permis de prendre une douche. Je ne suis pas trop à ça près de prendre une douche en pleine journée. Au contraire, ça m'a fait du bien même, parce que ça fait des jours que j'en ai pas pris et je me suis changé avec les vêtements que j'ai pu récupérer quelques jours avant. Je suis ressorti avec l'impression d'être un tout nouveau homme. Je dépose mon sac près de la porte alors que je suis retourné dans la pièce qui est maintenant vide. Je fais vite le constat sur les outils que j'aurai besoin, j'ai déjà vu l'inventaire avec toi plus tôt et il y aurait besoin que je fasse un tour dans un magasin de bricolage. Je te rejoins vite en bas dans la cuisine... " Faudrait que tu me donnes de l'argent pour que je fasse les courses demain matin, avant que je vienne chez toi. A moins que tu veuilles venir aussi, mais j'me doute que t'aimerais pas te lever tôt et que toute la ville découvre ta tête au réveil." Une pause et je remarque la tête que tu fais en voyant le "léger" changement au niveau de mon visage. " Ouais hein... Suffit de raser un petit peu, j'ai plus la même tête..."
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Re: We're in this together •• SAM ✻ ( Sam 28 Oct - 10:10 )




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De retour à la maison, tu fais un tour par la salle de bain. Je te laisse pleinement profiter de te rafraichir en prenant une douche. De mon côté, je m'affaire après de la paperasse en retard que je remplis installé sur un tabouret haut, à moitié avachi sur l'ilot centrale. On sent combien ça me gonfle de devoir m'occuper de ça. Clope en coin de bouche, je fais rentrer de l'air frais par la porte vitrée qui donne accès à la terrasse. Tu me rejoins bientôt dans la cuisine, je t'ai entendu grimper à l'étage un instant plus tôt. Tu es libre d'aller et venir à ta guise tant que tu ne farfouilles pas.

" Faudrait que tu me donnes de l'argent pour que je fasse les courses demain matin, avant que je vienne chez toi. A moins que tu veuilles venir aussi, mais j'me doute que t'aimerais pas te lever tôt et que toute la ville découvre ta tête au réveil."

Je tique sur ta toute nouvelle tronche et ne percute pas de fait, sur tes propos. Je  désigne ton visage du doigt en esquissant un mouvement circulaire dans l'air.

- Mmmhh ... séduisant sous la broussaille, m'amusais-je avec un sourire en coin. Tu ferais bander un macchabée, plaisantais-je.

S'en suit une remarque tandis que je te fais signe de te poser en face.

- Pour le matériel, tiens je te laisse t'en charger, dis-je en posant quelques billets au milieu que je récupère en allant chopper mon porte-feuille. Ça devrait largement suffire.

Je ne fais pas mention de me refiler ce qu'il restera après achat, je te fais confiance pour te montrer honnête sans avoir à le préciser. Plus tard, je t'invite à rester pour le dîner et finalement, plutôt que de te laisser partir lorsqu'il est temps de songer à aller se pieuter, je te propose de rester le temps des travaux en arguant que ça te permettra d'être sur place et de passer des nuits réparatrices et au chaud plutôt que devoir endurer tes conditions actuelles. Certes, ça pourrait te faire goûter à un certain confort auquel tu ne préfèrerais sans doute pas t'accoutumer mais ne doit-on pas profiter des bonnes choses lorsqu'elles se présentent après tout ?

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Suite par ici - What the fuck with this car ?!


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Re: We're in this together •• SAM ✻ ( )

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