N°3302 ▬ It's been a long time... ♦ Cassiopée

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N°3302 ▬ It's been a long time... ♦ Cassiopée ✻ ( Ven 29 Sep - 22:05 )




It's been a long time...

Cassiopée & Edern

Voilà un petit moment qu’il ne l’avait pas vu, et s’il pensait à elle aujourd’hui c’était parce qu’il était retombé sur des albums de lycée et d’université. Cassiopée. Celle qui avait été si différente avec lui pendant ces longues années d’études. Ou bien juste parce qu’elle avait vu à quoi pouvait ressembler Edern en dessous de sa carapace de dur à cuire ? Peut être. Puis il n’avait pas eu de nouvelles pendant un certain temps, ce qui l’inquiétait. Ils s’étaient peut être quittés sans vraiment s’être quittés mais Edern voulait prendre des nouvelles de son amie. Après quelques recherches sur internet, bien qu’il se soit douté qu’elle n’est pas changée de rue ou bien de maison, il trouva l’adresse la nota sur son téléphone puis descendit les escaliers pour tomber sur sa femme. Ouvrant la bouche quand il la vit, il fit un geste de la main avant de prendre sa veste et de sortir sans rien lui dire. Ca ne servait à rien de parler avec elle, depuis qu’il avait reçu les papiers de divorce sur mon bureau la veille, ça l’énervait de croiser son visage de chien battu. Elle n’avait pourtant pas à se plaindre de lui ? Si ? Pour qui elle se prenait pour avoir l’audace de demander cela alors qu’il l’avait épousé pour faire plaisir à ses parents et surtout pour lui assurer une vie confortable. Jamais elle ne trouverait mieux ailleurs. M’enfin, après, ça ne gênait pas tant Edern au fond c’était juste pour le principe. Elle aurait au moins pu lui en parler non ? Pour qui il allait passer auprès de ses parents ? Quelqu’un qu’il ne sait pas entretenir et qui ne l’aime pas ? Bon d’accord, Edern n’avait pas un grand cœur mais le si peu d’affection qu’il avait eu pour Gillian avait été là, et elle n’avait manqué de rien. Alors quand il avait vu ces papiers sur le bureau à la maison, son sang n’avait fait qu’un tour et il était descendu en trombe dans la cuisine. Elle s’était attendue à le voir, car elle avait posé son couteau et lui avait fait face en pleurant. Voir les femmes pleurer avait toujours touché Edern et sa femme le savait très bien, si bien qu’il n’avait rien dit et c’était contenté de remonter travailler, ne la croisant que pour manger et dormir, n’osant pas lui adresser la parole. Ce n’était pas possible de l’avoir vu agir ainsi. Le brun n’était pas fermé à la discussion même si parfois on pouvait penser qu’il s’en foutait de la conversation, il écoutait toujours d’une oreille et enregistrait très bien les informations. C’était un point fort pour lui. Mais sa femme ne l’avait toujours pas compris. Alors voilà pourquoi il ne voulait pas parler avec elle, ni même discuter ou bien crier, ça ne servait à rien et elle ne méritait même pas sa justification. C’était donc un brin vexé et saoulé qu’il sortit de la maison et prit sa voiture pour aller vers chez son amie, Cassiopée. Elle, elle le comprendrait ? Ou pas. Après tout ce temps sans nouvelles, elle allait peut être lui claquer la porte au nez et il allait se retrouver comme un con sur le paillasson. Arrivant devant chez elle, il sortit de sa voiture, remit correctement sa chemise comme si ça pouvait compter, remit une mèche de cheveux qui dépassait et sourit de toutes ses dents se dirigeant vers la porte d’entrée. Mais il s’arrêta, c’était totalement débile d’agir ainsi, Cassiopée avait été son premier amour, c’est vrai mais maintenant c’était oublié, non ? Se frappant le front avec la paume de sa main, Edern remarqua qu’il arrivait les mains vides. Super. Bravo. Tant pis, ça sera pour une prochaine fois s’il y a l’occasion. Grimpant les marches, le brun décida de jeter un œil par la fenêtre et observa quelques secondes pour voir qu’elle était en train de faire… du sport ? Enfin c’était bien bizarre comme sport. Haussant les épaules, il sonna puis attendit quelques secondes pour voir quelqu’un d’autre lui ouvrir que Cassiopée. « Bonjour, je viens voir Cass… » Il s’arrêta pour la regarder et pencha la tête sur le côté avant de regarder l’homme à côté de lui, puis de rire pour reprendre. « T’as tellement la flemme de venir m’ouvrir que tu m’envoies ton valet, charmant. » Dit-il en tapotant sur l’épaule du gars, rentrant comme s’il était chez lui. Cependant, la mine de la jolie brune l’inquiétait légèrement, elle n’était pas comme ça dans ses souvenirs, elle était plus souriante, forte, dynamique… là c’était tout le contraire. « Ce n’est pas ton valet de chambre hein ? » Demanda-t-il en s’approchant d’elle, ne sachant pas trop comment avoir un contact avec cette brunette s’il devait y en avoir un.


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Re: N°3302 ▬ It's been a long time... ♦ Cassiopée ✻ ( Mar 5 Déc - 22:36 )

Les doigts qui suivent délicatement les bandages qui entourent sa cuisse droite. Le cœur qui se serre. Les flashs qui s’imposent dans son esprit. Une routine qui s’est installée depuis quelques mois sans qu’elle ne puisse rien y faire. Elle prenait elle-même soin de sa blessure, bien que ce ne soit pas tout à fait son métier, ça lui tenait à cœur de le faire. Peut-être pour se prouver d’une manière ou d’une autre qu’elle peut se reconstruire malgré tout, d’abord physiquement, en tous cas. Elle se ment à elle-même, Cass à prétendre que tout va bien. Mais la réalité la rattrape à peine se lève-t-elle de son lit le matin. Elle est encore incapable de marcher correctement. Si elle a fini par quitter le fauteuil, puis les béquille, elle a tout de même besoin d’une canne pour soutenir sa démarche la plupart du temps. Aussi forte qu’elle ait pu être, la pédiatre ne l’est plus. Quelque chose s’est brisé et ça crisse là tout au fond de ses tripes. Elle aimerait crier et évacuer cette souffrance mais elle en est incapable. Après ce qu’elle a vécu, elle est encore incapable de penser à elle avant les autres. Ça l’a rapproché d’elle-même pourtant, d’avoir côtoyé sa propre mort de si près, alors elle fait un peu plus attention à son bien-être et pense un peu plus qu’auparavant à écouter son corps. Mais le plus important reste la mort de tous ces gens qu’elle n’a pas pu sauver. De ceux qui sont morts parce qu’elle était blessée au mauvais moment. Comme si tout ça été sa faute. Ça ne l’est pas, mais la culpabilité n’est pas quelque chose qui se contrôle.

Plusieurs fois par semaine, un collègue vient lui faire faire des exercices qui jusqu’à maintenant ont sauvés sa jambe il faut le dire. Si elle parfois l’impression d’être docteur house, elle sait qu’elle revient de loin et que ces exercices lui ont permis de marcher à nouveau à peu près bien. Elle suit scrupuleusement les conseils de son collègue mais elle prend sur elle. Elle s’impatiente,  se sent pitoyable encore aujourd’hui, se fatigue de la récupération. Alors Cass, elle finit par s’énerver, parce qu’elle en a marre, d’elle-même, de ce corps qui ne lui répond plus, de cette jambe encore cassée après des mois et des mois, de cet accident qu’elle pensait pouvoir mettre derrière elle rapidement. La naïveté, ça a toujours été ce qui la représentait certainement le plus. Elle avait été naïve d’espérer oublier ça. Comme si elle avait simplement cassée une assiette. Son corps est cassé et son esprit certainement plus. Cass ce qu’elle veut c’est s’occuper des autres, pas qu’on s’occupe d’elle. Et encore moins qu’on s’occupe d’elle parce qu’elle n’en est plus capable. Son frère l’a beaucoup aidée, Gio aussi. Elle avait été un poids pour tous les deux, littéralement et elle avait détesté se retrouver dans cette position, même si jamais elle ne pourrait assez les remercier tous les deux. Son collègue qui s’occupe de sa rééducation depuis des mois a aussi fait les frais de cet agacement qu’elle ressent à être le patient. Comme toujours, Cassiopée se laisse faire et fait au mieux pour repousser chaque jour un peu plus ses limites. Ça lui demande de convoquer chaque fois un peu plus d’énergie pour ne pas baisser les bras. Elle était d’ailleurs sur le point d’envoyer gentiment balader son collègue qui lui faisait un mal de chien mine de rien. Et quand on frappait à la porte, il n’en fallait pas plus pour la décourager complètement. Elle se laissait tomber sur le sol en jurant tandis que son collègue avait la délicatesse d’aller ouvrir lui-même.

Une voix qu’elle n’avait pas entendue depuis longtemps retentissait jusqu’à elle. Une voix qui avait légèrement changée, murie, mais qu’elle aurait reconnue entre mille. Dans un mouvement violent elle se redressait, mais elle était encore incapable de se relever toute seule si elle est au sol. Elle se frotte les yeux en inspirant pour se donner du courage. Edern s’avançait et entrait chez elle le plus naturellement du monde, accompagné de son ton sarcastique et sa tape sur l’épaule. Cass le fixait incrédule, cherchant ses mots. C’était le pire moment qu’il ait pu trouver pour venir à elle. « Pas vraiment » soufflait-elle en lui tendant la main pour qu’il l’aide à se lever. Et parce qu’il était certainement le gars le plus adorable, son collègue se congédiait tout seul tout en précisant qu’elle ferait le double d’exercice le lendemain ce à quoi elle répondit avec le sourire le plus évocateur qu’il soit, elle était, évidemment, enchantée. « Faudra que tu m’explique qui a un valet de chambre en 2017 d’ailleurs. » Comme si la plaisanterie allait dissimuler la situation et le bandage qui lui recouvrait toute la cuisse à peine recouverte par son short. Elle se rendait compte qu’elle ne l’avait pas salué, mais sa présence était tout simplement perturbante. Cassiopée était loin d’être prête encore à faire face à tout ça. A montrer à tout le monde qu’elle ne savait plus marcher correctement, qu’elle ne savait plus sourire sincèrement. « Qu’est-ce qui t’amène ? Ca fait longtemps… » Voilà bien longtemps qu’ils ne s’étaient pas vu tous les deux, et elle n’aurait pas imaginé ça comme ça. Qu’allait-il penser ? Elle sentait son ventre se nouer tandis qu’elle sentait qu’elle allait devoir s’expliquer alors qu’après des années de silence, ce n’était pas de ça qu’elle aurait voulu parler.
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