Hey there, too much to hope this is a booty call ? (Julian)

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Hey there, too much to hope this is a booty call ? (Julian) ✻ ( Lun 9 Oct - 22:56 )



✻ ✻ ✻
Whenever I start feeling strong, I'm called a bitch in the night. But I don't need these 14-carat guns to win. I am a woman, I insist it's my life.

Eliza n’a jamais été un rayon de soleil. Ses quelques employés sont habitués à son aigreur et sa mauvaise humeur constante. Ils en viennent parfois à penser que ses cris témoignent de sa bonne santé, et que par conséquent, une Eliza silencieuse est un Eliza malade. Sa méchanceté gratuite et ses remarques glaciales font partie intégrante de leur quotidien, alors même s’ils la craignent bien plus que Donald Trump, ils apprennent jour après jour à vivre avec le monstre que la PDG de Pure Beauty représente. Ils se sentent pris au piège, sans aucune autre option possible. Ils se disent qu’ils n’ont pas le choix, et acceptent de rester au sein de l’entreprise, quand bien même leur travail soit dénigré. Il y a certains jours où Eliza reste supportable. Mais il y a d’autres jours où tous sont forcés de vivre un véritable enfer. Aujourd’hui est justement un jour infernal. À l’instant même où la jeune femme franchit les portes de sa propre entreprise, ses hurlements impitoyables envahissent la totalité du bâtiment. Sa mauvaise humeur n’a jamais semblé aussi invraisemblable. À croire qu’en sortant de son lit ce matin, Eliza a simplement ressenti la puissante envie d’hurler sur tout ce qui tomberait sous ses yeux durant la journée, humains comme objets. Julian, son assistant, est naturellement l’une des premières personnes de l’entreprise à en avoir payé les frais. Son café était trop chaud, et juste pour ça, elle a menacé le jeune homme de le mettre à la porte. Si Julian avait été une femme, et si elle pouvait encore jouir d’une certaine liberté sans avoir peur du conseil d’administration, elle l’aurait renvoyé illico presto. À défaut, Eliza s’est contentée de traiter Julian d’incompétent et lui a tourné le dos en manifestant tout son dédain au travers de sa gestuelle. Telle une reine, elle s’est enfermée dans son bureau, n’utilisant plus que le téléphone pour déverser toute sa haine. Finalement, l’enfer existe bel et bien. En la personne d’Eliza Nelson-Riley, elle-même.

La journée s’est empirée au moment où Emilia a pointé le bout de son nez, plus joviale que jamais. Son entrée a été remarquée par la plupart des employés, parce qu’elle leur a inconsciemment mis un peu de baume au cœur. Avec Eliza, ils étaient à deux doigts de perdre foi en l’humanité. Emilia, elle, incarne tout ce qui peut exister de mieux sur cette planète Terre. Le problème, c’est qu’Eliza n’est jamais prête à affronter sa sœur. Sa bonne humeur et son optimisme l’insupportent. Lorsqu’elle la voit arriver jusqu’à elle presque en sautillant, Eliza ne peut pas s’empêcher de lâcher un soupir blasé. Pourtant, elle s’efforce de sourire, consciente que sa petite sœur ne mérite pas sa froideur habituelle. Emilia a ce pouvoir assez mystérieux sur elle. Son statut de petite-sœur l’empêche de réellement lui jeter son ordinateur en pleine figure. Face à Emmy, elle ne peut rien faire. Surtout qu’elle ne vient pas les mains vides. « J’étais dans le coin, je me suis dit que tu serais d’accord pour qu’on déjeune ensemble ! Je t’ai pris une salade veggie ! » Evidemment. Eliza fait semblant d’être touchée par cette petite attention, acceptant de manger en compagnie de sa sœur. Elle prie néanmoins de toute ses forces pour ne pas que ce repas s’éternise. Tout pendant qu’elles apprécient ensemble cette pause déjeuner, Emmy se montre particulièrement loquace. Eliza, à l’inverse, ne parle qu’en cas de force majeur. Si Emilia était un peu plus attentive, elle remarquerait l’anormale rapidité à laquelle sa sœur aînée engloutit sa salade. Elle attend le départ d’Emmy. Au bout de trente minutes, elle ne peut plus cacher son impatience. « Écoute, j’ai énormément de travail. J’aurais aimé t’accorder plus de temps, mais je peux vraiment pas. Je te rappelle dans la semaine pour qu’on aille boire un verre ce week-end ? » Emmy sent qu’elle n’a pas le choix. Eliza se lève la première, se dirigeant avec détermination vers la porte de son bureau. Elle force ainsi sa sœur à récupérer au plus vite ses affaires pour ensuite disparaître dans les secondes qui suivent. Une fois seule, elle passe au moins une heure à critiquer mentalement Emilia. Évidemment, cette visite n’a absolument pas adouci son humeur, bien au contraire.

« Donc, si je comprends bien, vous êtes en train de me dire que vous n’avez toujours pas trouvé le lieu de la soirée de lancement pour notre nouveau produit ? » Les mauvaises nouvelles s’enchaînent, seconde après seconde. Logiquement, en fin de journée, Eliza aurait dû être un peu plus aimable. Du moins, c’est ce que son employé a supposé avant de venir lui annoncer son échec. Il pensait qu’avec la fatigue de la journée, Eliza aurait été plus indulgente. Une belle erreur. « Hm, oui. » Dit-il d’une voix mal assurée, la tête baissée vers le sol. « Pardon ? Vous pouvez répéter ? J’ai mal entendu. » Elle a très bien compris. Eliza veut simplement qu’il comprenne à quel point elle est énervée. « Oui. » « Mais, il y a quelque chose que je ne comprends pas. Ce lieu, vous étiez supposés l’avoir trouvé depuis deux semaines. Ce qui veut dire que, et arrêtez-moi si je me trompe, vous deviez ensuite travailler sur la décoration ainsi que l’organisation générale de la soirée. Est-ce que ça veut aussi dire que vous n’avez rien fait de tout ça non plus ? » L’employé hoche la tête, tout en se mordillant la lèvre inférieure. A ce moment précis, Eliza se retient de ne pas arracher les yeux de cet homme. « C’est quoi déjà, votre fonction au sein de mon entreprise ? » « Chargé de projets événementiels. » Eliza sourit. Il s’agit malheureusement d’un sourire terrifiant, empli d’une certaine colère. Les minutes qui suivent sont chargés en émotions. On entend Eliza hurler, on l’entend insulter son employé, lui rappeler à quel point il est inutile. Jamais auparavant elle n’avait été à ce point énervée. Elle vient indéniablement d’atteindre un nouveau niveau. Elle empoigne l’homme supposé gérer l’événement à venir, lui expliquant elle-même qu’elle n’a plus besoin de lui. En retournant dans son bureau, elle s’arrête devant celui de Julian. « Ne partez pas trop vite, vous. Une longue soirée nous attend. » Lui qui avait l’air un peu trop heureux de partir… Eliza est presque ravie de casser son enthousiasme. « Dans deux secondes, je veux vous voir dans mon bureau. » Toute la journée, Eliza n’a pas arrêté de se faire entendre. Elle a été aussi dévastatrice que l’ouragan Irma. Julian aurait pu se sentir particulièrement soulager de ne pas trop avoir souffert de la situation. Mais ç’aurait été trop beau pour être vrai. Eliza s’installe derrière son ordinateur, passablement agacée du niveau d’inaptitude de son chargé de projets. « J’espère que vous êtes en forme, puisque nous avons une soirée à organiser. » Lâche-t-elle à l’intention de son assistant, tout juste apparu dans l’encadrement de la porte.


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Re: Hey there, too much to hope this is a booty call ? (Julian) ✻ ( Mer 18 Oct - 17:09 )


too much to hope this is a booty call ?
Kraftlos stürzt sie in ihre Welt. Wie an jedem anderen Tag nimmt sie die Worte nicht wahr, die der Lehrer lustlos sagt. Hilflos verirrt sie sich und schnellt. Schnee weht gegen das Fenster vom Klassenzimmer sie fällt immer tiefer, bis das Klingeln sie verletzt aufblicken lässt.


Cela faisait environ un an que Julian Finch travaillait pour Pure Beauty. En ce laps de temps, le jeune homme avait apprit à gérer l'humeur de sa patronne, Elizabeth Nelson-Riley, alias la sorcière – parce que oui, c'était comme cela que le jeune homme la présentait à ses amis. La jeune femme était une véritable terreur, un véritable dragon. A vrai dire, le jeune homme ne comprenait même pas comment autant de colère et de méchanceté pouvaient se concentrer en un si petit corps. C'était quelque chose qui selon le jeune homme dépassait l'entendement. Mais il avait apprit à gérer les humeurs de sa patronne depuis le temps. Aussi, quand il l'avait vu arriver ce matin, il avait su. Il avait vu ses sourcils froncés, il avait vu son expression agacé à la simple idée de le voir assit à son bureau et il avait été certain qu'il allait passer une sale journée. C'était devenu habituel avec le temps. Cela avait commencé quand il avait ramené son café à la jeune femme. Il était trop chaud et quand il lui en avait ramené un autre, plus tard dans la journée il avait été trop amer. Julian avait été le premier à subir la colère froide de la jeune femme. Il était idiot, il était incompétent. Et à vrai dire, peut-être qu'il s'en fichait. Julian ne travaillait pour Elizabeth que parce qu'il avait besoin d'argent pour rembourser les nombreuses dettes qu'il avait contracté auprès de deux hôpitaux dans ce pays. Enfin pas lui, sa mère plutôt. Mais il était le seul en mesure de rembourser tout cet argent. Alors entre vivre dans la rue, annoncer à sa mère qu'elle ne pouvait plus se faire soigner et sourire comme un idiot finit quand sa patronne l'insultait, il avait fait son choix. Et quand bien même il avait l'impression que chaque fois qu'il ouvrait la bouche, qu'il lui répondait ou qu'il ne se montrait pas vexé par les paroles de la jeune femme cela l'énervait d'avantage, il continuait. Parce que malgré son amour pour la provocation, il savait que si la PDG de Pure Beauty avait voulu le renvoyer, elle l'aurait déjà fait. Cela ne voulait pas dire pour autant que le jeune homme appréciait et tolérait le caractère de la jeune femme. Et l'idée de passer une mauvaise journée l'épuisait d'avance. Il se réjouissait d'avance de pouvoir rentrer chez lui, mettre les pieds sous la table pour manger un bon repas préparé par sa mère. Souvent, Julian passait un peu pour un grand gamin refusant de grandir. D'une part parce qu'il semblait incapable de mûrir, il faisait toujours autant la fête et ne semblait jamais rien prendre au sérieux. Mais ça, il l'assumait. D'autant part, il vivait toujours avec sa mère, qui s'occupait du logis pendant qu'il travaillait et vivait sa vie d'adolescent un peu attardé. Tout cela, parce qu'il assumait beaucoup moins la vérité. Ou du moins, il ne la racontait pas. Il préférait laisser croire aux gens qu'il était le parfait exemple du phénomène Tanguy plutôt que d'avouer qu'il avait renoncé à ses rêves pour s'occuper de sa mère malade. L'avis des gens, aussi négatif soit-il, ne l'atteignait pas.

Sa journée avait empirée quand la petite sœur de sa patronne avait débarqué au bureau. Elle était toujours agréable et souriante et Julian adorait la voir débarquer au bureau. Bon, il adorait la mater aussi, il fallait bien l'avouer. Mais Julian avait surtout du mal à croire que ce petit rayon de soleil, qui semblait flotter plutôt que marcher, était la sœur d'une sorcière pareille. Et surtout, Julian ne savait pas ce qu'il se passait dans la famille Nelson-Riley. Ce qu'il savait en revanche, c'est que chaque fois qu'il lui passait un appel de sa mère ou que sa sœur venait la voir, l’aînée des sœurs était toujours de mauvaise humeur. Et quand on savait l'humeur de la jeune femme du matin, Julian n'avait pas été surprit de la voir encore plus insupportable l'après-midi. Aussi, quand le chargé des projets événementiels se pointa à son bureau en toute fin d'après-midi pour demander à parler à Eliza parce qu'il n'avait pas encore trouvé de salle pour la présentation à venir, Julian s'était préparé au pire. Il savait que d'une minute à l'autre, il entendrait des cris provenir du bureau. Et cela ne tarda d'ailleurs pas à arriver. Julian était donc bien content que la fin de journée soit arrivée. Il n'allait pas pouvoir continuer à supporter la jeune femme plus longtemps. Le jeune homme éteignit son ordinateur, tandis qu'il voyait l'employer sortir du bureau d'Eliza. Vu sa tête, il avait passé un sale quart d'heure. Oh, le musicien en avait entendu une partie, mais justement, c'est quand il n'avait plus rien entendu qu'il avait eu peur, craignant qu'elle n'ait fini par tuer son chef de projet. La sorcière se pointa quelques secondes plus tard, s'arrêtant devant son bureau. Comment ça, il ne devait pas partir ? Et comment ça, une longue soirée les attendait ? Ça, ce n'était pas possible. Le jeune homme pouvait la supporter environ dix heures par jour, mais au-delà, il méritait une prime pour la souffrance endurée. Lorsque la jeune femme exigea de le voir dans son bureau dans deux secondes, il leva les yeux au ciel, passablement agacé. « Demandé si gentiment, ce sera avec plaisir votre Altesse », murmura-t-il, sans savoir si elle l'avait entendu ou non. S'il y avait bien une chose qu'il ne supportait pas, c'était ce manque de respect. Elle était la patronne, elle était son supérieure, certes. Mais il n'était pas un animal et il exigeait un minimum de respect. Pourtant, plutôt que de s'emporter pour cela, le jeune homme opta pour une attitude qui en général agaçait d'avantage la jeune femme : l'humour. Ignorant la remarque de la jeune femme, il s'appuya contre le cadre de porte. « Franchement, si vous vouliez vous retrouver seul avec moi dans votre bureau, il fallait le dire. Pas la peine d'utiliser le boulot comme prétexte », souffla-t-il, avec un sourire insolent. Risqué comme remarque, surtout qu'ils n'avaient pas reparlé de leur petite rencontre au Blue Lagoon depuis qu'elle était arrivée. Julian s'était attendu à tout en arrivant au bureau le lundi matin, sauf à l'ignorance de sa patronne sur le sujet. Mais puisqu'elle était capable de se montrer désinvolte sur le sujet – enfin, désinvolte n'était pas le mot, puisqu'elle n'avait rien dit – il pouvait l'être aussi. « Vous m'avez privé d'une folle soirée avec une femme très sexy. J'espère que vous allez au moins m'inviter à dîner pour vous faire pardonner », ajouta-t-il, poussant son insolence à l'excès. Chacun son truc. Elle c'était la méchanceté et le manque de respect, lui c'était l'insolence. Et ils étaient tous les deux très doués dans leur domaine. S'installant sur la chaise en face du bureau, il ramena son pied sur son genou. Une position pas très professionnelle, mais maintenant qu'ils n'étaient plus que tous les deux et qu'il ne risquait plus de croiser le moindre client, il s'en fichait. « Alors, on doit bosser sur quoi ? », demanda-t-il en la fixant du regard, cherchant à voir s'il allait enfin trouver une faille pour la déstabiliser ou si elle allait encore et toujours garder son attitude digne et froide.




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Re: Hey there, too much to hope this is a booty call ? (Julian) ✻ ( Dim 5 Nov - 1:03 )



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Parfois, Eliza se dit qu’elle a toutes les raisons d’agir en monstre. Cette entreprise, elle l’a bâtie seule, sans l’aide de personne. Il s’agit sans l’ombre d’un doute de sa plus grande fierté, son bien le plus précieux. Tout son monde repose littéralement sur Pure Beauty. Elle ne supporterait pas de voir son monde s’écrouler à cause de ses employés. Ce n’est même pas envisageable. D’ailleurs, si ça ne tenait qu’à elle, Eliza s’occuperait de son entreprise par elle-même, sans avoir à dépendre de toutes ces personnes qui l’assistent. Malheureusement, en tant que simple humaine, elle ne peut pas gérer l’entreprise seule. Alors elle doit faire confiance aux personnes qu’elle embauche, croire en leurs capacités et tenter de leur délivrer de plus en plus de responsabilités. Comment faire lorsque l’on fait face à des incompétents ? Comment garder son calme ? Pure Beauty, ce n’est pas une simple marque aux yeux d’Eliza, ce n’est pas non plus qu’une belle opportunité professionnelle. C’est bien plus que ça. Elle prend soin de son entreprise comme elle prendrait soin d’un nouveau-né. Et n’importe quelle mère s’accorderait à dire que confier son enfant à des inconnus est l’une des choses les plus difficiles à faire. Pour la énième fois depuis la création de son entreprise, Eliza est déçue. Tout ça parce que l’homme chargé d’organiser la soirée de lancement de la nouvelle gamme de produits n’a pas pu respecter le calendrier. Pire encore ! Il choisit consciemment d’en informer Eliza au dernier moment. Eliza est prête à admettre ses erreurs. Elle sait à quel point elle peut paraître dure et cruelle, alors qu’elle n’a aucune raison valable de l’être. Mais par moment, sa colère est légitime. Devoir organiser un événement de A à Z alors que ce n’est pas son domaine d’expertise la rend littéralement folle de rage. Elle ne peut cependant pas prendre le risque de confier cette mission à d’autres employés. L’organisation de cette soirée doit être parfaite, les invités devront obligatoirement en prendre plein la vue. Au-delà des produits, Eliza doit aussi promouvoir les valeurs de son entreprise. Ce n’est définitivement pas le genre de tâche qu’elle peut déléguer à n’importe qui. Elle prend l’initiative de gérer elle-même l’événement, entraînant au passage son assistant, qui a probablement autant envie de l’aider que d’entrer dans un goulag de son plein gré.

Julian est désagréable, évidemment. Eliza n’en attendait pas moins venant de lui. Pour autant, le stress qu’elle éprouve la rend un peu moins sensible aux remarques désobligeantes du jeune homme. Elle n’a pas de temps à perdre. Aussitôt retournée derrière son ordinateur, la PDG de Pure Beauty commence déjà à rechercher le lieu parfait pouvant accueillir sa soirée de lancement. Julian, de son côté… Reste Julian. Eliza lève les yeux au ciel, non sans pousser un long soupir d’agacement. « Vous ne pouvez pas la fermer, juste deux secondes ? » Pour une raison qu’elle ignore, Julian la met mal-à-l’aise. C’est bien la première fois que ça arrive depuis qu’il travaille pour elle. Si elle aimerait qu’il cesse, Julian, lui, en rajoute une couche. « Aargh. » Elle plonge la tête entre les deux mains, un poil irritée par l’attitude du garçon. « Je vous assure que ce n’est pas le moment de m’emmerder avec vos problèmes de cœur. » Elle marque une pause avant de relever le regard vers Julian. « Si vous m’aidez ce soir, je vous invite à dîner autant de fois que vous le voudrez. » Eliza en est à ce stade. Habituellement, elle donne toujours l’impression de gérer ses émotions à la perfection. Ce soir, c’est différent. La soirée de lancement approche et logiquement, à cette heure-là, elle devrait plutôt être en train de régler les derniers détails. Rien n’est prêt et ça l’angoisse. L’aide de Julian peut lui être très précieuse. Aussi surprenant que cela puisse paraître, il est le seul à ne pas l’avoir déçu. Il effectue chacune de ses tâches avec sérieux et toujours dans les temps. Il sait parfaitement comment Eliza fonctionne, et ne bronche jamais lorsqu’elle décide de passer ses nerfs sur lui. Pour toutes ces raison, elle lui fait confiance. Elle a besoin de lui, et c’est ce qu’elle tente de montrer à travers son regard. Elle se retient de sourire lorsqu’elle le voit s’asseoir devant son bureau.

« Même si votre intérêt pour Pure Beauty est relativement limité, je suppose que vous avez tout de même entendu parlé du lancement de notre prochaine gamme de produits. C’est que du maquillage donc je doute que vous soyez vraiment intéressés mais bref… On doit organiser la soirée qui doit promouvoir tous ces produits-là. » Dans la foulée, elle sort un énorme dossier et le dépose juste sous le nez de Julian. « Là-dedans, il y a toutes mes idées. L’incompétent que vous avez vu sortir de mon bureau devait s’occuper de tout ça mais… Petit problème. » Bien qu’elle soit actuellement en train de sourire, ça le l’amuse pas du tout. « L’événement aura lieu ce week-end, soit dans cinq jours. Impossible de repousser la date, tout le monde a déjà été prévenu. Le lieu devait être annoncé au dernier moment, Dieu merci. Ça nous laisse une marche de manœuvre. Si vous avez des idées, je suis preneuse ! » Eliza pose ses deux bras sur son bureau et plonge son regard dans celui de Julian. « D’après vous, quel est le meilleur lieu de Cap Harbor pour lancer la nouvelle gamme de produits de Pure Beauty ? Un lieu atypique, mais chic ? » Si Julian veut impressionner Eliza, c’est maintenant ou jamais. Elle est plus que disposée à l’écouter et à prendre en compte ses suggestions.


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Re: Hey there, too much to hope this is a booty call ? (Julian) ✻ ( Dim 5 Nov - 11:25 )


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Rares étaient les jours où Julian Finch pouvait rentrer chez lui en se disant qu'il avait passé une bonne journée. Ça c'était sans doute parce que le jeune homme travaillait avec la reine mère des dragons. Eliza Nelson-Riley était charmante à ses yeux. Oui, elle était extrêmement charmante du moment où elle gardait sa bouche fermée. Parce qu'à la seconde où elle l'ouvrait, toute forme de charme disparaissait d'elle. Pourtant, Julian ne pouvait s'empêcher d'être admiratif de ce qu'elle avait accompli. Elle était une femme évoluant dans un monde d'homme – l'entreprise hein, pas le maquillage – elle avait réussi toute seule, sans demander d'aide à personne. Et elle était arrivée au sommet. Mais le jeune homme se demandait parfois ce qui l'avait rendue aussi aigrie et méchante. Il aurait peut-être aimé la connaître un peu plus pour savoir ce qu'il se passait dans la tête de la jeune femme. Une année qu'il travaillait pour elle et il ne savait toujours pas grand-chose de la jeune femme. Elle était un mystère à ses yeux. Comme quoi, prendre chacun de ses appels, programmer chacun de ses rendez-vous et savoir comment elle aimait son café, ça ne lui suffisait pas à expliquer le mystère Eliza Nelson-Riley. Et d'un autre côté, il n'était pas vraiment certain d'avoir envie d'expliquer ce mystère. Parce que s'il se mettait à la trouver sympathique, il ne pourrait plus la critiquer à qui voulait bien l'entendre se plaindre. Car oui, se plaindre de sa patronne était un des passes temps préféré du jeune homme. Et quand on voyait la journée qu'il venait de passer, ce n'était pas vraiment surprenant. Selon son expertise de meilleur assistant du monde, Julian était d'avis qu'elle aurait bien besoin d'une petite partie de jambes en l'air pour laisser évacuer sa frustration. Il pouvait même l'aider pour ça si elle en avait besoin. Bien entendu, le jeune homme ne lui ferait pas part de ses expertises, aussi intelligentes et réfléchit soient-elles, parce qu'il était à 97 % certain qu'elle n'apprécierait pas. Il ne comprenait vraiment pas pourquoi.

Le jeune homme était loin d'être ravi à l'idée de devoir travailler toute la soirée. Eliza avait déjà été insupportable toute la journée, mais maintenant qu'elle avait apprit la mauvaise nouvelle, il y avait fort à parier qu'elle serait encore plus intenable. Mais Julian n'aurait pas été Julian s'il avait laissé transparaître son irritation. Il savait que l'humour allait énerver encore plus sa patronne, mais ça, ce n'était pas grave. Il avait l'habitude de subir ses foudres alors s'il pouvait se venger un peu au passage, ce serait parfait. « Vous saviez, si vous vouliez un employer qui se la ferme, ce n'est pas à moi que vous auriez du demander de rester », fit-il remarquer. Il pensait qu'elle l'avait déjà remarqué avec le temps. Julian Finch et se la fermer, ça ne pouvait pas aller dans la même phrase. C'était d'ailleurs pour ça que c'était un parfait assistant. Il avait de la tchatche et il savait se faire aimer de tout le monde. Et quand il voyait l'air désespérée de sa boss, il ne put s'empêcher de sourire, très fier de lui. « Moi au moins j'ai des histoires de cœur », marmonna-t-il en s'approchant du bureau. Il était sûr qu'un jour, elle le tuerait à cause de son attitude désinvolte. Non, elle ne le virerait pas, elle le tuerait, carrément. « Attention à ce que vous dites, je pourrais très bien accepter cette proposition et vous réclamer de m'inviter tous les jours », rétorqua-t-il. Oui, ce n'était pas le moment d'énerver la jeune femme. Mais bon. Quand même. Il fallait bien que quelqu'un lui tienne tête de temps en temps. « En plus, mon cerveau est incapable de réfléchir en l'absence de nourriture », insista-t-il. En plus, il avait sacrément envie d'une pizza. Mais comprenant que cela ne servait à rien de tenter de faire de l'humour, le jeune homme consentit à se la fermer deux secondes – juste deux – et à s'asseoir face à elle à son bureau. Peut-être parce que sa patronne, qui semblait toujours maître de ses émotions, semblait sur le point d'exploser et qu'il avait un peu de compassion pour elle. Un tout petit peu. Il avait toujours pensé que le mec chargé de l’événementiel était un idiot, pas étonnant donc que la jeune femme soit en pétard. Et malgré son attitude désinvolte et m'enfoutiste, le jeune homme était prêt à l'aider, comme chaque fois qu'elle avait besoin de lui. Mais comme toujours, il avait d'abord quelque chose à dire. « Vous savez quoi Eliza – oui ce soir j'me permet de vous appeler Eliza. Vous êtes dans la merde, je pense que jusque là on est d'accord », déclara-t-il. Voilà qui ne risquait pas d’apaiser la jeune femme. Mais un peu de patience, il avait un discours super philosophique à faire. « Donc vous avez deux choix. Continuer à stresser, ce qui ne servira à rien et vous rendra beaucoup moins performante. Ou alors, prendre ça comme une aventure, en vous disant que vous allez réussir à organiser l'événement du siècle en seulement cinq jours avec votre super assistant », ajouta-t-il. Et pour que les choses soient clair, il se désigna de l'index. « C'est moi le super assistant, si jamais vous vous posiez la question », précisa-t-il. On ne savait jamais qu'elle n'avait pas compris. Fier de son discours de motivation, le jeune homme se décida enfin à écouter sagement, sans l'interrompre. Il fronça les sourcils tout de même, face au discours de la jeune femme. D'où il n'avait pas d'intérêt pour Pure Beauty ? Pourquoi est-ce qu'elle croyait qu'il la supportait depuis un an ? « Détrompez-vous, je me maquille tous les jours avec vos produits », rétorqua-t-il en ricanant. Mais face à la mine dure de sa patronne, il fit vite disparaître son sourire pour tourner les pages du dossier qu'elle venait de poser devant ses yeux. Ouais bon. Effectivement ça na le passionnait pas plus que ça. Mais bon, si ces produits faisaient autant de miracle sur toutes les femmes que sur Eliza, il voulait bien les promouvoir. #Goujat. Et tandis qu'il tourne les pages, il la laissa parler, prenant des notes mentales. Jusqu'à ce qu'il finisse par réagir. C'était juste le lieu qui lui manquait ? « Attendez, c'est un lieu que cet incompétent ne parvenait pas à trouver ? », s'énerva-t-il. Incroyable. Cap Harbor regorgeait de lieux branchés. C'était pour cette raison qu'il devait travailler ce soir ? Quel crétin. « Clairement, le Blue Lagoon », fit-il savoir, comme si c'était parfaitement logique. « Ça donnerait un côté plus fête branché à cet événement. Ça donnerait à la marque un petit côté cool », expliqua-t-il. Lui, il adorerait assister à une soirée importante au Blue Lagoon. En plus, ils servaient de super cocktails. Et à force de leur gonfler les oreilles pour avoir des bières allemandes, ils s'étaient même équipé. En même temps, c'était un client régulier. Enfin bon, là n'était pas la question. « Il se trouve que je connais un peu le gérant. C'est pas un ami, mais j'ai déjà joué dans leur club plusieurs fois », expliqua-t-il. Il était sûr que la première fois, Devon ne l'avait laissé jouer que parce qu'il pensait qu'il était saoul et qu'il était un consommateur régulier. Mais après avoir entendu sa voix, il l'avait laissé revenir deux ou trois fois. « Je pourrais l'appeler, savoir s'il n'a pas d'événement organisé ce week-end », proposa-t-il. Puis un sourire satisfait et victorieux se dessina sur ses lèvres. « Puis si ça vous brûle les lèvres, vous avez le droit de le dire : je suis le meilleur », acheva-t-il avec un petit air suffisant.




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Re: Hey there, too much to hope this is a booty call ? (Julian) ✻ ( Dim 5 Nov - 17:42 )



✻ ✻ ✻
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Julian l’exaspère. Pourquoi se sent-il toujours obligé de chercher la petite bête ? Eliza se demande si au moins une fois dans sa vie, cet homme sera capable de se taire lorsqu’on le lui demande. Ce qui est triste, c’est que Julian est aussi le meilleur assistant de tous ceux avec qui elle ait été forcée de travailler. Cet homme est le plus grand des abrutis, et en même temps, il est parfaitement capable de fournir un travail sérieux et impeccable. C’est ce constat qui l’oblige à le détester davantage, parce que ça le rend encore plus agaçant qu’il ne l’est déjà. Elle le regarde droit dans les yeux, blasée. « La nuit va être longue. » Souffle-t-elle, plus pour elle-même qu’autre chose. Si elle pouvait se passer de lui, elle l’aurait déjà éjecté de son bureau depuis longtemps. Et même si, techniquement, rien ne l’empêche de le congédier pour ce soir, elle ne prend pas le risque. Elle a besoin de Julian, tellement que pour une fois, elle accepte de prendre sur elle. Supporter l’énergumène que représente Julian Finch demande du courage. Beaucoup de courage. Ça tombe bien ! Eliza n’en a jamais manqué. « Ah bon ? Il y a vraiment des femmes qui veulent de vous ? Étonnant ! J’étais convaincue du contraire. » Elle lui lâche ça sur un ton railleur, sans oublier de lui adresser un beau et grand sourire hypocrite. Eliza est habituée aux remarques désobligeantes sur son apparente froideur, tout comme elle est habituée à ce qu’on la traite de Reine des Glaces. Pas une seule fois elle ne s’est sentie atteinte par ces jugements. Avec le temps, elle a appris à en jouer.

Sans vraiment être sérieuse, Eliza s’engage à inviter son assistant à dîner dès lors qu’il en aura envie, à la seule et unique condition qu’il l’aide à organiser la fameuse soirée de lancement. Cette simple phrase dénote la panique qui l’enserre avec force. Bien qu’elle soit habituée aux imprévus et aux situations stressantes, elle n’a encore jamais été confrontée à ce problème-là en particulier. Ce qui l’inquiète c’est qu’elle n’a jamais eu à organiser la moindre soirée. Habituellement, elle se contente d’envoyer une longue liste d’exigence à ses employés, et ces derniers se chargent de réaliser ses rêves. Alors non, ce n’est pas le moment de rire. Ce n’est jamais le moment de rire, avec Eliza. Cela dit, si Julian parvient à lui sauver la vie avec l’organisation de sa soirée, elle devrait pouvoir lui offrir au moins un dîner dans l’un des meilleurs restaurants de la ville. Eliza a beau avoir les caractéristiques d’un dragon slash monstre, elle sait se montrer reconnaissante lorsque le travail accompli est à la hauteur de ses attentes. « On verra si vous le méritez. » Dit-elle simplement. « Et commandez-vous à manger, si ça peut vous permettre d’être plus efficace. » Eliza s’en fiche. Ce soir, elle l’autorise exceptionnellement à prendre ses aises. Tant qu’il n’en fait pas une habitude, ça lui convient. Avant même qu’elle ne prenne le temps de lui détailler le problème, Julian la conforte dans l’idée qu’organiser une soirée de lancement en cinq jours risque d’être tendu. « Merci Julian, j’avais vraiment besoin d’entendre ce genre de chose. » Dit-elle avec agacement. Mais il lui dit aussi des choses encourageantes. Il ne lui dit pas que c’est impossible, il lui affirme qu’avec un peu de détermination et un super assistant, elle devrait pouvoir programmer une soirée de lancement exceptionnelle. Les yeux plissés, elle l’observe tandis qu’il se désigne comme étant ledit super assistant. « Heureusement que vous le précisez, j’avais un doute. » Après lui avoir donné le dossier comportant tout ce qu’il doit savoir sur la soirée, elle lui explique plus en détail le fond du problème. Évidemment, Julian ne serait pas Julian sans une blague un peu lourde. D’où son expression quelque peu irritée. « Au cas où vous ne l’auriez pas encore compris, ce n’est pas le moment de lâcher vos vannes pourries. » Pour cette soirée, tout est à faire. La personne qui devait normalement s’occuper de tout n’a pas dépasser la première étape, à savoir trouver un lieu atypique. Elle ne pensait pas que Julian allait démarrer au quart de tour, ce qui la surprend un peu. En même temps, elle se dit qu’elle a eu raison de le garder avec elle pour ce soir. En y réfléchissant, elle aurait peut-être mieux fait de confier cette mission à Julian dès le début. Elle n’en serait peut-être pas là aujourd’hui. « Oui. Et après on s’étonne que je ne fais que hurler ! Franchement, ce trou du cul le méritait ! » Elle s’emporte un peu, oopsie doopsie. En lui demandant de partager ses idées, Eliza ne s’attendait pas à ce que Julian lui réponde du tac au tac. Jamais elle n’aurait pensé au Blue Lagoon. Si ce lieu semble être tout ce qu’il y a de plus banal, Eliza trouve l’idée brillante. Organiser une soirée dans lancement dans une boîte de nuit, ce n’est pas commun. D’autant plus que le Blue Lagoon est assurément un endroit chic ! Eliza ne peut qu’être d’accord avec la proposition de Julian. Il lui faut plusieurs longues secondes avant qu’elle ne percute : le Blue Lagoon est l’endroit où elle a malencontreusement rencontré Julian samedi soir. « Hm, oui. Pas mal. Joli endroit. » Dit-elle en se raclant la gorge. Est-ce qu’il se souvient de samedi soir, au moins ? Même s’il ne s’est rien passé de spécial, Eliza a tout de même l’impression que c’est le cas. « Vous êtes loin d’être le meilleur, ne vous emballez pas trop. » Lâche-t-elle sèchement. « Au lieu d’absolument chercher à ce que je vous complimente, vous devriez déjà être en train d’appeler le gérant du Blue Lagoon pour réserver son établissement. Si jamais ce n’est pas possible, dites-lui bien que je suis prête à payer le double de ce qu’il demande à l’origine. » L’argent ne fait pas le bonheur, mais il permet tout de même d’obtenir ce que l’on veut. Pendant que Julian accompli sa première tâche, elle lance une recherche des meilleurs traiteurs disponibles à Cap Harbor et aux alentours.

D’une oreille distraite, elle écoute l’échange qui se fait entre Julian et le gérant du Blue Lagoon. Il ne lui faut que quelques secondes pour réserver l’établissement, ce qui soulage Eliza d’un énorme poids. « Ne me lancez pas ce sourire victorieux. Un enfant de cinq ans aurait pu le faire ! » Dans le monde d’Eliza, c’est possible. Elle ne peut pas nier que Julian soit efficace. En à peine dix minutes, il a réussi à faire ce que son précédent employé aurait dû faire il y a deux semaines. Il lui ôte une énorme épine du pied, et pourtant, elle ne peut pas le féliciter. Ca risquerait de lui écorcher la bouche. Qui plus est, elle ne se sentira sereine que lorsque tout sera prêt. « Pour présenter les produits, je pense rester dans quelque chose de classique. C’est-à-dire qu’il y aura plusieurs petits stands d’installer avec les différents produits, et les invités pourront les tester en étant conseillés par quelques professionnels. Le spot publicitaire sera aussi projeté à un moment ou un autre pendant la soirée. » Explique-t-elle tout en continuant de chercher un traiteur pour la soirée. « Puisque vous êtes un habitués du Blue Lagoon, vous pouvez me lister les meilleures cocktails qu’ils ont ? Oh et cherchez moi une dizaine de serveurs, aussi. Vous pensez que ça suffira, dix ? » Eliza plisse les yeux lorsqu’elle tombe sur ce qui ressemble à un site pornographique. « EW EW EW ! » Eliza s’empresse de cliquer sur la croix rouge, pour finalement revenir sur le site en raison d’un détail assez intriguant. Elle rapproche son visage de son écran, perplexe. « Je ne savais même pas que c’était possible… » Elle tourne son ordinateur vers Julian, lui montrant alors le travail d’un traiteur de Caroline du Nord. L’homme en question est spécialisé dans la réalisation d’amuse-gueule particuliers, notamment en forme de pénis. « Non, Julian. Je sais ce que vous allez proposer et il en est hors de question. C’est gênant. » Le pauvre n’a pourtant pas dit un mot. Mais elle commence à le connaître, le coco. Chacun effectue son travail en silence. De temps en temps, Eliza lance quelques regards à Julian. Pour une sombre raison, sa concentration est fébrile. Toute la journée, elle était tellement occupée qu’elle n’a pas eu le temps de repenser à cette soirée de samedi soir, celle où elle a rencontré Julian. L’évocation du Blue Lagoon a stimulé son cerveau, qui s’est amusé à lui envoyer des flashs de la soirée. Et elle se demande toujours s’il se souvient de l’y avoir vue.


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Re: Hey there, too much to hope this is a booty call ? (Julian) ✻ ( Ven 10 Nov - 17:53 )


too much to hope this is a booty call ?
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Julian Finch n'était pas toujours un emmerdeur. Il lui arrivait de dormir. Mais le reste du temps, exiger de lui du calme et du sérieux, c'est beaucoup trop demander. Julian savait que la vie pouvait parfois être difficile, bien trop dure et bien trop blessante, si bien qu'il avait prit la décision de ne pas se prendre la tête et de savourer chaque instant pleinement. C'était ainsi qu'il avançait dans la vie et il savait que ça pouvait en agacer quelques uns. Sa propre mère était parfois agacée par son comportement. Mais Julian le vivait bien. Et si sa joie de vivre naturel – ou son côté gros crétin fini – lui permettait en plus d'énerver sa patronne, il en était d'autant plus content. « C'est pas grave ne vous en faites pas, je suis plutôt endurant », rétorqua-t-il, devant son air désespéré, pas gêné le moins du monde par le double sens de sa phrase. Il était persuadé dans son fort intérieur qu'Eliza serait bien plus heureuse dans sa vie si elle apprenait à rire de ses blagues lourdes. Elle serait beaucoup moins agacée, déjà pour commencer. Et puis elle serait un peu moins rigide, si elle apprenait à rire. Il ne croyait pas avoir déjà eu l'occasion de l'entendre rire. Quelle tristesse. Sa vie devait être bien chiante. « Ah, mais vous seriez surprise. Aucune femme ne résiste au charme d'un musicien barbu », répondit-il, pas vexé le moins du monde. Il était certain qu'au final, la seule raison pour laquelle Eliza n'avait pas encore succombé à son charme, c'était parce qu'il venait au travail avec un costume et pas en mode rockeur. Sinon, elle l'aurait déjà coincé dans un placard et elle l'aurait déjà violé. Tiens, il devrait parler de ça avec Andrea à l'occasion. Il avait enfin comprit pour Eliza lui avait résisté.

Enfin bon, là n'était pas la question. Il était plutôt question de travail. Ou d'absence de travail. Parce que Julian Finch était compétent, mais comme beaucoup d'hommes, il marche surtout à la bouffe. Julian pourrait passer ses journées à manger. Et l'idée de se retrouver coincé dans ce bureau sans manger, ça ne lui plaisait pas du tout. Eliza Nelson-Riley en plus d'une un véritable tyran et une vraie peste était en plus une véritable rabat-joie. Sérieusement, elle le retenait ici contre sa volonté, hors de ses horaires de travail et en plus elle était trop radine pour l'inviter à bouffer. Quel manque total de conscience chez cette femme-dragonne, sérieusement. « Très bien, je vais tout faire pour le mériter. Mais vous avez intérêt à me réserver une table dans le meilleur restaurant de la ville. Pour moi et l'une de mes très nombreuses prétendante évidemment », râla-t-il. Il allait bien s'arranger pour que la facture s'élève au moins à trois zéros, pour compenser les heures supplémentaires qu'il devait faire. Parce qu'aucun montant en argent ne pouvait être assez élevé pour compenser l'usure de ses nerfs quand il était obligé de passer trop de temps avec la jeune femme de mauvaise humeur. Enfin en même temps, il ne se souvenait pas de l'avoir déjà vu de bonne humeur. Quoi qu'il en soit, sa patronne ne lui dira pas deux fois de se commander à manger. Le jeune homme pianote sur son écran de téléphone, pour se faire livrer une pizza au bureau. Ce n'était pas la première fois qu'il le faisait, c'était juste la première fois qu'il le faisait dans le bureau de sa patronne. La prochaine étape, c'était mettre les pieds sur la table. Enfin non, la prochaine étape, c'était tenter de la rassurer. Tenter seulement, parce que la jeune femme ne pouvait pas se taire cinq minutes et le laisser faire son petit discours d'encouragement. Non, il fallait qu'elle râle, avant. Ben quoi, elle s'attendait à quoi ? Oui, ça allait être difficile d'organiser ça. Par chance, elle avait le meilleur des assistants. Aka lui bien entendu. « Je ne vois même pas comment vous pouvez avoir un doute. Je suis le seul que vous n'avez pas encore viré », rétorqua-t-il. Évidemment, le jeune homme n'avait pas connu les anciens assistants de madame le tyran. Mais quand il était arrivé, on l'avait prévenu qu'il ne tiendrait pas plus de deux mois, comme les autres. Et pourtant, un an plus tard, il était toujours ici. Il était sûr que dans le fond, elle l'aimait bien. Vraiment très au fond par contre. « Avec vous ce n'est jamais le temps de plaisanter. Pourtant je suis sûre que ça vous ferez du bien de rire. Rire, ça libère les tensions et ça muscle l'abdomen », répondit-il, toujours indifférent à ses petites mimiques d'irritation. Enfin, le sexe avait les mêmes effets aussi, mais ça, il se garda bien de le préciser. Si déjà elle n'aimait pas rire, il devait y avoir bien des choses cool qu'elle n'aimait pas faire non plus. A la place, il préféra à son tour s'exaspérer sur le fait que Monsieur le crétin du service événementiel n'ait pas trouvé de lieu. Sérieusement, Cap Harbor regorgeait de lieux cools. Il était vraiment con lui. Mais la vulgarité d'Eliza lui fit écarquiller les yeux. « Vous avez dit un gros mot. Je suis outré », s'exclama-t-il. Elle qui protestait toujours contre le langage fleuri de son assistant, elle qui avait toujours eu un sens inné pour l'élocution. Cela en disait long sur son état de nerfs. Pauvre femme. La prochaine fois, elle apprendrait à faire d'avantage confiance à son super assistant. Elle devrait même lui offrir une coupe d'assistant de l'année pour noël tient. En tout cas, Julian avait des idées à revendre. Quand on était fêtard comme lui, on connaissait forcément des endroits sympas. « J'étais sûr que le Blue Lagoon était un endroit qui pourrait vous plaire », souffla-t-il en lui jetant un regard discret. Est-ce qu'elle allait faire allusion à leur rencontre du week-end précédent ? Julian espérait que non. Ou que oui. Oui, si c'était pour remettre à maintenant ce qu'ils n'avaient pas fait. Par contre, si c'était pour lui foutre un râteau, elle serait sympa de faire semblant de ne pas s'en rappeler. Mais la jeune femme corrigea le fait que c'était le meilleur et le jeune homme relégua ses fantasmes au second plan. Comment ça, ce n'était pas le meilleur ?« Vous êtes vraiment la pire rabat-joie que j'ai jamais connu », s'agaça-t-il. Si un jour il la sauvait d'un immeuble en flammes, il était certain qu'elle trouverait encore à redire. Emmerdeuse. « Ça va ça va, je vais appeler », souffla-t-il en levant les deux mains en signe d’apaisement. Enfin selon Julian, connaissant Devon, plus que de proposer de payer double, pour s'attirer les faveurs de Devon, Eliza aurait mieux fait de proposer de coucher avec lui.

Devon n'avait pas été très compliqué à faire céder. Fermer son bar à la clientèle ne l'avait d'abord pas vraiment enchanté. Mais quand Julian lui avait fait miroiter l'argent qu'il gagnerait en une seule soirée, le jeune homme concéda que c'était une bonne idée. Voilà qui était fait. Et avec un sourire, il retourna vers le bureau, prêt à annoncer la nouvelle à sa patronne. Son sourire disparu rapidement cependant. « Vous n'aviez pas besoin de moi pour le faire si c'était aussi simple », protesta-t-il, un peu agacé. Qu'est-ce qu'il fallait qu'il fasse, pour qu'elle soit contente ? Il n'attendait même pas de félicitations ou de reconnaissance. Juste qu'elle arrête un peu avec ses critiques acerbes. Il était tenté de se barrer et de la laisser se débrouiller toute seule, mais il ne pouvait pas faire une chose pareille, il en avait conscience. « Les stands, c'est une bonne idée, mais il faudrait peut-être penser à un peu d'animation. Peut-être un DJ. Ou un musicien local. Même si ça risque difficile à trouver en si peu de temps », proposa-t-il. Parce qu'une soirée sans musique et sans ambiance, c'était trop triste selon lui. Le jeune homme aurait bien proposé ses services, mais il ne supporterait pas que la jeune femme dénigre sa musique. Et en plus, il estimait qu'il en faisait déjà suffisamment pour elle. « Le Blue Lagoon a du personnel. On pourrait faire appel à quelques extras pour le service. Certains traiteurs ont du personnel, tout dépendra à quel traiteur vous ferez appel », débita-t-il sans lever les yeux vers elle, en listant les cocktails qu'il avait déjà goûté et aimé au Blue Lagoon sur une feuille de papier. Mais la jeune femme l'interrompit dans sa concentration. Pourquoi elle prend cette tête dégoûtée et ce petit ton dramatique ? Julian hausse un sourcil. Ça y est, elle avait perdu la boule. Le jeune homme regarde finalement l'écran de sa patronne pour voir les amuses-gueules en forme de pénis. Beurk. Quel manque de classe. « Charmant », souffla-t-il en secouant la tête. Sérieusement, certaines personnes faisaient appel à ce traiteur ? Quel manque de classe. Julian fronça les sourcils face à la remarque d'Eliza. Non mais. « J'ai passé l'âge de rire à cause d'un amuse-gueule en forme de bite. Au risque de vous surprendre, je n'ai pas beaucoup de classe, mais un peu plus que ça quand même », rétorqua-t-il. Il prit un air outré, avant de se mettre à ricaner. Clairement, c'était un manque de goût pour une soirée organisée. Mais il se disait qu'il aurait pu en commander quelques uns pour Holia, ça lui aurait sans doute plu. Coucou Gaëtane. « Par contre, je commence à croire que vous avez vraiment des idées déplacées envers votre assistant. Ça c'est gênant », répondit-il en agitant son index devant son nez, d'un geste désapprobateur. Allaient-ils parler de ce qui s'était passé samedi dernier ? Julian n'avait pas envie d'être celui qui aborderait le sujet. Alors il se remit à travailler, sans ajouter un mot. Il parcourut des sites spécialisés dans le personnel de salle, pour trouver quelques candidats potentiels à proposer à Eliza. Et puis un bruit attira son attention. Ah, oui, sa pizza. « Il est l'heure de manger ! », s'exclama-t-il soudain en frappant de la paume de la main sur le bureau. Il se leva et prit un billet dans son porte feuille. « N'en profitez pas pour mater mes fesses », prévint-il en ricanant, en sortant de son bureau pour rejoindre le hall. Il paya sa pizza et le livreur et retourna dans le bureau. Ça embaumait la pizza. Parfait. Il était heureux. Il n'aimait rien au monde plus que la pizza. Sauf peut-être les femmes. A peine assis sur la chaise, le jeune homme ouvrit la boîte et croqua avec envie dans une part de pizza aux fromages. « Vous devriez faire une pause et manger avec moi. Vous l'avez mérité », baragouina-t-il, la bouche pleine.




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Re: Hey there, too much to hope this is a booty call ? (Julian) ✻ ( Lun 20 Nov - 22:18 )



✻ ✻ ✻
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Eliza s’agace toute seule à se répéter mentalement les mêmes choses. En un an, elle a eu le temps d’apprendre à connaître le spécimen qui lui sert d’assistant. Du moins, elle croit le connaître. Logiquement, elle ne devrait plus être surprise de ses réactions, ni même exaspérée. Mais Julian maîtrise parfaitement la loi du « toujours plus ». Au moment où Eliza pense avoir tout vu, tout entendu, il parvient à la surprendre, à lui faire revoir son jugement. Et ça l’énerve. D’une part parce qu’elle déteste qu’on lui tienne tête. Les précédentes assistantes ne cherchaient jamais à discuter avec elle, elles exécutaient les tâches demandées sans lui poser plus de questions, elles filaient droit. Et d’autre part, parce qu’elle ne peut pas le virer aussi simplement qu’elle le voudrait. Sa position de PDG est liée à Julian. Si elle le renvoie, elle appuie sur le bouton qui l’éjectera elle aussi de l’avion. Eliza est forcée de supporter le jeune homme, obligée de supporter ses blagues lourdes et ses réflexions mal-placées. A part lever les yeux au ciel très fort et se montrer désagréable, la brune ne peut rien faire de plus. « Parce qu’on m’a mis un couteau sous la gorge. Ca ne veut pas dire que vous faites mieux que les autres. » Précise-t-elle. De la méchanceté purement gratuite. Car même si Eliza avait de toute façon pu faire ses adieux à Julian, elle ne l’aurait jamais fait. Il travaille bien, et Eliza commence doucement à lui faire confiance. Ce soir, en acceptant de l’aider à organiser la soirée de lancement de la prochaine gamme de produits, il ne fait que marquer davantage de points. Mais c’est plus simple pour Eliza d’être aigrie et piquante. Bien plus simple que de lui manifester la moindre reconnaissance. Dans sa tête, lui dire merci reviendrait à admettre que sans lui, elle serait incapable de travailler correctement. Or Eliza Nelson-Riley n’a besoin de personne. Tout ceci n’est qu’une question d’égo surdimensionné, finalement.

Eliza arque un sourcil lorsque Julian lui reproche son manque d’humour. Intérieurement, cette remarque l’amuse. Son entreprise est tout ce qu’elle a de plus précieux, alors évidemment, dans la mesure où la moindre faute professionnelle pourrait ruiner ce qu’elle a bâti au cours de ces derniers années, Eliza ne laisse aucune place à l’amusement ou à la plaisanterie. Ca ne fait pas d’elle une tyran sans humour pour autant. Julian ne la juge que sur ce qu’il voit au quotidien, sans doute serait-il surpris de rencontrer sa supérieure dans un cadre plus privé. Eliza, c’est une femme à deux visages. Il faut parfois du temps avant de découvrir celle qui se cache derrière le masque de fermeté et de sévérité qu’elle s’obstine à porter tous les jours. Elle ne répond rien, préférant entrer dans le vive du sujet. Et oui, au passage, le type qu’elle avait engagé en qualité de chargé des projets événementiels est un trou du cul. « Il vous en faut peu. » Ce soir, elle laisse tomber quelques barrières. La journée, longue et difficile, l’a épuisée. Elle n’avait pas prévu de rester au bureau ce soir pour réparer les erreurs d’un incompétent en compagnie de son assistant. Alors on ne lui en voudra pas si, pour une fois, elle s’autorise à être un peu plus elle-même, et un peu moins la PDG glaciale que Julian a l’habitude de côtoyer. Mais il ne faut pas pousser mémé dans les orties non plus, ils ne sont pas là pour discuter de la protection des licornes. Ils n’ont pas de temps à perdre. Ca ne la dérange pas d’être une rabat-joie, tout ce qu’elle veut, c’est une salle pour sa soirée. Ce qu’elle désire, elle l’obtient quasiment dans la minute. Eliza ne peut pas s’empêcher de casser le groove de son assistant et lui rappelant la simplicité de sa mission. Il n’y a pas de quoi gagner un oscar, qu’il se calme. Son manque de considération l’agace, elle le devine au ton employé. Pour autant, Eliza reste aussi froide que la glace. Elle ne réagit pas, concentrée sur ses propres tâches. « Je n’ai pas le temps pour vos jérémiades. » Lâche-t-elle sur un ton neutre. Elle ne lui laisse pas le temps de répliquer, embrayant sur l’explication de ses idées. Ce qu’elle apprécie chez Julian, c’est qu’il s’impose. Contrairement à toutes celles qui l’ont assistée auparavant. Il n’a jamais peur de proposer ses idées, voire parfois de corriger Eliza lorsqu’il estime avoir quelque chose de mieux derrière la tête. Voilà pourquoi elle l’écoute attentivement, sourcils froncés. « Difficile, mais pas impossible, pas vrai ? Vous pensez pouvoir trouver quelqu’un ? » Demande-t-elle, tout en notant la proposition de Julian dans un coin. Visiblement, pour ce qui est des serveurs, Eliza ne devrait pas rencontrer de problèmes majeurs. « Parfait ! » Tandis que Julian s’occupe de lister les meilleures boissons du Blue Lagoon, Eliza lance une recherche pour trouver le traiteur de leur soirée. Lorsqu’elle tombe sur des amuse-gueules en forme douteuse, elle s’insurge, partage sa découverte avec son assistant, et l’insulte allègrement d’enfant. « Ah oui ? Effectivement, je suis surprise. Je dirais même choquée ! » Le pire, dans l’histoire, c’est qu’elle l'est à moitié. Julian est, à ses yeux, un grand gamin. Parfois, elle se demande comment il a fait pour avoir attiré l’attention du conseil d’administration de l’entreprise. Ce qui lui fait comprendre qu’elle ne le connait pas, et qu’elle n’a jamais cherché à le connaître. A tort ou à raison. « C’est vous qui me dites ça ? Alors que vous m’avez ouvertement draguée il y a deux jours ? » Eliza a lâché la bombe un peu plus tôt qu’elle ne l’aurait voulu. Si tant est qu’elle ait envisagé de la lâcher, cette bombe. Quoi qu’il en soit, ses propres mots la mettent mal-à-l’aise. Elle se mord l’intérieur de la joue et baisse les yeux sur son carnet de notes.

Une vague de soulagement la submerge lorsque le livreur de pizza les dérange. Julian quitte énergétiquement son bureau, prêt à récolter sa nourriture. Eliza ne sait pas si elle doit se sentir d’autant plus gênée en entendant sa remarque, si elle doit se sentir outrée ou bien simplement agacée (comme la plupart du temps avec lui). « J’ai mieux à faire. » Rétorque la jeune femme en l’observant s’éloigner. Non, son regard ne dévie par sur le postérieur de son assistant. Il se perd plutôt dans le vide. Elle sent que sa soirée avec Julian n’aura rien d’ordinaire. Elle a l’impression de devoir s’attendre à quelque chose, sans savoir quoi. Elle a aussi la sensation de perdre son masque de PDG infernale. Mais il est tard, et ils ne sont plus que deux dans les bureaux. Eliza est humaine, elle a besoin de repos. Elle ne peut pas constamment être dans l’agressivité et la méchanceté. La brune a à peine le temps de reprendre contenance, Julian revient déjà avec sa pizza. Pizza qu’il dépose sur son bureau, comme pour sonner l’heure de la pause. Eliza se penche en avait pour analyser son potentiel repas du soir. La végétarienne qu’elle est se réjouit de voir autant de fromage. Eliza ne se fait pas prier pour mettre ses affaires de côté avant d’attraper une part généreuse de pizza. Un léger silence s’installe pendant que les deux acolytes du soir remplissent leur estomac. « Vous savez, quand je me suis lancée dans la construction de l’entreprise, ma sœur venait souvent me tenir compagnie. Elle avait peur que je meure de faim, alors elle veillait toujours à ce que j’ai de la nourriture sous les yeux. La pizza aux quatre fromages, c’est sans doute ce que j’ai le plus mangé en deux ans et pourtant, j’ai jamais pu en être dégoûtée. » Les yeux rivés sur sa part de pizza, elle continue son histoire, le sourire aux lèvres. « Ma mère passait son temps à râler. Elle disait que j’allais devenir obèse et qu’Aaron – mon petit-ami de l’époque, allait me quitter. Elle voulait tellement qu’on se marie, c’était ridicule… Devenir grosse, c’était le dernier de mes soucis. C’est plus tellement le cas maintenant, d’ailleurs, alors si je prends ne serait-ce qu’un kilo, je vous brûle. » Ce qui est ridicule, aussi, c’est la facilité avec laquelle Eliza se livre. Elle abandonne officiellement son rôle de PDG et étrangement, ça ne la dérange pas plus que ça. Du moins pas pour le moment. Eliza stoppe son récit, par peur de donner trop de détails sur sa vie personnelle. « Je ne vous ai jamais demandé pourquoi vous aviez décidé de venir travailler à Pure Beauty. » Eliza n’a jamais montré le moindre intérêt pour les recrutements. Elle estime que la directrice des ressources humaines remplit sa fonction avec brio. Elle accueille à peine ses nouveaux employés, ne prend même pas la peine de retenir leurs prénoms. Elle n’a pas le temps et, soyons honnête, elle s’en fiche. Lorsque Julian s’est présenté à elle, elle l’a traité comme un moins que rien et lui a d’emblée donner deux ou trois tâches ingrates à accomplir. Un an plus tard, elle prend enfin la décision d’en savoir un peu plus sur celui qui partage son quotidien sans en avoir la moindre envie.


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Hey there, too much to hope this is a booty call ? (Julian)

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