baby it's cold outside ✻ paul

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baby it's cold outside ✻ paul ✻ ( Jeu 12 Oct - 19:10 )


baby it's cold outside
You and me we made a vow for better or for worse. I can't believe you let me down but the proof is in the way it hurts. For months on end I've had my doubts denying every tear. I wish this would be over now but I know that I still need you here. You say I'm crazy 'cause you don't think I know what you've done. But when you call me baby I know I'm not the only one.


Jocelyn était de très bonne humeur en cette belle journée ensoleillée. Et pourtant, ce n'était de base pas vraiment gagné. Quand elle s'était levée ce matin, avec la musique à fond comme à son habitude – oui, elle finirait par devenir sourde un jour – elle avait filé sous la douche pour se rendre compte que l'eau était froide. Ce n'était pas tant une surprise que ça, elle avait déjà constaté des problèmes de plomberie depuis qu'elle avait emménagé et elle avait posé un jour de congé fin de semaine pour accueillir un professionnel qui corrigerait le problème. Mais il avait fallut que la plomberie ne tienne pas le coup et qu'elle soit obligée de prendre une douche froide. L'avantage, c'était que la jeune femme était bien réveillé. Bon, elle ne s'était pas privée de prendre un café pour autant. Parce que même si elle était bien réveillée, la jeune femme était de mauvaise humeur. Par chance, la journée avait fini par tourner en sa faveur. Déjà, lorsqu'elle était arrivée au bureau, elle avait eu le plaisir de trouver dans sa boîte mail un message de son ex-mari, qui lui donnait des nouvelles. Ils ne se parlaient pas souvent, ayant instauré certaines règles pour ne pas trop interférer dans la vie de l'un ou de l'autre. Mais ils s'écrivaient quand même et se donnaient des nouvelles assez régulière. Connor venait de changer de travail et visiblement il se sentait bien dans son nouveau poste. Cela lui faisait plaisir. Le jeune homme semblait avoir réussi facilement à tourner la page sur leur mariage et grâce à cela, la jeune femme se sentait moins coupable pour leur histoire qu'elle avait gâchée. Il semblait heureux, ne semblait pas avoir renoncé à l'amour à cause d'elle et cela lui faisait plaisir. La jeune femme n'avait d'ailleurs pas tardé à répondre à son message pour le féliciter et l'encourager dans cette voix. Après quoi, elle avait enchaîné les rendez-vous toute la matinée. Rien de bien intéressant cependant, des affaires qu'elle pourrait régler les yeux fermés. Oui, la vie d'avocate n'était pas palpitante tous les jours, parfois elle se retrouvait avec des histoires banales, mais la jeune femme se plaisait quand même dans la peau de cette femme qui défendait les autres. Son après-midi avait été plus intéressante et c'était d'ailleurs grâce à cela que la jeune femme était de si bonne humeur. Elle s'était retrouvée à s'occuper d'une histoire d'héritage de biens immobiliers, devant être répartie entre les deux héritières, deux sœurs qui ne se parlaient plus. Si les deux jeunes femmes semblaient décidées à simplement faire du mal à l'autre, Jocelyn avait décidé de les convoquer toutes les deux en même temps, avec l'avocat de la sœur dont elle ne s'occupait pas, pour les obliger à se parler. Une fois que la glace avait été brisée, les deux jeunes femmes avaient réussi à communiquer. Elles avaient même réussi à se réconcilier avant de répartir les biens équitablement. La jeune femme était satisfaite. Non seulement elle avait réussi à clore son dossier avec rapidité, mais en plus, elle avait permis à deux sœurs de se rabibocher. Après avoir raccompagné ses clientes, la jeune femme n'avait pas manqué d'envoyer un SMS à son frère pour lui rappeler qu'elle l'aimait. Sa journée touchant à sa fin, la jeune femme était rentrée chez elle pour manger et se changer. C'était le soir et elle avait envie de fêter sa victoire du jour dans un bar, de boire un verre, de danser, de s'amuser. Vêtue d'une jolie robe noir accessoirisée de bijoux dorés, perchée sur des talons et joliment maquillée, elle avait quitté son appartement pour rejoindre le centre ville et plus précisément un club qu'elle avait l'habitude de fréquenter depuis qu'elle était à Cap Harbor : le Blue Lagoon. C'était une habituée des lieux et la jeune femme ne tarda pas à aller commander un mojito au comptoir, avant de se laisser guider par la musique. Elle se déhanchait sur la piste de danse, indifférente au fait d'être venue seule. Elle fut d'ailleurs rapidement rejoint par un jeune homme, qui commençait à se montrer un peu trop collant. Oh, la jeune femme n'avait rien contre le fait de danser avec des inconnus, sauf quand ils se montraient trop envahissant. D'autant plus que le jeune homme ne lui plaisait pas. Ce n'était pas parce que la jeune femme était un peu volage sur les bords que c'était une femme facile, sans ses petits critères concernant les personnes qu'elle raccompagnait pour la nuit. Prétextant avoir envie de boire quelque chose, elle faussa compagnie à l'envahisseur. La jeune femme se dirigea donc une nouvelle fois vers le comptoir du bar, pour demander un nouveau mojito. Et tandis que le charmant barman le lui préparait – d'ailleurs, elle n'avait pas couché avec ? Elle ne savait plus – elle regarda autour d'elle. A côté d'elle, un charmant jeune homme, buvait son verre tout seul. Elle ne savait pas s'il avait passé une bonne journée ou s'il venait se consoler de quelque chose à vrai dire. Mais elle voulait bien se porter volontaire pour le consoler, si jamais. « Bonsoir », souffla-t-elle avec un sourire. Elle s'installa sur le tabouret libre à côté de lui. Peut-être qu'elle pouvait se montrer envahissante elle aussi. Mais la jeune femme savait généralement ce qu'elle voulait et elle ne se faisait pas prier pour le montrer. « Que fait un si charmant jeune homme tout seul ici ? », demanda-t-elle. C'était une manière pour elle de s'assurer qu'il était bien tout seul. On ne savait jamais, pas que sa petite amie c'était simplement éclipsée pour se rendre aux toilettes. Elle n'aimait pas devoir gérer les petites amies jalouses, c'était épuisant selon elle. Le barman déposa son verre devant elle et elle lui sourit. Puis la jeune femme reporta son attention sur le beau brun qui se trouvait  ses côtés. « Je peux vous offrir un verre ? », demanda-t-elle, consciente d'être direct. En même temps, y avait-il vraiment une bonne façon de se comporter dans ce genre de situation ? Elle en doutait. Elle aurait pu faire pire après tout et lui dire de but en blanc qu'elle le trouvait canon et qu'elle aurait aimé le ramener chez elle.

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Re: baby it's cold outside ✻ paul ✻ ( Dim 22 Oct - 20:09 )












Bien malgré moi, ma mère c'était mise en tête que j'étais complètement déprimé depuis ma rupture avec Charlotte. Alors d'accord, je ne sautais pas de joie dès le réveil, mais je n'étais pas non plus au fond du trou, au contraire, je trouvais même que je commençais à passer à autre chose. D'avoir eu Joan et Ophélia à mes côtés m'avaient beaucoup aidé et surtout d'avoir les garçons. J'avais beau expliquer tout cela à ma mère, elle ne voulait rien y entendre et donc son rôle de Maman l'obligeait à passer chez moi chaque soir pour s'assurer que je mangeais correctement et que je n'avais pas des envies de suicides. Honnêtement, c'était ses visites quotidiennes qui me donnaient envie de m'enterrer. J'aimais ma mère plus que tout, mais elle était vraiment trop collante et protectrice. Ce n'était pas comme si c'était la première rupture de ma vie en plus. Alors elle venait et elle parlait. Beaucoup. Trop. Je ne pouvais même pas en placer une et du coup elle m'accusait de me renfermer sur moi même. C'était un cycle sans fin. Tout les soirs c'était la même chose. Sauf que si elle venait encore une fois, j'allais vraiment être méchant avec elle et je n'avais pas envie de ça. Alors j'envoyais un message à mon frère pour qu'on sorte ce soir. Il avait la chance d'avoir une Emily adorable et qui avait une confiance aveugle en lui. Du coup rendez-vous était donné, ce soir on sortait au Blue Lagoon. Je n'avais pas tellement l'habitude d'aller là bas, mais de toute façon cela ne pouvait pas me faire de mal.
Cette décision prise, je me dépêchais de téléphoner à ma tendre maman pour lui dire qu'elle n'avait pas besoin de se déplacer ce soir. Au son de sa voix je sentais la déception, mais quand je lui expliquait la raison tout de suite elle était beaucoup plus heureuse et elle m'encourageait même à renouveler l'expérience très souvent. Je rigolais en repensant à mon adolescence où elle essayait de me faire rester à la maison et maintenant c'était tout le contraire. Dans son esprit, j'y allais pour faire des nouvelles rencontres et vraiment tourner la page Charlotte. Pour moi c'était une soirée où j'allais pouvoir être tranquille et boire un verre tranquillement avec mon frère. Ouais finalement je sentais que ça allait être une très bonne soirée.

Avec Mark on s'était mis d'accord pour se retrouver directement sur place. C'était la chose la plus simple à faire et après avoir mangé un petit truc rapide, j'étais parti me préparer. Pendant 10 bonnes minutes je restais assis sur mon lit à regarder dans le vide. Je n'avais plus l'habitude de sortir et je ne savais pas ce que j'étais supposé mettre. Puis je finissais par y aller au plus simple, de toute façon je n'avais pas besoin de séduire mon frère.
En arrivant au Blue Lagoon, je me rendais compte que c'était une très mauvaise idée d'être venu ici. La plupart des gens étaient là pour danser, faire la fête et draguer tout ce qui bougeaient. Je ne me sentais pas très à mon aise dans cet endroit, mais maintenant que j'étais là, je ne pouvais plus faire machine arrière. Je regardais rapidement mon téléphone pour me rendre compte que j'étais en avance et que Mark n'allait pas arriver avant 20 bonnes minutes. Tant bien que mal j'arrivais à me faufiler jusqu'au bar et commander une bière. Par chance ou par miracle, je trouvais deux tabourets. Je profitais de ce petit moment pour téléphoner à Mark. « Frangin ramène tes fesses tout de suite » Je ne lui laissais pas vraiment le choix. « Désolé, je vais pas pouvoir venir, je suis retenu au boulot » Non mais c'était une blague ? Il allait pas me faire ça quand même. « Tu fais chier Mark, tu sais que c'est le genre d'endroit où j'ai pas mis les pieds depuis 10 ans. » Voire plus même. Il ne me restait plus qu'à finir ma bière le plus rapidement possible et rentrer chez moi. « Profite en pour faire des nouvelles rencontres, amuse toi Paul » Ah ouais ? Et j'allais m'amuser avec le reflet du miroir peut-être ? Faire des nouvelles rencontres ce n'était pas la chose la plus facile du monde. Par dépit et par rage je lui raccrochais au nez et remettais mon portable dans ma poche. Il allait me le payait. Tout ce qu'il avait gagné, c'était que maintenant j'allais le faire chier plus que jamais par rapport à un futur enfant.

Plus je regardais autour de moi et plus je me sentais mal à l'aise. Jamais je n'avais fini une bière aussi vite. « Bonsoir » Je venais à peine de reposer ma bouteille sur le comptoir quand cette voix m'était parvenue aux oreilles. Je regardais à droite et à gauche pour être sûre qu'elle s'adressait bien à moi. De toute évidence oui. « Bonsoir à vous » Je lui souriais à mon tour alors qu'elle prenait place sur le tabouret que j'avais pris pour mon frère. « Que fait un si charmant jeune homme tout seul ici ? » Okay, donc c'était une entrée en matière pour de la drague ? Mon dieu, j'étais si vieux que ça, pour ne plus savoir comment m'y prendre ? « Je ne sais pas si je suis charmant, par contre vous vous êtes assurément très belle » Il faudrait être aveugle pour ne pas s'en rendre compte. En tout cas de nombreux regards se posaient sur sa silhouette. « Je peux vous offrir un verre ? » Qu'est ce que m'avait dit Mark avant que je ne lui raccroche au nez ? Ah oui de m'amuser. Pourquoi ne pas commencer par accepter la proposition de cette femme. « Je viens justement de finir ma bière, on peut dire que vous tomber à pic. » Je n'étais pas assez fou pour croire au destin. On était dans un bar « Et pour répondre à votre question, mon frère m'a lâchement abandonné. » Ce fils de chacal. « Je suis Paul et ravi de faire votre connaissance » Quand bien même elle me disait qu'elle se nommait Gunégonde, je serais ravi. Il faudrait être fou pour ne pas l'être. « Dites-moi, ça vous arrive souvent de d'offrir des verres comme ça à des étrangers ? » Personnellement je ne le faisais jamais, mais comme disait mon frère je ne vivais pas dans le risque. Il pouvait parler avec sa vie planplan. « Surtout que vous devez avoir de nombreuses sollicitation depuis votre arrivée dans cet endroit » Du coup je me sentais vachement flattée que ce soit vers moi qu'elle puisse avoir jeté son dévolu pour la soirée. « D'ailleurs, on peut se tutoyer. Qu'est ce que t'en penses ? » Si elle me disait non maintenant, ça donnerait la couleur pour le reste.




lumos maxima


Talking to the moon.
Dans chaque vieux, il y a un jeune qui se demande ce qui s'est passé. .@ ALASKA.


Dernière édition par Paul McMahon le Jeu 9 Nov - 17:43, édité 1 fois
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Re: baby it's cold outside ✻ paul ✻ ( Lun 30 Oct - 11:48 )


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Jocelyn Ahern-Fields pouvait souvent paraître désinvolte et peu concernée par le monde qui l'entourait. D'une certaine façon, c'était un peu vrai. Mais la jeune femme estimait avoir une excuse valable. Et cette excuse, c'était des années et des années de brimades et de privation. C'est simple, elle avait l'impression que sa vie n'avait commencée que deux années auparavant. Pendant vingt-huit années de sa vie, la jeune femme s'était efforcée d'être une petite fille parfaite, obéissante, qui ne sortait pas du rang. Et la seule fois où elle avait dévié de la ligne tracée par ses parents, elle l'avait amèrement regretté. La jeune femme était devenue une honte pour sa famille, si bien qu'elle avait à nouveau décidé de rentrer dans les rangs et de ne plus jamais franchir la limite imposée par ses parents. Mais désormais, c'était terminé. Désormais Jocelyn ne cherchait plus l'approbation ou la bénédiction de qui que ce soit. Désormais, elle était libre. Et on pouvait dire qu'elle savait profiter de cette liberté. Les premières semaines à Cap Harbor avaient été difficiles c'était un fait et elle avait parfois regretté d'avoir envoyé promener le confort de son mariage et de sa petite vie tranquille, dans laquelle elle n'était pas heureuse mais dans laquelle elle ne risquait rien. Mais très vite, la jeune femme avait connu le plaisir d'aller faire la fête jusqu'à pas d'heure, le plaisir de s'amuser, de boire jusqu'à l'ivresse. Elle avait également découvert le plaisir de se faire draguer par des jeunes hommes et des jeunes femmes et de les suivre chez eux sans se poser de question, pour du plaisir réciproque et surtout pas pour des sentiments. Jamais de sentiment. C'était le seul point auquel la jeune femme était désormais attachée. Les sentiments, c'était ce qui risquait de courir à sa perte et la jeune femme ne voulait plus vivre l'échec d'une relation. Plus jamais. Alors régulièrement Jocelyn se rendait dans l'un des bars ou des clubs de Cap Harbor. Elle avait été ravie de constater que malgré le fait que ce soit une petite ville, elle avait de quoi s'amuser et profiter de la vie dans ce coin d'Amérique bien tranquille. Elle savourait cette liberté qu'elle découvrait seulement et surtout, elle savourait d'être enfin en paix avec elle même. Elle s'acceptait enfin comme elle était et elle commençait même à aimer cette femme à la fois forte et fragile qu'elle était au fond de son cœur. Oui, la jeune femme aimait faire la fête et elle ne s'en cachait pas. C'était ainsi qu'elle avait atterri au Blue Lagoon une fois encore cette semaine. Et quand elle voyait le jeune homme installé à côté d'elle, elle se disait qu'elle avait bien fait. Jocelyn n'était pas une croqueuse d'hommes – ni de femmes d'ailleurs. Elle aimait simplement s'amuser. Si elle n'avait pas en permanence besoin de rentrer chez elle accompagnée, elle aimait savourer de temps en à autre la présence d'un corps chaud à ses côtés. Et même quand ce n'était pas le cas, elle aimait faire la conversation à des inconnus dans des bars. Ce n'était donc pas bien surprenant qu'elle avait rapidement tenté d'engager la conversation avec le jeune homme. En plus d'être plus bel homme, il avait un visage qui lui paraissait sympathique et elle ne put s'empêcher de lui adresser un sourire quand il sembla hésiter à lui répondre ou non. C'était adorable, selon Jocelyn. Enfin en même temps, elle trouvait tout adorable. La dernière fois qu'elle s'était rendue dans une galerie d'art, elle était restée plantée devant une toile blanche avec trois tâches de peintures rouge et deux noir et elle n'avait pas cessé de répéter « c'est adorable ». Comme si ce mot pouvait décrire cette œuvre pour le moins déconcertante. Enfin. Rassurée que l'inconnu finisse par lui répondre, Jocelyn se détendit quelque peu. Elle savait que son approche pouvait être plus déconcertante, mais elle n'était pas certaine qu'il y ait une bonne façon d'aborder un inconnu dans un bar de toute façon. Et si tel était le cas, alors elle n'avait pas encore trouvé la bonne façon de faire. Mais la jeune femme se disait qu'un compliment, ce serait forcément bien reçu. Qui n'aimait pas être complimenté ? Elle ne connaissait personne pouvant répondre à cette question à l'affirmative en tout cas. « Merci pour le compliment », souffla-t-elle avec un petit sourire, flatté. Assurément, le jeune homme ne semblait pas être plus doué qu'elle pour amorcer une discussion avec une inconnue dans un bar et cela la faisait sourire. Les gens ne se rencontraient plus naturellement de nos jours. Tout se faisait par internet, pas le biais de sites de rencontres et de diverses applications. Ce n'était pas étonnant que plus personne ne savait draguer en 2017. Mais par chance, si Jocelyn ne possédait pas la conversation, elle possédait en revanche l'assurance. Elle n'avait pas froid aux yeux, il fallait bien le dire. Après tout, que pouvait-il lui arriver de pire ? Le jeune homme pourrait refuser ses avances et ils repartiraient chacun de leur côté, voilà ce qui pouvait lui arriver. Elle n'hésite donc pas à lui proposer un verre, souhaitant voir où cette première impression positive pouvait les mener. « Apparemment, j'ai bien choisi mon timing », déclara-t-elle, sans se défaire de son sourire. La jeune femme fit alors un signe au barman, afin qu'il rapporte une nouvelle bière à son désormais nouveau compagnon de soirée. A vrai dire, séduction ou pas, la jeune femme aimait rencontrer de nouvelles personnes. C'était un plaisir pour elle de bavasser avec des personnalités différentes tous les jours. « Votre frère est un traître. On n'abandonne pas son frère dans un endroit pareil, on ne sait jamais ce que la gente féminine pourrait faire de vous », plaisanta-t-elle en se retenant de rire. A vrai dire, elle était plutôt surprise que le jeune homme soit toujours seul. Elle venait suffisamment souvent ici pour savoir que quand un jeune homme charmant se trouvait seul au bar, une horde de femmes célibataires étaient prêtes à lui bondir dessus. Ces femmes paraissaient tellement désespérées que Jocelyn avait toujours croisé les doigts pour ne pas leur ressembler. « Jocelyn. Ravie de faire votre connaissance », répondit-elle. Paul, c'était un joli prénom. Et c'était classique. Peut-être que du coup, il serait un peu moins surprit de constater que la jeune femme portait un prénom réservé en tant normal aux plus de soixante-dix ans. « Je ne dirais pas souvent. Mais on est jamais à l'abri d'une charmante rencontre. Et j'aime rencontrer des gens charmants », déclara-t-elle, pour répondre à sa question. La jeune femme se demanda une fois encore si elle ressemblait à toutes ces femmes désespérées qui sautaient sur le premier homme libre et elle croisa les doigts intérieurement pour que le jeune homme n'ait pas cette image d'elle. « Malheureusement il arrive que ces sollicitations soient malvenues », répondit-elle en grimaçant. Elle repensa à l'homme qui la collait depuis qu'elle était arrivée au Blue Lagoon et secoua la tête, s'efforçant de le chasser de son esprit pour se concentrer sur sa conversation avec le jeune homme charmant. Paul de son nom. Quoi qu'il aurait très bien plus s'appeler le jeune homme charmant aussi. « Évidemment », répondit-elle, se sentant bête de ne pas y avoir elle-même pensé avant. Ils étaient jeunes, ils étaient beau. Pourquoi s'embêter avec des formalités ? Ca n'avait aucun sens. La bière du jeune arriva et la jeune femme en profita pour lever son verre. « Eh bien Paul, trinquons à notre rencontre », souffla-t-elle en entrechoquant son verre au sien. Elle en avala une gorgée avant de reprendre la parole. Oui, Jocelyn aimait bien parler. « Qu'est-ce que tu fais dans la vie ? », demanda-t-elle, cherchant à se montrer intéressée. Elle ne voulait pas lui laisser l'impression que seul son physique importait. Après tout, il y avait sans doute chez lui de nombreuses choses à découvrir.

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Re: baby it's cold outside ✻ paul ✻ ( Jeu 9 Nov - 17:45 )












En ce moment même j'étais en train de maudire mon frère. Le maudire même sur plusieurs génération et tant pis si j'étais le parrain d'un enfant maudit qui ferait que des conneries. Mark l'avait bien cherché après tout. C'était quand même lui qui me faisait chier depuis des semaines à vouloir me faire sortir pour que j'essaye d'oublier Charlotte et que je passe à autre chose le plus rapidement possible. D'une, je n'étais pas un robot, oublier quelqu'un de la sorte ce n'était pas facile et de deux, peut-être que je n'avais pas envie de passer à autre chose aussi rapidement ? Puis sortir en boîte comme ça, ce n'était vraiment pas ma tasse de thé. Pourtant après un énième appel de ma mère qui s'inquiétait que je finisse dépressif et au bord du suicide, j'avais téléphoné à mon frère pour lui dire que j'étais motivé pour sortir. La réponse de cet idiot ? Un oui franc et direct. Il était même tout excité à l'idée qu'on retrouve nos années d'antan. Comme si on avait fait ça pendant toute notre adolescence. A cette époque j'étais tellement concentré par le basket que je ne me laissais pas déconcentrer par tout ce que faisais les autres. D'après Mark j'étais passé à côté de ma vie. Selon moi c'était tout le contraire, mais j'étais prêt à me rattraper dès ce soir.
Du moins je l'étais. Au bout d'une demi-heure en ne voyant toujours pas Mark arriver, j'avais pris l'initiative de lui téléphoner.  Ce bougre avait l'audace de me dire qu'il ne viendrait pas, parce qu'il était coincé au boulot. Je n'arrivais pas à y croire. Parce que j'étais poli, je lui raccrochais simplement au nez, mais dans ma tête j'avais un tas nom d'oiseau pour le qualifier, dont certain que je ne répéterais pas devant notre mère de peur de me faire tirer par les oreilles, ou pire me faire sermonner.

Sachant qu'il n'allait pas se montrer, j'avais décidé qu'il était grand temps pour moi de quitter ce temple de la luxure et de l'alcool pour rentrer et me poser devant les Frères Scott, de toute façon je ne voyais pas ce que j'aurai pu faire d'autre. Accoster une femme ou un groupe de copine ? Huum très peu pour moi, j'étais sûr de me ridiculiser tellement j'étais nul en drague. D'ailleurs je n'arrivais toujours pas à comprendre comment j'avais pu faire craquer Charlotte à l'époque. Enfin la question n'était pas là, plutôt que de me rendre ridicule je finissais ma bière, prêt à partir. Pourtant c'était ce moment là, qu'une charmante étrangère avait choisi pour venir me parler. En temps normal, j'aurai peut-être regardé autour de moi pour savoir si c'était vraiment à moi qu'elle s'adressait, mais là, il n'y avait pas de place au doute. En tout cas elle était vraiment très belle et je n'hésitais même pas pour le lui dire. Alors oui je me sentais un peu mal à l'aise parce que je n'avais absolument pas l'habitude de faire ça, mais Mark m'avait dit que je devais lâcher prise et m'amuser alors peut-être que cette jeune femme était là pour ça justement. Enfin pas que je la prenais pour une fille de joie, une fille de rien, mais ce que je voulais dire c'était qu'elle n'était sûrement pas là dans l'espoir d'avoir une relation sérieuse avec quelqu'un. Tout semblait confus dans ma tête maintenant, j'étais vraiment le pire des dragueurs alors que je n'avais encore rien dit. « Merci pour le compliment », Okay, c'était déjà un très bon début. Plus que bon même, parce qu'elle proposait de m'offrir un verre. Ce qui tombait extrêmement bien, parce que je venais de finir ma bière. A une autre époque, qu'une femme propose de payer un verre à un homme aurait été très mal vu, mais de notre temps c'était très courant et je devais avouer que je trouvais ça flatteur. Elle me trouvait à son goût pour vouloir engager la conversation en tout cas. « Apparemment, j'ai bien choisi mon timing », Je n'aurai pas dit mieux moi-même. « En le faisant exprès, je suis sûr qu'on aurait pas réussi » Surtout que normalement mon très frère aurait du être là. Peut-être qu'en étant deux, elle n'aurait pas osé venir discuter avec nous. « Votre frère est un traître. On n'abandonne pas son frère dans un endroit pareil, on ne sait jamais ce que la gente féminine pourrait faire de vous », J'avais envie de la prendre dans mes bras pour la remercier tellement j'étais d'accord avec elle et elle n'imaginait pas à quelle point j'étais en train de maudire mon frère. Beaucoup moins depuis que j'étais en train de parler avec elle, mais quand même. « Je suis persuadé que c'est une machination de sa part. Il a trouvé l'excuse d'être coincé au travail dans le but de me laisser seul ici, seul face à tout ce monde » Je le détestais, j'étais même prêt à le retirer de on testament !! « Heureusement vous êtes arrivée pour me sauver de toutes ces femmes qui ne s'intéressent absolument pas à moi » Parce que jusqu'à présent, personne n'était venu me solliciter. Ce qui n'était pas plus mal parce que ça avait laissé la place libre à…. « Jocelyn. Ravie de faire votre connaissance », Ce n'était pas un prénom très commun, mais c'était très jolie et cela lui allait très bien. Enfin aussi bien qu'un prénom pouvait aller à une personne. A partir du moment où elle se s’appelait pas Gertrude ou Polly Pocket. Pourquoi Polly Pocket, je ne savais pas, mais j'étais sûr que des gens avaient nommé leurs enfants comme ça. Tout comme maintenant la nouvelle mode était de prendre les prénoms des personnages de Game of Thrones. Personnellement je le vivrais très mal si Mark choisissait d'apeller son enfant Khaleesi ou Tyrion.
Au delà du fait d'avoir un joli prénom, je lui demandais quand même s'il elle avait l'habitude de faire ça, d'aborder quelqu'un et de lui payer un verre. C'était peut-être sa marque de fabrique. « Je ne dirais pas souvent. Mais on est jamais à l'abri d'une charmante rencontre. Et j'aime rencontrer des gens charmants », Donc je pouvais vraiment me considérer comme étant quelqu'un de charmant. J'acceptais le compliment avec grand plaisir en tout cas. « J'espère que je ne vais pas vous décevoir en tout cas » Si tel était le cas, cela voudrait dire qu'on aurait tout les deux passés une mauvaise soirée et je n'avais pas besoin de ça et surtout je n'en avais pas envie. « Malheureusement il arrive que ces sollicitations soient malvenues », Je n'osais même pas imaginer le nombre d'avance mal venu qu'elle avait du recevoir. « Au nom de tout ces malotrus, je tiens à m'excuser, mais je vous assure, nous ne sommes pas tous comme eux »   En tout cas je ne plaçais absolument pas dans cette catégorie de personne. Et comme maintenant j'avais une bière devant moi et Jocelyn un nouveau verre, il semblait évident que nous devions trinquer. A quoi, je ne savais pas trop par contre. « Eh bien Paul, trinquons à notre rencontre », Okay, c'était la chose la plus logique à faire et cela me convenait parfaitement. « A notre rencontre entre gens charmants » Nos verres s'entrechoquaient dans un bruit agréable et je buvais rapidement une gorgée de bière. J'avais l'impression que cette soirée allait m'apporter son lot de surprise. « Qu'est-ce que tu fais dans la vie ? », J'avais conscience que c'était une question bateau, mais honnêtement si elle ne l'avait pas posé, je l'aurai fait alors au final cela m'arrangeait pas mal, parce que je pouvais jouer la carte de l'humour. Du moins j'espérais que ça pourrait fonctionner « Tu ne reconnais pas le grand Paul MacMahon ? Alors là je suis déçu » je rigolais aussitôt parce que je voulais pas qu'elle pense que j'avais la grosse tête ou quoi que ce soit. « Je suis un ancien basketteur professionnel, je jouais à Cleveland. Depuis j'ai pris ma retraite et maintenant j'entraîne l'équipe de basket du lycée » Une reconversion qui me convenait à merveille. Je me sentais dans mon élément parce que j'étais toujours en lien avec le basket et parce qu'à ma façon je pouvais aider les gamins de l'équipe. « J'essaye au mieux de les aider à réaliser les rêves de NBA de mes joueurs. Pour ceux qui le veulent évidemment » La majorité de l'équipe étaient là pour le plaisir de jouer et même s'ils étaient très doué, ne voulait pas en fait quelque chose de permanent, au contraire de deux, trois joueurs. « Et toi alors qu'est ce que tu fais ? » Cela m'intriguait vraiment. « Avec une beauté comme la tienne, cela ne m'étonnerait pas que tu sois mannequin » Alors oui j'essayais de la flatter, mais ce n'était pas un mensonge pour autant. « Ou alors je me trompe complètement et tu es prof des écoles » Si c'était le cas, elle devait faire tourner la tête de nombreux pères de famille.




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Re: baby it's cold outside ✻ paul ✻ ( Lun 13 Nov - 18:54 )


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La vie était belle. Jocelyn, pendant longtemps, ne l'avait pas su. Elle avait ignoré pendant très exactement vingt-huit ans que la vie pouvait être belle. Et pourtant, depuis deux ans, elle découvrait à quel point elle l'était. Elle avait découvert de petits plaisirs. Comme par exemple, celui de se rendre dans un café toute seule, avec un bouquin, sans qu'on ne considère que ce soit inapproprié pour une jeune femme de son rang de sortir seule. Elle avait découvert qu'on pouvait boire jusqu'à l'ivresse et qu'on ne considérait pas forcément cela comme étant déplacé sous prétexte que c'était une femme. Et puis la jeune femme avait également découvert qu'elle pouvait profiter des plaisirs de la chair, sans sentiments. La première fois, la jeune femme avait été terriblement mal à l'aise de se laisser séduire par un parfait inconnu, de le suivre chez lui après une seule soirée. Maintenant elle avait l'impression que quelque chose avait sauté dans son esprit, un verrou qu'elle avait laissé fermé pendant beaucoup trop longtemps. Maintenant, Jocelyn prenait plaisir à sortir, à faire la fête et elle n'avait pas l'impression de devoir se justifier pour cela. Elle ne vivait plus avec toutes ces règles. Il n'y avait plus de ta tenue n'est pas appropriée Jocelyn. Plus non plus de ton attitude n'est pas appropriée Jocelyn. La jeune femme pouvait enfin vivre et s'épanouir. Elle était une fleur fragile, qu'on avait mit des années sous une cloche en verre, dans un lieu dépourvu d'air et de lumière mais qui avait lutté pour rester fleurie. Et un jour, la cloche avait été enlevée, elle avait profité d'autant de lumière et d'air qu'elle le désirait. C'était maintenant une belle fleur épanouie. Et la jeune femme profitait. Elle avait parfois peur de passer pour une jeune femme trop désinvolte et trop libérée. Surtout quand elle venait parler avec un jeune inconnu. La jeune femme ne voulait pas passer pour une femme facile. D'ailleurs, il lui arrivait parfois de passer la soirée à boire et à discuter avec un ou une inconnu(e), pour finir par rentrer seul. Parfois, elle n'avait pas envie de plus. Parfois, la personne en face ne lui donnait pas envie de repartir accompagné. Mais la jeune femme savait qu'elle pouvait parfois donner l'impression d'être une femme de petite vertu. Le fait qu'elle assumer totalement ne voulait pas dire pour autant qu'elle avait envie de donner cette impression. Elle avait une plutôt bonne estime d'elle-même. Chaque fois qu'elle faisait le premier pas vers un homme, Jocelyn avait peur de se montrer ridicule. Mais le jeune homme semblait réceptif à ses mots et la jeune femme en était contente. Tout comme elle était flattée par les compliments du jeune homme. Elle commençait à se sentir un peu moins ridicule de l'avoir approché. A vrai dire, ce n'était pas parce qu'elle passait souvent ses soirées au Blue Lagoon qu'elle avait l'impression de savoir séduire. Elle avait toujours l'impression de dire des bêtises. Du coup, la jeune femme était d'avis que d'offrir un verre à son nouveau compagnon de soirée était une bonne idée pour commencer la conversation. « C'est sans doute la karma », plaisanta-t-elle. Elle ne croyait ni au karma, ni au destin. Encore moins quand il s'agissait de rencontrer quelqu'un dans un bar. Elle ne se voyait pas dire un jour : j'ai rencontré un homme charmant dans un bar, c'était mon destin. Personne ne venait dans un bar pour entendre ce genre de connerie. Et personne ne venait dans un bar pour rencontrer l'homme de sa vie. En même temps, Jocelyn ne croyait plus en l'amour, donc elle était mal placée pour parler d'amour de sa vie. En revanche, elle pouvait confirmer que le frère du jeune homme était un vrai traître. « Pauvre de vous. Vous devriez le renier, je ne vois pas d'autre solution », plaisanta-t-elle. D'un autre côté, Paul était un grand garçon. C'était même un très bel homme. Jocelyn était d'avis qu'il n'avait pas besoin de son frère pour être ici. Sauf si son frère était aussi beau que lui, auquel cas elle aurait été ravie de le voir aussi. « L'avantage, c'est que vous allez pouvoir frimer. Lui mentir même si nécessaire. Alors que lui, coincer dans son bureau, par quelle femme canon va-t-il se faire draguer ? », demanda-t-elle avec un clin d’œil. Non pas que Jocelyn était en train de se jeter des fleurs, loin de là même. Elle avait toujours été relativement humble. Mais il fallait être aveugle pour ne pas constater qu'il y avait des tas de belles femmes dans ce bar et que le jeune homme aurait pu se faire séduire par n'importe laquelle d'entre elle. « Oh détrompez-vous, je suis certaine que si vous aviez montré à toutes ces jeunes femmes qu'elles avaient une chance, elles se seraient intéressé à vous », souffla-t-elle. La seule différence ? Jocelyn n'avait pas froid aux yeux et elle ne manquait pas d'audace. « Enfin … Tant mieux pour moi », acheva-t-elle, avec un petit clin d’œil à son attention. Sur ces mots, la jeune femme se présenta à son tour. Et elle fut très reconnaissante envers le jeune homme de ne pas faire de commentaire sur son prénom très vieux jeu. Comme quoi, sa carte d'identité prouvait que ses parents ne l'aimait pas déjà à la naissance. Et puis quand elle voyait les prénoms que les parents donnaient à leurs enfants aujourd'hui, la jeune femme se disait qu'en fait, Jocelyn, c'était très bien. Quant à savoir si Jocelyn faisait ça souvent … Elle avait un peu l'impression de faire ça trop souvent à vrai dire. Mais ça, elle ne pouvait pas l'avouer. On pouvait juste dire que la jeune femme aimait rencontrer de nouvelles personnes. Et que maintenant, Paul faisait parti de ces nouvelles personnes. « Pour l'instant, vous êtes plus qu'à la hauteur », répondit-elle avec un sourire. Il était mignon. Elle le trouvait d'autant plus mignon qu'il s'excusait de toutes les sollicitations malvenues qu'elle avait plus avoir. C'était adorable, de s'excuser à la place des autres. D'autant plus que lui, se montrait aussi poli que charmant. « Oh, par chance, j'ai pu constater que tout le monde n'était pas pareil. Et heureusement, sinon je crois que j'aurais perdu foi en l'humanité depuis longtemps. Quoi qu'il en soit, c'est très gentil de vous excuser pour eux, mais vous me semblez tout à fait bien élevé », souffla-t-elle avec un sourire. Enfin un homme qui avait eu une mère qui lui avait donné une bonne éducation et qui lui avait apprit à respecter les femmes. Ou peut-être un père en fait, qu'est-ce qu'elle en savait. Puisqu'elle ne le connaissait pas. Mais maintenant qu'ils avaient trinqué, la jeune femme pouvait commencer avec les questions bateau destinées à apprendre à se connaître. C'était toujours les mêmes questions, la jeune femme en avait conscience, mais d'un autre côté, comment apprendre à se connaître sans ? A sa réponse, la jeune femme haussa un sourcil. Elle était supposée le connaître ? Non, son visage ne lui disait rien. Vraiment rien. Mais lorsqu'il se mit à rire, elle l'imita. D'accord, il plaisantait, elle n'était pas juste totalement à côté de la plaque. « Basketteur, intéressant, c'est difficile de percer dans le sport », souffla-t-elle, admirative. Elle, la seule chose qu'elle avait fait dans sa vie, c'était faire du patin à glace. Mais elle n'avait jamais fait de compétition. Elle avait trop peur d'être favorisée pour son nom. « Ca doit être un sacré changement, de passer d'un statut professionnel, à entraîneur dans un lycée. Ca te plaît ? », demanda-t-elle. Elle l'admirait. Travailler avec des enfants, les aider à essayer de réaliser leurs rêves. C'était une belle vocation, selon elle. « Je trouve ça très bien ce que tu fais pour ces jeunes », fit-elle par avouer. Il lui faisait un peu penser au coach dans les frères Scott. Sauf qu'il était plus jeune et plus canon, bien évidement. « En tout cas, je ne risquais pas de te reconnaître. Je n'ai jamais rien compris au basket. On était plutôt football et baseball chez moi », avoua-t-elle. Et encore, elle n'avait jamais rien comprit non plus à ce que les européens appelaient le foot. Onze crétin qui couraient après une balle, voilà ce qu'elle avait vu, quand elle avait une fois décidé de suivre la coupe du monde. Elle, elle préférait largement le football américain. Enfin bon. Comme il fallait s'y attendre, le jeune homme lui demanda à son tour ce qu'elle faisait dans la vie. La jeune femme décida de tenter l'humour elle aussi. « Comment, tu me reconnais pas ? Je suis déçue », souffla-t-elle, un brin moqueuse. Bon, lui n'avait aucune raison de la reconnaître. Sauf s'il suivait la politique en Pennsylvanie, mais elle en doutait un peu. Son compliment la fit sourire. « Mais quel affreux flatteur ! », s'exclama-t-elle en riant. Le compliment la touchait réellement, mais comme dirait ma copine Marion, la flagornerie est un vilain défaut. « Je suis désolée, je risque de te décevoir, mais en vérité, je suis avocate », répondit-elle. Enfin, qu'il ne soit pas trop déçu. C'était toujours bien d'avoir un avocat dans son entourage. On ne savait jamais, parfois ça pouvait servir. Jamais dans de très bonne circonstances cela dit, mais quand même. « Est-ce que tu voudrais aller danser ? », proposa-t-elle, après avoir vidé la moitié de son verre. Elle préférait demander. Peut-être qu'il ne savait pas danser ou qu'il n'aimait pas ça. Ou peut-être qu'il avait envie de fuir, auquel cas, elle ne lui en voudrait pas.

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Re: baby it's cold outside ✻ paul ✻ ( Lun 27 Nov - 21:28 )












Si Jocelyn avait bien raison sur une chose, c'était que malgré mon karma à la con, malgré un frère que j'envisageais sérieusement de renier comme elle me le conseillait, demain il serait quand même la première personne à qui je téléphonerais pour lui raconter cette soirée et surtout pour lui raconter tout ce qu'il avait raté et notamment la rencontre de la jolie Jocelyn. En même temps il était un homme marié et heureux alors sûrement que cela ne lui aurait pas fait autant d'effet qu'à moi, mais bon quand même. J'allais me vanter et il allait en attendre parler pendant un bon moment. Peut-être qu'il ne me croirait pas, mais Jocelyn et moi on serait au courant de la vérité et puis voilà. « Oui c'est sûr que je ne vais pas manquer cette occasion » J'avais l'impression que cette soirée allait s'annoncer pleine de surprise et finalement j'étais content d'être là. « Il est coincer au bureau, mais ce soir il retrouvera sa femme, donc il n'est pas si perdant que ça. » Surtout qu'Emily était une femme magnifique. Jamais je n'avais eu des vues sur ma belle-sœur, elle n'était pas mon style de femme, mais je n'étais pas aveugle et oui elle était très belle. J'enviais ce qu'ils avaient tout les deux, je pensais qu'avec Charlotte on aurait pu avoir la même chose, mais finalement non. Un jour peut-être. Pour l'instant j'étais juste dans l'idée de faire le point et profiter comme je le pouvais. Sans pour autant être un goujat avec les femmes. J'avais des principes et surtout une mère un peu trop traditionnelle qui était prête à me tirer les oreilles et à me déshériter au moindre faux pas. Enfin j'étais un gentleman si seulement les femmes s'intéressaient à moi, ce qui était loin d'être le cas depuis mon arrivée dans ce bar. « Oh détrompez-vous, je suis certaine que si vous aviez montré à toutes ces jeunes femmes qu'elles avaient une chance, elles se seraient intéressé à vous » Alors là, je n'étais pas entièrement convaincue, mais peut-être qu'elle avait raison. En même avoir 10 femmes à mes pieds ce n'était pas non plus mon délire. « Vous croyez que c'est mon attitude qui fait fuir ? Je ne suis peut-être pas assez extravaguant pour attirer suffisamment les regards. » Crier et sauter sur la table pour me faire remarquer ? Très peu pour moi. Faire le tour des tables et proposer des verres à toutes les femmes charmante de ce bar qui n'attendaient que ça ? Encore moins. Je n'avais pas l'âme d'un dragueur. « Enfin … Tant mieux pour moi » Je croisais les doigts pour qu'elle continue à penser cela après cette soirée. « J'ai quand même l'impression d'être le plus chanceux de nous deux » Je n'étais pas un dragueur né, mais pourtant au fur et à mesure j'arrivais à me sentir plus à l'aise et à parler normalement. Je me sentais tellement à l'aise que j'arrivais à m'excuser pour tout ses malotru mal élevé qu'elle avait pu rencontrer au cours de sa vie. Parce que soyons honnête, les gens normaux et bien élevés devenaient une denrée rare. J'aimais à croire que je faisais partie de ces gens, mais ce n'était que mon avis, et celui de ma mère. « Oh, par chance, j'ai pu constater que tout le monde n'était pas pareil. Et heureusement, sinon je crois que j'aurais perdu foi en l'humanité depuis longtemps. Quoi qu'il en soit, c'est très gentil de vous excuser pour eux, mais vous me semblez tout à fait bien élevé » Oui, j'avais beau être un homme, si le monde était rempli de goujaterie, j'aurai également perdu foi en l'humanité. « Vous feriez le plaisir de mes parents à dire ça. » J'étais même sûre que les oreilles de Maman McMahon étaient en train de siffler et qu'elle se trémousser de plaisir. « Mais est ce que c'est vraiment une question d'éducation ? » C'était une question bien délicate, parce que certaines personnes étaient très bien élevé, mais se comportaient très mal avec le genre humain et inversement, des gens qui n'avaient reçu aucune éducation pouvaient se montrer très poli et courtois. Ceci dit, nous n'étions pas là pour entamer un débat philosophique, mais pour faire connaissance. Du moins un peu et cela passait par mon boulot respectif. Parce que j'essayais d'être drôle – un peu – je jouais l'homme offusqué de ne pas être reconnu alors que j'étais une ancienne star du basket. « Basketteur, intéressant, c'est difficile de percer dans le sport » Ce n'était effectivement pas la chose la plus facile au monde. Il fallait faire beaucoup de sacrifice et surtout être prêt à travailler énormement. « C'est compliqué oui, mais avec du talent et beaucoup beaucoup de travail on arrive à se faire une place » Bien qu'au final le talent était complètement anihilé par le travail. Manquer une semaine d'entraînement c'était comme de s'amputer d'un membre. Le retard accumulé était difficile à rattraper. Se blesser et faire les efforts pour revenir au top c'était bien ça le plus dur. Parce qu'à tout moment un petit jeune pouvait prendre notre place. Mais tout cela était derrière moi, maintenant mon rôle était de donner leur chance aux gamins du lycée. De voir en eux ce que mon coach à l'époque avait vu en moi, de leur donner une chance d'atteindre le plus haut niveau. « Ca doit être un sacré changement, de passer d'un statut professionnel, à entraîneur dans un lycée. Ca te plaît ? » Ce n'était pas facile tout les jours, surtout pour gérer les égo de tout le monde, mais dans l'ensemble oui. J'étais fait pour ça. « Je ne m'imagine pas ailleurs que dans ce lycée. Si je peux les aider à atteindre le haut niveau comme l'a fait mon coach avec moi, alors j'aurai fait quelque chose de bien » Atteindre le haut niveau c'était quelque chose d'énorme déjà pour moi, quand j'étais passé professionnel je n'aurai pu dire à quel point j'étais heureux, mais maintenant de pouvoir aider un gamin à réaliser son rêve, ça serait encore mieux. « Je trouve ça très bien ce que tu fais pour ces jeunes » Je haussais les épaules en buvant une gorgée de bière un peu gênant par ce compliment. Je ne savais pas si c'était très bien, mais c'était ma vocation en tout cas. « En tout cas, je ne risquais pas de te reconnaître. Je n'ai jamais rien compris au basket. On était plutôt football et baseball chez moi » Qu'elle se rassure, je n'allais pas me sentir vexé pour autant, au contraire c'était même mieux comme ça. « Puis je n'étais pas la grosse star de l'équipe, ce qui m'allait très bien aussi. » J'étais au service de la star de l'équipe, je faisais en sorte de mettre notre meilleur  joueur en lumière pendant les matchs. « Si tu veux apprendre les règles, je suis un très bon professeur » Et si elle voulait pas apprendre, ce n'était pas grave. De parler de moi, me rendais curieux sur la profession de Jocelyn et j'étais ravie de sa répartie et parce que je me sentais d'humeur taquine et badine, je la complimentais en lui disant qu'elle était forcément mannequin étant donné sa beauté. « Mais quel affreux flatteur ! » Oui j'étais en train de me prendre au jeu, et je envoyais mon fameux sourire de coin. « Je suis désolée, je risque de te décevoir, mais en vérité, je suis avocate » Que Jocelyn se rassure, j'étais loin d'être déçu. Elle aurait même pu être une mascotte de poulet pour un magasin que cela m'aurai convenu. « Je vais devoir faire attention à tout ce que je dis, si je veux pas que tu lance un procès contre moi » Ou alors lui offrir moult verre pour qu'elle oublie cette soirée, mais cette perspective était un peu triste quand même et puis ce n'était pas mon genre de faire boire les gens à outrance. Moi même je ne buvais pas énormément. « Est-ce que tu voudrais aller danser ? » J'étais surpris par cette question et en même temps l'endroit s'y prêtait bien. En tout cas je n'avais aucune raison de refuser. Je finissais ma bière pour me tourner vers elle. « Avec plaisir oui. Enfin si tu n'as pas peur que je te marche sur les pieds » J'étais un piètre danseur, mais j'avais l'impression que ce soir nous n'allions pas faire des danses de salons, donc ses pieds devaient s'en sortir indemne.
Prenant Jocelyn par la main, je la guidais sur la piste de danse. Enfin si on pouvait encore apeller cela une piste de danse. A mon sens c'était plus un rassemblement de corps, donc certains s'emboîtaient très bien les uns dans les autres. Est ce qu'elle s'attendait à ce que qu'on danse de la même manière ? Honnêtement je n'en savais rien et je préférais me laisser guider par la musique, enfin je me laissais surtout guider par Jocelyn. Son corps ondulait sensuellement contre le mien au rythme de la musique et je devais avouer que tout cela me donnait très chaud.
Après de long instant à danser l'un contre l'autre, je commençais à avoir vraiment chaud et surtout très soif. Je me penchais vers Jocelyn pour lui parler à l'oreille. « Est-ce qu'on irait pas boire un autre verre ? » en lui proposant cela une autre idée me venait en tête. « On peut aller le prendre dans un endroit plus tranquille. Chez moi par exemple si tu veux » C'était une invitation plus qu'équivoque j'en avais conscience, mais j'en avais envie. Après libre à elle d'accepter ou pas. Si elle refusait mon invitation je n'allais pas me vexer ou m'énerver et je n'allais pas non plus partir comme un goujat. Peut-être même qu'elle avait tout simplement envie de danser encore. « Sauf si tu préfère qu'on reste ici » Je n'étais pas un homme très compliqué, je m'adaptais à tout.




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Dernière édition par Paul McMahon le Mer 20 Déc - 21:20, édité 1 fois
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Re: baby it's cold outside ✻ paul ✻ ( Lun 11 Déc - 18:19 )


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Si la soirée avait très mal commencée, Jocelyn commençait à se dire que peut-être que l'univers était de son côté. Elle se sentait beaucoup mieux, maintenant qu'elle était en compagnie de Paul. Elle en avait rencontré des boulets dans ce bar, elle avait connu des hommes un peu lourds, qui se pensaient tout permis sous prétexte qu'elle était ici seule et qu'elle était vêtue d'une robe un peu trop courte. Elle savait qu'elle pouvait se montrer provocatrice parfois, mais elle était d'avis qu'une femme pouvait sortir comme elle le voulait, ce n'était pas pour autant qu'un homme devait se croire tout permis. Mais la jeune femme était ravie de constater que Paul, son nouveau compagnon de soirée, était plutôt poli et même plutôt charmant. Il marquait des points parce qu'elle n'avait pas encore vu son regard déraper vers son décolleté. Donc pour l'instant, la jeune femme n'avait pas à se plaindre. Et elle estimait que lui non plus. C'est vrai, il allait pouvoir énerver son frère en lui racontant sa soirée, alors que lui, il était obligé de travailler. « Je savais que vous ne pourriez pas résister à l'envie de frimer », plaisanta-t-elle. En même temps, Paul devait être comme tous les hommes et aimer se vanter d'avoir séduit une jolie femme. Enfin, non pas qu'elle se considérait comme une jolie femme. Enfin bref, passons. « Oh, il est marié ? », demanda-t-elle. Là, son plan pour foutre les nerfs à son frère tombait un peu à l'eau. Quoi que … Il arrivait souvent que les hommes mariés ou en couple, bref, dans une relation fidèle, soient jaloux de leurs potes ou de leurs frangins qui eux pouvaient s'éclater sans problème et n'avaient pas d'attache. Il y avait donc une chance sur deux pour que le jeune homme puisse encore se vanter le lendemain. Et comme il lui était agréable, Jocelyn était même prête à lui filer un coup de main, en lui donnant une quelconque preuve, juste pour qu'on lui fiche la paix. N'était-elle pas charitable notre belle avocate ? Certainement. Mais elle n'était pas totalement innocente non plus. Parce qu'elle avait bien elle aussi quelques idées derrière la tête. Oui, elle voulait le séduire. Elle ne savait pas encore jusqu'où elle souhaitait aller, mais il lui plaisait bien. Elle était donc plutôt contente qu'aucune femme ne lui ait encore mit le grappin dessus. C'était tant mieux pour elle. Elle aussi elle pouvait profiter de cette soirée comme il se devait. « Disons que vous avez plutôt l'air timide. Et que vous aviez l'air d'attendre quelqu'un aussi », expliqua-t-elle. Mais elle, elle avait toujours trouvé ça terriblement craquant, les hommes avec un petit côté timide. C'était son petit truc à elle, ce qui la faisait fondre. Pour elle ne savait quelle raison, ça lui donnait l'impression que l'homme en question serait forcément gentil avec elle. Ce qui était bien entendu ridicule. « Mais tant mieux pour moi », souffla-t-elle finalement avec un sourire. Au moins, elle n'avait pas besoin de se battre pour attirer son attention. Elle l'avait rien que pour elle. Elle avait son attention et elle avait l'occasion de lui faire la conversation. Qu'est-ce qu'elle pouvait bien demander de plus ? Rien. La jeune femme était parfaitement comblée avec une conversation stimulante. Du moins, pour l'instant. Il se sentait chanceux ? Elle en était flattée. Et pour l'illustrer, la jeune femme lui adressa un sourire radieux. Elle n'était pas du genre à céder à la flatterie et aux compliments mais elle devait bien avouer que c'était plaisant à entendre, surtout de sa part. Il semblait bien élevé et poli, contrairement à la majorité des oiseaux de son espèce. « Ils ont bien fait leur travail », constata-t-elle avec un sourire. C'était une évidence, parce qu'il se comportait à la fois de façon polie et respectueuse. Et que ça lui faisait plaisir. Est-ce que c'était une question d'éducation ? Elle se le demandait parfois. « Très bonne question à vrai dire. J'aurais plutôt tendance à dire que les femmes devraient éduquer les hommes pour se faire respecter », conclut-elle finalement. La jeune femme n'était pas particulièrement féministe. Mais quand elle recevait des remarques sexistes au travail ou même dans un bar, elle ne se gênait pas pour les reprendre. Au travail désormais, elle savait que parfois elle fréquentait des gros cons, mais ils étaient polis avec elle, parce qu'ils savaient qu'elle ne se gênerait pas pour les traiter de tous les noms d'oiseau s'ils n'étaient pas respectueux à son égard. C'était comme cela qu'elle fonctionnait. Enfin l'heure n'était pas venu à un débat philosophique sur l'éducation, mais à faire connaissance l'un avec l'autre. Et comme chaque fois qu'on rencontrait quelqu'un de nouveau, il était normal de s'intéresser à ce qu'il faisait dans la vie. Ce que Jocelyn ne se priva pas de demander. Pour apprendre qu'il était un sportif, apparemment connu. Au moins un peu. Mais elle et le basket ça faisait douze parce que comme Cindy, elle n'avait jamais comprit les règles. « Et donc … qu'est-ce qui amène un basketteur talentueux et célèbre dans la petite ville de Cap Harbor ? », demanda-t-elle. Sans doute parce que Cap Harbor était une ville un peu comme Storybrooke et que tout le monde semblait destiné à y finir tôt ou tard. Mais la jeune femme était plutôt curieuse. Est-ce qu'il avait déjà l'âge de prendre sa retraite sportive ? Elle n'en savait rien non plus. C'était quoi, l'âge de la retraite pour un basketteur ? Bref, le jeune homme allait devoir éclairer sa lanterne. « Je t'admire. Je ne sais pas si je serais capable de travailler avec des enfants. Encore moins avec des adolescents qui changent d'humeur d'une seconde à l'autre », avoua-t-elle. Déjà que les bébés qui pleuraient, elle avait parfois envie de les étouffer pour ne plus les entendre, alors les adolescents capricieux … très peu pour elle. La jeune femme n'avait tout simplement pas la patience pour se coltiner des sales gosses. Du coup, elle admirait toutes les personnes capables de le faire. « Fait attention, je pourrais te prendre au mot et au lieu de boire un verre, tu finiras par finir sur un terrain à m'expliquer comment jouer et qu'elles sont les règles », plaisanta-t-elle. La jeune femme aimait pourtant beaucoup le sport. Mais dans sa famille, on faisait du golf et on regardait le baseball. Même le football européen, elle n'y avait jamais rien comprit. Ils étaient bizarre aussi ces gens avec leur balle, qui courraient d'un bout à l'autre du terrain, à siffler une faute à chaque fois qu'ils se touchaient. Bref, Jocelyn était une américaine pure et dure et ça se voyait. Elle était même le parfait cliché de la gosse de riche, dont le père était en politique et qui avait fini avocate. Ce n'était pas tous les jours très flatteur. « Ne t'inquiète pas, généralement je m'occupe plutôt des divorces, on n'en est pas encore là », plaisanta-t-elle. Des fois, elle adorait son boulot. Quand elle était vraiment utile, quand elle faisait quelque chose de bien pour une famille ou pour une entreprise, ses deux spécialités. Par contre, le plus clair de son temps, la jeune femme s'occupait de liquidations judiciaires et de divorces, elle vivait entourée de drama à longueur de journée. Et encore, elle n'était pas devenue avocate de la défense, parce que sinon, le drama, ça aurait été encore pire. Mais assez parlé de son boulot. Jocelyn aimait se bouger, elle aimait danser, elle aimait faire la fête. Et elle espérait qu'après ce verre partagé, elle avait transmis son envie de danser à Paul. Le jeune homme approuva son idée et la jeune femme lui adressa un sourire aussi grand que chaleureux. « Un grand sportif comme toi doit bien savoir bouger son corps sans écrabouiller les pieds de sa partenaire », le taquina-t-elle. Mais elle ne tarda pas à glisser de sa chaise et à prendre la main de Paul, ravie qu'il prenne les devants. Elle le suivit donc jusque sur la piste de danse, du moins ce qui était une piste de danse au Blue Lagoon. Comme d'habitude, il y avait du monde. Mais quand on fréquentait le Blue Lagoon autant qu'elle, on était habitué. La jeune femme ne se montra d'abord pas très entreprenante, de peur qu'il ne soit pas à l'aise. Elle dansait face à lui, suivant le rythme de la musique. Mais petit à petit, alors qu'elle le sentait plus à l'aise, elle posa ses mains sur ses épaules, ondulant contre lui au rythme de la musique. Elle devait bien avouer que la chaleur montait tout d'un coup. Le temps passa, plutôt agréablement aux yeux de la jeune femme et elle fut presque heureuse de l'entendre lui proposer d'aller boire un verre. Il faisait au moins cinquante degrés d'un coup. Mais la jeune femme n'eut pas le temps de répondre qu'il lui proposa de prendre ce verre chez elle. En avait-elle envie ? Sans aucun doute. « Non, avec plaisir, pour aller boire ce verre chez toi », affirma-t-elle avec un sourire. Elle préférait se retrouver un peu au calme, dans l'intimité. Elle ne savait toujours pas jusqu'où elle voulait aller, bien que Paul lui plaise réellement. Boire un verre chez lui, ça ne l'engageait à rien. Pas encore. Et elle avait très envie de prendre l'air. La jeune femme attrapa donc son sac et passa sa veste sur ses épaules, avant de guider le jeune homme jusqu'à l'extérieur. Elle avait si chaud que l'air frais de l'extérieur lui fit un bien fou. Elle accrocha le bras de Paul et lui adressa un sourire. « Tu vis loin d'ici ? », demanda-t-elle. Parce qu'avec ses talons, elle avait super mal aux pieds, à force. Et elle se réjouissait d'avance de pouvoir retrouver la terre ferme.

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Re: baby it's cold outside ✻ paul ✻ ( Mer 20 Déc - 21:21 )












Tout en buvant une gorgée de bière, je hochais la tête pour répondre à sa question. Et oui mon frère était marié. Autant dire que j'étais le premier étonné, parce que Mark était le gars le plus chiant au monde, alors que sa femme Emily était l'une des personnes les plus adorables et douce au monde. En gros elle était trop bien pour lui. Okay j'exagérais les choses, mon frère était aussi quelqu'un d'exceptionnel, mais ça, jamais je ne lui dirais. J'étais bien trop fier pour ça et surtout il prendrait trop la grosse tête. En tout cas j'enviais son bonheur avec Emily, même si j'attendais toujours avec impatience qu'ils fassent un enfant. En attendant, mon frère me forçait à venir dans un bar où il ne se avait finalement décidé de ne pas venir et au final je n'étais pas perdant. Au moins une femme avait eu le courage de venir me parler. Il fallait dire que je n'étais peut-être pas l'homme le plus introverti de la soirée. Une chance pour moi, cela n'avait pas fait peur à Jocelyn, contrairement aux autres femmes. « Disons que vous avez plutôt l'air timide. Et que vous aviez l'air d'attendre quelqu'un aussi » Elle venait de toucher juste. Enfin j'étais timide dans la limite du raisonnable. Dans un bar comme ça, effectivement je ne serais jamais le premier à aller aborder les gens. Dans une soirée chez un pote non plus. J'avais toujours besoin d'un peu de temps pour me sentir à l'aise et m'ouvrir aux autres. « Vous êtes très observatrice en tout cas » Tout le contraire de moi au final. Enfin je l'étais, mais seulement avec les gens que je connaissais très bien. Genre Joan, Ophelia, Julian et compagnie je pouvais devenir en une fraction de seconde quand quelque chose n'allait pas. Avec les inconnus, je serais incapable de dire s'ils étaient heureux ou impatients parce que quelqu'un était en retard. J'imaginais que ça se travaillais tout ça. « Mais tant mieux pour moi » Je lui souriais aussi. Ce soir nous étions des personnes chanceuses, voilà tout. « Et pour moi » Surtout pour moi. Et parce que j'avais la chance de pouvoir profiter de sa compagnie, j'étais bien décidé à me comporter en parfait gentleman, pour lui prouver que tout les hommes n'étaient pas des goujats et des enfoirés à mettre des mains aux fesses des femmes sous prétexte qu'elles avaient mis une jupe ou une robe, et pour l'instant je m'en sortais plutôt pas mal j'avais l'impression. Pour autant tout le mérite en revenait à mes parents, ils m'avaient élevé de la sorte. « Ils ont bien fait leur travail » J'avais l'impression que oui effectivement. C'était aussi ce qui m'avait permis de ne pas me brûler les ailes quand j'étais au top de ma carrière et que j'avais le monde à mes pieds. Après le débat était ouvert à la discussion, est ce que c'était vraiment une question d'éducation au final ? « Très bonne question à vrai dire. J'aurais plutôt tendance à dire que les femmes devraient éduquer les hommes pour se faire respecter » Elle n'avait pas tort sur ce point. Pour qu'on puisse enterrer la différence entre hommes et femmes ça semblait plus judicieux effectivement qu'un femme élève un homme, mais même avec tout les efforts du monde, il y avait des choses qui résistaient au temps et aux époques. « Malgré tout, il y aurait toujours les anciennes générations pour influencer du mauvais côté » Après tout, il était connu qu'on recréait le schémas qu'on avait vécu à la maison. Un enfant avait plus de chance de devenir alcoolique si l'un de ses parents l'était parce qu'il n'aura connu que ça de toute sa vie. Enfin c'était peut-être un sujet bien trop sérieux pour une soirée comme celle là. « Même si cette conversation est des plus intéressante, je propose qu'on la garde pour une autre fois. Restons léger ce soir » Et quoi de plus léger que de parler de ce qu'on faisait dans la vie. Je lui apprenais ainsi que j'étais une ancienne star du basket. Enfin star pour qui avait pris la peine de s'intéresser au basket. « Et donc … qu'est-ce qui amène un basketteur talentueux et célèbre dans la petite ville de Cap Harbor ? » Si elle essayait de me flatter c'était complètement réussi. « Ce n'est pas vraiment un hasard, je suis originaire de Cap Harbor. J'ai enchaîner les blessures, et durant mon temps libre j'ai passé mes diplômes d’entraîneur et me revoilà à l'endroit où tout à commencer » Un jour il fallait que j'arrête de raconter ma vie comme cela, surtout à une femme que je connaissais depuis seulement quelques instants, mais c'était plus fort que moi. « Je t'admire. Je ne sais pas si je serais capable de travailler avec des enfants. Encore moins avec des adolescents qui changent d'humeur d'une seconde à l'autre » C'était un jugement qui pouvait se défendre, mais dans une équipe de sport, qui pouvait atteindre des hauts niveaux c'était encore différent. « Ce n'est pas toujours facile, mais l'envie de gagner prend souvent le dessus. Certains savent déjà que l'avenir est en jeu » Pour les meilleurs d'entre eux évidemment, mais tout le monde avait sa chance, comme moi à l'époque. Comme Nathan et Lucas dans les Frères Scott. Sans que cela ne m'étonne vraiment, Jocelyn avait avoué ne rien connaître aux règles et parce que la soirée était propice à ce genre de choses, je lui proposais d'être son professeur. « Fait attention, je pourrais te prendre au mot et au lieu de boire un verre, tu finiras par finir sur un terrain à m'expliquer comment jouer et qu'elles sont les règles » Honnêtement il y avait pire comme situation. Cela pourrait même être très drôle. « C'est envisageable pour une prochaine soirée si tu veux » Je lui faisais un clin d'oeil par la même occasion. C'était une proposition à prendre au sérieux ou pas, c'était comme elle le souhaitait. Dans tout les cas, je fus impressionné d'apprendre qu'elle était avocate, je me sentais même un peu stupide l'espace de quelques instants. Je n'avais pas la culture la plus développé qui soit sans pour autant être complètement idiot. « Ne t'inquiète pas, généralement je m'occupe plutôt des divorces, on n'en est pas encore là » Tout allait bien alors, techniquement je ne devrais pas la retrouver devant un jury. Le mariage semblait bien loin de moi, alors ne parlons même pas du divorce. « Tu arrives encore à croire en l'amour en voyant tout ces divorces ? » Personnellement, je pense que j'aurai perdu foi en l'humanité à force de voir autant de personne se déchirer après des années d'amour. Même si j'avais mal vécu ma rupture avec Charlotte, j'étais content de ne pas être arrivé à cette étape. J'avais envie de croire que je ne marierais qu'une seule et unique fois dans ma vie.

Parce qu'il n'était pas étonnant de danser dans une boîte comme le Blue Lagoon, Jocelyn avait fini par me demander si je voulais aller danser. Je me voyais très mal refuser cette proposition très alléchante, pour autant je préférais la prévenir sur mes capacités très limité en terme de danse. Je m'en voudrais de lui marcher sur les pieds. « Un grand sportif comme toi doit bien savoir bouger son corps sans écrabouiller les pieds de sa partenaire » Je rigolais tout en lui tendant la main pour qu'elle puisse m'accompagner au beau milieu de cette foule. « Tu serais surprise de voir à quel point un sportif se sent pas à l'aise en dehors de son élément » Je rigolais parce que c'était tellement vrai. Mettais un nageur sur une piste de danse et il serait la personne la plus raide au monde, incapable de savoir quoi faire avec ses bras. Pour moi c'était assez la même chose, mais j'avais l'avantage d'avoir une Jocelyn sauvage qui dansait avec moi et au bout d'un moment mes mains avaient trouvé place sur ses hanches qui bougeaient en rythme avec la musique.
Après un sacré moment à danser, je commençais vraiment à avoir chaud et surtout soif et je proposais à Jocelyn de s'arrêter pour aller boire un verre. Dans l'instant je lui proposais même d'aller le boire chez moi. D'une part parce que j'en avais très envie, d'autre part parce que ça serait plus sympa d'être au calme sans être entouré par tout ces gens un peu bizarre. « Non, avec plaisir, pour aller boire ce verre chez toi » J'affichais un sourire ravi en l'entendant accepter mon invitation. Le temps pour elle d'attraper son sac et sa veste et enfin on était dehors. Je poussais un soupir de soulagement en sentant l'air frais sur mon visage. « Ca fait vraiment du bien de retrouver un peu d'air frais, et un peu de silence aussi » Il fallait le reconnaître, à l'intérieur il faisait un bruit pas possible et ce n'était qu'une fois dehors que je m'en rendais vraiment compte. Mon dieu, j'étais en train de devenir vieux. Jocelyn à mon bras, on avait commencé à marcher tranquillement. « Tu vis loin d'ici ? » Je baissais la tête pour regarder ses chaussures. Effectivement avec des talons tels que les siens, elle ne pourrait pas tenir pendant 20 minutes. « Tu as de la chance, j'habite à 5 minutes d'ici. » Enfin 10 si on marchait vraiment doucement, mais vraiment rien de bien méchant. « Si vraiment t'as mal aux pieds, je me dévoue à te porter sur mon dos si tu veux » On était un gentleman ou l'était pas. Puis je sentais que c'était une proposition qui la ferait sourire, voire même rire si j'avais de la chance.
Le trajet c'était merveilleusement bien passé, le courant passé vraiment bien avec Jocelyn. Juste le temps pour moi de chercher mes clés dans ma poche et je pouvais lui ouvrir la porte de chez moi. « Bienvenue dans mon humble demeure » Okay, elle était grande et au final n'avait rien de humble surtout si on pensait au 4 chambres d'amis en plus de la mienne, mais bon quand même. Naturellement je l'aidais à enlever son manteau que j'accrochais avec ma veste. « Je t'en prie fait comme chez toi. Le salon est tout droit et si jamais tu as besoin d'aller au toilettes ou ailleurs, tu peux faire le tour de la maison pendant que je nous prépare des cocktails » Parce que oui depuis ma soirée avec Ophélia, j'étais devenu le roi des cocktails. Peut-être qu'ils étaient un peu fort, mais ça passait comme une lettre à la poste.
J'abandonnai donc quelques instants Jocelyn pour nous préparer tout ça et pour revenir m'installer à ses côtés dans le canapé en lui donnant son verre. « Je sais pas toi, mais j'ai envie de trinquer à ce que cette fin de soirée peut nous réserver » Honnêtement, quoi qu'il se passe ce soir, j'étais déjà juste heureux de cette soirée, qui s'était passé bien mieux que tout ce dont j'aurai pu espérer et évidemment cela je le devais uniquement à la présence de Jocelyn. « La nuit nous appartient » Avec cette phrase je faisais un pari un peu osé. Je ne laissai pu de doute à la façon dont je voulais que cela se termine. Après je n'étais pas dupe, je savais que le choix final revenait à Jocelyn. Qu'importe la situation, les femmes avaient toujours le dernier mot.




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Re: baby it's cold outside ✻ paul ✻ ( Dim 14 Jan - 15:40 )


baby it's cold outside
You and me we made a vow for better or for worse. I can't believe you let me down but the proof is in the way it hurts. For months on end I've had my doubts denying every tear. I wish this would be over now but I know that I still need you here. You say I'm crazy 'cause you don't think I know what you've done. But when you call me baby I know I'm not the only one.


Discuter avec Paul était plaisant. La jeune femme passait un agréable moment en sa compagnie. Rien de très surprenant à cela. Il n'était pas seulement charmant, il était également intéressant. En tout cas, il avait de la conversation et discuter avec lui n'avait rien de désagréable. Jocelyn en avait rencontré des hommes dans ce bar. Des hommes idiots, qui n'avaient jamais rien d'intéressant à dire et qui passaient le plus clair de leur temps à regarder son décolleté. Mais cette fois, la jeune femme avait plutôt la sensation d'être écoutée et que, même si la soirée ne finissait pas par déraper, le jeune homme n'allait pas se débarrasser d'elle pour en trouver une autre qui elle, accepterait de le raccompagner chez lui. Et c'était plutôt plaisant. Non pas qu'elle cherchait en priorité la conversation quand elle se rendait dans un bar, mais un homme capable de se tenir et de penser à autre chose qu'à la déshabiller du regard, ça n'avait rien de déplaisant aux yeux de la jeune femme. Alors oui, peu importait comment tournait la conversation, elle passait un moment plaisant, en charmante compagnie qui plus est. La jeune femme aurait difficilement pu en demander plus à cet instant. « Je ne vous cache pas que c'est l'une de mes nombreuses qualités », plaisanta-t-elle. Des qualités, est-ce qu'elle en avait plein ? Sans doute une partie, comme tout le monde. Mais elle avait aussi des défauts. Mais il était certain en tout cas que la timidité ne faisait pas partie des mots qui pouvaient la définir. Au contraire, Jocelyn avait toujours été plutôt extraverti. Et heureusement. C'était une avocate, elle n'aurait pas été un atout pour ses clients si elle n'avait pas un minimum de niaque. Elle aimait parler, elle savait parler et elle savait capter l'intérêt de son auditoire. Dans son univers, il n'y avait jamais eu de place pour la timidité. Mais elle aimait bien ce petit trait de caractère chez son interlocuteur. Elle trouvait que ça lui donnait un petit côté charmant. Jocelyn s'estimait chanceuse de pouvoir passer la soirée avec Paul, aussi charmant que respectueux. Il avait beau vanter l'éducation de ses parents, il y avait aussi quelque chose en lui qui respirait la sincérité. Jocelyn était bien placée pour savoir que même la meilleure des éducations ne faisait pas toujours des hommes respectables. Elle en avait eu la preuve pendant de nombreuses années. Ses parents étaient très conservateur et son père ne traitait jamais une femme comme son égal, il n'avait pratiquement jamais grand respect pour ses collaboratrices. Elle savait que contrairement aux hommes, il fallait se battre et prouver qui on était pour pouvoir obtenir du respect. « Ah ça … Heureusement que tout le monde ne se laisse pas influencer par la famille », souffla-t-elle en levant les yeux au ciel. La jeune femme s'imagina un instant être comme ses parents : étroite d'esprit, froide, mesquine, uniquement motivée par les apparences et par l'argent. Cette simple idée la faisait frissonner de dégoût. Elle n'était pas parfaite, c'était une certitude, mais au moins elle était honnête et sincère. Toutefois, avoir ce genre de conversation avec une personne qu'elle connaissait à peine pouvait s'avérer plus ou moins délicat. « J'approuve. Inutile de parler des sujets qui fâchent alors qu'on passait une si belle soirée », approuva-t-elle avec un sourire. C'était pourtant le genre de débat qu'elle adorait avoir. Mais ce n'était pas vraiment approprié à un rencard. Quand deux personnes n'étaient pas d'accord, cela pouvait toujours partir en vrille. Et c'était bien la dernière des choses qu'elle désirait. La soirée était tellement agréable qu'elle souhaitait la prolonger, pas la gâcher. Parler de sujets plus légers était nettement plus appréciable. Comme de parler de ce qu'ils faisaient dans la vie tous les deux par exemple. Ainsi donc le jeune homme était un ancien basketteur. C'était plutôt intéressant de se dire qu'elle partageait un verre avec une étoile du basket-ball. « L'enfant du pays qui rentre à la maison, la célébrité en plus en somme », souffla-t-elle avec un sourire. C'était plutôt une belle histoire au final. Le fait qu'il s'était blessé l'était un peu moins, mais il avait su rebondir et c'était une chose grandement appréciable. Tout le monde ne pouvait pas se vanter de la même chose. « Mais du coup, il arrive que les gens te reconnaissent dans la rue ? », demanda-t-elle soudain. C'était une question un peu idiote elle le concevait mais elle se demandait surtout comment vivait une ancienne star du basket. La jeune femme ne réalisait pas vraiment qu'elle passait sa soirée avec quelqu'un de connu. « J'imagine que si c'est quelque chose qui les passionne ils sont plus faciles à gérer », commenta-t-elle. Après tout, elle aussi avait été une adolescente disciplinée chaque fois qu'elle s'était attaquée à des choses qui la passionnait. Ses études de droit par exemple. Le sport dans sa jeunesse. C'était toujours plus facile dans la vie quand on avait quelque chose qui nous motivait. « Je prend note », rétorqua-t-elle avec un petit sourire. Si la soirée se terminait bien, la jeune femme n'avait rien contre l'idée de le revoir. Paul était une personne qu'elle noterait volontiers dans la catégorie de ses belles rencontres. La jeune femme enchaîna elle aussi avec son propre métier. Il y avait peu de chances qu'elle poursuive un jour Paul devant un tribunal. Elle avait déjà donné dans le divorce, c'était suffisant. « Oh, je n'ai pas attendu de devenir avocate pour arrêter de croire en l'amour. L'échec de mon propre mariage a été largement suffisant », répondit-elle avec un haussement d'épaules. Est-ce qu'elle croyait encore en l'amour dans le fond ? Peut-être. Elle pensait qu'il existait. Elle avait déjà vu des gens très amoureux. Mais elle avait fini par penser que l'amour ce n'était pas fait pour elle. « Enfin, c'est une longue histoire », ajouta-t-elle, peu décidée à parler de son mariage, de ses parents et tous les sujets fâcheux qui allaient avec. La jeune femme était ici pour passer un bon moment, pas pour finir avec un mal de tête, à parler de choses difficiles du passé. La jeune femme était plutôt du genre à profiter de la vie. Pas étonnant donc qu'elle ait finit par entraîner son compagnon de la soirée sur la piste de danse. Elle se fichait pas mal de savoir qu'il n'était pas doué en danse. Ce n'était pas comme s'ils allaient participer à une compétition de salsa. Un petit mouvement des hanches et des pieds et tout irait bien pour lui. Aucune raison donc de s'inquiéter. « Moi qui pensait qu'un sportif savait tout faire », plaisanta-t-elle en ricanant. Chacun son domaine, comme on le disait. Mais la jeune femme était persuadée que tout le monde savait danser en boîte de nuit. Il n'y avait pas de bonne ou de mauvaise façon de danser. Sauf ces gros relous qui venaient se coller aux filles sans y avoir été invité. Paul n'avait pas l'air totalement à l'aise, pourtant, à mesure que le temps passait, elle le sentait beaucoup plus détendu. Et la jeune femme prenait un certain plaisir à danser aussi près de lui. Très certainement, ça faisait monter la température d'un cran entre eux. Et ce n'était pas pour lui déplaire. Mais avec toute cette chaleur, la jeune femme avait soif et visiblement, c'était également le cas de son partenaire de danse. Mais la jeune femme était plutôt d'avis de prendre ce verre chez lui. Pourquoi pas après tout. Elle se fichait pas mal de passer pour une fille facile. Il lui plaisait bien. Et puis, elle n'avait pas envie de se rasseoir au bar pour boire un verre. Elle avait bien envie de poursuivre leur conversation dans un endroit un peu plus intime. Le temps pour la jeune femme de récupérer ses affaires et ils étaient enfin dehors. Elle était ravie de sentir l'air frais sur son visage. Et surtout, elle était ravie de pouvoir enfin respirer, loin de l'air suffoquant du Blue Lagoon. « J'approuve totalement », confirma-t-elle. Certes, elle aimait ce club, mais elle appréciait aussi le moment où ses oreilles avaient le droit au silence, ses poumons à de l'air frais. Et puis, elle aimait se promener dans Cap Harbor quand il faisait nuit. Les rues étaient calmes et c'était l'occasion rêvée de profiter des jolies ruelles et des beaux paysages. Elle était contente de partager ce moment avec le jeune homme. Pourtant, elle espérait qu'il n'habitait pas trop loin. Elle commençait à avoir mal aux pieds sur ses hauts talons. « Parfait », répondit-elle avec un sourire. Au moins, elle n'aurait pas à se plaindre de ses pieds douloureux, ni à marcher pieds nus. Mais visiblement, le jeune homme était plus perspicace qu'elle ne le pensait. Elle n'avait même pas eu besoin de développer, il avait comprit tout seul que ses chaussures étaient en cause. La jeune femme ne put s'empêcher de rire. « C'est très gentil, l'idée est très tentante, mais je vais éviter de t’abîmer le dos », rétorqua-t-elle, amusée. C'est qu'elle n'était pas toute légère non plus. Et puis, il aurait peut-être besoin de son dos pour autre chose plus tard. Le trajet se passa merveilleusement. La jeune femme devait bien reconnaître qu'il y avait une certaine alchimie entre eux et que c'était drôlement plaisant. Avec un sourire, la jeune femme patienta pendant qu'il cherchait ses clés. Elle était impatiente de voir où il vivait. Il y avait toujours quelque chose d'excitant à découvrir où quelqu'un vivait. Elle était curieuse de savoir si sa maison était à son image. La porte s'ouvrit et la jeune femme entra à son tour, posant le regard sur l'immense espace qui s'offrait à elle. « Humble ? », demanda-t-elle en haussant un sourcil. Ils n'avaient pas la même définition de ce mot visiblement. Elle trouvait plutôt ça grandiose. La jeune femme fut une nouvelle fois agréablement surprise du côté gentleman de Paul. Il prit sa veste pour la débarrasser. « Parfait, je t'attends », souffla-t-elle avec un clin d’œil. La jeune femme en profita pour abandonner son sac avec sa veste et ses chaussures avec. Elle avait maintenant quelques centimètres de hauteur en moins, mais elle se sentait beaucoup mieux. La jeune femme se dirigea donc vers le salon, que Paul lui avait indiqué. Elle jeta un coup d’œil à la décoration avant de s'installer sur le canapé, jambes croisées. Paul ne tarda pas à la rejoindre et elle lui adressa un grand sourire en prenant le verre qu'il lui tendait et en le remerciant. « Je trouve que c'est une très bonne idée », approuva-t-elle en levant son verre pour l'entrechoquer au sien. La soirée avait déjà été bonne, elle voyait mal comment elle pourrait mal se terminer. Le commentaire du jeune homme ne passa pas inaperçu. La jeune femme l'observa du coin de l'oeil, un sourire amusé sur les lèvres. « Toute la nuit ? Je te trouve bien présomptueux », souffla-t-elle en essayant de paraître sérieuse. Peine perdue. Son visage traduisait son amusement. La jeune femme devait bien avouer qu'elle aimait l'idée qu'il prenne un peu les devants et qu'il se lâche un peu. Elle porta son verre à ses lèvres et savoura le goût du cocktail qu'il avait préparé. Il n'avait rien à envier aux barmans de cette ville. Le mélange était très bon. « Et en plus de ça, tu fais des cocktails délicieux. Il y a quelque chose que tu ne sais pas faire ? », questionna-t-elle avec un petit sourire en coin. Il y avait sans doute des choses qu'il ne savait pas faire. Ce que Jocelyn ne savait pas faire elle, c'était trouver le bon moment pour faire les choses. Comme ce soir. Elle se demandait si elle devait faire un pas vers lui, tenter un rapprochement. Il lui avait tendu suffisamment de perches pour qu'elle comprenne ses intentions. Et pourtant, elle avait toujours la crainte de faire quelque chose de travers. Pourtant, la jeune femme finit par décider que le moment était bien choisi justement. Alors elle s'approcha de lui et dans un moment de courage, elle déposa ses lèvres sur les siennes, dans un baiser volé plutôt chaste et bref. C'était un premier pas, une porte ouverte. Elle l'observa, attendant sa réaction en se mordillant la lèvre inférieure.

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