you drive me crazy ✻ rebecca

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you drive me crazy ✻ rebecca ✻ ( Lun 23 Oct - 21:32 )


you drive me crazy
It's been a hard day's night, and I been working like a dog. It's been a hard day's night, I should be sleeping like a log. But when I get home to you I'll find the things that you do will make me feel alright. You know I work all day to get you money to buy you things and it's worth it just to hear you say you're going to give me everything. So why on earth should I moan, 'cause when I get you alone. You know I feel ok.


Evan était curieusement de bonne humeur en ce jour. Déjà, il s'était levé du bon pied pour une fois et c'était déjà un gros changement en soi. Il avait passé une bonne nuit, pour une fois il n'avait pas pesté contre la qualité de son café et il avait apprécié comme il se devait son footing matinal, suivi de sa douche. Bref, pour une fois, il n'y avait rien eu dans sa routine matinale pouvant le contrarier. Et pour couronner le tout, il était parti de chez lui à la bonne heure pour arriver au bureau sans être retardé par les embouteillages. Le jeune homme aimait arriver avant tout le monde le matin, même si ce n'était que de cinq minutes. Il était d'avis que ça renvoyait un message fort : le supérieur de ceux qui travaillaient avec lui se démenait autant, voir plus qu'eux. Et puis, il adorait pouvoir commencer son travail de bonne heure, parce qu'il savait que tôt ou tard dans la matinée, il serait interrompu par Rebecca Pendleton, Pen-dragon comme il la surnommait et il aimait bien lui faire fermer sa bouche en lui collant sous le nez le travail qu'il avait déjà achevé. Evan avait beau dire qu'il n'appréciait pas Rebecca, ce n'était pas tout à fait vrai. A vrai dire, elle le rendait probablement dingue et il était agacé de l'avoir toujours dans ses pattes, c'était une certitude. Mais la jeune femme, par sa manie incessante d'interférer dans son travail, le poussait aussi à donner le meilleur de lui-même pour qu'elle se la ferme. C'est bien simple, plus elle le critiquait, plus elle le charriait, plus Evan se montrait performant. Dans son travail, bande d'obsédés. Et pourtant ce matin, pas la moindre trace de Rebecca Pendleton dans son bureau. Et cela ne faisait que le rendre de meilleure humeur encore. Pas de tempête brune déboulant dans son bureau pour l'enquiquiner, sans prendre le temps de frapper à la porte, pour critiquer son travail. Evan était de tellement bonne humeur qu'il se montrait charmant avec son équipe, surtout avec sa secrétaire, qui semblait savourer la reconnaissance qu'il lui accordait pour une fois. Bref, c'était une belle journée. Certes, Evan se demandait ce qui avait pu arriver à la fille du sénateur Pendleton. Peut-être était-elle malade. Mais il aurait plutôt pensé qu'elle était du genre à venir travailler quand même et contaminer tous ses collègues. Mais peu importait la raison de son absence en cette matinée ensoleillée, Evan en profitait, tout en se demandant s'il aurait le luxe de la tranquillité pour la journée. Lorsque le jeune homme mit son écran en veille à l'heure du déjeuner, la tornade brune répondit à sa question : non, il n'aurait pas l'occasion d'avoir la paix une journée entière. Et il se demandait même si elle n'avait pas choisi l'heure du déjeuner exprès pour débarquer dans son bureau et l'enquiquiner encore plus. « Rebecca », la salua-t-il en fronçant les sourcils. En privé, le jeune homme l'appelait le dragon. Mais il était trop poli pour se moquer d'elle en face. Quand bien même la jeune femme ne se gênait pas de massacrer son nom, il ne voulait pas rentrer dans son petit jeu. Il voulait avoir l'air plus intelligent qu'elle. Ce qui en soit, prouvait que lui aussi, se comportait comme un enfant, mais il ne voulait pas le reconnaître. Evan lui adressa un sourire qui n'avait rien de sincère, tout en parcourant sa tenue du regard. Il n'y avait pas à dire, elle avait du goût pour les vêtements. Traduisez par là que les yeux d'Evan appréciaient la façon dont elle mettait sa silhouette en valeur. Ben quoi ? Il restait un homme et quand bien même elle était insupportable, elle restait une jolie femme, dont il appréciait les courbes. C'était bien la seule chose qu'il aimait chez elle d'ailleurs. Enfin du moins, c'était la seule chose qu'il avouait apprécier chez elle. « Ce n'est toujours pas un plaisir de vous voir », fit-il remarquer. Il avait espéré ne pas la voir de la journée, mais c'était raté. Comme quoi, c'était trop beau que de le voir de bonne humeur toute la journée. Sa secrétaire aurait pensé au miracle, si cela été arrivé. Mais elle n'aurait pas l'occasion d'assister à un miracle. D'autant plus qu'Evan était agacé que la jeune femme ne prenne toujours pas la peine de frapper à sa porte. Et si un jour elle entrait et qu'il était en réunion ? Elle serait sans doute capable de s'incruster en réalité. Et cela ne lui plaisait pas. Evan fronçait les sourcils, passablement irrité. « Qu'est-ce qu'il faut faire pour que vous appreniez enfin à frapper à cette maudite porte ? », demanda-t-il pour la énième fois, sachant parfaitement que ça ne servait à rien. Il lui avait répété de nombreuses fois qu'il désirait qu'elle frappe avant d'entrer. Enfin il lui avait aussi répété plusieurs fois qu'il ne voulait pas la voir, du tout. A chaque fois qu'elle entrait, elle le coupait dans son élan et dans son inspiration. Après, elle se plaignait de ses délais. Il travaillerait sans doute plus vite si elle l'emmerdait un peu moins. Mais peu importe. Evan n'était pas disposé à s'embarrasser de la jeune femme pour l'instant. Il avait faim, c'était l'heure et elle ne pouvait pas l'empêcher d'aller déjeuner, aux dernières nouvelles. Et même si elle le pouvait, il n'était pas disposé à l'écouter. « Enfin bon. Désolé de vous décevoir mais j'allais déjeuner », déclara-t-il avec un grand sourire. Traduction, il était très heureux d'avoir une excuse pour se débarrasser d'elle. Toutefois, le jeune homme ne voulait pas passer pour quelqu'un d'impoli. Même face à la reine des dragons, le jeune homme désirait faire bonne figure. Sa volonté d'apparaître toujours parfait finirait un jour par lui coûter cher, puisqu'il désirait sauver les apparences coûte que coûte. Il lui fit donc face et la fixa dans les yeux. « Donc à moins que vous vouliez m'accompagner, ce que vous aviez à me dire devra attendre cette après-midi », souffla-t-il finalement avec un ton calme. Il espérait qu'elle allait dire non. Elle ne pouvait d'ailleurs que dire non. Qu'est-ce qu'ils pourraient bien avoir à se dire tous les deux le temps d'un déjeuner qui serait sans doute interminable. Ils allaient avaler leur nourriture en vitesse pour retourner rapidement au bureau ou alors elle risquait bien de la saouler pendant tout le repas, et ils finiraient par se jeter leur assiettes au visage. Non, en toute sincérité, Evan ne cherchait qu'à être poli. Et il était tellement certain qu'elle allait décliner sa proposition, qu'il lui désigna sa porte d'un geste de la main. « Je vous invite à passer devant, histoire que je puisse profiter de la vue », acheva-t-il finalement, indifférent à sa réaction face à cette remarque qui pouvait paraître légèrement déplacée. Misogyne, notre Evan Pryce ? Pas du tout. Il estimait simplement qu'il avait bien le droit de trouver l'une ou l'autre compensation à la présence du dragon dans sa vie, tout simplement.

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Re: you drive me crazy ✻ rebecca ✻ ( Lun 30 Oct - 4:04 )


you drive me crazy
Evan & Rebecca

« I don't know what you had in mind, but here we stand on opposing sides. Let's go to war. We arm ourselves with the wrongs we've done, name them off one by one. Let's go to war. Everything you say, everything you do, you push it in and you cut me down »
Rebecca braquait sur sa jeune soeur un regard noir laissant deviner sa colère et son indignation. “ C’était ça l’urgence ? Une simple coupe ratée ? ” s’emporta la brune en serrant ses poings crispé par l’énervement. Sa soeur l’avait appelé parce qu’une catastrophe lui était arrivée et Rebecca n’avait pas hésité à se mettre encore plus en retard pour s’assurer qu’elle allait bien, mais désormais elle était dans tous ses états en voyant qu’il ne s’agissait que d’un ratage capillaire. “ Mais tu as vu ce que ce fichu coiffeur a osé me faire ? Ma vie est fichue ! ” sanglota sa soeur, totalement effondrée alors qu’effectivement, son carré était affreusement trop court et mal coupé. “ Arrête ton char Ben Hur, c’est pas la fin du monde, ça va repousser ! ” souffla Rebecca d’agacement tout en roulant des yeux. Traverser la moitié de la ville pour se rendre à la villa familiale lui avait fait perdre un temps précieux et l’horloge murale lui indiquait que la matinée était déjà bien avancée. “Mais de quoi tu te plains, tu t’en fous t’es la fille du sénateur, tu pourrais te pointer que le vendredi aprèm’ que personne dirait rien !” répliqua sa soeur à la limite de l’hystérie. Rebecca en avait assez entendue, elle savait qu’il était inutile de continuer la dispute et que sa soeur refuserait d’admettre son comportement puérile. “ Bon allez je m’en vais, file t’acheter une perruque avant qu’un fermier te prenne pour un épouvantail et te pose dans un champ pour effrayer les corbeaux.” ricana-t-elle tout en ignorant les insultes de sa soeur pendant qu’elle s’en allait. Le trajet en voiture lui parut durer une éternité et les minutes semblèrent s’être transformées en seconde. Lorsqu’elle arriva enfin à destination et pénétra dans les bureaux de son père, elle souffla de soulagement en voyant que personne ne traînait dans les couloirs. Elle se faufila en douce jusqu’à son bureau où elle ôta son manteau avant de se pencher sur la pile de dossier qui reposait sur la table. Même si sa soeur avait légèrement raison en affirmant que personne ne lui demanderait de s’expliquer sur son retard, elle n’était pas pour autant à l’aise que ce traitement de faveur lui soit dû uniquement en raison de son statut de “fille de sénateur”. Rebecca se renfrogna en songeant que c’était le genre d’incident qui n’arriverait jamais au parfait petit soldat Evan Pryce. Elle arrivait au bureau, il travaillait déjà, elle partait du bureau, il travaillait encore. Si elle n’avait pas lu son adresse sur son C.V, elle l’aurait soupçonné de ne pas avoir de domicile et de squatter les bureaux Pendleton comme endroit où dormir. Cette réflexion la mis encore plus en rogne et en voyant le dossier portant l’inscription du projet de loi sur la nouvelle taxe écologique, elle se rappela qu’on avait chargé l’irréprochable Pryce de s’occuper du prochain communiqué de presse à ce sujet. Elle y vit là une occasion d’aller le tourmenter un peu, après tout, pourquoi serait-elle la seule subir une mauvaise journée ? Elle savait d’avance que son travail serait impeccable, comme d’habitude, cela faisait un an qu’elle cherchait la petite bête, la moindre remarque à faire sur un dossier ou un discours où il n’y aurait rien à redire. Elle ne pouvait pas non plus ignorer les regards alanguis ou les sourires mutins qu’affichaient certaines employées lorsqu’il s’adressait à elles et cela la faisait encore plus enrager. Elle en était réduite à devoir empêcher ses mains de s’emparer d’un objet pour le balancer sur ces poules et leur hurler de se reconcentrer sur leur travail et non pas sur le coq qui semait la zizanie dans la basse-cour. Comme à l’accoutumée, elle rentra dans le bureau d’Evan sans prévenir, on ne changeait pas les bonnes vieilles habitudes. “ Evan.” répondit-elle en affichant un léger sourire lorsqu’elle vit le visage de son interlocuteur se renfrogner. Sans grande surprise, il n’était pas ravi de la voir, et cela enchantait la jeune femme. Certains se demandaient pourquoi elle s’acharnait plus sur lui que sur ses autres collègues et elle-même n’était pas capable de répondre à cette question, ce qui renforçait encore plus son agacement envers lui. Peut-être était-ce son parcours qu’elle admirait en secret, sa motivation inébranlable pour fournir le meilleur de lui-même, sans avoir à subir une quelconque pression familiale, ou encore sa tête qui devait faire tourner bien des femmes et qui l’horripilaient plus que tout. Au plus profond d’elle-même, Rebecca savait qu’elle aurait pu faire parti de ce lot de pimbêches, si elle n’avait pas renoncé depuis longtemps à espérer quoique ce soit de la part des hommes. “ Je sais, c’est justement la raison pour laquelle je viens vous voir aussi souvent.” répliqua-t-elle d’un ton faussement enjouée, bien consciente que ses parents seraient mortifiés de honte s’ils savaient que leur fille se livrait à des jeux aussi puérils qu’une joute verbale avec le chargé de communication. “ Oh pardon, je n’étais pas au courant que vous préfériez que je frappe avant d’entrer, il suffisait juste de me le dire.” s’excusa-t-elle d’un air faussement désolé. Une petite pique pour bien l’énerver, voilà quel était le meilleur remède pour bien commencer sa journée de travail. Si elle avait reçu un dollar à chaque fois qu’il l’avait houspillé de toquer à la porte, elle serait désormais riche comme Crésus. Et les piques auraient pu continuer longtemps si le jeune homme n’avait pas coupé court au dialogue en donnant pour prétexte l’heure de déjeuner. Elle haussa les sourcils avec une mine triomphale, comme si elle avait gagné cette bataille. “ Non je vais vous laisser déjeuner en tête à tête avec vous même, je suis sûr que votre ego doit se suffire pour mener une discussion à lui seul.” lui répondit-elle d’un ton sec en soutenant son regard. Déjeuner avec lui, et puis quoi encore, elle avait l’appétit coupé rien qu’à l’idée de devoir être assise en face de lui pendant toute l’heure du repas. “ Je vous demande pardon ? “ s’offusqua alors la jeune femme qui dû se maîtriser pour ne pas lui envoyer sa main en pleine joue. Jamais elle n’avait vu un collègue de travail lui parler de cette façon, et elle avait cette fois la preuve qu’en plus d’être un idiot prétentieux, Evan était aussi un parfait petit goujat. Elle ne se fit pas prier en quittant le bureau, en essayant de ne pas songer au regard du mufle derrière elle qui ne devait pas se gêner pour la reluquer. Et puis elle se stoppa net avant de se retourner vers lui, une lueur mauvaise dans le regard. “Vous savez quoi, je vais accepter votre proposition en fait. Je pense que manger ne me fera pas de mal. J’arrive, je vais chercher mes affaires” argua-t-elle finalement. Rebecca espérait qu’il avait bien profité de la vue, car ça serait la dernière chose agréable qu’il verrait de cette journée. Elle se dépêcha de chercher son sac à main avant de revenir vers Evan, jubilant de la tête qu’il affichait en sachant qu’il allait encore devoir la supporter. “ Un déjeuner entre collègues, voilà l’occasion parfaite pour apprendre à plus se connaitre vous ne pensez pas Press ?” lui demanda-t-elle d’un sourire narquois. Celle là elle était gratuite. Voilà qui le ferait réfléchir à deux fois avant de penser qu’il pouvait lui faire des remarques aussi déplacées de la sorte. “Allons-y, je vous suis.” lui dit-elle en se dirigeant vers la sortie.
(c) DΛNDELION



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Re: you drive me crazy ✻ rebecca ✻ ( Sam 4 Nov - 16:01 )


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Depuis un an, Evan Pryce occupait un poste qui lui plaisait. Il avait l'impression d'avoir trouvé parfaitement chaussure à son pied, en terme professionnel. C'était un emploi qui lui permettait de montrer l'étendu de ses capacités et qui lui permettrait d'évoluer par la suite. Oui, cet emploi était presque l'emploi parfait. Presque ? Oui, en effet. Parce qu'une ombre noircissait ce tableau de perfection. Cette ombre avait un nom et elle se nommait Rebecca Pendleton. Rebecca, aussi appelée le dragon dans ce bureau. Ou la fille du patron parfois. Quoi qu'il en soit, cette bonne femme avait le don de le mettre de très mauvaise humeur. Rien de très surprenant à cela : la jeune femme ne faisait rien pour se rendre agréable à ses yeux. Leurs joutes verbales étaient devenu monnaie courante dans les locaux du sénateur Pendleton. «En revanche, je vais finir par croire que vous vous m'aimez bien. Je ne vois pas pourquoi vous viendriez me voir si souvent autrement. Vous voulez peut-être être la prochaine femme que je mettrais sur la liste de mes conquêtes au travail  », rétorqua-t-il, d'un ton ironique. A vrai dire, Evan ne mélangeait jamais le travail et la vie privée. Ainsi, il n'avait jamais eu aucune conquête au travail. Mais il savait quelle réputation il avait. Il ne pouvait pas ignorer qu'il attirait le regard des femmes, même sur son lieu de travail. Mais à vrai dire, il était totalement indifférent aux regards des femmes de son travail. Si le jeune homme aimait avoir des conquêtes, il préférait les rencontrer dans un bar, voir même par le biais d'une présentation par un ami que de les rencontrer au travail. Ce n'était pas professionnel selon lui. Et puis, bonjour l'ambiance si les choses devenaient compliquées avec la femme en question. Pour cette raison, il ne séduirait jamais une collègue. Mais Evan était certain que Rebecca ne croirait cela. Elle avait une telle mauvaise image de lui qu'il était sûr qu'elle devait croire toutes ces rumeurs et toutes ces messes basses. Ah, les bonnes femmes … que ne feraient-elles pas pour avoir quelques ragots croustillants à se mettre sous la dent. Le jeune homme était exaspéré par la présence de Rebecca dans son bureau, d'autant plus que comme d'habitude, la jeune femme ne prenait pas la peine de frapper à la porte. C'était quoi exactement son problème à cette femme ? Elle avait été vécue une histoire traumatisante avec les portes dans sa jeunesse ? Evan était en droit de le penser. Il allait finir par demander à son assistante de lui interdire l'accès à son bureau bientôt. « Je vais finir par mettre un verrou sur la porte, comme ça je ne serais plus dérangé », pesta-t-il en fronçant les sourcils. Le jeune homme se pensait mature et intelligent. Et pourtant, il se prenait encore la tête comme un enfant avec la jeune femme. C'était complètement idiot comme comportement. Mais pourtant, le jeune homme ne put s'empêcher d'en rajouter une couche. « Ou peut-être que je pourrais mettre une pancarte : interdit aux animaux enragés », siffla-t-il entre ses dents. Le problème en soit, n'était même pas tant les visites surprises de la jeune femme. Après tout, ils étaient sensés collaborés. Ce qui énervait le jeune homme, c'était que chaque fois que Rebecca se ramenait dans son bureau, c'était pour lui faire des reproches. Elle n'avait jamais eu un mot sympathique à son égard et pourtant, au départ, il avait essayé de se rendre agréable à sa nouvelle collègue. Mais face aux reproches incessants de la jeune femme, il avait fini par laisser tomber. Si elle venait le voir, c'était toujours pour lui reprocher quelque chose qu'il avait déjà fait, pour lui demander d'accélérer sur un dossier alors qu'il était parfaitement dans les temps. Elle le fatiguait. D'autant plus qu'il travaillait plus qu'elle, elle était donc mal placée pour le critiquer. Cette sale petite fille à papa … Elle était compétente, Evan en était parfaitement conscient, mais malgré tout, il savait qu'elle possédait des avantages qu'elle ne méritait pas, simplement parce que son nom était le même que le patron des lieux. Et cela agaçait Evan qu'elle le prenne de haut de la sorte, parce qu'elle n'était pas forcément plus compétente que lui. Alors oui, à force, Evan avait commencé à se comporter avec elle comme un véritable connard. Mais il l'assumait. « Oh, merci de nous laisser, mon ego et moi, en tête à tête. Ça vous permettra d'aller déjeuner avec votre cher papa », déclara-t-il. Ce n'était pas la première fois qu'Evan l'accusait de n'être ici que parce que son père était le patron et il avait déjà remarqué que la jeune femme n'appréciait pas vraiment ce genre de remarque. Et c'était tant mieux, parce que du coup, Evan prenait un malin plaisir à faire exprès de lui sortir ce genre de réflexion. Il lui adressa même un sourire dépourvu de joie, pour en rajouter une couche. Immature ? Peut-être pas. Disons simplement que c'était cette bonne femme qui le rendait complètement immature. Et comme il devenait un peu trop con en sa présence, il était peut-être temps pour lui de prendre congé de la jeune femme. Sans manquer évidemment une petite remarque piquante, dont il avait le secret. « Oh pardon, aurais-je offensé sa majesté ? », se moqua-t-il. La jeune femme semblait vraiment sur le point de l'assassiner et cela le fit sourire d'avantage. Et puis, elle quitta enfin son bureau. Le jeune homme ne manqua rien des ondulations de ses hanches, tandis qu'elle quittait son bureau d'une démarche assurée. Alors qu'il pensait enfin être débarrassé d'elle, la jeune femme s'arrêta pour se tourner à nouveau vers lui et accepter son invitation. Alors celle là, il ne l'avait pas vu venir. « Je … Quoi ? », marmonna-t-il. Mais la jeune femme ne lui laissa pas le temps de se remettre de ses émotions que déjà elle disparu. L'idée lui traversa l'esprit de s'échapper en vitesse pendant que la jeune femme cherchait ses affaires, mais ce serait encore plus immature que toutes leurs querelles réunies. Son visage donnait l'impression qu'il aurait préféré mourir que de déjeuner avec elle et c'était exactement ce qu'il ressentait. Pourtant, quand la jeune femme le rejoint, il se contenta de lui sourire. « Oui, parce que c'est une évidence que j'ai très envie de vous connaître », souffla-t-il en levant les yeux au ciel. Mais malgré tout, le jeune homme l'entraîna à l'extérieur du bâtiment. Il avait réservé une table – enfin son assistante l'avait réservée – dans un restaurant italien près du bureau. Le jeune homme garda le silence sur le court chemin pour y accéder. Il ne savait même pas quoi lui dire. Il lui ouvrit la porte pour la laisser entrer devant lui et annonça son nom au chef de salle. « J'espère que le restaurant vous conviendra », déclara-t-il en suivant le serveur qui les installa à table. Il rajouta un couvert pour la jeune femme. Evan, galant mais pas idiot, ne prit pas la peine de tirer la chaise de la jeune femme et s'installa sur la sienne. « Si le restaurant ne vous convient pas, je comprendrais tout à fait que vous me faussiez compagnie », insista-t-il. Peut-être que la jeune femme saisirait l'occasion pour reprendre ses esprits et le laisser tranquille. Il ne voyait vraiment pas comment ils pourraient partager un déjeuner en tête à tête sans s’entre-tuer.

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Re: you drive me crazy ✻ rebecca ✻ ( Lun 13 Nov - 18:07 )


you drive me crazy
Evan & Rebecca

« I don't know what you had in mind, but here we stand on opposing sides. Let's go to war. We arm ourselves with the wrongs we've done, name them off one by one. Let's go to war. Everything you say, everything you do, you push it in and you cut me down »
Rebecca se souvenait d’une bande-dessinée française très célèbre, The adventures of Asterix qui racontait les péripéties d’un jeune gaulois avec son compère Obélix. Chaque histoire commençait avec le même texte d’ouverture « Nous sommes en 50 avant Jésus-Christ. Toute la Gaule est occupée par les Romains... Toute ? Non ! Car un village peuplé d'irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l'envahisseur. Et la vie n'est pas facile pour les garnisons de légionnaires romains des camps retranchés de Babaorum, Aquarium, Laudanum et Petibonum... » Et en ce jour, la jeune femme se fit la réflexion que cette phrase pouvait très bien correspondre à cet horripilant Pryce. “ Nous sommes en 2017 après Jésus-Christ. Tous les employés du sénateur Pendleton ont accepté d’être aussi sous les ordres de sa fille. Tous ? Non ! Car un abominable petit dissident de chargé de communication résiste encore et toujours à son autorité. Et la vie n’est pas facile pour cette pauvre collaboratrice qui est obligée de supporter son comportement et sa façon de lui parler si insupportable.” Elle réfréna un soupir de dégoût fasse à la proposition d’Evan. “Non merci.” répondit-elle d’une voix glaciale. La seule occasion où elle pourrait peut-être l’apprécier serait le jour où il déciderait de plier bagage. Et ça semblait mal parti. En réalité la proposition d’Evan l’avait plutôt prise au dépourvu, elle ne s’attendait pas à ce qu’il mette sur la table ses conquêtes de travail aussi directement. Mais cela ne l’étonnait guère, même si elle ne l’avait jamais surpris en flagrant délit de roucoulade avec d’autres employées. Et ce malgré le fait qu’elle le surveillait toujours du coin de l’oeil lorsqu’il déambulait dans les bureaux mais seulement pour vérifier qu’il ne baille pas aux corneilles. “ Attention vous dépassez les limites…” le mit-elle en garde. Comme si mettre un verrou sur la porte aller l’empêcher de rentrer, qu’il le fasse, et elle se ferait un plaisir de débarquer avec une hache pour lui faire le remake de the Shining en défonçant la porte. Avec un peu de chance il se trouverait juste derrière. Elle devait être d’humeur clémente aujourd’hui, sinon elle l’aurait encore plus provoqué jusqu’à ce qu’il aille trop loin, car c’est tout ce que Rebecca souhaitait. Qu’il dérape franchement et lui donne enfin l’occasion de le faire virer comme un malpropre.  “Cher papa qui serait fort mécontent s’il apprenait comment son chargé de communication traite sa fille. Comme la désigner d’animal enragé.” répliqua-t-elle avec un demi-sourire sur les lèvres. Elle détestait qu’on l’attaque sur ce sujet et Evan le savait pertinemment. Elle s’infligeait suffisamment de pression pour tenter d’être à la hauteur, mais lui ne voyait que la fille à papa. S’il croyait qu’elle était ici uniquement parce qu’elle portait le nom de Pendleton, alors autant qu’il pense aussi qu’elle pouvait le faire renvoyer parce qu’elle portait justement ce nom. Même si en réalité, jamais elle ne serait capable de raconter à son père toutes les insultes qu’elle échangeait avec Pryce. Déjà parce qu’elle était une grande fille qui réglait ses problèmes par elle-même, et aussi parce qu’elle savait que son père roulerait des yeux en affichant ce drôle de sourire qu’il avait chaque fois qu’elle se plaignait d’Evan. En plus d’une réfléxion du genre “Ah les jeunes…”. Mais son sang ne fit qu’un tour et elle le sentit battre dangereusement ses tempes lorsqu’Evan osa la traiter de Majesté. Mais inutile de s’offusquer ouvertement puisqu’elle tenait sa vengeance. Elle aurait donné toute sa fortune pour avoir en sa possession un appareil photo pile à ce moment. Le cliché d’un Evan Pryce pris au dépourvu et avec la capacité d’élocution d’une carpe japonaise valait tout l’or du monde. Elle savait qu’elle avait frappé fort et elle se félicitait de ce coup de maître. Depuis le temps qu’elle rêvait de rabattre le caquet de ce présomptueux personnage, elle savourait sa victoire et jubilait d’avance à l’idée de pouvoir le persécuter un peu plus le temps d’un déjeuner. Elle se doutait que ça n’allait pas être une partie de plaisir pour elle aussi, mais il fallait parfois savoir se sacrifier pour obtenir la victoire. Elle fut même étonnée de voir qu’il l’attendait et n’avait pas pris la poudre d’escampette. Non pas que le contraire l’aurait dérangé, cela lui aurait donné un autre prétexte pour se moquer de lui en mettant en avant sa couardise. “ Mais moi j’ai envie de vous connaitre. Je veux vérifier si vous êtes le même au travail que sur un terrain neutre. Ou si comme je le pense, vous roulez des mécaniques juste parce que je vous impressionne.” lui expliqua-t-elle d’un ton moqueur tout en quittant le bureau à ses côtés. Le trajet ne fut pas très long, il l’emmena dans un restaurant italien qu’elle connaissait de vue car elle  passait devant tous les matins en se rendant au bureau. Elle devait bien avouer qu’un italien restait une valeur sûre en matière de gastronomie, mais hors de question de le dire à haute voix en présence d’Evan. Mieux valait préserver sa petite tête en forme de ballon de baudruche qui restait d’exploser si elle avait le malheur de lui faire un compliment. Et après on osait dire qu’elle n’était pas altruiste…. “ Je trouve ce restaurant à la hauteur de votre travail, convenable mais banal. Enfin ce n’est pas votre faute, tout le monde n’a pas le talent pour savoir dénicher les bonnes tables. ” répondit-elle en haussant les épaules. L’endroit n’était pas un haut lieu de la gastronomie certe, mais en réalité Rebecca le trouvait tout à fait approprié pour un déjeuner. Seulement encore une fois, elle n’avait aucune envie de faire une fleur à Evan. La jeune femme le suivait, et ralentit son pas pour voir s’il comptait rattraper son comportement en essayant de jouer la carte de l’amabilité. Mais lorsqu’elle le vit s'asseoir directement à sa chaise, elle comprit qu’il était décidé à rester dans ses manières de personnage rustre. Peut-être considérait-il que lui avoir tenu la porte du restaurant était un grand geste magnanime et qu’elle devrait s’en contenter… “ J’apprécie votre diplomatie pour tenter de me faire partir. C’est pourquoi je vais rester en votre charmante compagnie.” affirma-t-elle ironiquement en s’asseyant à son tour. Elle n’allait certainement pas tourner le dos maintenant que le combat était engagé, hors de question de laisser à Evan la satisfaction de la voir fuir avant le début des hostilités. Elle avisa les couverts posés sur la table et se demanda s’il était vraiment judicieux de laisser deux êtres qui ne se supportaient pas en présence d’éléments tranchant ou pouvant se planter dans les yeux. “Je vous préviens je pars du principe que c’est vous qui m’avez invité.” précisa-t-elle lorsque le serveur revint avec les menus. Elle alla directement à la page des menus les plus coûteux, bien décidé à plumer le pauvre volatile qui avait eu la candeur d’inviter la renarde à la table du déjeuner. Cependant elle était partagée entre le choix de plats. Elle avait lu une étude scientifique menée par des suédois affirmant qu’on pouvait décrypter une personnalité juste en analysant ses repas, elle aurait l’air grosse fine si elle laissait croire à Evan qu’elle avait un appétit d’ogre. “ Je pense que je vais prendre une salade aux truffes blanches et un steak à la florentine. ” annonça-t-elle d’un ton nonchalant, feignant de ne pas être au courant qu’elle avait commandé les plats les plus chers proposés à la carte.
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Trouble to the right and left, whose side you're on? Thoughts like a minefield. I'm a ticking bomb, maybe you should watch your step. Don't get lost.

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Re: you drive me crazy ✻ rebecca ✻ ( Ven 17 Nov - 17:21 )


you drive me crazy
It's been a hard day's night, and I been working like a dog. It's been a hard day's night, I should be sleeping like a log. But when I get home to you I'll find the things that you do will make me feel alright. You know I work all day to get you money to buy you things and it's worth it just to hear you say you're going to give me everything. So why on earth should I moan, 'cause when I get you alone. You know I feel ok.


Rebecca Pendleton était … En fait, Evan n'était pas certain qu'il existe un mot convenable pour la décrire, tant elle était horripilante. Tout avait commencé le premier jour où il avait débarqué dans cette entreprise. A la seconde où elle l'avait vu, au lieu de se présenter de façon polie comme tous les autres employés de ce bureau, la jeune femme s'était montrée détestable. Pourtant, Evan était certain qu'ils auraient pu bien s'entendre. Tous les deux, ils étaient un peu pareille : c'était des accrocs du travail, de véritables acharnés, ils avaient un parcours professionnel intéressant et ils avaient de l'ambition. Bref, ils ne manquaient pas de point en commun. Et pourtant, la jeune femme ne lui avait pas donné la moindre chance. Elle s'était comportée comme la pire des pestes. Evan le vivait bien, en général. Il n'avait jamais cherché à être aimé ou apprécié de tous. Mais il devait avouer que dans la mesure où il était obligé de fréquenter la reine des pestes pour le travail, il aurait préféré entretenir avec elle des relations plus cordiales. Mais elle ne lui facilitait pas la tâche et ne la lui faciliterait sans doute jamais. C'était bien pour cela qu'Evan se sentait obligé de la chercher chaque fois qu'elle entrait dans son bureau. Si elle n'était pas capable de faire le moindre effort, pourquoi lui devrait-il en faire ? Parce qu'elle était la fifille du patron ? Ce n'était pas son problème, mais alors pas le moins du monde. Si la jeune femme voulait qu'il lui offre son respect, elle allait devoir commencer par le gagner. « Oh, excusez-moi votre majesté, j'ignorais qu'il y avait des limites entre nous. Sinon, cela voudrait dire que vous les avez déjà franchies depuis très très longtemps », rétorqua-t-il d'un ton sarcastique. Oui, Evan avait décidé que plaire à cette bonne femme était purement et simplement inutile. A la place, le jeune homme avait décidé de répondre à ses provocations par de la provocation. Ce n'était certainement pas une preuve de maturité de sa part, mais il était bel et bien hors de question qu'il se laisse faire. D'ailleurs, ce qu'elle faisait, à savoir dénigrer son travail en permanence, le suivre régulièrement, être sur son dos sans arrêt, on n'appelait pas ça du harcèlement ? « Mais je vous en prie, allez donc vous plaindre auprès de votre papa. Ainsi vous ne ferez que confirmez ce que beaucoup pensent ici, à savoir que vous n'êtes ici que parce que vous avez été pistonnée », répondit-il, glacial. C'était un coup bas et Evan le savait. D'autant plus qu'il avait eu l'occasion de voir le CV de la jeune femme, qui était plus que convaincant. Elle était douée, elle était professionnelle et elle avait totalement sa place ici. Cependant, le jeune homme savait qu'il y avait des gens dans ce bureau qui pensaient qu'elle n'était ici que parce qu'elle était la fifille du sénateur. Et s'il pouvait appuyer là où ça faisait mal, pourquoi s'en priver ? « Et d'ailleurs, pendant que vous y êtes, pourquoi ne pas lui dire que vous harceler vos collègues ? Je suis certain qu'il apprécierait de savoir que vous passez votre temps à dénigrer les autres, pour vous donner l'impression d'être meilleure. Je devrais peut-être me plaindre de vous à la direction des ressources humaines », ajouta-t-il, d'un ton atrocement méprisant. Encore un coup bas. Décidément cette bonne femme faisait vraiment ressortir le pire de ses côtés. Mais elle avait été la première à proférer des menaces puériles, rien ne lui empêchait de lui rendre la pareille. Histoire de bien entendu lui faire comprendre que ce n'était pas parce qu'elle était la fille du sénateur qu'elle avait tous les pouvoirs. Le jour où Evan avait signé son contrat, il avait pu lire qu'il était employé par le sénateur Pendleton, certainement pas par toute sa famille. Enfin … Il le croyait. Mais si Monsieur Pendleton voulait le renvoyer à cause de sa sorcière de fille, il trouverait du travail ailleurs sans problème. Et d'ailleurs, en parlant de sa sorcière de fille … Le jeune homme fut prit au dépourvu lorsqu'elle accepta d'aller déjeuner avec lui. Ça, on pouvait dire qu'il ne l'avait pas vu venir. Il avait déjà déjeuner avec des collègues de travail, mais elle, c'était bien la dernière personne avec qui il souhaitait partager son déjeuner. A vrai dire, il aurait préféré sa casser la jambe, là, tout de suite. « Parce que vous croyez vraiment que vous m'impressionnez ? Désolé de vous le dire, mais vous pensez très mal », siffla-t-il entre ses dents, passablement irrité.

Mais malgré son irritation, le jeune homme quitta le bureau en compagnie de la demoiselle. Il était plus qu'agacé à l'idée de se la farcir pendant le seul moment de sa journée où il pouvait avoir la paix. Et encore, il n'allait pas se la farcir dans le sens le plus agréable du terme. Mais le jeune homme avait été élevé pour être un gentleman et il voulait se montrer respectueux. Les petites vacheries, c'était une chose, la méchanceté gratuite en était une autre. Pourtant, le jeune homme le regretta bien vite. Même en dehors du bureau, elle ne pouvait s'empêcher d'être désagréable et cassante. Mais le jeune homme, une fois encore, n'était pas décidé à s'abaisser devant elle. « Par chance, je me fiche complètement de votre avis. Votre père approuve mon travail et c'est bien la seule chose qui m'importe », rétorqua-t-il, toujours aussi froidement. L'ambiance entre eux deux étaient si glaciale qu'elle aurait pu suffire à faire refroidir tout le restaurant. S'en était beaucoup trop. Comment est-ce qu'il allait pouvoir supporter ce repas avec elle ? Il avait déjà envie de fuir à toutes jambes. Mais ce serait se rabaisser devant elle et Evan ne se rabaissait devant personne, surtout pas devant Rebecca Pendleton. « Que c'est aimable à vous », répondit Evan, avec un sourire crispé, après qu'elle eut confirmé qu'elle restait pour déjeuner avec lui. Si maintenant elle se mettait à le harceler même quand il était en pause, Evan allait bientôt finir par la tuer et par faire disparaître son corps quelque part, il ne savait pas encore où. Dans une benne à ordure par exemple, ça lui semblait particulièrement approprié. Le chargé de communication décida donc de l'ignorer et de se plonger dans la lecture de la carte. Les restaurants italiens avaient beau proposer le même genre de produits, il trouvait la lecture particulièrement intéressante. Jusqu'à ce que la voix insupportable du dragon ne se fasse entendre à nouveau, bien entendu. Le jeune homme lui adressa un sourire au franc qu'ironique. « Vous êtes certes dépourvue de bonnes manières, mais on m'a élevé dans l'idée d'être un gentleman. Je n'avais donc pas besoin de vos petits commentaires sarcastiques pour savoir que c'était moi qui vous invité à déjeuner », rétorqua-t-il avec mépris. En vérité, il n'en savait rien, si elle avait de bonnes manières ou non. Mais avec lui, c'était certain que c'était non. Son comportement était même totalement inadmissible. Et quelqu'un qui n'avait pas ses nerfs aurait sans doute déjà perdu patience avec cette vieille mégère. Le jeune homme retourna à sa lecture, jusqu'à ce qu'elle lui annonce, avec un ton visiblement très satisfait, ce qu'elle allait commander. Le jeune homme ne put s'empêcher de sourire. « Comme il vous plaira », répondit-il. Elle pensait peut-être qu'il ne savait pas qu'elle avait commandé les plats les plus chers de la carte, mais à vrai dire, ce n'était pas quelque chose qui touchait Evan. De l'argent il en avait et ce n'était pas ce qui avait grande importance pour lui. « Après tout, c'est sur vos hanches que toute cette nourriture va s'entasser, pas sur les miennes », ajouta-t-il avec un sourire moqueur. En prime, il ne se priva pas de ricaner. C'était probablement la pire bassesse qu'il lui avait faite depuis qu'ils se connaissaient, d'autant plus qu'Evan la trouvait très séduisante malgré tout. Mais c'était parfaitement mérité, non ? Le serveur les rejoignit pour passer commande et Evan lui adressa un sourire poli. « Madame va prendre une salade aux truffes blanches et un steak à la florentine. Quant à moi, je vais prendre une salade aux gambas et les ravioles au gorgonzola et aux noix. Et en appéritif, un verre de Moscato d'Asti », annonça-t-il avec un sourire. Le jeune homme avait une idée derrière la tête, qui ne manquerait pas d'énerver sa compagne de déjeuner, il le savait. Il s'éclaircit donc la gorge et prit un grand sourire radieux. « Rebecca, ma très chère, vous boirez bien quelque chose ? », demanda-t-il, d'un ton atrocement mielleux. Evan était très doué pour se montrer poli et charmant quand cela s'avérait nécessaire. Face à un serveur par exemple. Et face à tout le monde, sauf face à Rebecca. Il laissa la jeune femme choisir sa boisson et son sourire disparu aussi vite, quand le serveur disparu avec leurs commandes. Et maintenant … Qu'est-ce qu'ils étaient censés se dire ? « Vous savez, je trouve que votre commande en dit long sur votre personnalité », souffla-t-il, d'un ton calme. Il ne voulait pas lancer les hostilités tout de suite. Ils ne pouvaient pas se supporter et ils se trouvaient en présence d'objet tranchants et d'autres piquants. Il ne voulait pas finir avec une fourchette plantée dans la main avant d'avoir mangé. Quoi que … Un petit séjour aux urgences serait plus plaisant que ce déjeuner. « Vous avez préféré commander quelque chose simplement en pensant que ça allait m'énerver, plutôt que de choisir sur la carte un plat qui vous ferez vraiment plaisir. Je trouve que ça en dit long sur votre personnalité », précisa-t-il en haussant un sourcil. Le jeune homme en arriva à la conclusion que la jeune femme pensait beaucoup trop à lui et pas assez à elle. Sinon, elle aurait préféré se faire plaisir, plutôt que de chercher à l'embêter. Alors qu'elle le connaissait très mal. Evan était toujours heureux de pouvoir emmener des amis à déjeuner, le montant de l'addition l'importait peu. Même si elle, elle n'était pas une amie. Et à ce sujet, Evan était bien décidé à lui demander des explications. « Maintenant que nous sommes tous les deux ici, en lieu neutre, je serais curieux de savoir quelque chose. Qu'est-ce que je vous ai fait pour que vous me haïssiez comme ça ? Et ne me répondez pas que c'est ma façon de parler et mon comportement, parce que je n'avais même pas encore ouvert la bouche lors de mon premier jour que vous vous êtes déjà montrée cassante. Votre comportement a toujours été inacceptable. Je suis donc bien curieux de savoir ce que j'ai pu vous faire pour vous mettre dans cet état », questionna-t-il, bien décidé à avoir ses réponses. Le jeune homme croisa d'ailleurs ses mains sous son menton et l'observa droit dans les yeux, guettant ses moindres réactions.

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