all you need is friends and shopping ✻ rebecca

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all you need is friends and shopping ✻ rebecca ✻ ( Mar 24 Oct - 20:35 )


all you need is friends and shopping
Sometimes in our lives we all have pain, we all have sorrow. But if we are wise we know that there's always tomorrow. Lean on me, when you're not strong and I'll be your friend, I'll help you carry on. For it won't be long 'tTil I'm gonna need somebody to lean on.


Aurora Callahan était de très bonne humeur en cette journée ensoleillée. Et pour cause, la jeune femme avait décidé de se lancer dans une nouvelle activité. Quiconque connaissait bien Aurora savait que la jeune femme se lançait souvent dans de nouveaux loisirs, pour tuer l'ennui, mais que généralement, cela ne durait pas longtemps. Elle avait essayé les cours de chant puis le piano, à l'époque où elle se sentait une âme musicale. Elle avait tenté le tennis, le golf et plein d'autres activités sportives, quand elle avait eu dans l'idée d'entretenir sa plastique pourtant parfaite. Bref, ce n'était pas vraiment surprenant que la jeune femme se soit lancé un nouveau défi. Ou comme son père appelait cela, un nouveau caprice pour combler l'ennui. C'était méchant de sa part de se moquer d'elle, d'ailleurs, parce que si c'était une sale gosse de riche qui passait ses journées à la maison ou à faire du shopping, c'était de sa faute. C'était lui qui l'avait élevé de la sorte, lui encore qui entretenait son compte en banque sans qu'elle ne lève le petit doigt. Bref, Aurora était totalement innocente. Toujours était-il qu'elle avait décidé de se lancer un nouveau défi, celui de faire de la salsa. Elle adorait voir les gens danser. Enfin, en vérité, elle adorait surtout regarder danse avec les stars et des fois elle rêvait d'être assez célèbre pour qu'un jour on lui propose de participer à l'émission. Mais comme ce n'était pas le cas pour l'instant, elle s'était contentée de décider de prendre des cours de salsa d'elle-même. Et elle avait adoré ça. Enfin surtout, elle avait adoré se faire une jolie queue de cheval, enfiler une jolie petite robe courte et une magnifique paire de chaussures à talons. Trop grands les talons, avait d'ailleurs signifié son professeur. Il était marrant lui. Sans chaussures, elle n'atteignait même pas le mètre soixante, alors il pouvait bien avoir l'amabilité de la laisser se grandir un peu. Surtout que c'était elle qui le payait. Mais la jeune femme, malgré ce premier point négatif, avait été ravie d'apprendre les premiers pas de base de la salsa. Elle se sentait bien, elle se sentait heureuse et elle se sentait super talentueuse. Enfin ça, c'était sans doute parce qu'en face d'elle, son professeur lui avait dit que c'était pas mal pour une première fois, alors que dans son esprit il pensait qu'elle avait autant de souplesse qu'on n'avait pas lavé pendant une semaine. Est-ce qu'Aurora avait conscience qu'elle n'avait pas de talent pour la danse – du moins pas encore ? Pas le moins du monde. D'ailleurs, si on lui demandait, la jeune femme disait toujours qu'elle était douée dans toutes les activités dans lesquelles elle s'était lancée ; elle avait arrêté parce qu'à force d'exceller, elle finissait par s'ennuyer. Qui allait croire cela, franchement ? Pas son père en tout cas. L'homme d'affaire ne cessait de lever les yeux au ciel quand sa fille lui annonçait s'être lancée dans un nouveau projet, tout en se demandant quand est-ce qu'elle aurait la maturité nécessaire pour finir quelque chose qu'elle avait entreprit. Il avait tout faux. Par exemple, là, elle était fraîchement douchée et se rendait en voiture dans le centre ville de Cap Harbor pour rejoindre sa meilleure amie, afin d'entreprendre une séance shopping qu'elles mèneraient à bien. Comme quoi, elle était capable de faire quelque chose en entier. Lorsque son chauffeur la déposa sur place, la jeune femme ne manqua pas de se lancer à la rencontre de Rebecca. La jeune femme était tellement souvent absorbée par son travail – traduction elle était chiante – qu'elles ne trouvaient pas toujours le temps de se voir. Mais aujourd'hui, elles avaient tout le temps pour faire du shopping, déjeuner et raconter des ragots. « Mon trésor, tu es absolument magnifique. Comment est-ce que tu fais pour avoir si bonne mine en passant tant d'heures loin du soleil, enfermée dans un bureau ? », s'exclama-t-elle à peine arrivée à sa hauteur. La jeune femme était particulièrement bavarde, ce n'était pas une nouveauté. Mais comme elle était de bonne humeur, un grand sourire se dessinait sur son visage et on pouvait même deviner que ses yeux pétillaient derrière ses lunettes de soleil. La jeune femme attrapa le bras de sa meilleure amie, pour l'entraîner vers les boutiques. « Comment tu vas mon chat ? », demanda-t-elle. Aurora était polie. On lui avait apprit deux choses dans la vie : être adorable en souriant et être polie. Son père était d'avis  qu'une femme pouvait réussir dans la vie avec ces deux qualités. A y réfléchir un peu plus, c'était très misogyne comme façon de penser, mais Aurora s'en contentait. Après tout cela semblait lui sourire, elle souriait souvent, se montrait polie et elle avait réussi dans la vie. Enfin, réussi … Elle avait un père qui avait réussi dans la vie et elle en profitait bien, financièrement parlant. Et d'ailleurs, quel meilleur moyen pour profiter de l'argent de papa qu'en allant faire les magasins ? Il n'y avait rien de mieux dans la vie, elle en était persuadée. Alors elle franchit le pas d'une boutique – de luxe s'il vous plaît – et commença à flâner dans les rayons. Elle avait besoin d'une jolie petite robe, voir même de plusieurs, pour épouser la forme de son joli corps et obtenir le regard approbateur de son professeur de danse. Oui, Aurora aimait bien qu'on la regarde. Et surtout, elle aimait bien remballer ceux qui la regardaient. La jeune femme aperçu une jolie robe rouge, au tissu fluide, qui devait lui arriver à mi-cuisse à vue d’œil. « N'est-elle pas trop mignonne ? Elle serait parfaite pour mes cours de salsa », souffla-t-elle en plaquant la robe contre elle, pour donner une première idée à Rebecca. Puis la jeune femme se rendit compte qu'elle n'avait pas encore prévenu sa meilleure amie qu'elle avait une nouvelle passion dans la vie. La danse, pas se faire mater par un danseur. « Ah oui, je ne t'ai pas dis, j'ai décidé de faire de la danse », déclara-t-elle en haussant les épaules. Elle espérait surtout que la jeune femme n'allait pas se moquer d'elle. Parce que Rebecca la connaissait bien et elle avait déjà eu l'occasion de constater, en boîte de nuit, qu'Aurora sur une piste de danse, c'était une petite catastrophe. Pour changer de sujet, Aurora reporta son attention sur le modèle qu'elle tenait entre les mains. Puis un petit sourire malicieux se dessina sur son visage. « Tu devrais prendre la même, je suis sûr que ton cher Monsieur Pryce adorerait te mater dedans », souffla-t-elle avec un petit sourire en coin, sans s'empêcher de ricaner. Aurora aimait bien charrier Rebecca à ce sujet. Parce qu'elle ne pouvait s'empêcher de se dire qu'au lieu de se chamailler, ils feraient mieux de s'embrasser. Juste dit comme ça, au passage.




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Re: all you need is friends and shopping ✻ rebecca ✻ ( Lun 30 Oct - 3:46 )


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Aurora & Rebecca

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Rebecca avait encore du temps avant de partir rejoindre sa meilleure amie Aurora pour une séance de shopping qui s’annonçait requinquante. Alors elle s’empara de son ordinateur et se cala dans son fauteuil. Elle flâna du côté de Facebook et les photos de vacances d’une de ses amie attirèrent rapidement son attention. Plutôt que de descendre le fil d’actualité pour ôter de sa vue ces photos puant la chaleur et les cocktails, elle cliqua sur l’album photo pour baver devant les clichés montrant son amie en maillot de bain sur une plage des Baléares, prenant la pause comme si elle se faisait photographier pour la une du prochain Vogue. Et comme si cela ne suffisait pas, son amie s’affichait au bras d’un bel homme tout sourire. En lisant la description elle pouvait voir des phrases aussi insupportable que “ bientôt 5 ans d’amour comme au premier jour” ou encore “ je t’aime mon coeur”. Elle regrettait que le bouton “ arrêtez de nous saouler avec votre bonheur ” ne fasse pas partie des fonctions possibles pour réagir aux posts. Tout cela ne faisait que renforcer le constat de son échec cuisant en matière de relations sentimentales. Elle repensa quelques instants à Carl et son coeur se serra d’amertume à l’idée qu’elle avait réussi à le faire fuir lui aussi. La jeune femme avait pourtant essayé de faire de son mieux pour cesser sa manie de chercher le moindre défaut. Mais chassez le naturel et il revient aussitôt au galop et Carl avait refusé d’en payer plus les frais. Ne supportant plus les photos de son amie filant un amour parfait avec son conjoint, elle préféra fermer Facebook et ouvrit un nouvel onglet. Elle pestait à l’idée que le bonheur arrivaient toujours aux autres et jamais à elle, qu’avait-elle fait à Cupidon pour qu’il la déteste autant ? Elle ne se souvenait pas d’avoir insulté sa famille ou lui avoir craché à la tête, alors il pouvait bien faire un effort et décocher une flèche dans le derrière d’un homme qui serait le bon cette fois-ci. Distraitement elle tapa sur le clavier le nom d’une agence de voyage qu’elle avait vu dans un magazine et fit défiler la page proposant plusieurs destinations de vacances. Elle savait que cela tenait plus du masochisme qu’autre chose. Comme si son boulot lui aurait laissé le temps de partir en voyage pour se dorer la pilule. Il lui arrivait parfois d’envier le statut d’héritière d’Aurora, dont le seul travail était de dégainer sa carte bancaire encore plus rapidement qu’un mousquetaire dégainerait son épée. Même si elle accordait une grande importance à son travail, il lui arrivait parfois de saturer au point que son boulot lui sorte par les trous de nez. Que n’aurait-elle pas donné parfois pour claquer la porte et s’enfuir à Hawaï, les doigts de pieds en éventail enfouis dans le sable et un caïpirinha à proximité. Mais c’est elle qui l’avait voulu et si on lui donnait l’occasion de refaire sa vie depuis le début, elle n’aurait rien changé. Même si elle était au courant que ce choix la mènerait une nouvelle fois à une catastrophe en matière sentimentale. Si ses amours passés devaient correspondre à un passage de la Bible, ça serait sans aucun doute le passage de l’Apocalypse.

En jetant un coup d’oeil sur l’heure de son téléphone, elle vit qu’il était temps pour elle de partir si elle ne souhaitait pas faire attendre son amie. Comme à son habitude, elle mit 10 bonnes minutes et dû s’y prendre à cinq fois au moins pour arriver à garer sa voiture, tout ça pour s’apercevoir que l’arrière du véhicule mordait la ligne délimitant les places sur la droite. Soufflant d’exaspération, elle verrouilla la voiture et partit en direction du lieu de rendez-vous, elle avait réussi à se garer sans accrocher les voitures d’à côté, elle n’allait pas tenter le diable en essayant de mieux se garer. Il y avait des moments où elle se demandait si ses parents n’avaient pas versé un pot-de-vin à son auto-école pour qu’elle ait son permis. En apercevant son amie, elle retrouva toute sa bonne humeur, Aurora était l’une des rares personnes dont la seule vue rendait automatiquement le sourire à la jeune femme. Elle profitait de chaques minutes passées en sa présence, une journée de shopping avec son amie valait toutes les vacances du monde. “ Toi alors, tu as toujours le bon mot pour faire plaisir, tu n’imagines pas combien ça me fait du bien de voir ta frimousse.” s'esclaffa-t-elle en en serrant son amie contre elle dans une accolade amicale. En réalité elle pouvait surtout remercier son fond de teint et son anti-cernes hors de prix qui masquaient le manque de sommeil et la fatigue du travail. Mais le visage jovial de son amie était contagieux au point d’illuminer à son tour le visage de Rebecca. “ Ça va, rien de nouveau, la routine quoi ” répondit-elle accroché au bras de son amie. Elle n’avait pas grande chose à raconter comme à son habitude, et ce, depuis plusieurs temps déjà. Rebecca ne se faisait pas d’illusion quant à son train de vie qui se résumait surtout au travail, et quand elle en avait l’occasion, les sorties avec son amie ou sa famille. Ce n’était pas demain la veille qu’elle risquait d’avoir quelque chose d’extraordinaire à raconter. La jeune femme se laissa entraîner vers la première boutique et son sourire s'agrandit un peu plus en voyant toutes ces merveilles pendues à leur cintres qui n’attendaient qu’elles pour être essayées. En voyant la robe que lui montrait Aurora, elle leva un sourcil en constatant sa longueur pour le moins osé. “ Des cours de salsa ? Mon pauvre chou, toutes mes condoléances à ton professeur.” la charria-t-elle gentiment, mais elle avait dû mal à imaginer Aurora danser sur un rythme aussi endiablé que la salsa. Si son style de danse devait se définir par un courant artistique, ça serait assurément du cubisme. Aurora était le Picasso de la danse. “ J’ose même pas imaginer la tête qu’il tirerait si je débarquais dans son bureau avec cette tenue, j’espère qu’il s’étoufferait de surprise ” ricana-t-elle à son tour en imaginant la scène dans sa tête, il y avait fort à parier que cette fois-ci Evan ne lui tiendrait pas rigueur qu’elle frappe ou non à la porte. “ Et la robe c’est parce que ton prof est mignon ou parce que t’a peur d’avoir trop chaud ? ” lui demanda-t-elle en arquant un sourcil. Mais elle devait admettre que c’était une très belle pièce, Aurora avait du goût pour s’habiller, personne ne pouvait le nier et Rebecca aurait dégommé le premier qui aurait osé clamer le contraire. “ T’as une silhouette parfaite, tu peux te permettre de mettre ça, moi j’ai des hanches d’ours en guimauve” pouffa-t-elle en tâtant ses hanches. Elle avisa une robe de dentelle noire évasée avec un dos nu, d’une longueur plus raisonnable. “ Celle là est pas mal, j’ai besoin d’une robe pour le gala de charité qu’organise ma mère pour les personnes atteintes d’Alzheimer.” dit-elle en s’emparant de la robe pour la porter à hauteur du regard. La jeune femme était loin d'être complexée, mais elle savait qu’elle avait des formes qu’elle ne pouvait pas faire disparaître, aussi préférerait-elle des habits moins extravagants.
(c) DΛNDELION



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Re: all you need is friends and shopping ✻ rebecca ✻ ( Sam 4 Nov - 21:35 )


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Aurora Callahan devait bien avouer avoir la belle vie. Elle avait toujours eu beaucoup de chance. Enfin, en apparence du moins. Pour tout ceux qui ne connaissaient que la jeune femme en apparence, elle avait eu une vie relativement facile. Elle avait toujours vécu dans l'argent et dans le luxe, elle n'avait jamais eu à travailler un jour de sa vie. Et tout ceci était vrai. Les gens restaient bloqué là-dessus, sans chercher à creuser plus loin. Pourtant, la jeune femme avait perdu sa mère très jeune, alors qu'elle n'avait que dix ans et elle avait passé plus de temps avec des nourrices de passage qu'avec son père, les années qui avaient suivi. Son père s'était remarié pas moins de six fois, si bien que la jeune femme n'avait plus accordé le moindre intérêt aux femmes que son père rencontrait. Et puis, sa vie sentimentale était un désastre. Chaque fois que sa sœur rencontrait quelqu'un, chaque fois qu'elle s'attachait un tout petit peu, son frère trouvait le moyen de tout gâcher. Son petit cœur avait beaucoup souffert, même si la jeune femme s'entêtait à jouer les dures qui ne ressentait rien. Son frère l'avait souvent détruite. Alors la jeune femme se consolait dans des plaisirs futiles et dans des activités superficielles. Comme le shopping par exemple. La jeune femme allait en ville pratiquement tous les jours de la semaine, pour aller au restaurant, pour acheter de nouveaux vêtements. A force, elle connaissait tous les magasins par cœur. Mais il n'y avait rien sur terre que la jeune femme aimait plus que faire du shopping avec ses copines. Sauf le sexe peut-être. Surtout quand la copine en question était sa meilleure amie Rebecca. La jeune femme était un modèle de bon goût, si bien qu'Aurora ne cessait de lui demander son avis sur tout. Aurora était ravie de pouvoir passer du temps avec la jeune femme. Elle travaillait tellement, et le pire c'est qu'elle adorait ça. Aurora se demandait bien comment il était possible d'aimer être enfermée toute la journée dans un bureau. C'était un mystère à ses yeux. Mais si Rebecca était heureuse, alors Aurora était heureuse pour elle. « Ça c'est parce que, comme tu le sais, je maîtrise l'art de la flatterie comme personne », souffla-t-elle avec un sourire amusé. Ce n'était pas faux, d'ailleurs. Aurora maîtrisait l'art de la flatterie comme personne. Avec ça, elle avait déjà eu de super réductions sur des vêtements hors de prix. « Et puis moi aussi je suis contente de voir ma petite frimousse. Tu ne trouves pas que je suis super mignonne avec ces lunettes ? », demanda-t-elle, d'un ton enjoué. La jeune femme, comme à son habitude, en faisait des tonnes. Elle n'en pensait pas un mot, mais elle aimait bien se tourner en ridicule. Se prendre au sérieux, c'était bon devant les fils à papa coincés du cul qu'elle fréquentait pour les besoins d'avoir de bonnes relations pour son père, mais face à sa meilleure amie, ça ne servait absolument à rien. La jeune femme la connaissait par cœur. Tout comme Aurora la connaissait par cœur. Et donc, elle savait que la routine, ça voulait dire qu'elle passait ses journées à travailler et à se prendre le chou avec son … Jordan ? Aidan ? Bref, elle avait oublié son prénom, mais elle savait que ça rimait avec âne. Et comme ça avait l'air d'être une vraie tête de mule, ça lui allait plutôt bien. « Je suis sûre que dans le fond, tu l'aimes ta routine. Je suis même sûre que tu aimes bien te disputer avec ton truc-âne », affirma-t-elle en hochant gravement la tête. D'ailleurs, elle ne voyait aucune autre explication plausible à ce que Rebecca ne l'ait pas encore fait virer. Si un homme avait osé lui manquer moitié moins de respect que l'âne le faisait avec Rebecca – j'ai l'impression de parler de l'âne dans Shrek – Aurora lui aurait fait la misère et aurait tout fait pour le faire disparaître de l'entreprise de son père. Voir même le faire disparaître de la planète terre. Enfin bon. Aurora n'avait pas envie de débattre sur un âne, ni sur n'importe quel autre animal. Ce qu'elle voulait, c'était dépenser l'argent de son père. C'était même sa principale préoccupation dans la vie. Et un domaine dans lequel elle excellait parfaitement. Et à peine entrée dans une boutique, elle avait repéré une robe qui lui irait parfaitement pour ses cours de salsa. Non, elle ne faisait pas de la danse QUE pour mettre ses jambes en valeur. Mais bon, un peu quand même. «  Hey ! Il m'a dit que je me débrouillais pas mal pour un premier cours », protesta-t-elle, prenant une mine outrée. Bon, il avait fait une drôle de grimace quand il avait dit cela, mais Aurora préférait se dire que c'était parce qu'elle était belle et éblouissante plutôt que de se dire qu'il mentait et qu'il lui disait ce qu'elle voulait entendre. De toute façon, elle était sûre qu'elle serait merveilleuse dans ce sport, comme elle l'avait été dans tous les autres. Rebecca se moquerait moins quand elle lui ferait une démonstration de salsa dans son salon, pendant leur prochaine soirée toutes les deux. « Ou peut-être qu'il ferait une crise cardiaque. Au moins tu serais débarrassée de lui », ricana-t-elle. C'était la meilleure façon de tuer un homme. Parce que c'était bien connu, les hommes étaient tous les mêmes, ils pensaient avec ce qu'ils avaient entre les jambes. Enfin bon. Aurora était outrée que son amie ait le culot de penser qu'elle voulait bien s'habiller parce que son proche était mignon. Certes, il l'était mais quand même. Aurora ne pouvait pas gérer deux hommes à la fois, elle ne tenterait quelque chose avec son professeur que si ça ne marcherait pas avec Jay. Mais ça, elle ne pouvait pas le dire à sa meilleure amie. Ce genre de conversation nécessitait un bon repas et un verre de vin, pas d'être annoncé au milieu d'un magasin, de façon si vulgaire. Aurora détestait les gens qui parlaient de leur vie sentimentale dans des lieux qu'elle seule jugeait inappropriés. « Je suis scandalisée par de telles accusations. Tu sais bien que j'aime être à mon avantage qu'importe la situation », rétorqua-t-elle, le menton haut, l'allure fière. Bon, à d'autre. Évidemment que son professeur était canon et qu'elle voulait qu'il la matte. Vous avez déjà vu un professeur de salsa moche ? Moi non. Et Aurora non plus. Face aux critiques que la jeune femme s'adressait à elle-même, elle les balaya d'un geste de la main. « Ma chérie, tu sais ce que mon père me répétait quand j'étais plus jeune et que, comme j'étais très petite, j'avais des hanches d'ours en guimauve ? Mieux vaux faire envie que pitié », déclara-t-elle en plaçant sa main sur son coeur, pour donner un air plus dramatique à ses paroles. Aurora, reine officielle des drama queen. Mais la jeune femme se rendit compte de ce qu'elle venait de dire et s'empressa rapidement de corriger. « Enfin, bien entendu, je ne suis absolument pas en train de dire que je fais pitié. Mais ce que je dis, c'est que tu es une vraie bombe ma chérie et qu'il faudrait être totalement aveugle pour ne pas le voir », ajouta-t-elle. En vérité, elle enviait même son amie. Certes Aurora avait une silhouette fine, mais elle n'avait ni fesses, ni hanches, ni poitrine ni … la moindre courbe féminine, en fait. Alors que Rebecca, avec ses courbe voluptueuses, devait faire perdre la tête à n'importe quel homme. Comme quoi les femmes ne savent jamais se contenter de ce qu'elles ont et trouvent toujours à redire. Et en parlant de trouver quelque chose à redire, la jeune héritière contempla la robe que lui montrait son amie et secoua la tête. En soit, c'était très joli. Mais ça manquait clairement de couleur et de peps. « Ma chérie, ces pauvres gens ont déjà Alzheimer, tu pourrais au moins égayer leur journée en portant autre chose qu'une robe qu'on mettrait pour enterrer quelqu'un », contra-t-elle. Le noir, la dentelle, la longueur … C'était trop strict. Et Rebecca n'était pas une femme strict. C'était une femme pétillante. Aux yeux d'Aurora, c'était même une femme magnifique. Enfin elle n'aurait pas eu le même discours si elles n'avaient pas été amies, évidemment. « Pourquoi pas du rouge ? Ou de l'émeraude ? Ou du bleu canard ? », proposa-t-elle en désignant de jolies robes, un peu sur le même modèle, mais de couleur différente. Aurora aurait opté pour le bleu canard, au passage. Mais elle était certaine que le rouge lui irait aussi.




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Re: all you need is friends and shopping ✻ rebecca ✻ ( Mar 5 Déc - 1:00 )


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Même si Rebecca aimait vraiment son travail, elle devait admettre que passer son temps cloîtrée dans un bureau avec pour lumière un éclairage artificiel ne lui était pas entièrement bénéfique. Heureusement les bureaux comptaient de nombreuses fenêtres qui laissaient passer le soleil, mais c’était toujours moins appréciable que le bon air pur de l’extérieur. Il suffisait que la jeune femme se regarde dans le miroir pour voir que le manque de lumière naturelle la rendait presque blanche comme un cachet. Encore une fois, elle se félicitait d’avoir un maquillage suffisamment hâlé pour empêcher les gens de croire qu’elle sortait tout droit d’un film de morts-vivants. “ Tu es toujours mignonne, avec ou sans lunettes, même si celles-là te donnent un ravissant petit air d’Audrey Hepburn dans Diamants sur canapé” pouffa-t-elle en regardant la paire posée sur le nez de son amie. Aurora était ce genre de personne qui savait jouer la comédie comme personne, que ce soit pour obtenir ce qu’elle veuille comme pour se lamenter. Rebecca aimait la taquiner à ce sujet en lui disant que les actrices d’Hollywood ne lui arrivaient pas à la cheville. La jeune femme avait bien du mal à essayer de jouer la comédie aussi. L’éducation de sa mère l’avait rendue bien trop sérieuse, à la limite d’être trop terre à terre. Heureusement elle n’était pas encore au niveau des filles trop coincées qui faisaient tellement attention à leurs moindres faits et gestes au point de même de s’interdir de rire. Bon, peut-être appartenait-elle légèrement à ce groupe   de pince-sans-rire, mais elle au moins savait rire lorsque la situation s’y prêtait. “ Il s’appelle Evan pas truc-âne” s’offusqua-t-elle dans un premier temps “Mais bon truc-âne aussi ça lui va bien comme nom…” rajouta-t-elle pour tenter de se rattraper face au ton défensif qu’elle avait d’employé. Depuis quand prenait-elle la défense de l’autre benêt ? C’était aller contre tout principe et si Rebecca n’avait pas eu peur de la douleur, elle se serait cognée contre un lampadaire délibérément pour se punir de cette réaction qui sortait de l’ordinaire. Elle aimait peut-être sa routine réglée comme du papier à musique, mais elle n’appréciait sûrement pas Evan, et si cette routine avait voulu qu’il passe sous un bus, Rebecca ne l’aurait surement pas empêché de le faire. Comme si ça pouvait faire plaisir à la jeune femme de se prendre bec et ongles chaque jour avec un homme qui lui rentrait sans cesse dans le lard. Sa routine se porterait beaucoup mieux sans lui pour la gâcher. Mais si c’était vrai, alors pourquoi se torturait-elle autant l’esprit pour prouver que la présence d’Evan l’insupportait ? Pourquoi se cherchait-elle autant de prétexte pour avoir seulement corrigé son nom ? Elle-même n’en savait trop rien et c’est justement ce qui l’agaçait.

Une fois dans la boutique, Rebecca savait d’avance qu’il ne faudrait que quelques secondes à son amie pour se trouver une robe, parfois la jeune femme en venait à se demander si Aurora n’avait pas un radar spécial “jolie robe” intégré dans ses yeux. Quoique en voyant la robe que lui montrait la brune, le radar en question aurait peut-être eu besoin de passer la révision-constructeur. “ Ah bah c’est sur que si tu lui sors le chéquier et des robes de ce genre, t’as le combo gagnant pour qu’il te balance des compliments” s’esclaffa-t-elle un peu trop bruyamment, la main sur son ventre qui lui faisait presque mal à force de rire. Elle baissa d’un ton en voyant les autres clients regardaient dans leur direction. Rebecca et les rires discrets ça n’était pas un épisode qui risquait d’arriver de sitôt. Mais elle ne pouvait s’empêcher de rire en imaginant la scène d’un professeur complètement gaga devant les pas de danses plus qu’approximatif que ferait Aurora, complètement déconnecté de la réalité en observant d’aussi près l’anatomie de la jeune fille. “ Le pauvre, je me ferais un devoir d’assister à son enterrement s’il avait une attaque, juste pour m’assurer qu’il ne lui prenne pas l’envie de revenir dans ce monde” se moqua-t-elle méchamment en plaçant sa main devant sa bouche pour que sa conversation ne s’ébruite pas dans le magasin. Elle en rigolait mais une part d’elle-même songeait que ce scénario pouvait être plausible. Un jour sa grand-mère lui avait dit que le secret de la longévité ne résidait pas que dans l’alimentation et notre mode de vie, mais aussi dans le caractère. “ Plus une femme est chiante et emmerde son monde, plus elle vivra longtemps, c’est bien connu. Les vieilles acariâtres nous enterreront tous” répétait-elle sans cesse. Si ce dicton avait rassuré Rebecca, lui permettant d’apprendre qu’elle était parti pour vivre au minimum 100 000 ans, elle se rendait compte que ça pourrait être aussi vrai pour Evan. C’était le genre de personne fortement capable de rester en vie de façon presque éternelle pour l’embêter, et qui si jamais venait à mourir d’une cause non naturelle, serait prêt à ressusciter dans le seul but de la tourmenter.  Mais devant le faux air outré que prenait sa meilleure amie qui se défendait d’être à son avantage pour n’importe quelle situation, elle ne pu répondre car un nouveau fou rire venait lui tordre les entrailles. C’est tout juste si elle devait se tenir au portant des robes pour ne pas s’effondrer au sol. Aurora était l’une des rares personnes au monde, si ce n’est la seule, qui avait le don de la faire éclater de rire de cette façon. Chacune de ses frasques ou mimiques constituaient un prétexte pour rire. “ Ah bah là je fais envie pour trois avec mes hanches” se fit-elle la remarque en observant le reflet que lui renvoyait le miroir en face des deux femmes. “ Tu es tellement adorable quand tu veux me rassurer, je sais pas ce que je ferais sans toi. Mais tu ne feras jamais pitié Totori, sache que des filles tueraient père et mère et incendieraient des villes juste pour te ressembler.” affirma-t-elle en lançant un clin d’oeil à son amie. Elle avait beau être fine et menue, sa silhouette et son charme lui permettait de tout porter. Elle arrivait à mettre en valeur n’importe quels habits, Rebecca était même persuadée que si elle portait un sac poubelle, elle resterait sublime. En revanche, elle s’était doutée qu’Aurora tiquerait devant la robe noire que la jeune femme avait déniché. “ Oui alors c’est sûr que dis comme ça, ça donne moins envie, c’est juste que j’ai pas l’habitude de porter des choses aussi… voyantes.” marmonna-t-elle dans sa barbe. Son amie possédait un sens de la mode beaucoup plus affuté qu’elle, aussi Rebecca ne pouvait pas la contredire, mais les couleurs sobres la réconfortaient dans un sens. Elle était sûre d’être passe-partout avec. Son regard se promenait sur les différentes robes pendues aux cintres jusqu’à ce qu’elle tombe sur une nouvelle trouvaille. “ Et celle-là t’en pense quoi ?” lui demanda-t-elle en lui montrant une robe bustier bleu canard qui tombait à mi-genoux, toute cousue de sequins sur la partie du haut.  “Avec ça je pourrais limite participer au Carnaval de Rio. Y a de quoi faire péter la cagnotte des dons si je vais voir les hommes du gala pour leur demander d’être généreux avec les malades” se fit-elle la réflexion en secouant légèrement la robe pour faire briller les multiples sequins sous la lumière des plafonniers.
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Re: all you need is friends and shopping ✻ rebecca ✻ ( Mar 26 Déc - 21:56 )


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Sometimes in our lives we all have pain, we all have sorrow. But if we are wise we know that there's always tomorrow. Lean on me, when you're not strong and I'll be your friend, I'll help you carry on. For it won't be long 'tTil I'm gonna need somebody to lean on.


Aurora était vraiment la meilleure personne de l'univers avec qui on pouvait faire les boutiques. Elle était aussi, selon elle, la meilleure amie qu'on puisse rêver d'avoir. Parce qu'elle était disponible pour tout : une virée dans les boutiques, une soirée picole, la jeune femme était partante pour tout. Elle était une personne attentive et à l'écoute, elle était une personne capable de prendre soin des autres. Et elle aimait même autant complimenter les autres qu'elle aimait se complimenter elle-même. Bref, Rebecca avait beaucoup de chance de l'avoir, si on lui demandait son avis. Mais ça tombait bien, parce qu'elle aussi avait de la chance d'avoir Rebecca. Elles s'étaient bien trouvées. Tout ça parce que la brune avait incendié son jumeau lors d'une soirée où il s'était montré plus que grossier envers elle. Comme quoi dans sa méchanceté son frère lui avait apporté quelque chose de bien. Il lui avait apporté une meilleure amie capable de se rendre compte qu'elle était terriblement mignonne. Rebecca était la voix de la sagesse. « Ah toi aussi tu trouves ? », souffla-t-elle, plutôt fière. On pouvait même voir ses joues se tinter de rose. La jeune femme était une grande fan d'Audrey Hepburn. Elle aimait énormément diamant sur canapé. Et surtout, l'idée de ressembler à une femme aussi classe et aussi magnifique qu'Audrey Hepburn. Bref, tout ça pour dire que Rebecca avait bon goût, en plus d'avoir toujours raison. Parce qu'elle avait raison. Si elle la trouvait mignonne et si elle trouvait qu'elle avait un air d'Audrey Hepburn, elle avait parfaitement raison. Morale de l'histoire ? Rebecca présidente. Tout comme Aurora était la plus hollywoodienne de toutes les actrices anonymes. Si la jeune femme ne détestait pas le simple mot travail, elle aurait pu être actrice. Elle jouait le mélodrame comme n'importe qui. Elle aurait même pu apprendre à certaines actrices à être aussi bonnes qu'elle. Mais c'était pour cet aspect de sa personnalité qu'on l'aimait. Ou pas. « Tu le défend. Intéressant … », constata-t-elle en fronçant son petit nez. En parlant de nez, Aurora en avait, quand il s'agissait d'analyser les relations amoureuses de ses copines. Elle était certaine que Rebecca devait avoir au minimum de l'attirance pour ce mec. Rien d'autre ne pouvait expliquer que cet homme l’horripilait à ce point. « Enfin bref. Evan c'est moche. Et banal. Il devrait attaquer ses parents en justice. Truc-âne, c'est mieux », répliqua-t-elle, en prenant un air dramatique. Elle, elle avait des prénoms originaux. Ça ne rentrait même pas en entier sur sa carte d'identité. Evan, c'était banal. C'était américain, c'était court, c'était nul. Aurora ne connaissait pas ce monsieur, mais il cassait les pieds de sa meilleure amie, donc par principe, elle ne l'aimait pas. C'était ainsi que ça marchait, les copines.

Aurora se contenta d'un petit sourire moqueur à l'attention de sa meilleure amie, sans en rajouter une couche. Ce n'était pas le moment pour elles de se chamailler. Elles auraient largement le temps de le faire plus tard, à l'heure du déjeuner. Ou alors elles iraient s'installer en terrasse pour critiquer les passants. Oui, elles ne manquaient pas d'activités possibles. Mais pour l'heure, la jeune femme avait envie de remplir sa penderie. Parce que c'était bien connu, sa penderie était vide et elle n'avait jamais rien à se mettre. Mais comme la jeune femme avait un radar à vêtement intégré dans son cerveau, elle repéra rapidement une jolie robe. Mais face à la remarque de son amie, Aurora n'eut d'autre choix que de tirer la langue. « Très drôle. C'est moche d'être jaloux du talent de sa meilleure copine », rétorqua-t-elle en faisant mine de bouder. Bon, d'accord, Aurora n'était pas exactement la personne avec la meilleure coordination jambes et bras qui existait. Elle avait testé de nombreux sports … et ces nombreux sports ne l'aimait pas trop. Même si selon la jeune femme, elle était tellement douée qu'elle devenait rapidement la meilleure dans un domaine et du coup, elle arrêtait, non pas parce qu'elle était nulle, mais parce qu'elle excellait tellement qu'elle se retrouvait rapidement à ne plus rien avoir à apprendre. Mais là elle le sentait, la salsa c'était fait pour elle. Elle allait devenir si douée dans ce domaine qu'elle allait pouvoir s'inscrire aux championnat du monde de salsa très bientôt. Ce n'était qu'une question de temps. Aurora jeta un regard assassin aux clients présents dans le magasin, qui ne cessaient de les regarder parce que Rebecca pouffait comme une baleine. Quoi, ils n'avaient jamais vu personne rire ? S'ils retiraient leurs balais de leurs derrières, peut-être qu'eux aussi pourraient rire. Mais bientôt, le regard assassin de la jeune femme se dirigea vers sa meilleure amie en personne. « Ah ma chère, ton intérêt pour ce monsieur me dépasse. Et pourtant je suis à peu près certaine que tu serais bien triste sans un truc-âne dans ta vie », rétorqua-t-elle en gloussant. Ce n'était pas elle qui avait ouvert les hostilités. C'était Rebecca. Elle, elle aurait attendu l'heure du déjeuner, mais puisque Rebecca avait déjà commencé avec les petites piques, Aurora n'allait pas se priver pour contre-attaquer. Œil pour œil, talon pour talon. Et Rebecca allait finir par le payer très cher, car voilà qu'elle se remettait à rire comme une baleine. Aurora ne tarda pas à la frapper sur l'épaule. Qu'elle petite peste celle-là aussi. Si Aurora ne l'aimait pas autant, elle aurait fini par se vexer. Mais comme elles étaient toutes les deux de petites pestes, elle pouvait la pardonner. Peut-être. Pour cette fois seulement. Dans d'autres circonstances, Aurora aurait profité de son rire de baleine pour rétorquer à Rebecca qu'elle était assortie à ses hanches. Mais pas aujourd'hui. La jeune femme avait besoin d'un petit quelque chose pour se redonner un peu confiance en elle. « Ne dit pas n'importe quoi, tu es très jolie », rétorqua Aurora, scandalisée d'entendre sa meilleure amie se rabaissait. Certes, Aurora ne traînait qu'avec des filles un peu moins jolies qu'elle, mais quand même très jolies. C'était sa règle. Imaginez si elle était photographiée et qu'elle atterrissait dans un magasine à côté d'une fille laide. Elle ne s'en remettrait jamais. #Auroraladramaqueen. Donc morale de l'histoire si elle côtoyait Rebecca, c'était que Rebecca était jolie, point. « Je crois plutôt que des filles tueraient père et mère pour être à ma place tout court. Et pour se servir de la carte bleue de mon père. Et je pense d'ailleurs que ces mêmes filles tueraient père et mère pour prendre ta place pour la même raison », corrigea la jeune femme, pragmatique. Aurora avait parfaitement conscience d'être une privilégiée. Non seulement elle le savait, mais elle en abusait. Elle faisait une frasque ? Son père la couvrait. Elle était à l'origine d'un scandale ? Il était étouffé. Elle finissait dans un magasine qui titrait, scandalisé, qu'elle dépensait un millier de dollars dans une paire de chaussures ? L'édition suivante titrerait qu'elle était à la pointe de la mode et qu'elle était un modèle. Ce n'était pas de sa faute si elle était née parmi l'élite. Elle ne faisait que profiter du monde dans lequel elle avait vu le jour. Et de temps en temps, elle faisait une bonne action. Sa dernière œuvre de charité en date se nommait d'ailleurs Anthony Gresham. Bon, elle voulait bien aussi faire la charité à Rebecca, qui avait clairement besoin de conseils de mode. « Chérie, t'es canon, va falloir apprendre à te montrer un peu », constata Aurora. Rebecca à ses yeux était sublime. C'était une vraie femme, avec des formes bien placées. Aurora la trouvait magnifique et elle trouvait ça triste que sa meilleure amie veuille se cacher dans du noir plutôt que de montrer à tout le monde qu'elle était une bombe. « Ah, ça, c'est déjà beaucoup mieux », approuva la jeune femme. C'était toujours dans les couleurs sombres, mais le bleu canard, c'était une couleur déjà et c'était pas mal. En plus, elle était certaine que Rebecca serait canon dans un bustier. Un jour, elle réussirait à lui faire porter une robe rouge flamboyante. Mais pour l'instant elles allaient se contenter de ça. « Agite leur le haut du bustier – et ce qu'il y a dedans – sous le nez et il y a fort à parier qu'ils te donneront absolument tout ce que tu veux », fit remarquer la petite brune. Pourtant, elle ne put s'empêcher de sourire. Elle était heureuse de voir Rebecca un peu plus sûre d'elle. Mais bon. Elles étaient deux à faire du shopping. Et Aurora aussi avait envie d'essayer de jolies robes. Elle en trouva d'ailleurs une, sur un portant. Rouge, arrivant à mi-cuisses avec un décolleté croisé en V, plongeant. La jeune femme en était certaine, cette petite merveille était pour elle. « Tu en penses quoi ? », demanda-t-elle à son amie. Elle continua de pousser les cintres, l'air de rien. « Je pourrais la porter pour aller à mon rencard », fit-elle remarquer. Oui, Aurora, elle laissait tomber des bombes comme ça, sans prévenir.




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Re: all you need is friends and shopping ✻ rebecca ✻ ( Aujourd'hui à 6:31 )

@Rebecca Pendleton a écrit:

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S’il y a bien une chose que Rebecca devait admettre, c’était de considérer Aurora comme son petit rayon de soleil. Qu’importe la déprime profonde dans laquelle pouvait se placer la jeune femme, elle savait qu’un simple coup de fil passée à son amie lui assurerait un rayonnement immédiat de sa journée aussi morose fut-elle. Elle se rendait compte de la chance que c’était que d’avoir des amis sur lesquels on pouvait compter. “ Non pas vraiment. C’est plutôt Audrey Hepburn qui te ressemble” lui fit-elle la remarque accompagné d’un grand sourire. Los Angeles pouvait bien avoir Hollywood et ses actrices, Cap Harbor possédait Aurora Callahan, le caviar des mélodrames et de la comédie. La crème de la crème comme disait les français. “ Je le défend pas c’est juste que… Je corrige un truc faux.” maugréa-t-elle, légèrement gênée par la remarque de son amie. Après tout, on pouvait très bien corriger un fait concernant une personne, tout en détestant cette personne non. Non ? “ Oui voilà, je suis entièrement d’accord avec toi, Truc-âne c’est largement mieux.” approuva-t-elle pour rectifier le tire et ne pas laisser une nouvelle opportunité à Aurora de l’enquiquiner sur le sujet. En réalité, elle trouvait Evan pas si désagréable comme prénom, si une autre personne l’avait porté, ça ne l’aurait pas choqué. Mais parce qu’on parlait d’Evan Pryce, c’était forcément moins agréable à entendre. De toute façon, qu’il s’appelle, Evan, Pierre ou Tartenpion, Rebecca n’aurait pas validé le prénom.

Elle se mordit les lèvres en attendant la remarque d’Aurora. Ça l’amusait de charrier son amie, c’était même l’un de ses passes-temps préférés. Les deux femmes aimaient se moquer l’une de l’autre parce qu’elle savait qu’elle ne le pensait ou pas vraiment tout du moins. Evidemment, il arrivait que l’une prenne la mouche un peu trop âprement et c’était des disputes plus sérieuses que de simples boutades qui se déclenchaient alors. Mais heureusement la réconciliation arrivait bien vite. C’était l’une des bases de leur amitiés. Les disputes étaient nécessaires pour connaître le bonheur des réconciliations. “ Si tu savais comme j’ai hâte d’admirer le talent de ma meilleure amie. Je ne manquerai pas d’inviter toute ma famille et d’apporter une caméra lors de ta première représentation.” lui indiqua-t-elle, un sourire malicieux fiché aux lèvres. Et d’ailleurs maintenant qu’elle y pensait, Rebecca avait bel et bien hâte de voir Aurora danser la salsa. Qui sait, peut-être que son amie en avait à revendre sous le capot et qu’elle pourrait même l’étonner. Mais bon, de là à devenir la nouvelle danseuse pro, il ne fallait pas non plus trop en attendre de sa part. Et puis, elle-même n’était pas des mieux placées pour se moquer de son amie, s’il y avait bien un domaine où elle n’excellait pas, c’était bien la danse. Sa mère l’avait un jour inscrite à des cours de danse classique lorsqu’elle était petite. Elle se souviendra toujours du regard horrifiée de sa professeur de danse lorsqu’elle avait esquissé ses premiers pas sur le parquet. Bizarrement, sa mère ne l’avait pas fait revenir au second cours. “ Moi triste ? Tu veux rire, je pétillerais la joie de vivre sans sa présence ! Ma vie est un calvaire depuis que je le fréquente.” s’offusqua-t-elle, le ton courroucé et les bras croisés contre elle de mécontentement. Elle essayait d’imaginer sa vie sans Evan et était quasiment sûre qu’elle n’en serait que plus agréable. Elle était presque sûre de trouver une autre personne à embêter. Enfin une personne de la poigne d’Evan non jamais… En réalité, elle n’osait pas penser à ce qui arriverait si jamais elle se retrouvait au bureau sans un Evan à embêter à longueur de journée. Elle arrêta de rire grassement lorsque son amie la tapa gentiment sur l’épaule, signe qu’il était temps de se calmer sur les piques. “ Oui mais…” répondit-elle d’une façon penaude à Aurora, touchée par le compliment de cette dernière. Il faut dire que cette dernière avait un réel talent pour aider à retrouver confiance en soi. Elle n’avait pas son pareil pour réconforter les gens et Rebecca l’en aimait d’autant plus. “ D’accord… Donc je suppose que là je suis sensée me prosterner à tes genoux et te remercier d’exister, et pleurer à tes pieds parce que je ne me rend pas compte de la chance que j’ai de t’avoir comme amie ? Remarque, si j’avais pas peur de me salir, je le ferai parce que je le pense. ” lui demanda-t-elle d’un sourire taquin. C’était plus fort qu’Aurora, il fallait toujours qu’elle en rajoute, mais ça amusait son amie. Elle avait cette façon de se valoriser et d’avoir un ballon de baudruche à la place de la tête, tout en restant attachante. Sur une autre personne, cette façon de parler aurait été insupportable, mais son amie était capable de l’impossible, à savoir se la péter tout en n’était pas détestable. Et Rebacca l’admirait pour ça. En montrant sa dernière trouvaille à son amie, la jeune femme savait qu’elle allait botter en touche et c’est ce qui se passa lorsqu’elle entendit, ravie, Aurora la complimenter sur la robe bleu-canard. “ Je vais pouvoir inventer un nouveau concept pour ramener les dons.” rigola-t-elle en s’imaginant porter les robes les plus tapes à l’oeil dans le seul but de ramener des sous. Bon, niveau tape à l’oeil, sa robe faisait cependant pâle figure face à celle que dégota Aurora. S’il y avait bien un type de robe dont elle ne se sentirait jamais la force d’assumer, c’était bien la robe que lui montrait son amie. “ Ah c’est… Rouge et court. Mais cela dit, sur toi ça fera magnifique, comme d’habitude avec tous les vêtements que tu portes j’ai envie de dire.” soupira-t-elle. Cependant, un mot qu’avait employé Aurora la fit tiquer. “ Attend… Tu as bien dit rencard ? Mais quand ? Où ? Qui ? Avec un mec ? Un vrai de vrai ? Mais attend tu peux pas me balancer ça sans expliquer ensuite !” s’excita-t-elle en tirant le bras de son amie. Aurora avait un rencard ? Ah bon ? De là à ce que ce rencard deviennent son homme officiel, Rebecca comptait bien mettre son nez dans cette histoire pour savoir si elle pouvait donner sa bénédiction. Aurora était un fruit rare et seuls de rares élus avaient le droit d’y croquer. Bon d’accord, dit comme ça, cette métaphore était plutôt bizarre. “ Il faut que tu me racontes tout parce que… Oh zut qu’est-ce qui se passe encore, oui allô ?” pesta-t-elle en attendant la sonnerie de son téléphone retentir et lorsqu’elle décrocha. Sa soeur l’appelait et elle semblait dans un grave état de panique. “ Bon ça va j’arrive, mais t’as intérêt à ce que ça soit grave cette fois !” fulmina-t-elle en raccrochant d’un geste rageur. “Je suis désolée Aurora, je dois y aller, ma soeur est en larmes, elle menace de se pendre si je viens pas de suite, je te jure qu’un jour je vais la tuer celle là ! Je te parie qu’elle fait son mélodrame juste parce qu’elle arrive pas à accorder ses chaussures à son sac. Bon, de toute façon on va se revoir très vite parce qu’il faut vraiment que j’en sache plus sur ce bellâtre que tu m’as dégouté. A plus ma chérie.” Sur ce, elle embrassa son amie sur la joue et fila en trombe en direction de sa voiture, bien décidée à massacrer sa petite soeur qui lui avait fait manquer l’occasion d’entendre le scoop du siècle. Aurora en couple, bah mon vieux… Pourquoi pas elle-même en couple avec Evan tant qu’à faire…  
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Re: all you need is friends and shopping ✻ rebecca ✻ ( )

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