get the hell outta my way ✻ anthony

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get the hell outta my way ✻ anthony ✻ ( Sam 4 Nov - 22:50 )


get the hell outta my way
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17 septembre 2017.

Aurora Callahan avait toujours eu une passion dans la vie : le shopping. En vérité, c'était un peu superficiel de résumer les choses comme ça. La jeune femme avait pour réelle passion de s'occuper avec un grand soin de dépenser l'argent que son père gagnait. Et c'était un domaine dans lequel elle excellait. Ils avaient toujours eu un deal tous les deux. Il gagnait l'argent, elle le dépensait et en contre partie, elle faisait une apparition dans ses soirées, où elle faisait des grands sourires et des grands gestes de la main. Comme si elle était contente d'être là. A vrai dire, elle était certaine que personne n'était vraiment content d'être là. Toujours était-il que la jeune femme avait toujours respecté sa part dans son accord avec son père. Ainsi, ce n'était pas rare de voir la jeune femme débarquer au centre commercial de Cap Harbor. A vrai dire, la petite ville ne regorgeait pas de boutiques de luxe comme elle les aimait, mais c'était tout ce qu'elle pouvait avoir. Quand l'envie lui prenait, la jeune femme se faisait conduire à Charlotte, pour faire du shopping. Il lui arrivait même de s'organiser des week-end entier à Los-Angeles ou à New-York, juste pour faire les boutiques. C'était un peu son seul passe-temps dans ses journées en même temps, donc cela n'avait rien de très surprenant. Quoi qu'il en soit, en cette belle journée ensoleillée de septembre, Aurora Callahan avait décidé d'aller faire du shopping. Elle adorait l'automne et ses jolies couleurs. Et surtout, elle adorait pouvoir s'acheter de nouveaux trench et de nouveaux manteaux pour l'hiver. Comme toujours, son chauffeur l'avait déposée à deux pas du centre commercial et la jeune femme faisait claquer ses hauts talons sur le sol y menant. Mais en arrivant devant le centre commercial, la jeune femme fut contrariée par une chose qui n'était pas présente la dernière fois qu'elle était venue. Est-ce qu'elle rêvait, ou est-ce qu'un homme était réellement en train de mendier devant le centre commercial ? Ah ça, Aurora ne l'acceptait jamais ! Elle voulait bien accepter de vivre dans une ville où il fallait se contenter d'un centre commercial pour faire du shopping, par contre, elle refusait de laisser son endroit préféré dans cette ville être pollué par la racaille et la vermine. Les sourcils froncés, la jeune femme s'avança d'un pas décidé vers l'homme qui contrariait ses plans de la journée. Quel malpoli ! « Excusez-moi », siffla-t-elle entre ses dents, en lançant un regard un peu dégoûté à l'homme qui se tenait près d'elle. Il avait l'air vraiment dégouttant. D'accord, c'était un sans domicile, mais franchement, il n'existait pas des centres d'accueil pour qu'il puisse se doucher ou quelque chose comme cela ? Elle était persuadée que si. Et elle était persuadée aussi que c'était absolument scandaleux de se laisser aller à ce point. Pas certaine de cette fait entendre, la jeune femme s'éclaircit la voix. « Hm hm », insista-t-elle. Elle espérait avoir retenu son attention pour pouvoir lui faire part de son mécontentement. Franchement, il était sans domicile, il vivait dans la rue, c'était triste. Encore qu'il n'avait qu'à aller travailler au lieu de mendier. Mais la jeune femme pensait quand même qu'il aurait pu aller mendier ailleurs. Certaines personnes venaient ici pour faire du shopping, parfois en famille ou entre amis. Selon Aurora, ils n'avaient pas à se sentir coupable de rentrer dans ces magasins dépenser de l'argent et de ne pas en donner à ce monsieur. Hors, le fait qu'il trouve là devait créer un certain climat de culpabilité. C'était absolument scandaleux. La compassion, Aurora ? Connaît pas. « Monsieur, je pense que vous devriez aller vous installer ailleurs. Sans vouloir vous offenser, vous faites un peu tâche dans le paysage. Mais là bas, au bout de la rue, je suis sûre que vous trouvez plein de gens compatissant à votre peine », suggéra-t-elle avec un grand sourire poli, en désignant le bout de la rue du bout du doigt. Non, Aurora ne voyait absolument pas ce qu'il y avait de scandaleux dans ses paroles. Elle avait raison, non ? Il faisait vraiment tâche dans le paysage. Elle aimait bien ce centre commercial et elle n'avait pas envie de commencer à être envahie par les SDF chaque fois qu'elle s'y rendait. « Je suis prête à vous payer. Vingt dollars, pour que vous alliez plus loin et que vous rendiez à cette magnifique entrée sa gloire d'autre fois », souffla-t-elle en désignant l'entrée du centre commercial d'un geste mélodramatique. Aurora, elle aurait sans doute dû être actrice, plutôt qu'héritière. En tant que drama queen qui se respecte, elle aurait probablement eu toute sa place à Hollywood. Mais la jeune femme n'était pas à Hollywood, elle était coincée à Cap Harbor et tout ce qu'elle demandait, c'était un centre commercial sans clochard pour lui gâcher son plaisir d'aller faire du shopping. Si elle se sentait coupable de dépenser de l'argent dans des vêtements alors qu'un homme était dehors, pourquoi ne lui donnait-elle pas d'argent, me direz-vous ? Eh bien simple question de principe. Son argent, elle ne l'avait pas volé, elle ne l'avait pas quémandé. Son père l'avait durement gagné. Cet homme au lieu de réclamer de l'argent n'allait qu'à aller travailler. Et d'ailleurs, en parlant de cela, elle avait encore deux ou trois mots à lui dire. « Vingt dollars, ça vous fera votre repas de la journée. Et au moins, vous pourrez aller acheter un journal et chercher un travail, plutôt que d'importuner de pauvres gens qui ne veulent rien d'autre que venir faire leur shopping en paix », s'exclama-t-elle, d'un air grave. Bienvenue dans le monde d'Aurora Callahan, où les gens dérangés par un sans domicile étaient plus à plaindre que le sans domicile en question. Il pouvait l'insulter s'il le voulait, Aurora n'aurait pas peur d'assumer ses paroles. Et puis, ce n'était tout de même pas de sa faute s'il était dans cette situation, il n'avait qu'à aller travailler, comme tout le monde.




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Stop and stare, I think I'm moving but I go nowhere. Yeah, I know that everyone gets scared but I've become what I can't be. Stop and stare you start to wonder why you're here not there and you'd give anything to get what's fair. But fair ain't what you really need oh, can you see what I see ?
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Re: get the hell outta my way ✻ anthony ✻ ( Dim 5 Nov - 22:13 )

get the hell outta my way
Tony & Aurora
On m'ignore.
" Un dollar, penny ? S'il vous plait ? On m'ignore. " Un dollar de rien du tout, penny ? S'il vous plait ? On m'ignore encore. " Un dollar, penny ? S'il vous plèèèèèèèèèèèèèt ??? Fis-je avec mon bras qui suit la personne qui passe devant moi. On m'ignore et je commence à en avoir ras le cul. Même mon cul en a marre de ce sol marbré ou dallée, je ne sais quoi, mais en tout cas, il fait mal. Non mais voilà. Au moins, ce sol est chaud, je l'ai bien réchauffé comme ça. Franchement, j'aurai jamais cru dire ça, mais l'été me manque déjà, même si je caillais en cette saison, j'avais quand même pas de problème avec la pluie et l'humidité. Sérieux, ça, ces trucs, ce sont les ennemis des personnes qui dorment dehors. Même moi j'en chie pour trouver une bonne place pour dormir. D'habitude, je suis bon à ça, mais faut croire que Cap Harbor est une ville contre les sans abris et ça m'étonne pas qu'il y en ait pas beaucoup dans ce coin. Puis c'est connu aussi, tous préfèrent les grandes villes, ça ne m'étonne pas non plus. Tout est plus facilement accessible...!

" Dollar ? Penny ? Oooh ! Il est joli le chien ! Comment il s'appelle ? Le chien est hideux, on dirait une grenouille qui s'est accouplé avec un chat je ne sais quoi. Non mais en tout cas, quelle tête de grenouille. Et elle m'a ignoré aussi cette pétasse qui pète pas plus haut que ses talons. Faut bien que je caresse un peu dans le sens du poil pour avoir un penny, mais c'est franchement pas gagné, en plus ce chien n'a pas de poil. Pauvre bête, à devoir suivre où cette maîtresse passe. Quelle supplice. Je suis bien content que je sois pas comme ce chien à la laisse et qui doit obéir à ses ordres à chaque fois. Bon ceci dit, la bête ne doit pas trop comprendre sa vie, parce qu'il la regarde de façon comme si c'était la déesse. THE déesse ! Bon je crois que je commence à avoir faim si je me focalise sur ce chien comme ça.

" Jolie peluche eh. C'est une licorne ? dis-je à la fille qui passe avec son doudou et qui est toute seule ? Ah non, je vois sa mère en train de discuter au téléphone devant un glacier. "Non. C'est ma chèvre-licorne ! " ... Quoi ? Chèvre licorne, c'est quoi ça ? " Parce que c'est comme ça, dans Moi Moche et Méchant, elle a perdu sa corne et elle est une licorne pour la fille. Alors c'est une chèvre-licorne. " " C'est quoi cette connerie ?  Les chèvres ça perd pa... Oh bonjour madame." je tends mon gobelet pour avoir un penny mais tout ce qu'elle fait c'est de gronder Nathy (sérieux ?! Ça donne des prénoms de merde là, pauvre gosse...) et la tirer du bras pour l'emmener plus loin, tout en m'ignorant. Je fais un petit signe de la main à la fille qui faisait de même. Mine de rien, même si les gens sont super chiants, ça fait du bien de parler avec eux. Ça aide à passer le temps plus vite. Je soupire et dépose le gobelet devant moi et me gratte l'arrière du crâne avant de m'étirer lourdement.

Je m'étire tellement que je me sens trembler, que je n'entends presque rien autour de moi. Je ne remarque même pas qu'une personne s'est approchée de moi et me parle. Il a fallu que j'entende son humtruc bieeeeen dégaineux. Bon qu'est-ce qu'elle m'veut celle-là ? " Hm hm ? " Je lui tends mon gobelet pour qu'elle me donne son dollar, si ça se trouve, c'est mon jour de chance ! Même si elle m'a l'air d'être ... Pimbêche. C'est pête pour ça ? Mais mon petit doigt me dit que c'est pas le cas. Je la regarde et comprends où est-ce qu'elle voulait en venir : elle veut que je dégage parce que je pollue son beau paysage. " Dollar ? Penny ? S'il vous plait, c'est pour manger ? " fis-je à d'autres passants, tout en ignorant la demoiselle. Les gens qui me dégagent ? Moi ? Connais pô. Rien à foutre surtout, elle n'existe pas.

" Merci mademoiselle ! " fis-je quand une femme dépose un dollar (ENFIN !!! PREMIER DOLLAR DEPUIS DEUX HEURES J'EN AVAIS RAS LE CUL). Je l'ai vue tout à l'heure, elle entrait. C'est vrai que si j'attends encore un peu, les gens qui vont sortir vont me donner beaucoup d'argent. Ce serait cool ça. Si j'ai de quoi prendre un burger en fin d'aprem, je serai bien chanceux. Si j'ai encore 50 cents, ça devrait le faire...! Je tourne un peu mon regard sur le côté, elle est toujours là la chieuse qui me dit qu'elle est prête à me payer vingt dollars. J'ai juste entendu 20 dollars là ? Sur ces mots-là, je me retourne vers elle et la regarde intéressée avant de froncer les sourcils face à son geste exagéré pour désigner l'entrée. Okay, j'ai des problèmes de vue, mais je suis pas aveugle non plus, je vois très bien que c'est une entrée. En tout cas, j'aurai jamais cru que ça m'arriverait : me faire payer pour 20 dollars pour rendre l'entrée comme elle était autrefois. " T'vas engager une femme de ménage pour effacer les traces de mon cul aussi ? " lui dis-je.

Bon je devrais pas l'envoyer balader comme ça, mais j'y peux rien. Vingt dollars pour que je foute le camp, je vais faire quoi de mon temps libre à part m'acheter à manger et me faire jarter dehors du fast-food ? Pf. Non faut que je m'occupe aussi un peu. Puis je sais qu'elle serait capable à tout pour me faire dégager de là, moi c'est pas les 20 dollars qui me feront dégager. Elle insiste encore. Je lève les yeux au ciel et soupire avant de mettre mes lunettes de soleil, non pas parce que je ne vois rien, mais surtout pour me foutre d'elle en mode je suis une star moi aussi. " 30 dollars. Pour que je foute le camp... Et que je rende à cette magnifiiiiiique entrée sa gloire d'autrefoiiiis. " finis-je en recopiant son geste pour désigner l'entrée avant que je continue de la même façon au ralenti en designant la rue où je suis censé m'installer à ses dires " Et que je retourne là d'où je vieeens. " Je soupire avant de ricaner tout seul comme un con. Je relève mon regard vers elle avec un faux-sourire. " T'as vu hein. Moi aussi je peux jouer le jeu d'acteur, mais à part que c'est super pourri ce geste. Ça vous donne surtout un air constipée là et complètement débile. Je récupère le gobelet et l'argent qui s'y trouve dedans. " Et 30 dollars ouais et je fous le camp. J'achèterai un journal aussi que je lirai en prenant mon déjeuner du jour. Sinon compte pas sur moi pour débarrasser mon joli cul sur ce pavé. " Ah bah voilà ! C'était ça ce mot que je cherchais tout à l'heure ! Pas le marbre, c'est un pavé que je suis assis ! Enfin bref, on s'en fout là. Je suis bien sérieux, je peux très bien dégager pour 30 dollars, en plus ça me permettra de lire le journal, tout en prenant mon temps... Enfin, c'est surtout pour m'acheter un bouquin de mots croisés et un stylo, c'est plus utile qu'un bout de papier chiffon.
electric bird.

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Re: get the hell outta my way ✻ anthony ✻ ( Lun 13 Nov - 18:53 )


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Aurora ne le connaissait pas ce type. Mais ça avait l'air d'être un sacré abruti. Il ne savait pas que c'était une mauvaise idée de s'installer proche de l'entrée d'un centre commercial ? Ca paraissait logique. Ca donnait moins envie aux clients de rentrer. Elle, par exemple, ça lui donnait moins envie de rentrer. N'était-il pas porteur de maladies, ou quelque chose comme ça ? Elle ne voulait pas le savoir. En plus, si ça se trouvait, c'était un tueur en série ou quelque chose comme ça. Bref, ça ne lui disait rien qui vaille. Elle aurait voulu le voir débarrasser le plancher immédiatement. Elle était bien trop belle et trop distinguée pour accepter de passer l'entrée d'un centre commercial squatté par un clochard. L'homme lui tendit son gobelet pour qu'elle y mette une pièce. La jeune femme lui adressa un regard dédaigneux. Est-ce qu'elle avait l'air de ces gens vulgaires qui se contentaient de balancer une petite pièce dans un gobelet pour se donner bonne conscience ? Certainement pas. Encore moins maintenant que le jeune homme se mettait à l'ignorer. « Si vous voulez manger, vous n'avez qu'à travailler », rétorqua-t-elle, agacée, quand bien même ce n'était pas à elle qu'il parlait. Dollar penny, c'est pour manger. Il allait répéter ça combien de fois ? Même dans le rôle de clochard, il était médiocre. Il aurait pu trouver un discours plus convaincant. Et puis déjà, d'où se permettait-il de l'ignorer ? Elle n'était absolument pas d'accord avec ça. Une demoiselle lui offrit un dollar. Quelle garce. Comment est-ce qu'elle allait réussir à le convaincre qu'il gâchait le paysage maintenant ? Aurora la fusilla du regard. Si elle n'avait pas été mieux élevée, elle lui aurait bien mit un coup de sac à main. Mais la brune avait quelque chose qu'il ne pouvait pas refuser, pour attirer son attention. Elle avait l'argent. On ne pouvait pas tout acheter avec de l'argent. Mais on pouvait acheter un pauvre pour qu'il dégage du chemin. Voilà qui pourrait l'avantager. Vingt dollars. C'était une bonne proposition, vingt dollars. De ce qu'elle pouvait voir, il n'avait obtenu qu'un dollar jusqu'à présent. Elle lui en offrait vingt fois plus, sans qu'il n'ait besoin de continuer à se geler les fesses sur les pavés de cette entrée. L'homme lui répond. Aurora fronce les sourcils. « Dites monsieur, je ne crois pas que nous ayons élevés les cochons ensemble vous et moi, alors je vous prierais d'abandonner cette familiarité. Ce n'est pas parce que vous êtes … tombé si bas, que vous devez en oublier les bonnes manières », répondit-elle. Non mais dit. Elle n'allait pas se laisser marcher sur les pieds comme ça. Elle n'était pas n'importe qui. Et même si ça donnait envie à l'homme de la frapper, elle s'en fichait. Ce qu'elle pourrait comprendre. Même Cindy elle a envie de la frapper, là, tout de suite. Aurora insistait. Vingt dollars pour libérer l'entrée. C'était fou, ce qu'elle était capable de faire juste pour le faire partir et ne pas se sentir coupable de porter des chaussures à mille dollars alors qu'il n'avait rien. Elle aurait tout aussi bien pu se montrer sympathique avec lui, mais à la place, elle voulait le voir disparaître, pour retourner vivre dans son monde de richesse et de luxe. « Continuez à vous moquer de moi, je pourrais tout aussi bien vous laisser ici et ne pas vous donner le moindre centime », s'énerva-t-elle. Aurora était certes un peu idiote et superficielle, mais elle n'était pas non plus complètement stupide. Elle ne tolérait pas qu'on la prenne ainsi comme une idiote. « Eh bien, mon air constipé et débile est prêt à vous payer vingt dollars pour que vous la fermiez. Vous pourriez au moins montrer un peu de respect », siffla-t-elle entre ses dents, dédaigneuse. Oui, c'était elle qui avait l'audace de parler de respect. C'était totalement l'hôpital qui se foutait de la charité. Mais elle estimait avoir le droit au respect. Oui, Aurora méritait des claques, parfaitement. Fronçant les sourcils, elle finit par céder, excédée. « Très bien, très bien », commença-t-elle en ouvrant son sac à main. Elle chercha son portefeuille, l'ouvrit et en sortit quelques billets. « Voilà vos trente dollars », siffla-t-elle entre ses dents. Elle les fourra dans le gobelet de l'homme, avec un petit pincement de lèvres dédaigneux. Pour une raison qu'elle ignorait, cet homme faisait vraiment ressortir son pire côté. Il était parfaitement agaçant. Un homme aussi énervant ne devrait pas pouvoir exister. « Maintenant allez vous en. Et que je ne vous revoie plus », acheva-t-elle. Un petit lancement de cheveux en arrière et la jeune femme s'éloigna sans dire un mot, sans lui lancer un regard, pour entrer dans son endroit préféré et faire les boutiques.

22 septembre 2017

Il faisait beau. Aurora adorait le début de l'automne. Les feuilles changeaient de couleur, le paysage virait au jaune, à l'orangé et au rouge. Elle adorait ces couleurs. Même si cela voulait dire que dans quelques semaines, plus aucune feuille ne garnirait ces arbres. Ce temps lui donnait envie de sortir de chez elle. Et pour une bonne raison, qui plus est. Elle avait terriblement envie de faire du shopping. Bon, ce n'était pas surprenant, après tout. Elle avait toujours envie de faire du shopping. Mais elle avait besoin d'un nouveau fauteuil pour son salon et elle en avait vu quelques uns plutôt sympa en vitrine la semaine passée. Elle avait bien envie d'aller voir ça de plus près. La jeune femme avait enfilé son nouveau manteau Burberry, acheté cinq jours plus tôt, pour se consoler de sa rencontre avec le mufle à l'entrée. Heureusement, c'était une histoire qui faisait partie du passé désormais. La jeune femme, sourire aux lèvres, se rendit donc une nouvelle fois dans le centre ville de Cap Harbor, pour rejoindre le centre commercial. Comme toujours, son chauffeur l'avait déposé juste à côté. Mais quand la jeune femme arriva à l'entrée, ce qu'elle vit la fit grincer des dents. Ah non, pas encore ! « C'est pas possible ! », s'exaspéra-t-elle. Elle commençait à croire qu'elle était monsieur Scroodge et qu'il était l'esprit de noël venu la hanter. Sauf que ce n'était pas noël et qu'elle n'était pas aussi radine que le vieux Scroodge. Elle lui avait donné de l'argent, la dernière fois. Trente dollars, pour être exacte. Et pourtant, le revoilà. « Encore vous ?! », s'énerva-t-elle, en arrivant à sa hauteur. S'il se foutait de sa gueule, cette fois, la jeune femme n'hésiterait pas à lui foutre un coup de ses talons aiguilles de douze centimètres sur les orteils. Ça lui apprendrait à se moquer d'elle et à se montrer moqueur. « Qu'est-ce qu'il faut pour être définitivement débarrassé de vous ? Vous n'avez pas un autre endroit où faire la manche ? », souffla-t-elle, au comble de l'exaspération. Alors, ça allait être comme ça chaque fois qu'elle irait faire du shopping maintenant ? Elle n'aurait plus jamais la paix ? Pauvre d'elle. Elle allait devoir limiter ses sorties shopping et prendre le jet privé de son père pour se rendre à New-York maintenant. Quel malheur. « Vous savez, vous métriez d'avantage votre temps à profit en cherchant du travail qu'en traînant ici. J'ai vu qu'ils cherchaient un serveur dans un fast-food au coin de la rue, vous devriez aller voir », proposa-t-elle en lui adressant un sourire aussi bienveillant que faux. Ce n'était bien évidement pas vrai et elle ne se souvenait pas de la dernière fois où elle avait mit les pieds dans un fast-food. Mais avec de la chance il s'y rendrait sans poser de questions et elle serait débarrassée de lui. Ce dont elle doutait sérieusement.




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Re: get the hell outta my way ✻ anthony ✻ ( Lun 13 Nov - 20:05 )

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Oublier les bonnes manières ?
Je la regarde en arquant un sourcil et je lui fais un doigt d'honneur. En voilà mes bonnes manières. Non mais qu'elle me fasse pas chier avec ses histoires de cochons. Je touche pas à ces bêtes là pour les tuer ensuite eh. Je sais que c'est une expression, mais rien à battre, qu'elle me gêne surtout pas à gratter un peu d'argent. Même si elle m'offre vingt dollars là, je sens l'arnaque dedans et sa façon de se comporter avec moi depuis le début ne me donne pas envie. J'ai pas envie de prendre une telle somme comme ça, juste parce qu'elle ne veut plus voir mon joli cul ici. Bon. Je pensais qu'avec ce joli doigt d'honneur, elle allait prendre l'air totalement offusqué, se redresser un petit peu, serrer son sac et partir la tête haute... Tout en ayant cet air conne sur le visage. Si elle fait ça, moi je me marre.

Sauf que ben, non, elle a l'air d'être tenace dans son genre et tient vraiment à ce que je dégage de là. Je me fous d'elle, rien n'y fait. Je l'insulte, rien n'y fait non plus. Elle est le genre de mauvaise racine qui perdure toujours. Au moins, j'ai réussi à l'énerver, elle est prête à me laisser ici et ne pas me donner le moindre centime. Je hausse les épaules et souris. " Ouais bah écoute. Niveau respect, t'es grave gonflée. On en reparlera quand t'seras pas réduite à essayer de dégager les gens comme moi qui squattent ici. Pis, franchement ? Allez y. L'entrée est là-bas et restera toujours aussi sublime bien que je serai là à votre sortie, en tendant le joli gobelet pour un penny. " finis-je par lui montrer à nouveau l'entrée, le sourire assez grand, mais surtout faux pour lui montrer que je me fous très bien de sa gueule là. Je soupire et finis par concéder, allez, je vais monter le prix, je verrai bien si elle va accepter ou tout simplement tourner les talons.

Je souris quand je la vois mettre les trente dollars dans mon gobelet et la regarde depuis mes lunettes de soleil " Bien le merci ma'am. " Sur ces mots je reprends mon sac, remets mon bonnet et me reste plus qu'à me redresser, récupérer l'argent pour le mettre dans la poche et partir au fast-food pour manger un bout... Ah nan nan nan attends. Passer au supermarché pour m'acheter un carnet de mots croisés d'abord et ensuite fast-food. Je sens que je vais manger comme un roi là, ça va être la fête sérieux ! Je la regarde partir finalement et je fais un léger geste de la main comme quoi : allez hop la pouf' tu dégages, que je revois plus ton popotin serré.... Ouah, la taille de ces talons. Elle va avoir les genoux pétés elle à l'avenir.

Bon allez hop. J'vais dégager pour aller fêter la belle poignée que j'ai eu et ce, en réussissant à bieeeeen me foutre de la gueule d'une pourrie gâtée à papa. J'aurai jamais cru ça, mais j'adore faire ça, c'est rigolo.

22 septembre 2017

" Aujourd'hui il fait beau. Les feuilles tombent ! Est-ce que t'en veux une ? " fis-je en montrant la feuille à une gamine qui sourit et finit par la prendre. " Merci monsieur." " Je t'en prie. " Je la laisse repartir, rejoindre sa mère qui s'interroge tout de suite comment elle a obtenu cela. Je regarde la petite me désigner du doigt et je fais un petit coucou de la main à la mère qui finit par continuer son chemin tout de même.

Hop. J'ai mon dollars qui arrivera dans une heure minimum !

Sérieux, je trouve ça cool comme coin. Je gagne beaucoup plus ici qu'ailleurs. Je suis bien et je fais quelques connaissances... Agréables si j'ose le dire. En dehors des flics bien sûr...! Je soupire et sors une clope pour fumer, tout en jouant aux mots croisés. Je trouve que ça augmente l'intellectuel ce jeu et je retrouve certains mots dont je ne me souvenais plus. Il n'y a pas beaucoup de monde ce matin, mais ça va pas tarder quand ce sera l'après-midi. Tout le monde fait du shopping l'après-midi, le matin c'est grasse matinée, c'est petit-déjeuner en longueur, piscine et j'en passe... Ah oui, la mer bien sûr. J'y vais jamais d'ailleurs, ça fait un bon moment que j'y suis pas retourné.

Je soupire et m'étire tout en remettant mes lunettes de soleil. Je regarde des deux côtés et voilà la mère que j'ai croisé plus tard, la petite court vers moi avec un grand sourire et dépose quelque chose dans mon gobelet avant de rejoindre sa mère qui prend un chemin jusqu'au parking. Je regarde ce qu'elle a déposé et cela me fait sourire. Bon, j'sais pas ce qui m'arrive aujourd'hui. Y a un truc qui n'est pas normal : je suis de bonne humeur et je râle pas au fait qu'elle ne m'a pas donné de l'argent, mais plutôt un bonbon. Bonbon que je mange de suite tout en faisant un signe à la petite qui me salue de la main avant de disparaître de ma vue ... Cachée par une ombre. Je redresse mon regard et ...

Oh tient.

Miss popotin constipé.

" Oh allons, j'sais que t'es contente de me voir ! La preuve, t'es devant moi, toute énervée comme d'habitude ! " Je ne peux pas m'en empêcher. Désolé, c'est plus fort que moi. Encore une fois, j'ai été gentil, je ne l'ai pas appelée depuis son surnom. En fait, mieux vaut qu'elle ne le connaisse pas, ça vaut mieux pour éviter les ennuis. Si elle porte plainte aux flics, c'est sûr qu'on ne me reverra pas ici pour deux semaines minimum quoi. Mais je reviendrais toujours, je suis aussi une mauvaise plante eh... Elle n'est pas la seule de son espèce ! " Nah ! J'suis bien ici. J'ai le soleil, les gens qui sont contents de me voir ici. Diantre, pourquoi voudrais-je bouger mon cul de là ? Même les dalles l'aiment bien. " Le ridicule ne tue pas. En plus je m'en fous que je sois ridicule pour être honnête. Je le suis déjà de base rien qu'en mendiant. Les premières fois étaient super humiliantes pour moi et mieux vaut se la jouer je m'en foutiste pour qu'on vienne pas m'emmerder. Apparemment, ça n'a pas l'air de marcher avec elle. Mon sourire disparait petit à petit en l'écoutant, s'il y a un progrès, c'est que je ne l'ignore pas comme la première fois. Par contre, j'aime pas qu'on se foute de ma gueule. " Miss. On va être honnête tous les deux toi et moi." fis-je bien sérieux d'un coup. " De nous deux, y a que moi qui vais à ce putain de fast-food pour manger leurs burgers dégueulasses. T'as grave une tronche qui indique que tu n'irais jamais à ce genre d'endroit. Et encore ...! Tu mettrais surtout un papier mouchoir pour essuyer le siège, de peur de salir la belle robe, manteau autre merde que sais-je. Tu vas t'asseoir sur un autre papier mouchoir. Tu nettoierais la table même et tu t'offusqueras à savoir qu'on va nous même chercher le plateau et les burgers qui vont avec. Y a pas de serveurs là-bas." Je soupire et finis par ouvrir mon carnet de mots croisés tout en sortant mon stylo pour que je continue le jeu, je l'ignore du regard maintenant. " Donc maintenant, si t'veux bien... À moins que t'me donnes encore 30$ pour que je dégage, chose que je ferai volontiers. Passe ton chemin et va t'acheter ta 28ème paires de talons."

Un nombre que j'ai balancé par hasard, allons. J'compte quand même pas ce que les gens achètent eux. Ça va pas la tête.

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Re: get the hell outta my way ✻ anthony ✻ ( Lun 20 Nov - 20:07 )


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Aurora Callahan n'était pas du genre à tolérer ou à apprécier qu'on lui tienne tête. Loin de là même. Elle était le genre de personne à apprécier mener son petit monde à la baguette. Elle avait toujours eu pour habitude d'ordonner et de regarder les autres s'exécuter. C'était ainsi que son monde fonctionnait. Elle disait à la femme de ménage ce qu'elle devait faire, elle disait à la cuisinière ce qu'elle devait préparer, elle disait à son chauffeur où conduire. Elle menait tout son petit monde par le bout du nez et il arrivait qu'elle menait ses amis de la même façon également. Quant à son père et à son frère … n'en parlons même pas. Elle n'avait qu'a battre des cils et exiger pour obtenir ce qu'elle voulait. En même temps, Jake la faisait payer de bien d'autres façon, mais ce n'était pas la question. Tout ça pour dire que la jeune femme n'avait jamais eu l'habitude qu'on lui dise non, elle n'avait pas l'habitude qu'on lui tienne tête, elle n'avait pas l'habitude qu'on lui réponde. Et pourtant, cet espèce de crétin qui lui faisait face semblait bien décidé à ne pas se rabaisser devant elle. De l'avis d'Aurora, c'était absolument inadmissible. Elle était aussi belle que formidable. Enfin bon, peut-être qu'elle exagérait un tout petit peu. Mais il n'empêchait qu'elle méritait mieux qu'un homme qui se comportait avec elle comme un mufle. L'homme n'arrivait même pas en haut de ses talons de douze centimètres, alors sa cheville, il en était bien loin. La jeune femme envisageait sérieusement de lui mettre un coup de talons dans le tibia. Ou carrément de lui crever les yeux avec. Peut-être qu'ainsi, il apprendrait le respect pour ses supérieurs. La jeune femme fronça les sourcils. Elle n'avait même pas encore été méchante avec lui – pas trop du moins – et il se montrait déjà désagréable. Non mais d'où il la tutoyait déjà ? Trente malheureux dollars et il avait déjà largement prit la confiance, le mec. « Absolument pas. Votre présence est toujours aussi désagréable et votre éducation est toujours aussi inexistante à ce que je vois », siffla-t-elle entre ses dents. Jamais encore quelqu'un n'avait osé lui parler de la sorte et ça la contrariait beaucoup. A juste triste, selon elle. Elle essayait pourtant de prendre sur elle. La preuve, elle lui avait donné trente dollars. Pas un. Pas deux. Trente putain de dollars ! Et il ne lui avait même pas été reconnaissant. Elle ne savait pas ce qu'elle pouvait faire pour être débarrassée de lui. Une fois, ça pouvait être drôle. Deux fois, c'était vraiment contrariant. Mais si maintenant elle devait se le coltiner en permanence, il était certain qu'elle allait finir par faire une crise de nerf. La jeune femme nota mentalement qu'il faudrait peut-être qu'elle prenne rendez-vous avec un thérapeute, pour lutter contre le traumatisme de cette rencontre avec ce malotru. Ça lui ferait sans doute beaucoup de bien de se plaindre de ce qu'elle endurait ces derniers temps. « Vous êtes vraiment pire que de la mauvaise herbe », pesta-t-elle. Et ce n'était pas un mensonge. Elle ne savait pas si c'était vraiment difficile de se débarrasser de la mauvaise herbe, elle n'avait jamais jardiné de sa vie – mettre les mains dans la terre, ça aurait abîmé sa manucure impeccable. Mais elle entendait toujours les gens se plaindre de la mauvaise herbe, donc la réponse devait être positive. « Vous pourriez avoir du soleil ailleurs. Et je suis sûre que les parents seraient ravis de ne plus avoir à expliquer à leurs enfants pourquoi est-ce qu'un monsieur répugnant est assis parterre et réclame de l'argent », ajouta-t-elle, d'un ton dédaigneux. Elle, si elle avait été maman – ce qu'elle n'était pas, Dieu merci – elle n'aurait pas voulu expliquer à un enfant pourquoi est-ce qu'un homme malpoli et malpropre leur réclamait de l'argent. Elle pensait à tous ces pauvres parents. Elle était certaine que beaucoup d'entre eux aurait voulu le voir disparaître. Peut-être qu'elle devrait faire une pétition, en fait. En récoltant des signatures, elle arriverait peut-être à se débarrasser enfin de lui. C'était une idée … Elle allait garder l'idée dans un coin de sa tête. Le sourire hypocrite de la jeune femme disparu bien vite, lorsque l'homme reprit la parole. Non mais, il était vraiment en train de lui faire la morale ? « N'importe quoi. Je suis déjà allée dans des fast-food », rétorqua-t-elle. Bon, d'accord, une fois ou deux, parce que Cecelia avait réussi à la convaincre que c'était sympa comme lieu. Elle avait eu l'impression de manger l'équivalent d'une semaine de calories en un repas, de se faire une injection de graisse dans les veines et elle avait trouvé le lieu absolument répugnant. Certes, elle s'était assise sur une serviette, parce qu'elle avait eu peur d'attraper une maladie. Mais là n'était absolument pas la question. « Et puis, là n'est pas la question, de toute façon. Il s'agit de travailler pas de manger », souffla-t-elle en levant les yeux au ciel, tout en insistant bien sur le mot travailler. Ironique, pour quelqu'un qui n'avait pas travaillé un seul jour de toute sa vie. « Vous gagneriez bien plus d'argent en travaillant qu'en mendiant. Et en plus, vous ne me verriez plus. Vous auriez tout à y gagner », souffla-t-elle en levant le menton. C'était une évidence non ? Pourquoi est-ce qu'il ne semblait pas comprendre. Mais visiblement, il n'était pas décidé à l'écouter. Sans doute parce que c'était elle qui parlait. C'était de la discrimination envers quelqu'un qui lui était supérieur, purement et simplement. Aurora soupira d'agacement. Très bien, très bien. S'il fallait payer pour ne plus le voir dans son champ de vision, elle allait très bien. « Très bien », siffla-t-elle entre ses dents, en cherchant trente dollars dans son porte-feuille. « Profitez-en pour aller raser cette barbe », ajouta-t-elle en lui jetant un regard dégoutté. Elle aimait bien les hommes barbus, mais là, c'était vraiment dégoûtant. Elle était sûre qu'on pourrait trouver un tas de nourriture dans cette barbe. « Et allez prendre une bouche. On ne vous a jamais dit qu'on a plus tendance à porter son regard sur les choses agréables ? », acheva-t-elle avec un sourire aussi hypocrite que méprisant. La jeune femme lui tendit les billets, sans se défaire de son petit air supérieur et suffisant.




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Re: get the hell outta my way ✻ anthony ✻ ( Ven 24 Nov - 15:45 )

get the hell outta my way
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Vous êtes vraiment pire que de la mauvaise herbe
À ces mots, je lui souris. Alors là, c'est pas un petit sourire constipé en mode va te faire foutre ou quoi. Non, là c'est un vrai sourire, genre grand et que je montre presque toutes mes dents. " Aaw... Ne me complimentez pas trop comme ça. Ça va beaucoup m'encourager à rester ici encore." Je suis pas sûr qu'elle connaisse le sens de mauvaise herbe, mais en gros c'est une plante qui reste peu importe ce qui lui arrive. Elle peut partir pour un certain temps, mais elle revient toujours. Elle sera toujours là pour emmerder les gens, mais aussi pour briller leur journée quand même ! Et voilà qu'elle se met à répondre quant au fait que j'aime bien rester ici moi, ce qui est vrai. En plus les dalles sont bien chaudes à mon arrivée grâce au soleil quoi. Alors non, je ne me vois pas changer d'endroit quoi. Parce que le môsieur a besoin d'argent pour manger ! Wala, c'est pas compliqué comme réponse ! Je soupire et lève la main dans un geste mais rien à foutre de cette question. " Bah écoute miss, faut bien que les gosses apprennent ce que c'est la vraie vie quoi ! Faut pas que ça se résume à s'enfiler une robe rose bonbon de princesse ou un faux chapeau de cow-boy eh ! " Les gosses ne devraient pas trop rêver et devraient faire face à la sale réalité de la vie, sérieux...! C'est juste pas possible de pouvoir être aussi cruche à ce point-là. Je suis même pas sûr que ma fille, Harley, soit le genre princesse bonbon comme l'est cette nana au cul constipé. J'ai pas trop de soucis à me faire, connaissant Beny, il ne l'aurait pas permis lui. Encore, Ann m'avait dit qu'elle avait mon caractère de merde... Donc voilà.

Voilà qu'elle me parle de postuler au métier de serveur, sauf qu'il y en a pas ! Elle ne sait franchement pas ce que c'est le fast-food. J'arque les sourcils quand elle prétend le contraire et j'ai l'air de lui demander si elle connait les menus par coeur ? " Sans déc' ? Pfff HAHAHAHAHA, c'est la belle blague ! T'as grave l'air d'être le genre à aller au restaurant huppé toi et à te plaindre auprès du chef si la viande n'est pas correctement cuite."  fis-je en rigolant. Désolé, mais là grave, je peux pas me retenir. J'ai perdu mon sérieux de la situation et tout, mais là, son air en mode mais allez, raconte pas n'importe quoi, moi aussi j'y vais, la tête relevée et tout, non mais ça se voit à plein yeux qu'elle y est allée au moins une fois mais qu'elle décidé de ne pas y revenir quoi ! Tellement c'est dégueulasse ! Je serai bien d'accord avec elle, mais je pense que si je le disais, ça déclencherait l'apocalypse, parce que merde : nous deux + d'accord = fin du monde, impossible que ça puisse arriver ! " Bah écoute. Tu parles de travailler dans un fast-food..." Et voilà qu'elle fait son impolie, elle ne me laisse pas le temps de terminer ma phrase qu'elle continue sur sa lancée de moralisatrice ! Je la regarde alors qu'elle m'explique ce que j'ai à gagner, ouais... Comme si trouver un boulot était facile ! Personne ne voudra d'un SDF, je ne suis plus trop calé sur les réparations des voitures et je doute que les gens veulent me laisser entrer pour réparer leurs trucs. Pfff. Comme si c'était facile de trouver du boulot, ça se fait pas en un claquement de doigt miss. Je la regarde totalement blasé, qu'est-ce qu'elle me fatigue et en plus elle gâche ma bonne humeur là !

Allez, pour la peine, elle me doit 30$ pour ça ou elle dégage, mais qu'elle reste pas là quoi. Elle dérange grave le paysage.  

Je récupère l'argent avec un léger sourire, regard limite noir. Je récupère les trente dollars et je lui dis à peine merci. Sérieux, comment elle a tout cassé et j'préfère vraiment pas voir sa tête là. Et voilà qu'elle me balance les commentaires sur mon look. " Mais je t'emmerde. Occupe toi de choisir ton parfum parmi les centaines que tu dois avoir chez toi !" Une pause avant de la voir tourner des talons alors que je suis en train de me relever avec mon sac. " J'aimerai vraiment t'y voir toi, ruinée comme pas possible ! Tu verras que c'est pas si simple que ça en a l'air miss popotin constipé qui pète pas plus haut que son cul." J'en profite qu'elle se retourne avec un air de je ne sais quoi et lui faire un doigt d'honneur bien grand tout en marchant dans la direction opposée. Assez énervé à m'emmerder pour le reste de la journée, j'ai aucune idée de ce que je pourrai faire. Déjà ptête manger, ce serait bien.

27 septembre :

Rah bordel.
Je grimace et enfin que je suis installé. Bon j'espère quand même que j'ai pas sauté le point de suture sur le bras là. J'ai franchement pas envie de retourner à l'hôpital. Olivia bien qu'elle a un bon fond, m'énerve assez à vouloir m'aider, comme si je suis pas capable de me démerder tout seul. Non mais, c'est chiant ces stéréotypes de ces gens qui pensent que nous, les SDF on n'est pas capable de s'occuper de nous-même. On se démerde, c'est tout et on fait ça, parce qu'on n'a pas le choix. Pas par plaisir merde.

Ouais, je suis pas de bonne humeur et mon coin où j'ai l'habitude de mendier et dormir n'est pas fréquentable pour l'instant. D'habitude c'est là où je vais en dehors du centre commercial, mais comme je me suis essuyé une bagarre avec un jeune homme ivre... Mieux vaut éviter d'être là, surtout que les flics auront tendance à se balader là-bas maintenant qu'il y a eu des échanges. Putain, faut que je trouve un autre coin où dormir et en plus y aura de la pluie bientôt, temps de merde. Pluie de merde. Je déteste cette ville et l'état. Pourquoi on est pas resté dans le Texas merde ?

Je soupire et à peine que j'ai mon popotin posé sur les dalles habituelles, la revoilà. Faut croire que les habitudes ne changent pas. On est le matin merde ! Elle est matinale celle-là, peut-être qu'elle voulait m'éviter ou au contraire, me faire dégager avant que les autres arrivent... Dans tous les cas, j'suis pas d'humeur à l'écouter et j'ai pas forcément l'énergie de me bouger vers un autre endroit. Voilà qu'elle ouvre la bouche que je lui coupe la parole. " Bon écoute, autant être clair maintenant. Je vais pas bouger mon cul ici, je ne veux pas tes trente dollars même pour dégager de là, même les quarante... Alors épargne ton énergie à me convaincre à chercher du boulot ou quoi d'autre, personne veut d'un gars comme moi. J'fais ce que je peux merde. Bonne journée la miss." Sur ces mots, je commence à l'ignorer, maintenant que je me concentre sur les mots croisés.  Voilà, elle n'existe plus.
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Re: get the hell outta my way ✻ anthony ✻ ( Lun 27 Nov - 18:07 )


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Aurora Callahan n'était pas vraiment connue pour sa patience légendaire. C'était même tout le contraire. Elle exigeait et ça devait être fait immédiatement. Mais visiblement, la jeune femme faisait face à un homme récalcitrant. A quoi s'attendait-elle ? Pour être honnête ? Sans doute à ce qu'il accepte son argent et qu'il lui en soit reconnaissant. Et qu'il ne fasse pas d'histoire. Oui la jeune femme était un peu naïve. Mais qui ne tente rien n'a rien n'est-ce pas ? Même si dans le cas présent, aucun de ses essais n'avait l'air de bien marcher. Elle n'aimait pas le conflit. Franchement, il ne pouvait pas simplement faire l'effort de gentiment s'en aller, sans rien dire ? Elle avait eu de l'espoir, en le voyant sourire. Mais ses espoirs volèrent très vite en éclat. « Mais … Mais non ! Ce n'était pas un compliment ! », s'énerva-t-elle. Comment ça, ça l'encourageait à rester ici ? Voilà qu'en plus, c'était un masochiste ? La jeune femme allait finir par désespérer. D'ailleurs, elle se frappa le front de la paume de la main. Elle était à bout de patience. Oui, déjà. Alors qu'elle menait un combat inutile et qu'en plus, elle avait elle-même lancé. Ce n'était pas logique. Mais en même temps, la jeune femme n'avait jamais prétendu être logique. Tout ce qu'elle voulait, c'était avoir raison et qu'importe les comment. Et d'ailleurs, elle voulait aussi avoir le dernier mot. Alors si ce bougre malotru pouvait arrêter de parler après elle chaque fois ce serait bien. « La vraie vie, ce n'est pas attendre devant l'entrée d'un centre commercial à réclamer de l'argent à de pauvres gens qui ne sont probablement pas riches mais qui se défont de leur argent par culpabilité », protesta-t-elle avec force. Enfin, aux yeux d'Aurora, c'était le cas en tout cas. Elle, elle pouvait se défaire de quelques billets sans problème, mais elle était certaine que la plupart des gens ne donnaient de l'argent à ce monsieur que parce que sa présence les faisait se sentir coupable. Ce n'était pas de la bienveillance, pour la plupart. Ça aurait été naïf de le penser. « D'ailleurs, la vraie vie, si vous voulez tout savoir, c'est travailler pour obtenir ce qu'on veut. Sauf si on est né sous une bonne étoile », ajouta-t-elle en haussant les sourcils. Certes, elle, elle ne travaillait pas. Mais son père travaillait suffisamment pour pouvoir lui offrir sa vie de rêve. Mais la jeune femme n'était pas complètement stupide, elle savait que l'argent ne tombait pas du ciel et qu'il fallait travailler pour avoir de l'argent. Ce n'était pas parce qu'elle même n'avait pas besoin de le faire qu'elle n'en était pas consciente. Si cet homme voulait parler de la vraie vie, il n'avait qu'à commencer par là. Aurora s'énervait. Elle allait vraiment finir par lui mettre un coup de sac à main sur la tête. « Si le chef ne veut pas que je me plaigne, il n'a qu'a respecter la cuisson de la viande. Ce n'est pas pour rien que les serveurs nous posent la question », fit-elle remarquer. C'était logique. Il était bête ou quoi ? Ça n'avait absolument rien d'embêtant, elle n'était pas volontairement casse-pieds. Elle voulait simplement qu'on respecte ce qu'elle demandait. « Admettons qu'il n'y ait pas de serveur dans un fast-food. Ça ne vous empêche pas d'y travailler. Il doit y avoir … Des gens pour prendre les commandes. Ou nettoyer », s'enthousiasma-t-elle. Allons quoi, il pourrait faire un effort. Il y avait bien un emploi qu'il pourrait trouver et qui lui permettrait de bouger de ces pavés. Selon Aurora, cet homme y mettait carrément de a mauvaise foi. S'il y mettait un peu plus du sien, il pourrait retrouver un peu de dignité et remplir son compte en banque avec une dure labeur. Aurora était d'avis qu'il n'y avait pas de sous métier. Par exemple, elle respectait sa cuisinière et sa femme de ménage, parce qu'elles faisaient quelque chose qu'elle même n'était pas capable de faire. Alors avec un peu de volonté, il pourrait bien trouver aussi. Mais la jeune femme voyait bien qu'il prenait mal tout ce qu'elle disait. Surprenant ? Pas tant que ça. Mais pour la jeune femme c'était carrément incompréhensible. Il fallait arrêter, elle n'était pas si méchante que ça. Elle lui avait encore donné trente dollars. Sauf que quand il lui fit la morale, la jeune femme perdit bien vite son sourire. Cet argument, elle ne l'avait pas vu venir. Elle avait vécu dans le luxe toute sa vie. Si elle se retrouvait à la rue … Elle serait plus que perdue. Elle ne s'en sortirait pas. Elle aimait trop son petit confort. La jeune femme, malgré elle, se demanda s'il avait tout perdu. Tout son petit confort. Voilà qu'il avait réussit à la faire culpabiliser ! La jeune femme se retourna vers lui. Elle ouvrit la bouche. Elle la referma. Elle se sentait bête. Peut-être qu'il n'était pas ici par fainéantise. La jeune femme s'apprêtait à dire quelque chose, ressemblant de près ou de loin à des excuses. Mais le jeune homme lui fit un doigt d'honneur et tourna les talons. « Je vous souhaites une bonne journée », bredouilla-t-elle, ayant perdu son assurance. Ça, elle ne l'avait pas vu venir.

27 septembre

Ces derniers jours, la jeune femme avait sacrément ruminé. Elle n'avait cessé de repenser encore et encore à l'homme qu'elle ne cessait de croiser devant le centre commercial. Elle avait repensé à ses paroles. Et si elle, elle perdait tout ? Ca pouvait arriver. Il y avait peu de chances que son père fasse faillite demain, mais qui savait ce qui pouvait arriver ? Et si une telle chose arrivait, la jeune femme ne saurait comment s'en sortir. Si elle devait se mettre à travailler demain … Elle ne savait rien faire. Elle n'avait aucune connaissance, elle n'avait aucune formation, pas le moindre diplôme. Et si elle n'avait plus d'argent, qu'est-ce qu'elle ferait de sa vie ? Pas grand-chose. Alors qui était-elle pour juger un homme dont elle ne savait rien ? La jeune femme s'en voulait un peu de la façon dont elle l'avait traité. Et s'il y avait bien une chose qu'Aurora n'aimait pas, c'était cette sensation de culpabilité. Madame je sais tout n'aimait pas avoir tort, qu'importe le sujet. Alors la jeune femme était bien décidée à rectifier le tir et à corriger son comportement. Comme à son habitude, elle s'était rendue au centre commercial, espérant croiser l'homme devant. D'ailleurs, un jour elle lui demanderait comment il s'appelait pour arrêter de l'appeler « l'homme ». La jeune femme s'approcha de lui, un grand sourire aux lèvres – un vrai sourire pour une fois. Mais avant qu'elle n'ait eu le temps d'ouvrir la bouche, le jeune homme la remballa. La jeune femme ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel. Elle voulait bien être sympathique et arranger son comportement, mais qu'il ne provoque pas trop non plus. « Bonjour à vous aussi », souffla-t-elle en levant une nouvelle fois les yeux au ciel. Bon, voilà. Elle n'avait pas prévu qu'il l'ignore d'entrée de jeu et qu'elle se fasse remballer de la sorte. Mais la jeune femme inspira, cherchant à retrouver son éternelle confiance. « Oh ça va, arrêtez de pleurnicher. Levez-vous et suivez-moi », souffla-t-elle. Elle n'allait pas non plus jouer à la maman et lui parler comme à un enfant perdu. Ceci dit, la jeune femme se rendit compte qu'elle avait trouvé le moyen de placer trois ordres en seulement deux phrases et rectifia le tir. « S'il vous plait », ajouta-t-elle avec un sourire. Ceci dit, la jeune femme avait conscience d'être un peu vague et qu'il n'allait pas la suivre juste comme ça, parce qu'elle en avait envie. « Je vous offre un petit déjeuner. Ou un café. Ou un sandwich. Ou tout ce que vous voulez », se hâta-t-elle de préciser. Aurora était bien décidée à faire sa bonne action du jour.




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Re: get the hell outta my way ✻ anthony ✻ ( Lun 27 Nov - 20:13 )

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Bonjour à vous aussi.
Mh ? Depuis quand elle me dit bonjour elle ? Je ne relève pas la tête et me concentre toujours sur mon jeu de mot croisés, j'essaye de m'éduquer un peu, surtout j'essaye de ne pas oublier les mots que je n'utilise plus mais dont je suis sûr que j'aurai besoin de les utiliser un jour... ! Enfin bref, je joue et puis voilà. Elle reste toujours devant moi, sans rien me dire. Ce qui me fait vraiment penser que le fait qu'elle me dise bonjour comme ça, c'est comme si elle a quelque chose à me demander... Boah, j'pense qu'elle veut que je dégage et qu'il faut passer par la politesse, pourtant elle a bien vu jusqu'où vont mes putains de bonnes manières là !

Elle me demande de me lever et la suivre ?! Je fronce légèrement les sourcils, tiquant à cette demande qui est trop étrange...! Qu'est-ce qu'elle va me faire ? Me ramener aux flics ou aux commerçants pour qu'ils impriment mon visage et veillent à ce que je ne sois plus dans les parages ? Non, mais sérieux, j'sens trop qu'il y a un putain de piège là. Je ne peux pas lui faire confiance, pas à ce genre de personne qu'elle est : à vouloir porter ses préjugés à la con sur les personnes en manque de moyens. Même son s'il te plait ne marchera pas merde. Qu'elle se le fourre dans son cul constipé.

Ou pas.

Attendez, je retire.

Je lève mon regard et subitement elle existe. Je la fixe pendant quelques secondes, je compte dans ma tête jusqu'à dix en espagnol... Uno... Elle est vraiment sérieuse ? Dans le genre, elle va m'offrir tout ce que j'veux là ? Dos... Quelle mouche lui a piqué ? Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ? Tres... Peut-être parce qu'elle s'est aperçue que j'ai pu me raser un peu et que je ressemble à quelque chose ? Donc ce serait une récompense comme elle le ferait à un chien. Putain je savais que j'aurai pas dû. Cuatro... J'ai pas mangé depuis hier après-midi, quand Olivia a dû me retenir pour que je mange un bout. Ah cette bonne femme... Cinco, je la fixe toujours, les sourcils froncés avec cet air de lui demander, putain es-tu putainement sérieux putain ? Si on enlève les putains, ça pourrait être une question que je poserai. Seis... Quand j'y repense, j'ai raté la jeune femme qui me donne habituellement le petit-déjeuner. Faut aussi croire que j'suis grave pas dans l'humeur pour ça... Siete... Je sais pas pourquoi je me souviens des nombres en Espagnol... Ah oui, j'ai eu un co-détenu Mexicain. Qu'est-ce qu'il était bruyant, mais en même temps terrifiant... Il comptait avant de dormir et c'était le nombre de gens qu'il avait tué. Rien que d'y penser ça me fait froid dans le dos. Ocho... Alors ce serait ptête mieux que j'arrête de compter ? De toute façon, je commence à sécher là. Et en plus elle est toujours là !

" Ok. J'vous suis. J'ai compté pour voir si vous alliez abandonner, mais faut croire que vous êtes sérieuse et pis j'ai la dalle à mort. Qu'est-ce qui s'est passé entretemps pour que vous ... Deveniez... Tout d'un coup gentille ?" fis-je en étant direct. Comme ça je saurai de suite si elle ne prévoit pas de me tendre un piège ou quoi. Mais putain, si y a une chose qui me fait céder, c'est un sandwich. Un café. Un petit-déjeuner... Ptête un nouveau manteau (pour me protéger surtout contre la pluie) et de nouvelles chaussures... Mais j'pense que j'vais pas rêver. Je rassemble mes affaires dans mon sac et grimace de douleur à cause des points sur mon bras. On se dirige donc vers le centre commercial, je me rappelle de la fois où je me suis fais enfermé dedans...! Je ne fais que la suivre, parce que c'est à elle de décider où on va manger et suis même pas sûr qu'ils ont déjà fait des sandwich à cette heure.
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Re: get the hell outta my way ✻ anthony ✻ ( Jeu 14 Déc - 17:51 )


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Aurora n'était pas le genre de personne à regretter ses actes. Généralement, elle faisait ce qu'elle voulait et elle acceptait tout à fait les éventuelles conséquences. A quoi cela pouvait-il bien l'avancer de s'en vouloir de toute façon ? La culpabilité était un sentiment très déplaisant à ses yeux. Elle ne l'avait pas ressenti souvent dans sa vie. Alors, elle était vraiment contrariée que ce sentiment, elle puisse le ressentir pour un parfait inconnu qui n'avait aucun respect à son égard. Il était vulgaire, il était irrespectueux. Mais elle se rendait compte qu'au delà de ça, elle l'avait peut-être jugé trop vite. Penser de lui qu'il était dans la rue parce qu'il était fainéant et qu'il n'était pas foutu de se chercher un travail n'était pas très sympathique de sa part, elle voulait bien le reconnaître. Elle ne connaissait rien de lui. Il était peut-être exactement ce qu'elle pensait de lui, mais peut-être qu'il était l'inverse. On entendait tous les jours des histoires de gens qui perdaient leur travail à cause de la crise économique, qui perdaient tout, leur maison, leur voiture, leur dignité aussi au passage. Peut-être que l'homme en question faisait partie de cette catégorie de personnes, qu'est-ce qu'elle en savait ? La jeune femme était donc décidée à lui donner une deuxième chance. Peut-être qu'il pouvait la surprendre. Ou peut-être qu'elle se rendait vraiment compte qu'il était un vrai con, sans la moindre once de politesse, de respect ou de bonne manière. Elle ne savait pas. Elle était pourtant bien décidée à en savoir un peu plus sur cet homme, afin de faire disparaître ce sentiment de culpabilité qu'il lui avait fait ressentir depuis la dernière fois qu'elle l'avait vu. Pourtant, l'homme ne semblait pas décidé à bouger. Il la regardait, certes, apparemment, il n'avait plus décidé qu'elle était transparente, mais il ne bougeait pas d'un centimètre. Est-ce qu'il allait décider à se bouger l'arrière train ? Elle avait dit s'il vous plaît quand même. Et elle ne disait pas souvent s'il vous plaît. C'était un peu jouer avec sa patience que de ne pas réagir à sa proposition, qui était pourtant gentille. Ou bien l'avait-elle humilié en lui proposant à manger ? Elle qui pensait faire un geste sympa. Pourtant, elle ne bougea pas. Tant qu'il ne lui aurait pas dit non, elle ne bougerait pas. Un peu de bonnes manières tout de même. Certes, il avait le droit d'être vexé, peut-être qu'elle l'aurait été aussi si elle avait été dans sa situation et qu'on lui avait proposé à manger de la sorte. Mais la moindre des choses était de décliner poliment sa proposition. La jeune femme s'apprêtait à lui hurler dessus que ce n'était qu'un rustre personnage, quand il se décida à se lever. Son explication lui fit lever les yeux au ciel. « Vous avez compté jusqu'à combien ? Mille ? », demanda-t-elle. Franchement, ça ne se voyait pas à ses sourcils froncés et à son regard fixe qu'elle était sérieuse ? Bon d'accord, elle se connaissait par cœur et elle savait donc qu'elle était sérieuse. Mais lui, il aurait du s'en rendre compte plus vite. La jeune femme inspira. Être polie et souriante. Faire une bonne action. C'est pour ça qu'elle était là. Par contre, gentille, il ne fallait pas abuser non plus. « Gentille ? N'exagérons rien », répondit-elle. La jeune femme aurait-elle peur de montrer que dans le fond, très au fond, elle avait un grand cœur ? Peut-être un peu. Les gens avec un grand cœur étaient faibles et par conséquent, ils finissaient souvent blessés. Et la jeune femme ne pouvait se permettre de finir encore blessée. Non pas que l'homme avait les cartes en main pour lui faire du mal. Mais justement, elle ne les lui donnerait pas. « Il se pourrait bien que j'ai réfléchis à ce que vous m'avez dit. Et peut-être que j'ai fini par être d'accord avec vous. Je ne vous connais pas, je ne sais pas ce qui vous est arrivé ni pourquoi vous en êtes là », expliqua-t-elle finalement. La jeune femme le dévisagea. Elle espérait qu'il n'allait pas fanfaronner. Parce que sinon, elle était toujours disposée à lui mettre un coup de talon dans le tibia. « J'espère que vous avez bien enregistré ce moment dans votre esprit, parce que je ne le répéterais pas », ajouta-t-elle. On ne savait jamais, pas qu'il lui demande de répéter ce qu'elle venait de dire. S'il jouait un peu trop avec sa patience, pas sûr qu'il continue à avoir l'occasion de faire face à la Aurora sympathique et souriante. « Bon allons-y. Qu'est-ce qui vous ferez envie ? », demanda-t-elle en marchant vers l'entrée du centre commercial. Ce qu'il voulait, elle lui offrirait. Du moment où il ne lui demandait pas d'aller manger dans un fast-food. Elle était même prête à lui offrir du caviar s'il voulait, du moment où il ne lui demandait pas de s'installer sur les fauteuils dégoûtants d'une chaîne de restauration rapide.




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Re: get the hell outta my way ✻ anthony ✻ ( Lun 25 Déc - 16:36 )

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Tony & Aurora
Mille ?
Je souris et la regarde faussement impressionné. " Oh tu sais compter jusqu'à mille, pas mal...!" Une pause le temps que je redresse mon fichu sac qui est vraiment parti en couille depuis que j'ai commencé à vivre dans les rues. Je soupire. " Nan, j'ai compté jusqu'à once." Et avec l'espagnol, elle va être larguée. Même si j'ai pas compté jusqu'à once, qui est onze mais on s'en fout, personne ne lit dans mes pensées et certainement pas elle ! Bon, je devrais peut-être arrêter de me montrer désagréable, mais j'y peux rien, faut vraiment aimer mon caractère pour vouloir m'offrir quelque chose et en plus, c'est même pas Noël quoi ! Pourquoi a-t-elle décidé d'être gentille aujourd'hui ? C'est un jour particulier ou quoi ? Ou c'est juste pour mieux me faire dégager, comme ça j'aurai tout ce dont j'ai besoin... Eeeh. Je le sens venir là. Qu'elle m'héberge tant qu'on y est - bien que je préfère plutôt mourir que de dormir sous le même toit qu'elle. " Mouais, je crois qu'on est d'accord pour la première fois : Faut pas exagérer. Gentil c'est pour les faibles." .... Qui acceptent les contraintes des autres sans broncher, qui laissent tout passer quitte à ce que ce ne soit pas bénéfique pour eux. J'ai été gentil dans le passé, maintenant, plus jamais. C'est vraiment un truc pour les cons qui accepteraient même de se faire baiser sans se plaindre. " Mais plus sérieusement qu'est-ce qui s'est passé ?" Moi qui m'inquiète ? Même pas. Juste curieux. Elle fait tout pour être aussi détestable avec les personnes qui lui sont inférieur, qu'elle réussit plutôt bien et là maintenant, elle est prête à faire un truc pour ... Quoi faire ? Alors voilà qu'elle me répond pourquoi et j'en hausse les sourcils, sur le cul. Ben merde, c'est la deuxième fois qu'on est d'accord là. " Et donc t'es décidée à vouloir savoir comment j'en suis arrivé là miss ?" Je tourne mon regard devant moi avec un air blasé, ben merde, c'est quoi cette manie de tous ces personnes à vouloir connaître mon histoire. Si je lui dit que je suis un ancien taulard, c'est sûr qu'elle va enlever ses talons et courir pied nus... Quoique non, elle n'oserait pas salir ses bas et elle préfèrerait se tordre la cheville. Je me retiens de sourire et lève les mains en mode, ok je vais rien dire qui puisse entâcher ce qui reste de ton honneur. " Tu n'auras pas besoin de le répéter, on me dit que je le fais assez bien pour deux." Et sur ces mots, je ricane un petit peu, ben ouais, vais pas m'empêcher de le lui répéter. Par contre, son sourire, ça me fait flipper. Enfin, elle sourit bien eh, mais c'est juste... Je l'ai connue vraiment grincheuse, boudeuse avec son petit air supérieur et là, voilà qu'elle me balance que j'ai carte blanche. Elle plaisantait carrément pas. " Ben putain... T'as beau peut-être pas vouloir l'admettre, y a quand même une part de bon coeur qui reste chez toi." Ceci dit, j'en ai aussi de mon côté et je soupire, je fais un geste pour lui dire d'oublier ce que je viens de dire. " Mon sac part en vrille et est un peu trop petit pour mes affaires... Un nouveau manteau pour l'hiver à venir... Des chaussures de marche, celles-là sont foutues... J'dirai pas non à un nouveau bonnet et et et... La bouffe bien sûr, j'ai besoin de manger un sandwich." Vais pas abuser non plus et voilà que je sais d'avance qu'elle va me faire oh bah non, c'est trop cher tout ça, je peux pas. C'est mal la connaître car elle n'a pas hésité à claquer les trente dollars deux fois.
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Re: get the hell outta my way ✻ anthony ✻ ( Dim 14 Jan - 15:00 )


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Aurora était tout sauf une femme patiente. Elle était tout l'inverse de ce que sa mère avait été par le passé. Elle avait été le genre de femme très posée, capable d'attendre longuement que ses deux petites terreurs soient calmes. Aurora était tout l'inverse. Elle avait toujours eu l'habitude qu'il lui suffise de faire un caprice pour qu'on s'active derrière elle. Elle voulait tout et elle le voulait tout de suite, sans avoir besoin d'attendre une seule petite seconde. Pas étonnant donc qu'elle ait eu l'impression de devoir attendre sur Anthony pendant trois heures. Elle était sûre qu'il avait fait exprès de compter jusqu'à mille pour l'emmerder. « Évidemment, il faut savoir compter pour aligner les billets les uns derrière les autres », rétorqua-t-elle avec un soupçon d'arrogance. Bon, c'était un peu mensonger. Pas qu'elle ne savait pas compter. Mais elle n’alignait pas les billets. Disons que ça lui arrivait rarement de payer mille dollars en billet de un. Mais du moment où elle pouvait répondre au malotru, tout allait bien. « Oh, vous savez compter jusqu'à onze », s'exclama-t-elle un brin moqueuse. Bon. Maintenant que les petits pics étaient échangés, peut-être qu'ils pouvaient y aller ? Aurora était de cet avis en tout cas. Ils n'allaient pas passer la journée ici à parler de la pluie et du beau temps. « C'est si rare que nous soyons d'accord, nous devrions fêter ça », répondit-elle, ironique. Depuis qu'ils s'étaient rencontrés, ils n'avaient fait que se chamailler. Et si vous demandiez l'avis de la jeune femme, ce n'était pas de sa faute. C'était uniquement la faute du monsieur. Il était impoli, il était grincheux et en plus, il squattait là où il n'aurait pas dû. C'était un centre commercial bon sang, il n'aurait pas pu faire la manche dans une gare, comme tout le monde ? Évidemment qu'elle était innocente dans cette histoire. D'ailleurs, elle avait une tête innocente. Ça se voyait de loin qu'elle était innocente. La jeune femme n'aimait pas devoir justifier ses actes. Les choses qu'elle faisait, elle les faisait, voilà tout. Pourtant, elle accepta de s'expliquer, au moins vaguement. Bon, certes elle l'avait jugé trop vite, mais ça ne voulait pas dire non plus qu'elle allait devenir sa conseillère d'orientation. « Eh oh, je ne suis ni conseillère d'orientation, ni psychologue », fit-elle remarquer. Traduction, non, elle ne voulait pas tout savoir sur les raisons pour lesquelles il en était là. Du moins pas maintenant. Si elle finissait par le trouver suffisamment intéressant, peut-être qu'elle finirait par lui poser des questions. Mais en général, la jeune femme préférait parler d'elle et qu'on l'écoute plutôt que d'écouter les autres. La jeune femme leva les yeux au ciel. Cet homme était décidément agaçant à force de rire de tout. Elle en avait un peu assez qu'il se foute d'elle. Et pourtant au lieu de l'envoyer sur les roses, elle était toujours là. Peut-être que dans le fond elle commençait à lui trouver un petit quelque chose d'attachant. PEUT-ÊTRE. Aurora n'était pas du genre à aimer être qualifiée de gentille. Allez savoir pourquoi. Elle était donc légèrement mal à l'aise. « Bon, on va les faire ces achats ou on reste ici à parler de ma gentillesse toute la journée ? », rétorqua-t-elle pour lui couper l'herbe sous les pieds. Elle était gentille, bla bla bla. Il allait vite changer d'avis. Quand elle lui ferait essayer la moitié des vêtements du rayon homme, il allait vite changer d'avis et avoir envie à nouveau de la tuer. La jeune femme l'écouta énumérer ce dont il avait besoin et haussa les sourcils. « Ce sera tout ? », demanda-t-elle avec un sourire amusé. Elle avait l'impression qu'il l'utilisait au maximum de ses capacités. Par chance pour lui, ça ne la dérangeait absolument pas. Elle s'en foutait un peu. Ce n'était pas comme si elle n'avait pas l'argent pour. « Désolée de vous le faire remarquer, mais il y a également urgence vestimentaire », fit-elle remarquer en pointant du doigt son pantalon. Elle refusait d'être vue en public avec quelqu'un habillé comme ça. Les sans domiciles n'avaient pas un minimum de goût quand même ? « Mais vous savez quoi, on va commencer par aller manger », proposa-t-elle en marchant à ses côtés. Elle aussi avait faim, donc ce n'était pas que pour lui. Et au moins, elle pourrait essayer d'en savoir un peu plus. « Je vous laisse choisir », finit-elle par dire. Elle irait même dans un fast-food, en grimaçant et en pestant, s'il le désirait.




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Re: get the hell outta my way ✻ anthony ✻ ( Dim 14 Jan - 17:01 )

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Tony & Aurora
Oh, vous savez compter jusqu'à onze
" Je sais surtout dire je t'emmerde dans toutes les langues possibles." lui répondis-je face à cette putain de pique à la merde sur ma façon de savoir compter avec un faux sourire. Ça va quoi, je suis pas non plus illettré bordel ! On devrait fêter ça, mais ouaaais... C'est tellement rare que nous soyons d'accord. " À fêter ça, autour d'un bon petit verre de champagne." Ceci dit, putain, maintenant que j'y pense. J'ai jamais goûté au champagne ! Quoique si, mais bon c'est mon père. Mon père, il ramène que de la merde sortis tout droit du supermarché. Son champagne était dégueulasse que personne n'a voulu reprendre une deuxième fois. Mais quand même, c'est dingue que ce soit que maintenant que nous soyons d'accord. On n'a fait que s'engueuler tous les deux comme des putains de gamins, faut croire qu'elle me cherchait les noises et qu'elle n'arrêtait pas à me faire chier que je n'avais pas ma place ici. Alors autant me payer pour que je dégage de là, c'est ce qu'elle a fait en plus.

" Tant mieux parce que je me serai barré là. Ça m'aurait étonné que t'aurais fait quelque chose ceci dit." lui dis-je. Quoi ? Le respect ? Elle est sur le point de m'offrir quelque chose ? Non mais eh, je vais pas changer ma façon d'être parce qu'elle est en train de m'offrir des trucs et qu'elle joue le papa Noël hyper en avance ! Tant mieux, j'aurai pas à dire ce que je fous là et comment j'en ai terminé. J'ai pas envie d'en parler, surtout que je ne lui fait pas totalement confiance. Si je lui balance que j'ai fait de la prison, elle va forcément courir loin de moi, me dire que j'ai ce que je mérite et que je devrais vivre avec ça. Sauf que ça va quoi, merde, cette haine, je n'arrête pas de m'en prendre en pleine figure depuis des années et à force, ça devient très fatiguant et encore, j'sais pas comment j'ai fait pour tenir bon. Peut-être grâce à ma fille qui sans le savoir m'a donné du courage pour tenir bon. Si elle me rejette, je ne sais pas ce que je fous ici alors. Je ferai le bonheur du monde si je dégageais de là, y comprit pour cette nana qui semble... Retrouver de la gentillesse. Même si elle aime pas en parler, je ne peux pas m'empêcher de me poser la question. Qu'est-ce que j'ai fait pour ça ? Mes paroles l'ont fait réfléchir ? Dans le sens où elle ne se sent pas si bien que ça au final de me faire bouger de là ? " Okay okay." ricanai-je encore avant de lui balancer toute la liste des choses dont j'en ai besoin. Elle me fait remarquer que mes vêtements sont à désirer. " Ah ouais, alors là, va te plaindre au foyer et va leur acheter des vêtements neuf, on en reparlera. Mais ok, on ajoute ça à la liste. Et si tu balances que c'est tout encore une fois de plus. J'vais finir par te demander de me payer un hôtel quatre étoiles pendant six mois et on en reparlera !" Quoi, ce sera tout, mais c'est quand même déjà exhorbitants, en plus de mes dépenses pour les bouteilles de champagne et autres types de service que l'hôtel pourrait offrir tient. Sauf qu'elle propose qu'on aille manger, c'est ptête mieux pour commencer et à cette proposition j'acquiesce. " J'vais vous éviter les fast-food, je sais à quel point vous les adorez et que vous avez une quantité limitée de mouchoirs. Doit bien avoir... Ouais, tient. Ce restaurant là. Doivent servir du petit-dej', mais vais surtout prendre le dej." fis-je en lui désignant un restaurant banal comme un autre, loin d'être ressemblant à un fast-food. Quoi ? Ouais, ok, je fais gaffe aussi aux préférences de mademoiselle qui n'aime pas manger avec les mains.

Sur ces mots, on entre dans ce restaurant et on fait face à un serveur perturbé. " Euh...? Mademoiselle vous désirez ? Nous avons une table pour vous près de la fenêtre ou...." Je soupire plus par dépit que par fatigue, j'ai l'habitude qu'on m'ignore et de perturber les gens. C'est pas la première fois que ça arrive ceci dit. Ils ont toujours du mal à croire en leurs yeux que j'viens pour manger des fois. Sauf que je ne suis jamais venu ici. " La demoiselle est avec moi mon gars et elle a besoin d'une table de deux places. Allez, hop, sois gentil. Trouve-nous une bonne place. Deux sièges." lui dis-je en désignant du doigt le nombre deux sans faire gaffe que l'accent texan ressort. Le serveur tout perturbé finit par nous trouver deux places, une table bien placée ceci dit, sous les regards ahuris des gens. On s'installe dans notre coin, bien reculé. Je dépose le sac juste à côté de moi, sur le siège. Il laisse échapper un bruit de cassettes qui s'entrechoquent. " Va pas râler et me fais pas cette tête, t'as proposé qu'on aille manger avant qu'on aille m'acheter des vêtements. Oublie ces regards, ça va jaser un peu mais les gens oublient et passent vite à autre chose." fis-je en prenant la carte de menu dans un air indifférent. La réputation, moi je m'en tape complètement.

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Re: get the hell outta my way ✻ anthony ✻ ( Mar 23 Jan - 17:31 )


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Foi de Callahan, elle allait finir par le tuer. Enfin non. Elle aurait trop peur de se casser un ongle. Elle engagerait plutôt un tueur à gage et elle lui demanderait de planquer son corps. Parce qu'il était un peu trop énervant cet homme. « Quelle grossièreté ! », brailla-t-elle, sidérée. Incroyable, elle lui venait en aide et il n'était même pas reconnaissant, le malotru. « Vous êtes toujours aussi insultant avec les personnes qui essayent de vous aider ? », demanda-t-elle. Elle devrait peut-être le laisser là au final, sans rien faire pour lui. Elle l'aurait sans doute fait si elle ne se sentait pas aussi coupable de la façon dont elle s'était comportée par le passé. Mais elle avait l'impression que le ciel l'observait et qu'elle devait faire sa bonne action du jour. « Vous avez cru que j'avais envie de trinquer avec vous ? », rétorqua-t-elle. Plutôt mourir. Elle voulait bien être sympa, lui offrir un repas et d'autres choses dont il avait besoin, mais il ne fallait pas exagérer. Et puis, une bouteille de champagne, dans sa situation, ce serait un peu poussé. La jeune femme n'aurait pas osé une telle provocation. Elle était quand même un peu plus sympa que ça.

La jeune femme le dévisageait de toute sa hauteur – c'est à dire pas bien haut, malgré ses talons de dix centimètres. Elle fronçait lui sourcil, se donnant un petit air sévère. Ou coincé, au choix. Quoi qu'il en soit, la jeune femme n'était pas contente et ça se voyait. Il allait vraiment se prendre un coup de talon dans le tibia s'il continuait comme ça. « Ça vous arrive d'être content ? », demanda-t-elle, en le regardant d'un air mécontent. Elle avait l'impression que non. Il était encore moins content qu'elle, c'était dire. « Ou poli ? », ajouta-t-elle. Elle réfléchit un instant. « Ou respectueux ? », poursuivit-elle. C'était le seul reproche qu'elle pouvait encore lui faire ? Non elle en trouverait sans doute encore d'autres. « Ou ne serait-ce qu'un peu reconnaissant ? », acheva-t-elle. Apparemment, il n'était rien de tout cela. C'était juste un vieux con décida-t-elle. Elle ne savait pas quel âge il avait, mais la jeune femme lui donnait au moins la cinquantaine. Un vieux con donc. Avec un comportement de mufle. La jeune femme se demandait vaguement ce qui lui avait prit de décider de lui venir en aide. Elle devait être tombée sur la tête, elle ne voyait pas d'autre explication. Cet homme était tout ce qu'il y avait de plus détestable et pourtant la jeune femme demeurait à ses côtés, prête à l'aider. A croire que l'héritière était devenu un peu masochiste dans la nuit. En tout cas, ses yeux souffraient. Parce que ses vêtements étaient vraiment atroce. Au fond, elle était certaine que si elle lui faisait enfiler un costume neuf, l'emmenait chez le coiffeur et chez le barbier, il pourrait être charmant et avenant. Mais elle allait se contenter du minimum pour aujourd'hui. « Hey, on se calme ! Vous faites avec les moyens du bord, je dis juste que les moyens du bord, c'est moche. Et je vous propose gentiment de vous offrir autre chose que vos torchons », s'exclama-t-elle à son tour. Elle allait lui offrir de nouveaux vêtements, tout beau, tout propre. Il pouvait bien lui laisser le plaisir de dire que ses habits étaient moches non ? La jeune femme préféra ne pas insister. Il était l'heure de prendre un petit déjeuner bien nourrissant, avant une grosse matinée de shopping. La jeune femme se réjouissait déjà. Quoi que … Elle devait peut-être éviter de se réjouir. Elle était sûre qu'il allait être pénible. Malgré elle, la jeune femme ne put s'empêcher de sourire. Il faisait attention à choisir un restaurant dans lequel elle n'aurait pas envie de s'enfuir en courant.

Arrivée dans le restaurant, la jeune femme fut abordée par le serveur, qui semblait mal à l'aise. Elle pouvait le comprendre. Délicat de réagir convenablement dans cette situation. Pourtant elle était agacée. Même si l'homme n'était pas très avenant, s'il payait, qu'est-ce que ça pouvait lui faire. Avant qu'elle ait eu le temps de répliquer, l'homme lui coupa l'herbe sous le pied. Elle ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel. « En fait, c'est lui qui est avec moi. Je fais ma bonne action du jour vous comprenez », rétorqua-t-elle avec un sourire moqueur à l'attention de Tony. Quand même. On ne range pas les torchons avec les serviettes et elle se sentait obligée de remettre les choses à leurs places. En parlant de place, le serveur leur indiqua une table plutôt à l'écart et la jeune femme s'installa avec grâce. On ne pouvait pas en dire autant de son camarade. « Vous n'étiez pas obligé de vous montrer grossier », constata-t-elle simplement. Certes, le serveur avait besoin de s'ouvrir l'esprit, mais ce n'était pas en se montrant impoli qu'il allait obtenir plus de respect. Distraitement, la jeune femme déplia sa serviette et se mit à jouer avec. Elle n'avait pas pour habitude de prendre le petit déjeuner avec des inconnus. Qu'est-ce qu'ils allaient se dire ? Aurora ne put s'empêcher de sourire. « Je me fiches de ces gens. Ils ne sont rien pour moi. Et je pourrais faire de vous bien plus que ce qu'ils sont », répondit-elle avec indifférence. Oui c'était prétentieux. Mais c'était vrai. Quand on possédait l'argent, on pouvait pratiquement tout faire. Et la jeune femme, avec de l'argent, aurait pu faire de cet homme beaucoup de choses. Agacée par le regard des gens autour d'elle, la jeune femme fusilla une femme du regard. « Vous voulez sa photo ? Je peux vous l'encadrer si vous voulez ! », s'énerva-t-elle. On ne pouvait pas petit déjeuner en paix dans ce restaurant ? La jeune femme fronça les sourcils et consulta rapidement la carte. Lorsque le serveur revint vers eux, elle lui adressa son plus beau sourire. L'apparence, c'était important. « Je vais prendre des pancakes. Et du café. Au lait. Froid le lait, s'il vous plaît », souffla-t-elle avant de le laisser prendre la commande de l'homme face à elle. Lorsqu'il fut parti, la jeune femme fit claquer ses ongles sur la table. Clac clac clac. Clac clac clac. Et maintenant ? « Vous n'avez pas de famille ? », demanda-t-elle soudain. Non parce qu'elle, si un membre de sa famille était à la rue, elle ne tarderait pas à le faire venir chez elle. Du coup, elle s'interrogeait.




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Re: get the hell outta my way ✻ anthony ✻ ( Mar 23 Jan - 22:00 )

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Quelle grossièreté ! Vous êtes toujours aussi insultant avec les personnes qui essayent de vous aider ?
Je la regarde, j'hausse les sourcils et prends un air faussement surpris. " Môa ?" Je me tais et regarde devant moi avant de la regarder à nouveau, toujours avec cet air faussement surpris, puis je reprends. Ah bah ouais, c'est mal me connaître, je veux toujours avoir le dernier mot. " Ben écoutes, j'suis seulement insultant avec les personnes qui m'insultent. Comme tu l'as fait avec ta réplique de ... J'sais compter jusqu'à onze ?"  Bah quoi ? Attendez, c'est vrai hein ? Si j'ai attendu, compté jusqu'à onze en espagnol (bien que j'ai pas compté jusqu'à là, mais bon on s'en tape), c'est pour savoir si elle ne plaisantait pas. Faut savoir que cette nana ne m'a fait que m'emmerder pour que je décampe de là, même si elle a un bon fond à force de me donner trente dollars à chaque fois. Et là, elle me balance que je sais compter jusqu'à onze. Elle aurait voulu que j'agisse comment là ? Que j'applaudisse sur sa remarque, que je souris ou bien ? Sürement qu'elle s'attendait à ce que je me la ferme. Eh ben désolé la miss, t'es tombée sur la mauvaise personne.

Je me mets à ricaner quand elle me balance qu'on va forcément pas trinquer. Je vous le dis maintenant, on va sûrement boire du champagne un jour, je ne sais pas quand, ni où, mais je suis persuadé que ça va arriver. Dans tous les cas, c'est pas pour aujourd'hui. Je n'arrête pas de ricaner, amusé par ses propos avant de passer la main dans ma barbe et soupirer. " C'était l'ironie miss. Faut savoir ne pas prendre au tout premier degré des fois tu sais ? Genre, je sais bien qu'on va pas boire du champagne. J'en ai même pas besoin." Je me retiens de ricaner à nouveau, mais là le sourire ne me quitte plus aux lèvres pendant quelques secondes avant qu'on se reprenne à nouveau le bec.

Décidément, on est fait pour se prendre le bec à toutes les deux minutes. On va finir par être fatigué en fin de compte. Je soupire face à sa question et lève les yeux au ciel, avec un faux sourire. Ouaaaais, je suis content d'être à la rue ! Sérieusement, vivre à la rue, c'est super cool, tu te sens super bien et t'es sans cesse dérangé ! En plus, je suis content qu'une riche héritière qui veut me faire dégager de là veuille m'acheter de quoi refaire mon profil avant de me demander de dégager pour de bon ! Ouaaais, je suis poli avec les gosses, je les amuse apparemment, mais elle, elle ne me donne pas envie d'être poli, pas avec la façon de me traiter de con. Ceci dit, j'ai perdu la politesse depuis des années, j'sais même plus comment on fait ces trucs sérieux. J'ai pas eu la même éducation et puis voilà. Ouaaais, je suis respectueux avec la nature ! Ok je commence à être à court d'argument et je finis par lui lancer un drôle de regard quand elle me pose ce qui semble être la dernière question. Je réponds pas, seulement, j'hausse les épaules et puis c'est tout. Sans plus. Faut croire qu'elle m'a cloué le bec puisque je soupire un peu frustré. " Va pas croire que tu m'as cloué le bec parce que t'as raison." ... En gros ouais, j'pourrai être tout ça, même si je ne connais pas la politesse et tout ce qui suit. Et être gentil, c'est pour les faibles.

Je lève les mains en l'air, en mode je capitule ... Ou presque. Franchement ? Cette fille ne se rend pas compte des conditions dans lesquelles on vit et que les beaux vêtements, ça ne court absolument pas dans les rues pour de vrai. Au fond de moi, je suis reconnaissant qu'elle fasse ça, mais d'un autre côté, je ne veux pas lui faire confiance, ça cache forcément un truc derrière pour de vrai. " Alors si tu trouves que ces vêtements sont des torchons, je te prie d'investir de l'argent dans l'association qui est ... Je sais plus le nom de la rue, mais pas loin d'ici. Je suis sûr qu'ils trouveront mieux s'ils en avaient les moyens." soupirai-je avant de laisser tomber et me concentrer pour choisir le bon restaurant qui ira à mademouaselle.

Vite fait,  à peine entré, y a déjà les emmerdes. Ils font chier avec les à priori franchement. " Aaaw..." fis-je quand je croise le regard de cette fille, avec un petit sourire au coin. Quoi ? Je me moque gentiment d'elle aussi. Dans tous les cas, je me tais cette fois-ci, mais sérieusement... On va pas encore me faire chier à me juger par mon look là. J'ai faim et je vais déjeuner surtout ! Je ne vais pas prendre le petit-déjeuner. Une fois installé, la voilà en train de me faire un reproche. Je lui fais les gros yeux, regardant par dessus ma carte de menu " Ouais bah écoutes, c'est pas tous les jours que je vais dans un resto. J'ai perdu mes bonnes manières et t'aurais agi pareil si on te lançait un tel regard... Quoique, tapé du pied ptête ?" Sur ces mots, j'hausse les épaules et me retiens de mettre mes lunettes de soleil pour lire la carte de menu. Je plisse les yeux et réfléchis à ce que j'pourrai bien manger. Le silence s'installe un peu entre nous. Sérieux, j'saurai pas quoi lui dire et j'vais très certainement pas lui parler du beau temps. Donc ouais, qu'elle râle pas si on lui balance un sale regard et qu'on discute dans son dos. Sauf que, elle s'en tape. J'hoche la tête avec un air à moitié surpris. " Oh bah cool alors." lui répondis-je sans relever mon regard du menu qui me fait de l'oeil, en même temps qu'un autre. Rah bordel, c'est pas normal que je veuille tout prendre là... Je relève mon regard quand j'entends miss pimbêche qui pète pas plus haut que son cul s'énerver. Je croise le regard de la femme. " Je fais de bonnes poses pour les photos ceci dit. ça égaiera le mur." ajoutai-je avec un air totalement indifférent avant que cette femme bredouille quelque chose et se mêle de ses affaires. " Ben je croyais que tu t'en fichais de ces gens." dis-je à la riche demoiselle de façon à ce que ce soit elle qui n'entende avant que je ne me désigne du doigt, le coude sur la table. " A moins que ce n'était pour moi ?" Je n'avais pas besoin d'un chien de garde, même si ce genre de comportement que j'ai quotidiennement de ces gens commencent à me fatiguer de plus en plus et que je sois de moins en moins patient.

La commande de la miss pris, je referme la carte de menu et lâche un soupir. " Alors, je voudrais des oeufs brouillés, avec du bacon ET des saucisses, si possible des pommes de terres. Puis comme mademoiselle, des pancakes avec du sirop d'érable et du café noir. " Je souris un peu et lui tends le menu, face au gars qui semble être un peu décontenancé. " S'il vous plait." ajoutai-je. J'ai failli oublier ce détail...!

Maintenant que la commande est prise, le silence revient et je me mets à regarder par la vitre, sans dire un mot alors que j'entends pianoter la main, avec les ongles là... C'est pénible comme bruit et je serai bien prêt à lui taper la main directement pour qu'elle arrête, mais je sais qu'elle serait capable de m'emmener dans ce restaurant là, pour m'y abandonner et que j'ai des emmerdes avec les serveurs qui ne me laisseront pas partir sans que j'ai payé. Je suis sûr qu'elle pourrait faire ça, surtout si je réussis à lui casser les ongles, ou pire, lui faire entrer les ongles dans la peau. Enfin, m'abandonner là... Elle en serait capable... Mais nan, au lieu de ça, je la laisse faire jusqu'à ce qu'elle arrête et me pose la question. Cette question à laquelle je ne m'attendais, mais alors là pas du tout. Je suis resté silencieux, j'essaye de comprendre pourquoi et où est ce qu'elle voulait en venir avec cette histoire de famille. Peut-être qu'elle peut chercher les gens pour moi, pour que je ne sois plus dans la rue, que je suis cet adolescent qui aurait fuit ses parents y a des années et qui ne sait plus comment revenir à la maison. Je soupire alors qu'on nous sert déjà du café et du lait avant qu'on nous laisse tranquille. " Nah. Ma compagne est décédée il y a... 10 ans maintenant. On a eu une fille, mais on ne s'est jamais rencontré, elle m'a été prise à sa naissance et je n'ai pas la moindre idée d'où elle est. Mais je sais qu'elle a passé son enfance ici et qu'elle y revient de temps en temps, alors je l'attends ici." Une pause, on est devenu bien sérieux. Je prends la tasse de café que je bois un peu. En tout cas, moi je suis devenu bien sérieux et je la regarde, avec un air interrogateur. " Sérieusement miss. Qu'est-ce que t'attends de moi pour ça ? Que je n'ai plus d'excuse pour traîner devant l'entrée ? Faudrait que j'ai un boulot pour ça, t'cherches pas quelqu'un ou un ami cherche pas quelqu'un ?"

Si ça se trouve, c'est un putain d'entretient d'embauche.

electric bird.

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Re: get the hell outta my way ✻ anthony ✻ ( Sam 3 Fév - 15:51 )


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Aurora Callahan n'était pas le genre de personne qu'il fallait contrarier. Elle se mettait facilement en colère et pouvait se montrer très agressive quand c'était le cas. Pourtant, pour une raison étrange, elle semblait plus tolérante avec cet homme. Ça ne voulait pas dire que sa grossièreté ne l'énervait pas non. Ça voulait juste dire que c'était étonnant qu'elle ne l'ait pas encore envoyé promener. Ou qu'elle ne lui ait pas encore assené un coup de sac à main. « Vous voyez quelqu'un d'autre d'aussi grossier dans le coin ? », demanda-t-elle en haussant les sourcils. Enfin elle, elle aurait pu se montrer grossière aussi. Il ne fallait pas croire, elle connaissait de jolis noms d'oiseaux également. Mais elle était trop classe et trop distinguée pour en faire profiter les charmantes oreilles de l'homme qui lui faisait face, tout simplement. « Donc vous pouvez insulter les gens et vous moquer mais vous attendez en retour qu'ils vous fassent un sourire ? », questionna-t-elle. Elle haussa les sourcils. Oui, Aurora Callahan désirait toujours avoir le dernier mot et en général, elle l'avait justement. « Vous adressez à la mauvaise personne dans ce cas. Et au passage, c'est vous qui avez commencé », acheva-t-elle. On aurait dit deux enfants, qui se disputaient pour savoir qui avait commencé la dispute. C'était totalement pitoyable. Et dire qu'ils étaient tous les deux adultes. A vrai dire, peut-être que dans le fond, Aurora s'amusait de la situation. C'était une situation bizarre, certes, mais de cette façon, elle se coupait de sa vie triste et monotone. Elle avait tout. C'était triste de se dire qu'elle avait besoin d'un homme qui n'avait rien pour se sortir de sa vie triste et plate, dans laquelle il ne se passait jamais rien. Mais ne comptez pas sur la jeune femme pour l'avouer à voix haute. Et d'ailleurs, que cet homme ne compte pas non plus sur elle pour trinquer avec lui. Elle préférait mourir. Elle préférait même être pauvre. Quoi que … Peut-être pas. « Oh, vous pouvez boire du champagne si vous voulez, mais on ne va pas trinquer », rétorqua-t-elle en pinçant les lèvres. Parce qu'il voulait trinquer à quoi ? Au fait qu'ils se parlaient depuis cinq minutes et qu'aucun n'était mort peut-être. C'était une possibilité. Mais Aurora ne promettait pas de ne pas le tuer plus tard. « Et je suis désolée, je n'ai pas suivi de cours de second degré. Comment vous m'appelez déjà ? Miss popotin coincé ? », ajouta-t-elle en croisant les bras. A vrai dire, du second degré, elle en avait beaucoup. D'elle à elle. Mais son ego était bien trop surdimensionné pour qu'elle accepte d'être critiquée ou moquée parce quelqu'un d'inférieur à elle. Et comme il n'y avait qu'elle égale à elle, la liste était très réduite. Et puisqu'il était l'heure de débattre, la jeune femme allait débattre. Parce qu'apparemment, c'était comme ça qu'allait fonctionner leur relation. Elle allait dire quelque chose, il allait la contredire, ils allaient débattre, se prendre la tête et ne jamais tomber d'accord. Mais cette fois, Aurora estimait qu'elle avait raison. Certes, elle n'avait pas été très tendre avec lui les précédentes fois où ils s'étaient vu. Mais maintenant, elle faisait un effort. Alors la moindre des choses, c'était de se montrer poli et reconnaissant. En constatant qu'elle avait réussi à lui faire fermer son clapet, Aurora ne put s'empêcher d'afficher un très grand sourire radieux. « Hm », se contenta-t-elle de répondre. Elle savourait sa victoire, elle n'avait pas besoin d'en rajouter. Son regard frustré était largement suffisant. Elle n'allait pas jubiler. Ce n'était plus une enfant. Quoi que … Des fois c'était à se demander si elle n'était pas encore une enfant. « Arrêtez donc de râler. A fore de froncer les sourcils vous allez accentuer vos rides », répondit-elle simplement, sans donner plus d'argument. Bon, en vrai, elle aimait les hommes avec des rides, c'était sans doute pour ça qu'elle sortait toujours avec des hommes plus vieux (coucou Tim). Ou peut-être que c'était un complexe du paternel. Quoi qu'il en soit et pour revenir au sujet qui nous intéressait, elle avait décidé de faire une bonne action avec lui. Elle ne pouvait pas distribuer l'argent de son père de tous les côtés. Alors qu'il cesse de se plaindre, nom de dieu.

Mais trêve de blabla. Normalement, Aurora ne discute pas avant son café du matin. Et là, elle a faim. Et l'homme qui l'accompagnait sans doute aussi. Face à son commentaire un brin moqueur, elle ne put s'empêcher de lui mettre un coup de coude. Pourtant, elle souriait et échangeait avec lui un regard complice. Pour l'instant, elle n'avait plus envie de l'assassiner, ce qui en soit était une bonne chose. C'était un progrès immense. Il ne fallait pas en demander trop non plus. Mais les deux finirent par être installé. La jeune femme trouvait tentant de se plaindre du serveur qui les avait mis dans un coin. Mais elle jugea que ça ne servait à rien. Elle aussi avait eu des préjugés, elle ne pouvait pas en vouloir aux autres d'en avoir aussi. « Ne me faites pas regretter d'être ici », râla-t-elle. Ce n'était pas une gamine et elle n'avait pas envie d'accepter qu'il la traite comme telle. Elle avait bien envie de lui jeter une serviette à la tronche tiens. « Les gens sont beaucoup plus perturbés quand on répond à leurs attaques avec intelligence et avec classe », ajouta-t-elle. Elle avait remarqué avec le temps que les gens se sentaient bien souvent perturbés quand on leur répondait avec classe et non avec des insultes. Il devrait essayer, elle était certaine qu'il fermerait la gueule de beaucoup de monde de cette façon. En parlant de fermer la gueule des gens, Aurora ne tarda pas à rabattre le clapet d'une espèce de gourde. Elle avait mille fois plus de classe qu'elle. Elle avait sans doute un million de plus sur son compte en banque aussi. Alors qu'elle ne permette pas de la juger, cette pétasse. « Il fait des photos érotiques aussi si vous voulez », rajouta-t-elle. Après tout, peut-être qu'elle le regardait parce qu'elle le trouvait diablement sexy et que son mari ne la satisfait pas au lit. C'était une possibilité. La jeune femme reporta son attention sur l'homme face à elle. « J'espère que vous ne faites pas réellement des photos érotiques », précisa-t-elle. Elle ne voulait même pas imaginer. Elle allait faire des cauchemars pendant des mois, voir des années. Même une psychothérapie ne l'aiderait pas à se remettre du traumatisme. La jeune femme ne put s'empêcher de sourire face à sa remarque. « Vous pensez que je voulais vous défendre ? », demanda-t-elle en pouffant. Dans ses rêves. Il ne manquait pas d'air. Bon d'accord, elle le défendait peut-être un peu, mais elle n'allait pas le lui dire. Ça allait lui faire beaucoup trop plaisir. Et elle ne voulait pas trop lui faire plaisir, il allait y prendre un peu trop goût sinon. « Non, j'ai juste envie de manger en paix. Et j'ai vingt fois plus de classe d'elle, elle n'a pas à me juger », argumenta-t-elle. Quel mensonge. Bon. Il était peut-être temps de changer de sujet. Sinon, elle allait finir par avouer qu'elle commençait à bien l'aimer dans le fond. Elle était donc ravie de voir que le serveur arrivait pour prendre leur commande. Elle n'avait pas mangé de pancakes depuis une éternité. Elle se réjouissait d'avance. La brune resta bouche-bée face à sa commande. Il voulait mettre tout ça où exactement ? « Vous êtes sûr que vous aurez assez mangé avec tout ça ? », demanda-t-elle, d'un ton chargé d'ironie. Oh, elle pouvait le comprendre, il voulait faire des réserves sans doute. Mais elle aurait pu lui prendre quelque chose à emporter pour plus tard aussi. La jeune femme se décida toutefois d'éviter de faire des commentaires. Elle ne voulait pas risquer de le braquer à nouveau. A la place, la jeune femme faisait claquer ses ongles sur la table, nerveuse. Elle savait que c'était énervant, mais c'était un réflexe. Elle se décida finalement à le questionner, pour meubler le silence. Ils allaient passer un moment ensemble aujourd'hui, alors autant discuter pour ne pas s'ennuyer. La jeune femme versa du lait dans son café, écoutant la réponse. Ce qu'elle entendit lui coupa le souffle. Elle avait mal. Mal pour lui. Si elle n'avait pas eu un minimum de retenue, elle l'aurait sans doute prit dans ses bras. Elle garda le silence un moment, avant de poser sa main sur la sienne. « Je suis vraiment désolée. Pour votre compagne et votre fille. J'espère que vous allez la trouver », souffla-t-elle. Et elle était sincère. Elle retira cependant sa main, pour ne pas le braquer. Mais elle avait mal au cœur pour lui. Son histoire aurait même pu l'émouvoir aux larmes. Elle n'imaginait pas la souffrance qu'il avait pu vivre. La jeune femme s'efforça cependant de se reprendre pour ne pas rendre la situation trop gênante. La jeune femme lui adressa un sourire. « C'est si difficile à croire que j'ai eu une prise de conscience que j'ai vraiment envie de vous rendre service ? », demanda-t-elle. Elle pouvait comprendre que son revirement de comportement pouvait paraître étrange, mais elle était sincère. « Ceci dit, pour ce qui est d'un travail, tout dépend ce que vous savez faire », ajouta-t-elle. Bon, apparemment, il n'était pas styliste. Mais bon, elle pourrait peut-être lui proposer quelque chose quand même. Restait à savoir qu'elles étaient ses qualités et ses compétences. « Comment est-ce que vous vous appelez ? », demanda-t-elle finalement. Maintenant, il lui paraissait important de le savoir. Aurora n'était certainement pas un bisounours. Un peu quand même cependant. Et elle commençait à bien l'aimer celui-là. Le serveur finit par arriver avec leur petit déjeuner et elle ne put s'empêcher de rire quand elle vit le serveur poser toutes les assiettes devant lui. Elle le remercia et lui murmura quelque chose à l'oreille avant de le laisser partir. « Bon appétit », souffla-t-elle en plantant sa fourchette dans ses pancakes pleine de sirop d'érable.




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Re: get the hell outta my way ✻ anthony ✻ ( Mer 7 Fév - 12:49 )

get the hell outta my way
Tony & Aurora
" A deux rues plus loin, y a un mec qui me bat en matière d'insultes. Je ne suis qu'un débutant à côté. Si ça t'intéresse... C'est juste à deux rues plus loin ." lui dis-je en pointant légèrement du doigt le coin de la rue à prendre, y a juste à traverser et elle trouvera l'autre mec. Ce mec, je ne sais pas comment il s'appelle et je m'en fous, on ne s'entend pas bien du tout. On ne fait que se gueuler dessus et je ne sais pas pourquoi on fait ça. Ceci dit, la nana me pose la question qui m'amuse et ça se voit à mon petit sourire. " Nope. Mais ça va vous surprendre... Y en a qui sourient à mes blagues de merde." et le plus souvent ce sont les gosses. En même temps je ne peux pas leur en vouloir, c'est tout à fait normal. Ils sont jeunes, ils n'ont pas la moindre idée de ce qui se passe dans le monde et pourquoi je suis dehors. Je ne sais pas ce que leurs parents disent des personnes qui vivent dans la rue, mais ça m'est égal et je sais de base que ce n'est pas toujours gentil. J'hausse les sourcils avec un faux air offusqué quand elle me dit que j'ai commencé. " Ah bah voilà, t'as qu'à te plaindre à ton papa et dire que c'est moi qui ai commencé... Alors que ..." Je grimace un peu pour montrer à quel point ce débat est d'ore et déjà ridicule en soit: " Je n'ai fait que compter jusqu'à ONZE !" Et sur ces mots, je ricane tellement c'est ridicule. Mais ceci dit, ça fait un bout de temps que je n'ai pas eu ce genre de débat, c'est assez amusant dans le fond. Qui l'eut cru ? Pas moi en tout cas.

" Ah ? Ben écoutes... Y a plusieurs raisons pour trinquer, ça va même jusqu'au ridicule. Prendre du champagne en soit, c'est surtout qu'il y a quelque chose à fêter." Du moins, c'est ce que cela symbolise si je n'étais pas à la rue et aurais retrouvé la situation normale. Autrement dit: en n'étant pas riche que ça, mais ayant toujours un toit, c'est déjà ça au moins. Mais bon, on va pas quand même boire du champagne merde ! On sait jamais avec elle en fait, elle prend tout du premier degré. Et elle me le fait remarquer, bordel... Qu'est-ce que ça doit être emmerdant par chez elle. Faudrait que je lui donne des cours au final. Quoique, je ne suis pas sûr d'être un bon professeur pour ça. " Miss popotin constipée. C'est pareil que coincé, mais en plus ... Sérieux on va dire. T'as un humour digne des richards et ce serait bien de te débrider un peu par moment t'sais. Parce qu'ici, tout le monde n'est pas comme toi et ça m'étonnerait pas que t'ai pas de potes sur lesquels tu pourrais compter. 'Fin, je dis ça, mais je ne sais rien de toi et ce ne sont pas mes affaires." Mais je le dis quand même. Dès que j'ai quelque chose à dire, je le dis, que ça vexe ou pas les gens, tant pis s'ils ont un petit coeur fragile, gonflé d'égo.

Ego que je vois apparaître là, en mode totalement fière de son coup. Parce qu'elle a réussi à me la fermer et c'est pas souvent que ça arrive ça, j'aime avoir le dernier mot bordel et là, je viens de lui en accorder. Ca m'énerve dans le fond et je vois son sourire, son grand sourire. Que j'aurai aimé voir autrement ceci dit, parce que merde, même si elle a un beau sourire, elle l'utilise carrément au mauvais moment ! Je lui lance un regard qui lui dit parfaitement que je vais lui ravaler son sourire et ses dents avec si elle continue comme ça. Mais comme elle n'a pas l'air de comprendre ce message, je lui montre mon doigt d'honneur tout en détournant le regard. " Meh, elles sont belles mes rides. Je les assume moi." Et j'aimerai bien voir le jour où elle verra les siens et si elle réussira à les assumer tient.

Dans le resto, on s'échange un regard amusé bien que je sois surpris par son coup de coude mais en même temps c'est tout à fait compréhensible vu que je viens de me moquer -GENTIMENT- d'elle. On s'était installé et encore une fois, on se prend la tête. Je crois que nous sommes destinés à nous prendre la tête 24h sur 24 et sept sur... Non attendez, pas sept jours sur spet. Même si c'était une façon de parler, je l'aime bien mais je ne veux pas passer ma vie avec elle. Que ce soit clair, je n'ai pas l'intention de trop abuser de sa gentillesse du moment. Surtout si elle va se rendre compte qu'un jour elle verra qu'une mouche l'a piqué et elle finit par regretter tout ça. Qu'elle veuille que je lui rembourse le tout. Non mais faut pas trop rêver.

J'hausse les sourcils amusé, le sourire en coin quand elle m'annonce qu'il faut répondre avec classe et intelligence. C'est marrant qu'elle me dise ça, parce que c'est encore une chose à laquelle je suis d'accord en fait." Oh tu serais surprise. Je sais répondre de cette manière, sans passer à la case d'insultes. Mais dans le monde dans lequel je vis, cela ne marche pas. On fonctionne autrement." Et je n'ai jamais eu l'occasion d'aller dans le sien... Enfin si, mais ça remonte à tellement d'années là, que je ne saurais pas dire quand exactement, mais je me rappelle qu'Annabel était là. C'était assez amusant dans le fond de changer notre manière d'envoyer chier les gens. Ceci dit, on est en train d'envoyer une là qui n'arrête pas de nous dévisager. J'allais l'ignorer, mais la nana n'est pas restée insensible. Elle vient tout juste de prendre ma défense et elle en rajoute une couche avec les photos érotiques, qui me fit grimacer un peu pendant quelques secondes avant de me reprendre face à sa question. " Nan. Sinon, je n'en serais pas là, assis sur cette chaise." avant de pouffer de rire et je passe la main sur le front alors que mes épaules sont secoués par mon rire que j'essaye de contrôler. C'est vraiment plus fort que moi. Je me reprends un peu et lui demande si elle n'a pas fait ça pour me défendre, alors qu'elle m'avait balancé qu'elle s'en fichait royalement des gens. " Mhmh... C'est que tu ne t'en fous pas de ce que les gens pensent de toi." Et je souris certain que j'ai enfin le dernier mot à mon tour. Sa justification au fait qu'elle veuille manger en paix, ça ne marche pas. Pas avec moi. Elle pouvait le faire tout en ignorant les gens quand même.

" Yep !" lui répondis-je en fermant la carte de menu que je tends au serveur qui était aussi très étonné de la quantité de nourriture que je veux prendre. Le serveur parti, je soupire et passe la main dans mes cheveux. Bon j'avoue que j'ai exagéré un peu mais... " Ecoute, y a eu une nana à l'hôpital qui m'a donné un vrai repas hier midi, je n'ai pas mangé depuis et je ne peux plus juste me contenter d'un simple burger." Sinon j'allais devoir subir des tremblements non stop et des crampes à l'estomac et franchement, c'est pas le bonheur et j'vous dit que c'est mieux de ne pas l'avoir à nouveau. Je voudrais bien m'en passer.

Puis bah voilà. On n'a plus rien à se dire, si elle ne fait que pianoter avec ses ongles et c'est super désagréable. Si seulement je pouvais faire de même mais on va éviter, j'ai même pas d'ongle et j'ai pas envie de les faire pousser non plus. Seulement, voilà, j'aurai dû parler en premier, mais j'avais pas d'idées et encore, je ne savais pas si elle m'enverrait balader. Donc c'était à elle de poser la question. Et j'ai été plutôt surpris d'avoir répondu honnêtement, je ne l'ai pas envoyée baladée ou quoi. En même temps, faudrait bien que je lui montre un peu de reconnaissance parce que c'est pas tous les jours qu'on m'invite dans un restaurant et qu'on me permette de manger sans limite. Bon, tant qu'elle me demande pas ce que j'ai foutu pendant toutes ces ann...

Stop.

Attendez. Mon cerveau fait un arrêt. Elle vient de poser sa main sur la mienne ? Non, je n'hallucine pas et comme mon regard était rivé sur cela, je le relève vers elle et étrangement, je ne la repousse pas. Enfin, j'sais pas comment l'expliquer, mais tout ce dont je suis capable c'est de serrer la mâchoire pour ne pas craquer totalement, ni trop cligner les yeux au risque d'avoir un regard brillant. Et le pire, c'est que je ne sais pas si Harley veut me retrouver, mais je fais comme si et je m'accroche à ça. C'est cette seule pensée qui me permet de survivre dans ce monde de merde, avec des gens de merde et c'est tellement difficile de savoir qu'il existe encore des individus avec un grand coeur comme c'est le cas avec elle, à ma plus grande surprise. Je ne dis rien et hoche seulement la tête à ses paroles. Je ne dis rien, bah tient: elle a son dernier mot. Enfin ouais, non je me la ferme même dans mes pensées.

Des fois, je pense à des conneries pour me détendre et trouver un moyen de rire et changer de sujet ou quoi... Chose que je saisis vite fait, après m'être remis de ma légère perturbation quant à ce sujet. Je crois que je n'en ai parlé à personne en plus, c'est dingue. Faut que ce soit une héritière, qui n'en a rien à foutre de son argent qui réussisse à me faire cracher le morceau. Ironie de la situation quand même j'vous dis. Alors hop, je change le sujet, c'est plus facile et ça passe. " Ouais bah écoutes ... T'as tellement eu la haine contre moi, que tu cherchais par tous les moyens de me faire dégager de là, puis du jour au lendemain, tu m'invites au resto avant de faire ... Du Shopping ? Personne sur la planète ne ferait ça !" Et je sais que j'ai raison avant que je ne me reprenne. " A part toi apparemment." Lui dis-je avec un léger sourire tout en la désignant du doigt avant qu'elle n'ajoute quoi ce que ce soit. Et voilà que nous parlons de travail, je pose mes bras sur la table alors qu'il y a encore ce café qui me fait de l'oeil. " Alors ouais, j'ai pas de diplôme, c'est pour ça que j'ai jamais de boulot en plus de ma condition actuelle. Mais j'ai travaillé dans la mécanique pendant des années, sauf que l'arrivée des voitures électriques et toutes ces merdes, c'est plus pareil. J'ai aussi l'habitude de savoir réparer, aider à la construction basiques dans les maisons des voisins que j'avais à l'époque. Le genre d'homme à tout faire." Et ce genre de titre ne me plait pas du tout, ça m'aurait foutu la honte ceci dit, si j'avais encore du boulot, un logement ... Ou ne serait-ce un peu de fierté, mais j'ai quasiment plus rien de tout ça. Être à la rue, c'est n'avoir rien dans sa vie. Juste des pensées, des consolations mais sans plus.

Je relève le regard du café quand elle me demande mon nom. Maintenant elle veut m'appeler autrement que le sale SDF puant et je ne sais quoi. C'est marrant, parce que je comptais lui demander comment elle s'appelait, mais ... Ouais, j'y ai pas pensé sur l'instant. Faut toujours que je reste direct et sur mes gardes parce que les gens gentils du jour au lendemain, c'est pas tous les jours que ça arrive. " Anthony, mais on m'appelle Tony. Et toi ?"

Et voilà que les assiettes sont enfin devant moi et j'ai vraiment très faim que je pourrai tout manger en moins de dix minutes ! J'ai pas pu empêcher de faire un grand sourire face à tout ce que j'ai à manger. Pancakes, bacons, saucisses, des pommes de terres... Oh làlàlà. Je vais être bien paré pour la journée. Et ça fait combien de temps que je n'ai pas mangé de vraie viande ?? " Bon appétit à toi aussi." Et hop, je prends le couteau, la fourchette et je commence à couper avant qu'une douleur me rappelle que ... Je grimace et déserre la prise du couteau. Je coupe doucement et enfin, goûte à la première bouchée du bacon et mon visage se détend au goût, surtout ma mâchoire qui commence même à me faire mal tellement c'est bon. Je me laisse un peu retomber contre le dossier du siège et... " Oh putain... Qu'est-ce que c'est bon." laissais-je échapper, tout en laissant retomber les couverts dans un bruit qui a fait retourner quelques personnes. Roooh, c'est bon, c'est juste les couverts merde, mais je les ignore quand même. Je continue de manger et je ne parle pas beaucoup puisque j'étais tellement concentré à couper, sauf qu'un moment donné ça a commencé à m'agacer sévère. Qu'elle n'aille pas le couper pour moi ! Je me démerde et quand j'ai enfin fini de manger, j'ai vraiment tout mangé et tout ce qu'il restait, c'était le sirop d'érables des pancakes. Je soupire et regarde le serveur au loin, les sourcils encore une fois de plus froncé. " Tu lui as dit quoi à ce gars tout à l'heure ?" fis-je en le désignant du menton alors que je prends la tasse de café, du moins, ce qui en restait.

On discutait encore un peu (et quand je parle discuter, c'est comme d'habitude: se prendre la tête pour savoir qui a raison), le temps que je digère et je la laissais appeler le serveur pour régler, afin qu'on puisse commencer le shopping. Elle était vraiment sérieuse et prête à me faire un relooking. Sauf que cela ne va pas durer longtemps et le pire c'est que je ne saurai pas quoi foutre plus tard avec tout ça, encore, me faudrait trouver un toit et c'est ... Ah.

Anya. Mais ouais.
Bon, j'pourrai aller chez elle. Faut croire que cette Aurora a réussi à me mettre dans l'humeur à aller vers les gens sur le coup.
electric bird.

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Re: get the hell outta my way ✻ anthony ✻ ( Dim 11 Fév - 21:45 )


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Aurora se retenait de ne pas jurer à son tour. Elle se souvenait que c'était une jeune femme bien élevée et beaucoup trop distinguée pour se mettre à chanter des noms d'oiseaux. Mais franchement, c'était carrément tentant. « Ce n'est pas parce que les autres sont pires qu'on ne peut pas s'efforcer d'être meilleur », rétorqua-t-elle. Et ça franchement, c'était très philosophique. Elle se surprenant elle-même de ce qu'elle venait de dire. Oui, il y avait toujours pire, mais on pouvait devenir meilleur. La preuve, elle avait un frère jumeau encore plus diabolique qu'elle et pourtant elle était là à faire sa bonne action du jour. Bon d'accord, son frère de ce côté là était sans doute plus généreux qu'elle, en plus il lui gonflait toujours les oreilles avec son histoire de valeur de l'argent. Mais inutile de détruire son argumentation. « Sans doute sourient-ils simplement pour être polis », souffla-t-elle en levant les yeux au ciel. Elle ne voyait pas d'autre explication, parce qu'elle, il ne la faisait pas trop rire. « Voyez, comme ça », ajouta-t-elle en faisant un grand sourire à son tour. Bon à vrai dire, cette situation commençait quand même à l'amuser. Mais elle n'allait pas lui donner la satisfaction de lui avouer. La jeune femme ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel. Voilà qu'ils allaient recommencer à se chamailler. Pour des idioties en plus. C'était lui qui avait commencé et elle avait raison, point barre. « vous n'aviez qu'à pas compter et bouger votre énorme popotin tout de suite », répliqua-t-elle en croisant les bras. Non, elle n'a pas maté son derrière les fois où elle l'a chassé d'ici. Mais bon, la petite pique est gratuite, cadeau de la maison Callahan. Et après on ose dire qu'Aurora n'est pas généreuse franchement. La jeune femme, sourcils froncés, se disait qu'ils avaient une conversation digne de deux enfants. Bientôt quelqu'un allait s'arrêter et leur dire que la maternelle c'était de l'autre côté de Cap Harbor. « Nous n'avons rien à fêter cela dit. Et d'ailleurs, au risque de vous décevoir et de détruire tous les nombreux préjugés que vous pouvez avoir, je ne suis pas une grande amatrice de champagne », déclara-t-elle avec le même air que si elle venait de lui révéler un scoop particulièrement surprenant. Le dramatique version Callahan dans toute sa splendeur. N'empêche que c'était vrai, il lui arrivait de boire du champagne, mais elle avait une très nette préférence pour les vins. Surtout les vins blancs sucrés. Elle n'était pas une très grande amatrice de champagne – surtout parce que les bulles lui montaient à la tête et qu'elle était ivre après deux coupes. « Merci pour l’explication mais j'avais compris que constipé et coincé ça voulait dire la même chose », répondit-elle en soupirant. Il la prenait totalement pour une débile ou est-ce que c'était juste une impression ? S'il continuait comme cela, elle allait le laisser ici et s'acheter un nouveau canapé à la place, ça lui serait plus utile que d'être charitable. « Vous êtes vraiment emplis de préjugés – taisez-vous, si vous dites que je suis pareille je vous frappe avec mon sac. Sachez Monsieur je sais tout que j'ai plaisir à rire et à faire de l'humour. Même des blagues osées et déplacées voyez vous. Je suis très loin d'avoir un humour de « richards » et je peux même me montrer débridée quand il le faut. Simplement aux dernières nouvelles, nous ne sommes pas meilleurs amis tous les deux, on ne va pas s'organiser une soirée pyjama, se faire des couettes, se raconter nos petits secrets et se faire des blagues tous les deux », répondit-elle, d'un ton détaché. Pas pitié, qu'il ne s'imagine pas qu'elle était en train de lui proposer une soirée pyjama, ce serait carrément gênant.

Bon. Ils ne vont pas passer leur journée ici. Apparemment, ils vont avoir une journée chargée. Petit déjeuner, shopping. Elle en frétille d'excitation. Aurora aimait faire du shopping, certes, mais ce qu'elle aimait par dessus tout, c'était s'improviser styliste personnelle. Mais pour l'heure, ils devaient manger. C'était suffisamment surprenant pour le signaler, mais ils semblaient avoir quelques atomes crochus malgré tout. En témoignait ce petit regard complice qu'ils avaient échangés, avant d'être conduits à leur table. Dans le fond, Aurora aimait avoir face à elle quelqu'un comme Tony, qui n'avait pas peur de lui tenir tête. Elle avait trop l'habitude qu'on cède au moindre de ses caprices. Il n'y avait plus de challenge, c'était beaucoup moins drôle. « Vous devriez essayé. Je suis sûre que les gens seraient surpris de vous voir répondre avec classe, moi la première », affirma-t-elle. Si le premier jour où elle l'avait rencontré, il l'avait envoyé promener de manière distinguée, la jeune femme aurait sans doute ouvert la bouche en grand, surprise plus que de raison. C'est que les clichés avaient la vie dure, même dans une petite ville comme Cap Harbor. Surtout dans une petite ville comme Cap Harbor. Leur conversation fut interrompue par une femme qui les dévisageait avec insistance. Aurora n'hésitait pas à la remballer bien comme il faut. Et dire qu'Anthony pensait qu'elle n'avait pas d'humour. La preuve que si, nom de dieu. « Vous devriez peut-être vous lancer dans les photos de charmes, peut-être que vous aurez du succès », s'exclama-t-elle en ricanant. Peut-être que c'était poussé le vice un peu loin, mais la jeune femme avait très envie de le taquiner. A vrai dire, elle y prenait vraiment plaisir et elle n'était pas décidé à s'arrêter. Plus tard. Maintenant, ils parlaient sans se prendre la tête pour une fois. Mais son sourire disparu bien vite. Elle, préoccupée par l'avis des autres ? Jamais. Un peu. Peut-être. « Dans le fond, tout le monde se fiche un peu de l'image que les autres ont d'eux », finit-elle par concéder. Encore une fois, elle se montrait plutôt philosophe aujourd'hui. Pourtant, elle n'avait pas fait des études de philosophie, mais de psychologie. Enfin Cindy elle croit mais elle n'est plus sûre. La jeune femme passa sa commande et fut surprise par la quantité de nourriture que lui comptait avaler. Elle imaginait bien qu'il devait être difficile pour lui de trouver de la nourriture tous les jours, mais franchement, un être humain était vraiment capable de manger autant ? « Très bien. Mangez tout ce qui vous fera plaisir », dit-elle finalement. Elle, si elle mangeait des pancakes, elle avait à la limite mangé pour la journée. Mais bon on ne pouvait pas dire qu'ils avaient le même gabarie tous les deux, alors s'il avait besoin de tout ça pour entretenir son corps de dieu, ma foi, elle ne ferait aucun commentaire. Pour une fois. Elle espérait qu'il se trouvait chanceux. Puisqu'ils devaient attendre leurs petits déjeuners, la jeune femme jugea qu'il était temps d'apprendre à le connaître un minimum. Elle le questionnait, pour en savoir un peu plus sur qui il était. Elle était touchée par son histoire. Qui ne le serait pas ? Elle n'était pas à la place de l'homme qui avait perdu son épouse non. Mais elle imaginait sa fille. Elle aussi était l'enfant de quelqu'un. Elle aussi avait perdu sa mère. Aurora savait que son père travaillait beaucoup et qu'il était donc très absent. Mais il était là pour elle. Elle n'imaginait pas ce qu'il pouvait ressentir à l'idée de ne pas pouvoir être là pour sa fille. De ne pas avoir de famille. Le cœur de la jeune femme se serra. Son histoire était touchante et ça lui faisait de la peine. C'était sans doute pour cette raison qu'elle ne s'intéressait jamais aux gens. Parce que découvrir des choses comme ça, c'était obligé de vous toucher au plus profond du cœur. Maintenant la jeune femme ne le regarderait plus jamais de la même façon. Elle avait presque l'impression de pouvoir lire de la tristesse dans les marques de son visage, laissées par le temps. Dans son élan de compassion, la jeune femme ne trouvait rien d'autre à faire que de poser sa main sur la sienne. L'homme en face d'elle semblait aussi surprit qu'elle et pourtant, il ne la repoussa pas. Qu'est-ce qu'il lui avait prit ? Elle ne savait pas. C'était lui aussi avec ses histoires tristes. Toutefois, la jeune femme tenait à lui montrer son soutien. Mais en voyant qu'il faisait de son mieux pour dissimuler son chagrin, elle crut nécessaire de retirer sa main et de le laisser reprendre ses esprits. La jeune femme fut plus que ravie de le voir changer de sujet. Elle aussi était mal à l'aise face à cette situation. Rien d'étonnant en soit, puisque jusqu'à présent ils s'étaient uniquement parlé pour se prendre la tête. « La haine, tout de suite les grands mots », répondit-elle en levant les yeux au ciel. Déjà, elle n'avait pas la haine. Il polluait simplement son champ de vision. Ce n'était quand même pas si compliqué. La jeune femme malgré elle ne put s'empêcher d'arborer un sourire amusé. « Vous devriez savoir que je ne fais rien comme les autres », souffla-t-elle. Et elle en était fière. Rien de pire que de se fondre dans la masse et d'être un mouton. C'était certain qu'un mouton, Aurora Callahan n'en serait jamais un. Finalement, ils en vinrent à parler de travail et une idée lui passa par la tête. Elle n'avait pas de voiture, en revanche, elle avait un appartement dans lequel elle faisait souvent des travaux. « A vrai dire, je fais souvent des travaux dans mon appartement et je pourrais avoir besoin d'un peu d'aide », expliqua-t-elle avec un sourire. En général, elle faisait appel à des entreprises, alors pourquoi ne pas faire appel à quelqu'un qui avait vraiment besoin de travailler ? Aurora avait le sens de la pratique, des fois, quand elle voulait. Et d'ailleurs, en parlant de sens pratique, ce serait bien qu'elle ait un nom pour l'appeler, autre que le squatteur de l'entrée du centre commercial. Ainsi donc, il s'appelait Anthony. « Aurora », répondit-elle à son tour. Et elle lui adressa même un sourire en bonus. Si c'était pas mignon cette histoire.

Finalement, leur petit déjeuner arriva et ils mangèrent tous les deux en silence. La jeune femme était contente de voir qu'il prenait plaisir à déguster tout ce qu'il y avait sur la table. En même temps, il n'y avait rien de surprenant à cela. Quand elle eut fini ses pancakes, elle le dévisagea avec un sourire bienveillant. Voilà qu'Aurora se prenait pour mère Térésa. Elle demanda l'addition lorsqu'ils eurent fini de manger et le serveur revint avec un sachet en papier kraft qu'Aurora donna à Tony. « Des sandwichs pour votre déjeuner », annonça-t-elle simplement en donnant sa carte au serveur pour régler la note. Lorsque tout fut réglé, ils sortirent enfin du restaurant et Aurora se tourna vers lui. « Bon, qu'est-ce qui est le plus urgent ? Votre sac à dos vous m'avez dit ? », constata-t-elle en regardant l'épave qui se trimbalait avec lui. La jeune femme aurait vraiment voulu le traîner chez un coiffeur et chez un barbier, mais si elle arrivait au moins à lui fournir quelques vêtements, elle serait contente. Elle le traîna donc dans une boutique spécialisée dans les sacs en tout genre et le laissa choisir. Elle était là pour sortir la carte bleue, rien d'autre, même si elle ne se privait pas de faire des commentaires sur ses choix, juste parce qu'elle était elle.




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Re: get the hell outta my way ✻ anthony ✻ ( Mar 13 Fév - 17:37 )

get the hell outta my way
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” Eh ben… Chiche.” lui dis-je avec un sourire amusé.
Chiche à quoi ? Ah, que je devrais essayer de répondre avec classe, sans aucune insulte. Par contre je vais éviter de faire comme elle qui a tendance à faire un petit sourire hypocrite. Quoique… Je crois que je vais être comme elle. Eh merde. Ceci dit, je me suis bien lancé dans son jeu avec les histoires de photos pornographiques. N’empêche qu’elle est moins coincée que je ne l’aurai pensé sur le coup, mais forcément. On a tous eu des préjugés sur le premier coup et on a tous les deux eu faux sur nos pensées apparemment. Je ricane face à ses remarques, amusé et nullement offusqué. ” Ouais, dans le fond, je ne suis pas si mal que ça en fait.” Je croise son regard, je lui réponds vite avec un regard blasé. ” Ouais, t’me dis la barbe et même mes cheveux méritent un coup de ciseaux.” Pourtant, j’ai fait ce que j’ai pu hier mais apparemment, ça n’a pas trop bien marché. Fais chier. En même temps, c’est pas étonnant avec le bras en coton que j’ai à cause de ces ivrognes. Wow. Je crois que je la perds un petit peu à l’entendre parler ainsi, elle devient une philosophe ou … Naah, j’imagine qu’elle sort ça d’un bouquin en fait. Cela m’étonnerait pas qu’elle lise assez. ”Ouaaais… Ouaaais…” lui fis-je avec un sourire et le regard qui montre à quel point je ne suis pas convaincu par ses paroles. Mais en fait, dans le fond, je ne veux pas l’admettre, mais elle n’a pas tort. J’en suis la preuve vivante. La majorité du temps, j’en ai rien à foutre de ce que les gens peuvent penser de moi, je sais ce qu’ils en pensent en général… En plus, je m’en fiche que mon apparence puisse sembler être affreuse ou quoi, qui ferait courir les gens dans le sens contraire.

Les grands mots ? Moi ? Oh oh oh oh oh… Non… Jamais… “ Ouais attends un peu. Tu me regardais comme si j’étais un satané cafard puant. Encore un peu, tu étais prête à prendre ta jolie chaussure, me tuer à coup de talons perçants et repartir au centre commercial comme si rien n’était. Sauf que… ça aurait fait de la saleté partout et ça aurait abîmé ta pauvre chaussure…” Je ricane un peu avant de reprendre les paroles et ensuite pointer le fait qu’elle ne faisait rien comme les autres. Enfin, genre, inviter un gars comme moi, dans un restaurant pareil… Ceci dit, j’avais eu l’embarras du choix et j’ai fait gaffe à lui choisir un restaurant et non un fast-food comme elle aime. Quoi ? Moi soucieux ? Non, jamais. ” Moi aussi, j’fais rien comme les autres. La preuve.” Je me montre moi-même, là où je suis, bien assis sur une bonne chaise confortable en plus.

On parle boulot, je lui ai dit ce que je faisais dans le passé, c’est pas le genre de boulots dont je pourrai être fier. Mais, tant que je n’ai pas à lui expliquer que je suis un ancien drogué, alcoolique, tueur de gosses… ça devrait le faire. Quoique, elle va grave m’en vouloir de m’être tu à ce sujet. Sauf qu’elle comprendra aussi d’un autre côté parce que… Voilà, si je balance tout ça, c’est mort. Plus personne ne voudra me parler. Je bois mon café un peu quand elle me parle de son appartement. ”Mh… T’sais où me trouver en général... “ En gros, je passe ma vie dans les rues, pas compliqué à me trouver, surtout devant le centre commercial.

Et la miss popotin constipée, pas si constipée que ça s’appelle Aurora. Bon, je me retiens de tout commentaire, ça fait un peu … Ouais, je me tais même dans mes pensées, sinon ça va encore raviver la belle guerre entre nous deux.

Elle me tend un sac papier kraft, alors que je lui ai demandé ce qu’elle a dit au serveur tout à l’heure. La réponse vint vite fait et je ne cache pas ma surprise. Enfin, si, mais la surprise se voit directement par le fait que je ne dise pas un mot durant les premières secondes avant que je lâche un : ” Wow… Merci.” En attendant qu’elle règle l’addition, je range mes sandwichs dans mon sac … Du moins, ce qui reste du sac.

On ne tarde pas plus pour sortir du restaurant et je relève mon regard vers le soleil qui tape bien. Aaaah, ça, c’est du bon soleil. J’aime ce soleil. Pas ces nuages de merde et la pluie ou encore la neige. Elles ont graves rien à foutre là surtout ! Je soupire après avoir mis mes lunettes de soleil alors que j’entends à nouveau sa voix. “ Mh… Ouep. D’une minute à l’autre, il va me lâcher. Il en a vu des belles.” Ainsi donc, on file dans le magasins de sport, j’ai l’embarras du choix et je cherche un bon sac, bien plus large et spacieux, qui résiste bien aussi. Je trouve le bon choix et on passe direct à la caisse. J’en profite pour pouvoir déplacer tous mes affaires et c’est à ce moment là que je remarque son regard sur mes cassettes et le baladeur qui est vraiment en mauvais état en fait. J’avoue que c’est un choix curieux d’emporter alors que tout le reste de mes affaires, c’est le minimum dont je me contente pour pouvoir survivre dans les rues. ” Cela vient de ma compagne. Elle a enregistré ses messages dans ses cassettes.” lui dis-je tout simplement avant de les ranger dans le nouveau sac.

Puis on est sorti. On est entré. On ressort, on rerentre. Enfin c’est ce qu’on a pas arrêté de faire pendant touuuuute la matinée. On s’est pris la tête sur nos choix différents, on s’est fait la gueule mais on s’est vite réconcilié sous les regards perturbé des vendeurs… Mais ce qui est marrant, c’est que plus j’entre dans un magasin bien changé par rapport au précédent, moins j’ai un drôle de regard. En même temps, j’évolue. Pas le même manteau, pas les mêmes vêtements, pas les mêmes pompes… Ceci dit, je vais les garder, elles sont super confortables. “ Quoi ?” remarquai-je par rapport à son regard. Je plisse les yeux et suis son regard avant de soupirer. “ Non.” C’en est hors de question. ” Tu tiens vraiment à ce que j’aille chez le coiffeur et le barbier ?” Je me mets à rigoler un peu nerveusement. “ Non. C’est non.”

electric bird.

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