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17 septembre 2017.

Aurora Callahan avait toujours eu une passion dans la vie : le shopping. En vérité, c'était un peu superficiel de résumer les choses comme ça. La jeune femme avait pour réelle passion de s'occuper avec un grand soin de dépenser l'argent que son père gagnait. Et c'était un domaine dans lequel elle excellait. Ils avaient toujours eu un deal tous les deux. Il gagnait l'argent, elle le dépensait et en contre partie, elle faisait une apparition dans ses soirées, où elle faisait des grands sourires et des grands gestes de la main. Comme si elle était contente d'être là. A vrai dire, elle était certaine que personne n'était vraiment content d'être là. Toujours était-il que la jeune femme avait toujours respecté sa part dans son accord avec son père. Ainsi, ce n'était pas rare de voir la jeune femme débarquer au centre commercial de Cap Harbor. A vrai dire, la petite ville ne regorgeait pas de boutiques de luxe comme elle les aimait, mais c'était tout ce qu'elle pouvait avoir. Quand l'envie lui prenait, la jeune femme se faisait conduire à Charlotte, pour faire du shopping. Il lui arrivait même de s'organiser des week-end entier à Los-Angeles ou à New-York, juste pour faire les boutiques. C'était un peu son seul passe-temps dans ses journées en même temps, donc cela n'avait rien de très surprenant. Quoi qu'il en soit, en cette belle journée ensoleillée de septembre, Aurora Callahan avait décidé d'aller faire du shopping. Elle adorait l'automne et ses jolies couleurs. Et surtout, elle adorait pouvoir s'acheter de nouveaux trench et de nouveaux manteaux pour l'hiver. Comme toujours, son chauffeur l'avait déposée à deux pas du centre commercial et la jeune femme faisait claquer ses hauts talons sur le sol y menant. Mais en arrivant devant le centre commercial, la jeune femme fut contrariée par une chose qui n'était pas présente la dernière fois qu'elle était venue. Est-ce qu'elle rêvait, ou est-ce qu'un homme était réellement en train de mendier devant le centre commercial ? Ah ça, Aurora ne l'acceptait jamais ! Elle voulait bien accepter de vivre dans une ville où il fallait se contenter d'un centre commercial pour faire du shopping, par contre, elle refusait de laisser son endroit préféré dans cette ville être pollué par la racaille et la vermine. Les sourcils froncés, la jeune femme s'avança d'un pas décidé vers l'homme qui contrariait ses plans de la journée. Quel malpoli ! « Excusez-moi », siffla-t-elle entre ses dents, en lançant un regard un peu dégoûté à l'homme qui se tenait près d'elle. Il avait l'air vraiment dégouttant. D'accord, c'était un sans domicile, mais franchement, il n'existait pas des centres d'accueil pour qu'il puisse se doucher ou quelque chose comme cela ? Elle était persuadée que si. Et elle était persuadée aussi que c'était absolument scandaleux de se laisser aller à ce point. Pas certaine de cette fait entendre, la jeune femme s'éclaircit la voix. « Hm hm », insista-t-elle. Elle espérait avoir retenu son attention pour pouvoir lui faire part de son mécontentement. Franchement, il était sans domicile, il vivait dans la rue, c'était triste. Encore qu'il n'avait qu'à aller travailler au lieu de mendier. Mais la jeune femme pensait quand même qu'il aurait pu aller mendier ailleurs. Certaines personnes venaient ici pour faire du shopping, parfois en famille ou entre amis. Selon Aurora, ils n'avaient pas à se sentir coupable de rentrer dans ces magasins dépenser de l'argent et de ne pas en donner à ce monsieur. Hors, le fait qu'il trouve là devait créer un certain climat de culpabilité. C'était absolument scandaleux. La compassion, Aurora ? Connaît pas. « Monsieur, je pense que vous devriez aller vous installer ailleurs. Sans vouloir vous offenser, vous faites un peu tâche dans le paysage. Mais là bas, au bout de la rue, je suis sûre que vous trouvez plein de gens compatissant à votre peine », suggéra-t-elle avec un grand sourire poli, en désignant le bout de la rue du bout du doigt. Non, Aurora ne voyait absolument pas ce qu'il y avait de scandaleux dans ses paroles. Elle avait raison, non ? Il faisait vraiment tâche dans le paysage. Elle aimait bien ce centre commercial et elle n'avait pas envie de commencer à être envahie par les SDF chaque fois qu'elle s'y rendait. « Je suis prête à vous payer. Vingt dollars, pour que vous alliez plus loin et que vous rendiez à cette magnifique entrée sa gloire d'autre fois », souffla-t-elle en désignant l'entrée du centre commercial d'un geste mélodramatique. Aurora, elle aurait sans doute dû être actrice, plutôt qu'héritière. En tant que drama queen qui se respecte, elle aurait probablement eu toute sa place à Hollywood. Mais la jeune femme n'était pas à Hollywood, elle était coincée à Cap Harbor et tout ce qu'elle demandait, c'était un centre commercial sans clochard pour lui gâcher son plaisir d'aller faire du shopping. Si elle se sentait coupable de dépenser de l'argent dans des vêtements alors qu'un homme était dehors, pourquoi ne lui donnait-elle pas d'argent, me direz-vous ? Eh bien simple question de principe. Son argent, elle ne l'avait pas volé, elle ne l'avait pas quémandé. Son père l'avait durement gagné. Cet homme au lieu de réclamer de l'argent n'allait qu'à aller travailler. Et d'ailleurs, en parlant de cela, elle avait encore deux ou trois mots à lui dire. « Vingt dollars, ça vous fera votre repas de la journée. Et au moins, vous pourrez aller acheter un journal et chercher un travail, plutôt que d'importuner de pauvres gens qui ne veulent rien d'autre que venir faire leur shopping en paix », s'exclama-t-elle, d'un air grave. Bienvenue dans le monde d'Aurora Callahan, où les gens dérangés par un sans domicile étaient plus à plaindre que le sans domicile en question. Il pouvait l'insulter s'il le voulait, Aurora n'aurait pas peur d'assumer ses paroles. Et puis, ce n'était tout de même pas de sa faute s'il était dans cette situation, il n'avait qu'à aller travailler, comme tout le monde.




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Re: get the hell outta my way ✻ anthony ✻ ( Dim 5 Nov - 22:13 )

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Tony & Aurora
On m'ignore.
" Un dollar, penny ? S'il vous plait ? On m'ignore. " Un dollar de rien du tout, penny ? S'il vous plait ? On m'ignore encore. " Un dollar, penny ? S'il vous plèèèèèèèèèèèèèt ??? Fis-je avec mon bras qui suit la personne qui passe devant moi. On m'ignore et je commence à en avoir ras le cul. Même mon cul en a marre de ce sol marbré ou dallée, je ne sais quoi, mais en tout cas, il fait mal. Non mais voilà. Au moins, ce sol est chaud, je l'ai bien réchauffé comme ça. Franchement, j'aurai jamais cru dire ça, mais l'été me manque déjà, même si je caillais en cette saison, j'avais quand même pas de problème avec la pluie et l'humidité. Sérieux, ça, ces trucs, ce sont les ennemis des personnes qui dorment dehors. Même moi j'en chie pour trouver une bonne place pour dormir. D'habitude, je suis bon à ça, mais faut croire que Cap Harbor est une ville contre les sans abris et ça m'étonne pas qu'il y en ait pas beaucoup dans ce coin. Puis c'est connu aussi, tous préfèrent les grandes villes, ça ne m'étonne pas non plus. Tout est plus facilement accessible...!

" Dollar ? Penny ? Oooh ! Il est joli le chien ! Comment il s'appelle ? Le chien est hideux, on dirait une grenouille qui s'est accouplé avec un chat je ne sais quoi. Non mais en tout cas, quelle tête de grenouille. Et elle m'a ignoré aussi cette pétasse qui pète pas plus haut que ses talons. Faut bien que je caresse un peu dans le sens du poil pour avoir un penny, mais c'est franchement pas gagné, en plus ce chien n'a pas de poil. Pauvre bête, à devoir suivre où cette maîtresse passe. Quelle supplice. Je suis bien content que je sois pas comme ce chien à la laisse et qui doit obéir à ses ordres à chaque fois. Bon ceci dit, la bête ne doit pas trop comprendre sa vie, parce qu'il la regarde de façon comme si c'était la déesse. THE déesse ! Bon je crois que je commence à avoir faim si je me focalise sur ce chien comme ça.

" Jolie peluche eh. C'est une licorne ? dis-je à la fille qui passe avec son doudou et qui est toute seule ? Ah non, je vois sa mère en train de discuter au téléphone devant un glacier. "Non. C'est ma chèvre-licorne ! " ... Quoi ? Chèvre licorne, c'est quoi ça ? " Parce que c'est comme ça, dans Moi Moche et Méchant, elle a perdu sa corne et elle est une licorne pour la fille. Alors c'est une chèvre-licorne. " " C'est quoi cette connerie ?  Les chèvres ça perd pa... Oh bonjour madame." je tends mon gobelet pour avoir un penny mais tout ce qu'elle fait c'est de gronder Nathy (sérieux ?! Ça donne des prénoms de merde là, pauvre gosse...) et la tirer du bras pour l'emmener plus loin, tout en m'ignorant. Je fais un petit signe de la main à la fille qui faisait de même. Mine de rien, même si les gens sont super chiants, ça fait du bien de parler avec eux. Ça aide à passer le temps plus vite. Je soupire et dépose le gobelet devant moi et me gratte l'arrière du crâne avant de m'étirer lourdement.

Je m'étire tellement que je me sens trembler, que je n'entends presque rien autour de moi. Je ne remarque même pas qu'une personne s'est approchée de moi et me parle. Il a fallu que j'entende son humtruc bieeeeen dégaineux. Bon qu'est-ce qu'elle m'veut celle-là ? " Hm hm ? " Je lui tends mon gobelet pour qu'elle me donne son dollar, si ça se trouve, c'est mon jour de chance ! Même si elle m'a l'air d'être ... Pimbêche. C'est pête pour ça ? Mais mon petit doigt me dit que c'est pas le cas. Je la regarde et comprends où est-ce qu'elle voulait en venir : elle veut que je dégage parce que je pollue son beau paysage. " Dollar ? Penny ? S'il vous plait, c'est pour manger ? " fis-je à d'autres passants, tout en ignorant la demoiselle. Les gens qui me dégagent ? Moi ? Connais pô. Rien à foutre surtout, elle n'existe pas.

" Merci mademoiselle ! " fis-je quand une femme dépose un dollar (ENFIN !!! PREMIER DOLLAR DEPUIS DEUX HEURES J'EN AVAIS RAS LE CUL). Je l'ai vue tout à l'heure, elle entrait. C'est vrai que si j'attends encore un peu, les gens qui vont sortir vont me donner beaucoup d'argent. Ce serait cool ça. Si j'ai de quoi prendre un burger en fin d'aprem, je serai bien chanceux. Si j'ai encore 50 cents, ça devrait le faire...! Je tourne un peu mon regard sur le côté, elle est toujours là la chieuse qui me dit qu'elle est prête à me payer vingt dollars. J'ai juste entendu 20 dollars là ? Sur ces mots-là, je me retourne vers elle et la regarde intéressée avant de froncer les sourcils face à son geste exagéré pour désigner l'entrée. Okay, j'ai des problèmes de vue, mais je suis pas aveugle non plus, je vois très bien que c'est une entrée. En tout cas, j'aurai jamais cru que ça m'arriverait : me faire payer pour 20 dollars pour rendre l'entrée comme elle était autrefois. " T'vas engager une femme de ménage pour effacer les traces de mon cul aussi ? " lui dis-je.

Bon je devrais pas l'envoyer balader comme ça, mais j'y peux rien. Vingt dollars pour que je foute le camp, je vais faire quoi de mon temps libre à part m'acheter à manger et me faire jarter dehors du fast-food ? Pf. Non faut que je m'occupe aussi un peu. Puis je sais qu'elle serait capable à tout pour me faire dégager de là, moi c'est pas les 20 dollars qui me feront dégager. Elle insiste encore. Je lève les yeux au ciel et soupire avant de mettre mes lunettes de soleil, non pas parce que je ne vois rien, mais surtout pour me foutre d'elle en mode je suis une star moi aussi. " 30 dollars. Pour que je foute le camp... Et que je rende à cette magnifiiiiiique entrée sa gloire d'autrefoiiiis. " finis-je en recopiant son geste pour désigner l'entrée avant que je continue de la même façon au ralenti en designant la rue où je suis censé m'installer à ses dires " Et que je retourne là d'où je vieeens. " Je soupire avant de ricaner tout seul comme un con. Je relève mon regard vers elle avec un faux-sourire. " T'as vu hein. Moi aussi je peux jouer le jeu d'acteur, mais à part que c'est super pourri ce geste. Ça vous donne surtout un air constipée là et complètement débile. Je récupère le gobelet et l'argent qui s'y trouve dedans. " Et 30 dollars ouais et je fous le camp. J'achèterai un journal aussi que je lirai en prenant mon déjeuner du jour. Sinon compte pas sur moi pour débarrasser mon joli cul sur ce pavé. " Ah bah voilà ! C'était ça ce mot que je cherchais tout à l'heure ! Pas le marbre, c'est un pavé que je suis assis ! Enfin bref, on s'en fout là. Je suis bien sérieux, je peux très bien dégager pour 30 dollars, en plus ça me permettra de lire le journal, tout en prenant mon temps... Enfin, c'est surtout pour m'acheter un bouquin de mots croisés et un stylo, c'est plus utile qu'un bout de papier chiffon.
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Re: get the hell outta my way ✻ anthony ✻ ( Lun 13 Nov - 18:53 )


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Aurora ne le connaissait pas ce type. Mais ça avait l'air d'être un sacré abruti. Il ne savait pas que c'était une mauvaise idée de s'installer proche de l'entrée d'un centre commercial ? Ca paraissait logique. Ca donnait moins envie aux clients de rentrer. Elle, par exemple, ça lui donnait moins envie de rentrer. N'était-il pas porteur de maladies, ou quelque chose comme ça ? Elle ne voulait pas le savoir. En plus, si ça se trouvait, c'était un tueur en série ou quelque chose comme ça. Bref, ça ne lui disait rien qui vaille. Elle aurait voulu le voir débarrasser le plancher immédiatement. Elle était bien trop belle et trop distinguée pour accepter de passer l'entrée d'un centre commercial squatté par un clochard. L'homme lui tendit son gobelet pour qu'elle y mette une pièce. La jeune femme lui adressa un regard dédaigneux. Est-ce qu'elle avait l'air de ces gens vulgaires qui se contentaient de balancer une petite pièce dans un gobelet pour se donner bonne conscience ? Certainement pas. Encore moins maintenant que le jeune homme se mettait à l'ignorer. « Si vous voulez manger, vous n'avez qu'à travailler », rétorqua-t-elle, agacée, quand bien même ce n'était pas à elle qu'il parlait. Dollar penny, c'est pour manger. Il allait répéter ça combien de fois ? Même dans le rôle de clochard, il était médiocre. Il aurait pu trouver un discours plus convaincant. Et puis déjà, d'où se permettait-il de l'ignorer ? Elle n'était absolument pas d'accord avec ça. Une demoiselle lui offrit un dollar. Quelle garce. Comment est-ce qu'elle allait réussir à le convaincre qu'il gâchait le paysage maintenant ? Aurora la fusilla du regard. Si elle n'avait pas été mieux élevée, elle lui aurait bien mit un coup de sac à main. Mais la brune avait quelque chose qu'il ne pouvait pas refuser, pour attirer son attention. Elle avait l'argent. On ne pouvait pas tout acheter avec de l'argent. Mais on pouvait acheter un pauvre pour qu'il dégage du chemin. Voilà qui pourrait l'avantager. Vingt dollars. C'était une bonne proposition, vingt dollars. De ce qu'elle pouvait voir, il n'avait obtenu qu'un dollar jusqu'à présent. Elle lui en offrait vingt fois plus, sans qu'il n'ait besoin de continuer à se geler les fesses sur les pavés de cette entrée. L'homme lui répond. Aurora fronce les sourcils. « Dites monsieur, je ne crois pas que nous ayons élevés les cochons ensemble vous et moi, alors je vous prierais d'abandonner cette familiarité. Ce n'est pas parce que vous êtes … tombé si bas, que vous devez en oublier les bonnes manières », répondit-elle. Non mais dit. Elle n'allait pas se laisser marcher sur les pieds comme ça. Elle n'était pas n'importe qui. Et même si ça donnait envie à l'homme de la frapper, elle s'en fichait. Ce qu'elle pourrait comprendre. Même Cindy elle a envie de la frapper, là, tout de suite. Aurora insistait. Vingt dollars pour libérer l'entrée. C'était fou, ce qu'elle était capable de faire juste pour le faire partir et ne pas se sentir coupable de porter des chaussures à mille dollars alors qu'il n'avait rien. Elle aurait tout aussi bien pu se montrer sympathique avec lui, mais à la place, elle voulait le voir disparaître, pour retourner vivre dans son monde de richesse et de luxe. « Continuez à vous moquer de moi, je pourrais tout aussi bien vous laisser ici et ne pas vous donner le moindre centime », s'énerva-t-elle. Aurora était certes un peu idiote et superficielle, mais elle n'était pas non plus complètement stupide. Elle ne tolérait pas qu'on la prenne ainsi comme une idiote. « Eh bien, mon air constipé et débile est prêt à vous payer vingt dollars pour que vous la fermiez. Vous pourriez au moins montrer un peu de respect », siffla-t-elle entre ses dents, dédaigneuse. Oui, c'était elle qui avait l'audace de parler de respect. C'était totalement l'hôpital qui se foutait de la charité. Mais elle estimait avoir le droit au respect. Oui, Aurora méritait des claques, parfaitement. Fronçant les sourcils, elle finit par céder, excédée. « Très bien, très bien », commença-t-elle en ouvrant son sac à main. Elle chercha son portefeuille, l'ouvrit et en sortit quelques billets. « Voilà vos trente dollars », siffla-t-elle entre ses dents. Elle les fourra dans le gobelet de l'homme, avec un petit pincement de lèvres dédaigneux. Pour une raison qu'elle ignorait, cet homme faisait vraiment ressortir son pire côté. Il était parfaitement agaçant. Un homme aussi énervant ne devrait pas pouvoir exister. « Maintenant allez vous en. Et que je ne vous revoie plus », acheva-t-elle. Un petit lancement de cheveux en arrière et la jeune femme s'éloigna sans dire un mot, sans lui lancer un regard, pour entrer dans son endroit préféré et faire les boutiques.

22 septembre 2017

Il faisait beau. Aurora adorait le début de l'automne. Les feuilles changeaient de couleur, le paysage virait au jaune, à l'orangé et au rouge. Elle adorait ces couleurs. Même si cela voulait dire que dans quelques semaines, plus aucune feuille ne garnirait ces arbres. Ce temps lui donnait envie de sortir de chez elle. Et pour une bonne raison, qui plus est. Elle avait terriblement envie de faire du shopping. Bon, ce n'était pas surprenant, après tout. Elle avait toujours envie de faire du shopping. Mais elle avait besoin d'un nouveau fauteuil pour son salon et elle en avait vu quelques uns plutôt sympa en vitrine la semaine passée. Elle avait bien envie d'aller voir ça de plus près. La jeune femme avait enfilé son nouveau manteau Burberry, acheté cinq jours plus tôt, pour se consoler de sa rencontre avec le mufle à l'entrée. Heureusement, c'était une histoire qui faisait partie du passé désormais. La jeune femme, sourire aux lèvres, se rendit donc une nouvelle fois dans le centre ville de Cap Harbor, pour rejoindre le centre commercial. Comme toujours, son chauffeur l'avait déposé juste à côté. Mais quand la jeune femme arriva à l'entrée, ce qu'elle vit la fit grincer des dents. Ah non, pas encore ! « C'est pas possible ! », s'exaspéra-t-elle. Elle commençait à croire qu'elle était monsieur Scroodge et qu'il était l'esprit de noël venu la hanter. Sauf que ce n'était pas noël et qu'elle n'était pas aussi radine que le vieux Scroodge. Elle lui avait donné de l'argent, la dernière fois. Trente dollars, pour être exacte. Et pourtant, le revoilà. « Encore vous ?! », s'énerva-t-elle, en arrivant à sa hauteur. S'il se foutait de sa gueule, cette fois, la jeune femme n'hésiterait pas à lui foutre un coup de ses talons aiguilles de douze centimètres sur les orteils. Ça lui apprendrait à se moquer d'elle et à se montrer moqueur. « Qu'est-ce qu'il faut pour être définitivement débarrassé de vous ? Vous n'avez pas un autre endroit où faire la manche ? », souffla-t-elle, au comble de l'exaspération. Alors, ça allait être comme ça chaque fois qu'elle irait faire du shopping maintenant ? Elle n'aurait plus jamais la paix ? Pauvre d'elle. Elle allait devoir limiter ses sorties shopping et prendre le jet privé de son père pour se rendre à New-York maintenant. Quel malheur. « Vous savez, vous métriez d'avantage votre temps à profit en cherchant du travail qu'en traînant ici. J'ai vu qu'ils cherchaient un serveur dans un fast-food au coin de la rue, vous devriez aller voir », proposa-t-elle en lui adressant un sourire aussi bienveillant que faux. Ce n'était bien évidement pas vrai et elle ne se souvenait pas de la dernière fois où elle avait mit les pieds dans un fast-food. Mais avec de la chance il s'y rendrait sans poser de questions et elle serait débarrassée de lui. Ce dont elle doutait sérieusement.




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Re: get the hell outta my way ✻ anthony ✻ ( Lun 13 Nov - 20:05 )

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Oublier les bonnes manières ?
Je la regarde en arquant un sourcil et je lui fais un doigt d'honneur. En voilà mes bonnes manières. Non mais qu'elle me fasse pas chier avec ses histoires de cochons. Je touche pas à ces bêtes là pour les tuer ensuite eh. Je sais que c'est une expression, mais rien à battre, qu'elle me gêne surtout pas à gratter un peu d'argent. Même si elle m'offre vingt dollars là, je sens l'arnaque dedans et sa façon de se comporter avec moi depuis le début ne me donne pas envie. J'ai pas envie de prendre une telle somme comme ça, juste parce qu'elle ne veut plus voir mon joli cul ici. Bon. Je pensais qu'avec ce joli doigt d'honneur, elle allait prendre l'air totalement offusqué, se redresser un petit peu, serrer son sac et partir la tête haute... Tout en ayant cet air conne sur le visage. Si elle fait ça, moi je me marre.

Sauf que ben, non, elle a l'air d'être tenace dans son genre et tient vraiment à ce que je dégage de là. Je me fous d'elle, rien n'y fait. Je l'insulte, rien n'y fait non plus. Elle est le genre de mauvaise racine qui perdure toujours. Au moins, j'ai réussi à l'énerver, elle est prête à me laisser ici et ne pas me donner le moindre centime. Je hausse les épaules et souris. " Ouais bah écoute. Niveau respect, t'es grave gonflée. On en reparlera quand t'seras pas réduite à essayer de dégager les gens comme moi qui squattent ici. Pis, franchement ? Allez y. L'entrée est là-bas et restera toujours aussi sublime bien que je serai là à votre sortie, en tendant le joli gobelet pour un penny. " finis-je par lui montrer à nouveau l'entrée, le sourire assez grand, mais surtout faux pour lui montrer que je me fous très bien de sa gueule là. Je soupire et finis par concéder, allez, je vais monter le prix, je verrai bien si elle va accepter ou tout simplement tourner les talons.

Je souris quand je la vois mettre les trente dollars dans mon gobelet et la regarde depuis mes lunettes de soleil " Bien le merci ma'am. " Sur ces mots je reprends mon sac, remets mon bonnet et me reste plus qu'à me redresser, récupérer l'argent pour le mettre dans la poche et partir au fast-food pour manger un bout... Ah nan nan nan attends. Passer au supermarché pour m'acheter un carnet de mots croisés d'abord et ensuite fast-food. Je sens que je vais manger comme un roi là, ça va être la fête sérieux ! Je la regarde partir finalement et je fais un léger geste de la main comme quoi : allez hop la pouf' tu dégages, que je revois plus ton popotin serré.... Ouah, la taille de ces talons. Elle va avoir les genoux pétés elle à l'avenir.

Bon allez hop. J'vais dégager pour aller fêter la belle poignée que j'ai eu et ce, en réussissant à bieeeeen me foutre de la gueule d'une pourrie gâtée à papa. J'aurai jamais cru ça, mais j'adore faire ça, c'est rigolo.

22 septembre 2017

" Aujourd'hui il fait beau. Les feuilles tombent ! Est-ce que t'en veux une ? " fis-je en montrant la feuille à une gamine qui sourit et finit par la prendre. " Merci monsieur." " Je t'en prie. " Je la laisse repartir, rejoindre sa mère qui s'interroge tout de suite comment elle a obtenu cela. Je regarde la petite me désigner du doigt et je fais un petit coucou de la main à la mère qui finit par continuer son chemin tout de même.

Hop. J'ai mon dollars qui arrivera dans une heure minimum !

Sérieux, je trouve ça cool comme coin. Je gagne beaucoup plus ici qu'ailleurs. Je suis bien et je fais quelques connaissances... Agréables si j'ose le dire. En dehors des flics bien sûr...! Je soupire et sors une clope pour fumer, tout en jouant aux mots croisés. Je trouve que ça augmente l'intellectuel ce jeu et je retrouve certains mots dont je ne me souvenais plus. Il n'y a pas beaucoup de monde ce matin, mais ça va pas tarder quand ce sera l'après-midi. Tout le monde fait du shopping l'après-midi, le matin c'est grasse matinée, c'est petit-déjeuner en longueur, piscine et j'en passe... Ah oui, la mer bien sûr. J'y vais jamais d'ailleurs, ça fait un bon moment que j'y suis pas retourné.

Je soupire et m'étire tout en remettant mes lunettes de soleil. Je regarde des deux côtés et voilà la mère que j'ai croisé plus tard, la petite court vers moi avec un grand sourire et dépose quelque chose dans mon gobelet avant de rejoindre sa mère qui prend un chemin jusqu'au parking. Je regarde ce qu'elle a déposé et cela me fait sourire. Bon, j'sais pas ce qui m'arrive aujourd'hui. Y a un truc qui n'est pas normal : je suis de bonne humeur et je râle pas au fait qu'elle ne m'a pas donné de l'argent, mais plutôt un bonbon. Bonbon que je mange de suite tout en faisant un signe à la petite qui me salue de la main avant de disparaître de ma vue ... Cachée par une ombre. Je redresse mon regard et ...

Oh tient.

Miss popotin constipé.

" Oh allons, j'sais que t'es contente de me voir ! La preuve, t'es devant moi, toute énervée comme d'habitude ! " Je ne peux pas m'en empêcher. Désolé, c'est plus fort que moi. Encore une fois, j'ai été gentil, je ne l'ai pas appelée depuis son surnom. En fait, mieux vaut qu'elle ne le connaisse pas, ça vaut mieux pour éviter les ennuis. Si elle porte plainte aux flics, c'est sûr qu'on ne me reverra pas ici pour deux semaines minimum quoi. Mais je reviendrais toujours, je suis aussi une mauvaise plante eh... Elle n'est pas la seule de son espèce ! " Nah ! J'suis bien ici. J'ai le soleil, les gens qui sont contents de me voir ici. Diantre, pourquoi voudrais-je bouger mon cul de là ? Même les dalles l'aiment bien. " Le ridicule ne tue pas. En plus je m'en fous que je sois ridicule pour être honnête. Je le suis déjà de base rien qu'en mendiant. Les premières fois étaient super humiliantes pour moi et mieux vaut se la jouer je m'en foutiste pour qu'on vienne pas m'emmerder. Apparemment, ça n'a pas l'air de marcher avec elle. Mon sourire disparait petit à petit en l'écoutant, s'il y a un progrès, c'est que je ne l'ignore pas comme la première fois. Par contre, j'aime pas qu'on se foute de ma gueule. " Miss. On va être honnête tous les deux toi et moi." fis-je bien sérieux d'un coup. " De nous deux, y a que moi qui vais à ce putain de fast-food pour manger leurs burgers dégueulasses. T'as grave une tronche qui indique que tu n'irais jamais à ce genre d'endroit. Et encore ...! Tu mettrais surtout un papier mouchoir pour essuyer le siège, de peur de salir la belle robe, manteau autre merde que sais-je. Tu vas t'asseoir sur un autre papier mouchoir. Tu nettoierais la table même et tu t'offusqueras à savoir qu'on va nous même chercher le plateau et les burgers qui vont avec. Y a pas de serveurs là-bas." Je soupire et finis par ouvrir mon carnet de mots croisés tout en sortant mon stylo pour que je continue le jeu, je l'ignore du regard maintenant. " Donc maintenant, si t'veux bien... À moins que t'me donnes encore 30$ pour que je dégage, chose que je ferai volontiers. Passe ton chemin et va t'acheter ta 28ème paires de talons."

Un nombre que j'ai balancé par hasard, allons. J'compte quand même pas ce que les gens achètent eux. Ça va pas la tête.

electric bird.

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Re: get the hell outta my way ✻ anthony ✻ ( Lun 20 Nov - 20:07 )


get the hell outta my way
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Aurora Callahan n'était pas du genre à tolérer ou à apprécier qu'on lui tienne tête. Loin de là même. Elle était le genre de personne à apprécier mener son petit monde à la baguette. Elle avait toujours eu pour habitude d'ordonner et de regarder les autres s'exécuter. C'était ainsi que son monde fonctionnait. Elle disait à la femme de ménage ce qu'elle devait faire, elle disait à la cuisinière ce qu'elle devait préparer, elle disait à son chauffeur où conduire. Elle menait tout son petit monde par le bout du nez et il arrivait qu'elle menait ses amis de la même façon également. Quant à son père et à son frère … n'en parlons même pas. Elle n'avait qu'a battre des cils et exiger pour obtenir ce qu'elle voulait. En même temps, Jake la faisait payer de bien d'autres façon, mais ce n'était pas la question. Tout ça pour dire que la jeune femme n'avait jamais eu l'habitude qu'on lui dise non, elle n'avait pas l'habitude qu'on lui tienne tête, elle n'avait pas l'habitude qu'on lui réponde. Et pourtant, cet espèce de crétin qui lui faisait face semblait bien décidé à ne pas se rabaisser devant elle. De l'avis d'Aurora, c'était absolument inadmissible. Elle était aussi belle que formidable. Enfin bon, peut-être qu'elle exagérait un tout petit peu. Mais il n'empêchait qu'elle méritait mieux qu'un homme qui se comportait avec elle comme un mufle. L'homme n'arrivait même pas en haut de ses talons de douze centimètres, alors sa cheville, il en était bien loin. La jeune femme envisageait sérieusement de lui mettre un coup de talons dans le tibia. Ou carrément de lui crever les yeux avec. Peut-être qu'ainsi, il apprendrait le respect pour ses supérieurs. La jeune femme fronça les sourcils. Elle n'avait même pas encore été méchante avec lui – pas trop du moins – et il se montrait déjà désagréable. Non mais d'où il la tutoyait déjà ? Trente malheureux dollars et il avait déjà largement prit la confiance, le mec. « Absolument pas. Votre présence est toujours aussi désagréable et votre éducation est toujours aussi inexistante à ce que je vois », siffla-t-elle entre ses dents. Jamais encore quelqu'un n'avait osé lui parler de la sorte et ça la contrariait beaucoup. A juste triste, selon elle. Elle essayait pourtant de prendre sur elle. La preuve, elle lui avait donné trente dollars. Pas un. Pas deux. Trente putain de dollars ! Et il ne lui avait même pas été reconnaissant. Elle ne savait pas ce qu'elle pouvait faire pour être débarrassée de lui. Une fois, ça pouvait être drôle. Deux fois, c'était vraiment contrariant. Mais si maintenant elle devait se le coltiner en permanence, il était certain qu'elle allait finir par faire une crise de nerf. La jeune femme nota mentalement qu'il faudrait peut-être qu'elle prenne rendez-vous avec un thérapeute, pour lutter contre le traumatisme de cette rencontre avec ce malotru. Ça lui ferait sans doute beaucoup de bien de se plaindre de ce qu'elle endurait ces derniers temps. « Vous êtes vraiment pire que de la mauvaise herbe », pesta-t-elle. Et ce n'était pas un mensonge. Elle ne savait pas si c'était vraiment difficile de se débarrasser de la mauvaise herbe, elle n'avait jamais jardiné de sa vie – mettre les mains dans la terre, ça aurait abîmé sa manucure impeccable. Mais elle entendait toujours les gens se plaindre de la mauvaise herbe, donc la réponse devait être positive. « Vous pourriez avoir du soleil ailleurs. Et je suis sûre que les parents seraient ravis de ne plus avoir à expliquer à leurs enfants pourquoi est-ce qu'un monsieur répugnant est assis parterre et réclame de l'argent », ajouta-t-elle, d'un ton dédaigneux. Elle, si elle avait été maman – ce qu'elle n'était pas, Dieu merci – elle n'aurait pas voulu expliquer à un enfant pourquoi est-ce qu'un homme malpoli et malpropre leur réclamait de l'argent. Elle pensait à tous ces pauvres parents. Elle était certaine que beaucoup d'entre eux aurait voulu le voir disparaître. Peut-être qu'elle devrait faire une pétition, en fait. En récoltant des signatures, elle arriverait peut-être à se débarrasser enfin de lui. C'était une idée … Elle allait garder l'idée dans un coin de sa tête. Le sourire hypocrite de la jeune femme disparu bien vite, lorsque l'homme reprit la parole. Non mais, il était vraiment en train de lui faire la morale ? « N'importe quoi. Je suis déjà allée dans des fast-food », rétorqua-t-elle. Bon, d'accord, une fois ou deux, parce que Cecelia avait réussi à la convaincre que c'était sympa comme lieu. Elle avait eu l'impression de manger l'équivalent d'une semaine de calories en un repas, de se faire une injection de graisse dans les veines et elle avait trouvé le lieu absolument répugnant. Certes, elle s'était assise sur une serviette, parce qu'elle avait eu peur d'attraper une maladie. Mais là n'était absolument pas la question. « Et puis, là n'est pas la question, de toute façon. Il s'agit de travailler pas de manger », souffla-t-elle en levant les yeux au ciel, tout en insistant bien sur le mot travailler. Ironique, pour quelqu'un qui n'avait pas travaillé un seul jour de toute sa vie. « Vous gagneriez bien plus d'argent en travaillant qu'en mendiant. Et en plus, vous ne me verriez plus. Vous auriez tout à y gagner », souffla-t-elle en levant le menton. C'était une évidence non ? Pourquoi est-ce qu'il ne semblait pas comprendre. Mais visiblement, il n'était pas décidé à l'écouter. Sans doute parce que c'était elle qui parlait. C'était de la discrimination envers quelqu'un qui lui était supérieur, purement et simplement. Aurora soupira d'agacement. Très bien, très bien. S'il fallait payer pour ne plus le voir dans son champ de vision, elle allait très bien. « Très bien », siffla-t-elle entre ses dents, en cherchant trente dollars dans son porte-feuille. « Profitez-en pour aller raser cette barbe », ajouta-t-elle en lui jetant un regard dégoutté. Elle aimait bien les hommes barbus, mais là, c'était vraiment dégoûtant. Elle était sûre qu'on pourrait trouver un tas de nourriture dans cette barbe. « Et allez prendre une bouche. On ne vous a jamais dit qu'on a plus tendance à porter son regard sur les choses agréables ? », acheva-t-elle avec un sourire aussi hypocrite que méprisant. La jeune femme lui tendit les billets, sans se défaire de son petit air supérieur et suffisant.




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Stop and stare, I think I'm moving but I go nowhere. Yeah, I know that everyone gets scared but I've become what I can't be. Stop and stare you start to wonder why you're here not there and you'd give anything to get what's fair. But fair ain't what you really need oh, can you see what I see ?
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Re: get the hell outta my way ✻ anthony ✻ ( Hier à 15:45 )

get the hell outta my way
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Vous êtes vraiment pire que de la mauvaise herbe
À ces mots, je lui souris. Alors là, c'est pas un petit sourire constipé en mode va te faire foutre ou quoi. Non, là c'est un vrai sourire, genre grand et que je montre presque toutes mes dents. " Aaw... Ne me complimentez pas trop comme ça. Ça va beaucoup m'encourager à rester ici encore." Je suis pas sûr qu'elle connaisse le sens de mauvaise herbe, mais en gros c'est une plante qui reste peu importe ce qui lui arrive. Elle peut partir pour un certain temps, mais elle revient toujours. Elle sera toujours là pour emmerder les gens, mais aussi pour briller leur journée quand même ! Et voilà qu'elle se met à répondre quant au fait que j'aime bien rester ici moi, ce qui est vrai. En plus les dalles sont bien chaudes à mon arrivée grâce au soleil quoi. Alors non, je ne me vois pas changer d'endroit quoi. Parce que le môsieur a besoin d'argent pour manger ! Wala, c'est pas compliqué comme réponse ! Je soupire et lève la main dans un geste mais rien à foutre de cette question. " Bah écoute miss, faut bien que les gosses apprennent ce que c'est la vraie vie quoi ! Faut pas que ça se résume à s'enfiler une robe rose bonbon de princesse ou un faux chapeau de cow-boy eh ! " Les gosses ne devraient pas trop rêver et devraient faire face à la sale réalité de la vie, sérieux...! C'est juste pas possible de pouvoir être aussi cruche à ce point-là. Je suis même pas sûr que ma fille, Harley, soit le genre princesse bonbon comme l'est cette nana au cul constipé. J'ai pas trop de soucis à me faire, connaissant Beny, il ne l'aurait pas permis lui. Encore, Ann m'avait dit qu'elle avait mon caractère de merde... Donc voilà.

Voilà qu'elle me parle de postuler au métier de serveur, sauf qu'il y en a pas ! Elle ne sait franchement pas ce que c'est le fast-food. J'arque les sourcils quand elle prétend le contraire et j'ai l'air de lui demander si elle connait les menus par coeur ? " Sans déc' ? Pfff HAHAHAHAHA, c'est la belle blague ! T'as grave l'air d'être le genre à aller au restaurant huppé toi et à te plaindre auprès du chef si la viande n'est pas correctement cuite."  fis-je en rigolant. Désolé, mais là grave, je peux pas me retenir. J'ai perdu mon sérieux de la situation et tout, mais là, son air en mode mais allez, raconte pas n'importe quoi, moi aussi j'y vais, la tête relevée et tout, non mais ça se voit à plein yeux qu'elle y est allée au moins une fois mais qu'elle décidé de ne pas y revenir quoi ! Tellement c'est dégueulasse ! Je serai bien d'accord avec elle, mais je pense que si je le disais, ça déclencherait l'apocalypse, parce que merde : nous deux + d'accord = fin du monde, impossible que ça puisse arriver ! " Bah écoute. Tu parles de travailler dans un fast-food..." Et voilà qu'elle fait son impolie, elle ne me laisse pas le temps de terminer ma phrase qu'elle continue sur sa lancée de moralisatrice ! Je la regarde alors qu'elle m'explique ce que j'ai à gagner, ouais... Comme si trouver un boulot était facile ! Personne ne voudra d'un SDF, je ne suis plus trop calé sur les réparations des voitures et je doute que les gens veulent me laisser entrer pour réparer leurs trucs. Pfff. Comme si c'était facile de trouver du boulot, ça se fait pas en un claquement de doigt miss. Je la regarde totalement blasé, qu'est-ce qu'elle me fatigue et en plus elle gâche ma bonne humeur là !

Allez, pour la peine, elle me doit 30$ pour ça ou elle dégage, mais qu'elle reste pas là quoi. Elle dérange grave le paysage.  

Je récupère l'argent avec un léger sourire, regard limite noir. Je récupère les trente dollars et je lui dis à peine merci. Sérieux, comment elle a tout cassé et j'préfère vraiment pas voir sa tête là. Et voilà qu'elle me balance les commentaires sur mon look. " Mais je t'emmerde. Occupe toi de choisir ton parfum parmi les centaines que tu dois avoir chez toi !" Une pause avant de la voir tourner des talons alors que je suis en train de me relever avec mon sac. " J'aimerai vraiment t'y voir toi, ruinée comme pas possible ! Tu verras que c'est pas si simple que ça en a l'air miss popotin constipé qui pète pas plus haut que son cul." J'en profite qu'elle se retourne avec un air de je ne sais quoi et lui faire un doigt d'honneur bien grand tout en marchant dans la direction opposée. Assez énervé à m'emmerder pour le reste de la journée, j'ai aucune idée de ce que je pourrai faire. Déjà ptête manger, ce serait bien.

27 septembre :

Rah bordel.
Je grimace et enfin que je suis installé. Bon j'espère quand même que j'ai pas sauté le point de suture sur le bras là. J'ai franchement pas envie de retourner à l'hôpital. Olivia bien qu'elle a un bon fond, m'énerve assez à vouloir m'aider, comme si je suis pas capable de me démerder tout seul. Non mais, c'est chiant ces stéréotypes de ces gens qui pensent que nous, les SDF on n'est pas capable de s'occuper de nous-même. On se démerde, c'est tout et on fait ça, parce qu'on n'a pas le choix. Pas par plaisir merde.

Ouais, je suis pas de bonne humeur et mon coin où j'ai l'habitude de mendier et dormir n'est pas fréquentable pour l'instant. D'habitude c'est là où je vais en dehors du centre commercial, mais comme je me suis essuyé une bagarre avec un jeune homme ivre... Mieux vaut éviter d'être là, surtout que les flics auront tendance à se balader là-bas maintenant qu'il y a eu des échanges. Putain, faut que je trouve un autre coin où dormir et en plus y aura de la pluie bientôt, temps de merde. Pluie de merde. Je déteste cette ville et l'état. Pourquoi on est pas resté dans le Texas merde ?

Je soupire et à peine que j'ai mon popotin posé sur les dalles habituelles, la revoilà. Faut croire que les habitudes ne changent pas. On est le matin merde ! Elle est matinale celle-là, peut-être qu'elle voulait m'éviter ou au contraire, me faire dégager avant que les autres arrivent... Dans tous les cas, j'suis pas d'humeur à l'écouter et j'ai pas forcément l'énergie de me bouger vers un autre endroit. Voilà qu'elle ouvre la bouche que je lui coupe la parole. " Bon écoute, autant être clair maintenant. Je vais pas bouger mon cul ici, je ne veux pas tes trente dollars même pour dégager de là, même les quarante... Alors épargne ton énergie à me convaincre à chercher du boulot ou quoi d'autre, personne veut d'un gars comme moi. J'fais ce que je peux merde. Bonne journée la miss." Sur ces mots, je commence à l'ignorer, maintenant que je me concentre sur les mots croisés.  Voilà, elle n'existe plus.
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Re: get the hell outta my way ✻ anthony ✻ ( )

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get the hell outta my way ✻ anthony

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