The first day I decided to live again ✻ pio

 :: the city of cap harbor :: The Nora's Cafe & Restaurant
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
avatar
‹ OUR FAMILY IS A HAPPY ONE.

❝ Family don't end with blood ❞
‹ OUR FAMILY IS A HAPPY ONE.
Voir le profil de l'utilisateur

›› It's my life
›› Cap Harbor since : 25/07/2017
›› Commérages : 138
›› Pseudo : silver ✻ cindy
›› Célébrité : Shelley cutie Hennig
›› Schizophrénie : Devon Oakley (Sebastian Stan) ✻ Luke Durbeyfield (Tom Austen) ✻ Aurora Callahan (Jenna-Louise Coleman) ✻ Julian Finch (Jake McDorman) ✻ Evan Pryce (Patrick J. Adams) ✻ Jocelyn Ahern-Fields (karla souza)
›› more about me

A DROP IN THE OCEAN
›› family portrait :

The first day I decided to live again ✻ pio ✻ ( Ven 10 Nov - 11:13 )


the first day I decided to live again
your peace is more important than driving yourself crazy trying to understand why something happened they it did. let it go. move on it's just a chapter in the past, but don't close the book, just turn the page.


Georgiana Lewandowski avait décidé que la vie méritait d'être vécu. Elle ne savait pas trop à quel moment cette décision s'était prise dans son esprit. Peut-être était-ce à force de fréquenter la douce et pétillante Sarah, qui à elle toute seule lui donnait envie de savourer la vie. Ou alors, peut-être que c'était parce que sa mère lui avait téléphoné la veille et qu'elles étaient restées deux heures à se parler. Georgiana avait pourtant senti que sa mère lui cachait quelque chose quand elle avait discuté avec elle. Elle la trouvait distante, comme si elle lui cachait quelque chose. Alors elle s'était affairée à la faire craquer, pour savoir de quoi il s'agissait. Et sa mère avait fini par lui avouer de quoi il retournait. Tout simplement, son père lui avait proposé après trente années d'un mariage sans tempête de renouveler leurs vœux.  Georgiana avait senti son cœur fondre devant cette nouvelle. Ses parents étaient l'exemple même du couple parfait. Depuis qu'elle était petite, elle ne rêvait pas de vivre une relation amoureuse comme dans les films ou dans les dessins-animés. Non, la jeune femme rêvait d'avoir un couple suivant le modèle de ses parents. Elle comprenait pourquoi sa mère avait eu du mal à lui annoncer la nouvelle. Elle avait sans doute peur que cela la renvoie à son propre mariage qui s'était achevé bien trop tôt. Mais au contraire, Georgiana était heureuse pour ses parents. Elle était même ravie de pouvoir rentrer pour y assister, le mois prochain. Quand elle avait raccroché, elle s'était précipitée sur son ordinateur pour consulter les vols pour rentrer en Allemagne. Elle allait sans doute devoir passer une journée complète dans un avion avec les escales pour rentrer chez elle, mais peu lui importait. Tout ce qu'elle souhaitait, c'était rentrer chez elle fin décembre, à la fois pour assister au re-mariage de ses parents, mais également aux fêtes de fin d'années. Pour rien au monde elle ne raterait un noël à Leipzig. Elle était déjà impatiente de se rendre à Berlin en famille pour profiter des marchés de noël, elle s'impatientait déjà de savourer la morsure du froid sur sa peau et le plaisir que lui procurait les flocons de neige qui s'accrochaient à sa chevelure. Peut-être était-ce l'approche de noël, cette période qu'elle redoutait depuis la mort de Lukas mais qu'elle aimait tant. En tout cas, Georgiana Lewandowski était d'une humeur plutôt joyeuse. Pour la première fois depuis longtemps, elle se sentait légère. Pour la première fois, elle prenait conscience qu'elle pouvait profiter de la vie. Elle n'était pas encore prête pour les grandes étapes. Elle avait toujours les vêtements de Lukas dans un carton, elle n'avait pas été capable de les donner. Elle n'était pas prête non plus à retirer l'alliance qui brillait à son doigt depuis leur union. Mais au-delà de ça, la jeune femme était prête à arrêter de se morfondre et à savourer l'instant présent. Comme la bonne odeur d'une tarte sortant du four, le plaisir de retrouver des amis pour discuter, le bonheur d'inspirer l'odeur salée qui envahissait son jardin, situé en bord de plage. Depuis quelques jours, c'était une Georgiana moins triste qui essayait de s'ouvrir au monde. La preuve en était que la jeune femme avait enfin réussi à avancer dans son livre. Il n'était pas fini, mais il avançait. En quelque sorte, il racontait son histoire. Comment recommencer à vivre quand on avait perdu la personne la plus importante dans notre vie. Elle n'avait pas encore la réponse, mais la jeune femme avait conscience que pour terminer son premier roman et tenter de le faire publier, elle allait devoir trouver la réponse. Et ce n'était pas en restant enfermée chez elle qu'elle y arriverait, pas plus qu'en ne fréquentant que deux personnes, à savoir Roman et Sarah. Elle avait commencé par une petite étape. Une ballade au bord de la plage avec  Kitty, en savourant la chance qu'elle avait d'être ici et d'observer ce magnifique paysage. Le lendemain, elle était allée chez le fleuriste, pour acheter quelques fleurs destinées à décorer son entrée. Elle avait toujours aimé la nature, les plantes, les fleurs. Mais depuis que Lukas était mort, elle avait perdu ce plaisir qu'elle avait de les contempler. Alors pour une fois, elle avait fait l'effort de savourer les odeurs, d'admirer les couleurs et elle avait prit un réel plaisir à composer un joli bouquet avec la fleuriste qui trônait fièrement dans son entrée. Mais Georgiana savait que si elle voulait avancer dans sa guérison, c'était une autre étape qu'elle devait franchir. Elle devait s'ouvrir aux gens. Sa rencontre avec Sarah avait été un peu hasardeuse et elle lui avait rapidement fait confiance. Mais leur histoire ne tenait que de la coïncidence. Parce que Georgiana ne laissait toujours pratiquement personne entrer dans sa vie. S'attacher, c'était prendre le risque d'être blessé. Ah, qu'elle était devenue triste … Avant, la jeune femme était sociable, elle avait toujours eu plein d'amis. Maintenant, elle se laissait à peine approcher. Et elle avait décidé de changer cela. Doucement, par étape. Et cela passait par le fait d'aller boire un thé, seule, dans un café en ville. Peut-être ferait-elle des rencontres, peut-être que non. Mais au moins, elle aurait fait l'effort de sortir de chez elle. D'un pas décidé, la jeune femme était donc allée en ville et après un moment d'hésitation, elle était entrée dans un café qu'elle avait déjà repéré par le passé, mais dans lequel elle n'était pas rentrée. Elle avait commandé un thé au citron, et une fois qu'elle l'avait eu en main, elle avait voulu s'asseoir à une table non loin. C'était sans compter sa maladresse et la personne qui faisait la queue derrière elle et qu'elle n'avait pas vu, sur qui elle déversa le contenu de sa tasse. « Oh mon dieu, je suis vraiment désolée », bredouilla-t-elle. Elle n'était pas tant désolée d'avoir mouillé sa chemise. C'était surtout que l'eau bouillante ne devait pas vraiment faire beaucoup de bien à son abdomen. Elle posa donc sa tasse désormais vide et s'empara donc de serviettes en papier sur le comptoir, pour tapoter sa chemise, sans se rendre compte un seul instant que son geste aurait pu paraître déplacé à n'importe qui. « J'aurais vraiment mieux fait de rester chez moi aujourd'hui », murmura-t-elle, plus pour elle que pour le jeune homme. Mais la jeune femme fini par se rendre compte qu'elle était en train de s'occuper de la chemise d'un parfait inconnu et elle se figea net. Elle ramena ses mains à elle, se sentant rougir.  Mais qu'est-ce qu'elle pouvait être bête parfois. Voilà ce qui arrivait quand on n'avait pratiquement pas de vie sociale pendant un an. « Hm. Désolée. De vous avoir tripoté. Et pour l'eau bouillante. J'espère que ça ne vous a pas fait trop mal », ajouta-t-elle, mortifiée. La jeune femme était désormais aussi rouge qu'une écrevisse. Elle avait envie de disparaître sous terre. L'idée de sortir de chez elle ? Très mauvaise idée. Après cette expérience, il était à peu près certain qu'elle ne sortirait pas de sa maison avant trois ou quatre ans. Elle était grande sa maison, il y avait un tas d'endroits où elle pouvait se cacher.




THE WORLD WAS BURNING
There's no earthly way of knowing what was in your heart when it stopped going. The whole world shook, a storm was blowing through you. Waiting for God to stop this and up to your neck in darkness. Everyone around you was corrupted saying somethin'. There's no dignity in death, to sell the world your last breath. They're still fighting over. Everything you left over.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
‹ THEY DRIVE ME CRAZY BUT I LOVE THEM.

❝ Family don't end with blood ❞
‹ THEY DRIVE ME CRAZY BUT I LOVE THEM.
Voir le profil de l'utilisateur

›› It's my life
›› Cap Harbor since : 05/11/2017
›› Commérages : 30
›› Pseudo : Flo Sauvage
›› Célébrité : Aaron Tveit
›› Schizophrénie : Paul McMahon (Robbie Amell) - Sarah Mille (Zooey Deschanel) - Helena Lewandowski (Elodie Yung)
›› more about me

Re: The first day I decided to live again ✻ pio ✻ ( Dim 12 Nov - 11:15 )












Aujourd'hui était certainement le dernier jour où je pourrais tondre la pelouse. Sans qu'il fasse trop froid, on sentait quand même que le temps était en train de tourner et que doucement l'automne était en train de laisser la place à l'hiver. Cette semaine, on avait eu le droit aux premières gelée, c'était d'ailleurs cela qui m'avait décidé à tondre une dernière fois. Je ne pouvais pas le faire en plein milieu de la journée pour ne pas gêner les personnes venues se recueillir sur la tombe d'un proche, alors je le faisais bien avant l'ouverture du cimetière. Une fois que c'était chose faite, j'avais tout juste le temps de tout ranger pour enfin ouvrir le grand portail. Comme à son habitude Monsieur Harrisson était là dès l'ouverture. « Comment allez vous Monsieur Harrisson. Il commence à faire froid, il faudra penser à mettre votre écharpe » Rare était les gens qui m'accordait un regard. Pour eux j'étais le garçon qui avait raté sa vie parce que je travaillais ici, mais Monsieur Harrisson avait toujours un petit mot gentil pour moi. Tout les jours, il venait pour dire bonjours à sa femme. Il était vieux, n'avait plus de famille à Cap Harbor et donc venir ici c'était son petit plaisir. « Merci jeune Pio, j'y penserais demain. Vous aussi faite attention à vous et n'oubliez pas de dire bonjour à Jessica de ma part » Cela faisait tellement longtemps que je travaillais ici, que depuis, on en était venu à parler nos histoires mutuelles et évidemment je lui avais parlé de Jessica. Il savait que le dimanche je passais au moins une heure avec elle. « Je n'y manquerais pas, faite de même avec Madame Harrisson. » Même si de toute façon j'irai la voir un peu plus tard.
Le plus gros de mon boulot était maintenant fait, je n'avais plus qu'à attendre la fin de ma journée. Aujourd'hui aucun enterrement n'avait été programmé, ce qui était une très bonne chose, mais donc aussi cela voulait dire que je n'avais rien à préparer et je n'avais plus qu'à ramasser les feuilles mortes. Même si elle donnait beaucoup de charme au cimetière, la mairie de Cap Harbor ne me payait pas pour me tourner les pouces, il fallait que ce lieu soit beau. La plupart des feuilles avaient été ramassé en même temps que mon passage avec la tondeuse, mais la saison faisait qu'au bout de 10 minutes je pouvais déjà recommencer à prendre mon araignée pour le faire.
Vers midi je prenais ma pause. Bill n'était pas encore là, généralement il arrivait bien plus tard. Parce que contrairement à moi, il allait encore à l'école. Enfin il allait à la fac et avait pris un petit boulot pour pouvoir payer ce que ses parents ne pouvaient pas lui offrir. Je trouvais que c'était une bonne initiative de sa part, c'était aussi pour cela que je ne lui tenait jamais rigueur de ses retards. Je le couvrais même quand cela était nécessaire. Des fois, des gens de la mairie venaient voir si nous étions bien à notre poste, si nous faisions tout bien comme il fallait. Quand cela arrivait et que Bill était en retard ou que je prenais sa place pour une quelconque raison, je n'hésitai pas à dire que je l'avais envoyé en course pour chercher tel ou tel truc. Ce n'était pas des vilains mensonges et surtout cela arrangeait tout le monde. J'avais envie que Bill réussisse dans la vie, je ne voulais pas qu'il finisse comme moi. J'avais loupé le concours pour faire mon internat, je n'avais pas envie que Bill suivent mes traces. Autant le dire, travailler au cimetière n'était pas la chose la plus exaltante au monde. Moi cela me plaisait parce que au final je n'avais pas beaucoup dans la vie. Sinon de faire rire les gens avec mes blagues à la con.

Sans que je m'en rende vraiment compte, la journée était terminée. Je n'avais pas envie de rentrer chez moi et d'affronter ma solitude tout de suite. De toute façon qu'est ce que j'aurai fait ? Regarder un film ? Une série ? Non pour l'instant ça ne me disait rien, j'avais encore envie de voir du monde. Pas forcément leur parler, mais au moins être en contact avec le monde. Au final, le mieux qui me restait à faire était d'aller prendre un café. Oui c'était une très bonne idée surtout qu'il y en avait un pas très loin du cimetière. Je rangeais mes petites affaires, un dernier salut à Bill et avant même de m'en rendre compte j'étais déjà en train de faire la queue pour passer ma commande. Devant moi il n'y avait qu'une jeune femme, donc ça irait vite. J'avais déjà repérer une table devant la fenêtre donc tout allait bien.
Tout allait bien jusqu'à ce que cette femme se retourne et renverse son thé brûlant sur moi. « Oh putain c'est chaud cette connerie » Ma mère si douce et si catholique m'aurait tiré les oreilles en m'entendant jurer de la sorte. « Oh mon dieu, je suis vraiment désolée » Elle pouvait oui, c'était pas super agréable comme sensation. « Non ce n'est pas grave, ne vous inquiétez pas » Mes paroles n'eurent aucuns effet sur elle et elle c'était donné comme but de me nettoyer. Enfin plutôt de nettoyer ma chemise, mais contre du thé il n'y avait pas grand-chose à faire. Je ne dirais pas que c'était déplaisant de me faire tripoter de la sorte, mais elle n'arrangeait pas vraiment les choses à faire ça. « J'aurais vraiment mieux fait de rester chez moi aujourd'hui » Elle n'était pas obligé de se lapider sur la place publique, jamais elle n'aurait pu le prévoir. « Je vous assure ça aurait pu arriver à n'importe qui. » Le pire ? Elle essayait encore de m'essuyer la chemise. Quand enfin elle s'était rendu compte de son geste, je pouvais prendre ma chemise entre deux doigts et l'éloigner de moi. Une chance pour moi, mon gilet avait été épargné dans la bataille. « Hm. Désolée. De vous avoir tripoté. Et pour l'eau bouillante. J'espère que ça ne vous a pas fait trop mal » Je relevais la tête pour la regarder. Elle était aussi rouge qu'une tomate et c'était juste adorable. Je lui souriais parce qu'elle semblait vraiment mal à l'aise. A sa place je l'aurai été aussi, mais elle n'avait pas à s'inquiéter. Je n'allais pas lui crier dessus, ni la manger. « Il y a pire que de se faire tripoter, comme vous dites, par une femme aussi charmante que vous » Le petit compliment il était gratuit et très vrai. Pourtant plus je l'observais, plus son visage me disait quelque chose, j'avais l'impression de l'avoir déjà vu quelque part. « Est ce qu'on se connaît ? J'ai l'impression de vous voir régulièrement. » A moins que ma mémoire me jouait des tours. Puis soudain l'éclair de génie. « Oh mais si ! Vous êtes Madame Lewandowski » Le cimetière, voilà d'où je connaissais son visage. « Enfin je sais pas si vous êtes vraiment une Lewandowski, mais en tout cas vous venez très souvent sur la tombe de Lukas Lewandowski » Jamais je n'aurai pensé que mon savoir des cimetières allait me servir en dehors. En tout cas je lui souriais franchement. Ça faisait toujours plaisir de voir les gens en dehors du cimetière, de la peine et de la douleur.





lumos maxima
Revenir en haut Aller en bas
avatar
‹ OUR FAMILY IS A HAPPY ONE.

❝ Family don't end with blood ❞
‹ OUR FAMILY IS A HAPPY ONE.
Voir le profil de l'utilisateur

›› It's my life
›› Cap Harbor since : 25/07/2017
›› Commérages : 138
›› Pseudo : silver ✻ cindy
›› Célébrité : Shelley cutie Hennig
›› Schizophrénie : Devon Oakley (Sebastian Stan) ✻ Luke Durbeyfield (Tom Austen) ✻ Aurora Callahan (Jenna-Louise Coleman) ✻ Julian Finch (Jake McDorman) ✻ Evan Pryce (Patrick J. Adams) ✻ Jocelyn Ahern-Fields (karla souza)
›› more about me

A DROP IN THE OCEAN
›› family portrait :

Re: The first day I decided to live again ✻ pio ✻ ( Mar 14 Nov - 18:55 )


the first day I decided to live again
your peace is more important than driving yourself crazy trying to understand why something happened they it did. let it go. move on it's just a chapter in the past, but don't close the book, just turn the page.


Georgiana n'était pas spécialement maladroite. Elle n'était pas une miss catastrophe tout du moins. Mais la jeune femme était parfois quelque peu étourdie. Surtout quand elle sortait de chez elle. On ne pouvait pas dire qu'elle était devenue agoraphobe, ces derniers mois, mais c'était presque ça. Elle ne sortait que là où elle était certaine d'avoir la paix. Le cimetière. La plage, devant chez elle. Mais elle ne fréquentait pas les endroits bondés, où elle risquait de voir plein de monde. C'était sans doute la première fois depuis la mort de Lukas que la jeune femme se rendait dans un café toute seule, sans accompagnateur. Elle était perturbée et malheureusement pour le jeune homme face à elle, cela conduisait chez elle à de la maladresse. Georgiana se mordilla l'intérieur de la lèvre. C'était chaud. Évidement que c'était chaud. C'était une remarque aussi logique qu’anodine et pourtant ça eu l'effet de mettre Georgiana encore plus mal à l'aise. Elle lui avait brûlé le torse. Maintenant, s'ils se recroisaient dans la rue un jour, elle serait pour lui la fille maladroite et idiote qui lui avait renversé son thé dessus et qui lui avait brûlé le torse. Bien jolie, l'image que le jeune homme aurait d'elle. En même temps … Elle n'avait même pas encore réussi à se sortir de cette première rencontre que la jeune femme pensait déjà éventuellement à la suivante. C'était idiot. Elle n'avait probablement jamais croisé cet homme de sa vie, il y avait peu de chances qu'elle le rencontre une seconde fois. En grande partie parce qu'en dehors du cimetière, la jeune femme ne sortait pas beaucoup. Et ce n'était pas dans un endroit aussi morbide qu'un cimetière qu'elle risquait de croiser quelqu'un de sympathique avec qui faire la conversation. Ça lui ferait quand même un peu étrange, de se dire qu'elle avait rencontré un ami ou une amie dans un cimetière. Ce n'était pas franchement le lieu qui convenait le mieux à une rencontre. En même temps, en temps normal, un café était un bon endroit pour ça, mais la jeune femme avait provoqué une véritable catastrophe. Une catastrophe qu'elle essayait de réparer. Heureusement, ça ne tâchait pas, le thé. Par contre, ça brûlait. Et elle, elle était idiote, vraiment. « Bien sûr que je m'inquiète, ça doit brûler », s'emporta-t-elle. L'idée lui traversa l'esprit que le jeune homme aurait mieux fait de déboutonner sa chemise pour faire passer la sensation désagréable du tissu mouillé sur sa peau et de la chaleur sur son abdomen. Mais elle réussit à se reprendre à temps avant d'ouvrir la bouche. Les gens normaux ne se déshabillaient pas dans les lieux publics. Elle ne savait même pas pourquoi elle avait eu cette idée à la con. Probablement parce que quand elle était nerveuse, Georgiana n'avait plus de barrière de langage. Et dans le cas présent, elle était très nerveuse. Tellement nerveuse qu'elle s'était même mise à éponger la chemise du jeune homme avec des serviettes en papier. Encore une idée à la con. Décidément, les idées à la con se succédaient dans son esprit aujourd'hui. La jeune femme ne prit même pas la peine de lui répondre. Ça aurait pu arriver à tout le monde, mais c'était à elle que ça avait du arriver. Mais la jeune femme finit par se rendre compte de ce qu'elle faisait et à quel point c'était gênant. Il n'en fallut pas plus pour que ses joues deviennent aussi rouge que des écrevisses. Elle voulait disparaître. Et le jeune homme n'arrangeait rien avec son commentaire. « Euh … Merci. Je crois », bredouilla-t-elle, toujours aussi mal à l'aise. Pourquoi est-ce qu'il la regardait comme ça ? Est-ce qu'elle avait quelque chose sur le visage ? Elle fit un listing mental. Elle n'avait pas de rouge à lèvres, donc elle ne pouvait pas avoir des traces sur le visage. Pas d'eye-liner qui pouvait avoir coulé. Non, vraiment, elle se demandait ce qu'il avait à la regarder comme ça. « Non, je n'ai pas l'impression qu'on se connaisse. Je m'en souviendrais sinon », affirma-t-elle. Déjà parce qu'il avait une très jolie voix. En plus parce qu'elle le trouvait très bel homme. Elle était veuve, elle n'était pas complètement aveugle. Et puis, la jeune femme ne fréquentait pas vraiment le centre ville de Cap Harbor, elle se demandait bien où ils auraient pu se voir. D'autant plus, se voir régulièrement. Pourtant, lorsque le jeune homme reprit la parole, la jeune femme se raidit. Oui, c'était une Lewandowski. Et ? Comment pouvait-il le savoir ? La jeune femme fronça les sourcils, encore plus mal à l'aise tout à coup. C'était déjà une chose de renverser son thé sur un inconnu. C'en était une autre de le renverser sur quelqu'un qui semblait visiblement vous connaître. La jeune femme s'éclaircit la voix, sans rien dire cependant. Hm, hm. Où était la porte la porte de sortie déjà ? Parce qu'il commençait à la faire flipper. Malgré son grand sourire, elle trouvait ça un peu étrange qu'il sache qu'elle allait souvent sur la tombe de Lukas. C'était même ultra flippant. « Vous me suivez ? », demanda-t-elle de but en blanc. Elle avait un peu du mal à croire qu'il pouvait savoir qu'elle allait souvent au cimetière et qu'en plus ils se croisaient par hasard dans un café ? C'était … Bizarre. « Sans vouloir vous vexer, vous êtes un peu … étrange », souffla-t-elle. Pourtant, son visage lui semblait sympathique, avec son grand sourire qui créait des rides dans ses joues. C'était adorable, un sourire aussi franc. Mais il était étrange quand même. Peut-être que si la jeune femme prenait la peine de saluer les gardiens du cimetière de temps en temps, elle l'aurait déjà vu et elle trouverait ça moins bizarre, mais bon. Soudain, les menaces d'Helena lui revinrent en mémoire et toute trace de gentillesse s'effaça du visage de la belle. Elle n'avait quand même pas osé … «Est-ce que c'est Helena qui vous a demandé de me suivre ?  », demanda-t-elle un peu plus froidement qu'elle ne l'aurait voulu. La jeune femme prit le temps d'inspirer pour se calmer. Inspiration. Expiration. « Vous pouvez lui dire d'arrêter. Je n'ai rien à cacher », souffla-t-elle doucement. Si Helena l'avait fait suivre, elle allait lui payer. En attendant, Georgiana avait toujours une folle envie de s'enfuir.




THE WORLD WAS BURNING
There's no earthly way of knowing what was in your heart when it stopped going. The whole world shook, a storm was blowing through you. Waiting for God to stop this and up to your neck in darkness. Everyone around you was corrupted saying somethin'. There's no dignity in death, to sell the world your last breath. They're still fighting over. Everything you left over.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

❝ Family don't end with blood ❞

›› It's my life
›› more about me

Re: The first day I decided to live again ✻ pio ✻ ( )

Revenir en haut Aller en bas

The first day I decided to live again ✻ pio

SCREW DESTINY :: the city of cap harbor :: The Nora's Cafe & Restaurant
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
( )



Outils de modération