because we are family ✻ maxence

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because we are family ✻ maxence ✻ ( Ven 17 Nov - 17:28 )


because we are family
We are family. I got all my sisters with me. We are family. Get up everybody and sing. Everyone can see we're together as we walk on by and, and we fly just like birds of a feather. I won't tell no lie all, all of the people around us they say can they be that close. Just let me state for the record. We're giving love in a family dose.


Jocelyn Ahern-Fields était au comble de l'exaspération. Le dossier de divorce sur lequel elle travaillait l'énervait, au point qu'elle se disait qu'elle allait bientôt finir par dire à sa cliente d'aller se faire voir et de trouver un autre avocat. C'était au départ une affaire simple, sans le moindre problème. Une séparation à l'amiable. Une séparation équitable de leurs biens et de leurs possessions. Le mari n'était pas très regardant, il était même plutôt conciliant, ce qui faisait penser que l'affaire serait bien vite réglée. D'autant plus qu'il n'y avait aucune histoire sordide de tromperie dans leur divorce, simplement un couple qui avait laissé leur amour s'éteindre avec leur train-train quotidien. Jocelyn avait donc fait ce qu'elle avait à faire : elle avait négocié avec la partie adverse et quand ils étaient tombé d'accord, elle avait rédigé un contrat qu'ils n'avaient plus qu'à signer pour que leur divorce se retrouve à être officiel. C'était simple comme bonjour et pourtant … La jeune femme qu'elle représentait s'était mise à réclamer plus, à réclamer tout et n'importe quoi. Les clubs de golf de son mari, sa voiture … Jocelyn savait à quoi elle jouait. Sa cliente cherchait à repousser l'inévitable, elle cherchait à gagner du temps parce qu'elle aimait toujours son mari et que le changement lui faisait peur. Dans le fond, elle ne voulait pas divorcer. Et vous savez quoi ? Jocelyn, ce n'était pas son problème. C'était cette maudite bonne femme qui était venu dans son cabinet pour lancer la procédure de divorce et maintenant, elle lui cassait les pieds pour qu'elle tente de négocier avec l'avocat de son mari des clubs de golf et une voiture dont elle ne voulait pas et dont elle n'avait pas besoin. Le pire, c'était probablement que le mari aurait été prêt à les lui offrir, tant il voulait que ce divorce soit effectif et signé. Jocelyn aurait pu se contenter de se dire qu'elle s'en fichait, du moment où elle pouvait continuer à facturer des heures de travail au tarif exorbitant pour une femme qui ne manquait pas d'argent. Mais elle en avait assez de perdre son temps. C'était une affaire simple, ça n'avait rien à voir avec une quelconque magouille. Ça aurait du être réglé depuis bien longtemps. Et cette femme était doucement en train de la pousser à bout. Elle aurait peut-être du la coller dans une pièce avec son mari pour l'obliger à lui parler. Mais elle n'était ni psychologue, ni conseillère matrimoniale. Son rôle n'était pas de les rabibocher. Bref, ce dossier traînait et elle commençait en avoir assez. Elle le laissa tomber sur son bureau, bien décidé à parler avec sa cliente le lundi suivant, pour la convaincre d'arrêter de se comporter comme une idiote. Pour l'heure, la jeune femme avait surtout envie de se faire à manger. Le fait qu'elle était gourmande n'était un secret pour personne. Tout comme le fait qu'elle était plus ou moins bonne cuisinière. La jeune femme, dans sa cuisine, entreprit de se lancer dans la préparation de gnocchis et d'une sauce à la crème et aux lardons. Elle avait débouché une bouteille de rosé français qu'elle allait avaler avec. C'était samedi, le samedi, elle s'autorisait à tous les excès. Elle mangeait pratiquement tous les midis une salade à la va vite au travail, alors le samedi à ses yeux, c'était sacré. Pourtant, tandis que la jeune femme mettait ses gnocchis à cuir, on frappa à la porte d'entrée. Elle fronça les sourcils, peu ravie d'être dérangée dans la préparation de son repas du midi. Mais les coups se firent plus insistant et même si elle avait été décidée à les ignorer, elle finit par céder. On ne savait jamais, ça pouvait être important. Quittant sa cuisine pour rejoindre son entrée, elle resta bouche bée, incapable de bouger et de parler, lorsqu'elle reconnu son jeune frère devant sa porte. « Maxence ? », bredouilla-t-elle. La jeune femme était surprise et elle avait un peu l'impression de rêver. Et pour cause : elle n'avait revu aucun membre de sa famille depuis près de deux ans. Depuis qu'elle avait claqué la porte et qu'elle avait envoyé au diable toutes les règles établies par ses parents. Cependant, elle n'avait jamais eu le moindre différent avec son frère. Au contraire, elle l'avait toujours aimé. Et elle était plus qu'heureuse de le voir ici. Sortant finalement de sa torpeur, la jeune femme se jeta à son cou et couvrit ses joues de bisous. « Je suis tellement contente de te voir », souffla-t-elle en ébouriffant ses cheveux. Et c'était un euphémisme. Il avait changé en deux ans. Il était encore plus beau que la dernière fois qu'elle l'avait vu, il était vraiment devenu un homme. Et bon sang, d'où sortaient ces muscles ? « Qu'est-ce que tu fais ici ? », demanda-t-elle. D'un coup, elle était suspicieuse et elle regarda derrière l'épaule du jeune homme, comme si elle craignait de voir surgir ses parents derrière lui. Aucune trace des deux monstres cependant et tant mieux. « Entre, ne reste pas sur le pallier. Bienvenue chez moi », souffla-t-elle en lui ouvrant la porte pour qu'il puisse entrer. La jeune femme était terriblement curieuse de connaître les raisons de sa présence ici. Elle voulait tout savoir. Tout savoir de tout ce qu'il s'était passé ces deux dernières années.

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Re: because we are family ✻ maxence ✻ ( Ven 17 Nov - 23:05 )




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I wish somebody would have told me that some day these will be the good old days.  All the love you won't forget and all these reckless nights you won't regret

J'avais passé la journnée à conduire ma voiture.  Aucune destination en tête, la simple envie de vider l'essence et découvrir le coin.  J'étais ici depuis quelques semaines déjà et jamais je n'avais pris le temps de faire une balade en voiture.  Puis me voilà, les deux mains contre le volant, fixant l'horizon, essayant de trouver ce que je devrais bien faire.  J'apporte ma main contre le siège passager pour y ramasser ce papier chiffonné.  Il a eu la vie dure.  Le nombre de fois ou j'ai voulu le jeter et l'ignorer, mais j'aurais évité ma soeur.  Nous sommes dans la même ville pour la première fois depuis deux ans et je suis incapable d'aller vers elle.  Et si elle me repoussait?  Si elle ne m'avait pas pardonné?  Après tout, je l'ai laissée tomber alors qu'elle en avait le plus besoin.  J'ai été lâche et même deux ans plus tard, je m'en mords les doigts.

Puis je m'arrête, j'inspire un bon coup.  J'essaie de prendre le peu de forces qu'il me reste en moi et je décide d'y aller.  De prendre mon courage à deux mains.  Après tout, mon sac est déjà fait.  J'y pensais depuis tellement de jours.  Je manquais de courage, tout simplement.  Toutes mes bandes-dessinées sont à l'intérieur.  Je veux qu'elle les lise.  Je veux qu'elle me pardonne et c'est pour ça que sans même m'en rendre compte, je suis déjà devant chez elle.  J'ai roulé comme un robot, trop occupé par ces foutues pensées qui m'empêchent de fonctionner.  Je suis sur le porche, je regarde la porte et j'hésite.  Devrais-je cogner?  Je  prend mon portable et vérifie l'heure, je ne sais même pas si elle est chez elle.  Je cogne contre la porte, trois coups peu affirmé, mais probablement entendus.  Je croise mes bras contre ma poitrine, passe une main dans mes cheveux, fais du surplace.  J'ai envie de rebrousser chemin et c'est justement quand j'allais perdre espoir que la porte s'ouvrir pour dévoiler ma soeur.  Un énorme sourire maladroit fait apparition sur mon visage alors que ses lèvres laissent échapper un simple « Maxence ? » ébahi.

Sans même comprendre, elle est déjà accrochée à mon cou, attaquant mes joues de baisers comme elle l'avait toujours fait.  Auparavant, je détestais, mais il faut croire qu'elle m'avait manquée car je m'en fiche éperdument.  « Je suis tellement contente de te voir »  Je souris de toutes mes dents, la serrant contre moi de toutes mes forces.  « Et moi donc!  T'as changée en deux petites années! »  L'étreinte se termine et elle me pose une question qui devait lui brûler les lèvres.  « Qu'est-ce que tu fais ici ? »   Puis elle regarde derrière moi, à la recherche de quelque chose.  À la recherche d'eux.  Je pose ma main contre son épaule en riant.  « Non, ils ne sont pas là.  Ils sont restés là-bas.  Et tant mieux pour eux. »  Elle ouvre la porte, m'invitant à entrer et c'est ce que je fais, encore légèrement mal à l'aise.

En entrant à l'intérieur, je suis soufflé.  Elle a réussi.  Sa vie, elle est merveilleuse si on en juge par sa maison.  Ce n'est pas celle de nos parents, c'est sûr, mais je ne l'aurais pas vu dans une maison de ce genre.  Celle-ci, elle est parfaite.  Je pose mes mains dans mes poches en souriant.  « C'est joli.  Ça fait du bien de voir des trucs qui ne claquent pas trop.  La simplicité.  Un truc que papa et maman ne connaissent pas faut croire. »  Je me remets à rire en repensent à ce fichu tapis.  Il avait coûté une fortune et on ne pouvait même pas y toucher.  Une dépense totalement inutile si vous voulez bien mon avis.  Je ne sais pas trop ou me mettre alors je ne reste pas trop loin de l'entrée, en profitant de l'occasion pour lui poser la question qui me brûlait les lèvres: « Qu'est-ce que tu fais de bon?  Tu vas bien? »  Je plante mes prunelles dans les siennes, un sourire franc et sincère accroché au coin de mes lèvres.

@Jocelyn Ahern-Fields
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Re: because we are family ✻ maxence ✻ ( Jeu 23 Nov - 16:38 )


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Cela faisait maintenant deux ans que Jocelyn vivait seule à Cap Harbor. Elle avait réussi à se débarrasser de toutes les choses nocives et négatives dans sa vie. Son mariage qui n'avait jamais été un mariage d'amour par exemple. Et puis, l'influence négative que ses parents avaient sur elle, bien évidemment. Ça avait été le plus gros pas qu'elle avait fait dans sa vie : à vingt-huit ans, elle avait retrouvé son indépendance, elle avait cessé de laisser tous ses actes être guidés par deux seules personnes. Et ça lui avait plutôt réussi, de se défaire de cette influence négative. Elle avait pu s'épanouir d'avantage dans sa vie, elle avait réussi à se créer une nouvelle personnalité, une nouvelle identité. Et c'était tout ce qu'il lui fallait. Maintenant, elle était heureuse à Cap Harbor, mais cela n'empêchait pas que certaines personnes de son ancienne vie lui manquaient, de temps en temps. Par exemple, son ex-mari, qui avait surtout été son meilleur ami, pendant toutes ces années. Et puis, il y avait son frère, Maxence. Ils avaient toujours été proche et le jeune homme avait toujours été son plus grand soutien. Mais le jour où elle était partie, Maxence avait choisi de rester. Pourtant, lui aussi, en avait des choses à reprocher à leurs parents. Ils avaient toujours tout fait pour briser sa créativité et pour briser l'homme qu'il était vraiment. Il aurait pu en vouloir à leurs géniteurs, mais il était resté. Que pouvait-elle faire contre ça, à part chercher à le comprendre ? Il était plus jeune qu'elle, c'était peut-être plus difficile pour lui de prendre son indépendance. Mais Jocelyn aurait pu l'aider, s'il l'avait voulu. Rien de surprenant donc à ce que la jeune femme soit surprise de trouver le jeune homme sur le pas de sa porte. Elle avait milles questions qui lui brûlaient les lèvres. Elle aurait voulu pouvoir toutes les lui poser en même temps. Mais une fois la surprise passée, la jeune femme préférait surtout se réjouir de sa présence ici. Son petit frère, là, devant elle. C'était suffisamment surprenant pour la laissée bouche-bée, mais suffisamment réjouissant pour qu'un immense sourire naisse sur ses lèvres. C'est le bonheur et le plaisir de le trouver ici, qui prirent d'ailleurs le dessus, sur la succession de sentiments qui la traversaient en même temps. Et la jeune femme ne se priva pas de l'étreindre et de le couvrir de bisous. Parce qu'il lui avait beaucoup trop manqué. Parce que même s'il n'aimait pas ça, elle n'avait pas eu l'occasion de le faire pendant deux ans. Oui, Jocelyn était ravie. « En vérité, pas tant que ça. J'ai juste changé de style vestimentaire. Parce que nos parents auraient sans doute fait un malaise s'ils m'avaient vu porter des vêtements comme ça », répliqua-t-elle avec un sourire. Sa mère ne tolérait jamais qu'elle ose porter une jupe ou une robe dont la longueur était au dessus du genou, si bien qu'elle aurait désapprouvé son style actuel. Enfin, là n'était pas la question. Elle était vraiment en train de parler de son style vestimentaire à son frère qu'elle n'avait pas vu depuis deux ans ? Apparemment. Mais passé la joie, la jeune femme ne put s'empêcher de redevenir méfiante. Et si … Il n'aurait quand même pas osé venir avec les parents, n'est-ce pas ? « J'ai eu peur. Connaissant l'esprit tordu de maman, elle aurait été capable de monter tout un plan tordu pour me remettre sur le droit chemin », souffla-t-elle, soulagée. A vrai dire, ça n'aurait pas été la première fois que sa mère aurait tenté de la remettre sur le droit chemin. Plus jeune, elle avait fait appel à un psychologue et à un prête pour la faire redevenir normale. Apparemment, il existait toujours dans ce pays des psychologues pensant que l'homosexualité était une maladie mentale. Jocelyn, soulagée de ne pas voir ses parents, laissa son frère entrer dans son chez elle. Elle en était plutôt fière. C'était loin du mobilier de luxe de leur immense maison de Philadelphie, mais c'était cosy. Et c'était à elle. « Merci. C'est encore un peu en travaux, je n'ai acheté la maison qu'il y a quelques mois et je travaille beaucoup. Mais je suis plutôt contente du rendu. Je voulais en faire un endroit … eh bien, le plus chaleureux possible », expliqua-t-elle. En gros, le plus loin possible de l'esprit de décoration de sa mère, qui choisissait les objets les plus chers et les plus moches aux yeux de Jocelyn. Elle se souvenait très bien qu'une fois, elle avait prit un plaisir certain à casser un vase « par accident », qui était aussi cher qu'affreux. Maintenant que les retrouvailles étaient passées, Jocelyn avait bien conscience qu'il était temps de briser la glace. Deux années étaient passées, les choses étaient un peu bizarre entre eux. « Je vais très bien », souffla-t-elle d'un ton rassurant. Peut-être était il inquiet. Ou peut-être avait-il peur qu'elle lui en veuille. Jocelyn ne savait pas très bien ce qu'il se passait dans la tête de son frère. Tout ce qu'elle savait, c'était qu'elle n'aimait pas ce malaise entre eux. « Et toi ? Tout va bien ? Tu ne m'as toujours pas dit pourquoi tu es ici », le questionna-t-elle. Non pas qu'elle n'était pas contente qu'il soit ici. Consciente que cela pouvait le blesser, la jeune femme rectifia le tir. « Enfin, je suis heureuse que tu sois ici. Mais tu n'as pas de problèmes, j'espère ? », ajouta-t-elle, avec un sourire. L'odeur provenant de la cuisine lui rappela ce qu'elle était en train de faire avant qu'il arrive et elle l'entraîna à sa suite vers la cuisine. « J'étais en train de faire des gnocchis. Tu as faim j'espère ? », souffla-t-elle avec un sourire. Jamais elle n'aurait imaginé que ce jour arriverait. Jamais elle n'aurait pensé qu'elle aurait l'occasion de discuter avec son frère un jour, dans sa cuisine, ni de lui proposer un bon repas. Comme par le passé …

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Re: because we are family ✻ maxence ✻ ( Ven 8 Déc - 18:48 )




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Les regrets, c'est un truc atroce.  Ça vous bouffe de l'intérieur et ensuite, c'est la culpabilité qui vient.  Pourtant, ce n'était ni les regrets ni la culpabilité qui m'avait amené chez elle.  Elle me manquait, voilà tout.  Autant que les retrouvailles se faisaient tout naturellement que j'avais l'impression qu'un truc clochait et ça me tapait royalement sur les nerfs.  « J'ai eu peur. Connaissant l'esprit tordu de maman, elle aurait été capable de monter tout un plan tordu pour me remettre sur le droit chemin »  Je me mets à rire de bon coeur parce que oui, notre mère était totalement folle par moments.. d'accord, souvent.  « Oui, mais tu sais, maman fait parti de ces gens empoisonnés par des conneries de l'âge de pierre.  Et crois-moi, je l'aurais pas amenée ici.  La seule chose que ça aurait apporté, ce serait la merde. »  Je plonge mon regard dans le sien, un mince sourire aux lèvres.  « Puis faut avouer que moi aussi je les ai fui. »  Petit rire malaisé cette fois-ci, je sais qu'elle me posera des questions sur le pourquoi du comment et franchement, je ne sais pas si je suis prêt à répondre à tout ça maintenant.  Je croise les doigts intérieurement pour qu'elle oublie ma phrase et elle m'invite à entrer chez elle.

Sa maison me coupe le souffle parce que pour une fois, le décor dans lequel elle se trouve semble lui convenir parfaitement.  Elle a trouvé chaussure à son pied et voir cette réussite de mes propres yeux, ça donne chaud au coeur.  Je regarde autour de moi, examinant chaque détail, les mains dans les poches.  Une habitude chez maman et papa, on ne touche à rien.  Tout est trop joli, tout est trop dispendieux, on ne brise rien.  Puis les comment vas-tu apparaissent.  Faut bien se mettre au courant de nos vies, après deux ans, plusieurs choses changent.  « Et toi ? Tout va bien ? Tu ne m'as toujours pas dit pourquoi tu es ici »  Un petit air paniqué, je replante mon regard dans le sien, un mince sourire accroché timidement aux commissures de mes lèvres.  Je soutiens son regard, je cherche quelque chose à dire.  Quelque chose qui expliquerait tout rapidement, mais rien ne me vient à l'esprit.  « Alors ça.. c'est une longue histoire que tu demandes.  Je vois qu'elle attend que je finisse et puis merde.  J'ai arrêté les études que papa voulait que je fasse, ça ne me plaisait pas.  Alors du coup, il a pété un câble.  Puis maman a trouvé mes bandes-dessinées, elle pensait que je ne faisais plus "ces trucs de gosses" et ils m'ont menacés de me couper les vivres comme si j'étais leur possession. »  Je soupire longuement, passant maintenant mes mains contre mon visage.  La situation n'était pas facile et même si j'étais libéré de nos parents, la douleur était tout de même présente.  J'aurais aimé avoir des parents différents, mais je me suis rendu à l'évidence: ils ne se soucient que de l'apparence, rien de plus.  Alors me voilà, courant dans les bras de la seule personne qui me ressemble dans cette famille de fous, ma soeur.

« J'étais en train de faire des gnocchis. Tu as faim j'espère ? »  Puis je souris, de toutes mes dents et je lance sans même y réfléchir: « Ah putain!  Oui!  J'étais tellement stressé de venir ici que j'ai pas mangé depuis ce matin! »  Puis je ris, réalisant qu'en une fraction de seconde à peine, mon malaise était tombé.  Je la suis dans la cuisine, m'appuyant contre le comptoir et la regardant faire.  Comme dans le bon vieux temps.  Jo, c'est l'une de ces rares personnes avec qui je peux rester en silence dans une pièce.  Inutile de se parler à toutes les secondes pour apprécier la compagnie de l'autre.

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Re: because we are family ✻ maxence ✻ ( )

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