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You is kind. You is smart. You is important. (Martin) ✻ ( Mar 26 Déc - 23:21 )



✻ ✻ ✻
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Dès lors que son réveil sonne, Isis sent la mauvaise journée à plein nez. Le temps gris qu’elle aperçoit à travers la fenêtre de la chambre confirme son impression, ce qui ne lui donne pas du tout envie de sortir de chez elle. Pourtant, elle se fait violence. Elle traîne son corps jusqu’à la salle de bain, laissant Martin terminer sa nuit dans le plus grand des calmes. L’avantage de pouvoir gérer les comptes de ses clients depuis la maison, c’est qu’il n’est pas obligé de se lever à des heures abominables pour prendre la route jusqu’au travail. Dans ces moments-là, Isis déteste son mari. Elle l’aime, mais elle le déteste. Avec toute la rage du monde, elle s’engouffre dans la cabine de douche et ouvre le robinet. Isis aurait dû attendre avant de se jeter sous l’eau, puisque cette dernière l’agresse de plein fouet et elle est incroyablement froide. Voire même gelée. La jeune femme lâche un juron de colère en se reculant de quelques centimètres pour éviter les gouttes d’eau glaciales. Il n’y a rien de plus désagréable au monde que cette sensation de froideur sur sa peau encore chaude. La pneumonie l’attrape en plein vol, elle le sent. Au bout de quelques secondes, elle tend une main et teste la température de l’eau avec prudence. Lorsque tout le périmètre lui semble sécurisé, elle fait un pas en avant et se réchauffe rapidement grâce à la chaleur de la douche. Elle essaye de garder une attitude positive. Elle essaye vraiment. Le pessimisme ne lui va pas très bien au teint et elle le sait. Alors elle tente de relativiser, et c’est une Isis faussement joyeuse qui sort de la douche. La brunette termine de se préparer normalement, et quitte la salle de bain pour préparer son habituelle tasse de café.

Second problème majeur – ou troisième, si on prend en compte le mauvais temps : il n’y a plus de café. Chose qui ne lui était jamais arrivée auparavant. Contrariée, elle prend appuie sur le plan de travail et contemple la cuisine sans savoir quoi faire. De toute évidence, elle cherche une solution miracle pour pallier son problème. Elle envisage très sérieusement de courir jusqu’à la supérette la plus proche pour acheter quelques dosettes de café. Mais ça lui prendrait trop de temps, et elle serait obligatoirement en retard au travail. En tant que nouvelle employée, elle ne peut pas se permettre d’être en retard pour une histoire de café. Tout comme elle ne peut pas s’arrêter en chemin pour en acheter un au premier Starbucks croisé sur son chemin. Encore une fois, elle perdrait du temps. Alors à défaut de trouver une vraie solution, elle se contente d’écrire un mot à l’attention de son mari. En lettres majuscules rouges, elle agresse littéralement Martin. ACHÈTE DU CAFÉ. Le pauvre n’aura normalement aucun mal à sentir son agacement. Elle ne le remercie pas, ne prend pas non plus la peine d’agrémenter cette jolie note d’un petit « je t’aime » réconfortant. Non, Isis n’a pas le temps pour ça. L’estomac vide et l’esprit encore embrumé, elle sort de Cap Harbor pour rejoindre son lieu de travail. Elle sait d’emblée que sa journée n’ira pas en s’améliorant. Vu sa profession, elle ne peut pas s’attendre à recevoir bonnes nouvelles sur bonnes nouvelles. Au contraire. Son métier est, par définition, l’antre même des mauvaises nouvelles. Tandis qu’elle s’apprête à garer sa voiture à l’endroit qui lui est spécialement réservé, Isis a le malheur de constater que quelqu’un lui a allègrement pris sa place. Elle est contrainte de faire plusieurs fois le tour du bloc pour trouver une petite place pour sa voiture. Evidemment, portée par sa colère, elle ne se gêne pas pour déchirer une feuille de son carnet avant d’écrire un mot d’insulte destiné à celui ou celle qui a volé sa place de parking. Au moment où elle coince le bout de papier entre le pare-brise et l’essuie-glace, un raclement de gorge la dérange. « C’est ma voiture. » Annonce la voix féminine. Isis termine son action et se tourne vers son interlocutrice, plus remontée que jamais. « Parfait. Vous allez pouvoir la bouger. Au cas où vous ne le saviez pas, cette place est réservée. À cause de vous, j’ai dû faire le tour dix fois avec de pouvoir me garer, et, toujours à cause de vous, je suis en retard. Je vous laisse le mot, juste pour que vous ayez conscience de votre abominable personne. »

L’avantage, c’est que l’humeur massacrante d’Isis lui permet d’agir en véritable lionne. Elle n’hésite pas à foncer dans le tas, ne tergiverse pas avant de prendre le taureau par les cornes. C’est néanmoins avec soulagement qu’elle termine sa journée, prête à s’échouer dans son lit pour ne jamais en ressortir. Du moins, pas avant demain matin. Épuisée, elle pousse la porte de la maison et retire aussitôt ses chaussures et sa veste. Isis est tellement fatiguée qu’elle regarde à peine où elle met les pieds, ce qui lui vaut une chute lamentable au beau milieu du hall d’entrée. Pour sa défense, les cartons de Martin l’ont attaquée. Le malheureux. Il aurait vraiment dû ranger ses affaires. « MARTIN PALMER ! » Hurle-t-elle de tout son petit cœur, tout en partant à sa recherche. A vrai dire, elle sait parfaitement où le chercher : dans son bureau. Elle surgit telle une furie dans la pièce, se rue sur lui et pose ses deux mains à plat sur l’ordinateur pour le refermer. « Tu peux me dire ce que tes cartons font au milieu du hall ? Tu ne m’avais pas dit que tu les viderais ? » Demande-t-elle en soutenant son regard. « Ca fait trois jours qu’ils sont là et t’as toujours rien fait. Tu sais ce que je vais en faire de tes cartons ? » La réponse, Martin ne l’aura pas tout de suite. Isis disparaît rapidement et retourne à l’endroit où se trouve les affaires de son mari. Voilà qu’elle entreprend d’ouvrir les cartons pour y prendre ses affaires une à une. Elle ouvre la porte et sans réfléchir, elle jette tout dans l’allée. Que ce soit fragile ou non, elle s’en fiche. « C’est ça que tu veux ? Que toutes tes affaires finissent dans la rue ? Pas de problème. Il suffisait de me demander. » De toute évidence, elle avait besoin de se défouler. Malheureusement pour Martin, c’est tombé sur lui.


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Re: You is kind. You is smart. You is important. (Martin) ✻ ( Mar 2 Jan - 18:30 )












Dans un demi-sommeil, j'avais vaguement entendu le réveil d'Isis sonné et ma femme sortir du lit. Profitant de son départ, mon corps avait de lui même pris possession de l'intégralité du lit, me mettant dans la position de l'étoile de mer. Ce n'est que bien plus tard après le départ d'Isis que je m'étais réveillé. Le télé travaille avait quand même beaucoup d'avantage. Tel un pacha je m'étirais dans le lit, avant de finalement en sortir. Etre chez soi avait des avantages, mais pour se motiver c'était bien plus compliqué. Pour ne pas perdre trop de temps, j'avais en tête de lancer le café, comme ça après ma douche, je n'aurai plus qu'à me servir. Malheur pour moi, mon plan tombé à l'eau dès le réveil en voyant le mot doux de ma femme. Même pas un petit cœur dessus, j'étais déçu et je n'avais plus qu'à réviser mon planning.

Après une douche rapide, je me sentais frais et pimpant. Le jour parfait pour mettre mon costume croisé. En bossant à la maison, je pourrais me permettre de rester en jean et chemise, surtout que mes clients ne voyaient que le haut de mon corps quand on était en appel conférence, mais je n'y arrivais pas. Etre en costume faisait parti de moi. Même pour aller acheter du café, je me sentais mieux dans mon beau costume.

A noter, que j'avais eu besoin d'une 1 pour trouvé ce fichu magasin dans cette ville. A New-York je pouvais tout acheter à n'importe quel coin de rue, dans ce village c'était nettement moins facile. Un jour j'allais me perdre et Isis devra lancer un avis de recherche me concernant. Mais au moins j'étais venu à bout de la mission que ma femme m'avait confié. Par contre je ne savais absolument pas me décider sur quel genre de café prendre, alors dans le doute j'en avais pris plein de différents. Du corsé, du doux, du brésil, de l'équateur. Au moins, pendant les prochaines semaines on allait pas être en rade de café. Et maintenant que j'étais rentré, que je m'étais fait une cafetière, je pouvais enfin me mettre au boulot.



"Vous n'avez absolument pas à vous inquiéter Monsieur Richards. Cela fait des années que nous travaillons ensemble, que je ne sois plus à New-York ne va rien changer. Vous allez toujours gagner autant d'argent, croyez moi." Je ne comptais plus le nombre de client que j'avais du rassurer de la sorte depuis qu'on avait emménagé à Cap Harbor. Certains étaient très mécontents et je ne pouvais pas leur en vouloir et d'autre, comme Monsieur Richards, étaient très compréhensif. « MARTIN PALMER ! » La douce voix de mon adorable femme venait de retentir à travers la maison et cela n'augurait rien de bon. "J'ai l'impression que vous avez des problèmes Martin" J'avais bien cette impression aussi. "N'ayez crainte, Monsieur Richards, je devrais..." Ah ben je ne devrais rien du tout, parce qu'Isis avait décidé que ma conversation était terminée. « Tu peux me dire ce que tes cartons font au milieu du hall ? Tu ne m’avais pas dit que tu les viderais ? » Oooh c'était donc pour cela qu'elle n'était pas très contente. En y réfléchissant il était vrai que ça faisait au moins 3 jours que je devais les vider et les ranger. Sauf que la flemme s'était emparé de moi. "Bonjour mon amour, tu vas bien mon amour ? Oh oui je vais bien et toi ? T'as passé une bonne journée ? De toute évidence toi tu as passé une très mauvaise journée. Tu veux me raconter ?" Je savais que je n'étais pas en position de répliquer, ni même de faire ce genre de trait d'humour, mais c'était plus fort que moi. Puis techniquement en coupant ma conversation comme ça, ça aurait pu être dangereux. Ce n'était pas le cas parce que Monsieur Richards était sympa, mais avec un autre, j'aurai pu perdre un gros client. « Ca fait trois jours qu’ils sont là et t’as toujours rien fait. Tu sais ce que je vais en faire de tes cartons ? » Non, je ne savais pas et cela me faisait très peur. Surtout en la voyant repartir aussi rapidement. Sans perdre une seconde je la suivait dans les escaliers, pour finalement la voir prendre mes affaires dans les cartons pour le jeter dehors. Okay la guerre venait d'être déclarée. « C’est ça que tu veux ? Que toutes tes affaires finissent dans la rue ? Pas de problème. Il suffisait de me demander. » Honnêtement, j'avais très envie de rire, mais je savais que si je le faisais, j'allais m'en prendre une. Pour le moment il fallait que je trouve le moyen de désamorcer la bombe Isis. "Je t'ai acheté du café " Cela sortait de nul part, mais c'était pour faire remarquer que je l'avais fait. "Moi je voulais simplement te faire plaisir en te laissant installer mes affaires dans la maison tout comme ça te plaît. Tu as des biens meilleurs goûts que moi en plus" Je tentais la flatterie pour savoir si cela allait passer, mais mine de rien il faisait un peu froid dehors et on chauffait pas pour les voisins quand même. Et puis soudain la révélation. Une main sur la bouche, je pointais Isis du doigt. "Je viens de comprendre, en fait." Oui, oui, oui tout était logique maintenant. "Tout cela fait parti de ton plan, tu cherches juste une excuse pour me mettre à la porte de chez nous" J'étais horriblement choquée d'apprendre cette vérité. "Tu me brises le cœur Isis Marie-Antoinette Palmer" Je ne savais pas si j'étais crédible, ni même si j'avais réussi à renverser la situation, mais je me sentais fier de moi.




lumos maxima


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Dernière édition par Martin Palmer le Mer 17 Jan - 22:42, édité 1 fois
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Re: You is kind. You is smart. You is important. (Martin) ✻ ( Dim 7 Jan - 23:52 )



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L’humeur d’Isis est massacrante, c’est le moins que l’on puisse dire. Après avoir vécu une journée particulièrement pénible, elle ne peut que se défouler sur son mari. Et ça tombe bien, puisque Martin lui offre tout seul une raison valable de passer ses nerfs sur sa personne. Ses cartons campent au beau milieu du hall d’entrée depuis plusieurs jours, et malgré les nombreux rappels à l’ordre d’Isis, il n’a pas pris la peine de les défaire. Il devrait pourtant savoir que sa femme est quelqu’un d’ordonné. Isis aime quand tout est bien rangé, le désordre l’insupporte au plus haut point. Ce n’est pas la première fois que le couple se dispute pour ce genre de chose. Martin adore laisser trainer ses vêtements sales autour du lit. Les remarques d’Isis glissent littéralement sur les rails de son indifférence. D’ailleurs ça aussi, ça l’agace. Outre ce détail, ses cartons n’ont rien à faire au milieu du hall, ce n’est pas leur place. Il est quasiment impossible à éviter, Isis redoute le jour où elle se prendra le pied dedans. Malgré son ton empli de fureur, Martin reste calme. Il est tellement calme qu’il joue avec les nerfs de sa femme et signe, au passage, son arrêt de mort. Elle lui lance un regard noir et serre les poings. Elle est à deux doigts de lui jeter son pot à crayons en pleine figure. La violence ne résout rien, elle est la première à le savoir. Mais quand Martin s’amuse à jouer les abrutis alors qu’elle se trouve en crise, elle réprime difficilement ses accès de colère. « Non. Je t’assure que tu ne veux pas jouer à ça avec moi. Pas maintenant. » Il devrait la prendre au sérieux s’il ne veut pas finir six pieds sous terre. Isis peut être dangereuse quand elle le veut vraiment.

Puisqu’il semble décidé à faire l’idiot, la brunette prend le taureau par les cornes. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, une partie des affaires de Martin se retrouve dans l’allée, juste devant leur maison. Elle n’a aucun scrupule à balancer ses cartons dehors, persuadée qu’en agissant ainsi, elle fera réagir son mari. Pourtant, lorsqu’elle lui fait face, elle reconnait un soupçon d’amusement sur son visage. Alors elle plisse les yeux, comme pour savoir si ce qu’elle croit voir est juste. Est-ce qu’il se retient vraiment de rire ? Connaissant le spécimen, c’est assez probable. Il rigole, elle le tue. C’est aussi simple que ça. Personne ne sera étonnée si Isis finit en prison, donc. « Je m’en fiche, j’aime pas le café. » Voilà, ça, c’est fait. Avec un air de défi, elle croise les bras contre sa poitrine. Quoi qu’il dise, Martin n’aura pas la gagne aujourd’hui. « Tu te moques de moi ? » Demande-t-elle, plus sérieuse que jamais. « Toutes ces affaires sont supposées aller dans ton bureau, depuis quand tu veux que je range ton bureau ? » Depuis qu’ils vivent ensemble, Martin lui a fait promettre de ne jamais mettre les pieds dans son bureau. Un souhait qu’Isis a toujours su respecter, même si elle a été tentée à de nombreuses reprises d’y faire un peu de rangement. Martin s’en fiche d’avoir un bureau bien décoré et bien rangé, il veut simplement pouvoir retrouver ses dossiers facilement sans avoir à les chercher pendant trois heures. Ce que la jeune femme comprend sans aucun mal. Alors clairement, Martin se moque d’elle. Au lieu de s’excuser et défaire son carton, il continue de creuser sa tombe. Elle avait promis à Maryline de ne pas étriper son frère, même si ce dernier se montre particulièrement difficile à vivre. Pour la énième fois en presque dix ans, elle se demande si elle sera capable de tenir sa promesse. Elle déteste quand il ne la prend pas au sérieux.

Ce qu’il se passe ensuite la surprend à un point qui dépasse l’entendement. À tel point qu’elle se retrouve à fixer son mari, scotchée, incapable de répondre quoi que ce soit. « Isis Marie-Antoinette Palmer ? » À ce stade, elle ne sait plus très bien s’il est sérieux ou non. Quoi qu’il en soit, ça pue le troll à plein nez. « Mais… » Elle relâche les bras le long de son corps et pousse un énorme soupir de fatigue. Il la fatigue, c’est tout. La jeune femme finit par se réfugier dans les bras de son mari et ferme les yeux. « Tu m’soûles. » Qu’elle murmure contre son torse. Il l’énerve et en même temps, il l’apaise. Depuis ce matin elle rêvait d’un câlin et enfin, elle obtient ce dont elle a vraiment besoin. Il n’empêche que Martin la fatigue quand même. « T’es chiant. » Voilà un autre mot d’amour, cette fois accompagné d’un rire nerveux. À partir de maintenant, elle ne veut plus rien faire. Elle accepte simplement de respirer, parce qu’il paraît que c’est mieux pour vivre. Isis relève la tête et se hisse sur la pointe des pieds pour déposer une série de bisous sur les lèvres de son mari. « Est-ce que tu peux défaire tes cartons, s’il te plait ? J’ai pas envie de mourir à cause d’eux. » Pour être plus convaincante, elle lui offre deux ou trois bisous supplémentaires et lui fait les yeux doux en même temps. Avec ça, impossible qu’il refuse. En échange, elle veut bien récupérer ce qu’elle a rageusement jeté dehors.


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Re: You is kind. You is smart. You is important. (Martin) ✻ ( Mer 17 Jan - 22:43 )












Isis était arrivé du boulot en furie et la seule chose logique que je trouvais à faire c'était de me foutre un peu de sa gueule. Je savais que c'était un pari très risqué, je savais que je jouais un peu trop avec le feu, mais c'était plus fort que moi. Pourtant depuis 10 ans que nous étions ensemble, je n'étais pas sans savoir qu'elle n'aimait pas le désordre, ni que je laisse traîner mes affaires. C'était d'ailleurs ce qu'elle était en train de me reprocher, et au lieu de la prendre au sérieux, je faisais ce que je savais faire de mieux, après gérer les actifs des autres, le con. Et elle n'appréciait absolument pas. « Non. Je t’assure que tu ne veux pas jouer à ça avec moi. Pas maintenant. » Et pourquoi pas ? Après tout, elle avait quand même raccroché avec l'un de mes clients sans me demander mon avis. Si je voulais, je pouvais moi aussi me mettre en colère, mais j'en avais pas la foi, je trouvais cette situation plus drôle que dramatique et surtout Isis ne m'en laissait pas le choix, parce qu'elle était repartie aussi vite qu'elle était revenu.
En prenant le partie de la suivre, j'avais juste eu le temps de la voir prendre des affaires dans l'un des cartons accusés et de tout jeter dehors. Donc on en était là ? En voyant tout retomber, j'entendais le bruit caractéristique du verre brisé. Sûrement l'une des photos de mes glorieuses années universitaire qui n'avait pas du apprécier le contact avec le sol. Cette fois aurait pu être la bonne occasion pour me mettre en colère, me mettre au même niveau qu'Isis, mais cette situation était tellement risible que je ne pouvais pas. Cependant je tenais quand même à ma vie et je ne lui montrait pas clairement que je trouvais ça drôle. Si Isis entendait le moindre bruit qui ressemblait à un ricanement ou un gloussement de ma part, elle serait capable de prendre un couteau et me planter avec. Les meurtres passionnels étaient monnaie courante aux États-Unis. Je tentais quand même d'apaiser les choses en indiquant avoir été acheté le café. « Je m’en fiche, j’aime pas le café. » Alors ça, je ne l'avais pas venu venir. En même temps c'était vrai, mais dans ce cas pourquoi m'en faire acheter ? « Mais ? J'ai failli me perdre 3 fois pour acheter ce café » Et autant dire que maintenant on avait une sacrée réserve. Encore une chance que je ne buvais que ça.

N'étant jamais à court d'idée, je tendais une autre approche en la flattant sur sa fibre artistique et décoratrice. « Tu te moques de moi ? » C'était une question piège ? Je préférais ne pas répondre pour ne pas prendre de risques. « Toutes ces affaires sont supposées aller dans ton bureau, depuis quand tu veux que je range ton bureau ? » Elle n'avait pas tort… Isis était tellement bien organisée que des fois, je n'arrivais plus à mettre la main sur mes affaires, d'où l'interdiction de ranger mon bureau. « Tu marques un point, mais ce n'est pas une raison pour t'énerver comme ça » Ce n'était pas non plus la mort d'avoir 3 ou 4 cartons qui traîner. Alors d'accord cela faisait un moment qu'elle me répétais la même chose, mais quand même. Puis soudains, la compréhension était venu jusqu'à moi. En fait Isis cherchait juste une excuse pour demander le divorce, mais je n'étais pas due et je n'allais certainement pas accepter. « Isis Marie-Antoinette Palmer ? » Oui, je trouvais que cela sonnait très bien à l'oreille. « Tu as déjà le prénom d'une déesse égyptienne, alors pourquoi pas celui d'une reine française en plus » Je haussais les épaules, j'étais à court d'arguments et de toute évidence Isis ne savait pas non plus quoi répondre à tout cela et finit tout simplement par venir dans mes bras. Personnellement j'aimais beaucoup quand cela se passait de cette manière. J'embrassais le haut de sa tête tout en lui caressant le dos et les cheveux. De toute évidence elle avait besoin de réconfort. « Tu m’soûles. » Un petit rire s'échappa de ma bouche, faisant quelque peu secouer mon corps. « Je sais oui, mais tant que tu m'aimes on est bons »  Le jour où ça ne sera plus le cas par contre je le vivrait un peu trop mal. « T’es chiant. » Là non plus je ne pouvais pas lui donner tort. La quarantaine était peut-être en train d'approcher, mais pas la maturité qui allait avec, en revanche j'acceptais avec grand plaisir les baisers de ma femme. « Est-ce que tu peux défaire tes cartons, s’il te plait ? J’ai pas envie de mourir à cause d’eux. » Vu la manière dont elle s'y prenait, je ne pouvais absolument pas dire non. « Est ce que si je déplace les cartons dans mon bureau ça te conviendrais ? » Je n'avais absolument pas envie de ranger mes cartons, alors je cherchais un compromis. « Et qui va ramasser ce que t'as jeté ? Techniquement je serais en droit de te regarder faire, mais comme je suis un mari gentil, adorable et aimant et que j'ai entendu quelque chose se brisé, je vais t'aider pour que tu ne te blesses pas. » En disant cela, j'avais l'impression de me sentir comme Superman. Enfin encore mieux que Superman, parce qu'au vu de son dernier film, j'avais pas envie d'être comparé à lui. Un dernier baiser sur les lèvres d'Isis et bien malgré je m'enlevais de son étreinte pour aller chercher un carton et commencer à réparer. « Olala, t'as cassé la photo de mes parents et moi à ma remise des diplôme. Ils vont pas apprécier d'avoir été cassé volontairement. » Parce que je connaissais Isis, j'avais anticipé le fait qu'elle veuille me jeter quelque chose à la figure et je me penchais pour l'éviter.

Au final, ramasser ce qu'elle avait jeté et monter l'intégralité de mes cartons dans mon bureau ne m'avait pris que 15 minutes. Et encore c'était parce qu'Isis me déconcentrait dans ma tâche avec ses baisers. Pour que tout cela ne soit plus un sujet de discorde entre nous, je fermais la porte. On ne voyait plus rien, on était tranquille. « Comme tu as coupé ma conversation avec mon client, on va dire que j'ai terminé ma journée, ou du moins que je suis en pause. Toi tu as officiellement terminée ta journée qui de toute évidence c'est mal passé. Maintenant on fait quoi ? » On avait une multitude de choix qui s'offrait à nous, j'en étais persuadé. « Oh je sais, on pourrait casser plein d'assiettes pour que tu te défoules plutôt que tu me crie dessus ? Tu sais comme dans un certain endroit où tu payes pour faire ça. Sauf que nous on paye pas, parce que ce sont nos propres assiettes. Je te propose même de tout nettoyer après. » Alors je devais admettre que ce n'était pas l'idée du siècle, mais ça pourrait être drôle. [goldenrod] « Ou alors on fait de la peinture tout nu » [/color] Je ne garantissais pas de faire beaucoup de peinture si Isis se promenait toute nue devant moi, mais je pouvais toujours essayer. « Ou alors, on fait ce que tu veux à condition que ça ne soit ni du ménage, ni du rangement, ou toute activité qui pourrait s'y rapprocher de près ou de loin » M'approchant d'Isis, je posais mes mains de part et d'autre de son visage pour l'embrasser doucement. « Je te l'ai pas dit, mais tu es adorable quand tu te mets en colère » Et sexy aussi, mais sexy et belle Isis l'était tout le temps.




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Re: You is kind. You is smart. You is important. (Martin) ✻ ( )

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