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cigarette after sex - Eliza

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cigarette after sex - Eliza ✻ ( Ven 26 Jan - 11:36 )

Cigarette after sex
Eliza & Simone
Il fait noir.
Mais c'est pas si grave que ça. C'est pas comme si je ne connaissais pas les moindres recoins de ma chambre. Je cherche le paquet de cigarettes qui est sur la table de nuit, j'en sors une et cherche un briquet ensuite. Je l'allume et voilà, je me détends totalement contre le lit, j'expire la fumée vers le plafond que j'observe un peu dans le vide. J'ai enfin repris mon souffle et j'avoue que j'ai un gros coup de barre et je me serai directement endormi. Sauf que je n'ai pas l'impression que le sommeil me vient de suite, on s'était endormi pendant quelques minutes, enfin. Je ne sais pas pour elle, mais moi, je suis réveillé. Autant ne pas la réveiller, mais ça m'étonnerait. Elle est au taquet au moindre mouvement et bruit. Tout comme elle l'aurait été dans son travail. Si je ne dors pas, c'est que plusieurs choses me travaillent en ce moment, comme le boulot, comme ma famille et surtout, je me demande, qu'est-ce que je fous là ? Ouais, je suis dans le moment où je questionne au sens de ma vie. Et franchement, c'est pas le moment pour ça.

Je tourne la tête vers sa silhouette et je souris à la vue qu'elle m'offre. Je ne sais pas comment on s'est rencontrés, je ne me rappelle plus tellement on s'est vu et souvent ça finit ainsi. Au lit. Je ne m'en plains pas. Eliza, qui l'aurait cru ? Il y avait tellement eu de tension entre nous, qu'on a finit par trouver un moyen de la redescendre, mais on n'y peut rien. Elle remonte tout le temps et encore, je sais que ce n'est pas le genre de personne que je voudrais me mettre en couple. Même si on s'amuse à jouer ainsi. On se dépanne. Quand elle a besoin d'un mec pour la soirée de son travail, je réponds présent si ça ne tombe pas dans le jour où je bosse. Et étrangement, ça tombe toujours au moment où je suis libre. M'enfin bref.

" T'en veux ?" lui demandai-je, proposant la cigarette. J'expire la fumée alors que je la sens bouger, ce qui me dit qu'elle est réveillée elle aussi. Elle peut très bien se rendormir, elle l'a déjà fait auparavant. Moi vais sûrement regarder la télé et tenir compagnie à mon chien qui dort dans le salon. D'habitude, il vient dormir dans la chambre, mais pas quand j'ai de la compagnie.

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Re: cigarette after sex - Eliza ✻ ( Dim 4 Fév - 1:34 )



✻ ✻ ✻
All of the things we're taking, 'cause we are young and we're ashamed. Send us to perfect places, all of our heroes fading, now I can't stand to be alone... Let's go to perfect places.

Eliza et les hommes, c'est une histoire compliquée. Elle n'a jamais vraiment su pourquoi, si le problème venait à chaque fois d'elle ou de ceux qu'elle fréquentait. Toujours est-il qu'à presque 35 ans, elle mène une vie de célibataire endurcie. Ce n'est pas faute d'avoir essayé, pourtant. Elle a connu plusieurs relations sérieuses, elle s'est imaginée plus d'une fois en robe blanche, plus heureuse que jamais aux côtés d'un homme qui l'aime et la respecte. Le dernier en date est Aaron, celui qu'elle croyait être l'homme de sa vie. Celui qui l'a encouragée dans chacun de ses projets, qui lui a donné un million de raisons de bien vouloir croire en elle. Mais comme tous les autres, il a fini par partir. Bien qu'elle semble froide et dure, elle a le cœur tendre. Au même titre que sa sœur, Eliza rêve du grand amour. La différence entre les deux femmes, c'est qu'Emmy a une personnalité qui plait. Elle est attachante, et aussi belle à l'intérieur qu'à l'extérieur. Eliza ne fait pas le poids à côté, elle en a bien conscience. Elle est plus discrète, plus réservée. Quand bien même ce soit une femme douce et amusante, ce n'est pas le premier visage que l'on voit lorsqu'on la rencontre. Toujours est-il que cette rupture avec Aaron, ça l'a brisée. Elle n'a plus envie de se donner autant de peine pour être heureuse. Eliza préfère voler de ses propres ailes, butiner ici et là, sans jamais se poser. A quoi bon ? Elle n'est pas Emmy, sa mère ne manque jamais une occasion de le lui faire comprendre. Elle n'est pas aussi jolie, pas aussi sympathique. Il suffit de voir ce que son assistant pense d'elle. Julian la voit comme une sorcière, un dragon, un monstre effroyable. Certes, après cette soirée passée à discuter dans son bureau, elle a laissé entrevoir qui elle était véritablement. Mais vu comment la soirée s'est terminée, elle doute que Julian veuille un jour lui reparler. Emilia lui a de toute façon fait comprendre qu'elle ne pouvait pas coucher avec lui, parce que ce n'était que son assistant. Et Eliza Nelson-Riley mérite mieux qu'un simple assistant. Pour une raison qu'elle ne saisit pas, la réflexion de sa sœur l'a blessée. Probablement parce que pour la première fois depuis longtemps, un homme a réussi à la mettre en confiance. Il s'agissait de son assistant, certes. Mais l'image qu'elle se fait de Julian est loin d'être aussi simple et réductrice. Est-ce que son opinion importe ? Visiblement pas. Comme d'habitude, elle se tait. Et comme d'habitude, elle se réfugie dans les bras d'un autre homme.

Sans dire quoi que ce soit, Eliza se redresse en position assise et maintient le drap contre elle. « Non merci. » Souffle-t-elle simplement, plongeant son regard dans le sien. Eliza a un mode de vie beaucoup trop sain pour fumer. L'odeur et la fumée ne la dérangent pas, mais elle ne supporte pas l'idée d'avoir une cigarette dans sa propre bouche. Elle préfère laisser ce loisir aux autres. « J'ai soif, je vais me servir un verre d'eau. » Dit-elle en sortant du lit, sans prendre la peine d'enfiler le moindre vêtement. La jeune femme fait comme chez elle, fouillant dans chacun des placards de la cuisine pour trouver les verres. Une fois hydratée, elle retourne dans la chambre et reprends sa place dans le lit. « Je t'ai même pas demandé, mais je peux rester dormir hein ? » Eliza n'a pas la foi de rentrer chez elle. Elle apprécie énormément la présence de Simone, et son lit est plutôt confortable.


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Re: cigarette after sex - Eliza ✻ ( Jeu 8 Fév - 14:16 )

Cigarette after sex
Eliza & Simone
Je fume encore un peu et jette les cendres sur un cendrier qui est juste à côté de moi. Nos regards se croisent, on ne détourne pas et c'est vrai qu'elle ne fume pas. Enfin, c'est un détail que j'ignorai d'elle. Je ne l'ai jamais vue fumer, en même temps, les occasions dans lesquelles où nous étions ensemble ne s'y prêtaient pas trop et maintenant j'en ai la confirmation. Je réponds par une petite moue approbatrice avant de la laisser se redresser, même si ça veut dire me priver une partie de mon drap. Ça va, y a jamais eu de guerre de draps entre nous (tant mieux). " Okay." lui répondis-je tout simplement en la regardant se lever et sortir de la chambre dans sa plus simple tenue: aucune. J'ai admiré encore une fois de plus ses courbes parfaites avant de baisser mon regard et observer la cigarette que je jette aussitôt sur le cendrier. Je me suis redressé maintenant que je n'ai pas l'impression que le sommeil viendra de suite. Je l'écoute en train de fouiller et je lui dis depuis la chambre. " Deuxième placard à partir de la droite, en haut !"

Elle revint et je la regarde se réinstaller. " Oui tu peux. Tu es la bienvenue tu sais, même si c'est pas forcément pour coucher." Je dis ça, parce que je sais que c'est loin d'être agréable de vouloir retourner chez soi et d'affronter la réalité des choses. Eliza vit dans un monde bourré de contraintes et je l'ai moi-même vu de mes propres yeux, j'ai moi-même été confronté à pas mal de contraintes et je ne compte pas le nombre de fois où j'ai envie de dire des conneries et que j'ai dû me retenir. Franchement, je ne sais pas, mais ce n'est pas mon monde mais ça me permet de voir ce que c'est et qu'est-ce que je ne rate pas. " Est-ce que tout va bien?" lui demandai-je après un petit silence de quelques minutes. Je sais que ça ne me regarde pas, mais bon. Je suis à l'extérieur des situations, donc j'ai forcément un oeil critique et j'ai pas mal aidé les gens dans le passé. Je sais repérer ceux à qui, ça n'a pas l'air d'aller fort.
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Re: cigarette after sex - Eliza ✻ ( Dim 24 Juin - 17:57 )



✻ ✻ ✻
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Eliza sourit lorsqu’elle entend Simone lui indiquer depuis la chambre où sont les verres. Ça lui évite de chercher éternellement. Elle prend le temps de se rafraîchir, dépose le verre vide sur le bord de l’évier et regagne la chambre de son partenaire. Coucher avec un homme et l’abandonner avant le lever du soleil, c’est typiquement la manière dont elle agit habituellement. Eliza est une femme qui s’assume. Le sexe lui procure un plaisir sans égal dont elle ne peut se passer. Accessoirement, elle ne veut pas s’en passer. Alors elle enchaîne les conquêtes, sans jamais en avoir honte. Elle ne recherche rien de plus que du plaisir et n’a jamais ressenti le besoin de se réfugier dans les bras d’un homme par manque de tendresse ou d’affection. Elle souhaite simplement assouvir ses besoins. Qui plus est, elle ne se sent pas assez proche des hommes qu’elle rencontre pour leur accorder plus d’une nuit. Non seulement leurs personnalités sont rarement compatibles avec la sienne, mais en plus ces hommes n’ont bien souvent rien en commun avec la brune. Évidemment, il y a des exceptions. Simone est l’une de ces quelques exceptions. Depuis sa séparation avec Aaron, il est même le premier avec lequel elle s’accorde un moment de répit. Sa compagnie est aussi agréable qu’apaisante, elle considère donc que ce serait idiot de ne pas en profiter. Au-delà d’être un partenaire sexuel, Simone est un ami. Elle ne se souvient plus très bien de leur rencontre, ni même à quel moment ils ont commencé à coucher ensemble. Tout ce qu’elle sait, c’est qu’elle apprécie énormément sa présence. Ces derniers jours le prouvent, puisqu’elle passe de plus en plus de temps avec lui. Et ce soir, elle s’invite allègrement dans son lit, sans aucune intention sexuelle. Pour la forme, elle demande tout de même la permission à Simone de s’installer pour la nuit. « Merci. » Souffle-t-elle, le sourire aux lèvres.

Avec Simone, tout lui paraît simple. Probablement sans s’en rendre compte, il l’emmène loin de son monde rempli de mondanités et lui offre la possibilité de concevoir la vie sous un autre angle. Un angle bien moins prise de tête et bien plus relaxant. La légèreté et la simplicité sont deux choses qui lui manquent cruellement. Eliza se blottit dans les draps et ferme les yeux quelques instants. Elle n’a pas spécialement sommeil, elle essaye juste de faire le vide dans son esprit encombré. Les seuls sons qui percent le silence sont celui de la cigarette qui se consume et celui de la fumée qui s’échappe de la bouche de Simone. Plusieurs minutes s’écoulent avant que l’italien n’engage la conversation. Machinalement, Eliza rouvre les yeux et pose son regard sur lui. « Non. » Répond-t-elle le plus simplement du monde, cependant avec le sourire. « Mais est-ce qu’on peut s’attendre à ce que tout aille bien quand on essaye de diriger une entreprise ? » Curieusement, elle insiste bien sur le verbe essayer. Eliza, c’est une femme avec un manque de confiance en soi affolant. Chaque déconvenue la fragilise bien plus que ses succès ne l’endurcissent. Elle doit s’accrocher pour ne pas abandonner. Généralement, il lui suffit de penser aux paroles blessantes de son père pour trouver le courage de continuer à faire progresser son entreprise. Elle ne veut pas lui donner raison. Bien que l’avis de son père l’affecte énormément, il lui insuffle aussi une force hors-norme. C’est pour ça qu’elle est encore à la tête de Pure Beauty aujourd’hui, qu’elle continue à développer son affaire avec hargne. Mais le quotidien de PDG apporte son lot de difficultés. Les derniers événements font qu’elle est aujourd’hui fatiguée. Elle veut porter Pure Beauty le plus loin possible, et en même temps, cet épuisement la rend inefficace et impuissante.

« Tu n’as pas envie de te déconnecter complètement du monde, une fois de temps en temps ? » Qu’elle lui demande avec sérieux. « J’ai l’impression qu’on fait toujours tout pour mener une vie à cent à l’heure. Tout s’enchaîne et au final, on ne profite de rien. » Le regard dans le vide, elle imagine à quoi ressemblerait une semaine loin de son entreprise, loin de sa famille. Elle adore son travail, elle est fière de ce qu’elle a construit. Malgré les erreurs, les critiques et le million d’incertitudes qui la torture tous les jours, personne ne pourra lui retirer la fierté d’avoir réussi à bâtir quelque chose d'elle-même. Malgré tout, Eliza est humaine. Les attentes hautement placées de ses proches l'étouffent. D’autant plus que sans assistant, Eliza se sent seule face à une armée de monstres. Passer une semaine sans avoir à se soucier des conséquences positives ou négatives du moindre de ses actes, ça l’attire. « Ou alors c’est juste moi qui ne sais pas en profiter, j’en sais rien. » Elle émet un léger rire, comme pour éviter de paraître trop dramatique ou dépressive. Elle est consciente d’avoir une vie remplie de jolies choses. Beaucoup aimerait être à sa place, quoi qu’elle en pense. En ce sens, elle n’est probablement pas en mesure de se plaindre.


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Re: cigarette after sex - Eliza ✻ ( Jeu 28 Juin - 15:26 )

Cigarette after sex
Eliza & Simone
Si je demande que tout va bien, en espérant une réponse sincère à Eliza… Je saurais qu’elle me dirait non. Tout comme je le saurais pour les autres. Parce que si on est dans la sincérité, tout le monde me dirait que non, ça ne va pas. Il y aura forcément entre un petit et grand truc, tout dépend ce que c’est, que ça n’ira pas. Dire qu’on va bien, je comprends comme quoi c’est que malgré nos problèmes, on fait ce qu’on peut pour les régler et que tout va bien, on n’a pas besoin d’aide des autres… Qu’on peut vraiment se débrouiller quoi… Sauf qu’Eliza, elle n’a pas l’impression que tout va bien franchement. En même temps… « Non en effet… Il y aura toujours des problèmes… Surtout si les employés pensent qu’ils ne sont pas capables de gérer cela par eux même. » fis-je en lui caressant le bras. « Tu sais que tu peux prendre les vacances, te couper un peu de tout ça le temps d’une semaine ou deux… Ça t’aiderait à prendre du recul et aussi prendre l’air dont tu as besoin, tu reviendras plutôt en forme et » Je marque une petite pause de quelques secondes et lève les yeux au plafond avant d’hausser les sourcils avec un petit air innocent accompagné d’un sourire. « Et en plus c’est moi, le grand gaillard qui déteste les vacances qui dit ça.. » Comme quoi c’est un peu l’hôpital qui se fout de la charité là. Mais c’est vrai, je ne peux pas totalement me permettre des vacances comme ça, j’ai deux boulots en même temps. Pompier et barman pour bien finir mes mois et je ne sais pas autre chose à part m’acheter de quoi boire et les courses à côté. Enfin tout ça… Mais je me permets des voyages en Italie pour voir le reste de ma famille mais c’est tout. Je l’écoute parler, un peu surpris qu’elle parle de vouloir se déconnecter du monde de temps en temps. Je dépose la cigarette contre le cendrier un peu plus loin d’avant d’être surpris par Ray, mon chien qui vient juste de se réveiller aussi avant de se réinstaller au pied du lit. Peut-être que mon chien me divertit, mais je l’entends toujours parler… Je ricane un peu quand elle finit par se dire qu’elle ne sait pas en profiter. J’hausse un peu les épaules avant de me redresser légèrement. « En vrai… Ça arrive à tout le monde de vouloir partir loin de là, sans vraiment réfléchir à la destination… Et quand ça arrive, c’est que tu te sens trop enfermée dans une prison et quelque part, ton cerveau t’envoie des signaux comme quoi il a besoin d’air, d’une déconnexion. » Une pause avant que je ne reprenne après m’être raclé la gorge, signe que je vais sûrement balancer un monologue. « Je ne sais pas si tu me suis sur Instagram ou si tu trouves le temps d’aller sur youtube… Mais il y a eu un moment où je n’ai rien compris à ma vie. J’ai rencontré un mec dans un bar et on a discuté d’alpinisme. Je n’en ai jamais fait, mais j’y ai toujours rêvé quoi. Sauf qu’avec les deux boulots, ma famille, les responsabilités, Ray mon chien… J’ai toujours repoussé à plus tard parce que voilà, y a des choses qui passent avant. Mais Lucas m’a fait comprendre un truc, on ne vit qu’une fois et que franchement, le travail, la famille, même le chien… Les factures, la télé, les courses, ils seront toujours là à mon retour après une semaine ou deux d’absence. Alors que les possibilités de monter une montagne, y en a pas pour toujours. Je ne pourrai pas la grimper après un accident de travail ou parce que je serai trop vieux pour ça. Enfin, Lucas du jour au lendemain, il m’a emmené faire le mont Everest, me forçant vite fait à prendre mes vacances et j’ai balancé à ma famille que je pars en vacances sans plus de précision. J’ai pu réaliser le rêve que j’avais quand j’étais gamin à force de regarder le Mont Blanc à une époque. » Je bouge un peu du lit pour me mettre sur le côté, ma tête soutenue par mon bras pour mieux l’observer. « En vrai, il faut que tu arrives à arrêter de mettre le boulot en priorité numéro une. C’est juste pour gagner de l’argent, pour prouver que t’es forcément capable de faire les choses assez grandioses. Mais en vrai, tu serais capable de faire plus que ça si tu savais t’arrêter de temps en temps, profiter de regarder autour de toi, te déconnecter. » fis-je tout simplement, pensant au principe de la connexion internet… Cette fameuse box que nous pouvons éteindre quand la connexion bug totalement et que nous avons perdu le contrôle en vrai. Et à chaque fois que la box redémarre, la connexion fonctionne mieux… Bon enfin, je demande pas d’éteindre son cerveau pour mieux le rallumer…!
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Re: cigarette after sex - Eliza ✻ ( Dim 22 Juil - 23:34 )



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Au cours du temps, Eliza s’est enfermée dans l’idée que les vacances ne sont qu’une perte de temps et d’argent. Alors depuis qu’elle est à la tête de son entreprise, elle n’a jamais pensé à en prendre. Qui plus est, le simple fait d’imaginer son bureau vide l’angoisse. Pure Beauty est son bien le plus précieux, sa plus grande fierté. Une semaine loin de son entreprise, c’est prendre le risque de laisser son bébé entre les mains de quelqu’un d’autre. Le problème ne vient donc pas de ses employés, mais d’elle. Eliza doit apprendre à faire confiance, elle le sait. Il n’empêche que ce n’est pas aussi simple que ça en a l’air. Au-delà de ce souci de confiance, Eliza déteste être inutile. Elle a ce besoin irrépressible d’être constamment active. Une journée à se prélasser au bord d’une piscine, ce n’est définitivement pas pour elle. À la rigueur, elle peut se poser une heure ou deux, mais pas plus. Paradoxalement, elle rêve de pouvoir échapper à ses obligations professionnelles. Surtout en ce moment, alors que le contrôle de son entreprise semble lui filer entre les doigts. « Honnêtement, j’aime pas spécialement les vacances non plus. » Dit-elle en affichant un sourire. « Mais je sais pas… Je me dis que ça pourrait me faire du bien. Le souci, c’est que je suis pas sûre de pouvoir me déconnecter totalement. Je peux pas ne pas m’inquiéter de l’entreprise une journée. Je sais aussi que si je décide de partir, il y aura forcément quelqu’un pour m’appeler et me rappeler que je ne peux pas totalement oublier Pure Beauty. » Au moment où Eliza a monté le business plan de son entreprise, elle savait ce pour quoi elle s’engageait. Elle était prête à sacrifier sa vie personnelle et sa santé pour porter son projet jusqu’au bout. La question qu’elle se pose désormais, c’est de savoir si elle pourra continuer ainsi longtemps.

Eliza se tourne sur le côté lorsque Simone se lance dans son monologue. Au fur et à mesure qu’il se confie à elle, Eliza ne peut pas s’empêcher de penser que cet homme, il vaut de l’or. Elle est heureuse de l’avoir rencontré, d’avoir couché avec lui en pensant qu’il n’était qu’un homme de passage. Parce qu’il lui a prouvé qu’il était bien plus que ça, et à chaque fois qu’ils se voient, ils en apprennent un peu plus l’un sur l’autre. Elle se surprend aussi à penser qu’en réalité, elle n’a pas besoin d’une semaine de vacances complète dans les îles pour se ressourcer. Une soirée avec Simone lui fait tout autant de bien. Il est à ce jour le seul qui puisse lui permettre de relativiser, de comprendre que la vie n’est pas nécessairement compliquée si l’on se donne la peine de concevoir les choses sous un autre angle. À la fin de son monologue, Eliza se redresse juste pour déposer un baiser sur ses lèvres. Juste comme ça. « En un sens, je suis d’accord. C’est vrai que les factures, la famille, les courses, ça sera toujours à mon retour. » Même si, on ne va pas se mentir, elle souhaiterait parfois que sa famille disparaisse à la première occasion. Sauf peut-être Emilia. « Après, une entreprise, c’est comme un enfant. Il faut s’en occuper. Tu ne peux pas partir et tout laisser en plan. Tu peux pas non plus la confier indéfiniment à quelqu’un, parce que ce quelqu’un fera forcément les choses différemment, et à un moment, ça posera problème. Puis, imagine. Je pars deux semaines, et la personne chargée de me remplacer fait couler ce que j’ai construit. Tu peux plus vraiment dire que ça sera toujours là à mon retour… » Qu’on se le dise, Eliza est un peu paranoïaque. Faire couler une entreprise en deux semaines, c’est quasiment impossible. Quoiqu’avec certaines personnes, il vaut mieux se méfier.

« Je sais que t’as raison. » Souffle-t-elle avec difficulté. Eliza est obligée d’admettre qu’elle doit aussi prendre du temps pour elle. Que son travail ne doit pas forcément être sa priorité numéro une. « Diriger Pure Beauty, c’est pas juste un travail pour moi. Je fais pas ça non plus juste pour gagner de l’argent. C’est comme… » Elle marque une pause et essaye de trouver une manière simple de résumer ce que représente son entreprise à ses yeux. Sauf qu’elle n’y arrive pas. « Je sais pas. J’arrive pas à expliquer tout ce que c’est pour moi. Je sais pas si je peux m’arrêter. » Son entreprise, elle l’a dans la peau. Elle ne vit que pour ça, elle y pense constamment. « J’ai l’impression que si je veux faire une pause un jour, je vais devoir tout abandonner. » Eliza, elle n’arrive pas à voir la demi-mesure. Probablement parce qu’à force d’avoir le nez dans les chiffres et les évolutions, elle ne parvient pas à avoir le recul nécessaire. « Peut-être que je devrais partir faire de l’alpinisme avec toi. » Qu’elle fait sur le ton de la plaisanterie, pour détendre cette atmosphère un tantinet trop pesante.


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Re: cigarette after sex - Eliza ✻ ( Jeu 16 Aoû - 1:21 )

Cigarette after sex
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On est deux à ne pas aimer les vacances en fait.
Je me sens moins seul dans mon cas et c’est peut-être pour ça qu’on s’entend plutôt bien: on n’aime pas les vacances et nous sommes les drogués du travail. Bon on est drogué pour des raisons différentes, moi c’est pour oublier et aussi pour arriver à joindre les deux bouts parce que mine de rien, le salaire de pompier ne fait pas tout pour moi. Eliza, elle gagne tellement d’argent que c’en est déconcertant, je ne sais pas comment elle fait et c’est pourquoi je la respecte. Elle a déjà eu les moyens de base, mais elle a monté son entreprise à la sueur de son front et franchement, faut avoir du caractère en plus des nerfs pour réussir. Elle a été plus ambitieuse que moi, je me suis contenté des études de base parce que j’aime pas trop ça déjà… Je trouve ça chiant de rester assis derrière une table et j’ai toujours été pour l’action quoi. Déjà quand ma grand mère voulait me faire écrire de la main droite, j’ai toujours trouvé un moyen de m’enfuir et me poser quelque part dans la forêt avant de me rendre compte que je me suis complètement paumé…! Je fronce les sourcils à ses paroles et arque un sourcil. « Ouais, même quand tu pars une semaine en vacances, tu restes très près de ton téléphone. Suffit de voir ton Instagram où tu postes tout le temps des photos tous les jours, c’est une manière à toi de montrer que tu te détends forcément en montrant où tu es, ce que tu fais, mais d’un autre côté, tu reçois plus facilement les messages de tes employés quoi. » Une pause et je lui souris faiblement. « Des fois tu te le rappelles tout seule, que tu ne peux pas oublier Pure Beauty. Tu tends le bâton pendant les vacances pour que tu ais du boulot parce que ne rien faire, c’est pas ton truc. » Moi je stalke son Instagram ? Bah écoutez, ouais. Je la suis sur Instagram et forcément quand j’étais devant mon téléphone, je ne m’attendais pas à voir autant de post d’un coup et faut aussi croire que c’est mon téléphone qui a décidé de mettre en avant uniquement les post d’Eliza ou tout simplement parce qu’elle sait mieux prendre les photos que les autres…! Enfin bref.

C’est marrant tout de même, parce qu’on était censé dormir après toute cette soirée fort bien intéressante et épuisante à la fois, mais on n’arrive pas à trouver tous les deux le sommeil et au final, je me retrouve à discuter parce que ouais. Rien ne va et la pression de l’entreprise est trop forte pour Eliza, elle a besoin de se changer les idées et ça ne passe pas forcément que par le sexe, c’est sûr. Et apparemment, faut croire qu’après ça, j’ai toujours envie de parler encore et encore, comme quoi faudrait vraiment que j’écrive un livre sur la philosophie post-sexe. Ça pourrait marcher apparemment. Enfin bref, je lui parle pour qu’elle se rende compte que quand même l’entreprise, ça ne va pas bouger de là, tout sera là tel qu’elle avait laissé, mais après, je dis ça alors que je ne gère mais alors là, pas du tout une entreprise quoi. Et encore heureux, je ne me sens pas capable pour ça d’ailleurs. Je la regarde là où elle est, sur mon lit, avec ce petit sourire comme quoi, ce que je viens de lui dire ne l’a pas laissée insensible, même le baiser sur mes lèvres qui fut bref, mais chaud, même si elle les a retiré après ma réponse à son baiser, je les sens toujours. C’était juste un baiser, juste comme ça. « Mais il y a un mais… » fis-je légèrement amusé en penchant légèrement… Enfin, je voulais pencher la tête sur le côté, mais pas facile dans la position où je suis. Au final, j’ai laissé tomber. J’arque un sourcil quand elle parle qu’une entreprise, c’est comme un enfant pour elle. Je fais une légère moue et une grimace comme quoi, vu de là… Ça tient la route, elle ne peut pas vraiment partir loin surtout si elle a des personnes qui sont là, prêt à détruire tout ce qu’elle a construit. Sachant qu’il est amplement facile de détruire ce qui a été construit… Je plisse les yeux un peu perplexe. « Mh… Si on pouvait faire couler une entreprise en deux semaines… Je l’aurai su assez rapidement déjà ça. » Oui parce que j’ai une entreprise en tête en fait, mais bon, on va rester sage quand même et heureusement que la méthode pour couler une entreprise en deux semaines n’existe pas. « Mais je comprends ton point de vue… Alors, sans pour autant te déconnecter de ton travail à 100% … Juste euh… » Je me mets à réfléchir, bon les nombres c’est absolument pas mon truc, c’est clair. « … 50 % ? » À son regard, ça ne lui plait pas. Je lève un peu les yeux au ciel avec un léger sourire. « Ok 70% alors… » Ça ne lui plait toujours pas. « 90% ? C’est presque un 99% ça… » Je soupire et finis par m’asseoir sur le lit au final. « Enfin bref, tu peux rester connectée à ton entreprise à 90% et occuper de tes 10% restant pour te détendre et franchement, c’est rien du tout et c’est pas mal à la fois. » Je continue encore en parlant sur le fait qu’elle pouvait arrêter de mettre le boulot à la priorité numéro une. En gros… Qu’elle arrête de dormir boulot, manger boulot, téléphoner boulot, se doucher boulot, s’habiller boulot, se coiffer boulot, se maquiller boulot. Enfin vous m’avez compris. Je crois qu’écrire à 1h du matin ça ne me réussit pas… Elle sait que j’ai raison, mais ce n’est pas si évident que ça. Je me suis retourné vers elle pour la regarder avec ce petit air concerné. « En fait l’entreprise, c’est un peu une partie de toi. » dis-je sous un ton interrogateur, bien que cette phrase n’a pas l’air d’être une question, parce qu’en même temps, c’est aussi une affirmation. « Peut-être ! » Je la désigne du doigt avec ce petit air sûr de moi, c’est fou comment je change d’expression aussi vite que je m’en aperçois. « Parlant de l’alpinisme, tu viens de me donner une idée… Enfin, j’avais déjà cette idée de base… Mais ça ne fait que renforcer.» fis-je en me penchant vers elle, assez amusé. « Si tu venais juste une soirée, dans la semaine, je te changerai les idées autrement qu’ici chez moi. » Nos nez se frôlèrent et sans dire un mot de plus, je me rapproche de ses lèvres pour y poser les miennes, et ce en quelques secondes avant de reprendre la parole. « Et autrement que cela. » C’est ce que les amis font non ? Du moins, la personne qui tient assez à l’autre pour faire de sorte qu’elle s’y sente bien. Même si le sexe, ça peut être une grande aide, mais il n'y a pas que ça pour se changer les idées en vrai.
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Re: cigarette after sex - Eliza ✻ ( Mar 4 Sep - 19:03 )



✻ ✻ ✻
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Eliza a son entreprise dans la peau. Quand bien même elle voudrait pouvoir s’en détacher quelques temps, elle en serait incapable. Pure Beauty, c’est son idée, son projet, son bébé. Prendre des vacances sans penser une seule seconde à son entreprise, c’est impossible. Il y aura toujours quelque chose pour lui rappeler son rôle de PDG. Et Simone, il comprend que de toute façon, la jeune femme ne supporte pas d’être inactive. L’idée la tente, mais de loin. Elle se connait suffisamment pour savoir qu’en pratique, elle ferait tout pour avoir un peu de travail. Même si ce sont des tâches mineures, qui ne lui demanderaient pas beaucoup de temps et d’énergie. L’important, ce n’est pas tant ce qu’elle ferait. L’important serait simplement de faire quelque chose. « Je note surtout que t’as été regardé mon compte Instagram. » C’est tout ce qu’elle retiendra de cette conversation. Elle le regarde en souriant, un peu taquine. Eliza ne va certainement pas s’en plaindre. Savoir que Simone s’intéresse un minimum à elle, ça la flatte. Et puis elle n’ira pas jouer les innocentes : elle aussi, elle est allée voir les photos que le jeune homme avait postées. Juste par curiosité et pour en apprendre un peu plus sur lui. Alors tout ce qu’elle sait, grâce à Instagram, c’est que Simone a créé son compte lorsqu’il était ivre, qu’il ne sait pas comment faire pour changer son pseudo (qu’il aime bien, finalement), et qu’il a des frères. Même si ces informations semblent assez peu intéressantes, Eliza a eu l’impression de mieux le connaître. « En gros, il faudrait que je parte en vacances sans aucun moyen d’être joignable. » Elle réfléchit deux secondes à l’idée, avant de secouer la tête. « Non. J’en suis pas capable. » Qu’elle souffle, à moitié en rigolant. Au moins, Eliza a l’honnêteté d’admettre qu’elle ne peut pas se passer de son portable.

La conclusion à toute cette histoire, c’est qu’Eliza ne sait pas comment faire pour prendre du temps pour elle et continuer à gérer son entreprise avec brio. Parce que ça serait ça, l’idéal : partir en vacances, mais garder un pied dans l’entreprise pour être sûre que tout se passe bien. Eliza part du principe que personne ne peut être à l’abris d’une mauvaise surprise. Qui sait ce que deux semaines d’absence pourraient causer à son entreprise ? Même si couler une entreprise en si peu de temps lui paraît improbable, elle sait que l’humain est capable de grands records inimaginables. « Comment ça, tu l’aurais su rapidement ? Ça veut dire quoi ? » Les sourcils froncés, Eliza se redresse un peu pour regarder Simone. Elle ne sait pas si elle doit voir un message caché derrière cette phrase, mais ça lui paraît suspect. Est-ce qu’il a déjà tenté de faire couler une entreprise ? Eliza ne sait pas pourquoi, mais ça ne l’étonnerait pas tant que ça. Ou peut-être qu’il a déjà eu sa propre entreprise par le passé ? Parfois, Simone est trop mystérieux pour Eliza. Ça ne l’empêche pas de l’apprécier. Beaucoup. Elle apprécie le temps passé avec lui, et cette façon qu’il a de prendre soin d’elle. Sans même s’en rendre compte, d’ailleurs, c’est ce qu’il fait. La preuve : il essaye de déterminer l’équilibre parfait entre son temps de travail et son temps de repos. Pour des raisons évidentes, elle ne peut pas consacrer 50% de son temps à la détente. Dans sa tête, ce pourcentage est titanesque. 30%, c’est mieux, mais toujours trop. 10%, ça lui paraît bien. « C’est bien, comme plan. Mais je suis supposée faire quoi pendant ces 10% de temps restant ? » Eliza, il faut tout lui apprendre. « Je crois, oui. Que l’entreprise est une partie de moi. Disons que j’y ai mis tout mon cœur et toute mon énergie. Puis ça me donne l’impression de valoir quelque chose. » Et l’espoir qu’un jour, son père sera aussi fier d’elle que de sa sœur. Son entreprise est la solution à un énorme complexe d’infériorité, mais ça en devient malsain par moment.

C’est là qu’elle propose de faire de l’alpinisme. Eliza ne le pense pas vraiment. Elle s’imagine mal gravir des montages. Ce n’est pas une grande sportive, et ça ne l’attire pas particulièrement. Pourtant, l’idée de faire quelque chose d’inédit la séduit. Eliza glisse machinalement ses bras autour du cou du jeune homme et plonge son regard dans le sien. Elle lui rend son baiser, souriant contre ses lèvres. « Et je peux savoir c’est quoi, ton idée ? » Demande-t-elle en embrassant brièvement ses lèvres. « Ou tu comptes garder la surprise jusqu’au jour J ? » Eliza n’espère pas, car elle a vraiment envie de savoir ce qu’il a derrière la tête. « Sinon, t’as juste à me dire quand ça t’arrange et je suis toute à toi. » Ou presque. La jeune femme doit encore vérifier que sa vie professionnelle lui permet une soirée en compagnie de l’italien. On ne sait jamais : les rendez-vous sont souvent imprévisibles.


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Re: cigarette after sex - Eliza ✻ ( Lun 10 Sep - 10:56 )

Cigarette after sex
Eliza & Simone
Je prends un petit air innocent et hausse l’épaule, nullement scandalisé au fait que Eliza a remarqué que j’ai regardé son instagram. « Qui ne le ferait pas de nos jours ? » Et c’est vrai: une fois qu’on donne notre identité complète, on finit par s’informer sur la personne grâce à internet. On compte trop sur ce truc d’ailleurs, dire que j’ai grandi sans ça et quand je regarde les gamins pourris-gâtés et déjà au contact avec l’écran, c’est flippant. On est dépendant des écrans et même des téléphones… Certains en vont jusqu’à dire qu’il y a toute leur vie sur les téléphones et donc, ce serait le drame si cette machine était perdue ou volée. Les personnes mettent les transactions bancaires là dessus, c’est encore plus que flippant. Je regarde Eliza qui essaye de s’imaginer sans téléphone, en vacances et sa réaction me fait rire. « Je crois que peu de personnes en sont capables. Même moi j’y arriverai pas… Surtout quand ma mère a le chic de m’appeler quand il faut pas, mais que si je ne décroche pas, elle se met à imaginer des choses… Et mama mia l’imagination, elle en a… » soupirai-je dépassé à cette idée et me rappelant de ces fameuses conversations au téléphone qui sont des perles et qui sont des fois racontées à la table familiale, ce qui provoque souvent des hilarités. En même temps je peux comprendre ma mère, elle est toujours inquiète quand je travaille, elle a toujours cette peur qu’il m’arrive quelque chose et franchement ? Il m’arrive toujours des choses, je prends des risques tous les jours, mais j’aime ça.

On passe à un autre sujet et l’idée de couler une entreprise en deux semaines est impossible… Sinon je l’aurai su assez vite et au final, c’est peut-être pas si mal que ça, de ne pas avoir essayé de couler l’entreprise. C’est bien que ça reste au stade de pensée en fait. Eliza tique ceci dit et tout de suite je réagis en voulant la rassurer. « Je ne parlais pas de ton entreprise, promis. » fis-je tout sérieux quand elle s’est redressée comme si tout d’un coup je représentais comme une menace. Je reprends dans un soupir. « Tu connais le Bronze ? C’est un peu une histoire sombre, mais j’ai été viré pour motif personnel, une bagarre qui a éclaté et j’aurai frappé un client assez placé du bar. Un client qui est même un ami de mon patron qui ne pouvait pas me voir en peinture. Le truc, c’est que je ne l’ai pas frappé, j’ai juste posé la main sur son torse pour le maintenir. Mais face aux faux-témoins oculaires, pas de caméra pour m’aider, j’étais foutu. C’est ainsi que je me suis retrouvé sans second emploi et un peu dans la merde. Heureusement que Mike m’a aidé ceci dit, il m’a proposé le même boulot dans son bar. » expliquai-je en gros, cette histoire m’aura tellement pris la tête. Je secoue la tête et j’ai eu un sourire un peu blasé. « J’ai eu la haine, donc l’idée m’a frôlé l’esprit mais je n’avais ni le temps, ni l’énergie et je préfère plutôt espérer qu’il n’y aura personne qui viendrait au Bronze, mais bon, on parle du bar le plus huppé de la ville… » Donc aucun moyen que ça fasse faillite, mais qui sait…? Je crois au karma moi et je suis sûr qu’ils vont avoir une baisse du chiffre d’affaire ou d’autre emmerde, je n’ai pas la moindre idée de ce que ça pourrait être. Enfin bref, des fois ne rien faire et tourner la page, c’est ce qu’il y a de mieux.

J’essaye de négocier avec Eliza sur le temps qu’elle pourrait organiser pour elle-même. Les 10%, c’est pas assez, mais c’est déjà un début et c’est mieux qu’un 0,000000001% ! Je suis confiant là-dessus ! Je souris amusé à sa question, voyant qu’elle n’a aucune idée de ce qu’elle pourrait faire du temps restant. « Voir des amis ? Juste discuter avec eux, prendre des nouvelles, faire des activités avec eux ou toute seule. Ce serait déjà un début. » Ah bah alors là, je vais tout lui apprendre, à comment prendre le temps pour soit. Limite, je pourrai l’inviter à venir au bar de Mike et faire une soirée Karaoké, peu importe si elle chante bien ou pas. En vrai, je vois à quel point c’est difficile pour Eliza de se détacher de l’entreprise, parce que c’est une partie d’elle-même et faut s’y faire. Je m’y ferai moi, si les autres sont pas capables, tant pis pour eux. Si elle perd des amis parce qu’ils n’arrivent pas à comprendre comment elle peut à tout prix passer le boulot en priorité, tant pis, il y aura au moins moi (et je sais qu’il y aura d’autres fidèles amis à elle, elle n’est pas si seule que ça, enfin j’espère pas). « Parce que sans ton entreprise tu n’es rien à tes yeux ? » fis-je en fronçant légèrement les sourcils. Ouh là, j’ai cette impression de faire un peu le psy, mais le fait qu’elle se sent valoir quelque chose, c’est qu’elle me dit qu’elle essaye de combler le manque. Mais quel manque ? C’est marrant, parce que je ne pensais pas qu’Eliza aurait l’impression de valoir quelque chose avec son entreprise, je savais qu’elle en était fière, mais je ne pensais pas que ça allait plus loin.

Mon sourire ne disparait plus, c’est bon. Nope C’est ce que mon regard taquin dit en fait. Je ne parlais pas, occupé à l’embrasser. « Si je te le disais maintenant, tu ne vas peut-être pas vouloir venir… Alors, je préfère garder la surprise. » ricanai-je avant de lui caresser l’épaule du bout de mes doigts. « Aloooors… » Je fais mine que je réfléchissais et fronce légèrement les sourcils. « La semaine prochaine ? Mardi ? Sinon je peux vendredi. Et si c’est dans deux semaines, c’est lundi et jeudi. Promis, ça vaut le coup. » Quand je vois son regard, je ne pus faire autrement et lui annonce « Cela ne se passe pas à Cap. C’est vers Wellington. C’est tout ce que je peux te dire et j’en ai déjà assez dit !»
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cigarette after sex - Eliza

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