[DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha]

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[DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Sam 27 Jan - 20:33 )

To infinity and beyond !
Sasha & Lucas
J'ai fait la magique étude, du Bonheur que nul n'élude
••••

S’il y avait bien une seule chose que Lucas regretterait de cette aventure, c’était de ne pas avoir filmé la tronche de Sasha quand il avait débarqué chez lui en mode : « Salut Sash’, ça va ? Bon, prends ta moto, on se tire au Nevada » comme s’ils avaient élevé les moutons ensemble d’une part, et d’autre part comme si le Nevada en question se trouvait à une heure de route. Bref, le Fitz ne s'y attendait pas du tout. Ils n’étaient même pas vraiment amis, ces deux garçons, à la base, mais ils s’appréciaient et avaient des passions communes. Aussi, Sasha avait le même sorte de caractère "facile" que Lucas (hum hum, oui, ce boute-en-train de Lu' se considérait facile à vivre...), sans prise de tête autrement dit, en plus d’être un bon vivant. Ce voyage, ils l’avaient tout juste évoqué ensemble par le passé, un roadtrip pour voir du pays avec rien d’autre que leur bolide. Sasha, il l’avait presque dit sur le ton de la plaisanterie à ce moment-là, peut-être pensait-il que Lucas n’était pas sérieux non plus… Sauf que quand Lu’ disait ce genre de truc, ce n’était certainement pas pour que ça parte dans le vent ! Bien au contraire. L’air de rien, le petit fripon avait très bien préparé ce voyage et était complètement rodé : il avait prévu leurs divers lieux de repos en traçant des croix sur une carte, à l’ancienne, il avait même collé dans son carnet de voyage les photos des petites villes de campagne dans laquelle ils devraient s’arrêter pour la nuit, afin d’être sûr de ne pas passer à côté. Vieux jeans, t-shirt sombre, gros blouson en cuir, il avait la dégaine de l’aventurier bien américain. Aussi, son sac à dos contenait le meilleurs matériel de survie qui soit - selon lui : un portable, une batterie de portable, un GPS, une bouteille d’eau, des barres protéinés, du cash et une carte bleu foutrement blindée – quand tu ne prévois même pas de fringues de rechange et que tu vas en avoir pour plus de mille balles d’essence, c’est la moindre des choses. L’objectif avait été donné d’emblée par Lucas : se barrer au plus vite de la Caroline du Nord, et c’est ce qu’ils firent. Ils commencèrent en douceur, si l’on peut dire, les routes connus vers l’Ouest, et après trois petites heures à vitesse pas forcément modérée, et un léger arrêt pour souffler et papoter, Lucas entraina Sasha en ballade dans les vallées paumées au Sud du Tennessee. Commencement en douceur, disait-on, une promenade sans grand risque tel un échauffement. De beaux paysages, des forêts à foison, et… une absence flagrante de civilisation. Sasha avait de quoi s’inquiéter un peu pour leurs réservoirs qui se vidaient à vue d’oeil, mais c’était sans compter les « T’inquiètes on y est bientôt ! » de Lucas…. N’empêche que ce qui devait arriver, arriva.

Et puis, arrêté au milieu de nul part, le casse-cou dégaina la GoPro de sa poche. Il se filma en selfie, on ne voyait que son visage, mais sa respiration courte indiquait clairement qu’il avait fait un effort physique semblable à un footing. Il fronçait d’ailleurs légèrement les sourcils comme un homme qui fait le point après une dure épreuve de la vie – il surjouait un peu, en effet : « Conquête du Far West. Premier jour de mon Road Trip vers le Nevada, en partant de la Caroline du Nord. Actuellement dans la Tennesse valley, je me dirige vers la frontière avec le Mississipi. Je suis prêt, j’ai étudié le circuit avant mon départ, je connais toutes les escales. Cependant, tout ne s’est pas passé exactement comme prévu… »  Il tourna alors sa GoPro vers Sasha qui le devançait et qu’on voyait tout entier : le pauvre homme marchait en faisant rouler une moto vide d’essence… et pas seulement depuis cinq minutes, à en juger par sa tête. Paumé dans la cambrousse, c’était clairement pas l’endroit où une dépanneuse se déplacerait, les deux mecs étaient un peu condamnés à continuer comme ça. « Je vous présente Sasha, qui m’accompagne dans cette aventure. Comme vous pouvez le constater, mes anticipations en terme de carburant ont été un peu foireuses. La bonne nouvelle, c’est que la prochaine ville n'est qu'à trois kilomètres d’ici », Son GPS ne trompait pas « Hein que c’est une bonne nouvelle, Sasha ? » demanda t-il alors avec entrain tout en filmant son camarade, un grand sourire aux lèvres.  Et il se marra comme un con fier de sa connerie. Suite à ce petit interlude, il fit un panorama du paysage – que le futur public sache qu’ils galéraient dans un joli décor- et coupa la caméra. Après l’avoir rangée dans la poche de son blouson, il reprit le guidon de sa moto et la poussa en pressant le pas. « J’étais vraiment persuadé qu’on arriverait au bout ! » se justifia t-il auprès de Sasha alors qu’il le rattrapait et se mettait à son niveau, et ça, c’était vraiment vrai. « Les montées nous ont fait dépenser plus d’essence que prévu mais… il paraît que ça porte bonheur de tomber en panne le premier jour. Et puis, vaut mieux que ça arrive ici plutôt qu’en plein désert ! »

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Dernière édition par Lucas Wilde le Mer 14 Mar - 12:04, édité 1 fois
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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Lun 29 Jan - 13:52 )

➽ Ce RP se déroule mi-Mars 2018, lorsque le printemps approche et que les températures sont de nouveau plus douces.




Lucas + Sasha  
« To infinity and beyond. »
Qui d'autre que toi pouvait débarquer à l'arrache un beau matin pour m'embarquer illico presto dans une virée sauvage ?! Hein, je te le demande ! T'as bien joué ton coup ! Tu savais que j'avais un congé de deux semaines et que ma môme était chez sa mère pour un temps. C'était assurément le bon moment. Et je dois dire que l'idée m'a séduit. Bon, il a fallu préparer quelques affaires en vitesse, juste le minimum. Pas de bagage, juste mes papiers, du fric et quelques affaires de toilette et de change pris en express pour assurer au moins un ou deux jours au cas où. Le reste s'achèterait en route. C'est limite si tu ne m'as pas imposé un chrono et interdit de prendre certains trucs avec moi, arguant qu'on partait vraiment à l'aventure sans rien prévoir à part le strict minimum.
Et bon sang, je dois avouer que ça a été exaltant sur le moment de courir dans tous les sens avant de quitter la maison. J'ai juste eu le temps de passer un coup de fil aux parents pour qu'ils viennent récupérer la chienne. Mais bon, on n'a pas eu besoin d'attendre après eux puisqu'ils ont un double de chez moi.

Dès lors où on a alors enfourché nos bécanes, on a dévoré le bitume, pleine de cette hargne mêlée d'excitation sous l'impatience. Des sensations quasi euphoriques qui nous donnait envie d'arriver d'une traite dans le Nevada. Chose improbable bien entendu quand on sait que le Nevada est à l'autre bout du pays, juste avant la Californie. Et ce, sans compter les pauses. On va se mettre 2431 miles dans la gueule mon coco ! Et puis on va en voir du paysage entre le départ et l'arrivée, sans compter les détours et les pauses par de jolis coins que tu as visiblement déjà prévu.

Putain le Nevada mec ! Ça va être un pur régal ! Et ce qui est d'autant plus sympa dans notre expédition, c’est de se découvrir plus encore au fil des jours. Parce que ouais, à la base, on s’est connus dans la boutique de comics dont tu es proprio. Tu m'as donné un avis sur le genre de bd autour desquelles je tournais en général et t'as visé juste avec quelques propositions qui ont été un véritable coup de cœur pour moi. Entre la nouvelle bd du même auteur que celle de Saga, autrement dit Brian K. Vaughan qui a récemment sorti Paper Girls qui fait pas mal penser à la série Stranger Things, et puis la toute récente bd inspirée de l'univers de Silent Hill, j’ai été aux anges. Dans un autre style, je t'ai parlé des Naufragés d'Ythaq, une série de bd n'appartenant cependant pas à la catégorie des comics mais qui est franchement sympa à découvrir.
Enfin bref, tout ça pour dire qu'on a bien sympathisé et que je me suis rendu de fait, plus régulièrement dans ta boutique, autant pour discuter bd que de nous. Le sujet a dérivé un jour sur les bécanes lorsque tu m'as vu arriver avec la mienne un après-midi. Et c'est de là qu'on a évoqué quelques-unes de nos passions communes comme cet attrait pour les grandes étendues sauvages, le besoin parfois de partir sur un simple coup de tête, comme ça, au hasard sur les routes. De là a été lancée l'idée qu'on se fasse un mini road trip ensemble. Ça me branchait bien mais on n’en a plus vraiment reparlé depuis et paf, un matin, voilà que tu t'es ramené. Je dois dire que ça fait bien longtemps que je n'ai pas vibré d'un tel enthousiasme !

Après être passés par des coins tout bonnement superbes dans le Tennessee comptant de magnifiques étendues de forêt et de vallées impressionnantes, désertée de toute civilisation par endroits, j'ai néanmoins commencé à m’inquiéter du niveau des réservoirs qui seraient assurément bientôt à sec. Décidant de te faire confiance quant à l'étape suivante pour pouvoir refaire le plein malgré l'étendue de nature vierge qui défilait devant nous à perte de vue, sans laisser se profiler la moindre ville à l'horizon.

- T’inquiètes, on y est bientôt ! C'est bien ce que tu disais ? T'as tout prévu sauf assurer d'être certain de ne pas tomber en rade avant la prochaine ville ..., déclarais-je en poussant ma bécane devant toi alors que nous n'avons eu d'autre choix que de nous arrêter un instant plus tôt avant de devoir pousser les bécanes à pied. Plantés là au milieu de nul part après que nos bécanes aient cahoté de concert. Non mais sérieux ? dis-je alors que t'as décidé de faire une petite séquence vidéo en mode  "Deux cons dans la panade après seulement quelques heures de route".

- Et que ça se filme ! Ça va t'as pris ton meilleur angle, chéri ? lançais-je revêche et à bout de souffle à quelques mètres devant toi.

« Conquête du Far West. Premier jour de mon Road Trip vers le Nevada, en partant de la Caroline du Nord. Actuellement dans la Tennesse valley, je me dirige vers la frontière avec le Mississipi. Je suis prêt, j’ai étudié le circuit avant mon départ, je connais toutes les escales.»

-Prêt ?! Mon cul man ! T'as tout prévu hormi de tomber en rade de façon aussi absurde.

Tu termines ta déclaration puis diriges ta GoPro vers moi.

- Assures-toi de bien cadrer mon joli p'tit cul mec ! dis-je en me retournant un instant en tapotant ma fesse droite tandis que l'autre main assure le maintien de la bécane.

« Je vous présente Sasha, qui m’accompagne dans cette aventure. Comme vous pouvez le constater, mes anticipations en terme de carburant ont été un peu foireuses. La bonne nouvelle, c’est que la prochaine ville n'est qu'à trois kilomètres d’ici »

- FOIREUSE, c’est le mot, articulais-je en élevant la voix. Trois putain de kilomètres à se coltiner en trainant nos deux engins. C'est pas la mer à boire pas vrai ? relevais-je avec une pointe d'ironie.T'as intérêt d'être sûr de ton estimation sinon je te garantis que je te fais bouffer ta carte par les trous d'nez !

Bon ok, je surjoue dans le genre grognon et râleur mais ça m’amuse tout de même un peu malgré tout même si certes, je me serais bien passé d'un tel désagrément.

- Plutôt que de te marrer comme une piaillouse, range ton jouet et ramènes-toi, t'es à la traine ! fis-je en me tournant à nouveau un bref instant vers toi.

- Bah alors vieux, c’est tout ce que t'as dans les bras ? Tu veux que je te file des coups de pied au cul pour t'aider ?

Tu te justifies bientôt en arguant que tu étais vraiment persuadé qu’on arriverait au bout.

« Les montées nous ont fait dépenser plus d’essence que prévu mais… il paraît que ça porte bonheur de tomber en panne le premier jour. Et puis, vaut mieux que ça arrive ici plutôt qu’en plein désert ! »

- Pas faux pour le dernier argument. Le coup de la panne c’est quand même mieux quand t'es en bagnole avec une jolie pepette, lançais-je avec un demi sourire.


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Dernière édition par Sasha Fitzsimmons le Dim 25 Mar - 14:28, édité 1 fois
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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Lun 29 Jan - 17:54 )

To infinity and beyond !
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Lucas disposait d’un foutu talent et surtout d’un bon dieu de sang froid pour ne pas se marrer aux râleries de Sasha, et poursuivre son petit speech comme si tout était normal. Lui, qui avait pourtant tendance à beaucoup déconner devant la caméra, gardait son sérieux afin créer un contraste avec son bougon de camarade. Pourtant, celui-ci lui donnait juste envie de se plier en deux de rire. Un bon dieu de sang froid oui ! Alors qu’il filmait Sasha le magnifique et son joli cul -du grand art-, Lucas ne put quand même s’empêcher de ramener brièvement la caméra sur sa face fendue d’un rire silencieux (en gros plan bien dégueulasse) avant de vite recadrer le plan sur la star de la journée.  « J’aime déjà ce mec » commenta t-il entre deux engueulades du brun - qui le menaçait seulement de lui agrandir les narines en y insérant une carte, rien de bien méchant en outre. Comment tu veux garder ton sérieux dans ces conditions ? A la demande de Sasha, il calma son rire qui s’était finalement déployé et le rejoint plus ou moins sagement. Même s’il était un petit con présomptueux, Lucas laissa couler la remarque sur sa force : entre l’alpinisme, le stunt et la boxe qui n’étaient quasiment que des sports de bras… il n’avait clairement rien à prouver ou à défendre. Mais dès que ça parla de pépette, le grand roublard tourna la tête vers le brun, les lèvres retroussées en un petit sourire en coin enjôleur.  « Dans une bagnole seul avec toi, moi ça m’irait tout aussi bien, mon beau » lui susurra t-il d’une voix caressante, une lueur outrageusement lubrique logée dans son regard bleu. Cette façon de surjouer la séduction semblait induire qu’il n’était pas sérieux. N’en déplaisent aux apparences sur lesquels il jouait, Lucas était en réalité très sérieux. Le jeune homme était du genre à facilement trouver du charme aux autres certes, mais ce Sasha dégageait un charisme qui lui était propre et qui faisait clairement son effet.

Après avoir posé ça là, au calme, peu soucieux de la façon dont son camarade accueillait ses propos, il poursuivit comme si de rien n’était.  « Allons, profite du paysage ! Tu devrais me remercier. Cette séance sportive te permet de travailler tes biceps… ! Et il t’en faudra plus si tu veux un jour réussir à me faire bouffer une carte par le nez… » lança t-il avec arrogance en faisant mine d’admirer la verdure. Il ramena alors son attention sur Sasha  :  « J’ai l’air d’un type qui laisserait une telle chose m’arriver ? » demanda t-il en haussant les sourcils avec un air innocent de petit ange, qui te pose une provocation l’air de rien sur le ton de la conversation. Sasha, c’était le genre de type qu’il prendrait à n’importe quel type de corps à corps... Amicalement bien sûr, Lucas ne se battait que pour le sport et le fun, jamais pour donner des leçons - sauf si on avait le malheur d’emmerder une de ces soeurs, mais ça… ! Ne tenant plus, un air moqueur prit place sur son visage et il ne fit même plus l’effort de rester soft dans la provoc’. « J’aimerais beaucoup te voir essayer en tout cas. Mais c’est pas en chouinant comme une chiffe molle que tu vas m’impressionner ».  Enfonçant le clou, Lucas mima un baiser qu’il lui envoya à distance, faisant claquer le petit bruit entre ses lèvres tel un “Allez rage pas". Il avait un sacré don pour prendre l’attitude du casse-couille de base, et c’était probablement parce qu’il chlinguait la bienveillance qu’on ne lui en tenait pas toujours rigueur. Et puis, il faisait le malin, mais le caractère de Sasha était une perle pour lui. Ramenant le regard droit devant, le filou témoigna d’une certaine patience en se faisant un peu plus taciturne. Lui ne voyait vraiment aucun inconvénient à ramer avec sa bécane. À côté de ses années d’armée, ça, c’était à peine une promenade de santé. Il aimait bien les promenades qui plus est. Au bout d’un moment, il comprit pourquoi sa Honda lui paraissait un peu plus lourde qu’elle n’aurait dû. Ce n’était pas la fatigue : ils marchaient en pente, et on ne voyait pas le terrain derrière la légère butte à quelques mètres devant : cela présageait une pente dans le sens inverse.  « Tiens ! Ça sent bon ça ! » s’enthousiasma Lucas en pressant le pas. Arrivés en haut, ils purent apercevoir en contrebas la petite ville (pour ne pas dire le village) dont parlait Lucas plus tôt. Comme quoi, ce ne serait peut-être pas trois kilomètres de marche… ! Il prit quelques inspirations suite à l'effort, profitant de ce bref répit pour évaluer la descente d'un regard calculateur : jouable lui indiqua son cerveau. « Hm… le frein marche quand le moteur est coupé ? Je n’ai jamais testé » il haussa les épaules en mode balec, digne du kamikaze qu’il avait toujours été :  « On se lance et on découvre ensemble ? » proposa alors ce grand malade. Oui, il était prêt à se lancer sans savoir. Heureusement qu’il n’était jamais seul dans ses aventures. Peut-être se serait-il déjà tué s’il n’y avait pas quelqu’un pour l’arrêter dans ses folies. Lucas avait le sentiment d’être… invincible, et peut-être que ce détail relevait d’un dysfonctionnement mental. Il n’avait jamais la moindre conscience du risque dans ce qu’il entreprenait. Les seuls fois où il témoignait de prudence, c’est quand cela touchait ses soeur, mais c’était tout.


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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Ven 2 Fév - 12:03 )





Lucas + Sasha
« To infinity and beyond. »
- Pas faux pour le dernier argument. Le coup de la panne c’est quand même mieux quand t'es en bagnole avec une jolie pepette, lançais-je avec un demi sourire.

Tu esquisses un sourire enjôleur en répliquant aussitôt que :

« Dans une bagnole seul avec toi, moi ça m’irait tout aussi bien, mon beau »

- Mmmhhh ... l'idée t'excite, pas vrai grand fou ? rétorquais-je pour déconner. Mon regard croise le tien un instant et je laisse échapper un doux rire, à demi nerveux alors que je détecte cette lueur dans ton regard. Hep ... me fais pas un regard comme ça ou je vais vraiment croire que t'es sérieux !

Le sourire au coin de mes lèvres demeure un bref instant avant que je ne retourne mon attention droit devant moi. De toute façon t'es trop moche, man ! Je suis pas certain que t'arriverais à me faire bander si facilement ! te provoquais-je.

Tu me provoques bientôt à ton tour après quelques instants en revenant sur ma gentille menace d'un peu plus tôt par rapport à la carte.

« Allons, profite du paysage ! Tu devrais me remercier. Cette séance sportive te permet de travailler tes biceps… ! Et il t’en faudra plus si tu veux un jour réussir à me faire bouffer une carte par le nez… » lâches-tu avec arrogance.

- Que tu crois ! affirmais-je.

« J’ai l’air d’un type qui laisserait une telle chose m’arriver ? »

- Si je décide de te la fourrer dans le cul, crois-moi, t'auras pas d'autre choix que de te laisser faire ! déclarais-je fièrement avant de me rendre compte du côté ô combien tendancieux de mes propos. Et ta réplique me fait alors mourir de rire tandis que tu lances que tu aimerais beaucoup me voir essayer en tout cas. Mais que ce n'est pas en chouinant comme une chiffe molle que je vais t’impressionner.

- Chouiner, je vais te faire chouiner moi ! Apprends déjà à nous éviter ce genre de galère, ce sera pas mal ! lançais-je amusé et faussement vindicatif.

Tu mimes un baiser que tu me souffles, accompagné d'un “Allez rage pas".

- Ravale tes manières, casse-noisette, ton jeu de charme fait trop cliché pour m'atteindre, lançais-je faussement revêche.

Nous poursuivons notre route, trainant nos deux poids morts sur les bras, enfin façon de parler. Bientôt, une butte se profile à l'horizon, annonçant une descente sur son autre versant.

« Tiens ! Ça sent bon ça ! » t’enthousiasmes-tu.

- Y'a intérêt ouais ! fis-je comme déserté de la moindre étincelle d'espoir comme si je n'y croyais pas. Je te préviens, ce soir c'est arrêt oblige dans un motel. Avec tes conneries, je suis éreinté dès le foutu premier jour.

Tu envisages quant à toi cette fameuse descente avec joie.

« Hm… le frein marche quand le moteur est coupé ? Je n’ai jamais testé. On se lance et on découvre ensemble ? »

- T'es sûr que t'es amateur de bécane ? te lançais-je sur le ton de l'ironie comme si je doutais que t'aies vraiment déjà roulé avec et que tu ne faisais que les collectionner. Bien sûr que ça freine même moteur coupé, te lançais-je alors que tu te lances limite déjà. Je ne suis même pas certain que tu m'aies entendu tant tu sembles fin fou sur l'instant.

Mec, tu me tues de rire ! T'es un vrai bout en train ! Je crois bien que tu vas me cramer la cervelle avant la fin du séjour. Mais putain, que ça fait du bien d'être en compagnie d'un vrai taré comme toi en plus d'un petit côté emmerdeur. Petit ... ? Na ... !! Carrément emmerdeur. Quoi que moi et mes pseudo râlages, je ne dois pas être mieux même si j'exagère la plupart du temps, juste par goût de la provoc et de la taquinerie.
Ainsi lancés dans la descente en renfourchant nos monstres de mécanique, nous hurlons à plein poumon comme si c'était là une libération. Plus d'effort pour un instant, lancés en roue libre. Je rattrape un peu l'avance que tu as sur moi, puis t'adresse un doigt d'honneur pour la forme, une fois à ta hauteur.

Plus tard, nous nous trouvons enfin aux portes du fameux village. Et bon sang, c’est un putain d'endroit ! Un régale pour les yeux. La petite ville borde un lac et nous en longeons une partie avant de nous arrêter sur un parking en bordure où se tient un petit snack. J'ai soif, j'ai faim et ça va donc être passage oblige. Descendant de nos montures, on observe un instant le paysage alentours. Nous nous dirigeons dans un premier temps sur le bord de la rive pour admirer la vue et se poser près de l'eau. Je m’assois sur la bande de pelouse et farfouille dans la poche de ma veste pour récupérer mon paquet de clopes. Je t'en propose une puis croise nonchalamment les bras sur mes genoux relevés.

- Bon ok, je crois que ça valait le coup de faire de tels efforts pour déboucher ici. On apprécie d'autant plus.

Je te file un petit coup dans l'épaule puis me gratte un instant l'arrière de la nuque. Les minutes défilent, entre silence et quelques mots échangés.

- Allez viens, tu vas te faire pardonner en nous offrant de quoi caler nos estomacs. On s'occupera de trainer nos bécanes jusqu'à la station à côté après, te dis-je en désignant cette dernière sur l'autre versant de la route à environ 100 mètres.

Je me redresse, te tends une main pour t'inciter à te relever à ton tour puis je passe un bras autour de tes épaules en chemin comme si ça nous aidait à faire les derniers mètres jusqu'à ce snack tout proche situé au bord de l'eau après tous les efforts donnés plus tôt.
L'établissement a un certain charme tout en bois et en grandes baies vitrées. Il y a même une terrasse qui surplombe une partie de la rive au-dessus de l'eau avec ses barrières en bois brut.

- Préférence pour l'intérieur ou l'extérieur ? désignais-je d'un mouvement de tête en montrant la terrasse.


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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Mer 7 Fév - 18:47 )

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Le sourire enjôleur de Lucas s’accentua furtivement avec la réaction de Sasha, qui ne semblait pas le moins du monde rebuté par son comportement. Le brun prenait la chose à la plaisanterie tout comme il pensait que c’était le cas de Lucas. Ce dernier en fut d’autant plus amusé. « Hep ... me fais pas un regard comme ça ou je vais vraiment croire que t'es sérieux ! » Un petit ricanement moqueur s’échappa des lèvres du casse-couille. Avait-il peur que Lucas soit sérieux, ou avait-il peur de l’effet que cela pourrait avoir sur lui si c’était le cas ? Le fripon était curieux de savoir. Pour lui, l’homme était un animal social et bisexuel, même si certains se trouvaient dans le déni le plus total à cause de la pression sociale, familiale… et même religieuse. Les Américains étaient majoritairement des croyants chevronnés. Combien de bonnes familles avaient le réflexe de vous inviter à la messe avec elles, plutôt que de boire un verre ? Pas du tout vexé pour un sou d'être traité de moche, la seule raison pour laquelle Lucas ne rétorqua pas que Sasha ne devrait pas en être aussi sûr, c’est qu’il éclata d’un grand rire. Cela témoignait probablement d’un certain orgueil, car seule la vérité pouvait blesser. Mais de toute façon, Sasha était un type sympa… si Lu’ était vraiment laid, le brun se serait gardé de le dire. En tout cas, il était juste à mourir de rire à l’envoyer chier comme ça. Quand ce fut au tour de Lucas de tacler, lui aussi éclata de rire à son tour. Preuve étant qu’ils appréciaient déjà se… rentrer dedans. « Ravale tes manières, casse-noisette, ton jeu de charme fait trop cliché pour m'atteindre » Assumant le cliché jusqu’au bout, et le poussant même plus loin, Lucas rétorqua sur le ton du charmeur limite tocard : « J’aime qu’on me résiste. » Les deux galériens voyant le bout du tunnel, Sasha était plus frileux sur leur chance. « Je te préviens, ce soir c'est arrêt oblige dans un motel. Avec tes conneries, je suis éreinté dès le foutu premier jour » « Une chiffe molle », répéta Lucas sur le ton du Je te l’avais bien dit ! En tout cas, leur moment de galère touchait effectivement à sa fin. Leur lieu de repos se trouvait en contrebas. « T'es sûr que t'es amateur de bécane ? Bien sûr que ça freine même moteur coupé » « Pas amateur mec, pro. Et la seule fois où j’ai tenté dans cette situation, j’ai freiné à vide alors que le liquide de frein était nickel. » Sans vouloir casser l’ambiance, hein. Mécaniquement, il n’y aurait pas dû avoir de corrélation, sauf qu’aucune autre explication ne lui était venu jusque là. En bagnole, il avait rencontré le même problème, et plus souvent, sauf qu’au lieu de freiner à vide, il ne pouvait carrément même pas appuyer sur la pédale. D’un autre côté, Lucas et la poisse… la poisse et Lucas…

Est-ce pour autant qu’ils allaient descendre sagement ? Bien sûr que non ! Le kamikaze se lança le premier sans même un regard en arrière, suivi de Sasha qui avait autant d’entrain. Et si ce dernier doutait encore du degré de folie du Wilde, ce dernier lui donna davantage d’indices en sortant la GoPro de sa poche pour filmer la descente. Tout avec une seule main sur le guidon. A croire qu’il avait fait semblant de s’inquiéter pour les freins, puisqu’il venait d’en oublier l’existence, n’empêche, les légers virages dus à l’instabilité de départ permirent à Sasha de prendre de l’avance. Et non, la caméra ne rata certainement pas ce doigt d’honneur magistral qui arracha un rire de gosse à Lucas. Rah ce mec ! Sur les derniers mètres, c’est ce kamikaze de Lucas qui doubla l’autre, faute de n’avoir pas anticipé l'arrivée. C’est sans surprise qu’il se retrouva à jongler avec sa caméra pour freiner et manqua de s’étaler en dérapant. « J’suis vivant, j’suis vivant » dit-il à la future attention de ses internautes, puisque la vidéo se poursuivait. N’empêche que oui, il faudrait être vivant pour pouvoir la poster, merci Lulu ! Mignon ce garçon, vraiment. Reprenant son souffle –c’est éreintant de manquer de se tuer, vous savez- les deux hommes poursuivirent à la marche, longeant la rive ; ambiance champêtre que Lu’ appréciait du regard avec un sourire songeur collé aux lèvres. Il prit quelques photos de cette beauté environnante que sa mémoire ne saurait restituer fidèlement plus tard, à cause du temps qui passe et qui rouille l’humain aussi aisément que le métal. Avant même de faire le plein, les deux hommes se posèrent sur la pelouse pour prendre le temps d’apprécier le moment. Lucas ne fumait pas, et avait d’ailleurs dû tenter deux fois dans sa vie à tout péter, il n’empêche qu’il accepta la cigarette pour le plaisir de l’allure et du cliché. Toutefois, il n’était pas question de rater le fail qu’il s’apprêtait à faire. « Bon ok, je crois que ça valait le coup de faire de tels efforts pour déboucher ici. On apprécie d'autant plus » « N’est-ce pas », rétorqua Wilde, aussi serein que son camarade. Dégainant la caméra qu’il orienta sur eux deux, Lucas alluma de l'autre main la clope calée entre ses dents avec le briquet emprunté à Sasha. La scène aurait pu être nickel : le paysage magnifique, les deux beaux gosses fumant une clope posés sur l’herbe… si Lucas n’avait pas toussé comme une brêle dès la première bouffée. That’s a wrap, il rangea la GoPro dans sa poche, en continuant de fumer-crapoter-tousser. Cette virée allait comporter tellement d’échecs qu’il devrait poster plusieurs vidéos pour tout avoir. « Ouais fous-toi de ma gueule », autorisa t-il avec le sourire. La pause clope étant terminée, Lucas accepta la main tendue en répondant : « Bien sûr que je t’invite, c’est moi qui t’ai embarqué là-dedans ». Après l’avoir gentiment aidé à lever son cul, le brun passa un bras autour de ses épaules. Sasha avait beau faire le bonhomme râleur… c’était surtout un ours très attachant. Il dégageait quelque chose de chaleureux et, aussi insouciant fut-il, Lucas était parfaitement conscient qu’un jour, ça lui manquerait. « Extérieur », rétorqua Wilde sans hésiter. La brasserie avait beau avoir des airs de chalet dont il raffolait, ce serait cracher sur la vue qui s’offrait à eux. Or Lucas était un garçon de plein air. Ils s’installèrent ensemble sur la terrasse et le garçon laissa Sasha passer commande d’abord avant de lui-même se prendre un burger et une bière. Puis, il tourna la tête vers le lac et posa les coudes sur la table. C’était quand même une scène rare, que de voir ce grand malade sage, calme, patient. « T’imagines… », dit-il après un moment, songeur, « La majorité des gens passent environ quarante pour cent de leur vie à dormir, encore quarante à bosser, dix à régler leurs problèmes, et les dix pour cent restants à profiter… je me dis merde. » Sasha faisait probablement partie de ces gens là, il était père célibataire : si ça se trouve, son pourcentage de galère était même plus élevé que la moyenne. Lucas secoua légèrement la tête. N’empêche … « Mais on a une putain de chance mec, de vivre dans ce pays, d’être libre, d’être là. » Il adressa un sourire charmeur à la jeune femme qui leur apportait les boissons et la remercia. Il but quelques gorgées en pensant à la suite de leur épopée. « Ok pour le motel cette nuit. Mais on a encore pas mal de route à faire avant. L’itinéraire que j’ai prévu est assez direct : Kansas, Colorado, Utah… je me demande si on ne devrait pas passer par le Sud pour revenir. Le Texas, la Louisiane… et la Nouvelle-Orléans mec, putain j’ai jamais vu la Nouvelle-Orléans. » Bon, en attendant, il avait surtout grave la dalle.


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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Dim 11 Fév - 18:13 )





Lucas + Sasha
« To infinity and beyond. »
Je te propose une clope que tu acceptes, tranquillement posés sur l'herbe.

- Putain que ça fait du bien de se poser ! lâchais-je plein de contentement.

En tirant sur ta clope, tu te mets à tousser. Un sourire nait au coin de mes lèvres, discret mais amusé. Je ne te fais aucune réflexion ni ne tourne un regard vers toi pour préserver ta fierté. Mais malgré tout, tu remarques ce léger sourire qui s'éternise au coin de mes ourlées.

« Ouais fous-toi de ma gueule »

- J'ai rien dit man ! dis-je en levant les mains en l'air, clope au bec.

Un instant plus tard, c'est sur la terrasse d’une brasserie toute proche au bord de l'eau qu'on s'installe. La vue est magnifique. Nous nous sommes installés près de la barrière tout au bout sur la partie qui surplombe l'eau. Mon regard s'égare sur l'étendue où le ciel se reflète tandis que mes oreilles se laissent quant à elles bercer un instant par le clapotis de l'eau qui se heurte aux pilotis en dessous. Les maisons de l'autre côté du lac me font rêver. J'adorerais habiter dans ce genre de coin, une maison nichée au cœur d'un vallon de forêt donnant sur l'eau.
Nous passons commande, bière et burgers pour tous les deux avec une bonne dose de frites accompagnée de salade. En attendant d'être servis, on nous apporte des cacahuètes et des pistaches dans lesquelles je tape aussitôt. Bien calé au fond de mon siège, jambes étendus sur un côté, je fais craquer les coquilles en les ouvrant et mange des pistaches à la pelle. A se demander limite quand je trouve le temps de respirer entre chaque bouchée. Pas le temps d'en enfourner une que la suivante arrive déjà. Une vraie broyeuse. De ton côté, t'as l'air songeur. Je t'observe un instant.

« T’imagines… La majorité des gens passent environ quarante pour cent de leur vie à dormir, encore quarante à bosser, dix à régler leurs problèmes, et les dix pour cent restants à profiter… je me dis merde. »

- T'as que ça à foutre de te prêter à ce genre de statistiques ? m'amusais-je. Mais ouais, t'as pas tord. On trime, on se laisse bouffer par le stress, on emmagasine les emmerdes, on surmonte, on met de l'argent de côté des années durant, tout ça pour un jour pouvoir en profiter. Et le moment venu, on est trop vieux pour en apprécier ou accomplir le but. Ou bien on est déjà canné ou bouffé par un foutu cancer.

Tu déclares qu'on a de fait, une putain de chance de vivre dans ce pays et d’être libre de partir comme ça sur un coup de tête pour quelques jours, sans se poser de questions, juste pouvoir en profiter avant que le temps nous rattrape ou je ne sais quelle saloperie qui nous ruinera la vie.
La serveuse vient déposer nos boissons et tu lui adresses un sourire charmeur en la remerciant.

- Je te préviens mec, si tu comptes te l'envoyer en coulisses, compte pas sur moi pour t'attendre tranquillou, lançais-je discrètement sur le ton de la plaisanterie.

Je lève mon verre et t'invite à faire de même pour les entrechoquer.

- Trinquons aux coups de tête, aux petits plaisir de la vie et à la liberté !

Là-dessus, nous buvons et la conversation se poursuit. Tu évoques la suite de notre voyage.

« Ok pour le motel cette nuit. Mais on a encore pas mal de route à faire avant. L’itinéraire que j’ai prévu est assez direct : Kansas, Colorado, Utah… je me demande si on ne devrait pas passer par le Sud pour revenir. Le Texas, la Louisiane… et la Nouvelle-Orléans mec, putain j’ai jamais vu la Nouvelle-Orléans. »

- Sérieux ?! Faut que tu vois ça ouais ! Ok ce sera l'étape oblige sur le retour. Et puis on remontera le long de la côté en passant par Charleston, je te montrerais où on vivait avant avec ma femme ... ex-femme et ma gosse.

Ça me ferait plaisir de partager ça avec toi et repasser devant la maison même si certes, ça fera sans aucun doute naitre une certaine pointe de nostalgie. Nos assiettes arrivent enfin et je mords aussitôt tel un affamé dans mon burger, limite j'essaye de glisser une ou deux frites en plus avec alors que j'ai déjà la bouche pleine. Le putain de morfale !

- Je pensais, je sais quelques trucs sur toi, de ta vie actuelle mais je sais vraiment que dalle de ton passé. T'as grandis où ? demandais-je avant de te poser d'autres questions à propos de ta famille, si t'as des frères et sœurs etc, quelle genre de vie tu as mené étant plus jeune.

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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Jeu 15 Fév - 14:19 )

To infinity and beyond !
Sasha & Lucas
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« T'as que ça à foutre de te prêter à ce genre de statistiques ?» Bien envoyé. « C’est carrément le genre de mon père. Il doit me manquer » En effet, ce petit génie de Seth lui manquait. Lucas avait l’impression de ne pas l’avoir vu depuis un sacré bail. «Mais ouais, t'as pas tord. On trime, on se laisse bouffer par le stress, on emmagasine les emmerdes, on surmonte, on met de l'argent de côté des années durant, tout ça pour un jour pouvoir en profiter. Et le moment venu, on est trop vieux pour en apprécier ou accomplir le but. Ou bien on est déjà canné ou bouffé par un foutu cancer.» Lucas baissa le regard, touché. Lui ne serait jamais atteint par des problèmes d’argent, d’épargne, de stress. Il en profitait déjà. Sasha décrivait peut-être sa propre vie - Lucas espérait cependant qu’il exagérait. Et puis, cette virée dans laquelle il l’avait trainé, c’était bien la preuve que lui non plus n’avait pas besoin d’attendre la vieillesse pour s’éclater. Wilde avait fait le choix de vivre, mais c’était trop facile de s’en targuer à voix haute quand on avait un père tellement plein au as qu’on pouvait passer sa vie en vacances. Bien sûr, il était autonome grâce à ses propres revenus du web et ses contrats de cascadeurs, mais tout ça n’aurait jamais été rendu possible s’il n’avait pas déjà eu beaucoup de fric à la base. Il remarqua alors que Sasha avait bouffé tout l’apéro « T’es une pelleteuse ma parole ! Il reste que dalle » se marra t-il. L’arrivée de la serveuse eut au moins le mérite de faire diversion, et le numéro de joli coeur de Lucas n’échappa pas à l’oeil de lynx du fitzy.« Je te préviens mec, si tu comptes te l'envoyer en coulisses, compte pas sur moi pour t'attendre tranquillou » Prenant un petit air faussement contrarié, Lucas se pencha un peu vers lui en plissant les yeux. « Aucun sens de la solidarité Sash’, moi je t’aurais attendu…! » Il secoua alors la tête avec une indulgence tout aussi factice « Sois pas jaloux. » Jaloux de la fille, s’entendait, et non de lui-même, même s’il ne chercha même pas à démêler l’ambiguïté. « Trinquons aux coups de tête, aux petits plaisir de la vie et à la liberté ! » Lucas leva son verre et heurta le sien un peu plus fort que prévu, mais bon, aucune perte à déplorer. « Amen » conclue t-il avec amusement. Sash avait tout dit. Quand Lucas mentionna la Nouvelle-Orléans, il crut comprendre que son camarade connaissait déjà. Il semblait avoir laissé entendre qu’ils iraient surtout pour Lucas, tout comme Charleston. « Vrai que je ne connais cette ville que de nom. Connaissant tes goûts, ça doit être un coin sympa. Elle a quel âge ta gosse ? » Ils reçurent leur plat et les deux garçons firent un gros croc de leur hamburger en même temps. Cependant, Lucas manqua d’avaler de travers en voyant que son camarade foutait des frites dans sa bouche déjà pleine. Le pauvre homme dut faire passer avec de la boisson en s’efforçant de ne plus rire. Il y parvint, même si un rictus goguenard lui sciait une joue. Qu’à cela ne tienne, Sasha était cap de tenir une conversation même en bouffant la baraque. Ainsi, il l’interrogea sur lui.

Lucas prit le temps de déglutir ses frites avant de répondre (il n’avait aucun talent pour parler la bouche pleine de toute façon) « J’ai grandi entre deux villes. On était d’abord à Cap Harbor, puis on s’est installé à New-York quand la compagnie de papa s’est envolée. J’devais avoir un peu moins de dix ans. Sacrée métropole, mais je préfère de loin vivre dans un ranch paumé d’une vallée de Utah que dans un penthouse dernier étage vue sur la baie comme celui qu’on avait » se remémora t-il. Lucas ne parla pas de l’avant son adoption. Non pas qu’il en avait honte ou qu’il préférait l’oublier, c’est juste qu’il ne s’agissait pas d’un vrai sujet pour lui. En parler donnerait de l’importance à ce fait, or pour lui ça n’en avait pas. Seth était son vrai père de toute façon, un point c’est tout. « Ça m’a jamais attiré ces conneries. Je connais un super type qui vit en autarcie, il a construit sa propre baraque et vit essentiellement de ses propres moyens, complètement en marge de la société de consommation. Ça devrait être le but de toute une vie mais on est tous tellement con… moi le premier ! » regretta t-il. Tu me diras, avec les moyens qu’il avait, il n’était pas vraiment aidé. Les deux dévièrent sur la famille et Lucas parla de sa grande sœur, puis de la petite et du petit dernier, une fratrie de quatre qui était retourné à Cap Harbor. Vu leur absence totale de ressemblance, même s’il les connaissait, Sasha aurait du mal à les remettre. En l’interrogeant à son tour, Lucas put constater que le brun n’avait rien à lui envier quand il s’agissait d’être bien entouré. Puis Wilde jaugea un instant son comparse, comme s’il essayait de lire quelque chose dans son regard et de tirer une réponse à une question qu’il n’osait pas poser. Après un court silence, il reprit : « On doit avoir le même âge tous les deux, mais je n’ai pas fondé ma propre famille. J’suis pas en retard ceci dit, c’est toi qui t’es casé trop jeune » C’était pas forcément délicat de balancer ça aussi naturellement, mais Lucas ne s’en rendait pas compte. « Choisir de divorcer quand on a une p’tite... c’est que ça ne devait vraiment plus aller... » murmura t-il en saisissant une frites. Il n’avait pas osé tomber dans l’indiscrétion de l’interroger directement. Il n’empêche que le commentaire de Lucas était une invitation cordiale à en parler, s’il n’y voyait pas d’inconvénient. Wilde ne s’était jamais engagé de sa vie jusque là, c’est parce qu’il avait conscience que le jour où ça arriverait, ce serait à la vie à la mort, au même titre que quand il choisissait un ami. Après, le problème ne serait pas de garder sa femme, mais plutôt de se faire garder. On n’était pas à l’abri de se faire jeter un jour ou l’autre, malgré tous les efforts qu’on pouvait mettre afin de sauver une relation. Alors il était curieux sur Sasha. Est-ce qu’il s’était battu, lui ?

Tandis qu’ils terminaient leur repas (Le Usain Bolt de la gloutonnerie qu’il avait en face avait évidemment fini le premier), Lucas s’essuya minutieusement les mains avant de récupérer sa carte bleu de sa poche. L’air de rien, avant d’espérer aller plus loin dans leur aventure, ne fut-ce que pour faire le plein… ils avaient un passage crucial à faire aux chiottes.

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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Ven 23 Fév - 17:02 )





Lucas + Sasha
« To infinity and beyond. »
« T’es une pelleteuse ma parole ! Il reste que dalle » te marres-tu.

- Yep mec ! Pelleteuse et fier de l'être ... en plus d'un gros porc !

Je me redresse fièrement dans mon siège, dos contre le dossier, tapote sur mon poitrail et lâche un joli rot sonore. Je ne peux m'empêcher de rire un instant face à ma connerie. Je t'indique toutefois que t'exagères car il en reste et que je suis sûr de t'en avoir vu bouffer. D'ailleurs je t'en lance quelques-unes qui trainent sur la table. La serveuse rapplique peu de temps après et je te taquine à son sujet.

- Je te préviens mec, si tu comptes te l'envoyer en coulisses, compte pas sur moi pour t'attendre tranquillou.

Tu prends un air faussement contrarié et te penches alors au milieu de la table en plissant les yeux, comme si tu t'apprêtais à me faire une confidence ou me glisser une gentille menace.

« Aucun sens de la solidarité Sash’, moi je t’aurais attendu…! » déclares-tu en secouant la tête. « Sois pas jaloux. »

- La jalousie n'a de mise que lorsqu'on est en manque et là mec ... putain je le suis ! dis-je pour déconner. Épargne ma pauvre âme en satisfaisant ta libido là où la mienne reste coincée à zéro.

J'arque soudain vivement un sourcil de surprise face à mes propos.

- Et merde, ça rime ! Vieux con, c'est toi qui me fait balancer ce genre de répliques à la con encore !

Mais trêve de plaisanterie, nous portons bientôt un toast à cette virée ensemble. Tu conclues par un "amen" qui m'amuse beaucoup puis nous discutons du voyage, mentionnant un passage oblige par la Nouvelle-Orléans ainsi que Charleston en remontant. J’ai hâte de te faire découvrir ces endroits que j'apprécie tout particulièrement.

« Vrai que je ne connais cette ville que de nom. Connaissant tes goûts, ça doit être un coin sympa. Elle a quel âge ta gosse ? » me demandes-tu alors que nos plats sont bientôt servis.

Je me bâfre comme si je n'avais pas mangé depuis une pelletée de jours. Je me fait l'effet de passer pour Alf. Ouais la vieille série des années 80 avec l'extraterrestre poilu qui n'a pas son pareil pour dévaliser le frigo et balancer des répliques bien cinglantes à tour de bras quand il ne cherche pas à bouffer le chat. Nope, t'oublies la comparaison avec le physique mec ... .

- Quinze ans, ça grandit trop vite les morveuses, dis-je affectueusement.

La conversation se porte bientôt sur toi alors que je cherche à en savoir plus. Nous discutons ainsi un peu famille un instant. Puis tu amènes la conversation sur un point en toute subtilité.

« On doit avoir le même âge tous les deux, mais je n’ai pas fondé ma propre famille. J’suis pas en retard ceci dit, c’est toi qui t’es casé trop jeune »

- Pourquoi se refuser le bonheur quand il est là ? arguais-je. Franchement, je ne regrette rien. Et puis vu que ça s'est terminé, j'ai au moins en quelque sorte la chance de ne pas être trop vieux pour songer à refaire ma vie.

Je dis ça mais je n'arrive pas à aller voir ailleurs. Envisager sérieusement de fréquenter une autre femme a du mal à se faire un chemin dans mon esprit même si certes, je ne suis pas insensible au charme de certaines femmes que j’ai eu l'occasion de croiser. Mais tout me parait insipide à côté d'elle, et mes sentiments sont encore présents.

« Choisir de divorcer quand on a une p’tite... c’est que ça ne devait vraiment plus aller... »

- Tu l'as dit, même si ça peut paraitre banale à notre époque. C'est limite si on est pas sur le cul quand on voit des couples rester ensemble jusqu'à la fin maintenant.

Je prends une nouvelle bouchée puis déclare après réflexion.

- Tu sais, ce qui a été le plus dur c'est la raison derrière tout ça. Maggie et moi voulions un deuxième enfant mais elle a fait une fausse couche. Ça l'a détruite. Dans ce genre de cas, on surmonte ou on se replie. Maggie n'est pas parvenue à supporter la perte, elle a vu en moi tout ce qui lui rappelait ce drame. Elle n'arrivait plus à me regarder ni à me laisser l'approcher. Je ne lui en veux pas, je sais combien ce genre de drame peut impacter psychologiquement, te confiais-je.

J'arrête de manger un instant pour boire une longue gorgée, appuyant bientôt mon menton dans la paume de ma main. Je m'étonne d'en parler avec un tel naturel, moi qui ne dévoile la raison de notre divorce qu'à très peu de personnes.

- J'ai tout fait pour la soutenir et la reconquérir mais parfois ça ne suffit pas. Il y a encore des moments où j'aimerais me battre mais une telle distance s'est instaurée avec le temps.

Je termine mon assiette, l'air serein. Je n'ai aucune envie de te mettre mal à l'aise avec le sujet et tu sais que je ne veux voir aucune forme d'apitoiement chez toi. Je n'en vois pas l'intérêt. Certains poussent trop loin ce jeu là parce qu'ils s'y sentent obligés. Moi je préfère le naturel. Rien ne peux m'empêcher de rire tant que je ne suis pas effondré. Et les seuls instants où je peux me montrer sensible au point que ça m'impacte de la sorte, c'est lorsque j'en ai franchement un coup dans le nez.

Après avoir terminé, nous ne tardons pas à reprendre la route. Passage oblige par la station essence un peu plus loin en face. Et c'est reparti, direction donnée par tes soins mon pote !
Nous foulons ainsi le bitume pendant un moment, heureux comme des papes de pouvoir profiter d'une belle portion de ligne droite désertée de toute circulation pour pouvoir faire des pointes, nous amusant à nous dépasser chacun notre tour. Tu m'indiques bientôt une petite pause devant un paysage magnifique face auquel la caméra te démange.
Je m'amuse à faire le con pendant que tu tapes ton petit speech, passant cul nu dans le champ de la caméra pour faire chier et me taper un délire de môme.

- Dirige voir ton braquemart là-dessus mec, ça sera plus intéressant que ton foutu blabla interminable, lançais-je en passant tranquillou le fute à moitié abaissé sur les cuisses.

Je tilte sur le terme que j'ai employé. "Braquemart" aheum c’est pas tout-à-fait ce que je voulais dire et c'est plus que tendancieux là? Tout ça pour dire tout ton bordel là.


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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Sam 3 Mar - 19:02 )

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Libido au ras des pâquerettes ? Il fallait le dire tout de suite… « On y remédiera ce soir », promit Lucas d’un ton caressant, un mince sourire enjôleur perçant son faux air compatissant. Lui en revanche, il ne déconnait pas vraiment. Même si le sujet fut rapidement clos, qu’à cela ne tienne, il gardait ça dans un coin de sa tête, au chaud. S’ils avaient bien un point commun outre leur goût pour la liberté, c’était l’attachement à leur famille assez flagrant quand ils en parlaient. Quinze ans la gosse, pas besoin d’être matheux pour comprendre que Sasha l’avait eu jeune. C’était impressionnant. Lucas garda un silence respectueux quand son camarade lui expliqua sans chichi le nerf du problème qu’avait eu son couple : la perte d’un bébé. Cela sembla étrange à Lucas, la perte de quelqu’un devrait rassembler, plutôt que séparer. Normalement. Mais il n’y aurait peut-être qu’une femme pour comprendre cet enjeu. Elles façonnent la vie dans leur corps et ressentent donc ce genre de perte différemment. Lucas était d’autant moins bien placé pour juger qu’il considérait ne même pas avoir eu de mère et être né dans les bras de Seth. Peut-être était-ce une forme d’ingratitude, peut-être aimait-il trop son père. « Il n’est jamais trop tard, c’est vrai, mais t’as pas l’air d’avoir de regret. Ça veut dire que t’as fait ce qu’il fallait », dit Lucas, qui jaugea un instant son air serein, et reprit sa bouffe. « Qui sait, on va peut-être te trouver la nana qu’il faut sur la route ». Après un repas complice, et un plein d’essence, les deux hommes se retrouvèrent à nouveau à sillonner les routes, faisant parfois la course en rivalisant de puérilité. Paumés dans les vallées boisées, Lucas pria qu’ils s’arrêtent un moment afin de faire une pause panorama. Lu’ voulait montrer ça à sa grande soeur, c’est d’ailleurs à elle qu’il dédia ce passage de la vidéo. Bien sûr, on ne pouvait pas trop compter sur un moment riche en émotions quand on se baladait avec Sasha. Semblant triturer son pantalon, le brun passa derrière lui. Lucas se tut et jeta un coup d’œil perplexe par-dessus son épaule en se demandant Est-ce qu’il est vraiment en train de faire ce que je crois ? Et oui. Il avait baissé son froc et passait cul à l’air dans le champ. Lucas ravala son rire avec difficulté tandis que l’autre lui disait cordialement qu’il valait mieux fermer sa gueule et apprécier la vue. Néanmoins… Braquemart ? Il comprit qu’il s’agissait d’une référence à sa GoPro, mais Lucas pensait qu’on n’utilisait ce mot que pour parler d’un service trois pièces. Lapsus ou utilisation méconnue du mot ? « Patience Sasha, on a dit ce soir… » lui répondit le filou d’un ton raisonnable. Ça filmait toujours. Ok, il ne montrerait peut-être pas tout à Erza. Sur ce, ils étaient repartis.

Au bout d’un moment, Lucas ne savait plus exactement où aller, ils s’étaient un peu trop perdus dans la cambrousse. Le garçon aurait pourtant juré être proche de la frontière… le soleil ne tarderait pas à se coucher et, n’ayant pas acheté de matos pour camper lors de leur escale précédente, ils risquaient de passer la nuit dehors à la belle étoile, comme des clochards. Ce n’était pas tant ce qui dérangeait Lucas. Non, ce qui le ferait vraiment chier, ce serait de revenir sur sa parole. Il avait promis un lit à Sasha. Lorsqu’un avion leur passa au ras de la tête, l’espoir revint pour Lucas. Qui disait aéroport, disait grande ville à proximité ! Il put alors balancer son fameux « On y est bientôt », que Sasha savait désormais déchiffrer comme Oui j’ai merdé mais on voit le bout ! En rejoignant la route principale, l’aventurier sut grâce aux panneaux qu’ils allaient passer la nuit à Memphis. Lui qui avait pensé aller vers le sud, les avait en réalité dirigé plein Ouest vers l’Arkansas. Ce n’était pas plus mal tout compte fait. Alors qu’ils faisaient les derniers kilomètres sur un coucher de soleil que Lucas filma tout en conduisant avec une main sur le guidon, la ville éclairée ne tarda pas à pointer le bout de son nez. « Certes, je me suis planté de route mais… je nous ai quand même trouvé un endroit cool pour dormir. Le berceau du blues et du rock’n’roll, rien que ça ! » Paraît qu’Elvis Presley y avait eu sa villa « Qu’est-ce que ça a de la gueule la nuit… ! ».. Comme un enfant, il trouvait toujours quelque chose pour s’émerveiller : une valeur esthétique, une valeur historique, une valeur artistique...  Connaissant un peu ses classiques, Lucas chercha pour eux Beale street, soit le disneyland du blues. Il s’arrêta entre-temps dans un magasin de vêtement encore ouvert pour se prendre un polo de rechange et un sous-vêtement qu’il rangea dans son sac à dos, et les voilà à déambuler la fameuse avenue, fondus parmi les touristes. « Profite de ce soir mec, on fera pas toutes nos nuits dans des lieux civilisés » lui rappela t-il. Même si ça avait perdu de son authenticité avec la réfection récente, la rue valait vraiment le coup d’oeil. Les artistes à l’affiche faisaient un peu tous rêver et, après un regard entendu, les deux garçons remballèrent les motos et firent un stop dans un pub pour remplir à nouveau les estomacs. A la fin du repas, Lucas se rendit au bar pour leur prendre à nouveau des boissons et, plus fort que lui, il tapa gentiment la discute aux deux filles à côté de lui qui sirotaient leur cocktail. Il leur servit alors un baratin comme quoi son pote Sasha était un dieu du blues et qu’il savait faire danser les ladies dessus comme personne. Il proposa à la jolie blondinette, Elena, d’aller l’inviter à danser pour vérifier par elle-même, en précisant qu’il était très humble et timide mais qu’avec un sourire charmant, il ne pourrait pas refuser. N’ayant pas froid aux yeux, elle obtempéra avec enthousiasme (il faut dire que Sasha avait de la gueule), et il n’y avait plus qu’à espérer que l’intéressé ne danse pas comme un balai à chiotte.


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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Mar 6 Mar - 13:06 )





Lucas + Sasha
« To infinity and beyond. »
Nous avons repris la route, et après un certain temps, la vue aspire à une courte pause. Bien entendu, il faut que tu enclenches ta caméra pour marquer là une nouvelle occasion. Je décide de me jouer de toi et m'amuse alors à faire le con pendant que tu tapes ton petit speech, passant cul nu dans le champ de la caméra pour me taper un délire.

« Patience Sasha, on a dit ce soir… » déclares-tu tandis que ça filme toujours.

- Je t'excite bébé ? Tu sais combien j'adore te faire saliver d'avance.

J'esquisse un sourire enjôleur après avoir remonté mon futale, me rapprochant de la caméra, faisant mine de vouloir lécher l'objectif alors que je viens m'appuyer contre toi, prenant appui sur l'une des tes épaules. Un fou rire me choppe alors que je boucle ma ceinture.

- Si t'as un appareil photo en stock, je peux me prêter à des poses languissantes sur la moto "chéri", te provoquais-je un peu pour rire.

Je te file une claque sur les fesses en t'incitant à nous remettre en chemin et tandis que je renfourche ma bécane, je te pointe un instant du doigt.

- Hep ! T'avises pas de virer ces images du film ! C'est assurément la meilleure partie du voyage que tu filmeras, fis-je mine de t'assurer avec un faux air fier.

Notre route manque d'avoir encore un raté mais nous nous retrouvons bientôt à Memphis avec la promesse d'une nuit dont on se souviendra sans doute un moment, et tout confort avec ça.

« Certes, je me suis planté de route mais… je nous ai quand même trouvé un endroit cool pour dormir. Le berceau du blues et du rock’n’roll, rien que ça ! »

- T'as du pot ! Et t'as surtout involontairement bien choisi l'endroit en effet, relevais-je.

Tous deux ne tardons pas à nous extasier devant la ville ainsi illuminée de nuit. Nous parcourons bientôt les rues. Il n'y a pas trop de circulation et je m'amuse à zigzaguer entre les quelques véhicules ou plus largement sur la route lorsqu'il n'y a rien devant. Je me redresse d'ailleurs un instant sur la bécane, bras tendus en appui sur le guidon, lançant quelques "waouh" d'excitation dans la foulée.

« Profite de ce soir mec, on fera pas toutes nos nuits dans des lieux civilisés »

- Tant qu'on se retrouve pas en plein milieu du désert à crever de froid, ça ira, lançais-je plein d'enthousiasme à parcourir ces rues animées. Les enseignes lumineuses irradient, l’atmosphère des lieux me gagne plus sûrement au fil de notre progression.
Nous nous hasardons dans un pub qui semble sympa alors que nos estomacs crient famines rien qu'à sentir les fumets qui s'échappent des établissements alentours. Rires, discussions vives et animées ainsi que musique entrainante nous cueillent en passant le seuil du pub.

- Je crois bien que je vais manger comme quatre au cas où tu nous rejoues une vilaine entourloupe, déclarais-je alors qu'on s'apprête à commander.

Nos estomacs calés, tu pars à nouveau remplir nos verres au bar. Je te vois gentiment taper la discussion avec deux filles. Je t'observe, sourire mutin aux lèvres, bien calé sur la banquette dans l'angle, un bras étendu sur le haut de l'assise. Toi t'es un gros gourmand ! J'adorerais entendre les propos que tu leur déballes sur l'instant. Et ça m'amuserait d'autant plus que tu te prennes un râteau ou que tu fasses un faux pas et que tu te ramasses le contenu du verre de l'une des deux ou bien sa main dans la tronche. La pensée n'est pas malveillante, mais il faut avouer que ce genre de scène est parfois bien amusante. Sauf pour celui qui en est victime. Au fil des minutes, je m'avachis peu à peu sur la banquette. L'alcool fait doucement son effet, ainsi que la fatigue. Je reporte mon regard ailleurs de temps à autre puis capte à un moment donné le regard des deux filles sur moi tandis que tu sembles me désigner.

Oh oh doucement là ! Qu'est-ce que tu nous prépares ?! J'arque un sourcil en observant la scène tandis que l'une des deux, la blonde, se ramène vers moi d'une démarche chaloupée. Putain, quel genre de tour tu m'as joué ? Te connaissant, je peux m'attendre à une farce comme à un geste plus sympa de ta part en jouant les entremetteurs. Néanmoins, étant dans le doute, je demeure un maximum neutre tandis qu'elle s'approche.
La fille n'est pas dégueulasse à regarder mais elle semble dénuée d'un quelconque charisme. Merde, t'aurais pu peaufiner un peu plus ton choix.
Ça semble le genre qui n'a pas froid aux yeux et qui sait avantageusement user de ses charmes auprès de certains hommes. Sauf que ce style là ne m'a jamais paru très subtil. Et de fait, bien moins attiré. Toutefois, je la laisse me faire son cinéma. Elle se présente. Pour certains, ça n'a néanmoins que peu d'importance.

- Elena, enchantée.

- Scars, rétorquais-je avec un sourire.

Ce surnom semble l'intriguer et elle me questionne un instant sur son origine. Elle n'est pas sans remarquer mes tatouages et elle y va franco pour demander si j'en ai ailleurs et si j’ai des cicatrices qui révèlent un passé tumultueux, autre que celle à l'arcade, lorgnant sur moi comme si elle espérait que je lui offre l'image d'une bête sauvage et indomptable.
Je t'adresse un instant un regard depuis ma place, l'air de te dire que tu me le paieras d'une façon ou d'une autre, rien que de présager que celle-ci risque d'être une sangsue dans son genre. Toutefois, je me plie au jeu sans trop en faire non plus. Par amusement ou pour passer le temps, va savoir. Quoi qu'il en soit, elle m'interroge sur la facette que tu as dépeinte de moi en soulignant que j'étais le genre de mec timide. Sérieux ?! J'esquisse juste un geste en l'air pour me faire comprendre et alors qu'elle m'invite à danser, je me laisse attirer sur la piste. Je me demande si nous sommes susceptibles de te voir quant à toi, disparaitre avec l'autre fille. A moins que tu ne te décides aussi à rejoindre la piste en sa compagnie.

Je songe que je devrais te le faire payer en venant te taper un smack histoire de faire foirer ton coup et de me débarrasser du mien. Mais pour l'instant, la musique entrainante me donne malgré tout envie de me laisser aller. Quelque peu éméché, mes gestes ne sont pas tout-à-fait sûrs au début. "Bring it on home to me" de The Commitments, un morceau venant d'un film que j'ai vu étant adolescent, joue alors. Le morceau précédent était plus entrainant, ça m'allait bien, malgré tout, je joue le jeu et me colle à la fille. Plus pour voir si je peux à nouveau ressentir cette petite étincelle due à la proximité des corps qu'autre chose.

La fille semble y voir une ouverture et elle s'apprête alors à m'embrasser. Réaction insoupçonnée de ma part ou plutôt pas vraiment volontaire dans le sens où je ne pensais pas avoir un geste aussi brusque, je lui colle ma main sur le visage pour lui faire pivoter la tête. Ma main me fait l'effet d'une serre qui s'accroche après son visage comme si elle était susceptible de me refiler un poison.
Outrée par mon geste, elle s'emporte et braille après moi. J’ai droit à quelques jolis jurons et une baffe qui manque d’atterrir dans ma gueule mais que je bloque à temps en lui retenant le poignet. Sauf que son amie elle, choppe visiblement un verre à proximité en m’en jette le contenu en pleine poire. J'accuse le truc, fermant un instant les yeux en recrachant doucement le contenu qui a atterris en partie dans ma bouche. Mon visage dégouline et je te cherche un instant des yeux pour te lancer un regard assassin. L'air de t'accuser d'avoir misé sur deux pouffes hystériques.
Plus tôt, moi qui espérait te voir te prendre un râteau ou autre réaction parallèle, c’est moi qui finalement me retrouve dans cette situation qui me fera assurément rire plus tard.

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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Ven 9 Mar - 22:28 )

To infinity and beyond !
Sasha & Lucas
J'ai fait la magique étude, du Bonheur que nul n'élude
••••

Si Sasha pensait que son petit speech aguicheur et sa tape sur les fesses était tombé dans les oreilles d’un sourd et les yeux d’un aveugle, il se fourrait le doigt dans le… « La GoPro fait aussi de très belles photos, FYI. Ne crois pas que tu y échapperas. » Il y aurait toujours Lucas pour le lui rappeler. Il avait une mémoire d’enfer pour ce genre de connerie. « Tant qu'on se retrouve pas en plein milieu du désert à crever de froid, ça ira » Alors, si l’on tenait compte du fait qu’ils feraient un tour dans le désert du Nevada et qu’on mettait cela en relation avec le degré de poisse de Lucas : on pouvait considérer que Sasha venait de jeter une malédiction sur eux et qu’ils se retrouveraient bien paumés dans le désert à se geler le cul en pleine nuit. Le plus dramatique dans tout ceci, c’est que Lucas n’en avait même pas conscience et était intimement persuadé que ça n’arriverait pas. Et puisqu’on parlait de poisse, parlons aussi de ce plan de drague amené de bon cœur par Wilde, par égard pour son ami à la libido mise à mal. Elena, elle était plutôt mignonne sans plus certes, mais elle avait un joli corps, et quand on était au degré 0 de la sexualité (du moins c’est ce que le fitzy avait prétendu), la moindre des choses, c’était de ne pas faire le difficile ! Lucas l’avait un peu suivi quand la jeune femme s’était approchée de lui, restant en retrait avec sa copine Bethany avec qui il faisait du small talk tout en le surveillant le plus discrètement possible. Au final, il en oubliait presque de draguer, ce brave homme. Il se disait, s’il conclue, je m’occupe de moi-même. Et il continua de bavarder avec Bethany, prétextant danser comme un pied pour rester hors de la piste avec elle. Il eut un grand sourire ravi en voyant que Sash faisait quand même mieux que se débrouiller (après un petit échauffement de quelques minutes). Beth et Lu s’étaient faits spectateurs. Wilde reconnut auprès d’elle qu’il avait baratiné à Elena et que, à la base, il ignorait que Sasha savait danser. Cela la fit marrer, tout semblait aller bien dans le meilleur des mondes et Lucas eut même le confort de dégainer la GoPro pour faire savoir à son public que, il avait plein de domaine d’expertise le petit Fitzy ! La drague n’en faisait toutefois pas partie… et s’il y avait bien un truc que Lucas n’aurait jamais vu venir, c’est la façon dont la pauvre femme se fit éconduire. Une main au visage qui lui fit tourner la tête avec une sorte d’irrespect et de dégout que Lucas n’aurait même pas osé avoir envers une lépreuse. Il l’aurait encore moins imaginé venant de Sasha : certes il était râleur, mais c’était un nounours ce mec ! Duuuuur, songea t-il, plus dur encore que la tarte que Sasha se prit et qu’il n’avait pas volé (non mais sérieux, il aurait pas pu se contenter de tourner la tête ? Et pourquoi est-ce qu’il l’avait pas rembarrée dès le départ si elle ne l’intéressait pas !). Beth en avait oublié sa bonne entente avec Lucas : elle avait carrément déboulé sur le terrain pour foutre son verre dans la tronche de Sasha. La caméra de Lu tournait toujours et si elle était encore cadrée sur la scène qui avait viré à la catastrophe, ce n’était pas par voyeurisme malfaisant ou par réflexe. Lucas était juste tellement étonné qu’il avait oublié son existence et son cerveau s’en était déconnecté. Oubliant de la couper, il la rangea dans sa poche avec une lenteur stupéfaite.

Lucas avait la tronche ahurie d’un type qui découvre que son plan cul péché sur Tinder ressemble en réalité aux frères Bogdanoff mais avec 120 kilos de plus en prime. Il était tétanisé et avec des yeux grands comme des soucoupes volantes quoi ! Vint ensuite le moment où son cerveau percuta l’ampleur du cauchemar et sa main s’écrasa sur sa propre face en un facepalm qui manqua de lui arracher la tête tant il était fort. Il resta deux secondes comme ça avant de soupirer et de récupérer une serviette de table à des gens qui, eux, étaient encore restés au stade d’être bouche bée. Il tapota la tronche de Sasha avec. « Le prends pas mal mec, mais je comprends mieux pourquoi t’es sérieusement en manque... » Bon, le brun avait vraiment un regard de tueur, Lucas ravala les autres remarques qu’il avait en tête: « Bon ben… on n’a plus qu’à aller se reposer et… repartir demain… c’est tout », dit Lucas, un peu penaud. Il lui offrit une petite tape encourageante à l’épaule et donna un lourd pourboire au barman avant de partir. Dans la nuit, alors qu’ils se dirigeaient côte à côte vers leurs motos, Lucas leva le bras et mima le mouvement de main complètement insolent de Sasha quand il avait viré la tête de la meuf, en y ajoutant un « Nope ! ». Puis il explosa d’un rire tonitruant qui partit en vrac dans les graves et les aigus. Il s’accrocha à deux mains à l’épaule de Sasha et posa le front dessus en continuant de s’esclaffer parce qu’avec du recul : putain il n’avait jamais vu ça de sa vie ! Ils eurent du mal à avancer avec ses conneries. Finalement, Lucas réussit à caser un « Là-bas » en désignant vaguement du menton un hôtel de la ruelle adjacente, vers laquelle ils pouvaient marcher avec les bécanes. Et il repartit dans un grand rire. Il continua de se marrer jusqu’à destination, se calmant tout juste devant le voiturier qui les guida pour qu’ils puissent caler les motos dans un endroit sécuritaire. A l’accueil, alors qu’ils attendaient au guichet -la personne de permanence devait être au chiottes- Lucas mima à nouveau le geste de Sasha – il en était toujours pas remis ! « Nope » avant de repartir dans un grand rire. C’est ce qui dût alerter le travailleur nocturne, car il arriva quelques secondes après pour demander ce qu’ils désiraient. Lucas s’éclaircit la gorge et fit un appel mental à tous les bouddha de Chine pour lui qu’on lui ouvre les shakras, qu’il retrouve la paix intérieur, un comportement sage, et cesse de chialer de rire. Ils semblèrent l’entendre un peu, puisque son rire cessa. Il réclama une chambre double avec seulement un petit sourire amusé qui flottait sur ses lèvres, et qui s’accentua furtivement lorsqu’il tourna la tête vers Sasha. « Je fais des économies ». (oui parce qu’il comptait offrir la nuit). Et d’y mettre le clin d’œil.

Dès qu’il déverrouilla leur chambre avec la carte, Lucas fit le coup qu’il faisait souvent à ses frères et sœurs « Preums ! » En un éclair, il dépassa Sasha en lui collant une bise sur la joue et courut vers la salle de bains. « Les moches en dernier ! » Lucas lâcha son sac à côté du lavabo et se foutut à poil en huit secondes chrono.  Il avait laissé la porte entrouverte pour pouvoir quand même bavarder avec son camarade, mais il était hors de question de se laisser doubler : Lucas fut dans le bain en moins de deux. Au bout d'un moment, il coupa l'eau et balança d’une voix un peu portante à Sasha : « Je pense qu’il va falloir réapprendre les bases. Déjà, Scars, c’est pas rassurant ! Tu pouvais pas dire Simba ou Mufasa ? » Après, il avait compris l’origine du surnom et ne pouvait pas le lui retirer. « … et qu’est-ce que t’attends pour me rejoindre ? Ca me tâte le derrière, ça veut prendre des poses aguichantes sur la moto, mais quand c’est le moment d’agir, y a plus personne ! »

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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Lun 12 Mar - 11:37 )




Lucas + Sasha  
« To infinity and beyond. »
Pendant que tu te tapes le mode facepalm, moi j'accuse le coup. Tu ne tardes pas à venir me prêter main forte en m'épongeant la tronche. Je ne peux m'empêcher d'esquisser un sourire derrière le rempart de tissu tandis que tu t'appliques un bref instant à la tâche.

« Le prends pas mal mec, mais je comprends mieux pourquoi t’es sérieusement en manque... »

- Si tu veux, j'ai pas vraiment calculé mon geste, dis-je en t'adressant un faux regard courroucé. J'sais pas ma main a juste ... dis-je en mimant le geste que j'ai exécuté plus tôt sur la tronche de la pauvre fille.

« Bon ben… on n’a plus qu’à aller se reposer et… repartir demain… c’est tout »

- C'est quoi cet air penaud ? lâchais-je alors que je passe un bras autour de tes épaules lorsque nous nous dirigeons alors vers la sortie.

Tandis qu'on prend la direction des bécanes, tu t'éclates à mimer mon geste en relevant d'un « Nope ! » avant de littéralement exploser de rire. Tu prends appui sur moi, ce qui me fait tituber encore un peu plus. Heureusement que l’hôtel n'est pas loin parce que j’aurais été sans doute incapable de tenir la route.

- Au final avec toi, on se retrouve toujours à devoir trainer les bécanes, fis-je mine de râler.

Et bon sang, la tâche me parait encore plus hard dans cet état. Mais toi tu te marres, est-ce que ça devrait encore m'étonner ?!

- Tu vas faire ce foin encore longtemps ?! lâchais-je une fois arrivé à l’accueil, face au fait que tu ne t’en remets toujours pas. Je râle mais c’est pour la forme parce que tu me fais rire intérieurement avec tes conneries.

- La prochaine fois, je tâcherais de placer la main ailleurs que dans sa tronche, glissais-je. Au cul par exemple, quoi que c'est la plaie avec les femmes, le moindre geste un peu déplacé est susceptible d'être mal pris. Qu'est-ce que tu veux foutre avec une poulette, qu’elle te chauffe ou non, quand faut prendre des pincettes à chaque fois que t’envisage de lâcher un mot ou faire un geste ... ?! Troppppp commmmpliiiii ... qué !! soulignais-je en trainant exagérément de la voix.

Lorsque le type de l’accueil se ramène, tu t'emploies à retrouver un certain calme tandis que je suis à moitié affalé sur le comptoir, t'observant d'un air complètement ébêté. Tu demandes une chambre avec deux lits séparés en prétextant vouloir faire des économies tandis que je te fais un signe négatif du doigt l'air de te dire de ne pas m'y prendre, en lâchant "Ouh toi, t'as envie de me faire les fesses !!"
J'explose de rire devant ma connerie et l'air que le type arbore face à mes propos. Et lorsque nous rejoignons la chambre, je cale à nouveau un bras autour de tes épaules en te glissant avec une voix sensuelle à l'oreille :

- Économies "mon cul", touche plutôt ça tiens ! dis-je en insistant sur le mon cul afin de te laisser entendre de toucher le mien en claquant une main dessus. Nous manquons de nous prendre le mur alors qu'on titube salement le long du couloir. Bon ok ok, on se prend vraiment le mur ... ! Et pas qu'un seul !
Tu déverrouilles bientôt la porte de la chambre. Ça va c'est vraiment pas une piaule de merde.

« Preums ! » lâches-tu en prenant les devant et en me collant une bise au passage.

Je reste un instant en arrêt image sous le geste ou l'attention disons plutôt. Mon sac glisse de mon épaule pour s'échouer au sol.

« Les moches en dernier ! »

- C'est sûr qu'avec ta tronche de vieux croutard ... !

Tu laisses la porte entrouverte et je te vois te désaper sans gêne. Je pique un fard monumental alors que le feu me monte aux joues. Depuis quand la vision d'un mec à poil me trouble de la sorte ?! Comme si je n'en avais pas déjà vu auparavant ?! Vestiaires et douches que ce soit à l'époque où j'étais étudiant ou dans les salles de sport, c'est quelque chose de courant. Et je n'ai jamais été spécialement pudique. J'entends bientôt l'eau qui se coupe tandis que tu me lances depuis la pièce.

« Je pense qu’il va falloir réapprendre les bases. Déjà, Scars, c’est pas rassurant ! Tu pouvais pas dire Simba ou Mufasa ? »

- Déconne pas, ça l'a grave chauffée et intriguée. Limite elle me faisait une fouille au corps sur le plancher du pub, lâchais-je en faisant le coq tout seul comme un con dans la pièce.

N'empêche bordel, si j'avais été moins con et moins regardant, je serais sûrement bien moins en manque à cette heure-ci. Je vire tout juste boots, chaussettes et t-shirt lorsque tu me balances une invitation face à laquelle mon culot légendaire se manifeste bien vite de nouveau.

« … et qu’est-ce que t’attends pour me rejoindre ? Ça me tâte le derrière, ça veut prendre des poses aguichantes sur la moto, mais quand c’est le moment d’agir, y a plus personne ! »

T'adores me provoquer et moi j'aime y répondre, même si là ça dépasse limite un peu les bornes et que tu risques de ne pas t'attendre à ce que je le fasse vraiment.

- Ah ouais ?! Tu vas le regretter man !  dis-je en débarquant dans la salle de bain en m'emmêlant dans le bas de mon pantalon tandis que je joue au mec chaud bouillon pressé de te rejoindre. Ça m'amuse beaucoup, et encore plus, cuité comme je le suis.

Une fois à poil, je fais un bref instant le coq devant toi, mains sur les hanches en prenant une pause débile histoire de faire l'idiot, puis m'empresse de grimper dans le bain. "Pousse-toi de là ! Nounours arrive !!"  Je suis tellement dans le délire que je ne me rends même pas compte de l'énormité de ce que je fais en me glissant réellement dans le bain en ta compagnie.

- Tu l'auras voulu !! clamais-je haut et fort avec un sourire tout con qui colle à mon ivresse. Merde mais tu prends de la place corniaud !

En m'installant, de l'eau déborde et éclabousse le carrelage. Et voilà je l’ai jouée ma connerie ! Et j'fais quoi maintenant ? Pas qu'on soit trop à l'étroit quoi que. J'essaye de m’immerger le plus possible pour pouvoir caler ma nuque et être à l'aise. Puis soudain, je t'envoie une grande gerbe d'eau dans la tronche.

- Ça c'est pour que tu profites de l'effet que je me suis mangé tout-à-l'heure, t'as dit qu'on partageait tout, non ?

Bon ok, moi je me suis juste pris le contenu d'un verre dans la gueule, rien à voir. Merde ! Je me redresse un instant pour mieux me préparer à toute réplique de ta part, et glissant quelque peu dans le fond du bain, je me retiens aux parois sur chaque côté. La tête un instant penché en avant tandis que je me remets d'applomb, la mousse se disperse et laisse entrevoir ton entrejambe. Nouveau trouble. Je m'arrose le visage en prenant de l'eau dans mes deux mains en coupe et me frotte le visage un instant. Quelque chose réagit en moi comme si je commençais à reprendre mes esprits. Mais pas que. Autre chose réagit, plus bas et c'est ce qui me perturbe plus que tout autre chose sur l'instant. Wouoh, il m'arrive quoi là ?! Gêné et gagné par l'impression que ça va immédiatement se remarquer, je cherche soudain à déguerpir illico, bondissant comme un diable hors de sa boite, sauf que en voulant sortir de la baignoire de façon à ce que tu n'aies pas le temps de remarquer, si ce n'est déjà fait, j'enjambe maladroitement le rebord de la baignoire en voulant le chevaucher sans avoir à me remettre debout face à toi. Parce que là ce serait flagrant. Perturbé, ma maladresse me conduit à m'affaler sur le sol, glissant sur le tapis de bain qui se fait à demi la malle.

Je regagne la piaule, comme ça à poil, dégoulinant de mousse et cette putain d'ere*-*-*-* qui semble bien décidée à s'installer. Je tourne un instant dans la pièce comme un lion en cage. Merde, c'est sûrement l'alcool et le manque. Putain ! C'était du tout cuit avec l'autre ... humpf mais ça n'explique pas pourquoi je me trimballe ça ou du moins, pourquoi ça m'a pris là avec toi. Ma bêtise reprend le dessus l'espace d'une seconde tandis que je m'adresse à mon service trois pièces d'un air ahuri.

- Bah qu'est-ce qu'il y a ?! T'es jalouse de ta copine et t'as voulu jouer à la grande ? lâchais-je pour dissiper mon propre trouble par de l'humour.

Mode faceplam activé ! Bon sang que j'suis con !

- Pour ma défense, je suis sévèrement torché ok ?! lançais-je à ton adresse alors que je décide enfin à renfiler un caleçon. Je récupère une serviette vite fait pour m'éponger tandis que mon esprit est traversé d'une foule de pensées invraisemblables, entre autres interrogations. Mais qu'est-ce que je fous au juste à en faire tout un patacaisse ?! Un rien nous fait bander, c'est bien connu, c'était juste le mauvais endroit et le mauvais moment alors que mon corps a décidé de me trahir.  Trahir ... ? Est-ce le mot ? C'est pas comme si c'était Cass qui avait été le déclencheur ... . J'arque un sourcil l'air de m'interroger alors que je songe à l'instant précis où ça m'a pris. Nope ... stop, on oublie. Enfin quand l'autre excitée en bas voudra bien me lâcher la grappe ... !

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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Mer 14 Mar - 9:25 )

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« Troppppp commmmpliiiii ... qué » « Frère, je veux bien croire qu’il y a des cas d’écoles, mais pour celle-là, c’était très simple » Le fait de prendre une seule chambre fut interprété de manière assez correcte: « Ouh toi, t'as envie de me faire les fesses !! » « P’tain, j’suis si prévisible ? » ironisa t-il. Sash était tor-ché. Dans le couloir, même Lucas n’arrivait pas à l’empêcher de bouffer des murs, il les bouffait avec lui du coup. L’école du cirque. Depuis le bain, il essaya même de lui faire la morale. Lucas avait beau plaisanter à tout va et rire plus que de bon cœur, comme un con, il n’avait pas beaucoup bu ce soir, contrairement à Sasha, qui avait l’air de marcher sur la lune tant il planait à 15 000. « Déconne pas, ça l'a grave chauffée et intriguée. Limite elle me faisait une fouille au corps sur le plancher du pub » « Eh bien tu sauras à l’avenir que ça intrigue surtout les filles qui ont le revers de Mike Tyson » En le provoquant ensuite de façon suggestive, Lucas s’attendait à tout. Qu’il passe outre, qu’il l’envoie chier, qu’il réponde… Et Sasha répondit. Il débarqua déjà à moitié dessapé dans la salle de bains. Un mince sourire mutin releva le coin des lèvres de Lucas, qui songeait Trop facile. Sasha finit de se déshabiller et l’intéressé le reluqua de haut en bas puis de bas en haut, son sourire se faisant plus appréciatif. « Hm, je ne vois vraiment pas ce que je dois regretter » rétorqua t-il. Qu’y avait-il à regretter ? Sasha était bien bâti, Lucas appréciait grandement la vue. Il eut tout juste le temps de se décaler d’une fesse avant que son camarade ne s’invite vitesse éclair. « Merde mais tu prends de la place corniaud ! » « Fallait y penser avant ! » Lucas plissa légèrement les yeux d’amusement quand Sasha fut enfin calé. « Déjà là. Même pas besoin de dire s’il-te-plait », se moqua t-il. Alors qu’il voulut s’approcher du brun prenant déjà ses aises, ce dernier lui envoya une salve d’eau dans la tronche qui le figea sur place, paupières closes. Lucas rouvrit les yeux avec un petit air blasé. Ok, on repassera pour l’approche foirée. « Ça c'est pour que tu profites de l'effet que je me suis mangé tout-à-l'heure, t'as dit qu'on partageait tout, non ? » « J’ai beau chercher, cette clause du contrat ne me … » Lu’ fronça légèrement les sourcils en voyant que Sasha avait manqué de réaliser l’exploit de l’année, c’est-à-dire se casser la figure en position assise. « revient pas… », acheva t-il avec incertitude. Il secoua légèrement la tête d’exaspération. « Mec, tu tangues alors que t’es assis sur ton cul. T’as bu combien de verres déjà ? » Lucas, lui, n’avait pris que deux whisky, alors s’il était pompette en effet, c’était un peu redescendu avec le bain. Il n’était pas un grand buveur d’une part, et se préférait maître de lui-même d’autre part. D’autant que l’alcool lui faisait perdre son discernement. Passé cinq verres, il serait capable d’éprouver de l’attirance envers une momie. Non merci. Il resta bouche bée devant l’expression de Sasha, d’abord hagarde, puis gênée, puis paniquée, un mouche l’avait piqué et Lucas se disait que c’était un peu sa faute à lui aussi, et qu’il aurait dû surveiller sa conso.  Soudain, son comparse voulut se carapater devant l’air un peu ahuri de Lucas – qui comprenait rien au départ et commençait à s’inquiéter. Fitzy enjamba maladroitement la baignoire et Lucas se redressa promptement en tendant le bras pour essayer d’amortir sa chute Il y parvint peut-être un peu, mais sa main glissa sur le ventre de Sasha, qui se ramassa et décampa sans demander son reste. Pourquoi prenait-il la fuite et de quoi pouvait-on avoir honte à son âge ? Lucas se rassit, croisa les bras sur le rebord de la baignoire et posa son menton dessus tout en observant la porte entrouverte, confondu entre amusement et perplexité. Il fronça légèrement les sourcils en entendant Sasha parler d’une copine jalouse d’une autre. Il devenait barge ? Peut-être Lucas avait-il mal entendu. « Qu’est-ce qu’il raconte ? » marmonna t-il pour lui-même, avant de s’adresser à Sasha d’un ton plus haut et faussement exaspéré : « Sash, t’es vraiment une montgolfière de la connerie... ! Encore qu’on n’a même pas besoin de te chauffer toi, tu décolles tout seul » railla t-il. Sur ce jeu de mots délicatement malhonnête -et oui Sasha, il avait vu ce que tu ne voulais pas qu’il voit, fallait rester dans le bain !- Lucas se rinça tranquillement. « Pour ma défense, je suis sévèrement torché ok ?! » « Si t’étais aussi torché que tu le prétends, tu te serais fait cette meuf dans les toilettes ! », contre-attaqua Wilde.

Lucas vida ensuite la baignoire et sortit prudemment pour ne pas glisser, comme Sasha avait foutu de l’eau partout (et que lui-même venait de rajouter un étang). Il récupéra un peignoir blanc de l’hôtel et s'enveloppa dedans, rabattant la capuche sur sa tête quelques secondes pour s’essuyer les cheveux, avant de la retirer. Comme il vit qu’il y avait un deuxième peignoir, cela lui rappela que Sasha était sorti complètement à poil sans assurer ses arrières à ce niveau. Trop sympa, Lucas le récupéra pour lui et sortit de la salle de bains. Le Fitzy avait l’air d’un lion en cage, un peu nerveux, et son camarade avait suffisamment de délicatesse pour ne pas se foutre de sa gueule à ce sujet — et pour s’efforcer de ne pas baisser le regard, ce qui appuierait le fait que, oui, il savait ce qui se tramait en bas. Cela se voyait même s’il portait un calbute. Wilde comprenait difficilement pourquoi il fuyait chaque fois qu'il avait une occasion de conclure. Ayant la flemme de jouer à la galanterie et de l’aider à enfiler le sortie de bain (Sasha avait de toute façon trouvé un truc pour s’essuyer à la ouaneguen), Lu’ se contenta de l’accrocher sur lui en lui enfilant juste la capuche. Gardant une main sur le sommet de sa tête, il fit mine de baisser le regard sur son torse et se pencha avec un air vaguement inquiet. « Tu t’es blessé là ? », murmura t-il. Son doigt se posa un peu à droite du sternum, pour attirer l’attention de Sasha dessus. Lucas profita alors du fait qu’il avait baissé le visage pour relever le sien et cueillir ses lèvres par en-dessous en un baiser doucereux et taquin. Oui, c’était déloyal, Sasha n’avait pas eu l’occasion de lui caler son fameux “nope”.  Lucas était trop malin pour ça. Et peut-être que la main au sommet de son crâne était aussi là pour l’empêcher d’esquiver au dernier moment s’il l’avait voulu. Wilde, quand on le cherche, on le trouve. Il se recula d’ailleurs juste à temps : avant que le brun ne réalise pleinement son geste, en fait. « Et arrête de rougir comme une pucelle » conclut le jeune homme. Puis il fit demi-tour et retourna vers la salle de bains, très innocemment. Il s'arrêta à l’encadrement de la porte et se tourna un peu vers lui. « Tu veux que je m’occupe de toi, après ? » proposa t-il très sérieusement tandis qu’il désigna du regard son entrejambe. Tiens débrouilles-toi avec ça. Lucas retourna tranquillement dans la salle d’eau et enfila le boxer qu’il avait acheté en arrivant en ville. Il observa ensuite curieusement les produis des tiroirs et soupira d’exaspération en voyant un mini-aftershave. Et merde, j’ai oublié mon rasoir, songeait-il. Il frotta le bas de son visage en se jaugeant dans le miroir. Ça va. Il avait à peine une barbe de trois jours et n’était pas encore prêt de ressembler à Chewbacca. Il fut au moins heureux de trouver une petite brosse à dents de voyage qu’il utilisa avec son lot de dentifrice parce que, ça non plus, il n’en avait pas ramené. Bref, contrairement à ce pauvre Fitzy, Wilde était complètement détendu, pépouze.

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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Mer 14 Mar - 12:15 )





Lucas + Sasha
« To infinity and beyond. »
Tes propos d'un peu plus tôt me martèlent l'esprit lorsque tu as suggéré que tu ne voyais pas vraiment ce que tu devais regretter, face à ma gentille provocation en te rejoignant dans le bain. C’est l'une des interrogations qui me parcoure l'esprit parmi le foutoir qui désorganise mes pensées. J'ai vraiment eu la sensation que tu me dévorais du regard mais je n'y ai pas porté plus attention que ça sur l'instant, songeant plus qu'autre chose à répondre à ta provocation en faisant le con, désireux de te surprendre en beauté.

« Sash, t’es vraiment une montgolfière de la connerie... ! Encore qu’on n’a même pas besoin de te chauffer toi, tu décolles tout seul »

Je referme un instant les poings, perdu entre trouble et colère de t'entendre me charrier de la sorte, comprenant de fait que tu as forcément remarqué.

« Pour ma défense, je suis sévèrement torché ok ?! » lâchais-je en tentant de mettre tout ça sur le compte de l'ivresse avec une pointe d'humour que je garde en réserve, plutôt que de me laisser gagner par la colère.

« Si t’étais aussi torché que tu le prétends, tu te serais fait cette meuf dans les toilettes ! », contre-attaques-tu.

Je lève un doigt en l'air en l'agitant en direction de la salle de bain comme si tu pouvais me voir esquisser ce geste qui met à sa façon, tes paroles en doute. J'entends l'eau s'écouler tandis que je tourne comme un lion en cage. Y'a de l'eau au large et un peu de mousse sur le sol.

Lorsque tu me rejoins dans la chambre, j'ai renfilé un caleçon et me suis un peu épongé avec une serviette prise vite fait dans l'autre pièce. Je lance un vague regard dans ta direction, m'employant plutôt à te tourner le dos. Putain mais d'où ça sort ça ?! Pas toi mais cette pensée qui me traverse l'esprit alors que je me demande si t'es à poil sous ton foutu peignoir. En parlant de peignoir, je te sens approcher et je me crispe un peu plus encore. Tu accroches la capuche du peignoir sur ma tête comme si j'étais un foutu porte-manteau et le contact de ta main semble s'attarder alors que je regarde nerveusement le sol. Putain mais retrouve ta répartie et ton sens de l'humour Fitzsimmons !!! Depuis quand tu laisses n'importe quel trouble ou gêne t'habiter sans trouver une parade ?! Il suffirait d'en jouer pourtant, c'est aussi simple que ça, pas vrai ? Jouer de provocation en jouant le jeu du "c'est toi chéri qui me fait cet effet". Ni plus ni moins et ça suffirait à dédramatiser la situation. Mais non, je suis là, pire qu'un ado pris en faute, et j'ai juste l'air con. Limite tremblant de nervosité en espérant que tu t'éloignes de nouveau et que tu me foutes la paix. Je tourne la tête du côté opposé.
Tu attires mon attention un instant sur une blessure.

« Tu t’es blessé là ? » lâches-tu dans un souffle en posant un doigt sur l'endroit en question.

Intrigué et ne comprenant pas d'où j'aurais pu me blesser, je baisse la tête pour regarder la zone en question, me demandant si tu ne vas pas me lancer une réplique vaseuse à propos du très net renflement sous le seul tissu que je porte. Et tandis que tu es penché pour mieux voir, tu redresses soudain le visage pour trouver le contact de mes lèvres dans un mouvement qui semble tout calculé d'avance. Un sourcil arqué à l'extrême sous la surprise, je reste figé par ce contact. Emprisonné par les vapeurs de l'alcool et cette sensation qui provoque comme une nouvelle décharge plus bas.
Bordel, je n'ai pas rêvé, ça c'était purement calculé ! Tu me la joues comment au juste ?! C'est quoi ton délire, man ?! Je me raidis alors que tu t'éloignes déjà et que tu soulignes le tout d'une nouvelle provocation.
Dos tourné, mes poings se raidissent pour canaliser tout élan que je tente de contenir. Pourquoi ça m'a fait ce putain d'effet ?! Parce que là putain de merde, c'est bien ton baiser qui m'a électrisé tel une décharge. Je me tourne vers toi, la mâchoire crispée et le regard noir comme pour mieux voiler mon trouble.

« Tu veux que je m’occupe de toi, après ? » te plais-tu une nouvelle fois à me charrier en glissant un regard sur mon entrejambe. Mais ce qui me la fout d'autant plus mauvaise, c'est ce ton limite sérieux que tu emploies sur l'instant. Je penche la tête d'un côté puis de l'autre en faisant craquer les os, comme une manière de te montrer que je suis fin prêt à en découdre alors que tu regagnes la salle d'eau.
Je ne sais pas ce qui me prend autant de temps entre le cheminement de mes pensées et l'action mais je déboule bientôt dans la pièce, d'un pas plus ou moins assuré qui se veut lourd comme pour mieux prévenir de mon arrivée et de ce qui t'attends. Je suis perdu entre trouble, désir et frustration. Et c'est le désir là-dedans qui ne devrait pas avoir sa place et qui nourrit la rage qui gronde en moi alors que je te choppe soudain par une épaule pour te faire faire volte face et t'agripper le cou en te heurtant brusquement contre le meuble. Merde putain, tu pouvais pas garder ton peignoir ?! Mon regard s'attarde sur ce corps qui ne devrait rien animer en moi si ce n'est de l'admiration.

- Tu fais quoi là enfoiré ?! C'est du foutage de gueule ? Tu cherches à me provoquer ?! Ou t'es une putain de ... !!! grondais-je en tonnant littéralement de la voix tout en te menaçant de mon poing levé, tout prêt à atterrir dans ta gueule. Sauf que plutôt que mon poing, ce sont mes lèvres qui s'écrasent avec rudesse contre les tiennes.
Désir de voir si ça me fait vraiment quelque chose ou si plus tôt, c'était juste un hasard, sur le coup, un contact qui a réveillé malgré lui le souvenir de ce que ça fait ?
Je t'agrippe par les épaules alors que j'appuie ce baiser pour le rendre le plus désagréable possible, un contact dénué de douceur, juste animé de rage et de frustration. Comme une façon de te le faire payer en partie. Mais mon corps lui, semble d'un autre avis. Une certaine tension m'habite, pas que née de la colère, elle s'insinue en moi tel un courant, une onde électrique qui ressemble à du désir brut, presque animal. J'ai envie de te le faire payer jusque dans ta chair en me laissant emporter par des images qui vont loin, bien trop loin. Pourtant, la fièvre qui m'habite m'investit malgré moi, malgré le chaos et le désaccord entre actes et raison.

- Tu veux ma bouche ?! tonnais-je alors que je cogne mon front contre le tien et agrippe ta nuque d'une main dans une poigne plus marquée encore. Mon regard défit le tien et mes lèvres réduisent la distance d'elles-mêmes. Le contact est une nouvelle fois rude mais elles s'attardent un peu plus comme pour mieux capter ou analyser toutes les sensations qui en découlent.
D'autant plus ivre de colère d'en être réduit à chercher ce contact pour la seconde fois de cette propre volonté traitresse, je pousse le jeu un peu plus loin encore.

- T'as envie que je te touche, aussi ?! grondais-je d'une voix rauque alors que mon torse percute le tien et que je plaque ma main contre ton entrejambe.

Le regard noir que je t'adresse s'intensifie sous les sensations qui m'habitent alors tandis que je colle nos bassins pour plus de contact.

- C'est ça que tu veux enfoiré ?! T'aimes les queues ?!

Je m'écarte et colle mon poing dans le mur juste à côté, tout près de ton visage. Un rictus mauvais et plein de frustration gagne encore un peu plus mes traits alors que je quitte la pièce, heurtant une chaise au passage que j'envoie bouler plus loin d'un coup de pied. Les tremblements qui me gagnent révèlent quelque chose que je ne suis pas prêt d'accepter sur l'instant. Ce n'est ni l'adrénaline, ni la colère mais du désir pur. Et j’enrage d'autant plus que si là tout de suite tu me rejoins, je ne suis pas certain d'arriver à te repousser. Comme je doute de ne pas venir moi-même de nouveau à ta rencontre, indécis entre l'envie de te cogner ou de t’embrasser à nouveau.

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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Jeu 15 Mar - 1:04 )

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Alors qu’il pensait tranquillement devoir attendre trois minutes pour terminer son brossage de dents, il fronça légèrement les sourcils au bout de vingt secondes car Sasha venait aussi dans la salle de bains. Il en avait le droit bien sûr, mais il tapait des talons. Oh-oh. Lu cracha la brosse à dent dans l’évier quand la porte s’ouvrit, par réflexe. Il se demandait si Sasha revenait pour s’envoyer en l’air ou pour lui casser la gueule, et si c’était pour ce dernier cas, qu’est-ce qu’il avait fait de traviole pour le mettre dans une telle colère. Il eut le fin mot rapidement, quand Sasha le fit pivoter par l’épaule. Son bas du dos heurta le meuble et Lucas ne put s’empêcher de rouler des yeux malgré la pression exercée sur sa gorge, qui n’était pas si dégueulasse que ça d’ailleurs. « Tu fais quoi là enfoiré ? », demanda t-il pendant que Lucas s’essuyait la bouche d’un revers de l’avant-bras. « C'est du foutage de gueule ? Tu cherches à me provoquer ?! Ou t'es une putain de ...!!! »« Redescends. Ce n’est même pas le dixième de ce que tu me ferais si t’en avais les c… hmf » Sasha le fit fermer son clapet en écrasant la bouche sur la sienne. Lucas accusa le coup et resta passif pour ne pas envenimer les choses. Il ignorait ce que Sasha cherchait. Se satisfaire, l’intimider ou l’humilier, il ne saurait dire. « Tu veux ma bouche ? » Le front de l’insurgé heurta le sien. Lucas plissa légèrement les yeux sans le lâcher du regard. Patiemment, il attendait. Il attendait le moment où il saurait s’il fallait lui péter la gueule pour le faire cesser, ou ne rien faire parce qu’il cesserait de lui-même. « Et tu veux la mienne » Preuve à l’appui, Sasha la récupéra et l’embrassa à nouveau alors que Lucas restait passif, les mains appuyées sur le meubles derrière lui. Pourquoi Sasha flippait-il ? Cela aurait dû être simple, très simple. Mais Fitz faisait la meuf, cette même meuf qu’il traitait de « compliiiiqué » alors que lui-même avait de sacrés nœuds dans la tête. « T’as envie que je te touche aussi ?! » Sasha lui mit carrément la main au paquet. Lucas n’y aurait pas vu d’inconvénient en effet, s’il ne sentait pas autant de colère chez le brun. Wilde n’avait rien fait de mal : un baiser, à peine, et Sasha avait l’attitude de l’alcolo violent, c’était à se demander si sa femme l’avait vraiment quitté à cause de la perte d’un bébé. Lucas vira sa main d’un coup de bras. Oui, il se le taperait dans la violence et la bestialité, et avec joie, si telle était son souhait, mais certainement pas dans la rage et le mépris qui transpirait par tous les pores de ce désir brûlant que Sasha avait dans le regard. Alors « Va te faire foutre », rétorqua t-il froidement. En toute cordialité. Qu’il ne lui fasse pas le cirque de l’homophobie, Sasha avait foutrement envie de lui. C’était palpable. Des deux, ce serait Lucas qui passerait pour le frigide en cet instant. « C'est ça que tu veux enfoiré ?! T'aimes les queues ?! » dit-il alors que son bassin collé contre le sien trahissait clairement de quel côté l’excitation était vraiment présente. La faute à l’alcool peut-être, mais peu importait. « Tu bandes encore, ducon », rétorqua Wilde avec un rictus narquois, lui faisant comprendre que l’hôpital était en train de chier sur la charité. Il ne fit aucun mouvement lorsque le poing de Sasha s’écrasa à côté de sa tête. Il s’était contenté de serrer les dents, prêt à encaisser en le regardant droit dans les yeux, car il avait cru que ça allait lui arriver dans la face. C’était loin de lui faire peur, Lucas était habitué à s’en prendre plein la gueule depuis qu’il était sorti du berceau. Son regard s’assombrit. Il détestait se battre en dehors d’une surface de combat, mais l’avant-bras de Sasha était proche de sa tempe, très tentant. Si Lucas avait ne serait-ce qu’un peu moins de contenance, il lui aurait probablement fait une clé de bras suffisamment douloureuse pour faire chuter son taux d’alcoolémie d’un cran. Toutefois, il eut finalement sa réponse : il ne fallait rien faire, il avait cessé de lui-même. Sasha affronta le regard moqueur de Wilde, et s’en alla. Lucas l’observa et lâcha un soupir extenué avant de reprendre la brosse à dent et terminer ce qu’il avait commencé. Ce n’est pas cette scène de ménage qui allait le déstabiliser et Lucas ne comptait pas lui faire le plaisir d’insister pour le soulager. C’était mal connaître la malice du Wilde.

Il passa complètement au-dessus de l’incident, parce qu’il avait compris que ce n’était pas à cause de ce baiser à la con que Sasha lui en avait voulu. Ils se mettaient des mains au cul à tout bout de champ, ce n’était pas mieux en terme d’abus. Sasha lui en voulait à cause de l’effet que ce baiser avait eu sur lui. Ce n’était pas moins ridicule, certes, mais c’était peut-être un peu plus rassurant au niveau de la cohérence. Se rinçant la bouche, Lucas prit ensuite son sac posé à côté du lavabo et quitta la salle d’eau sans se presser en affichant le visage de l’indifférence. Il récupéra la Gopro qui était dedans, avec le chargeur, puis laissa tomber son sac dans un coin de la pièce « Tu fais ta mijaurée alors que ton regard te trahit plus encore que ce qui se passe dans ton calfute. Faut être un crétin fini pour se prendre la tête comme toi », dit-il nonchalamment en passant à côté de lui. Lucas brancha sa caméra et la posa sur la table de nuit avant de s’asseoir sur le lit double. Le dos courbé, il posa les coudes sur ses genoux et releva un regard ennuyé vers le Fitz. « C'est ton droit de refuser mes avances. Mais au nom de l'évasion, de la liberté, et de tout ce pourquoi nous sommes là... y a intérêt que ce ne soit pas pour des raisons bidons », dit-il un peu sèchement. Lucas se foutait complètement de se prendre un râteau : il en avait carrément l'habitude. Là ça n’avait rien à voir, ce n’était pas qu’un simple râteau. Et il y avait quelque chose dans le comportement de Sasha qui l’emmerdait: son sentiment de honte. Son sentiment de honte l’emmerdait bien plus que sa colère ou que tous les coups qu’ils porteraient éventuellement contre lui. Lucas était profondément blasé que son camarade étouffe ses propres désirs au nom de préjugés que la société avait implanté dans le crâne des amerloques. On se tape qui on veut bordel de merde, la vie était trop courte pour s'encombrer de limites qu'on n'avait pas choisi. Il inclina légèrement la tête sur le côté, curieux. « Sash’, de quoi t’as peur… t’as oublié comment on fait ? » Il ne disait pas du tout ça sur le ton de l’ironie ou de la rigolade, il était très sérieux. Ca se sentait, quand quelqu’un découvrait un truc (ou redécouvrait pour son cas). Lu se demandait à combien de temps cela remontait, la dernière fois que le brun avait embrassé quelqu’un. Ou peut-être qu’il découvrait simplement ce que ça faisait, d’embrasser un homme. « Je n’en ai pas la moindre envie mais si tu me refais une scène du même genre, je te démolis » Suite à cette affirmation sérieuse, un sourire narquois étira le coin de ses lèvres et il releva le menton, comme l’on prend quelqu’un de haut. « Ça tombe mal pour toi, j’ai le sentiment que t’as aussi oublié comment on se bat », nargua t-il d’un ton désinvolte.

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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Jeu 15 Mar - 11:16 )




Lucas + Sasha  
« To infinity and beyond. »
J'enrage comme un con face au trouble d'autant plus face au fait que ceci ne m'a en rien calmé. Cette explosion de rage n'a fait que me prouver encore un peu plus que tu ne me laissais pas indifférent. J'ai le sentiment que ça m'est tombé dessus de façon si soudaine et pourtant, à repenser à la façon dont je me suis montré tactile avec toi et outrageusement taquin depuis le début de ce voyage, révèlent sans doute que ça ne date pas de tout juste quelques minutes. J'ai réagis comme un putain d'homophobe, je t'ai volontairement manqué de respect et j'étais quasi prêt à te sauter à la gorge. Tout ça parce que je n'arrive pas à définir comment je peux ressentir du désir pour un mec alors que jusqu'ici, ça n'a jamais été le cas. Je crois ... ? Mais ce n'est pas le moment de revenir en arrière pour chercher si j'ai déjà eu ce genre d'intérêt, aussi enfoui soit-il. Il demeure que j'ai surtout le sentiment que c'est toi qui fait naitre cela en moi. Pas n'importe quel mec, non, toi ... . Et bordel, ça peut foutre en l'air tellement de choses !  A commencer par notre amitié, notre complicité principalement. Est-ce que plus tôt je t'en ai voulu de m'avoir provoqué par ce baiser en me demandant si ce n'était qu'un jeu pour déconner et si le désir que tu as animé en moi, même un peu avant ce contact, m'a ainsi frustré en songeant que j'allais devoir gérer cette nouveauté qui s'avèrerait peut-être n'être là qu'une provocation culottée de ta part ? Analyser ce qui a animé ma rage en premier lieu est-il vraiment utile ? Est-ce le moment de chercher à y voir plus clair alors que je suis toujours sur le coup de l'ivresse ?

Je tente de me calmer, de faire le vide dans mon esprit. Je songe à tes paroles, ton attitude, toi qui a laissé entendre qu'il ne s'agissait pas d'un jeu. Cela devrait déjà me rassurer en soi sur ce point. Tu ne t'amuserais pas à me berner de la sorte vu la colère qui me tenait plus tôt.
Tu as raison, j'en ai envie. Envie de toi, de tes lèvres, de ton corps pressé contre le mien comme l'instant d'avant. Des sensations qui en sont nées et de plus encore. Mais c'est tellement perturbant de découvrir quelque chose dont je n'avais même pas idée. Jusqu'ici, ta présence n'a jamais éveillé ce genre de réaction. Pourquoi ce soir, pourquoi maintenant ? Est-ce le manque qui me rend complètement fou ?! Si j'avais bel et bien une sorte d'attirance pour toi et qu'elle s'éteigne presque aussi vite qu'elle est apparue ? Du moins pas s'éteindre mais ... bon sang je ne sais pas. Je suis complètement paumé, complètement à la ramasse aussi.
Une relation avec un mec n'a pas de quoi me faire peur en soit si ce n'est que je ne suis pas vraiment prêt à ce qu'on touche à mon cul. Cependant l'idée de toucher au tien n'a rien d'effrayant en soi pour le coup. Et cette pensée là n'aide pas à calmer mon excitation. C'est sûrement normal pour un type comme moi qui découvre un tout nouvel attrait pour les mecs, ou plutôt pour toi. C'est toi qui me fait cet effet, pas les mecs en général.

M'allongeant sur le matelas en me calant contre la tête de lit après m'être retourné quelques fois dans le but de trouver la meilleure position pour ne pas avoir à affronter ton regard à ta sortie, je m'en tiens ainsi finalement à la volonté de te faire face. Ne pas fuir, affronter la situation et ton regard, comme tes paroles. Lorsque tu rejoins la chambre, tu as la délicatesse d'agir simplement en passant au-dessus de l'instant précédent. Bien décidé à ne pas te lâcher des yeux, je regrette toutefois un instant alors que la simple vue de ton corps n'aide pas à calmer ce feu ardent qui me parcoure tout entier. Je me mets à me ronger nerveusement les ongles tandis que tu récupères ta Gopro et le chargeur qui va avec.

« Tu fais ta mijaurée alors que ton regard te trahit plus encore que ce qui se passe dans ton calfute. Faut être un crétin fini pour se prendre la tête comme toi », lâches-tu avec une certaine nonchalance en passant à mes côtés. J'encaisse la réplique et prends soin de la fermer avant de lâcher une nouvelle connerie que je regretterais assurément. Tu prends place sur le côté du lit et tournes un regard ennuyé vers moi.

« C'est ton droit de refuser mes avances. Mais au nom de l'évasion, de la liberté, et de tout ce pourquoi nous sommes là... y a intérêt que ce ne soit pas pour des raisons bidons »

Je lâche un lourd soupir, ne sachant comment t'expliquer le trouble qui m'habite autant que ce désir tout nouveau.

« Sash’, de quoi t’as peur… t’as oublié comment on fait ? »

Le ton de ta voix est on ne peut plus sérieux et soutenir ton regard sur l'instant est bien difficile.

- J'ai surtout ...humpf... ne pu-je parvenir à trouver mes mots, déclarant finalement en toute franchise, putain mec, c'est la première fois qu'un truc pareil m'arrive, tu captes ? déclarais-je le plus posément possible alors que ma nervosité est plus que flagrante, m'employant toujours à me ronger les ongles avec soin.

« Je n’en ai pas la moindre envie mais si tu me refais une scène du même genre, je te démolis »

Tes propos sont on ne peut plus sérieux mais il flotte malgré tout un sourire narquois sur tes lèvres l'instant suivant. Là tout de suite, ton sourire pourrait me séduire à lui seul.

« Ça tombe mal pour toi, j’ai le sentiment que t’as aussi oublié comment on se bat »,

- C'est ça, charrie moi ... tentais-je ainsi d'user moi aussi d'une pointe d'humour pour évacuer un peu la tension.

J'aimerais faire un pas vers toi, laisser mon côté impétueux se révéler pleinement à toi sans me poser de questions, sans me craindre. Dans mon esprit, des gestes s'esquissent, des tentatives d'approches mais mon corps n'y réponds pas, il ne s’exécute pas pour autant, comme bloqué. Et la façon dont je te regarde n'est que plus intense encore. Elle brûle de cette fièvre qui me trahit un instant alors que je me mordille la lèvre.
Je fouille à travers tes yeux comme pour y voir la même lueur que je devine dans le mien. Finalement, je tends un bras et le pose sur ton épaule avant de m'appuyer sur un coude, penché un peu plus vers toi.

- T'y crois toi ? Moi qui n'est jamais été du genre timide ou empoté, je me fais l'effet d'un adolescent lors de sa première fois, lâchais-je en me sentant un brin idiot. Je glisse ma main dans ta nuque en t'attirant plus près.

- Il y a au moins une chose que je n'ai pas oubliée ... soufflais-je alors que cette fois-ci j’agrippe ta nuque avec douceur, dans une caresse qui tremble encore légèrement. Cette même douceur que j'imprime au contact de tes lèvres. Le doute disparait peu à peu, toute rage me déserte alors que je désire assumer ce à quoi je m'applique au moment présent. Si plus tôt, j'ai ressenti ce courant électrique me traverser, c’est une véritable nuée de papillons qui fourmille dans mon bas ventre à l'instant. Mon cœur s'emballe alors que je cherche encore et encore ce contact. Je découvre quelque chose de plus doux mais aussi plus intense. Une vague qui déferle en moi alors que j'ai le sentiment de ressentir les choses de façon décuplée. Bien plus intensément encore que lorsqu'on embrasse pour la première fois une fille qu'on désire vraiment. Là il y a autre chose. Une intensité qui me fait cette fois-ci trembler non pas de nervosité mais de plus de désir encore. Et mes mains ne se privent alors plus de courir sur la peau de ton torse alors que je te fais basculer un peu plus encore au-dessus de moi tandis que je me laisse glisser sur le dos.

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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Ven 16 Mar - 13:18 )

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« Putain mec, c'est la première fois qu'un truc pareil m'arrive, tu captes ? » Même s’il se doutait déjà que c’était une première avec un homme pour Sasha, Lu’ ne put s’empêcher d’être intérieurement ravi et flatté de se le voir dire. Il se gardait de le montrer cependant, se contentant de l’observer d’un air assez indéchiffrable, quoique bienveillant. « Les grandes lignes » répondit-il avec un léger sourire indulgent. Il comprenait que cela puisse être déroutant, même s’il ne pouvait pas vraiment saisir toutes les nuances dans le comportement de Sasha. Peut-être parce que le fonctionnement de Lucas était beaucoup plus simple : il allait droit au but dans ce qu’il voulait, sans emprunter des tangentes si ce n’est pour le jeu. Quand il vit le doute s’immiscer dans son regard, en plus du désir déjà présent, Lucas posa une main sur le matelas et se pencha légèrement vers lui, très légèrement, sans plus. Il se montrait d’accord pour un rapprochement mais ne ferait pas le premier pas. Lucas avait choisi la méthode du pêcheur. Il avait jeté l’appât et laissait venir. Et comme tout poisson que l’on réussit à attraper, celui-ci a beau se débattre, ça ne sert plus à rien, il est déjà trop tard. Wilde baissa un instant le regard sur ses lèvres pleines qu’il mordillait, peut-être de gêne. Il lui fallut vraiment prendre sur lui pour rester de marbre. Lucas releva un regard qui se voulait neutre, mais d’où perçait une lueur provocatrice. « T'y crois toi ? Moi qui n'est jamais été du genre timide ou empoté, je me fais l'effet d'un adolescent lors de sa première fois » La main de Sasha glissa sur sa nuque et Lucas accepta d’approcher davantage. « Mais c’est une première fois », répondit-il avec un léger sourire qui trahissait sa satisfaction. Il était déjà arrogant, cela ne l’arrangeait pas quand un soi-disant hétéro admettait s’être fait corrompre par ses charmes. N’empêche, Sasha avait une certaine chance. C’était génial, les premières fois, Lucas faisait des pieds et des mains pour que sa propre vie soit remplie de premières fois. Malgré sa petite fierté, il se demandait au fond ce qu’il avait de plus qu’un autre pour que ça tombe sur lui. Le culot, sans doute. Dès qu’il trouvait une brèche chez un homme de l’autre camp qui lui plaisait, Lucas s’y immisçait comme un poison, et il devenait une drogue. « Il y a au moins une chose que je n'ai pas oubliée... » Il pressa sa nuque et Lucas se laissa docilement faire en retrouvant ses lèvres. Sasha s’allongea sur le dos de lui-même et Wilde ne se fit pas prier pour suivre le mouvement et passer une jambe par-dessus lui pour mieux le surplomber.

Soucieux qu’il s’habitue à cette nouveauté pour lui, -une première fois, ça se respectait, du moins dans la politique du Wilde-, Lucas se contentait d’embrasser tendrement ses lèvres, les suçoter et glisser parfois sa langue entre pour caresser la sienne. « Je te pardonne » murmura t-il entre deux baisers pour le taquiner. En réalité, il ne considérait pas vraiment qu’il y eut quelque chose à pardonner. Lui ne le touchait pas encore. Il laissait les mains de son nouvel amant parcourir sa peau, peu mystérieux quant à ses zones sensibles qui frissonnaient à son contact. Chaque fois que Lu’ avait l’impression de pencher en préférence pour la douceur des mains d’une femme, il fallait la fermeté d’un contact masculin pour le faire douter et renverser la tendance. Lorsque les doigts de Sasha tracèrent la ligne de ses muscles pectoraux, un long frisson remonta le long de son échine et un soupir incontrôlé s’échappa de ses lèvres pour se glisser entre celles du brun. Hm. Point faible. Cela le fit légèrement sourire et il mordilla sa lèvre inférieure en réponse, ancrant son regard brûlant et amusé dans le sien. Son excitation était montée d’un bon cran et il pressa son entrejambe en feu contre celui aussi bombé de Sasha, avant de le mouvoir lascivement tout contre. Sa respiration s’était faite légèrement appuyée au gré de leur étreinte. Se détachant finalement de sa bouche, Lucas traça un lent chemin de baisers humides le long de sa mâchoire, qui bifurqua vers son cou. Tandis qu’une de ses mains restait appuyée sur le matelas, il releva un peu le bassin pour laisser l’autre parcourir le corps de Sasha un instant avant de la descendre vers son bas ventre. Ses doigts contournèrent malicieusement sa zone érogène et caressèrent l’intérieur de sa cuisse et ses baisers descendirent sur son torse. Il releva alors un regard joueur vers Sasha, provoquant, des yeux si bleus couverts d’un voile si noir de désir et de dépravation. Sa main cessa de taquiner et se glissa dans son sous-vêtement pour le caresser. Chose promise, chose due. Enfin, il avait seulement proposé de s’occuper de lui s’il le désirait, et la réponse de Sasha à cette question était désormais plus qu’évidente. Lucas s’occuperait donc de lui, et il libéra son membre pour mieux faire glisser sa main dessus. L’avantage de se taper un homme, c’est qu’il savait comment doser la pression, simplement en comparant avec ce que lui-même aimait qu’on lui fasse (même si certains avaient quand même des délires bizarres - il faut de tout pour faire un monde). Lucas se contentait de donner. Il s'efforcerait de ne rien prendre au risque de se voir classé haut dans le palmarès de la fils de putterie, vu combien Sasha était arraché. Il ne l’oubliait pas, ça, malgré son envie instinctive et viscérale de griller toutes les étapes possibles. Ses baisers suaves et brûlants descendaient lentement, quand son regard assombri de luxure relevé vers Sasha jaugeait ses réactions. Sa langue taquine traça un petit cercle autour de son nombril et il hésita un bref instant. Un brin vicieux, Lucas choisit de s’arrêter au bas ventre pour remonter malicieusement ses baisers. Cela ressemblait à s’y méprendre à un message du style “une prochaine fois pour ça, Fitzy”. Qu’à cela ne tienne, sa main poursuivait ses fermes aller-venues sur lui et ses lèvres au demi-sourire mutin récupérèrent les siennes avec fougue. Et dire qu’il n’y avait pas quinze minutes, Sasha prenait la fuite devant un Wilde à poil...

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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Sam 17 Mar - 9:56 )





Lucas + Sasha
« To infinity and beyond. »
Ça me fait bizarre de toucher un mec, c'est plus que troublant, carrément déroutant ... j'essaye de ne pas me laisser submerger par ces pensées, désireux de me laisser simplement guider par le désir qui brûle en moi et qui me donne envie de plus de contact encore. Chaque caresse provoque en moi des ondes chaque fois un peu plus encore chargée de cette intensité qui me fait perdre pied et qui me rend un peu plus entreprenant sans toutefois en faire trop, trop vite. Je veux savourer chaque sensation, découvrir ... autant que voir s'installer cette même lueur de désir dans tes yeux. Mes lèvres se prêtent aisément au jeu des tiennes, nos langues se taquinent avec douceur, poussant la sensualité de l'instant un cran au-dessus tandis que j'ai la sensation de perdre pied et tout contrôle dans ces baisers langoureux.
J'ai le sentiment ne pas être aux commandes pour une fois et c'est juste putain de bandant ! Jusque là, il ne me semblait pas avoir jamais ressenti un tel degré de désir. C'est brut, foudroyant. Ça vous fauche sans que vous n'ayez plus aucune maitrise de quoi que ce soit.

Tes mots font naitre un sourire au coin de mes lèvres avant que nous échangions un nouveau baiser. Ma main court dans tes cheveux au niveau de ta nuque pour presser encore un peu plus tes lèvres contre les miennes, tandis que l'autre parcoure ta peau nue dans une caresse ferme qui témoigne de ce besoin impérieux que j’ai de vouloir redessiner chaque contour et chaque relief à ma portée.
Le frisson qui semble te traverser alors que ton corps réagi suivi d'un soupir manifeste, me rendent encore un peu plus fou. J'adore ta façon de me mordiller sur l'instant et cette lueur fiévreuse dans ton regard. Mes lèvres s'égarent un instant dans ton cou puis sur ton épaule tandis que mes mains glissent dans ton dos et s'attardent un instant dans le creux plus bas, là où moi-même adore qu'on s'attarde.

Nos bassins ondulent en accord à la recherche de plus de contact tandis que je laisse mes mains s'aventurer sur tes fesses, empoignant ces dernières avec plus de fermeté tandis que j'ai le sentiment de devenir encore un peu plus fou de désir chaque foutu seconde. Toute réflexion et tout trouble mon déserté si ce n'est ce trouble délicieux provoqué par le plaisir que provoque chaque contact. Par la sensation de tes mains sur moi, de tes lèvres sur les miennes, lesquelles s'égarent bientôt le long de ma mâchoire avant de se perdre un instant dans mon cou. Chaque soupir qui m'échappe est d'autant plus révélateur. Je me laisse complètement capter par tes caresses, autant que les miennes alors que je suis ivre du contact de ta peau et de ton corps qui bouge lascivement au même rythme que le mien, tous deux animés d'un désir qui m'embrase un peu plus au fil des minutes.

Tu me rends plus fou encore lorsque tes doigts s'aventurent à proximité de mon entrejambe, provoquant un besoin presque douloureux tandis que tes doigts s'égarent tout près. Tes lèvres qui sinuent en descendant avec malice le long de mon torse n'arrangent rien et mon corps se cambre un instant sous la sensation alors que mes mains désertent l'arrondi de tes fesses au fur et à mesure que tu t'aventures plus bas. L'idée que tes lèvres puissent s'égarer au pôle sud et viennent taquiner cet endroit m'embrase comme une trainée de poudre. Et le regard joueur que tu relèves sur moi me rend alors littéralement fou. Cette fois-ci, je me mordille la lèvre non pas d'hésitation ou de malaise mais bel et bien sous le coup d'un désir viscéral qui me ferait accepter une telle initiative sans le moindre problème.

- Putain ce regard ... tu vas me rendre dingue ... soufflais-je d'une voix entrecoupée et rendue rauque.

Ta main glisse sous le tissu et s’empare de ma virilité. Un râle m'échappe, plus intense encore que les précédents. Je me laisse complètement submerger par la sensation de ta main qui se referme sur ma queue, la libérant bientôt de sa prison de tissu. L'une de mes mains rompt le contact avec toi alors que je la place contre ma bouche, refermant le poing en le mordant. Un geste qui traduit à quel point je suis rendu fou.
Et bordel de merde, c'est juste incroyablement excitant de se faire caresser de la sorte par un mec ... par toi ... .

- Putain ... Cass ... laissais-je échapper dans un soupir rauque en me mordant une seconde fois le côté de la main.

Je ferme un bref instant les yeux pour mieux profiter encore des sensations, la tête penchée en arrière avant de relever la tête et croiser ton regard, plus excité que jamais. Te voir ainsi déposer des baisers le long de la ligne médiane qui coure jusqu'à mon nombril autour duquel tu traces bientôt un sillon de feu du bout de la langue, m'arrache un nouveau soupir. Je te regarde droit dans les yeux, mon regard en demande encore et plus ... bien plus tandis que mes mains s'égarent au niveau de tes épaules, griffant bientôt doucement ta nuque avant de remonter dans tes cheveux en les empoignant avec plus ou moins de douceur au fil des ondes de plaisir que tu fais naitre, toujours plus intenses, toujours plus désireuses au creux de mes reins.

Mais tu t'arrêtes au niveau de mon bas ventre, juste à la limite et ce discret sourire joueur présent sur tes lèvres témoigne de ce petit jeu vicieux auquel tu te prêtes. Tes lèvres parcourent à nouveau mon torse dans le sens inverse, déposant des baisers brûlants tandis que ta main elle, s'active en provoquant des décharges de désir et de plaisir mêlés, plus intenses encore. Je ne vais plus tenir très longtemps.
Tu m'embrasses à nouveau et j'appuie ce baiser plus longuement, ma langue venant taquiner la tienne avec plus de fougue. Ma main court un instant le long de ton dos, te griffant légèrement au niveau des fesses avant de glisser dessous et de t'inciter à recueillir nos deux virilités ensemble pour y imprimer ce va-et-vient simultanément. Et bon sang, c'est encore plus dément de sentir ta virilité palpiter contre la mienne. Entre deux baisers, j'attire ton attention un instant en instaurant une petite distance entre nos deux visages.

- Regarde-moi Cass ... lâchais-je telle une requête pour te faire comprendre que j'ai envie de te sentir nous caresser de la sorte sans qu'on se lâche un seul instant des yeux.

Je veux voir tout le désir que tu éprouves toi aussi et tout le plaisir qui te fauchera alors lorsque tu te libéreras. Je veux que le plaisir nous fauche tous les deux en même temps. Je veux entendre tes râles se mêler aux miens tout comme je veux sentir ton corps secoué par le plaisir.


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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Dim 18 Mar - 14:53 )

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« Putain ce regard ... tu vas me rendre dingue ... » « Tu l'es déjà… » susurra Lucas, ses lèvres fendus d’un petit sourire suffisant tandis qu’elles poursuivaient leurs courses brûlantes sur sa peau. L’arrogance Wilde dans toute sa splendeur. Une décharge lui tapa directement au bas ventre en entendant Sasha soupirer son nom, et il dut fermer un bref instant les paupières pour se recentrer et ne pas partir en vrille. Les caresses de son amant, ses soupirs, ses frissons, ses réactions, tout lui faisait perdre progressivement pied. Le contrôle qu’il avait de lui-même se trouvait sur le fil de rasoir. Enivré par son toucher et ce sentiment d’avoir la raison au bord du précipice, Wilde se donnait un mal fou à faire taire ses envies égoïstes et bestiales. Il restait raisonnable dans la déperdition. Lucas s’évertuait à n’écouter que les soupirs de Sasha, ses suppliques silencieuses d’en avoir toujours plus, la tension de son corps au gré des mouvements de sa main. Ce pouvoir qu’il avait sur son amant était grisant. Leurs lèvres se retrouvèrent, fougueuses, et un discret feulement s’échappa de la gorge de Wilde lorsque la main du brun lui griffa le postérieur. Pris sur le fait d’apprécier être malmené, Lucas se vengea en donnant une brève, mais forte pression sur le membre de Sasha, avant de le masser à nouveau. Peu rancunier, Sasha ne tarda pas à inciter Wilde à s’occuper d’eux deux en même temps. Lucas accepta, pour le plaisir du contact. Mais il avait beau avoir de grandes mains, ce n’était pas la pratique qu’il maîtrisait le mieux hélas (et comme tous les trucs qu’il ne maîtrise pas, il avait cette envie puérile de lâcher l’affaire en râlant un vas-y ça me soule !). Mais quel genre de bâtard il serait, à les laisser tous les deux pantelants et frustrés à cause d’un détail, alors qu’il avait un moyen de contourner la difficulté. Lucas choisit donc de se négliger lui-même pour continuer de donner à Sasha. C’était le plan de base, de toute façon, ne pas se faire jouir sur le dos (ou sur le devant, ou dans le … ) d’un mec qui n’a que la moitié de son cerveau fonctionnel. Lucas était un homme avec des principes, bien que là, il en fût un peu arrivé à la borderline… Si fitzy avait été un peu moins entreprenant, les deux hommes n’en seraient pas là, c’était clair. Sasha recula légèrement son visage et Lucas entrouvrait déjà les lèvres, les yeux baissés vers les siennes pour les récupérer. Il se figea à sa demande et releva son regard dépravé vers lui. Et il ne le lâcha plus, laissant ses soupirs et ses râles se mêler aux siens. Il sentait que Sasha était au bord de la jouissance et il s’en mordit les lèvres de délice à le voir dans son regard, autant qu’il le sentait dans la tension de son corps. Se délaissant complètement, il resserra sa main sur son épaule et accéléra les mouvements sur la virilité de son amant pour l’y propulser. L’énième preuve du terrible manque du brun, ce fut le feu d’artifice qui partit d’en bas pour gicler sur eux. « Ow ! » lâcha Lucas avec un petit froncement de sourcils surpris et rieur malgré son regard encore embué de désir.  Et bah putain, il lui fallait vraiment une vidange à celui-là. Il aurait pu continuer pour lui-même, s’emporter, s’abandonner, le rejoindre au septième ciel, mais il s’y refusa. Au fond, il était peut-être inquiet sur le degré de lucidité du brun. Et au lendemain, est-ce que Sasha considérerait qu’il avait lui-même voulu que ça arrive, ou est-ce qu’il dirait que Lucas avait profité de la situation et l’avait donc trahi ? Fitz se bouffait les murs dans le couloir en rentrant dans la chambre, son cerveau était au fond du trou, sens dessus dessous, il avait jeté une nana pour se taper un mec, c’était à se poser des questions.

Wilde continua de faire venir sa main sur lui jusqu’à ce que ses muscles se relâchent complètement. Et malgré leurs ébats de débauchés, il eut un petit rire de gosse. « C’est le 4 juillet mec » s’amusa t-il. Son sourire taquin se fana un peu tandis qu’il l’observait. « C’que t’es beau… » Il embrassa tendrement ses lèvres. Et comment Lu’ pouvait-il garder ses idées claires quand les mains de son amant étaient toujours sur lui ? La mâchoire contractée de détermination, il saisit ses poignets et les plaqua brusquement de chaque côté de sa tête, terriblement à contre-coeur. La frustration lui vrillait le bas ventre. Lucas appuya son front contre le sien. Il ferma les yeux en tentant de calmer sa respiration haletante, et du même coup, ses pulsions. « Quand t’auras les idées claires… » dit-il à demi-mot contre sa bouche. Il ouvrit un regard noir d’avidité et de manque, un vague sourire narquois flottant sur ses lèvres. « J’aurai moins de scrupules » Lucas le jaugea un instant et lâcha un soupir pour se donner du courage. Puis, il libéra ses poignets pour se pencher sur le côté. Il était temps de vérifier du côté de la table de nuit : ne pas mettre de mouchoir dans les tiroirs, ce serait vraiment une bonne raison d’enlever deux étoiles à l’hôtel sur la notation sur Trip advisor.


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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Dim 18 Mar - 16:18 )





Lucas + Sasha
« To infinity and beyond. »
Le plaisir m'embrume à tel point que je ne me rends même pas compte lorsque tu relâches ta prise pour ne plus te consacrer qu'à moi. Je suis ivre de désir, ivre de la sensation que tes doigts me procurent en coulissant dans ce rythme effréné autour de ma virilité. Et ton regard de braise ne fait que redoubler celui présent dans le mien. Les battements de mon cœur s'accélèrent. C'est dément, tout simplement dément et là tout de suite, j'ai la certitude que l'envie d'y revenir ne me lâchera plus. Je te veux, toi ... ton corps, je veux être source de plaisir pour toi, plus encore que celui que tu me procures présentement.
Tes soupirs sous mes caresses me transportent, la façon dont nous nous dévorons du regard. Au bord de la jouissance, je capture un instant tes lèvres à nouveau alors que je te regarde les mordiller avec cette lueur de délice dans les yeux. Tu prends appui sur mon épaule comme pour mieux soutenir le rythme et je me libère bientôt entre tes mains expertes en laissant échapper des râles rauques et puissants qui finissent étouffés peu à peu en un doux murmure tout contre ton oreille.
La surprise que tu as manifesté une seconde plus tôt m'a tiré un sourire et celui-ci s'éternise un instant sur mes lèvres alors que mes mains ne savent se décider à rompre le contact avec toi.
Je regrette presque aussitôt le contact de ta main lorsque tu rompt le contact. Tu as l'air songeur tandis que je demeure encore un instant dans les brumes du plaisir que tu m'as fait partager.

« C’est le 4 juillet mec » soulignes-tu avec une pointe d'humour.

Je te donne un petit coup de tête taquin, tout en douceur et teinté d'une certaine tendresse.

« C’que t’es beau… » déclares-tu avant de déposer un baiser sur mes lèvres.

Mon regard se plante dans le tien, un discret sourire aux lèvres alors que j'en pense tout autant. Mes doigts glissent un instant sur ta joue alors que je t'observe. Je ne me sens plus vraiment dérouté mais je suis encore sous le coup de l'orgasme démentiel qui m'a fauché. Tout ça juste avec ta main ... . Bon sang, je me demande ce qu'il doit en être pour le reste. Mes mains glissent sur ta peau sans savoir se défaire de ce contact. Tu appuies bientôt ton front contre le mien alors que je te souffle à l'oreille combien je te trouve bandant.

Tu chopes bientôt mes poignets pour me bloquer tout mouvement. A tes yeux clos et ton souffle encore haletant, j'entrevois l'effort que tu cherches à faire.

« Quand t’auras les idées claires… » déclares-tu à demi-mot contre ma bouche. Le regard que tu m'adresses alors me ferait assurément bander de nouveau si je n'étais pas aussi vidé. « J’aurai moins de scrupules ».

Je comprend parfaitement où tu veux en venir et esquisse un sourire sans te lâcher des yeux, comme pour approuver. Je ne cherche pas à discuter ni à te rassurer sur ce dont je me doute. Pas tout de suite. Tu libères mes poignets et tu entreprends quelque chose. Je te laisse faire avec un demi sourire. Bon sang, tu dois croire que jusqu'ici, je devais ne m'autoriser la moindre satisfaction étant donné l'effet feu d'artifices que tu as provoqué.
Ce n'est que plus tard que je te lance ces mots.

- Tu sais que demain, on ne pourra pas faire le coup à l'autre de partir comme un voleur ... ? soulignais-je l'air d'être très fier de ma connerie et de donner qui plus est un indice sur ce qui indique que je compte assumer.

C'est ce que je pense et je doute qu'au réveil le lendemain, une fois la tête à l'endroit, je reviendrais sur cette pensée. Je risque néanmoins d'être mal à l'aise, de ne savoir comment m'y prendre de crainte que tu ne me repousses dans la situation inverse si j'esquisse le moindre geste. Mais au final, entre nous jusqu'ici, ça tient toujours de provocation et de gestes complices, alors pourquoi changer de comportement et se prendre la tête. Et puis ça peut assurément être amusant de te surprendre par instant. Le mieux est de ne pas se poser de questions. Ne rien calculer, prendre son temps, vivre au jour le jour pour mieux savourer chaque instant.

~*~

La lumière du jour pénètre dans la pièce alors que l'aurore se pointe. Ton corps ànu est étendu sur le ventre tout près, je t'observe un instant. J'ai un sévère mal de crâne. Je me remémore la veille, j'avais beau être cuit, je me souviens du principal. Le pourquoi du comment j'en suis arrivé à te désirer avec une telle force s'invite dans mon esprit. Mais ma pensée principale me surprend moi-même alors que je me sens soulagé de me sentir en grande partie à l'aise. Pas complètement certes mais au moins ma promesse déguisée de la veille, si l'on peut appeler ça une promesse, ne s'est pas fait la malle avec le levé du jour. Une foule de questions à ton propos m'investissent toutefois. Une certaine inquiétude aussi. Mais je décide de mettre tout ça de côté sans me prendre la tête.
Usant de taquinerie comme toujours, je sors du lit en te donnant une bonne claque sur les fesses.

- Allez bouge ce joli ptit cul si tu veux qu'on reprenne la route au plus tôt. Je prends la direction de la salle de bain pour prendre une bonne douche. La journée promet d'être ensoleillée si je me souviens bien de ce qu'annonçait la météo la vielle.


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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Dim 18 Mar - 22:28 )

To infinity and beyond !
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••••


Le compliment murmuré à son oreille lui arracha un léger frisson. C’était déloyal de lui balancer ça comme ça, alors qu’il essayait de reprendre contenance. Pour un peu, Lucas lui rétorquerait un Ta gueule dépité et revanchard. Il lui mordilla l’oreille à la place et se détacha de lui pour reprendre la situation en main. Sans mauvais jeu de mots. L’homme eut d’ailleurs un petit sourire victorieux en trouvant une boite de kleenex dans le tiroir. Il en tira quelques-uns et se redressa en position assise pour essuyer consciencieusement le corps de Sasha, non sans se rincer l’œil au passage. À le regarder ainsi, il se remémorait ses caresses, ses râles, ses tremblements, son abandon, et il n’en était pas repu. Il voulait l’entendre gémir, encore et encore, ce surnom affectif qu’il lui avait donné. Heureusement, ils avaient encore quelques jours pour ça, si Sasha le lui permettait. Lucas avait encore des doutes. Il n’avait pas peur bien sûr, jamais, mais il mentirait s’il disait ne pas appréhender. Il essuya un peu son propre corps également, puisque le fitzy ne les avait pas vraiment raté. « C’est une fois par semaine au minimum, tu sais, pour la santé… », rappela t-il au cas où, vu que le brun semblait avoir fait abstinence depuis le mois dernier (et vu comment il se comportait avec les nanas, ce n’était pas trop une surprise). Après son petit ménage, il jeta les mouchoirs sur le côté. « Tu sais que demain, on ne pourra pas faire le coup à l'autre de partir comme un voleur ... ? » Lucas ramena son regard sur lui, inclinant légèrement la tête sur le côté. Il avait beau jauger scrupuleusement ses prunelles, il ne savait pas exactement comment interpréter ses mots, ni son sourire. Disait-il qu’il ne partirait pas, ou disait-il que Lucas n’avait pas intérêt à le faire ? Il caressa ses lèvres du bout des doigts, pensif. « C’est moi que tu essaies de rassurer… ou toi-même ? » demanda t-il avec douceur, sans la moindre animosité. Parce qu’en soi, si, Sasha pouvait très bien lui faire ce coup, quitte à lâcher la suite de l’aventure. Rien ne l’y engageait, et ils avaient déjà passé une journée super. Peu importait, au final, Carpe Diem. Lucas s’allongea à côté de lui, et passa un bras autour de son corps, ancrant son regard dans le sien. « Les gens font ce qu’ils veulent. Moi j'me casse jamais comme un lâche » répondit-il nonchalamment. Il trouvait que cela trahissait un regret. Lucas avait passé l’âge d’avoir des regrets, de ne pas assumer ses actes (ou ses erreurs). Mais aussi, il trouvait cela irrespectueux. Peu importe la personne qu’il se tapait, Lucas avait de la considération pour elle, car ça restait un être humain. Et si la personne d’en face voulait se faire la malle, soit, c’est qu’ils n’avaient pas été élevés de la même façon. Sasha piqua du nez en premier, sous l’œil bienveillant du Wilde qui retraçait songeusement ses tatouages du bout des doigts (y en a qui comptent les moutons, paraît que ça marche aussi) Il s’endormit plus tard. Dans la nuit, Lucas l’étreignit inconsciemment, et s’en détacha, tout aussi inconsciemment.

Au matin, l'homme lâcha un petit râle blasé et mécontent en se faisant réveiller d’une tape dans le derrière. Fallait-il signaler que ce petit prince avait passé son enfance à être réveillé par des câlins de sa sœur ? « Allez bouge ce joli ptit cul si tu veux qu'on reprenne la route au plus tôt »  « P’tin, tu te prends pour un coq ? Même mon réveil, il est pas levé » marmonna Lucas. Ce n’est pas ce qu’il voulait dire. Il voulait dire Même le réveil de mon portable n’a pas encore sonné. Trop tard, la connerie était dite, et de toute façon, il ne s’en était même pas rendu compte. Lucas se retourna sur le dos et se redressa en position assise pour mater Sasha tandis qu’il se dirigeait vers la salle de bains. Une idée de vengeance germa dans son esprit plus rapidement encore que la vitesse lumière. « Wow. Tu n’as vraiment pas mal du tout ? » s’étonna t-il en se frottant le visage de la main, faisant mine d’être un peu admiratif. En général, il mentait comme une vieille merde, mais le fait d’être mal réveillé et d’avoir sa bouille encore à moitié endormie cachait bien le petit jeu pervers auquel il jouait. Il n’était pas sûr que Sasha allait gober, mais vu comment il était arraché la veille… pourquoi pas. « Je savais qu’une bonne dose de lubrifiant pouvait faire des miracles mais là… tu m’impressionnes. Je boiterais un peu à ta place… remarque, on n’est pas tous constitué pareil » appuya t-il avec un hochement de tête qui avait l’air sincère et content pour Sasha. Bon en vrai, ça paraissait tellement sincère, et il était tellement nul à ça, qu'il garda son sérieux quinze secondes à tout casser. Puis il éclata de rire en tapant du plat de la main sur le matelas. « J’avoue, c’était petit. J’te rejoins pas sous l’eau, sinon on n’en sortira jamais ». La vérité, c’est qu’il avait aussi la flemme de se lever tout de suite. Il se laissa d’ailleurs retomber sur le dos comme un pacha.


••••

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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Mar 20 Mar - 11:39 )




Lucas + Sasha  
« To infinity and beyond. »
« Tu sais que demain, on ne pourra pas faire le coup à l'autre de partir comme un voleur ... ? » déclarais-je.

Tu ramènes ton regard sur moi et me scrutes un instant comme si tu voulais y trouver la réponse à un doute ou comment interpréter le sérieux de mes propos. Tes doigts se posent un instant sur mes lèvres dans une caresse songeuse.

« C’est moi que tu essaies de rassurer… ou toi-même ? »

- Ni l'un ni l'autre, soufflais-je.

Tu m'entoures d'un bras en t'allongeant de nouveau à mes côtés. Nos regards s'ancrent l'un dans l'autre durant un instant de silence. Ça me fait encore tout drôle d'être là comme ça avec toi mais je préfère me laisser aller sans me torturer l'esprit avec des questions futiles qui n'aideront présentement pas à éclaircir mes interrogations.

« Les gens font ce qu’ils veulent. Moi j'me casse jamais comme un lâche »

- C'est ce que j'aime chez toi, ce côté fonceur, qui assume tout et ne se laisse guère perturber par quoi que ce soit.

Quand j'y songe, je n'ai pas rencontré très souvent ce genre de situations par rapport au fait de se barrer en douce après un coup d'un soir. J'ai connu ma femme alors que j'avais tout juste la vingtaine. J'ai connu une histoire passionnée avant ça, bien que brève, lorsque j'étais à New York. Une semaine de pure folie. Et puis adolescent, je fréquentais des filles mais je ne crois pas leur avoir jamais joué le coup de se carapater. Quand j'y repense, en tout j’ai connu trois jolies histoires entre une fille qui s'appelait Sasha comme moi, mon premier amour d'adolescent alors que j'avais dix-neuf piges, ensuite Samantha même si ça tenait plus d'un béguin et d'une passion le peu de temps que ça a duré, et puis pour finir Maggie. C'est d'ailleurs sur cette pensée que je m'endors, tes caresses aidant. A un moment dans la nuit, je suis réveillé par la soif. Tu m'étreins sans doute inconsciemment ou pas, et je renonce alors à me lever pour aller boire pour ne pas te réveiller. Je ne me rendors pas tout de suite, je profite de ce contact, songeur, en laissant glisser une main sur distraite sur ton dos.

Le matin venu, je me fais taquin dès le réveil et te claque les fesses pour te sortir du sommeil dans les règles de l'art ou plutôt de la plus subtile façon de faire chier le monde dès l'aurore.

« Allez bouge ce joli ptit cul si tu veux qu'on reprenne la route au plus tôt »  

« P’tin, tu te prends pour un coq ? Même mon réveil, il est pas levé »

J'esquisse un large sourire.

- Joli ! soulignais-je ton propos à t'entendre marmonner et ainsi mal t'exprimer.

Tu te redresses alors en position assise avec un air d'être dans le pâté bien comme il faut.

« Wow. Tu n’as vraiment pas mal du tout ? » déclares-tu alors que je prends la direction de la salle de bain. Ton ton étonné m'interpelle alors que je reste un instant sans comprendre où tu veux en venir.

« Je savais qu’une bonne dose de lubrifiant pouvait faire des miracles mais là… tu m’impressionnes. Je boiterais un peu à ta place… remarque, on n’est pas tous constitué pareil »

J'ouvre des yeux tout ronds et tatonne mes fesses d'une main.

- Que ... quoi ?!

Je relève un regard halluciné sur toi avant de comprendre ta vile manœuvre. Lâchant un soupir, je lâche finalement :

- J'aurais ton cul avant que t'aies le mien, Wilde ... ! affirmais-je.

Le tour culotté et très sérieux de mes propos m'étonne moi-même. J'esquisse un sourire en coin alors que je me rends alors dans l'autre pièce. Tout ceci est nouveau, c'est d'autant plus troublant au réveil avec l'esprit un peu plus clair. Je me rappelle mon comportement de la veille, tout comme tes mots. Pas que ta menace m'ait inquiétée en quoi que ce soit, mais l'idée de me comporter à nouveau comme hier soir en m'emportant sur le vif et me comporter comme bon nombre de clichés auxquels on s'attend ne fait pas partie de ce que j'ai décidé hier soir malgré mon état d'ivresse prononcé.
J'ai aimé ce qui s'est passé entre nous, à quoi bon le nier et à quoi bon faire tout un foin autour de ça. Rejeter l'idée ou te rejeter toi ne ferait que m'attirer encore plus à toi. J'imagine que le jeu du chat et de la sourie peut s'avérer amusant et même excitant mais tu es quelqu'un de vrai, je crois aussi l'être. Alors me laisser aller à ce genre de comédie me paraitrait insensé après ce que j’ai ressenti hier soir. Tout comme ce que j’ai ressenti en ouvrant les yeux sur toi ce matin. Il y a ce désir présent au fond de moi, lequel me laisse d'autant plus dubitatif alors que je ne crois pas avoir ressenti quelque chose de tel avant hier soir; Ou alors ne le réalisais-je pas.
Quoi qu'il en soit, pour l'heure, je suis juste un brin perturbé face à ce nouveau tournant entre nous. Ça devrait être tout naturel d'agir et de continuer à se comporter normalement avec l'autre mais là où ça coince, ce sont d’éternelles questions sur quoi se permettre et où est-ce qu'on est censé aller.

Tandis que je prends une douche, je tente de faire le vide. Vivre chaque instant au feeling, sans trop se poser de questions. J’ai toujours su comment me comporter avec les femmes - ouais bon ok sauf hier soir ... - alors ça devrait être sensiblement la même chose. Pas de quoi s'affoler. J’ai confiance en toi, et de fait, rien ne devrait devenir pour autant, compliqué entre nous.
Sorti de la douche, je m'éponge et passe un caleçon de rechange, frottant un instant mes cheveux avec une serviette pour les sécher avant de commencer à me brosser les dents. Je me présente d'ailleurs dans l’encadrement de la porte que j'ouvre en grand et me cale contre le chambranle en t'observant. Je m'approche bientôt brosse à dent en bouche et viens découvrir le drap pour regarder en-dessous.

- Y'a pas à dire, t'es vraiment pas mal, déclarais-je taquin, (un art qui prête souvent à détendre n'importe quelle situation), en retirant la brosse à dents que j'avais coincé dans le coin de ma bouche dans la manœuvre avant de tirer le drap avec moi pour te forcer à te lever. Drap et couverture trainant au sol dans mon sillage, tu te retrouves sans rien pour te couvrir.

La lumière qui s'invite à travers les stores offre une ambiance dorée à la pièce, douce et chaleureuse.
Un instant plus tard, enfin habillé, je me prends un comprimé pour le mal de crâne et aère la pièce. Nous décidons de débuter la journée par un copieux petit déjeuner et un tour en ville pour prendre quelque chose de chaud au cas où on se retrouve encore en rade quelque part.

- Je vais finir par gonfler comme une bourrique à m’empiffrer comme ça. Mais avec toi, on sait jamais si on en verra le bout ou si on crèvera pas de faim paumé et en rade en plein milieu de nul part alors je fais des réserves, oblige ... arguais-je en m'étonnant moi-même de tout ce que j’ai commandé au petit dej.

Mon mal de crâne passe peu à peu. L'air frais du matin fait également un bien fou. Renfourchant nos bécanes alors que nous sommes enfin décidés à quitter la ville. Nous remontons vers le nord en direction de la Mark Twain national forest, direction Saint-Louis, puis plus tard à l'ouest, ce sera normalement direction Kansas City.

Il y a un peu plus de cinq heures de route jusqu'à la national forest, et nous faisons un arrêt en chemin après trois heures à arpenter le bitume, à Cap-Girardeau, décidant de mettre au programme, un tour par le Casino de la ville où nous prendrons le déjeuner de midi et puis un arrêt oblige par Glenn House, une maison-musée typique de l'architecture victorienne qui donne tout son cachet à la ville.
Elle longe le Mississipi et nous offre une vue incroyable avec le soleil qui miroite sur sa surface. D'ailleurs, il y a aussi le Cape River Heritage Museum qui semble sympa à voir ici. Nous arrêtant sur un parking, nous retirons nos casques. J'observe tout autour et vais un instant m'accouder à une barrière pour observer le fleuve.

- Ramènes-toi par là Wilde, t'invitais-je à me rejoindre, te proposant une barre chocolatée à grignoter dans le lot que j'ai acheté plus tôt en partant de Memphis. J’ai toujours trouvé un charme tout particulier à ce fleuve chargé d'histoire et le voir en vrai est encore plus impressionnant.

Mon regard s'évade sur les flots du Mississippi puis je me retourne pour me caler, dos et coudes appuyés contre le garde fou. Une grande rue remonte pile en face de nous. J'aime bien le charme de cette ville. Je pose mon bras un instant sur ton épaule, appuyant mon menton dessus et observant droit devant avant que nous nous décidions à nous mettre en chemin. Nous déambulons un peu dans les rues à pattes avant de décider de notre première destination, hésitant encore entre commencer par un musée ou aller s'amuser un peu au Casino.

- On se fait quoi en premier, un des deux musée ou on prend le temps de se détendre au Isle Casino avant d'y déjeuner ?

Décision prise, nous en prenons le chemin.

- J'ai hâte qu'on passe par la Mark Twain national forest, déclarais-je. Ça peut-être un cadre idéal pour camper. A voir si possibilité et selon si on s'attarde assez ici ou là-bas pour envisager d'y passer la nuit. T'as prévu des duvets et tout le tintouin rassure-moi ?

Le site est à deux heures de Cap-Girardeau, et selon l'heure à laquelle nous partirons d'ici, on y sera rendu vite. A voir sur place si on décide d"y camper ou si on poursuit notre route jusqu'à Saint-Louis. A moins qu'on prenne une toute autre direction. Le but de ce voyage étant aussi de se faire plaisir en prenant des routes un peu à l'aventure également si le cœur nous en dit.

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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Jeu 22 Mar - 20:03 )

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« J'aurais ton cul avant que t'aies le mien, Wilde ... ! » Du fond du pieu, Lucas lâcha un ricanement moqueur. « Faudra m’convaincre ! », dit-il sur le ton peu crédule qui valait un Tu peux toujours attendre ! Sasha ne tarda pas à revenir pour matter. « Y'a pas à dire, t'es vraiment pas mal» « Tu as conscience de cet euphémisme, je le perçois dans ta voix », lui répondit Lu’ sans se donner la peine d’ouvrir les yeux. Et ta voix à toi trahit l’arrogance héritée de ton père, Wilde. Lucas n’était pas forcément un gros dormeur. C’est juste qu’il avait besoin de son temps pour sortir du lit, surtout qu’il devait avoir quelques années de sommeil à rattraper. Se tapant la face contre l’oreiller alors que le Fitzy le confrontait à la tiédeur de la chambre, Lucas finit par se lever et faire sa toilette également. Il enfila le pull acheté la veille et remit cependant le même jean. Au petit déjeuner, Fitz dévalisa tout ce qu’il trouva sur son passage, en bonne pelleteuse qu’il était. Lucas se demandait quand est-ce qu’il s’arrêtait celui-là ! Lui-même était gourmand, mais n’avait pas grand appétit le matin. Il avait tout juste pris un café crème et un peu de pain brioché. « Je vais finir par gonfler comme une bourrique à m’empiffrer comme ça. Mais avec toi, on sait jamais si on en verra le bout ou si on crèvera pas de faim paumé et en rade en plein milieu de nul part alors je fais des réserves, oblige ... » « Tu me vexes. Sache que trois kilos de plus ne te siéraient guère » rétorqua nonchalamment Lucas. Pendant que l’autre cassait la baraque en nourriture, lui regardait les vidéos de la veille. Il observa la scène du “Nope” avec un petit froncement de sourcils concentré, puis éclata d’un grand rire. Il y avait des chances qu’il ne soit jamais remis en fait. Ravalant tant bien que mal son hilarité, il s’éclaircit la gorge. « Je sais. Juste après la scène, je repasserai ton geste au ralenti trois-quatre fois, comme quand un joueur marque un but au soccer. Si ça, ça devient pas un mème célèbre, j’suis pas un Wilde. »

Les deux hommes s'embarquèrent vers le Nord. Décidant d’une escale au Cap-Girardeau, ils s’arrêtèrent à Glenn House. Lucas avait un petit sourire nostalgique en observant sagement l’architecture avec son camarade. Il restait étrangement sage et parlait peu. En sortant, ils zonèrent au parking. Alors que Sasha s’accouda à la barrière, Lucas inclina la tête sur le côté tout en l’observant, et dégaina son appareil. Il prit une photo secrète du brun dos à lui, face au fleuve. Le cliché était classe, Sash l’en remercierait à coup sûr plus tard. « Ramènes-toi par là Wilde » Lucas rangea sa GoPro et alla s’accouder à côté de lui. « J’ai toujours trouvé un charme tout particulier à ce fleuve chargé d'histoire et le voir en vrai est encore plus impressionnant. » Wilde sourit légèrement et tourna la tête vers lui. C’était assez rare et chouette d’avoir trouvé un camarade qui, comme lui, savait apprécier la nature au point de ne pas s’ennuyer à simplement la regarder. Ils n’étaient pas vraiment comme ça dans sa famille. Andrés par exemple, c’était un garçon extrêmement cultivé qui s’intéressait à plein de choses. La nature, cela dit il s’en battait les couilles complet. Seth aussi. D’ailleurs, la compagnie avait pris un tournant un peu plus écologique grâce à Lucas. Sans lui, la Wilde inc. serait peut-être parmi les vingt entreprises les plus polluantes au monde. Les deux garçons se tournèrent d’un même mouvement et Sasha s’appuya sur lui. Lucas trouvait que partager un silence apaisant comme celui-ci était un plus grand signe de complicité que de partager un rire. Tranquillement, ils poursuivirent leur vadrouille. Comme Lucas n’avait pas beaucoup mangé le matin, il opta pour le casse-dalle en premier. « J'ai hâte qu'on passe par la Mark Twain national forest. Ça peut-être un cadre idéal pour camper. A voir si possibilité et selon si on s'attarde assez ici ou là-bas pour envisager d'y passer la nuit. T'as prévu des duvets et tout le tintouin rassure-moi ? » Lucas eut un sifflement amusé. « Tss. Bien sûr que non », rétorqua t-il. Il forçait un peu la désinvolture. La vérité, c’est que Lucas savait se montrer prévoyant, parfois... mais il savait surtout réduire le niveau de ce qu’on attendait de lui. « Je doute qu’on soit autorisé à camper là-bas, mais on trouvera une zone périphérique. Et puisque t’es d'accord pour dormir à la belle étoile, on va acheter le matos avant de partir d’ici. » Le casino en lui-même ne le branchait pas. Il tenta une machine, perdit des pièces, et se dit que c’était de la merde. Lucas n’aimait pas les jeux de hasard. « Je préfère les jeux où on me laisse une marge de triche », dit-il pour justifier son manque de conviction. Avant le départ, il passèrent par le Cape River Heritage Museum. « On dirait une caserne à pompier » commenta t-il avant d’entrer. A l’intérieur, Lucas gardait ce vague air amusé et nostalgique. En flânant d’une maquette à une autre, il raconta à Sasha sa visite du Metropolitan Museum of Art qui datait d’il y quelques mois, avec Silvia et Andrés. Ce dernier avait 13 ans à l’époque ; l’ado lisait sagement toutes les descriptions des oeuvres sur son passage et prenait parfois quelques photos. Pendant ce temps, Silvia et Lucas, tous les deux la trentaine passée, n’avaient rien trouvé de mieux à faire que jouer à cache-cache dans les galeries. Pour conserver un semblant d’honneur après cette confession honteuse, il ne précisa pas que l’idée venait de lui. Après être sortis, ils achetèrent du matériel de campement rassemblé dans un sac à dos conséquent, où Lucas eut même la place de caser l’Eastpak qu’il avait. Et ils repartirent.

Plus fort que Lucas, le casse-cou les emmena encore sur les sentiers de terre battue qui laissaient un peu présager qu’ils allaient encore finir par se paumer en cambrousse. Tant pis ! Au bout d’un moment, ils se stoppèrent pour que Lu’ puisse jeter un coup d’œil à la carte. « Je pense qu’on n’est pas loin… » Ok, il avait fait un peu trop de fois ce coup-là, tel le garçon qui criait au loup. « … Épargne-moi ta face d’incrédule et regarde » Lucas descendit de moto et s’approcha de lui pour chevaucher la sienne à l’envers et lui faire face, le cul à moitié sur le réservoir à essence. Il lui présenta la carte. « Si j’en crois la position qu’indiquait mon GPS quand il y avait encore du réseau »… soit il y a une bonne trentaine de minutes « On devrait se situer par là » dit-il en indiquant une zone sur la carte à quelques kilomètres vers le sud Ouest de la Mark Twain Forest. Il releva les yeux vers Sasha et sans préavis, lui déroba un long baiser en logeant une main contre son cou. Il se détacha de lui en arborant un petit sourire en coin. « Une envie, comme ça » justifia t-il avant de quitter sa position. En poursuivant leur route, les garçons débouchèrent sur un superbe terrain vallonné, une plaine entre terre, verdure et roche, typiquement comme en basse montagne. Lucas se sentit aussitôt à la maison. « Stop ! » Il accéléra d’un coup et passa comme une fusée devant Fitzy pour l’inciter à ralentir rapidement (c’était presque un coup à faire un accident, d’autant qu’il avait failli foncer dans la roche, mais sa malchance viendrait plus tard à Lu’). « J’ai dit stop bordel ! » Dès qu’il s’arrêtèrent, Lucas mit pied à terre et ouvrit son sac à dos. « Il faut que je fasse un plan, mec, t’as vu le terrain que c’est ?! » Il cala un petit support trois-pieds sur un rocher et fixa sa GoPro dessus qu’il mit en marche. Il retira également son sac de campement et le posa à côté, en attente. Cascade time. Certains diraient que ce n’était pas l’idéal en Harley, mais le garçon en avait changé les pneus et avait réalisé divers peaufinage pour l'alléger, ainsi qu'un changement des amortisseurs.

Il jaugea ensuite un peu mieux les horizons et son regard capta une belle butte à environ 500 m, qu’on pourrait aisément trouver dans un parcours de motocross, à la différence que celle-ci était naturelle. « Roh bon Dieu de m—je pars en éclaireur sur celle-là ! » Il en avait mâché la fin de son juron tiens. « J’te dirai si c’est pas trop mortel….  Fais confiance au pro. » Le pro en question allait se prendre une taulée dont il se souviendrait, mais pour l’instant, il faisait le malin. Lucas se remit en piste et accéléra. Il s’amusa à quelques virages entre les caillasses et fonça sur la butte. Avant de décoller, il vit le ravin juste derrière qui plongeait d’une bonne trentaine de mètres (il n’avait pas écarté la possibilité qu’il y en ait un en se lançant, mais il aimait bien se faire des surprises, y compris des mauvaises) Trop tard pour s’arrêter, il eut le réflexe de délier les jambes et se jeter vers l’arrière. La moto s’envola au loin et il tomba durement sur le dos. Le bord du précipice n’était pas directement derrière la butte, mais cinq mètres plus loin, fort heureusement pour lui car le kamikaze avait glissé sur la pente, ce qui releva sa veste et lui racla sévèrement la peau. Restant un instant hébété, la première chose qui lui vint à l’esprit, ce fut un sentiment de deuil pour sa pauvre moto qu’il avait vu s’écraser dans les arbres en contrebas de la falaise. Il retira son casque, probablement trop précipitamment parce qu’il lui échappa des mains et roula pour rejoindre le fond. Lucas se figea un instant avec un air profondément blasé contre lui-même, puis s’essuya le front d’un revers du bras. Et lui qui aimait les premières fois, c’était bien la première fois de sa vie qu’on le voyait disparaître durant une cascade… et revenir trente secondes plus tard sans sa moto. Il fit un petit footing de retour jusqu’à sa caméra  « J’ai sauté de la bécane… » dit-il à Sasha en passant près de lui. Il s’arrêta devant la GoPro et se pencha pour mettre sa tronche bien en face en premier plan « C’était un ravin ! » annonça t-il avec un sourire dépité avant d’éteindre l’appareil et le ranger. Il récupéra le sac et revint vers Sasha, le regard pensivement fixé vers la butte. Il se remémorait ce qu’il y avait autour. « Faut contourner par la gauche pour descendre. Pousse ton cul, on y va ! » Il monta derrière lui et passa les bras autour de sa taille « La côte est hard, je te conseille de pas débouler à une vitesse de fils de pute… même si c’est tentant » reconnut-il. Lui l'aurait fait, certes, mais il n'avait pas confiance en Sasha. Après avoir descendu la pente sans anicroche, Lucas guida Sasha vers l’endroit où il avait vu sa moto se crasher. Alors oui, il savait parfaitement qu’elle était foutue de chez foutue, mais il avait besoin de le voir de ses yeux. Et peut-être qu’au fond, il espérait un miracle. Lucas déchanta bien vite en voyant que sa bécane avait ramassé la moitié d’un arbre et était d’ailleurs en pièces détachées. Un peu comme un corps sans bras et sans jambes. Il descendit de la moto de Fitz et s’approcha lentement du cadavre de sa chère et tendre défunte. Cela faisait toujours mal au cœur de perdre une Harley. Surtout quand on avait passé des heures à l’embellir et l’alléger. « J’viens de niquer une HD Iron 1200 » marmonna Lucas avec une certaine incrédulité. Il soupira en secouant la tête. L’ampleur de sa perte, il était en train de la réaliser. « Mec on fait deux minutes de silence pour elle » Il tourna la tête vers son camarade. « Tu ouvres ta gueule, j’te mets une patate », prévint-il. Il avait beau avoir un vague amusement dans le regard, cela n’empêche pas qu’il la lui foutrait, sa patate (pas avec toute sa force de bâtard, mais une bonne quand même), si Sasha avait le malheur de jouer au con.


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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Ven 23 Mar - 11:47 )





Lucas + Sasha
« To infinity and beyond. »
- T'as prévu des duvets et tout le tintouin rassure-moi ?

Tu relèves mon doute par un sifflement amusé.

« Tss. Bien sûr que non »

Mes lèvres s'étirent en un large sourire.

- Impayable ce mec ... ! lâchais-je.

Nous allons nous tester aux machines à sous.

« Je préfère les jeux où on me laisse une marge de triche »

- Tiens je ne te connaissais pas mauvais joueur, relevais-je alors qu'on lâche vite l'affaire pour profiter d'un bon déjeuner dans le restaurant du complexe de jeu. Nous nous prêtons plus tard à la visite du musée qui demeure intéressant pour la beauté de ces maquettes et de quelques anecdotes et faits historiques encadrés que l'on se hasarde à lire. Tu évoques d'ailleurs le sérieux avec lequel tu t'étais appliqué il y a quelques temps lors d'une visite en famille qui elle, avait retenue toute l'attention d'Andrés là où toi et la dénommée Silvia vous étiez prêté à bien moins de sérieux.

- Je me demande dans quel esprit a germé l'idée, soulignais-je en me doutant bien.

Quittant la ville, nous errons sur des sentiers hors bitume. Le coin est joli. Nous nous arrêtons après un certain temps.

« Je pense qu’on n’est pas loin… »

Je lâche un rire bref et nerveux bien qu'à demi amusé.

- Je vais finir par connaitre cette réplique par coeur.

« … Épargne-moi ta face d’incrédule et regarde. »

Mon sourire s'accentue comme pour souligner que j'ai hâte de voir ça.

Tu descends de moto et t’approches de moi pour chevaucher ma bécane, le cul à moitié sur le réservoir, présentant alors la zone qui nous intéresse sur la carte.

« Si j’en crois la position qu’indiquait mon GPS quand il y avait encore du réseau ... on devrait se situer par là »

Penché un instant sur la carte pour situer, je souligne que ça me semble correcte. Tes lèvres me cueillent lorsque je relève le visage. Tu me files des putain de décharges, je n'ai jamais rien connu de pareil. Je réponds à ton baiser, parcouru d'une onde propre à me faire vibrer tout entier.

« Une envie, comme ça »

Je laisse un frisson me parcourir l'échine sur le coup, m'ébrouant à demi lorsque tu t'écartes sans chercher à te cacher l'effet que ça m'a fait. Je te regarde t'éloigner avec le sourire.
Merde, si un seul baiser suffit à animer de telles vagues de désir en moi, ce voyage va devenir une torture pour chacun de mes sens.
Nous poursuivons notre route. Je me sens bien comme jamais. Je ne me pose étrangement que peu de questions, sûrement parce que chaque contact avec toi aussi bref ou léger qu'il soit est trop bon pour songer à renoncer ou à douter à ce propos. Le but du voyage n'est pas de se prendre la tête mais de vivre à fond.
A l'approche d'un terrain vallonné, tu cries quelque chose mais je ne comprend pas de suite. Le micro dans le casque crachote et rend le tout inaudible. Je poursuis mon chemin en te dépassant légèrement, t'adressant un geste pour signifier que je n’ai rien capté. J'entends le moteur de ta Harley vrombir et je te vois alors tracer comme une balle devant moi pour esquisser une sorte de queue de poisson plus loin, une façon de m'inciter à me stopper, quoi que dangereuse si j'avais été à plus vive allure.

« J’ai dit stop bordel ! »

- Tu te détends deux minutes Wilde ?! râlais-je. Inutile de souligner la dangerosité de ta manœuvre, t'en as conscience et j'ai malgré tout assez confiance, tu sais ce que tu fais ... la plupart du temps.
Stoppés au bord de la route, je m'étire un instant tandis que je devine ce après quoi tu farfouilles dans ton sac.

« Il faut que je fasse un plan, mec, t’as vu le terrain que c’est ?! »

- Ouais y'a moyen de se faire plaiz' !

Ton regard parcoure l'horizon, tu repères un coin à une certaine distance avec une butte.

« Roh bon Dieu de m—je pars en éclaireur sur celle-là ! »

- Aussi excité qu'un môme qui voit sa première paire de nibards !

Je laisse échapper un soupir amusé et frappe dans mes mains pour t'inciter à aller voir ça au pas de course, façon de parler.

« J’te dirai si c’est pas trop mortel…. Fais confiance au pro. »

- Yep, te ravages pas la gueule comme un con ! soulignais-je.

Je t'observe t'éloigner en bécane pendant que je garde les sacs. A une certaine distance, je me détourne un instant pour boire un coup, récupérant la bouteille d'eau dans le sac et en buvant quelques longues gorgées. Lorsque je refais face à la zone où tu t'es aventuré, je ne t'aperçois plus. En même temps, à cette distance, c'est moins évident. Sans doute as-tu passé la fameuse butte.
Mais à croire que je t'ai collé la poisse, j'écarquille les yeux lorsque je te vois de retour après un instant. T'as l'air d'un mec qui s'est roulé dans un bac à sable. Et en plus t'es à pattes. J'arque un sourcil mi dubitatif mi surpris.

- Qu'est-ce que t'as foutu mec ? dis-je en me lançant dans ta direction.

« J’ai sauté de la bécane… »

Je me raidis d'un seul coup tandis que tu vas jusqu'à la caméra. Je capte tout le sérieux caché dessous.

« C’était un ravin ! » déclares-tu avec un sourire de dépis. Je me retourne en direction de la zone où tu as chuté. Tu reviens à mes côtés, je suis toujours sur l'effet de la stupeur.

- Et ça va, t'as rien ? m'inquiétais-je tout d'abord même si à première vue, à part avoir bouffé du sable, ça a l'air d'aller. Enfin du sable, façon de dire pour la terre dont tu es en partie maculé. Sans perdre de temps, un semblant d'espoir nait alors qu'on se rend sur place pour voir dans quel état la bécane se trouve.

« Faut contourner par la gauche pour descendre. Pousse ton cul, on y va ! »

Tu grimpes derrière moi. Je démarre.

« La côte est hard, je te conseille de pas débouler à une vitesse de fils de pute… même si c’est tentant »

- Prends moi pour un con, lâchais-je revêche alors qu'il est évident que ce n'est vraisemblablement pas le moment pour s'amuser à ça.

Tu me guides vers l'endroit de la chute. Je crois qu'à cet instant, nos cœurs s'emballent tous deux au même rythme, animés de cette même once d'espoir à propos de ton petit bijoux.
Mais on a vite fait de déchanter en découvrant l'étendu du massacre alors que ta bécane git plus bas. Putain, perdre une bécane, c'est un sacré choc. Une voiture ça fait chier mais c'est différent. Une moto c'est quelque chose de spécial. On fait tellement corps avec. Parfois c'est plus qu'une fierté, c'est comme un membre de la famille. C'est tout un symbole. Et quand je pense à tout ce que t'avais fait après pour l'alléger et la mettre en valeur, ça fait doublement chier.

« J’viens de niquer une HD Iron 1200 »

Je déglutis difficilement. les yeux posés sur l'épave de cette beauté.

« Mec on fait deux minutes de silence pour elle »

A cet instant précis, une certaine nervosité s'empare de moi, laquelle j'ai bine du mal à retenir. Ça commence par un sourire discret puis alors que tu m'avertis de me la fermer sans quoi tu n'hésiteras pas à me coller un bourre-pif, cette nervosité se traduit par un rire nerveux qui prends bientôt des proportions démentes.

- Putain, lâchais-je d'une voix un brin aigüe, pris d'un malaise nerveux qui se traduit par une hilarité somme toute déplacée. Merde ! appuyais-je presque à bout de souffle. J'en peux plus de ce mec ... mais j'en peux plus ! Laisse faire le pro qu'il disait ! lâchais-je secoué par de légers spasmes alors que je me penche en avant, les bras tendus en appui sur mes genoux comme si je cherchais à reprendre mon souffle après une course folle.

Je pourrais dédramatiser la situation en jouant d'une pointe d'humour, glissant que c'est ça de vouloir faire le queque pour m'en foutre plein les yeux, mais je ravale ma réplique. L'humour n'a pas sa place en toute situation même si c'est là la meilleure façon de désamorcer une situation plus ou moins grave. En attendant, la nervosité me rend un instant hilare et j'atterris bientôt sur le cul, ne cherchant pas forcément à retrouver mon sérieux parce que c'est juste libérateur sur l'instant de se laisser aller à tout sauf à ça.

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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Sam 24 Mar - 14:09 )

To infinity and beyond !
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J'ai fait la magique étude, du Bonheur que nul n'élude
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« Et ça va, t'as rien ? » « Tu vois bien que je marche ! » répondit spontanément Wilde. Pour lui, quelqu’un qui allait mal, c’était quelqu’un qui ne se relevait pas. Ce n’est qu’après coup qu’il se dit, tiens, il s’inquiète pour moi. A son conseil de ne pas débouler à fond la caisse en descendant, Sasha rétorqua : « Prends moi pour un con » Il ne s’agissait pas d’être con… si ? « Bah… c’est ce que j’aurais fait, moi », se défendit Lucas. En effet, malgré la situation. C’était un malade, rappelons-le. S’il voulait que Sasha se montre raisonnable, c’était juste parce qu’il avait moins confiance en ses qualités de motard qu’en ses propres qualités, voilà tout (oui, il pensait cela alors qu’il avait failli s’envoler vers d’autres cieux comme la Team Rocket). Devant le cadavre de sa chérie, Lucas laissa tomber le sac de campement. Il était un peu ému, et ce n’est pas parce qu’il avait une dizaine d’autres bécanes alignées dans son premier garage à CH qu’il n’était pas sentimental envers chacune d’entre elles. Réclamant deux minutes de silence pour l’Iron, il ne fut pas surpris des masses que Sasha se foute complètement de sa gueule malgré la menace. N’ayant qu’une parole, Lucas le cogna sur le bras, et Sasha tomba sur le cul. Mais vu combien il n’avait pas mis toute sa patate, c’était à se demander si c’était pas son hilarité qui l’avait flanqué par terre. Lucas shoota un peu plus fortement ses jambes. « T’es vraiment un con ! Tu le sais ça ? » dit-il d’un ton énervé alors que son regard bleu était lui-même en train de rejoindre Sasha dans le rire. On était censé être en deuil, mais ces deux gars, ils étaient bien le genre à faire un Two men comedy show en pleine cérémonie d’enterrement. Ils n’avaient honte de rien. « A ma place, tu serais mort » lança Lucas en secouant la tête, exaspéré au possible. Qui sait, pas forcément. L’arrogance de Lu s’exprimait souvent malgré lui, mais peut-être avait-il un peu raison aussi. C’est vrai qu’à force de bouffer des gamelles, Lucas était autant devenu un expert des cascades, qu’un expert de comment bien se ramasser. C’est-à-dire qu’il avait de bons réflexes quand la merde lui tombait dessus. Il fronça un peu les sourcils, l’air faussement vexé. « D’ailleurs, que j’ai frôlé la mort, ça tu t’en tapes autant que moi, enfoiré ». Il croisa les bras et attendit patiemment que Sasha se calme, l’air profondément blasé. Puis, il lui tendit la main pour l’aider à se relever. « Debout ducon, on a de la route à faire. J’achèterai une autre bécane quand on s’arrêtera en ville. Estime-toi heureux, tu peux m’abandonner sur le chemin si j’te fais chier. J’pourrais rien faire », s’amusa t-il vaguement. A dire vrai, il n’avait aucune crainte à être laissé au milieu de la cambrousse. Il pourrait très bien se débrouiller, et en prenant son pied. Depuis qu’il s’était paumé avec son ancien régiment en haute montagne, avec -29.2 °F en température ambiante et un stock de nourriture épuisé au point qu’il eut fallu bouffer de la neige, disons que ce genre de pleine nature faisait carrément plaisir. Etant un peu crasseux suite à sa chute, Lucas se dit que le prochain arrêt auquel ils auraient le droit devait absolument être le bord d’un lac.

Il récupéra le sac et monta à nouveau derrière Sasha, sans casque vu qu'il était aussi explosé, et passa les bras autour de lui. « J’crois pas au hasard, Sash’ », dit-il avant que celui-ci ne démarre. Vu combien Lu’ se retenait soudainement de rire, le brun devait sentir la connerie arriver. « Si le destin a décidé que ma bécane soit ruinée, c’est en fait pour t’habituer à m’avoir derrière. » Et il se marra en laissant tomber le front contre l’épaule de son ami. Wilde se considérait vraiment trop drôle sur l’instant, excusez-le. Promis, sa bouche ne sortirait pas ce genre de bêtises en plein trajet. En fait, ce sont ses mains qui parlèrent à sa place, alors que Sasha roulait depuis quelques temps déjà. C’était sans doute le moment où le brun s’était un peu assis sur sa méfiance, et où il commençait naïvement à croire que Lucas le laisserait en paix. Alors qu’il appuyait le menton sur son épaule, un mince sourire amusé flottant sur ses lèvres, les doigts de Wilde se glissèrent sous son haut, sur sa peau, et caressèrent son flanc, son ventre, l’une d’elle put même remonter jusqu’à son torse malgré la contrainte conséquente du vêtement. Puis, ses ongles le raclèrent en douceur sur toute sa longueur, jusqu’à se glisser un peu sous son pantalon. Il caressa son bas ventre en toute impunité, sans craindre que le Fitzy les plante tous les deux dans un arbre. Il adorait jouer de ce pouvoir d’attraction qu’il exerçait sur lui. Lucas avait bien vu, les frissons parcourant son corps alors qu’il ne le touchait pas, qu’il l’embrassait juste. Il en voulait plus.

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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( )

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