[DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha]

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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Lun 26 Mar - 11:53 )




Lucas + Sasha  
« To infinity and beyond. »
Face à mon début d'hilarité, ta réaction se fait aussitôt sentir par le coup que tu me files sur le bras. Je recule dans le même temps sans pouvoir m'arrêter de rire, un rire qui s'amplifie au fil des secondes alors que je tombe littéralement sur le cul. Tu me files un coup dans les quilles (dit comme ça on pourrait se demander mais je fais bien référence à mes jambes, suivez un peu !).

« T’es vraiment un con ! Tu le sais ça ? »

- Ouais et j'assume mec !

« A ma place, tu serais mort »

- Peut-être bien ouais, lâchais-je en posant les bras sur mes genoux, relevant les yeux sur toi. N'empêche que tu l'as quand même échappé belle, bordel ... soupirais-je.

« D’ailleurs, que j’ai frôlé la mort, ça tu t’en tapes autant que moi, enfoiré »

- Ouais c'est ça je m'en tape, soulignais-je avec sérieux comme pour mieux calmer ta minute d'égocentrisme alors que tu sais pertinemment que c'est le contraire malgré le fou rire qui m'a habité.
Tu me tends néanmoins la main pour m'aider à me relever.

« Debout ducon, on a de la route à faire. J’achèterai une autre bécane quand on s’arrêtera en ville. Estime-toi heureux, tu peux m’abandonner sur le chemin si j’te fais chier. J’pourrais rien faire » lâches-tu sur un ton un peu plus emprunt de légèreté.

- Y'a bien un truc que tu pourrais faire, suffirait de te mettre à poil pour que je fasse demi-tour, le cœur et les burnes pleines de regret.

Mais trêve de plaisanterie, alors que nous reprenons la direction de ma moto un instant plus tard, il va falloir rouler pépère étant donné que tu n'as pas de casque. Bon sang, quand je repense à l'état de ta bécane très sérieusement, je flippe. Je n'ose imaginer dans quel état je t'aurais retrouvé si tu avais sauté avec. Merde putain, je ne m'en serais pas remis s'il t'était arrivé la moindre couille ... ou pire.
Tu prends place à l'arrière dans mon dos, enroulant tes bras autour de ma taille.

« J’crois pas au hasard, Sash’ »

Intrigué par tes propos, je tourne légèrement la tête en enfilant mon casque, me demandant si tu va me sortir un truc sérieux ou une foutue connerie.

« Si le destin a décidé que ma bécane soit ruinée, c’est en fait pour t’habituer à m’avoir derrière. »

Je frappe le guidon des deux mains alors que la moto démarre. Vieil enfoiré va !

- Non mon pote, c'est juste pour compenser un minimum ce que tu n'obtiendras jamais, soulignais-je avant de démarrer en trombe. Une petite poussée au cul c'est tout ce que t'obtiendras. Tu ne perds décidément jamais le nord, même en ayant frôler la catastrophe pour ne pas dire la mort.

- RIP baby, lâchais-je en adressant un signe en arrière pour ta Harley.

Roulant depuis un moment, nous longeons bientôt un côté de la Mark Twain national forest. Il devrait y avoir un coin sympa où se poser, une air avec au moins une étendue d'eau histoire de te débarbouiller un peu. J'aperçois bientôt un panneau indicateur. Ouais, ça devrait le faire. Ton contact dans mon dos est agréable, ça a même tendance à un peu trop me détendre, conforté par ta chaleur et ton étreinte. Et à se demander si tu suis le fil de mes pensées, c'est bien moins détendu que je suis un instant plus tard à en croire la tension que tu fais naitre dans mon bas ventre alors que tes mains glissent sur mes flancs, par-dessous la veste pour se faire un chemin sous mon t-shirt. Tes doigts agiles parviennent à se faire un chemin plus haut sur mon torse. Putain t'abuses merde ... je ralentis l'allure alors qu'au fil de tes caresses j'ai un tantinet de mal à me concentrer sur la route.
A nouveau ces piques d'électricité alors que tu me griffes avec douceur jusqu’à glisser plus bas. Tu ne tardes d'ailleurs pas à passer la frontière marquée par mon futal tandis que je zig zag sur la route sous tes assauts avant de freiner brutalement tout en gardant un soupçon de maitrise.

- Merde Cass, arrête ton cirque !

Les deux pieds calés de chaque côté de la bécane alors que le moteur tourne à bas régime, je suis un instant penché sur le guidon. Je ne t'incite pas pour autant à retirer tes mains, au contraire, je laisse les vagues de désir me parcourir et me rendre encore un peu plus fou. Une de mes mains vient rejoindre la tienne par-dessus le tissu quant à elle, le souffle court. Elle appuie ton mouvement un instant avant de t'accompagner pour la retirer.

- Tiens au moins cinq petites minutes encore, on est plus très loin, soufflais-je telle une supplique.

Je ne sais comment je parviens à conduire jusqu'au lieu en question, ni comment je trouve le temps de me garer tranquillement alors que j'ai juste envie de bondir de la bécane sans même prendre le temps de la caler sur la béquille.

- C'est la seule façon que t'as trouvé pour te venger ? lâchais-je une fois debout, plaquant mes lèvres contre les tiennes pour partager un baiser aussi fiévreux que pressant.

Ma main glisse dans ta nuque et l’agrippe alors que j'approfondis ce baiser, nos langues s'entremêlant au grès de la fureur qui m'habite. Je plaque bientôt mes deux mains sur tes épaules et te défais de ta veste dans un geste vif. Elle échoue au sol tandis que je m'attaque déjà à ton fute et que je recule en t'attirant avec moi plus loin sur le chemin légèrement en pente jusqu'à la rive. L'étendue d'eau est là toute proche et je ne tarde pas non plus à être délesté de mes fringues. Mes lèvres ne cessent de chercher le contact des tiennes et de ta peau alors qu'elles glissent un instant dans ton cou, tout comme ma langue qui serpente, animée par le désir furieux et à la fois tendre qui m'anime. Ma manœuvre suivante n'est habitée quant à elle que d'un soupçon de facétie alors que je nous pousse tous les deux à l'eau dans un mouvement circulaire, t'entrainant avec moi plus loin jusqu'à ce que de grandes gerbes d'eau éclatent autour de nous alors qu'on se jette pour ainsi dire à l'eau. Je reste un instant la tête sous l'eau avant de remonter, passant une main sur mon visage pour disperser les dernières gouttes après m'être ébroué. Puis je te rejoins pour me laisser à nouveau submerger par la promesse délicieuse que fait naitre le contact de ton corps. Ce qui ne nous empêche guère de chahuter entre deux pour nous couler l'un après l'autre.

Mais ces instants de taquinerie ne durent pas longtemps alors que nous en voulons plus. Sortant de l'eau, nous échouons sur l'herbe, près d'un Saul Pleureur dont les feuilles caressent presque le sol, formant une coupole de verdure.
C'est plus que des baisers, c'est la totale que je veux. Plus de limites, juste l'expression du désir qui se manifeste pleinement entre nous. Ma main dérive sur ta peau nue. Personne ne viendra nous déranger ici, il n'y a pas un chat et partout autour il n'y a que forêt. J'ai besoin de ton corps plaqué contre le mien, besoin de laisser parler cette putain de fougue qui me vrille les tripes et me dévore encore et toujours depuis la veille alors que je m'efforce d'agir normalement.
Le contact de tes lèvres me tire à nouveau un juron emprunt de désir. Nos corps se pressent et ondulent, ton érection flirtant avec la mienne alors que nos langues se livrent un duel sauvage. Nous sommes ivres de chaque contact, de chaque baiser et de la moindre étincelle d'électricité qui nous fait encore un peu plus vibrer.
Mon corps tremblant, le souffle court et fiévreux, mes mains se baladent sur ton corps brûlant jusqu'à ce que je saisisse ta virilité d'une poigne ferme.

- Bordel Cass, jurais-je à nouveau contre tes lèvres d'une voix où perce toute la force de mon désir mais également un soupçon d’inquiétude alors que c'est tout nouveau pour moi. Tout nouveau et tout bonnement exaltant. Je te veux enfoiré, je te veux plus que tout ... grondais-je.

Ces sensations me transportent, si bien que je ne résiste pas à l'envie de glisser plus bas, ma langue sinuant alors le long de ton ventre jusqu'à m'aventurer avec douceur sur l'extrémité de ta virilité tendue. Bon sang, je n'arrive pas à croire moi-même ce que je m'apprête à faire mais l'envie est plus forte que tout. Ma langue joue un instant sur cette zone sensible pour te rendre encore un peu plus fou. Je me fie à ce que j'aime qu'on me fasse pour laisser librement ma langue courir dessus avant de t’accueillir après un instant, dans le fourreau de ma bouche. L'une de mes mains presse ton flanc avant de glisser sous tes fesses comme pour t'inciter à accentuer un peu plus le mouvement. Je veux sentir tes hanches remuer avec plus d'intensité encore sous mes assauts. Mon autre main glisse un instant dans l'une des tiennes que je serre fermement.
Tout ce que j'ai envie de te procurer sur l'instant anime encore un peu plus le désir que j'ai de toi. J'ai envie de te surprendre, d'être plus entreprenant que personne ne l'a été encore jusqu'alors. J'ai beau découvrir ceci avec un mec, je n'en suis pas pour autant novice. Je sais ce que nous les mecs, apprécions. Je sais ce qui nous fait généralement vibrer ou perdre complètement l'esprit. Et c'est ton esprit à toi que je veux voir se perdre dans les brumes du plaisir.

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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Mer 28 Mar - 13:21 )

To infinity and beyond !
Sasha & Lucas
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« Non mon pote, c'est juste pour compenser un minimum ce que tu n'obtiendras jamais, » « Y a que les cons qui changent pas d’avis ! … ah merde, t’en es un » fit-il mine de se rendre compte avec un sourire en coin narquois. Sur la route, les caresses de Lucas dissipèrent la raison de son camarade, qui ralentit l'allure. Ses mots disaient stop, le ton de sa voix demandait encore, son corps suppliait plus. Lucas appréciait qu’on lui résiste… mais il prenait plus de plaisir encore à le voir lutter en vain. Il aurait pu les foutre tous les deux par terre, s’il le voulait, s’il ne le prenait pas en pitié, lui et sa voix tremblante de supplique et de désir « Tiens au moins cinq petites minutes encore, on est plus très loin» Wilde remit sagement ses mains à leur place, « J’aurais espéré que ce soit toi qui tienne ces cinq minutes. Mais t’as pas relevé le défi » nargua t-il avec un petit sourire en coin, fier de lui. Le peu de trajet restant se fit avec un Wilde étrangement docile, jusqu’à l’arrêt. La boussole de Sasha pointait Sud toute, Lucas avait obtenu gain de cause sur sa lucidité. Ses lèvres s’écrasèrent sur la bouche de Wilde avec empressement, et sans doute ressentaient-elles le petit sourire malin qui étirait celles de Lucas. « Quand j’me vengerai, tu le sauras Fitzy », susurra t-il contre sa bouche entre deux baisers brûlants. Et dans la fièvre les fringues volèrent avec plus ou moins de mal, jusqu’à ce que Sash les balance tous les deux à l’eau sous le rire de gosse de Wilde. En remontant à la surface, Lucas ébouriffa les cheveux humides de Sasha et lui vola un énième baiser. Ils s’embrassaient, se bagarraient, se faisaient boire la tasse et s’embrassaient encore, insouciants comme des hommes qui découvrent la passion.

Les deux ne tardèrent pas à retrouver la terre ferme. Sur l’herbe, Lucas balaya une jambe de Sasha sans prévenir, et l’envoya par terre en ayant la délicatesse d’accompagner sa chute avec ses bras. Son corps s'abattit ensuite sur le sien. Fitzy ne lui laissa pas le dessus bien longtemps. A sa pression, Lucas accepta de rouler sur le dos pour se laisser dominer, un mince sourire amusé flottant sur ses lèvres. Son bas de dos détraqué par sa précédente chute le lançait, et ne faisait que paradoxalement décupler le bien-être de leur étreinte. Son désir et ce semblant de masochisme inavoué muaient les pics de douleur en décharge de plaisir. Il en soupirait d’extase tandis que son bassin épousait lascivement les mouvements du sien. La main de Sasha saisit son membre et Lucas lâcha doux gémissement volontairement obscène. « Bordel Cass » Un sourire taquin étirait les lèvres l’intéressé, humides de ses baisers, son regard noirci de dépravation s’ancra dans le sien. « Je te veux enfoiré, je te veux plus que tout ... » Wilde s’évertuait toujours à avoir un minimum de détachement… mais il mentirait s’il prétendait que ses mots et l’urgence dans sa voix ne lui avaient pas retourné les tripes en cet instant. Lucas s’en serait presque laissé avoir, mais une petite lueur narquoise s’alluma dans ses yeux. « Je prendrai ce que tu prendras... » prévint-il. Ce double sens était dit très bas, tout bas, mais dans un murmure grave dont l’intensité surpassait de loin toutes les promesses qu’on exclame. Et Wilde n’avait qu’une parole.

Mesurant sa respiration au mieux, Lucas se redressa sur un coude pour l’observer, car voir sa langue courant sur son corps décuplait son excitation. Sasha s’approcha dangereusement de sa zone érogène. Et en fait, Lucas se disait que Sasha ne le ferait pas, qu’il abandonnerait, pas par jeu comme Lucas l’avait fait, mais par malaise. Cependant, leurs ébats avaient manifestement réduits en miettes les derniers résidus de malaise. Et si, Sasha allait le faire. Il y eut ce long moment de latence où il fit jouer sa langue sur son membre, et où Lucas oscillait entre délectation et manque. Toutefois, Wilde ne lui fit pas l’honneur de lui montrer cet état de faiblesse et demeura patient, quoique la respiration courte. Son cœur fut pris d’un sérieux vertige lorsque Sasha le prit enfin en bouche. Lucas plissa les yeux de plaisir et se mordit fortement la lèvre inférieure, ce qui ne fut en rien suffisant pour étouffer son lourd soupir de plaisir. Il n’avait pas osé bouger pour ne pas l’encombrer parce que, bon, si on avait bien tout suivi, Sasha n’avait clairement pas l’habitude et une paire de nibards, ça ne se gobe pas comme ça. Hélas, son amant ne l’aidait vraiment pas à rester raisonnable et l’encouragea à mouvoir ses hanches au gré de ses succions. Alors c’est ce qu’il fit, lentement. La main de Wilde caressa la base de sa nuque, qui accompagnait ses mouvements et l’autre accueillit la main de Sasha qu’il serra doucement. Il avait beau essayer de se contenir, Fitz détruisait ses barrières une à une, à cœur joie… et le regarder faire ne faisait qu’empirer progressivement son état. Un râle incontrôlé s’échappa de ses lèvres. C’était trop bon pour être possible. « Put-… t’es sûr qu’c’est une première ? », hoqueta t-il, les dents serrées. Pour un peu, il agoniserait de plaisir. Fébrile, son coude lâcha et il laissa retomber son dos contre le sol parce qu’il ne durerait clairement pas à observer ses lèvres pleines aller et venir de la sorte. Il laissa monter l’excitation et le plaisir encore et encore, et reculait l’échéance pour garder la sensation divine de sa bouche et de sa langue sur lui au plus longtemps. Et quand il se sentit arriver au point de rupture, Lucas eut l’égard de raffermir sa prise sur la nuque du brun. A contre-coeur, il le força à se retirer et remonter vers ses lèvres. La main qui tenait toujours la sienne la ramena sur son propre membre pour l’inciter à le prendre en main et l’emmener jusqu’au bout : « T’arrête pas ou j’crève » pesta t-il dans un souffle qui se perdait entre supplique, amusement et agonie. Il appuya le front contre le sien, comme pour retrouver ses lèvres, mais la jouissance qui le frappa le fit rabattre son visage sur l’épaule de son amant contre laquelle il étouffa un long gémissement d'extase tandis qu'il se libérait dans sa main. Son bas ventre fut secoué de spasmes dont les courants lui remontèrent le long de l’échine. Un juron inaudible s'échappa de ses lèvres alors qu'il peinait à sortir de sa transe. Ses bras enlacèrent Sasha. La tension fut évacuée de son corps frissonnant au gré de ses respirations, lourdes, lentes. Tant bien que mal, il essayait de retrouver sa lucidité, de retrouver pieds. Embrassant l’épaule du brun, puis son cou, il ramena son visage contre le sien, le regard encore embué de plaisir. « T’as quand même de bons arguments, hm ? » chuchota t-il, amusé.

Appuyant les mains sur ses fesses, il ramena le bassin de Sash contre le sien, l’invitant à entretenir son désir parce son tour devait venir, il ne tenait qu’à Lucas de se ressaisir. Cela lui requit quelques dizaines de secondes, pour trouver la motivation. Puis, posant les mains sur ses épaules, Lucas le repoussa sèchement sur le côté et roula avec lui pour inverser leur position. Une lueur bestiale s’était allumée dans ses yeux. Il le domina un instant, son regard vicieux et amusé de prédateur planté dans le sien. La vengeance, elle était là, tandis que Lucas faisait glisser la verge de Sasha entre ses jambes, proche de son antre, et qu’il ondulait doucement sans pour autant lui laisser l’accès. Wilde se pencha alors vers lui et glissa sournoisement à son oreille : « Une autre fois, peut-être » Malgré ce coup bas, Lucas récupéra fougueusement ses lèvres. Entre ses cheveux dépareillés, ses caresses fiévreuses et ses baisers euphoriques, tout ça en plein air, Lucas n’avait jamais aussi bien répondu à la définition de Wild. Et comme il l’avait bien souvent nargué et fait mariner, il lui épargna un prologue et le prit cette fois directement en bouche. Lui lançant un regard aussi brûlant que taquin, Lucas lui tailla une pipe princière agrémenté de caresses sur ses zones sensibles. Ça c’était pour se faire pardonner, il recueillit même la semence de son amant, avec laquelle il se serait sans doute étouffé s’il n’avait pas fait la vidange la veille. Ayant achevé son petit tour de piste, Lucas s’humecta les lèvres en relevant un petit sourire mutin vers lui. Il s’assit alors tranquillement sur ses cuisses et l’observa de haut un léger moment. « Oh Sash, t’es foutrement beau là » susurra t-il, le regard chaud et le sourire en coin enjôleur. Il inclina légèrement la tête sur le côté. « J’me damnerais pour toi... » ajouta t-il dans un chuchotis charmeur.

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by Wiise
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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Ven 30 Mar - 11:57 )




Lucas + Sasha  
« To infinity and beyond. »
« Je prendrai ce que tu prendras... »

Tes mots résonnent dans mon esprit déjà embrumé par toute la force du désir qui m'habite. Je jubile peu à peu de te voir te perdre dans le plaisir que je te délivre. C'est encore plus intense de voir ainsi l'autre succomber. Chaque soupir, chaque râle s'échappant d'entre tes lèvres m'électrise. Ta main s'égare sur ma nuque alors que tu soulignes bientôt un doute quant au fait que ce soit une première pour moi. Je relève les yeux un instant sur toi, te libérant de l'étreinte de mes lèvres pour capter ton regard tout en laissant ma langue glisser sur la longueur de ta virilité tendue sans te perdre une seconde des yeux. Inutile de répondre, la lueur dans mon regard parle d'elle même. Je te reprends presque aussitôt en bouche après avoir joué un instant à te rendre fou d'impatience.
La libération est proche et tu me supplies presque de t'y amener sans relâcher mon étreinte en t'emprisonnant alors bientôt dans le fourreau de ma main alors que mes lèvres s'emploient à rejoindre un instant les tiennes. Tout mon être s'électrise alors que le tien est secoué de spasmes extatiques. Nous terminons enlacés, ton corps aussi tremblant que le mien.

« T’as quand même de bons arguments, hm ? » murmures-tu avec une pointe d'amusement, le regard encore en proie au plaisir qui t'as fauché un instant plus tôt.

Tu t'emploies peu de temps après à quelques secondes de pure torture. Je ne pensais pas être à ce point réactif et si proche de laisser quelques barrières tomber. Mais tu te joues de moi alors que mon corps en réclame plus. Sentir ta virilité me taquiner de la sorte nourrit plus intensément ce feu dévorant en moi. Tes lèvres me confèrent bientôt des caresses auxquelles je ne sais résister. Mon regard ne quitte pas un instant des yeux ce à quoi tu t'emploies. Je me laisse complètement aller, comme si rien d'autre ne comptait plus que cet instant. Tes lèvres qui coulissent ainsi est un spectacle magnétique et doublement euphorisant. Je rejette un instant la tête en arrière, entre deux jurons, le souffle haché. Ton regard brûlant capte à nouveau le mien tandis que je laisse échapper des râles de moins en moins espacés, mon bassin ondulant sous cette délicieuse torture. Je perds tout contrôle lorsque le plaisir me fauche. C'est violent, intense, ardent.
Et ce sourire emprunt de malice sur tes lèvres tandis que tu t'installes à califourchon un peu plus haut sur mes cuisses en me dominant de toute ta hauteur, finit alors de m'achever.

« Oh Sash, t’es foutrement beau là »

Tes mots et la façon dont tu me regardes me font encore un peu plus succomber à ton charme que ne le suis déjà. Mes mains glissent sur tes cuisses, glissant sur l'intérieur avant de remonter sur tes hanches et le long de tes flancs, le regard sérieux et encore habité par cette étincelle de plaisir qui m'a ravagé quelques secondes plus tôt.

« J’me damnerais pour toi... »

Un doux sourire orne mes lèvres et je t'attire bientôt à moi pour échanger un baiser suave et profond qui s'éternise de longues secondes. Ma langue passe sur tes lèvres alors que je rompt le contact.

- Je comprends désormais tout le sens de ce terme ... relevais-je dans un chuchotement.

Se damner pour quelqu'un prend tout son sens face au désir fulgurant que tu animes en moi à chacune de nos étreintes. Et pourtant nous n'avons encore explorer que si peu ensemble. Je ne sais comment je pourrais me passer de toi lorsque nous nous serons aventurés au-delà des limites que nous nous imposons jusqu'ici. Sachant pertinemment combien tu parviens déjà à me rendre fou pour si peu.
Nous nous attardons un moment sur l'herbe. A un moment donné, tu reposes étendu sur le ventre et je remarque alors les écorchures sur le bas de ton dos.

- Merde tu t'es pas loupé. Ça a du te faire un mal de chien. Il va falloir soigner ça.

Je me redresse pour aller récupérer la petite pochette de premier secours dans le rangement de la bécane. Il n'y a pas grand chose, juste le strict nécessaire dans cette petite pochette de tissu noir orné d'une moto.

- Après le plaisir, la douleur ... lâchais-je alors que je m'apprête à nettoyer la zone et la désinfecter. Demain, on ira chercher une paumade pour apaiser ça.

Le travail terminé, je me grille une clope. Le temps défile, nous ne tardons pas à établir notre campement avec le soleil qui se couche. Je vais récupérer du petit bois plus loin pour préparons un feu. On déconne pas mal ensemble à savoir qui parviendra à animer ce dernier en se la jouant à l’ancienne. Nous tapons dans ce que nous avons prévu pour le repas, terminant par des marshmallows grillés au-dessus du feu.

- Depuis quand tu lorgnais sur mes fesses au juste ? voulus-je savoir à un moment alors que nous discutons tranquillement de choses et d'autres.

Installé face à toi, les flammes animent ton regard d'une lueur ambrée. les coudes appuyés sur les genoux, je repense à ce que tu m'as dit quelques heures plus tôt et je t'observe longuement alors que je songe à quel point je te trouve méchamment séduisant toi aussi. Tu sembles révéler une beauté qui ne fait que croitre au fil des jours. Ai-je déjà ressenti pareille attirance sans le savoir par le passé ? M'avais-tu déjà tapé dans l’œil le jour où j'ai franchi la porte de ta boutique ? Je me rappelle que le courant est tout de suite passé entre nous. Je t'avais demandé si le nouveau tome de Saga était sorti  et ce dernier n’étant prévu que la semaine suivante, tu t'étais hasardé à connaitre mes goûts en la matière pour pouvoir me conseiller des comics qui m'ont définitivement tapé dans l’œil. Peut-être que déjà là, quelque chose était né sans le savoir.


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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Dim 1 Avr - 11:16 )

To infinity and beyond !
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Lucas se laissa attirer vers lui et ils échangèrent un long baiser ruisselant de tendresse, qui apaisa les battements de son coeurs. Puis, les deux hommes prirent quelques petites minutes pour savourer la sérénité de l'après jouissance. « Merde tu t'es pas loupé. Ça a du te faire un mal de chien. » Lucas fronça légèrement les sourcils sous le coup de la réflexion. « Hm… non ? » marmonna t-il avec incertitude en se redressant sur les coudes. En fait, si, ça l’avait bien brûlé sur le moment. Il ne s’en souvenait tout simplement pas, et il avait trop l’habitude. Ils se levèrent en même temps, Sasha alla du côté de sa moto et Lucas vers le lac pour se rincer rapidement. Ses fringues étaient éparpillées tellement n’importe comment qu’il avait l’impression de partir à la cueillette. Il enfila son boxer, puis s’apprêtait à mettre également son t-shirt mais se figea en voyant que Sasha se ramenait vers lui avec une trousse de soin. Ah, il fallait soigner ça maintenant ? Ses mains tenant son vêtement s’abaissèrent lentement et il tourna juste la tête pour regarder son camarade le contourner afin de s’occuper de lui. Lucas était un peu surpris qu’il soit si prévenant. Lui-même ne l’était pas vraiment avec les autres, mis à part avec ses sœurs. Quand quelqu’un se blessait, il était plutôt du genre à dire t’inquiète, ça va passer ! Ce n’était pas de la négligence volontaire, loin de là. Simplement, ayant lui-même un certain dédain pour sa propre douleur, il sous-estimait celle que pouvait ressentir les autres. « Après le plaisir, la douleur... » Lucas laissa échapper un petit soupir amusé tandis que Sasha lui cramait le dos avec de l’antiseptique. « Demain, on ira chercher une paumade pour apaiser ça ». Wilde jeta un coup d’œil par-dessus son épaule. « Tu te fais du soucis pour moi. » Un fin sourire narquois fendit le coin de sa joue. « C’est mignon. » Ok, il avait l’air de se foutre de sa gueule, mais en réalité, c’était vraiment mignon et Lucas le remercia d’un baiser sur le front avant d’enfiler son t-shirt. Il prit ensuite quelques photos du cadre, de Sasha en pause clope, puis retourna étudier le plan en ajoutant quelques croix supplémentaires sur les endroits qu’avait mentionné son camarade. Ils établirent ensemble le campement et partirent en excursion pour chercher du bois. Alors que Sasha le mit au défi d’essayer de faire un feu à l’ancienne, Lucas fit semblant de se lancer mais s’arrêta pour l’observer galérer du coin de l’œil avec amusement. Au bout d’un moment, il fit craquer une allumette en disant J’ai gagné, puis il expliqua les raisons pour lesquelles Sasha n’aurait de toute façon jamais réussi son entreprise. Outre le souci dans le choix de pierre, il fallait faire des étincelles sur une surface facilement inflammable qu’ils n’avaient pas recueillie. There you go, Watson.

Pendant leur petite bouffe, Lucas prit quelques photos ainsi qu’un selfie avec Sasha, lui faisant savoir qu’il le remercierait plus tard d’avoir immortalisé ces moments. Et comme il avait toujours quelques habitudes autour d’un feu, ancrées du temps où il était chasseur alpin, Lucas lui narra un épisode de sa vie de militaire, notamment la fois où il avait dû terminer une ascension de montagne avec un pote sur son dos parce que celui-ci s’était tordu la cheville par sa faute. Et proche du sommet, un gars de leur escadron avait réalisé qu’ils s’étaient plantés d’itinéraire… et de montagne. Le chef qui les accompagnait n’avait rien dit tout du long et les avait laissé se planter comme des merdes pour les punir de leur connerie. A l’époque, Lucas avait eu envie de se foutre sous la neige et se laisser crever, mais là, le souvenir le fit légèrement rire. Il exigea alors que Sasha lui raconte un truc à son tour. Au dessert, Lucas n’avait plus vraiment faim et prit tout juste trois marshmallow par gourmandise, avant de laisser tomber sa brochette. Il posa les mains un peu derrière lui et s’appuya dessus, observant distraitement le feu. « Depuis quand tu lorgnais sur mes fesses au juste ? » Wilde releva la tête vers Sasha. L’expression de son visage portait un vague amusement, mais son regard demeurait assez indéchiffrable. Il avait presque envie de laisser planer le mystère sur la question, mais choisit au final de se montrer sympa. Un mince sourire bienveillant se dessina sur ses lèvres. « Ça dépend de ce que t’entends par là. Tu me plais depuis le début, mais j’ai eu envie de toi dès le moment où tu m’as suivi sans discuter. » Il inclina légèrement la tête sur le côté, le dardant d’un regard taquin. « J’te voulais et je savais que je t’aurais, Sash…» affirma t-il d’un ton caressant. Quelle présomption Wilde ! Il la justifia à sa façon : « Parce que dans quelques jours, on sera de retour chez nous et tout ce qu'il restera de cette virée ne sera plus qu'un souvenir qu’on ne pourra jamais revivre. Alors tant qu’on a encore le pouvoir de façonner ce souvenir, j’comptais le rendre le plus spécial possible » Il jaugea un instant le visage de Sasha puis baissa le regard vers le feu. « et… c’est cool que tu me facilites la tâche ». Après le repas, Lucas revint vers le lac pour une toilette rapide avec la brosse à dent, le dentifrice et le savon, bref tout le matos qu’il avait chipé à la Andrés à l’hôtel. Au moment de dormir, Lucas resta sage, faute de fatigue et du fait qu’il savait qu’il se lèverait en même temps que le soleil. Il n’arrivait pas à dormir quand il n’était pas dans le noir. Ainsi, Lucas s’allongea juste près de Sasha et enroula les bras autour de lui en marmonnant un « bonne nuit » fatigué, quémandant une extinction de feu de leurs cerveaux.

Il somnola mais se réveilla quelques petites heures plus tard, alors qu’il tenait toujours fermement son ami dans ses bras (avait-il réussi à dormir comme ça d’ailleurs ?!). Il faisait toujours nuit, un orage venait d’éclater et le vent s’était sévèrement levé, malmenant la tente. Lucas lâcha Sasha, tendit le bras et récupéra son portable à côté de lui pour vérifier la météo. Il ferma un bref instant les yeux et rouvrit un regard blasé. « Tiens, le réseau qui revient pile pour m’annoncer qu’il va flotter à torrent », dit-il nonchalamment, alors qu’il aurait déjà dû se grouiller le cul, Lucas voulu vérifier l’amplitude qu’allait atteindre le vent, mais le réseau venait de se barrer à nouveau. Il se redressa en position assise en se frottant le visage, le froid était mordant, mais cette température ne le gênait pas tant que ça. Le bruit d’un éclair le fit ramener son regard vers son ami. « J’espère que t’es pas trop claqué. La tente ne tiendra pas. On remballe et on se tire ». Lucas s'habilla et ramassa prestement ses affaires qu’il mit dans son sac. Il aimait bien la flotte, mais quand ça crachouillait seulement ! Pas quand les chutes du Niagara lui tombait sur la gueule. En sortant, il vit combien leur maison improvisée était sur le point de s’arracher et abandonna l’idée qu’elle soit du voyage, il avait la flemme ! « En fait, on s’en bat les couilles. », il attrapa le bras de Sasha pour qu’ils retournent à la bécane « J’sais, c’est pas raisonnable de partir maintenant mais hors de question qu’on reste comme des cons à attendre. Je conduis s’il faut. » Putain il était même pas quatre heures du matin, rien ne serait ouvert s’ils allaient en ville, autant rouler.


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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Dim 1 Avr - 12:05 )





Lucas + Sasha
« To infinity and beyond. »
« Tu te fais du soucis pour moi. C’est mignon. »

- Ravale ton "mignon", lançais-je. Si tu veux pleinement profiter du voyage autant éviter de se le gâcher en partie avec ça.

Ce serait con que ça s'infecte ou que tu ressentes une quelconque gêne. Plus tard, devant le feu tu me narres un souvenir de ta période militaire. Ta façon de narrer ton aventure me fait rire. Tu exiges d'ailleurs que je te raconte quelque chose à mon tour mais rien de spécial ne me vient à l'esprit sur l'instant avec la fatigue de la journée.
Plus tard, je te fais une réflexion alors que mes pensées s'égarent au sujet de nous deux.

« Depuis quand tu lorgnais sur mes fesses au juste ? »

« Ça dépend de ce que t’entends par là. Tu me plais depuis le début, mais j’ai eu envie de toi dès le moment où tu m’as suivi sans discuter. »

Un sourire discret se glisse au coin de mes lèvres alors que mon regard s'attarde un instant sur les flammes. Tu attends que je relève les yeux sur toi pour ajouter que :

« J’te voulais et je savais que je t’aurais, Sash…»

- Rien n'était moins sûr ... soulignais-je en révélant le doute qui me traverse.

Je n'étais pas censé éprouver cette attirance pour toi. Ça m'est tombé dessus d'une drôle de façon, laquelle j'ai encore quelque peu de mal à cerner, et que je ne cernerais sans doute jamais à vrai dire. Je t'observe d'un air d'en douter tandis que je tourne le marshmallow au-dessus du feu.

« Parce que dans quelques jours, on sera de retour chez nous et tout ce qu'il restera de cette virée ne sera plus qu'un souvenir qu’on ne pourra jamais revivre. Alors tant qu’on a encore le pouvoir de façonner ce souvenir, j’comptais le rendre le plus spécial possible »

Je te regarde droit dans les yeux, adoptant une attitude neutre comme si tes propos me glissaient dessus. Ta façon de m'observer me fait tiquer. Mon regard s'attarde sur ce drôle de sourire planté sur tes lèvres. Tu reportes ton attention sur les flammes et ajoute.

« et… c’est cool que tu me facilites la tâche »

- Ah ouais ...

Je claque des doigts pour attirer de nouveau ton attention et t'adresse un doigt d'honneur pour la forme, accompagné d'un sourire narquois.

Tu peux jouer comme ça autant que tu veux, ça ne prend pas, et si ce n'est pas un jeu, je déplore de ne savoir dans quel sens je dois interpréter ceci. Est-ce important ? On prend du bon temps, il n'y a nulle raison de se prendre la tête. Enfin je ne sais pas trop. Tout est nouveau, troublant. Même si j'arrive en partie à passer au-dessus de mes doutes, il y a des questions qui s'imposent forcément à mon esprit.
Nous ne nous attardons pas à veiller plus que ça, la fatigue ayant raison de nous. Je suis le premier après une toilette rapide à aller me coucher et je m'endors comme une masse en peu de temps.
Plus tard dans la nuit, le son typique d'un éclair me tire vivement du sommeil.

« J’espère que t’es pas trop claqué. La tente ne tiendra pas. On remballe et on se tire ».

- Fait chier, marmonnais-je alors que je récupère mes fringues dans la foulée. Dehors, le temps semble avoir pris une sale tournure. La pluie tambourine la toile de tente avec force. Sortant en toute hâte, tu clames finalement qu'on s'en bat les couilles et qu'on laisse tout en plan. Vu la sauce qu'on se prend en à peine quelques secondes, il est en effet plus judicieux de ne pas s'attarder pour tenter de remballer. En même temps, on va assurément se faire saucer en route.
Tu m'attires par le bras jusqu'à la moto.

« J’sais, c’est pas raisonnable de partir maintenant mais hors de question qu’on reste comme des cons à attendre. Je conduis s’il faut. »

Je me passe une main sur le visage, trempé. Je suis encore à demi dans le pâté et j'acquiesce pour la conduite. Je prends place dans ton dos et enroule mes bras autour de ta taille.

- Y'aura peut-être une station service ouverte toute la nuit en chemin, lançais-je avant que tu ne démarres.

La capuche de mon sweat vissé sur la tête, je m'abrite comme je peux. Putain ... quatre heures du mat, merde ! Faudra qu'on vérifie la météo à l'avenir parce que ce genre de mésaventure, je m'en passerais volontiers.


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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Dim 1 Avr - 17:13 )

To infinity and beyond !
Sasha & Lucas
J'ai fait la magique étude, du Bonheur que nul n'élude
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Il retint de justesse d’avoir une tronche d’interloqué quand Sasha lui autorisa à prendre le guidon, sachant la poisse qu’il se payait et l’accident qu’il avait eu avant. Si les rôles avaient été inversés, Lucas aurait refusé en lui rétorquant de toucher à rien, bordel. Cependant il fit comme si tout était normal et prit les clés. En même temps, le Fitz avait tellement la tête dans le cul qu’il n’était pas apte à grand chose. Avant de se lancer sur le chemin, ce petit con de Wilde lui intima un « Deux secondes ! » où il prit le temps de sortir sa GoPro pour filmer dans quel état se trouvait leur tente actuelle. « Tout va bien dans le Missouri » commenta t-il, avant que la tente ne soit violemment propulsée sur plusieurs mètres. « Wow ! » il rangea la caméra après ce plan de fin du monde réussi. « Oh putain, ce génie » s’auto-complimenta t-il avec enthousiasme alors que Sasha en avait juste ras-le-cul de ses conneries à quatre heures du matin. « Ça va j’arrive, fillette ! » Il s’installa, démarrant au moment où l’autre enroulait les bras autour de son corps. Sasha avait sa capuche, Lu n’en avait pas, et les deux garçons avaient laissé le casque derrière dans la précipitation. Tant pis, ils en achèteraient un autre quand Lucas aurait sa nouvelle moto. Pour sa part, il était bien réveillé avec toute cette flotte. Lucas rejoignit l’autoroute et, effectivement, il y avait bien une station service d’ouverte à cette heure-ci, mais il l’ignora complètement et accéléra même en vitesse malgré la flotte. Qu’est-ce qu’ils feraient dans cette station de toute façon, à part bouffer des chips en se regardant dans le blanc des yeux ? Autant poursuivre.

Grâce à la tête de mule de Lucas qui n’accepta de s’arrêter que quand l’essence se fit lacunaire (il voyait d’ici l’aller retour des poings de Sasha dans sa tronche s’il les faisaient tomber en rade une deuxième fois après une nuit courte). Ils arrivèrent donc au matin à la station essence de Kansas city, une ville qui n’avait strictement pas été cochée dans sa carte mais qui les rapprochait au moins de leur but. Non seulement il ne pleuvait plus, mais en plus, à cette heure-ci les commerces étaient ouverts. « De rien ! », claironna joyeusement Lucas, qui considérait les avoir tiré de la mouise d’une main de maître - c’était un peu le cas. « On va chez Reno’s, je m’achète une nouvelle moto et ensuite, j’m’en fous. » Après le plein, juste avant de remonter sur la bécane, son regard bienveillant s’arrêta sur la bouille fatiguée de Sasha. Un léger sourire au lèvres, il lui retira sa capuche d’une caresse dans les cheveux et déposa un baiser sur ses lèvres, la main sur sa nuque. « On pourra se reposer si tu veux. » Lucas était plus pâle que d’habitude, le dessous des yeux creusés et l’air un peu las, il n’empêche qu’il pouvait très bien tenir la journée sans problème. En ville, ils s’arrêtèrent enfin à l’endroit que Wilde attendait avec impatience depuis qu’il avait quitté le corps en décomposition de sa chère et tendre. Reno’s Power Sport était le paradis des deux roues, Lucas y déambula comme un gamin au marché de Noël. Il tomba en amour devant la 390 Duke et demanda un essai au concessionnaire, qui lui accorda quelques minutes après avoir vérifié la date d’obtention de son permis moto pour juger son expérience. Grave erreur docteur. Devant l’enseigne, dès la première accélération, Lucas sauta à pied joint sur le cul de la bécane en poursuivant sa course avec la roue avant levée. Il fit ensuite d'autres figures de Stunt, ré-accéléra pour revenir sur ses pas et planta les freins dans la vitesse pour un arrêt en stoppie pas loin du vendeur hystérique qui chialait déjà sur les roues, les freins, les traces de pompes sur la bécane et on en passe. « ‘Tain la légèreté j’ai failli m'ramasser ! Je la prends ! » annonça le casse-couille avec un grand sourire enthousiaste devant la tronche d’ahuri du concessionnaire, dont le teint était passé du rouge au vert aussi rapidement qu’un feu de signalisation. « Y a intérêt ! Sinon j’vous colle un procès ! » se fit–il houspiller. « Détendez-vous, ça va bien se passer », rétorqua Lucas, amusé. Ça pour être détendu, Lucas était détendu, il avait commis son méfait avec la tranquillité d’un patron sur son transat aux Seychelles. Il se fit pardonner son coup de frayeur avec les nombreux achats qui suivirent, le blouson Alpinestar, les gants et les deux casques.


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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Lun 2 Avr - 11:41 )




Lucas + Sasha  
« To infinity and beyond. »
Tu prends ta GoPro histoire d'immortaliser la scène en filmant vite fait notre campement abandonné. Et la seconde suivante, la tente se fait la malle de façon spectaculaire. Je pouffe de rire sans pouvoir m'en empêcher.

- Yeah man, tu l'as dit ! Tout va bien dans le Missouri ! relevais-je en tournant la caméra vers moi. Notre tête de con nationale - mes excuses à la famille mais c’est vrai - nous en a encore joué une monumentale ! J'en profite pour passer un SOS, venez me secourir parce qu'on va finir emportés par une foutue tornade avec celui-là !

Han le con ! Il oublie le casque ! Bordel, bon tant pis, j'commence à m'habituer des aléas de ce voyage avec ce branquignole. Je ne le montre qu'à demi mais ça m'amuse beaucoup au final malgré que j’ai la tronche dans le cul bien comme il faut. C'est certain que ce road trip nous laissera de fabuleux souvenirs au vu des aventures qu'on enchaine. Bon, va falloir que je tienne éveillé. Chose pas si facile.
J'y crois pas, cette tête de nœud, ouais toi ...  passe devant une station service sans s'arrêter. La routine quoi  ! J'me demande comment c’est la vie avec toi à devoir te supporter H24. Ta famille a du en chier sérieux ... ! Non mais sans rigoler !
Enfin bon on arrive finalement sur Kansas city.

- Le bonheur de pouvoir enfin s'arrêter !

Je baille et m'étire en faisant craquer mes articulations pendant que tu refais le plein.

« On va chez Reno’s, je m’achète une nouvelle moto et ensuite, j’m’en fous. »

- Reno's tu dis. Tu comptes te prendre quel genre de bijoux ?

Je me frotte le visage pour tenter de me réveiller pleinement. Au moins il ne pleut plus c'est déjà ça. Tu me rejoins et tu fais glisser ma capuche dans un geste caressant avant de me coller un baiser. Ça me fait chier à demi de ne savoir ce qui se trame dans ta petite tête.

« On pourra se reposer si tu veux. »

- Ouais et y'a pas que moi qui a besoin de repos, t'as vu ta vieille tronche de cake ? relevais-je en t'attirant à nouveau près de moi pour te coller un baiser avant d'ébouriffer tes cheveux.

Ce naturel dans mes gestes me surprends toujours autant. Nous nous rendons en centre ville, direction le concessionnaire.

- Putain c'est Noël mec ! J’envisagerais bien de planter ma bécane juste pour choisir un de ces petits bijoux !

Je fais le tour de mon côté puis te rejoins alors que je craque sur le modèle qui attire ton attention.

- Putain ouais celle-là !

Un instant plus tard, tu testes le modèle en question, en faisant le con sous les yeux du type. On dirait qu'il va étouffer tant il flippe, à en devenir rouge cramoisi. Je ris intérieurement en le regardant; Il ne sait pas que c’est ton domaine et que tu maitrises. Je fais d'ailleurs mine par jeu de flipper un max ou d'être mal à l’aise moi aussi pour inquiéter doublement le type. Et putain rien que de te voir t'éclater de la sorte j'aurais bien envie de m'essayer à ce genre d'exercice moi aussi.
L'autre chiale à moitié lorsque tu arrêtes enfin ton manège.

« ‘Tain la légèreté j’ai failli m'ramasser ! Je la prends ! »

Je lâche un rire lorsque tu lances devant le type que t'as failli te ramasser. La tronche qu'il titre, j’en peux juste plus !

« Y a intérêt ! Sinon j’vous colle un procès ! »

- Tout de suite !!! percutais-je pour la menace de procès en soulignement la chose avec amusement, un brin narquois dans le ton, même si je trouve ça complètement con d'en arriver toujours à ce type de menaces de nos jours, procès par ci procès par là.

« Détendez-vous, ça va bien se passer »

Je laisse échapper un rire à moitié étouffé qui part vers les aigus tant ta réplique en mode foutage de gueule me tue. J'argue d'ailleurs quand la transaction est finie, en repartant pour quitter le parking tandis qu'on rejoint les bécanes.

- Putain le mec, direct : "attention procès" ! Mais allez vous faire foutre ! On peut même plus se taper sur la gueule sans faire menacer de se ramasser une foutue plainte. Ils ont que ce mot à la bouche ces enfoirés.

Je pose le casque qu'on a pris en boutique sur la selle le temps d'enfiler les gants. La veste que tu t'es achetée claque.

- N'empêche, il l'a eu verte le mec en te voyant ! J’ai cru qu'il allait chier dans son froc !

Enfilant bientôt nos casques nous nous remettons en route. On arpente les rues tranquillou, enfin plus ou moins selon la circulation. Si on devait donner une couleur à cette ville, se serait rouge brique. Chaque foutu bâtiment pour la majeur partie est de cette couleur. Nous passons près d'un immense panneau qui fait la pub d'un parc d'attraction qui a l'air dément.  C’est comme ça qu'on décide de se faire un tour à Worlds of Fun. La fatigue de cette nuit tourmentée nous force cependant dans un premier temps à être raisonnable et à aller tout d'abord déjeuner une fois les billets achetés à l'entrée. Nous allons manger en nous posant près de grandes tables. Je m'enfile aussitôt des churros, j'adore ça. Le parc est déjà pas mal animé. Des groupes entiers et des familles arrivent en masse. Nous allons nous poser sur l'herbe pour nous reposer un minimum avant d'envisager d'aller s'éclater.

- Ta bécane mec ... elle ferait bander n'importe qui. Elle en jette vraiment. A te voir faire le con tout-à-l'heure, tu m'as donné envie de m'essayer à ce genre de pratique, déclarais-je.

Je me cale bientôt à l'équerre, posant ma tête sur ton torse en calant ma nuque, mon regard perdu vers le ciel quand il n'est pas attiré par les rails plus haut au-dessus de nous d’une attraction qui fait défiler des wagons à environ huit mètres ou un peu plus.

- Ça me rappelle étant môme, on faisait une ou deux fois par an des sorties en famille dans ce genre de parcs l’Été venu. Y'avait mes grands-parents, je les adorais pis mes cousins et cousines sans compter ma fratrie. C'était l'éclate totale. J’ai des putains de souvenirs mémorables comme la fois où mon cousin trop flippé en montant sur un manège de king kong s’est mis à hurler une fois en hauteur, qu'il voulait redescendre. Il était limite à se débattre pour se sortir du siège,tellement intenable que j’ai du lui en coller une. En plus le cousin était un peu un brise tout, le genre énervé et violent, il pétait de ces putains de crise. Mes frangins et moi on s'amusaient souvent à le semer pour qu'il nous foute la paix. Ce jour là j’ai bien cru que j'allais l’éjecter depuis le sommet du truc.

Je passe un bras en travers de mes yeux alors que le soleil vient bientôt m'aveugler.

- Bon on commence par quoi ? Je me ferais bien un tour là-dessus, dis-je en te désignant des bateaux en forme de bouée qui passent sur un circuit d'eau avec des passages calmes et d'autres où on est secoués à mort. Mes grands-parents étaient super ouverts et cool, une fois ils en ont fait avec nous comme je te le raconte alors qu'on prends la direction de l'attraction.
Spoiler:
 


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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Lun 2 Avr - 17:51 )

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« Reno's tu dis. Tu comptes te prendre quel genre de bijoux ? » « Je ne sais pas, je verrai sur place. » Il marchait au coup de cœur Lu. Sa grande passion étant surtout les expositions avec les nouveautés de chaque année. Là ce serait moins une partie de luxe, mais il allait forcément trouver chaussure à son pied. Ce fut le cas, il s’en rendait compte à chaque figure exécutée sur son coup de cœur sous le regard hystérique du concessionnaire. Ils sortirent du Reno’s sans aucun problème, et avec de beaux achats à la clé heureusement. « Putain le mec, direct : "attention procès" ! Mais allez vous faire foutre ! On peut même plus se taper sur la gueule sans faire menacer de se ramasser une foutue plainte. Ils ont que ce mot à la bouche ces enfoirés » « C’est plus facile pour eux de t’envoyer au tribunal que s’faire une meuf, laisse-leur ça Sash » « N'empêche, il l'a eu verte le mec en te voyant ! J’ai cru qu'il allait chier dans son froc ! » « T’es sûr que c’était pas le cas ? Parce qu’il puait un peu la merde » railla Lucas. Sur ces paroles poétiques, les deux hommes prirent la route avec leur nouveaux matos.

Kansas City, c’était grand, c’était pas mal, c’était un peu différent de ce qu’ils avaient croisé, mais ce n’était pas non plus exceptionnel. Heureusement, ils croisèrent un parc d’attraction sur la route. Une occasion pour eux de se détendre et évacuer la tension de leur précédent trajet sous la flotte. Entre pause chiotte, pause bouffe, et maintenant pause détente alors qu’ils étaient allongés comme des pachas dans l’herbe, ils seraient forcément requinqués. « Ta bécane mec ... elle ferait bander n'importe qui. Elle en jette vraiment. A te voir faire le con tout-à-l'heure, tu m'as donné envie de m'essayer à ce genre de pratique » Lucas ravala avec effort le sourire goguenard qui menaçait d’étirer ses lèvres. Pour commencer le stunt, fallait vraiment aimer les gamelles. Et lui pour sûr, il allait adorer voir Sasha se gameller. « Nickel, on fait ça tout à l’heure, je serai ton coach ! » Et la caméra ne ratera pas une miette de tes galères. « Si tu l’aimes à ce point mon vieux, faudrait que tu fasses un tour dans mon garage, j’ai une collection de bijoux. La toute dernière que j’ai prise, la 2018 Triumph Bonneville Bobber, je l’ai encore jamais touchée tellement elle m’émeut. Je te jure. Je rentre dans mon garage, je la regarde et je repars » il ricana en secouant la tête, assumant totalement sa connerie. Un léger sourire étira ses lèvres quand son camarade posa la tête sur son torse. Il glissa une main dans ses cheveux qu’il caressa affectueusement. Les deux hommes avaient crée une bulle autour d’eux. Le reste du monde existait encore, mais ils s’en foutaient. L’histoire de Sasha avec son cousin le fit lâcher un rire au moment où il lui dit qu’il voulait lui en coller une. Ils se tapaient pas mal sur la gueule aussi chez les Wilde, mais c’était plus pour s’amuser que pour se punir. Il secoua la tête et lâcha un autre rire quand le brun ajouta qu’il l’aurait balancé du haut. « Mec c’est ton petit cousin, t’es horrible » se marra t-il. Mais Lucas se doutait bien que Fitz n’aurait jamais fait une chose pareille. Son cœur était plus grand que son sang n’était chaud. « N’empêche, nos familles se ressemblent pas mal. Vous avez l’air tout aussi soudés » Il y avait beaucoup d’amour dans la voix de Sash, quand il en parlait. Lui faisant confiance, Lucas le suivit dans l’attraction des eaux. Wilde avait toujours eu une certaine méfiance vis-à-vis de l’amusement qu’on pouvait y avoir, mais il s’abstint de tout commentaire vu qu’il ne s’y connaissait pas assez. Au moins, ce n’est pas l’attraction où la file d'attente était le plus chiante. Ils laissèrent leur sac de côté. Au moment de monter, Lucas annonça qu’ils étaient deux et l’employée demanda si ça ne les gênait pas de monter avec le groupe de gosses derrière eux. « Moi ça m’dérange pas. Mais je crois qu’eux, ça va les déranger de nous voir nous rouler des pelles. » Message reçu cinq sur cinq, ils ne voyagèrent qu’à deux. Au départ, leur engin monta une légère pente pendant trente bonnes secondes et, chier, fallait être patient ! Les premières descentes ne furent pas trop mal, mais trop peu sensas’ au point que Lu' regrettait un peu d’avoir sorti la GoPro. Le pire, c’est que là, ils débouchèrent dans le passage calme.

« Putain, avec tout le respect relatif que j’te dois, tu m’étonnes que même tes grands-parents montaient là-dedans ! On s’emmerde, merde ! » râla Lucas en se tapant des deux mains sur les genoux, la caméra qu’il tenait eut d’ailleurs un petit choc. Il se mit debout pour regarder le trajet restant et hoqueta d’effroi. « Bordel ?! Il reste tout ça ?! » Il fut légèrement déséquilibré mais se tint à la tête d'un siège. « Tu nous fais perdre quinze minutes de notre vie là ! Tiens dans ta gueule connard » Il lui foutut une baffe qui manquait tellement de respect que Sasha fut obligé de lui en retourner. C’était le but ! Les deux hommes se bataillèrent, ce fut le faux prétexte qu’eut ce cinglé de Wilde pour attraper Sasha par le blouson et le balancer par-dessus bord, à l’arrière du bateau. Comme la caméra lui avait échappée des mains, il la récupéra fissa avant de sauter à sa suite, pile sur le Fitz. Son genou avait dûment heurté une pierre, ça le défonça mais ça le fit éclater de rire aussi. Et comme il avait mit la tronche de Sash sous l’eau en se jetant sur lui, il l’en ressortit. « Tu m’adores, ose prétendre le contraire » se moqua t-il avant d’embrasser sauvagement ses lèvres comme s’ils allaient crever dans les dix prochaines secondes. Remarque, ça serait peut-être le cas, parce que le problème, Lucas le vit arriver l’instant d’après en relevant la tête : la foutue barque d’après qui fonçait droit sur eux, dans le dos de Sasha. « Tribord toute ! » s’exclama t-il. Il saisit à nouveau Sasha par les fringues pour le relever d'une main, l'autre tenant la caméra serrée contre lui, et il patina sur le côté tout en continuant de tirer Fitzy. Heureusement qu’ils avaient pieds ! Ils finirent collés contre la paroi de fausse pierre, essoufflé, trempés comme des clébards, mais saufs. Le bateau les avaient frôlé de près. « Dès qu’ils vont voir notre canot vide, ils vont cramer » Il secoua la tête, tant pis si on les virait du parc. « On saute dans le prochain ! » Ces deux gros vainqueurs se retrouvèrent donc à brailler des « Attention ! » pour que le groupe de gosses s’écarte du passage quand ils vinrent les rejoindre en sautant dans leur manège. Heureusement qu’il n’y avait pas de parents avec eux, les deux cons eurent au moins le mérite d’être accueilli comme des stars.


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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Mar 3 Avr - 12:53 )





Lucas + Sasha
« To infinity and beyond. »
« Putain, avec tout le respect relatif que j’te dois, tu m’étonnes que même tes grands-parents montaient là-dedans ! On s’emmerde, merde ! »

- J'en avais un meilleur souvenir, dis-je en arquant un sourcil sur la réflexion.

Dans le principe, on est censés être tangué dans tous les sens, tournoyer etc lors des passages en eaux vives, à croire qu'ils ont un soucis avec leur attraction.

« Bordel ?! Il reste tout ça ?! » lâches-tu dépité en te redressant pour voir le reste du circuit. Tu perds l'équilibre un instant et explose alors.

« Tu nous fais perdre quinze minutes de notre vie là ! Tiens dans ta gueule connard »

Je me ramasse une baffe à laquelle je ne m'attendais pas et qui me fout aussitôt sur les nerfs. J'y réplique aussitôt en t'en collant une magistrale qui semble raisonner vivement dans l'air en heurtant ta joue. Mais putain, c'est quoi cette réaction de pétasse ?!!

- Il te prend quoi au juste putain de golgote ?!

Je suis scotché par ton geste tout droit sorti de nul part. T'es débile ou tu te prends pour une putain de diva qui nous tape sa crise ?! Je te pousse brutalement et tu te heurtes avant de venir me chopper par la veste et me balancer par-dessus bord. Putain mais l'enfoiré de fils de pute ! J'hallucine ! T'es un grand malade !
Tu bondis bientôt toi aussi tandis que je retrouve la surface et recrache de l'eau. Ton rire résonne et je ne peux m'empêcher de rire à mon tour tant c'est communicatif. Je bois une nouvelle fois la tasse quand tu me colles une nouvelle fois la tête sous l'eau. Enfoiré va ! Au moins ça a le mérite de mettre de l'animation et donner des sensations fortes.

« Tu m’adores, ose prétendre le contraire »

Un doigt d'honneur à peine esquissé sous le nez, tu t'empares soudain de mes lèvres. Ton baiser est sauvage et impétueux, je m'y laisse prendre animé par le même courant.

« Tribord toute ! »

Une foutue embarcation arrive plein pot dans notre direction ou du moins c'est l'effet que ça fait sur l'instant présent. Nous rejoignons le bord du mieux que nous pouvons mais pas moyen de grimper vu la hauteur des parois et la seule solution est de parvenir à monter dans le bateau suivant.

« On saute dans le prochain ! »

On se met à brailler et les mômes installés à bord nous font de la place. Je manque de me péter la gueule en glissant, une jambe à l'équerre sur le bord en tentant de me hisser à l'intérieur. Je finis sur le dos.

- Il veut ma peau, c'est pas possible, lâchais-je râleur avant de me mettre à rire.

Les mômes quant à eux sont épatés de notre performance et ils se mettent à rire et nous féliciter. Je leur glisse de pas trop s'amuser à ça, qu'on aurait pu se faire mal. D'ailleurs, je me suis cogné en voulant grimper à bord. Ça fait un mal de chien mais la douleur s'évanouit peu à peu.
Arrivés au bout, nous descendons et je te choppe bientôt par le col pour te plaquer contre un pilier tout proche.

- Tu m'en mets encore une comme ça à l'avenir et je te défonce la tronche, lâchais-je revêche avant de t'empoigner et te jeter plus loin. Avachi sur le sol, je te choppe à nouveau et te relève à demi par le dos en empoignant le tissu.

- Chiale pas, ça va aller, lançais-je tranquillement alors que je te file un coup de genoux dans le ventre alors que tu es à moitié plié.

Je te relâche et m'éloigne pour récupérer nos sacs, te lançant le tien. Ça défoule ! Tu voulais de la brutalité non ? En même temps, je n'y ai pas mis toute ma force. Une façon de te filer une leçon. Se taper sur la tronche ne me dérange pas en soi. Si tu veux t'en prendre à moi, tu ne me gifles pas comme une gonzesse. Soit tu cognes vraiment, soit tu t'écrases.

Les montagnes russes auraient au moins eu le mérite de nous offrir un peu plus de sensations fortes parmi le reste de notre périple si nous avions au moins pu poursuivre mais comme il fallait s'y attendre, on nous tombe dessus et on nous éjecte des lieux. Ils n'ont pas manqué de voir les coups échangés et les risques qu'on a pris, rien n'aurait pu nous permettre d'argumenter après ça. Plus tard, c'est un autre genre de mésaventure qui me tombe dessus alors que nous quittons la ville et que je me rends compte qu'il me manque du floose. Un billet de 50 après avoir récupéré des sous au distributeur. Je me rappelle que quelqu'un m'a heurté à un moment ou alors je l'ai paumé quand j'ai .. merde je ne sais plus. Fais chier ! Bon ça profitera sans doute à quelqu'un d'autre et il n'est pas question de retourner sur nos pas pour chercher. Faut pas rêver pour le récupérer. (défis réalisé les patounes ) Quoi qu'il en soit, je jure plusieurs fois après ma connerie ou mon manque d'attention.

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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Mer 4 Avr - 13:19 )

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« Tu m'en mets encore une comme ça à l'avenir et je te défonce la tronche » Lucas eut le droit à son propre Space mountain en se faisant éjecter quelques mètres plus loin. « Fallait bien que tu réagisses » se moqua t-il, puisque oui, le but c’était de le foutre à la flotte. C’est vrai, Lucas ne réagissait pas toujours quand on lui cognait dessus tellement il s’en foutait, y a que le genre de baffe qu’il avait mis à Sasha pour le faire automatiquement riposter. C’était le geste par excellence de l’irrespect total (demandez a Manuel Valls) Fitz le releva un peu, trop sympa. « Chiale pas, ça va aller » Dès qu’il vit le genou de Sasha s’avancer, Lucas eut le reflexe de tout contracter « hmf ! » lâcha t-il à l’assaut du brun qui… le fit tousser de rire. Il était hyper drôle Sash, quand il était vénère. Ou alors il l'était pas, mais ce con de Wilde ne le prenait pas au sérieux. Il avait bien cramé que Sasha avait assez retenu le coup, mais fit semblant : « Même Andrés frappe mieux que ça ! » Fitz savait que le môme avait 14 ans. « Tu crois que je vais renoncer alors que t’es aussi sexy quand tu t’énerves ? ... sexy et tordant » nargua Lucas en prime « J’parle même pas de tes expressions qui sentent le bonbon au miel et les pastilles Churchill de mon grand-père ! ». Gorgole, sérieux. Le fouille-merde de Lu' rattrapa son bien au vol, courut et sauta sur le dos de Sash avant que celui-ci n’y enfile son sac. Ça le tassa sur le coup mais Fitz ne se ramassa pas la gueule : c’était la preuve qu’il commençait à avoir le coup de main Wilde. Il serait rodé après ce stage commando de plusieurs jours. « Promis je me rattrape ce soir » lui glissa Lucas à l’oreille tandis que ses mains caressèrent son torse un court instant. Il piqua un baiser dans son cou et releva un regard embêté quand ils se firent interpellés. Oh-oh. Lucas descendit de sa pauvre monture improvisée avec un peu de dépit. Ouais, ils étaient bien virés du parc. Et alors qu’ils se dirigeaient vers les motos en dégoulinant encore d’eau, Lucas essaya de voir le bon côté des choses : « On se serait fait chier de toute façon… c’est nul d’avoir aucun contrôle et de rester le cul assis. Tu trouves pas qu’on s’est bien marré avec les bat..-TCHOUM ? » Un hurlement venait de s’échapper de sa bouche. La terre venait de trembler. Et, oui, Lucas venait d’éternuer. Oui il venait de tomber malade, ça lui pendait au nez avec ces deux doses de flotte, couplées à la fatigue, parce qu’il avait toujours 300 nuits de sommeil à rattraper avant celle de la tente défoncée qui s’y était ajoutée. Et la malbouffe ne l’avait pas aidé. Cependant, la véritable cause de son mal, c’était surtout la poisse légendaire de Wilde.  « Rien à foutre de tes cinquante balles ! J'te les donne ok ! On se magne ! »Et comme il n’aimait pas être malade, ils achetèrent des fringues secs et squattèrent les pharmacies pour ses antibiotiques : ça chlinguait la grippe à plein nez. Malgré ça, ils reprirent la route mais Lucas ne fit pas long feu : à 21 h il baillait, et il traina Sasha à l’hôtel, dans une suite royale : cela leur faisait une bonne excuse pour dormir plus de douze heure. L’apprentissage du Stunt à Sashou ne serait que partie remise...

Et du coup, il faisait moins le malin, ce trou du cul de Lu’, à se voir refuser les bras de Sasha au soir pour pas le contaminer. À se faire refuser l’accès au lit tout court. « Fais pas la gonz’, on dort ensemble Sash ! On voyage ensemble, on baise ensemble et on tombe malade ensemble... 'spèce de faux frère ! » rala t-il depuis le divan dans lequel il était étendu sur le dos comme une larve. « J’suis censé m’faire pardonner en plus ! Tu peux pas refuser ça, si ? » il attrapa un coussin et l’écrasa sur sa propre face « Et j’ai froid putain ! » il faisait 22°C dans la pièce, mais- 46°C en ressenti de ce grippé de Wilde. « J’veux ma soeur ! » se plaignit-il de sa voix étouffée dans le tissu comme un bébé qui veut son biberon. Ça n’attendrit pas Sasha parce que Lu n’avait pas la gueule d’ange d’Andrés. Lucas jeta le coussin par terre et croisa les bras derrière la tête, l’air blasé. En cinq secondes, il venait de passer du statut de gosse pourri gâté à celui de pacha nonchalant. Il était déterminé à ne pas faire le plaisir à Sasha de le voir s’apitoyer. Il serait trop content, cet enfoiré. D’ailleurs, Fitz avait plutôt intérêt d’être en train de le faire marcher avec cette histoire d’interdiction de squatter le pieu. « J’ai aucun regret pour cette tarte que t’a mangée, sache-le. T’étais trop drôle. » Lucas ne pouvait même pas se lever pour aller virer Sasha du lit. Même s’il avait l'entière présomption de se dire qu’il pourrait lui péter la gueule les yeux fermés même dans cet état, Lucas ne voulait tout simplement pas en arriver là parce qu’il était, et ça lui faisait mal de l’admettre, en tort. Il était malade à cause de ses propres conneries ! En outre, il devrait même être en train de fermer sa gueule à l’heure qu’il est. Lucas ralait pour la forme, mais au fond, il n’avait effectivement pas envie de contaminer Sasha. De toute façon, il n'avait plus la force de raler, il s'endormit comme une vieille merde quelques secondes plus tard.

Et au lendemain ils avaient repris la route. Lucas faisait des kilomètres et des kilomètres sans se plaindre, avec sa gueule blanche de feuille A4 et le point rouge au milieu qu’était son nez de bozo le clown, avec son cou emmitouflé dans une grosse écharpe qui l’étrangla à moitié quand un pan eut le malheur de filer au vent. Au soir, ils arrivèrent au Great Sand Dunes National Park. Les deux hommes étaient passés à côté de Trinidad, mais devraient y retourner parce que cette diva de Lu' avait réservé un hôtel cinq étoiles, toujours dans la continuité du fait qu’il lui fallait un super endroit pour dormir afin de mieux vivre sa grippe. Le parc des dunes était un splendide cadre pour apprendre à Sasha quelques figures de stunt, notamment sur les zones de terres sèches puisqu’il galèrerait sur le sable. Reniflant un bon coup, Wilde descendit de moto et se planta devant celle de Sasha pour lui expliquer les clés d’un wheeling réussi, soit conduire avec la roue avant levée –celle-là même qu’il avait entre les jambes en parlant à Fitz. Il lui expliqua l’accélération, l’importance du regard à l’horizon, lui montra le jeu avec l’embrayage pour lever la roue. Il ne lui précisa pas qu’il fallait garder le pied sur le frein arrière : c’était techniquement la mesure de sécurité qui faisait retomber la moto si ça partait trop vite. Lucas ne disait rien là-dessus parce qu’il espérait que Sasha se ramasse la tronche, pas par méchanceté mais pour le plaisir d’en garder les images. Et puis il se disait aussi que, si Sasha n’avait pas deviné de lui-même qu’il fallait assurer ses arrières avec le frein de la roue qui restait au sol, bah il méritait de se casser la gueule. Lucas posa la main sur la sienne en lui illustrant les dernières explications. « T’appuies sur l’embrayage uniquement avec deux doigts : l’index et celui que tu lèves un peu trop souvent » (ouais, le majeur, t’as bien compris) « Les trois autres restent accrochés au guidon pour le garder stable… ça paraît évident dit comme ça mais je suis sûr que t’aurais appuyé à pleine main comme un con ». Il s’essuya machinalement le nez d’un revers de son bras libre et releva les yeux vers ceux de Sasha, puis vers sa bouche. Si ça le faisait chier autant d’être malade, c’était pour ça, parce que là, il avait juste envie de rompre la distance entre eux et de l’embrasser. Une envie comme ça. Sauf qu’il ne le ferait pas, par égard pour lui. Lucas se mordilla les lèvres, le regard désireux, frustré, mais aussi amusé de sa situation à la con. Ravalant ses petites pulsions, il s’effaça sur le côté et sortit la GoPro de sa poche. « Fais-moi rêver, Fitzy. » Le soleil n’allait pas tarder à se coucher, Lu était claqué, mais sérieusement, pour ce qu’il s’apprêtait à voir et à rire, il pouvait bien rester des heures en plus là. Pourtant, la journée de demain ne serait pas moins chargée qu’une autre, entre la visite de Trinidad et le caprice de Lucas pour un cap nord à Rocky mountain National Park, avant de reprendre plein Ouest, ils n’étaient clairement pas tirés d’affaire.


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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Dim 8 Avr - 10:35 )




Lucas + Sasha  
« To infinity and beyond. »
Tu lâches un soupir étouffé entre la surprise et le rire lorsque je te file un coup de genoux dans le ventre alors que je te relève, encore à moitié plié, ne tardant pas à avancer que même ton petit frère cogne plus fort. Je t'envoie bouler dans la foulée, dissimulant l'amusement qui m'habite malgré tout.

« Tu crois que je vais renoncer alors que t’es aussi sexy quand tu t’énerves ? ... sexy et tordant » me nargues-tu gentiment. « J’parle même pas de tes expressions qui sentent le bonbon au miel et les pastilles Churchill de mon grand-père ! »

J'esquisse juste un geste pour dire arrête de blablater et vais récupérer les sacs, te lançant le tien. Tu me bondis bientôt sur le dos et je m'affaisse d'un coup.

« Promis je me rattrape ce soir »

Un large sourire se glisse sur mes lèvres malgré moi. Mais celui ci disparait bientôt lorsqu'on se fait éjecter du parc.

« On se serait fait chier de toute façon… c’est nul d’avoir aucun contrôle et de rester le cul assis. Tu trouves pas qu’on s’est bien marré avec les bat..-TCHOUM ? »

Je laisse échapper un doux rire alors que tu éternues, comme pour relever que tu l'as bien cherché.

- Ah mais je plussoie, t'as l'art de savoir mettre ta touche d'action, même si on a failli se faire exploser par l'embarcation suivante et que je me suis défoncé en voulant monter à bord. On a jamais rien sans mal, c'est ça , avançais-je.

Je boite légèrement mais ça devrait passer. En cours de route, je me rends compte que j'ai paumé les cinquante balles que j'avais sur moi mais hors de question de chercher après. Faut pas rêver. Nous allons plutôt directement acheter des fringues de rechange sans oublier un tour en pharmacie. Le bitume nous rappelle et nous roulons jusqu'à ce que le soleil se couche et que tu n'en puisses plus, posant nos culs dans une chambre d’hôtel digne de ce nom. Quand on peut se vautrer dans le luxe, pourquoi se priver ?! J’en profite d'ailleurs pour squatter le lit après une douche et je te relègue à squatter le canapé. Surtout pour rire au départ.

« Fais pas la gonz’, on dort ensemble Sash ! On voyage ensemble, on baise ensemble et on tombe malade ensemble... 'spèce de faux frère ! »

J'agite un doigt sur la négative.

- Nope.

« J’suis censé m’faire pardonner en plus ! Tu peux pas refuser ça, si ? »

- Chaque chose vient en son temps, fais-moi languir encore un petit peu ... lançais-je alors que calé contre la tête de lit, les jambes étendues devant moi, je joue d'une main sur mon torse en relevant mon t-shirt, mimant une caresse, avant de finalement croiser mes bras derrière la tête en t'adressant un clin d’œil.
Tu râles et t'écrases un coussin sur la figure pour étouffer ta frustration.

« Et j’ai froid putain !  J’veux ma soeur ! »

- T'as finis ton p'tit numéro ?

En vrai, je m'en fous, je ne suis pas un phobique des microbes mais ça m'amuse de te voir râler de la sorte en te laissant pour seul choix le canapé.

« J’ai aucun regret pour cette tarte que t’a mangée, sache-le. T’étais trop drôle. »

- Tu renonces vite à me convaincre, lançais-je en arquant un sourcil pointant une note d'amusement.

Tu demeures un instant silencieux et lorsque je relève les yeux sur la brochure que je feuillète, tu t'es visiblement endormi. Bon bah on va pas déranger les morts hein. Dommage pour toi. Une excuse de plus pour squatter en solo le grand lit. Je me réveille au matin complètement en travers, étalé sur le matelas en étoile de mer.

- Bordel, la tronche que tu te payes mec ! ne parvins-je à me retenir de rire lorsqu'après avoir quitté l’hôtel et effectué des kilomètres, on s'arrête enfin. Les Great Sand Dunes est l'endroit idéal pour s'essayer au stunt. Présentement sur une zone de terre sèche, tu m'expliques les éléments clés pour réussir la figure. Puis tu me regardes un instant et sembles bloquer sur mes lèvres.

- Tu louches sur quoi là Cass ? dis-je en te provoquant, avançant exagérément les lèvres dans une moue volontairement ridicule. C’est ça que tu veux ? Je fais le bruit d'un smack et fais mine de te le souffler.
Allez va je te charrie. Je reprends mon sérieux alors que tu t'éloignes un peu.

« Fais-moi rêver, Fitzy. » lâches-tu en t'apprêtant à filmer mes essais.

Allez hop en selle ! Je m'applique à jouer des manettes comme tu me l'as conseillé, sachant qu'il faut également jouer du frein. Cependant alors que l'accélération n'est pas assez forte pour me faire décoller, j'y vais un instant trop fort et je zappe un élément essentiel ou du moins trop tard pour m'éviter de me ramasser en beauté. Le soleil qui entame sa course vers l'horizon pour seul témoin ... ouais ça c'est ce que j'aimerais me faire croire si t'étais pas présentement en train de me filmer.

- Vire cette caméra enfoiré ! fis-je mine de m'enflammer.

Je remonte en selle, je recommence, encore et encore, manquant de maitriser la figure à un moment mais finissant par me planter une nouvelle fois alors que je joue les coq en parvenant à maitriser le truc les premières secondes, et trop friand de vouloir tenter plus.
Je m'amuse un temps plus tard avec la bécane. Et nous nous accordons une balade à travers les le parc.


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HRP: Réponse à chier,  j'arrive à rien :boudin:


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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Dim 15 Avr - 13:34 )

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« Bordel, la tronche que tu te payes mec » remarqua Sasha quand Lu retira son casque. L’intéressé lui adressa juste un regard blasé, ce qui n’arrangea en rien son allure générale de cadavre. Et pour toute réponse, il sortit ses médicaments de sa poche et en goba deux sans eau avant de les ranger dans sa poche et d’aller expliquer la première figure à son camarade. Son regard s’arrêta un moment sur les lèvres de celui-ci. Il se retint de justesse de se pencher et les embrasser malgré une impulsion intérieure qui avait failli avoir raison de lui. Remarquant ce qu’il observait, son ami ne le rata pas. « C’est ça que tu veux » le nargua Sasha avant de mimer un smack. Lucas releva vers lui un regard portant un brin de menace dûment souligné par ses cernes, qui avait valeur de promesse de vengeance. « Ouais » Il poussa la bouche du brun de deux doigts d’un geste faussement dédaigneux avant de s’éloigner en les portant à ses propres lèvres. Un baiser volé. Sa main retomba le long de son corps. « Fais chier » marmonna t-il entre ses dents, dépité. C’était archinul d’être malade. Et pourtant, quand il reverrait les vidéos des jours plus tard, il en rirait, et il trouverait que c’était quand même génial, et il trouverait que sa sale tronche mériterait sa place dans 9gag. La Gopro dégainée et braquée sur Sasha, il attendit patiemment les fails mémorables du testeur de nouvelle sensation. Et il ne fut pas déçu, première accélération qu’il poussa un peu trop fort, l’homme se rétama durement sur le dos tandis que la moto partit vers l’avant avant de se coucher sur le côté. Lucas éclata d’un rire qui toussa à moitié. « Vire cette caméra enfoiré ! » « Viens donc me l’enlever des mains » provoqua Lu’. Si Fitzy décidait de s’en prendre à la GoPro, cette free fight était perdu d’avance pour lui. Il fut plus raisonnable que ça et remonta en selle. Deuxième essai, Sasha fut un peu plus frileux, et souleva à peine la roue car il manquait d’accélération. Cela lui valut un sifflement railleur de Lucas qui, loin de le démonter, l’encouragea à faire mieux. A l’autre tentative, il réussit un wheeling convenable sur plusieurs mètres mais, manquant de stabilité, il tomba sur le côté avec la moto. Lucas rit légèrement en le voyant se relever de sa chute, preuve qu'il allait bien. « Pour ta défense, ta bécane n’est pas vraiment légère, c’est moins évident ». Dès qu’il maîtrisa le truc, Lucas lui proposa des variantes du Wheeling pour y ajouter de la difficulté. Il l’invita aussi à tenter l’arrêt en stoppie. Bon élève le Fitz.

« Ça va, tu ne t’en es pas trop mal tiré » commenta t-il à la fin, en rangeant sa GoPro « That’s a wrap ». Il remit son casque et les deux hommes se baladèrent un peu, avant que la fatigue de Lulu se fasse insoutenable et qu’il s’arrête au soleil couchant. « Mec, on va à Trinidad, j’tiens plus », quémanda t-il dans un souffle lourd et exténué. Il exagérait un peu mais, pour rappel, le pauvre garçon était aussi shooté aux médocs. Ils se rendirent donc à la ville où Lucas avait réservé l'hôtel le mieux noté sur internet (une sacrée diva quand il était malade, celui-là). Ils firent une excursion au restaurant où Lucas, l’estomac noué, n’ingurgita rien du tout si ce n’est de l’eau. C’est ce qu’on lui avait conseillé à la pharmacie, boire beaucoup. Dans la suite du Quinta inn, il squatta en premier la salle de bains sans préavis. Après une toilette rapide et une autre ingurgitation de médicaments, il enfila le boxer acheté à la ville précédente et alla s’allonger sur le lit, tout au bord, tournant le dos à la place de Sasha. Vu sa chance, il allait forcément se péter la gueule durant la nuit, mais tant pis. Non il n’était pas du tout en train de bouder, il prenait ses précautions pour ne pas rendre son camarade malade comme lui. Etendu sur le côté, le portable devant son nez, il vérifiait la carte via le GPS (merci, ô tendre wifi). Dès qu’il entendit Sasha s’allonger à son tour, il choisit de vaincre sa flemme de parler et lui fit un peu la conversation, vu qu’il s’était monté très taciturne en fin de journée. Malgré son état merdique, Lu’ ne voulait pas donner l’impression qu’il l’abandonnait. « On s’fait une petite visite de la ville demain ? J’ai vraiment envie d’faire le Rocky mountain aussi, ça a de la gueule, d'après les photos… mais on est plus proche du Mesa verde, et ça ferait un détour à la con de voir les deux » Il lâcha un soupir blasé et laissa retomber sa main sur l’oreiller. Il avait une flemme monstre de tendre le bras vers la table de chevet pour y poser le portable. Lucas était tellement dans le cirage qu’il avait l’impression d’être à moitié en train de rêver. Foutu grippe. « J’crois que ton corps me manque un peu » reconnut-il d’un ton bas de fatigue, le regard vague. « J’sais pas. J’suis mort » il ferma les yeux, le corps lourd, la tête dans le brouillard. « Laisse-moi faire une grasse mat’ cette fois… »


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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Mar 17 Avr - 11:07 )




Lucas + Sasha  
« To infinity and beyond. »
- C’est ça que tu veux, lançais-je lèvres en avant comme pour mimer un smack histoire de te provoquer.

Ton regard plein de menace me tire un sourire. Tu poses deux doigts sur mes lèvres comme pour me repousser puis tu les poses sur les tiennes en t'éloignant, confirmant la chose sans détour. Jolie façon de me voler un baiser.
Tu laisses échapper un juron de frustration entre tes dents et quelques instants plus tard, il est alors temps d'immortaliser mes exploits. La gamelle la plus mythique étant l'instant où la bécane part sur le côté et que je flotte un instant dans les airs tandis que la moto semble vouloir se carapater loin de moi tel un cheval qui cherche à fuir loin de son cavalier.

- Liberté !! soulignais-je comme si je criais l'envie de liberté de ma bécane. Laquelle je vais bien vite récupérer en l'insultant de maitresse indigne.

Entre râleries et jurons, je persévère et parviens à maitriser un semblant. Juste un semblant ... . Une dernière gamelle me prend de court alors que je prenais un peu trop d'assurance suite à la réussite précédente pour les quelques secondes que ça a duré.

« Pour ta défense, ta bécane n’est pas vraiment légère, c’est moins évident »

- J'allais le dire ! dis-je en levant un doigt en l'air comme si c'était une évidence qui expliquait mieux que toute autre tous mes ramassages.
A force de persévérance, je commence à mieux gérer le truc. Ou disons que je m'en tire juste pas mal pour un début. Ce n'est qu'après un moment, quand je parviens à ne plus me rétamer à quasi chaque coup qu'on corse alors les choses. A quand le wheeling 180 qui consiste à se terminer par demi tour ? Tu me parles des figures qu'on peut faire une fois le truc maitrisé, comme l'albatros entre autres variantes. Certaines positions sont hard mais j'ai bien envie de m'entrainer et me perfectionner pour m'y essayer. Lorsque je reviens vers toi, on se tape un high five et tu me dis que je ne m'en suis pas trop mal tiré. Quoi qu'il ne soit, c'est dans la boite en effet et ce sera amusant de visionner cette séquence plus tard pour voir ce que ça a donné et rire de mes gamelles.
Le soleil amorce sa course vers l'horizon et nous décidons de nous en arrêter là. Direction Trinidad. Je t'offre une accolade en t'entourant d'un bras puis nous prenons la route. La fatigue est visible autant pour toi que pour moi. Mais toi t'as la gueule d'un mec sur le point de crever. Je crois qu'on bouffera tranquillou dans la chambre une fois à l’hôtel.
Le choix de ce dernier n'est d'ailleurs pas pour me déplaire. Putain, y'a une piscine en intérieur, merde ! Si t'étais pas sur le point de clamser, on aurait pu en profiter. J'irais peut-être y faire un tour. A voir selon la fatigue une fois posés. Pendant que tu te rafraichis, j'en profite pour appeler le service d'étage. Mais t'as vraiment pas faim visiblement, aussi je commande deux-trois trucs pour moi.
Plus tard, tu te laisses tomber sur le lit et lorsque je te rejoins après une douche, t'es dos tourné, au bord du lit. On a pas causé depuis notre retour, et ça me va très bien. La fatigue nous a fauché lamentablement. Je n'ai même pas la force d'aller profiter de la piscine chauffée qui se trouve au rez-de-chaussée Je me laisse tomber de tout mon long, la tête plongée dans le coussin, étendu à plat ventre.

« On s’fait une petite visite de la ville demain ? J’ai vraiment envie d’faire le Rocky mountain aussi, ça a de la gueule, d'après les photos… mais on est plus proche du Mesa verde, et ça ferait un détour à la con de voir les deux »

- C'est toi qui choiz ! Ou alors on verra demain, là j'en peux juste plus, dis-je en me penchant un instant au-dessus de toi pour récupérer les dépliants posés sur la table malgré tout histoire de voir.

- Putain le choix est difficile ... Bon Rocky Mountain on peut en croiser d'autres des paysages dans le genre en route, Mesa verde là c'est différent.  Dernière option ? lançais-je vite fait pour dire que c'est un endroit qu'on ne peut visiblement pas rater. Môme la culture amérindienne m'intéressait beaucoup, encore aujourd'hui, soulignais-je.

Et ces ruines sont tellement impressionnantes que ce serait con de louper ça. Toujours étendu à plat ventre maintenant que j'ai repris ma position initiale, je prends appui sur mes bras pour feuilleter les dépliants, étouffant un bâillement avant de les balancer plus loin et refaire corps avec l'oreiller dans lequel je niche un instant mon visage, posant bientôt un bras nonchalamment sur toi. Mes doigts ne tardent pas à venir s'entremêler aux tiens.

« J’crois que ton corps me manque un peu »

Je pivote sur le côté et t'incite à te tourner face à moi dans un mouvement. Mon regard capte le tien et je t'observe presque avec sévérité tant mes yeux scrutent longuement les tiens.

- Si on m'avait dit que j'aurais besoin du contact d'un mec et qu'on me surprendrait à des gestes d'une tendresse pareil ... soufflais-je comme dans un soupir, laissant ma réflexion en suspend. J'aime ce que je vis avec toi, tenais-je à préciser. Pas de regret.

Aussi troublant que ce soit, j'aime la façon dont ça a tourné entre nous. Je me penche pour déposer un baiser sur ton épaule et te donne une petite claque sur la joue, dans le sens où je la tapote gentiment. Puis je me cale alors sur le dos, gardant ma main dans la tienne et fermant les yeux à mon tour.

« Laisse-moi faire une grasse mat’ cette fois… » précises-tu.

- J'vais en avoir autant besoin que toi, confirmais-je.

Le sommeil nous fauche quasi immédiatement, au moins pour ma part. Mais la grasse mat' tant désirée n'est toutefois pas au rendez-vous lorsque j'ouvre les yeux et retourne mon attention sur le réveil le lendemain matin. Je suis quelque peu courbaturé et ai un peu mal au dos. Pas étonnant avec les gamelles de la veille. Je remarque ta main dans la mienne et je dénoue nos doigts. J'ai limite mal comme si elle était restée crispée dans la tienne toute la nuit. Je t'observe un instant, puis je quitte le lit en douce sans te réveiller. Si je n'ai pas pu profiter de la piscine d'intérieur la veille, je vais m'octroyer un moment ce matin et me faire quelques longueurs.
J'adorerais encore en écraser mais pas moyen, quand je suis bien réveillé comme ça, inutile de chercher à pioncer. Je quitte ainsi la chambre après un instant, griffonnant juste un mot pour t'avertir avec noté "swimming pool". En passant vers l’accueil, je leur signale et on me propose de m'amener le petit déjeuner sur une des tables en bord de piscine. Parfait ! Pas un chat dans la piscine quand j'arrive, c'est bon d'être tranquille. J'effectue quelques longueurs. J'adore nager, une fois dans l'eau je peux y rester un paquet de temps. Je ne sors qu'un instant pour aller me poser à la table toute proche pour boire mon jus d'orange et déguster les viennoiseries proposées avant de replonger dans l'eau. Ça me fait un bien fou et ça soulage mes courbatures de la veille. Le rideau d'eau au milieu de la piscine m'éclate et je m'amuse comme un môme à passer dessous. Le soleil s'invite bientôt dans la pièce et l'illumine chaleureusement. Je me place un instant contre le rebord, épaules et nuque calées tout contre dans une zone de plein soleil dont je profite pleinement, bras étendus de part et d'autre. Là pour le coup, je roupillerais comme un rien. Vu l'heure tu dois sans doute être levé désormais.

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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Lun 23 Avr - 18:47 )

To infinity and beyond !
Sasha & Lucas
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« Putain le choix est difficile ... Bon Rocky Mountain on peut en croiser d'autres des paysages dans le genre en route » Lucas était peu sûr, l’eau qui se confondait à la montagne à l’horizon, on ne croisait pas ça tout les kilomètres, or Lu était un amoureux de la montagne. « Deuxième option ? » Il n’empêche qu’il voulait faire plaisir à Sasha. Et puis, des habitations construites sous une falaise … ça serait sans doute un terrain de jeu amusant pour lui. Bien sûr qu’il allait faire grimpette là-dedans, le kamikaze, où serait le fun à rester sage ? « Ça me va ». Alors qu’il avait lourdement fermé les yeux en soufflant un aveu, Lucas les rouvrit tandis que son amant lui attrapait l’épaule, l’incitant à se mettre sur le dos. Il se laissa faire, docile, et tourna un regard curieux vers lui. Besoin ? Lucas ne répéta pas le mot, ses lèvres le formèrent seulement en silence. C’était un mot fort, mais sans doute une façon pour Sasha de dire qu’il lui manquait aussi, une belle façon. « Je dois te connaître mieux que tu ne te connais toi-même. Je t’en savais capable... », répondit Lucas avec un petit sourire. « Pas de regret. » « Y a intérêt », rétorqua Wilde en plissant les yeux d’avertissement, telle une tendre menace. Sasha déposa un baiser sur son épaule et un léger frisson de manque parcourut sa peau. Il secoua légèrement la tête d’exaspération tandis que le brun lui tapotait la joue comme un clébard. Il n’empêche que le regard de Lucas s’adoucit en le regardant, avant qu’il ne ferme les yeux, sa main dans celle de Sasha. Et grâce à lui, Lucas n’était pas resté au bord du lit. Il ne se péta donc pas la gueule durant la nuit.

En fin de matinée, il eut une légère sensation de vide. Sa main chercha Sasha mais tomba sur des draps et encore des draps. Il redressa la tête, les yeux à moitié fermés et fronça légèrement les sourcils, un peu perdu. Il n’avait pas entendu son camarade se lever. A faire la grâce matinée et avec les médicaments, Lucas avait déjà meilleure mine. Encouragé par ses yeux plus grands que la veille et son teint un peu moins pâle qu’il vit dans le miroir de la salle de bains, il fit une recherche débile sur son portable pour vérifier à quel moment il ne serait plus contagieux. En voyant qu’il lui restait encore deux jours d’isolement à tirer (c’était un grand mot, Sasha était souvent près de lui), Lucas lâcha un grognement en laissant retomber son front contre l’écran. Bon tant pis. D’ailleurs, il était parti où, Fitz ? Il n’avait écrit aucun sms à Lu. Alors que l’intéressé observait la chambre avec sa tête encore embrumée de fatigue, sceptique, son regard tomba sur le petit mot griffonné et laissé sur la table de chevet. « Swimming pool ». N’ayant pas de maillot de bain, il resta en boxer mais enroula une serviette autour de sa taille pour faire comme si c’était le cas, puis il sortit de la chambre et se rendit à son tour à la piscine. Arrivé sur place, il ne tarda pas à repérer sa cible qui roupillait tranquillement dans la flotte, un flemmard parmi d’autres. Lucas se débarrassa de la serviette. Il se glissa dans l’eau et s’approcha sans un bruit.

Pauvre, pauvre Sasha, qui de ses yeux clos ne voyait pas le petit sourire naissant de Wilde, malicieux et narquois. Ni une, ni deux, Wilde le décolla du rebord et le coula. Alors qu’il parvint à le noyer quelques instants, Lucas plongea la tête à son tour. Sous l’eau, il attrapa son visage à deux mains et écrasa ses lèvres contre les siennes pour lui offrir un long baiser. Putain, ça venait de loin ça, depuis le temps qu'il les voulait à nouveau, ses lèvres ! Wilde partait du postulat que, dans la flotte, Sasha ne risquait pas la contamination. Une baignade d’amants en règlement de compte, c’était une belle façon de commencer la journée. Lucas remonta à la surface en se marrant, et recula. « Sans rancune beau gosse, j’aime pas me réveiller seul », dit-il en fausse justification. Il se mordit la lèvre inférieure, le regard provocant, enjôleur. C’était un peu triste de se réveiller seul certes, mais contrairement à ce qu’il prétendait, Lucas ne lui en tenait pas du tout rigueur. Il recula davantage, jouant au lâche, et lui refila une salve d’eau en battant du pied. « Le dernier arrivé de l’autre côté a un gage. Ce sera pour toi l’occasion d’avoir une revanche, ça te va chéri ? » Il se mettait en léger risque, le Wilde. Il avait beau être bon crawler, Lucas ne restait pas moins un garçon de montagne, et pas d’eau douce, Sasha pourrait bien le coiffer au poteau. Quand bien même ne fut-ce pas le cas, Wilde n’avait strictement aucune idée du gage qu’il donnerait : il se le réserverait pour plus tard. En attendant, il traça.


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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Dim 29 Avr - 11:01 )





Lucas + Sasha
« To infinity and beyond. »
Je profite d'un instant, épaules et nuque calées contre le rebord du bassin, les yeux fermés. Putain ce que ça détend, je pourrais rester des heures dans la flotte. Je roupillerais comme un rien. J'entends le léger clapotis de l'eau et la chute des multitudes de gouttes provenant du rideau d'eau plus loin qui heurte la surface. Puis soudain je sens qu'on m'attrape et j'ai à peine le temps de rouvrir les yeux que je me retrouve la tête sous l'eau ! L'enfoiré !! Je ne l'avais pas vu venir !
Une seconde plus tard, ce sont tes lèvres qui viennent se coller aux miennes alors qu'on est toujours sous l'eau.

« Sans rancune beau gosse, j’aime pas me réveiller seul » argues-tu une fois de nouveau à la surface tandis que je tousses en reprenant ma respiration.

- Ah ouais pépette, t'étais déjà en manque ? T'as cru que je m'étais carapaté ou quoi ? Je devrais faire ça plus souvent si j'ai droit à de telles démonstrations. Outre le fait de m'avoir coulé, soulignais-je en me passant une main sur le visage pour évacuer les dernières gouttes d'eau. Tu te mordilles la lèvre un instant et je me rapproche de toi alors que j'ai bien envie d'y goûter à nouveau. Je te regarde droit dans les yeux et cherche à réduire la distance tandis que tu recules toujours un peu plus avant de m'envoyer une grande gerbe d'eau, me lançant un défis dans la foulée.

« Le dernier arrivé de l’autre côté a un gage. Ce sera pour toi l’occasion d’avoir une revanche, ça te va chéri ? »

- J'en suis !

Nous faisons ça dans les règles néanmoins en nous replaçant et lançant le départ en simultané. Je dois absolument remporter le truc parce que putain, j'en ai des idées en tête ! Et ça sera assurément plus qu'une revanche, crois-moi !

- Yeah man !!!!! exultais-je alors que je remporte la victoire. Je bondis littéralement dans l'eau, t'éclaboussant un instant avant de t'entourer d'un bras, fier comme un coq d'avoir réussi. Putain mec, ça va être difficile de faire le tri entre tout ce qui me traverse l'esprit. Et tu ne sauras ce que je te réserve que le moment venu.

Sortant bientôt du bassin en me pavanant toujours aussi exagérément fier, nous faisons un tour par le jacuzzi puis nous déjeunons avant de regagner la chambre et de nous remettre en route.

- En tout cas ça va bien mieux toi, t'as plus la tronche d'un cadavre ! C'est déjà ça ! dis-je en te donnant une tape sur l'épaule alors qu'on s'apprête à remonter sur nos bécanes. N'empêche que si on se hasarde dans des endroits pareils à chaque fois que t'es malade, j'vais peut-être provoquer un peu plus le destin à l'avenir ... ou la poisse.

Je lève les bras un instant avant de démarrer.

- Ouais ! Le choix est rude entre un putain d'hôtel 5 étoiles et me passer de contact avec toi, lançais-je avec un sourire taquin.

Direction la mesa verde. La route est juste un putain de pied ! On se fait bien assez plaisir durant le trajet entre s'en mettre plein la vue et s'éclater en se tapant des pointes de vitesse ou en se coursant. Bientôt arrivés sur les lieux, je ralentis un peu l'allure sur cette portion de route quasi déserte et fait quelques zig zag sur la route tranquillou comme si je suivais le rythme doucereux d'une mélodie hypnotique. On s'amuse un instant à se croiser en zig zag l'un et l'autre. Puis se révèle alors le parc sous nos yeux. Pas trop de touristes pour l'heure, nickel ! Les ruines sont impressionnantes et je demeure dans un silence quasi religieux alors qu'on marche, complètement en proie au charme des lieux et à cette drôle d'atmosphère presque mystique qui règne ici. J'éprouve un profond respect pour le peuple et la culture amérindienne. Et j’ai bien du mal à avaler ce qu'on a fait à ce peuple et à tout ce qu'ils subissent encore maintenant. C’est un sujet qui m'ébranle plus que tout autre.
Ici, tout bruit ou tout écho semblerait presque un sacrilège.

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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Sam 5 Mai - 13:19 )

To infinity and beyond !
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Tricheur dans l’âme, Lucas partit une demi-seconde plus tôt que convenu pour la course. De toute façon, si tu perds parce que t’as la naïveté de croire que la personne d’en face sera fair-play, c’est que tu ne méritais pas de gagner. Un principe Wilde. N’empêche que Fitz était meilleur nageur que lui. Alors que Lucas touchait le bord de la main, Sasha était déjà en train de grimper dessus. Cette victoire était donc amplement méritée. Wilde leva un regard ennuyé vers lui et ferma un œil tandis que son camarade l’éclaboussait en sautant à nouveau dans l’eau. « Putain mec, ça va être difficile de faire le tri entre tout ce qui me traverse l'esprit. Et tu ne sauras ce que je te réserve que le moment venu » De mauvaise foi, Lucas le repoussa alors que le brun l’avait à moitié enlacé : Wilde avait l’impression d’être nargué. « ça va, dégage, grand con ! » râla le mauvais perdant. « Donne-le maintenant ton gage, qu’on en finisse ». Il pinça les lèvres alors que Sasha lui refusait cette faveur. Bon, il aurait la mauvaise surprise plus tard. Lucas évita au mieux de le regarder en sortant du bassin, vu que voir le Fitzy faire le coq n’allait que lui titiller les nerf. Lucas était un grand calme, mais il y avait des petits trucs dans la vie qui arrivaient à semer le trouble dans son esprit zen. Après avoir trainassé et mangé –l’appétit de Lucas était encourageant– les deux allèrent dans leur chambre virer les peignoirs et se rhabiller. Lucas enfila un énième nouveau polo sous sa veste, ainsi qu'un nouveau jean, et laissa les anciennes fringues dans la chambre. « En tout cas ça va bien mieux toi, t'as plus la tronche d'un cadavre ! C'est déjà ça ! » Lucas enfourcha sa moto sans le regarder, l’air blasé. « C'est vrai, j’suis pas à plaindre, contrairement à toi qui a une sale gueule tout le temps » Il n’était pas vraiment remis de sa défaite celui-là. « N'empêche que si on se hasarde dans des endroits pareils à chaque fois que t'es malade, j'vais peut-être provoquer un peu plus le destin à l'avenir ... ou la poisse » Wilde lui jeta un regard en coin, tandis que Sash explicitait ce qu’il avait déjà compris. « Ouais ! Le choix est rude entre un putain d'hôtel 5 étoiles et me passer de contact avec toi » Lucas démarra et son « je t’emmerde » fut étouffé par le bruit du moteur. Le garçon n’étant pas rancunier, les petites irritations s’envolèrent avec le trajet, alors que les deux reprirent leurs jeux de gamin.

La haute falaise creuse ne tarda pas à se dessiner au loin. Lucas l’aperçut d’entre les arbres qui parsèment la vallée. La surface se faisait impraticable, ils durent laisser les motos en bas avant d’entamer une légère randonnée ascendante pour atteindre les ruines, qu’ils parcoururent sans se presser. Lucas s’arrêtait parfois pour lire les panneaux informatifs. La cité de Mesa Verde avait manifestement été abandonnée car les indiens avaient migré vers le Sud ou l’Ouest, pour manque d’eau, manque de récolte, et autres diverses théories.  Disons que Lucas ne se pencha pas longtemps sur la question car son regard s’était déjà égaré sur la haute tour juste à côté. Le plafond à moins de deux mètres du sommet semblait idéale pour une séance d’escalade à l’horizontale. Alors qu’il laissait Sasha poursuivre tranquillement sa route, Lucas bifurqua vers le monument pour commencer sa grimpette. L’activité en elle-même lui avait manqué et, depuis le début de leur roadtrip, c’était la seule occasion pour lui de la retrouver. Lucas s’arrêta au niveau d’une embrasure et s’y assit pour admirer un peu la vue et faire une courte pause. Les coudes appuyés sur ses genoux, il observa le contrebas et retrouva Sasha du regard. L’homme était vraiment calme et attentif, sage. Wilde sourit légèrement. Fitz dût se sentir épié, car Wilde fut pris en flagrant délit de reluquage, chose qu’il assuma complètement. Ne détournant pas le regard, son sourire s’accentua furtivement et il sortit sa GoPro pour faire une prise de vue en panorama, où il raconta un peu où ils étaient, notamment lui-même, qui n’avait rien trouvé de mieux à faire que poser son cul sur une fenêtre du Cliff palace (oui oui, c’était le nom du monument en ruine). Lucas rangea ensuite sa caméra. Il battit des pieds dans le vide, comme un gosse, avant de poursuivre son ascension, sous le regard amusé ou exaspéré des gens qui avaient eu la décence d’emprunter des échelles afin de rejoindre le haut de la falaise, soit le toit de la cité. Comme s’il ne jugeait pas ses bêtises suffisamment dangereuses, Lucas sortit son portable en pleine escalade pour envoyer un texto à Sasha : On se retrouve en haut.

Après la visite, et l’effort, chillin’. Assis pas loin du bord à contempler les vallées, appuyé sur ses mains, les jambes étendues devant lui. Lucas sourit en voyant Sasha arriver. « T’as ramené de l’eau ? Je crève de soif. » Lui, il avait laissé ses affaires proche de la moto. Ce garçon pensait toujours à prendre sa caméra avant le matos de survie. Ah oui, et inutile de le préciser, il était déjà fatigué. A trop faire le malin, il avait oublié qu’il était encore un peu malade et n’avait pas sa forme d’il y a quelques jours. Il l’avait ressenti jusque dans ses muscles en grimpant. Lucas garda cette fatigue pour lui-même sinon Fitz allait se foutre de sa gueule. Après un moment, et plusieurs photos et selfies avec Sash, Lucas se leva. Il était temps de redescendre, puis de reprendre la route.

« Prochain arrêt, Canyonland National parc… » Ils n'en étaient d'ailleurs pas loin. Cette virée, Lucas allait la conduire en filmant car s’il en croyait le net, ça avait de la gueule comme endroit. « Je peux pas te garantir qu’on va trouver de quoi bouffer d’ici là » ajouta t-il avec un petit rictus en coin désolé.


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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Mar 8 Mai - 11:25 )





Lucas + Sasha
« To infinity and beyond. »
Nous quittons l’hôtel pour rejoindre nos bécanes sur la parking en vue de la prochaine étape.

- T'as que ça à foutre que tirer la gueule comme une donzelle ? relevais-je avec amusement alors que tu sembles encore sous le coup de la défaite.

« En tout cas ça va bien mieux toi, t'as plus la tronche d'un cadavre ! C'est déjà ça ! »

T'affiches un air blasé qui s'accorde avec la tronche que tu tires depuis ma victoire.

« C'est vrai, j’suis pas à plaindre, contrairement à toi qui a une sale gueule tout le temps »

Je fais mine d'être touché en plein cœur, esquissant un sourire en coin dénotant une touche d'amusement.

« N'empêche que si on se hasarde dans des endroits pareils à chaque fois que t'es malade, j'vais peut-être provoquer un peu plus le destin à l'avenir ... ou la poisse » Arguant alors que le choix est rude entre un putain d'hôtel 5 étoiles et me passer de contact avec toi. Ce à quoi tu balances une réplique bien sentie en démarrant. Ce genre de douce animosité est courante entre nous. Et lorsque nous arrivons plus tard à l'endroit voulu, les kilomètres semblent avoir fait dégager ta frustration de mauvais joueur.
Nous parcourons les ruines au calme, je m'attarde sur quelques panneaux informatifs. Puis je m'éloigne de mon côté à un moment donné, toi de l'autre. Profitant de me griller une clope plus loin en déambulant tranquille, j'observe les environs, plongé à demi dans mes pensées. Mon regard s'attarde sur un groupe de touristes qui se ramène bientôt et puis je te repère plus loin. Ça ne m'étonne même pas de te voir crapahuter de la sorte. La main en visière, je t'adresse un regard et surprend alors ton regard sur moi. Je pivote légèrement de dos et tortille du cul sous tes yeux avant de me donner une petite claque sur les fesses. Puis léger sourire en coin, je m'éloigne plus loin, continuant mon périple et mes observations.
La chaleur du jour est bienfaisante. Je profite un moment de sentir les rayons du soleil courir sur ma peau. On se rejoint bientôt en haut.

« T’as ramené de l’eau ? Je crève de soif. »

- Y'a bien une bouteille d'eau dans le sac ... dis-je en faisant glisser celui calé dans mon dos, m'en emparant, l'air d'hésiter à te la refiler. Je m'accroupis près de toi et joue un instant à te la tendre puis la mettre hors de portée avant d'en avaler moi-même une gorgée, avant de te coller un baiser mouillé, et céder à ta requête l'instant suivant en te tendant enfin le précieux liquide. T'aventure jamais dans ce genre d'expédition en solo parce qu'on te retrouvera assurément mort en plein désert, soulignais-je alors que je pense à ton code des priorités.

Nous faisons quelques clichés ensemble alors que je t'incite à en faire de nous deux un peu délirantes. Après cette pause, nous prévoyons la prochaine étape tant attendue. J'ai hâte de m'égarer dans ces contrées. Tu me fais part que tu comptes filmer le trajet en roulant. Tant que tu nous en joues pas une, tout ira bien, songeais-je alors que tu déclares qu'il n'est pas garanti qu'on trouvera de quoi bouffer d’ici là.

- On en reviendra à ce bon vieux recours au cannibalisme au besoin. Et j'parle uniquement de ta peau, pas de la mienne, soulignais-je. Je viens mordiller ton épaule et ton cou dans le même temps puis fait pivoter ton visage vers moi pour échanger un baiser. Ma main s'attarde sur ta nuque puis je m'en vais renfourcher ma bécane.

- Fais pas trop le con en route, déclarais-je par rapport à ton désir de filmer.

Je démarre et file tout droit, m'autorisant quelques jolies pointes de vitesse à des endroits désert sur ce ruban d'asphalte longiligne qui s'étend à perte de vue. Je me recale à ta hauteur à d'autres et fais un petit coucou à la caméra quand je ne m'amuse pas à t'adresser des signes obscènes juste pour agrémenter ton film.
Putain, dix heures de route jusqu'aux canyons ! Nous nous retrouvons bien forcés de faire une pause, arasés par la fatigue entre la chaleur qui règne et les kilomètres. L'US 491 nous fait traverser quelques lieux fort heureusement où nous arrêter à travers ces infinies étendues de nature déserte. Casser la dalle devient une urgence. Dormir aussi.
Les canyons ne nous voient alors arriver que le lendemain. Ayant prévu de partir tôt pour pouvoir profiter du levé de soleil sur les canyons qui se trouvent désormais tout proches, nous nous trouvons le coin idéal pour observer le spectacle sur un rocher qui surplombe tout en nous offrant une vue juste à couper le souffle.

Tu t'installes et je viens me caler entre tes jambes pour observer le jour se lever. Le silence règne entre nous alors que la magie de ce qui se joue sous nos yeux nous l'impose. La roche retrouve alors ses couleurs d'ocre rougeoyant au fil de la montée de l'astre solaire qui en révèle toute l'intensité, réchauffant déjà la roche de ses premiers rayons en passant par des couleurs or. C'est tout simplement somptueux.
Ma nuque calée contre ton épaule, je bascule un instant la tête pour t'observer. Ça me fait toujours ce drôle d'effet d'être dans les bras d'un mec et en même temps, je m'y sens bien. Bras nonchalamment posés sur les genoux, l'une de mes mains vient cependant s'attarder un instant sur le contour de ton visage, caressant la ligne du dos de mes phalanges avant de s'égarer sur ta bouche. Mes lèvres les rejoignent bientôt. Toute menace microbienne est désormais écartée depuis longtemps, et quand bien même, j'ai de toute façon cessé de résister depuis la veille.
Je songe à tes propos lorsque nous avons campé à la sauvage quelques jours en arrière. Profiter du voyage pour en garder un souvenir impérissable alors que nous ne revivrons plus jamais ça à l'avenir. Je m'interroge. En resterons-nous là comme s'il ne s'était rien passé dès lors où notre périple prendra fin ?

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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Lun 14 Mai - 13:16 )

To infinity and beyond !
Sasha & Lucas
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••••

Dès que Lu tendit la main, Sasha ramena la bouteille contre sa propre bouche pour boire. Petit enculé. Ce n’était pas tant ça que releva Lucas, mais plutôt le baiser que Sasha lui offrit alors qu’il n’était pas certain d’avoir guéri. « T’es con. Fais gaffe » râla t’il, valait mieux encore laisser passer une journée. Il prit enfin la bouteille. « Je la termine » prévint-il, et effectivement, il termina l’eau. Moins pour le faire chier que parce qu’il venait de la contaminer. Il écrasa ensuite le plastique dans sa main. « Joli déhanché, au fait », commenta t-il en référence au petit roulage de cul généreusement offert quand Wilde le matait de haut. « T'aventure jamais dans ce genre d'expédition en solo parce qu'on te retrouvera assurément mort en plein désert » Lucas prit un air attendri « Il s’inquiète pour moi, mon petit Fitz. Qu’il est mignon » minauda t-il en lui pinçant les joues comme à un bambin. On frôlait le même irrespect de la baffe de l’irrespect, certes, mais fallait bien qu’il saisisse la perche tendue… N’empêche, c’est l’hôpital qui se foutait complet de la charité. Wilde faisait le malin, mais qui se forçait à l’abstention pour protéger son Fitz d’une vilaine grippe ? En redescendant, Lucas jeta la bouteille vide dans une poubelle. Proposant le cannibalisme en solution à un éventuel manque de bouffe, Wilde ricana. « Pas sûr que tu gagnes à cette guerre là, mon beau ». Alors qu’ils repartaient et que Sash se souciait à nouveau de lui (il était craquant avec son côté paternel), Lucas eut un petit sourire goguenard mais se retint de recommencer à se foutre de lui. Les deux reprirent la route, Wilde avec la caméra en main pour sa part. A chaque geste obsène envoyé par son camarade, Lucas s’amusait à lui faire des queues de poisson ou autre manœuvre dangereuse qui manquèrent de l’envoyer lui-même au tapis, vu qu’il tenait le guidon à une main. L’appel de l’estomac ne tarda pas à avoir raison de l’humeur de Sasha, qui fit chier pour qu’ils s’arrêtent au soir. Intenable le mec, Lucas avait été trop ambitieux en terme d’heure de route. Ils passèrent la nuit au motel.

Ce matin-là, après une douche froide pour se réveiller, Lucas avait enfin vaincu la flemme pour dégainer le rasoir acheté depuis quelques jours déjà, et entama les hostilités. En se rinçant, il eut son choc habituel de Putain, dix ans de moins ! et se magna le cul pour terminer sa toilette. Levé avant le soleil, ça lui faisait penser à ses années à l’armée. Aux Canyons, Lucas imposa une petite grimpette au Fitz pour une meilleure vue. « Là c’est bien non ? » dit-il en posant enfin son cul sur un rocher en mi-chemin d’une falaise, qu’il aurait pu contraindre à Sash de monter en entière s’il avait voulu être moins sympa. Lucas s’installa pour marquer le moment de pause et écarta un peu les jambes quand Sasha vint s’installer. Un petit sourire attendri, Lucas enroula un bras autour de son corps, l’autre étant appuyé derrière lui. Ce levé de soleil rougeoyant projetant une trainée dorée sur les roches lui inspira l’envie de chanter l’entrée du Roi Lion, ce qu’il ne manqua pas de faire (avec des mots qui n’ont évidemment aucun sens dans aucune langue) en filmant un peu la vue qui s’offrait à eux. Heureusement qu’il ferma sa gueule en quelques secondes, car Lucas n’avait clairement aucun talent pour le chant. Alors qu’il abaissait la caméra, il sentit Sasha tourner la tête vers lui et son sourire s’accentua légèrement tandis que les doigts du brun couraient sur son visage. Il feignit de l’ignorer au départ, puis baissa un regard amusé sur lui. Embrassant les doigts caressant sa bouche, il inclina le visage pour recueillir un doux baiser. Et dire qu’au départ, c’était toujours Lucas qui cherchait ces attentions. Sasha s’était comme habitué à lui et en profitait quand l’envie se présentait. Alors que ses lèvres s’attardaient lascivement sur les siennes, Lucas leva la main et réussit à capturer le moment en image. Il se détacha ensuite de lui avec un petit sourire mutin. « Celle-là est pour moi », dit-il en promesse d’aucun partage sur réseau. De toute façon, il ne trouvait aucun intérêt à donner son intimité en spectacle. Bon, sauf quand il s’agissait de filmer Sasha en train de montrer son cul. Mais ça c’était drôle. Et esthétique. Lucas l’observa un moment. « T’es en train de faire ta tronche », remarqua t-il. Ok, il ne devait pas exactement comprendre. « Tu sais, ta tronche… » et Wilde fronça les sourcils en prenant un air extrêmement sérieux, typique de quand Sasha était plongé dans ses pensées (on aurait dit que ce mec pouvait pas penser et avoir l’air aimable en même temps) Lucas l’imitait plutôt bien d’ailleurs. Un Fitz blond aux yeux bleus. L’illusion disparut quand un grand sourire amusé étira les lèvres de Lucas. « C’est ma nouvelle gueule d’éphèbe qui te déplait ? » plaisanta t-il « Donne-lui une semaine ». Lucas aurait pu passer toute la journée comme ça, mais ils avaient pas mal de route à faire.

L’entrain de Wilde, qui voulait vite atteindre le désert du Nevada (alors que putain, ils étaient encore loin) fit qu’il réussit à convaincre Sash de ne pas s’arrêter bien longtemps pour le déjeuner. Ils prirent un casse-dalle léger acheté au matin, tellement léger que Lucas refila une partie du sien au Fitzy afin de ne pas l’entendre râler. Les deux garçons profitèrent des paysages uniques de Utah avant de traverser la frontière avec le Nevada et… oh, surprise, la 4G se tira et ils se perdirent encore en cambrousse à 95°F. Ce qui était encore passable, d’autant que le soleil se couchait. La nuit tombée, ils trouvèrent un petit patelin avec dix baraques à tout péter et où il ne devait rester qu’un bar d’ouvert. Les deux gars affamés n’eurent d’autres choix que se jeter sur cet oasis. Ils déchantèrent bien vite : le barman d’un certain âge (ou d’un âge certain)  les informa que  les cuisines étaient fermées. La tronche de Lucas vira au vert aussi rapidement qu’un feu de signalisation. Il croisa les bras sur le comptoir et plongea la tête dedans en feignant l’agonie. « M’sieur, s’il-vous-plaiiiit » il releva la tête en essayant de prendre une tête de chien battu à la Andrés : ça faisait pas du tout le même effet, mais bon, l’homme avait l’âge d’être son père ! Il pourrait être au moins un peu attendri ! « On crève de faim, on peut prendre n’importe quoi ! … balancez-nous des cacahuètes comme au zoo, je vous jure qu’on les bouffe ! » Avec sa poisse, Wilde se disait que, parmi toutes cette populace de gens sympas, il allait tomber sur le trou du cul qui n’en aurait rien à cirer qu’ils crèvent. Sauf que pas du tout. Le vieil homme pouffa un peu de rire en secouant la tête. Et là, un miracle Wildien opéra. « Ça va, gamin. Venez en cuisine, j’tiens pas à servir toute la salle ». La tronche de Lucas s’illumina comme une guirlande de Noël. Il poussa Sasha du coude avec un grand sourire de gosse. L’homme avait déjà tourné le dos et Lucas contourna le bar pour le rejoindre au plus vite. Les camarades purent bénéficier de leur steak-frites et Lucas aida à la vaisselle pour remercier leur sauveur.  

Ils purent ensuite loger dans l'auberge d'à côté, où ils obtinrent leur chambre double (c'est pas comme s'il y avait masse de touristes ici). Alors que Lucas se brossait les dents au soir, il vit dans la glace Sasha se désaper et rentrer dans la douche sans même lui jeter un regard. Euh… et l’invitation à le rejoindre ? La main de Lucas se figea tandis qu’il se lançait un regard interloqué dans le miroir, comme s’il se disait à lui-même : Il est sérieux là ? Lucas cracha la mousse de dentifrice et se rinça la bouche en vitesse avant de se désaper à son tour. « Eh Fitzy ! » râla t-il en s’incrustant, l'eau du pommeau accroché coulant également sur lui. « Tu te la joues solo ? » Il ponctua ses mots d’une baffe. Sasha lui avait promis des représailles s’il recommençait alors Lucas anticipa en attrapant ses poignet pour les plaquer contre le mur en éclatant de rire. « Tu la voulais celle-là » se défendit-il. Il captura ses lèvres et utilisa son corps comme arme de dissuasion en le collant lentement au sien.



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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Dim 20 Mai - 11:49 )





Lucas + Sasha
« To infinity and beyond. »
Tu captures l'instant où nos lèvres se juxtaposent et un sourire étire le coin de mes lèvres alors que tu déclares que ce cliché-ci sera uniquement pour toi. Nous restons calmes un instant, soufflés par le spectacle et le côté grandiose que nous offre la vue.

« T’es en train de faire ta tronche »

Sortant de ma réflexion, j'arque un sourcil en pivotant la tête vers toi, marqué par l'interrogation.

« Tu sais, ta tronche… »

- Quoi ? Celle -là ? fis-je en faisant une mimique exagérée.

quand on arrive pas à décrire une expression, on dit merci aux photos, clic clic:
 

Mais trêve de plaisanterie, tu mimes l'expression en question et je laisse échapper un rire.

- Sérieux, je fais cette tronche là ?!

« C’est ma nouvelle gueule d’éphèbe qui te déplait ? » plaisantes-tu alors. « Donne-lui une semaine ».

- Pfff t'as une gueule de minet, ça te collera à la peau toute ta vie, cherche pas à copier les grands, tu vas te frustrer plus qu'autre chose !

Bon les chamailleries ça va un moment mais il est bientôt temps de reprendre la route. Rouler à travers ces paysages grandioses est un putain de pied.
Arrivés dans le Nevada, plus de 4G. Je vous explique même pas la tronche de Cass ni la mienne. Mais nous atterrissons finalement dans un petit patelin qui compte à peine dix bicoques. Tu vois un peu le genre ? Étendues désertes, village paumé, population ... pas franchement net de prime abord, du moins pour le peu qu'on croise. Quoi ? Ça te suffit pas ? Bah colles-toi l'ambiance de "La colline a des yeux", ça te parle ça ?! Voilà. Bon now, tu fermes ta gueule et tu me laisses continuer. Oui donc ... Oh ! Quoi encore ?! Qu'est-ce que tu viens la ramener ? Comment ça on s'adresse pas comme ça à ses lecteurs ? Du respect ?! Parce que je t'ai manqué de respect là ?! Carre-le toi dans le cul ton respect, tu veux ? T'adores ça quand je te secoues un peu, pas vrai cher lecteur et cher Wilde ? Et pis tu soulignerais que je m'intéresse à vous, si c'est pas mignon ça ! S'intéresser à ses lecteurs, c'est la base mec !

Bon j'en étais où moi avec ces "gentilles" petites apartés aux lecteurs ? Remonte le texte Sasha, ça ira mieux. Alors ouais voilà, nous voilà de nouveau dans un coin paumé. Par chance, on peut compter sur les yeux doux de Cass pour réclamer à bouffer devant un cuisinier récalcitrant qui finalement cède.
Je suis néanmoins encore sous le choc du coup des cacahuètes. Bordel, ce mec me tue de rire. J'en peux juste plus. Côté assiettes, on est bien servis en plus. Et plus tard, c'est dans une auberge qu'on atterrit avec chambre double. Je vais me prendre une douche en passant devant toi, me désapant tranquille, rêvant d'une douche avec l'impression d'avoir bouffé du sable toute la foutue journée. Pas besoin de te formuler d'invitation, je suis quasi certain que tu ne résisteras pas à la tentation.

« Eh Fitzy ! » râles-tu alors que tu tapes l'incruste après t'être désapé en express. « Tu te la joues solo ? » lâches-tu en me donnant une petite baffe gentillette.

- J'comptais pas vraiment là-dessus, soulignais-je avec un sourire en coin alors que tu te saisis de mes poignets pour m'empêcher toute réplique physique. Tu comptes faire quoi là ? lançais-je d'un air amusé.

Toutefois, réplique physique il y a, ou appelons plutôt ça une manifestation ... . Pas violente non. Plutôt muée par le désir. J'ai besoin de te faire un dessin ?

- Je suis censé relever ta réplique dugland ? lâchais-je alors que tu te colles contre moi en arguant que je l'ai méritée cette baffe, et que je plaque mes mains sur tes fesses pour plus de contact. Nos lèvres se cherchent un paquet de temps, approfondissant nos baisers alors que l'intensité redouble entre nous. Ça devient chaud bouillant et cette fois-ci, il est clair qu'il n'y aura plus vraiment de limites entre nous. Je crois qu'on a assez attendu comme ça. La décision ne relève toutefois pas vraiment de nous mais du besoin foudroyant qu'éprouvent nos corps, de plus, bien plus.
Ce sont plus que des caresses, plus que ce que nous avons pu partager jusqu'à aujourd'hui. Étape délicate vers laquelle je passe le pas sans me borner à des limites, me laissant guider malgré cette pointe de fierté qui voudrait que j'expérimente la chose avant d'être en quelque sorte en posture passive, même si je n'aime pas à employer ce terme. C'est une manière vite fait de présenter les choses.
Pourtant pas de doute, une certaine appréhension certes, mais largement survolée par le désir brute et par les sensations alors éprouvées.
Et parce que je me plais comme vous vous en doutez à casser un peu l'ambiance pour le peu que j’en esquisse, je ne dirais qu'une chose. Putain, je risque d'avoir foutrement mal au cul demain matin ... !

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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( Jeu 7 Juin - 23:04 )

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Lucas ne s’attendait pas à ce que Sasha prenne la baffe aussi bien. En fait, il était presque surpris que le Fitz ne s’en serve pas comme prétexte pour essayer de renverser la situation, c’est bel et bien Wilde qui la maîtrisait. Alors que la tension et la chaleur montaient entre eux, la main de Lucas attrapa le poignet opposé de Sasha et tira d’un coup sec pour l’obliger à faire face à la paroi. Un sourire mutin accroché aux lèvres, il déposa un long baiser d’excuse sur l’épaule de son amant, et se montra doux. D’ailleurs, il attendit d’être certain que le brun était complètement d’accord, sans quoi il vivrait cette première expérience trop douloureusement. Qu’il le veuille, ça empêchait les catastrophes. Cependant, oui, Sasha. Tu aurais des courbatures au cul le lendemain, mais t’étais loin d’être au bout de tes peines.

Comme Fitz l’avait prédit, ils se retrouvèrent quelques jours plus tard, encore, dans la panade ; cette fois en plein désert de Nevada, Lucas ayant mal évalué les détours à devoir effectuer sur les zones impraticables, l’essence s’était vite échappée jusqu’à les laisser tout seul avec leur bécane, leur sueur, et leurs couilles, en plein no man’s land, nothing’s land, sous un soleil à 104°F. Lucas le prit bien : ce genre de merde, c’était un peu la symphonie de sa vie, mais il se coltina la mauvaise humeur de Sasha qui crevait de soif jusqu’à la percée miraculeuse vers une oasis où ils purent demander leur chemin, se ravitailler et, surtout, faire le plein d’essence. Sur le chemin de retour vers Cap Harbor, où ils prirent par le Sud en passant par les paysages du Texas. Longeant le golfe du Mexique, ils mirent plein cap vers l’est jusqu’à rejoindre la fameuse Nouvelle-Orléans que Lucas demandait tant à voir. Les deux hommes déambulèrent dans les rues, entre Bourbon Street, Royal Street, le carré français et autres incontournables touristiques, bien souvent à la marche à cause du Wilde qui les faisait arrêter pour des photos. Ce dernier avait prévu une tournée des pubs, alors qu’il n’était même pas franc buveur d’alcool. Cependant, avant de mettre cette idée saugrenue à exécution, le boute-en-train repéra un groupe de personnes bien sapées réunies devant la Saint-Augstine’s Church. Il poussa du coude Sasha avant de lui faire un signe du menton dans leur direction. C’était un mariage. « Viens… on s’invite ! » Avec Wilde, les "Viens" étaient souvent suivi par une idée à la con, fallait se le dire. Vu qu’ils étaient habillés comme des  clochards pour un tel événement, Lucas traina Sasha vers la boutique adéquate la plus proche. Attrapant les chemises, pantalons et vestes de costumes comme on attrape les fruits au marché, il fit un signe de la main à son camarade pour que celui-ci le rejoigne une fois qu’il eut récupéré ce qui lui plaisait sur son passage. Wilde était souvent speed, contrairement à Fitzy plus tranquille, et qui avait parfois du mal à suivre cette tornade à fond la caisse. Un petit sourire amusé flottant sur ses lèvres, Lucas attendit que Sasha soit devant lui pour saisir son haut par le col et le tirer dans la cabine avec lui. Il eut tout le loisir de déshabiller Fitzy, non sans lui voler quelques baisers brûlants au passage, avant de lui proposer, le souffle un peu court, ses ensembles préférés. Si la vendeuse ne les avait pas vu entrer, en tout cas, elle les vit sortir ensemble et autant dire que sa gueule valait le détour. Après le choc, Lucas repéra le déni dans ses yeux : non, il ne s’est rien passé dans cette cabine, devait-elle essayer de se convaincre. Elle aurait un peu raison, les garçons étaient restés soft, heureusement qu’ils "étaient attendus". Lucas paya le tout et laissa ses anciennes fringues derrière lui, avec un léger remord pour son blouson Harley Davidson, qui avait succédé à l’Alpinestar (morte au combat).

Les garçons arrivèrent à la chapelle parmi les derniers et longèrent l’allée sur le côté, plutôt que la centrale, pour qu’on ne leur prête pas attention. « Oh putain, vise, c’est Bruce Willis » se marra en douce Lucas tout en jetant un regard appuyé à un quinqua avec la même mâchoire, la même calvitie, et le même air tout court que l’acteur, pour que le brun regarde dans la même direction que lui. Lucas choisit le troisième rang. « C’est classe comme endroit pour se marier » dit-il tout bas en regardant tout autour de lui. A mettre ça dans un coin de sa tête pour plus tard qui sait. « Si la mariée est canon, on la prend avec nous et on se taille » ajouta t-il avec désinvolture. La dame devant lui se retourna pour lui jeter un regard perplexe. Elle devait l’avoir entendu tout en se disant qu’elle avait peut-être mal entendu. Lucas lui adressa un sourire poli d’enfant sage, comme pour confirmer que, oui, elle avait mal entendu. Et puis même si ce n’était pas le cas, on avait bien le droit de plaisanter un peu. S’ils étaient tous coincés comme ça avant les vœux, vivement l’after.


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Re: [DC-16] To infinity and beyond ! [Sasha] ✻ ( )

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