Kings of the world [Simone]

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Kings of the world [Simone] ✻ ( Dim 28 Jan - 19:06 )

Kings of the Worlds
Simone & Lucas
J'ai fait la magique étude, du Bonheur que nul n'élude
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Première escale en Europe et on repartait pour plusieurs heures de vol ! L’avion s’était à peine stabilisé dans les airs après le décollage que Lucas avait déjà dégainé la GoPro pour se filmer en selfie, ravi comme un gosse : c’était la dernière ligne droite ! « Tenez vous bien les suckers » Non, il n’insultait personne, c’était le surnom affectif qu’il donnait à ses followers, en adéquation avec le principe même de sa chaîne Youtube : l’échec majestueux, la chute classieuse, la galère atomique. C’est de ça dont les gens se sentaient le plus proche, des bolosses qui se foirent et qui rament pour mener leurs projets à termes, non des types parfaits à qui tout réussit et qui semblent venir d’une autre planète. D’ailleurs, il se considérait lui-même comme Maître Jedi Sucker, donc bon. « Des mois que j’en parle, ça va enfin arriver. Ce putain de Mont Everest qui me fait de l’œil depuis toujours, je vais enfin me le taper » dit-il en levant le poing devant la caméra, le ton emprunt de colère et de ressentiment comme si l’Everest s’était effectivement foutu de sa gueule pendant des années en lui montrant son cul. « Je suis donc dans l’avion en direction de Katmandou, avec Simone » il recula la main, passant le bras vers l’allée centrale afin de faire un plan sur eux deux. Ce qu'il y avait d'amusant à la situation, c'est qu'il le mentionnait chaleureusement comme s'ils étaient amis de longues dates... alors qu'ils n'étaient que de simples connaissances qui s'entendaient bien, et qui étaient des aventuriers avec les yeux plus gros que le ventre. « … qui m’accompagnera pour le voyage. Regardez-moi un peu cette belle gueule » dit-il en posant deux doigts sur l’écran, qu’il écarta pour faire un zoom grotesque sur la tronche de son camarade. « Il fait le fier, mais dans quelques jours, il viendra chouiner pour que je change sa couche » Il dézooma et ramena la caméra vers sa propre face en affichant un sourire de publicité. « Et oui, ce sera filmé », promit-il avant d’éteindre l’appareil. Il le rangea dans sa poche, adressa un clin d’œil charmeur à l’adorable gamine népalaise sur l’allée d’à côté qui l’observait avec curiosité, et se tourna ensuite vers son camarade de fortune comme si de rien n’était. « Révision mon cher Sim’ : on a déjà escaladé le Kilimanjaro et le Denali. Dans quels pays se situent ces montagnes ? », interrogea t-il d’un ton professionnel – question pour un champion. Bon, à dire vrai, tout ceci n’était que pour le principe. Lucas le reconnut lui-même : « Je doute qu’ils vont s’emmerder à vérifier si ce que tu dis est vrai, l’important est d’être crédible… et en excellente condition physique. Il y aura d’ailleurs des examens médicaux. Rien que d’y penser, ça me fatigue… », soupira t-il avec un air blasé.

Lucas fouilla les deux poches de sa veste et en ressortit le dépliant retraçant leur excursion : « Notre guide principal nous attendra à la capitale, c’est là qu’on préparera l’expédition et qu’on achètera le matériel. On y restera trois jours. Après, on se rendra au camp de base de l’Everest à la marche et, non pas que j’tienne à te faire flipper, mais ce camp se trouve à un peu plus de 5 000 mètres d’altitude » dit-il en scrutant sa réaction du coin de l’œil avec un petit sourire malin. « Cela représente huit jours de marche avec des nuits courtes et quasiment pas de pause », précisa le petit bâtard. En fait, il y avait encore beaucoup d’autres détails qu’il avait omis de préalablement communiquer à Simone – des détails qui avaient pour certains une foutue importance. Mais c’était trop tard, n’est-ce pas ? Connaissant le rital et son caractère, il ne lâcherait pas le morceau aussi facilement. Ce n’était pas ce que Lucas voulait de toute façon. Ce qu’il voulait, au fond, même s’il était un gros merdeux qui aimait bien foutre les boules aux gens, c’étaient qu’ils arrivent au bout tous les deux. Avec son expérience poussée dans l’alpinisme, Lucas avait une certaine conscience des risques sur l’aventure qui les attendait. Certes, c’était faisable pour un homme de la condition de Simone, il n’empêche que beaucoup de critères entraient en compte. Certains hommes avaient beau cumulé dix ans d’alpinisme, cela n’empêchait en rien certains de se faire cueillir par une avalanche, ou de perdre connaissance à cause du manque d’air, ou de perdre la raison à un moment donné, ou de simplement ne plus avoir la force de continuer. Il n’empêche que c’était une expérience à vivre, un passage obligatoire dans la vie de Lucas, qui se foutait complètement des risques soit dit en passant. Il voulait arriver là-haut, prendre une putain de photo avec son brave camarade et surtout, laisser la marque du passage d’un Wilde au sommet du monde. « Si tu veux mon avis, t’as intérêt de gagner des heures de sommeil tout de suite » C’est ce que lui-même finit par faire. Trop habitué à se préparer à ce genre de  conditions extrêmes, Lucas semblait disposer d’un bouton Off. Voilà que quelques minutes plus tard, il se retrouvait à dormir la tronche contre le dossier devant lui, puis la tête sur l’épaule de Simone, puis à nouveau la face contre le dossier.

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Re: Kings of the world [Simone] ✻ ( Jeu 8 Fév - 13:57 )

King of the world
Lucas & Simone
Je suis donc dans l’avion en direction de Katmandou, avec Simone
Voilà l'histoire de ma vie qui va très prochainement prendre fin. Quelle idée j'ai eu...! Et le plus drôle, c'est que je ne le regrette pas du tout, au contraire, je suis plutôt content et affligé par moi-même que j'ai décidé de suivre le délire. Je me retourne, les yeux ronds un peu surpris par le téléphone que mon ami... Enfin, un pote quoi, on se connait pas tant que ça, mais on fait comme si on était des potes de longues dates. C'est dingue à dire, mais c'est ma version de moi ce Lucas. Pas par rapport au physique, mais par rapport à notre manière d'être. Quoique, je suis plutôt brutal et je ne prends pas les choses doucement. " Parle pour toi. Tu seras tellement occupé à faire attention à moi que tu finiras par chouiner en premier." réponds-je nullement décidé à me laisser faire. Je souris à la caméra avant que Lucas ne la retourne pour parler à son tour. Ha bah oui, ce sera filmé et ce sera moi qui vais le filmer. Il ne sera pas capable de tenir la caméra ceci dit. En fait, je dis ça, je fais le malin, mais je n'ai jamais fait d'alpinisme de toute ma vie. Je n'ai pas la moindre idée de comment on fait et tout ce que je sais, c'est que je joue ma vie avec. Déjà, je joue ma vie en sauvant des gens du feu alors, on va dire que j'ai l'habitude... À part que cette fois-ci, c'est avec la glace. Il y a une grave différence là. Je soupire et me remet à la lecture d'un bouquin de langue, parce que ouais, je suis sûr qu'on va pas forcément parler Anglais là-bas...! " Eeeuh... Le Kilimanjaro, c'est l'Afrique, donc la Tanzanie et eeuh... Le Denali, en Alaska. " réponds-je sans relever mon regard du bouquin. " Mais ils vont vraiment vérifier ?" Lui demandais-je tout en relevant le regard les sourcils froncés. Bon jouer le jeu du grimpeur expérimenté, en plus d'être en bonne condition physique et avoir une bonne santé, c'est bon, c'est déjà gagné d'avance. Tout ce qui me manque c'est la fichue expérience que je n'ai pas et encore, je n'ai rien dit à ma famille. Même pas à Pio quoique... Je lui ai avoué que je suis parti au Népal pour faire du tourisme. Sans plus, sans moins.

Je l'écoute balancer le plan des trois jours, puis le temps qu'on aille au camp de base ... Qui est à cinq milles mètres. Mon visage se fige au nombre et mes sourcils se sont haussés de surprise malgré moi. Putain. CINQ MILLES. Ok. Je suis un expert, j'ai fait le kilimanjaro et le Denali alors les cinq milles mètres sont censée être du pipi de chat. " On fait comment pour bouffer eh ? On mange en marchant ?" parce que oui, la bouffe, c'est important même si je m'attends à ne pas retrouver un bon burger avec du bon cheddar et toutes les autres cochonneries qui suivent. Ou encore la pizza. Je sens que je vais être tellement HEUREUX de la retrouver après avoir fini. " Mec. Je te préviens, tout de suite, que si tu me fais un coup bâtard je ne sais pas quoi, parce que je regarde tes vidéos sur YouTube. Je sais que c'est ton genre. Je me vengerai." Lui dis-je en le pointant du doigt.

Sauf que voilà, il n'a pas peur de ma menace et me dit que le mieux c'est de dormir de suite. " Bholi " lui dis-je en Népali avec un petit sourire. Enfin, j'ia l'air classe à apprendre une autre langue, mais comme un con, je vais tout oublier dans l'heure qui suit. Je me remets à lire et à baragouiner le Népali avant que je le vois en train de dormir à toutes les positions improbables. " Ah bah dis..." Et forcément, amusé par toutes ses positions abracadabrantes, je m'amuse à faire des selfies, à le prendre en photo et ça m'aide à avoir de la matière pour me venger.

Et au final, je me suis endormi.

Il a fallu qu'on soit à l’atterrissage pour qu'on se réveille et qu'on descende de l'avion. On avait un peu de mal avec le décalage horaire parce que bordel, il doit faire nuit à CH et là, le soleil pète et encore, je ne suis pas habitué à entendre une langue étrangère. C'est très perturbant parce que j'vais en Italie ou dans des pays où on parle principalement Anglais ou Italien. J'aime pas être dans une situation d'incompréhension totale. Alors je laisse le grand gars qu'est Lucas se débrouiller, il connait le chemin mieux que moi et même la langue je pense. " Ben merde... T'sais à quoi il ressemble notre guide ? J'ai pas sa photo moi." On est allé cherché nos bagages et au final, on a retrouvé le guide qui parle l'Anglais à mon grand soulagement. Donc on a pu tenir une conversation. " Woah. Vous êtes vraiment des alpinistes ! Vous avez fait quoi comme montagnes ?" " Le Kilimanjaro et..." Sous le coup de stress j'oublie le nom de notre très chère montagne en Alaska. Bordel.

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Re: Kings of the world [Simone] ✻ ( Lun 12 Fév - 13:08 )

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Simone & Lucas
J'ai fait la magique étude, du Bonheur que nul n'élude
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Simone eut le droit à un petit ébouriffement de cheveux attendri pour son intervention devant la caméra. Mais oui que je vais m’occuper de toi, songeait Lucas. A son test, le bon élève fit un sans faute, ce qui lui valut le hochement de tête approbateur et fier de Lucas. « Mais ils vont vraiment vérifier ? » « Je me mets à la place d’un guide dont l’objectif est d’emmener nos culs à 8800 m d’altitude… disons que je m’intéresserais un minimum à ceux que j’accompagne, en effet. Je doute qu’on nous fasse un QCM à points négatifs ceci dit, donc pas la peine de se faire dessus. » C’est la première fois que Lucas faisait une haute (très haute) montagne sans son régiment, donc il ne connaissait pas exactement les formalités pour les… touristes alpins. « On fait comment pour bouffer eh ? On mange en marchant ? » Lucas haussa les épaules « Er… tu manges pendant le peu de pauses dont je t’ai parlé. Mais tu peux aussi le faire en marchant si le cœur t’en dit. » « Mec. Je te préviens, tout de suite, que si tu me fais un coup bâtard je ne sais pas quoi, parce que je regarde tes vidéos sur YouTube. Je sais que c'est ton genre. Je me vengerai. » Lucas resta un bref instant figé, surpris de la révélation. « Tu regardes mes vidéos ? », s’étonna t-il avec un haussement de sourcils stupéfaits. La menace venait de tomber à l’eau. Lucas ressemblait désormais à un môme qui découvre ses cadeaux de Noël. D’ailleurs il se mit à rire comme un gosse en tapant du plat de la main le siège de devant comme s’il venait d’entendre la blague du siècle. La blague du siècle, c’est qu’il n’avait pas prévu d’être parfaitement intègre avec ce bon vieux Simone, en effet. Mais quel intérêt de faire une chaîne vidéo de troll si l’on n’est pas soi-même un troll ? A cela, Lucas avait une excuse, une vraie excuse, qui n’était pas du baratin. Il calma son rire pour la dire : « Détends-toi vieux » il posa une main sur son épaule « Garde à l’esprit que mon but, c’est que tu atteignes ton objectif. Je suis de ton côté. » Simone ne dut pas être parfaitement convaincu… il prit vicieusement quelques clichés de Lucas alors que celui-ci avait piqué du nez le premier. Ce qu’il ne savait pas, c’est que Wilde fut le premier réveillé, et qu’il eut la même idée. Ainsi prit-il un selfie en faisant le V de la victoire de deux doigts, avec un Sim’ dans le coma juste à côté de lui. Après quoi les deux bâtards descendirent de l'avion. « Ben merde... T'sais à quoi il ressemble notre guide ? J'ai pas sa photo moi. » « Si je savais… ! Je ne l'ai pas non plus » rétorqua Lucas, super rassurant comme mec. Après avoir récupéré leurs bagages, ils ne purent cependant pas le rater puisque l’homme en question avait une pancarte avec leurs noms affichés dessus.

Ils avaient de la chance que celui-ci parle anglais, ce ne serait probablement pas le cas des autres sherpas qui les accompagneraient. Le guide était sympa, ça se voyait dans son regard, mais il avait ce côté un peu militaire dans la poignée de main qui indiquait clairement que les deux garçons allaient se faire aboyer dessus s’ils avaient le malheur d’être à la traine. A la question sur les montages, Lucas tourna la tête vers son camarade. « Le Kilimandjaro et… » « Le Denali ! » acheva tranquillement Wilde en passant un bras autour de ses épaules comme s’ils étaient de vieux potes qui avaient accompli tous ces exploits ensemble. En espérant qu’il n’ait pas à finir toutes ses phrases ceci dit, auquel cas ils allaient passer pour Dumb et Dumber. « Simone a aussi fait le Mont Blanc », dit-il en désignant son camarade d’un signe de tête, avant d’ajouter avec naturel « Mais je suppose que cette promenade de campagne ne compte pas vraiment » Il se marrait intérieurement de faire passer Simone pour le grand expert de la situation. Et c’était d’ailleurs plus crédible, de vanter un ami, que de se vanter soi-même. Le jeu prit, en tout cas. Les trois hommes empruntèrent le mini bus pour leur hôtel. Emerveillé comme à chaque fois qu’il découvrait une nouvelle ville, Lucas filma ce qu’il se passait au dehors, surtout une fois arrivé au centre-ville. Le quartier commerçant dans lequel il circulèrent lui évoquait une version réduite de Chinatown, avec en prime les tissus et vêtements artisanaux qui étaient exposés et portés uniquement par des vendeurs, ainsi qu'une petite poignée de population perdue entre de nombreux touristes en chemise, bermuda et basket – lui qui espérait croiser des espèces de Shaolin s’avoua un peu déçu. Le soir tombait lorsqu’ils arrivèrent à l’hôtel. Lucas déposa ses bagages dans sa chambre avant de rejoindre sans plus tarder celle de Simone. Il trouvait ça chiant qu’ils ne partagent pas la même. Non pas qu’il eut quelques idées déplacées (enfin si, un peu... comme toujours), mais la proximité était plus convivial à son sens. Squattant le lit du blond sur lequel il s’assit en tailleur, Lucas releva la main qui tenait sa caméra pour faire un plan sur le livre de langue de Simone posé sur la table de chevet. « La seule chose que ce mec saura dire une fois là-haut, c’est ‘quand est-ce qu’on mange ?’. Est-ce que ça valait l’achat d’un bouquin entier plutôt qu’une simple recherche Google ? J’me demande… » se moqua gentiment Wilde avant d’amener la caméra sur Simone. « Alors Momonn, dis-moi toutes les raisons pour lesquels tu veux monter au sommet du monde ». Dans l’espoir qu’il soit assez exhaustif sur les raisons en question, il y avait des chances que Lucas ait besoin de les lui rappeler dans des moments critiques.

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Re: Kings of the world [Simone] ✻ ( Lun 12 Fév - 23:21 )

King of the world
Lucas & Simone
Je me laisse ébourrifer mes jolis cheveux, de toute façon je sais qu'ils vont se remettre à leur place... Ou pas. Je soupire et les remets vaguement en place, de toute façon on va dormir sûrement et ça va être la grosse merde, alors autant les laisser décoiffé. Bon au moins, ce qui est sûr, c'est que je ne me plante pas dans les montagnes et les pays ! J'allais dire une connerie mais je me suis retenu parce que j'ai beau avoir été le mauvais élève dans le passé, j'ai appris à écouter un peu d'une oreille passive. Ce qui m'embête un peu, c'est devoir mentir aux guides officiels quand même, devoir prétendre d'avoir fait des choses alors que pas du tout, mais alors là... PAAAAS DU TOUT. Je sens que ça va chier un moment donné.

M'enfin, je m'en fiche un peu de tout ça, tant qu'on peut manger. La bouffe, c'est important, c'est très important pour moi même. En fait, la bouffe, c'est ma seconde femme. Voilà. C'est dit, c'est clair. En gros, on mange durant les courtes pauses, pas le temps de digérer, pas le temps de dormir, pas le temps de faire une pizza. Ceci dit, je doute qu'on puisse faire une pizza dans les montagnes, avec de la neige partout... Enfin, je devrais arrêter de déconner, mais c'est pas de ma faute parce que je suis stressé. Et y a de quoi merde. J'ai jamais fait alpinisme et je suis taré d'avoir dit que je le ferai. M'enfin, ça va changer du feu, c'est sûr.

Je lui parle de ses vidéos et il est super surpris. Je le regarde surpris de le voir surpris. M'en faut peu pour être surpris en fait. Putain. " Tu regardes mes vidéos?" " Baaah... Ouais ?"  Qui ne le ferait pas ? De toute façon, durant la soirée, j'ai entendu son nom et tout, j'ai appris qu'il faisait des vidéos, alors forcément que je me renseigne un peu sur qui est mon meilleur pote. Parce que merde, faut qu'on soit assez crédible, cela veut dire que je doive bien le connaître et c'est ce que j'ai fait. Je me demande si ce mec a regardé mon instagram, j'y poste presque toute une vie dessus en fait. Y a eu ce silence, on ne se dit rien, on se regarde juste... Comme si on attendait que quelque chose se passe. Et voilà que mon gars se met à réagir en éclatant de rire, moi aussi je me mets à ricaner un peu. " Ouais, avec des petites blagues à côté. Crois-moi, j'vais pas me laisser faire. T'verras." lui répondis-je avec un petit rire et un sourire. Je le tapote à son bras avant qu'on ne décide de devoir se reposer. Quoique, je me suis amusé à le prendre en photo en train de dormir.

* * *

« Ben merde... T'sais à quoi il ressemble notre guide ? J'ai pas sa photo moi. » « Si je savais… ! Je ne l'ai pas non plus » Je le regarde sur ces mots avec un air de lui demander s'il n'est pas en train de plaisanter avant de le taper au bras. " Duuude ! T'es sérieux ?" Ouais, j'avoue que je flippe un peu, mais je trouve ça drôle d'être dans un pays où on ne comprend pas la langue et qu'au final, on n'a pas de guide. Quoique... Enfin, non. Oubliez ce que j'ai dit. Eh. Il est là, avec la pancarte. " Eh, il est gentil le guide. Il nous a fait une jolie pancarte." En plus ce mec, il parle Anglais. Le bonheur ! Bon j'imagine qu'il maitrise le minimum, parce que je ne le vois pas aller pousser plus loin dans la langue. Ça m'étonnerait pas qu'il dise des gros mots au final. Mais bon, ça ne lui donne pas un air tout sympa au final, parce que j'imagine que c'est le genre de mec qui voudra qu'on arrive dans les premiers par rapport aux autres. Y aura sûrement des Japonais. J'ai toujours rêvé de parler Japonais, c'est rigolo.

Le Denali. Merde. Voilà, c'est ça. " Oueeeep!" Je fais une tape à l'épaule de mon bro' que j'entoure ses épaules de mon bras aussi. Là, comme ça, on est des vrais potes, je vous jure. On a dû faire théâtre d'improvisation dans une autre vie, c'est fou. " Ouais. Parce que c'était à côté et c'était l'une de mes premières montagnes, je suis Italien en fait avant d'être Américain !" Ouais en gros, j'ai la double nationalité.  « Mais je suppose que cette promenade de campagne ne compte pas vraiment » Je me mets à ricaner et le désigne d'un signe de menton. " Peut-être, mais toi, t'as fait le mont Kenya. Pas mal non plus eh... Dans le genre campagne." Ricanais-je au final. Je lui tapote l'épaule alors que le guide nous demande de le suivre parce qu'il faut pas perdre du temps. Alors nous le perdons pas.

Je prends mon téléphone et fais des photos avec. Je prends Lucas ainsi, quand il n'y fait pas attention, mais j'imagine qu'il sait que je suis en train de le cribler. Mais je profite aussi pour regarder de mes propres yeux et j'aime bien ce que je découvre. C'est tout un autre monde et c'est assez impressionnant. Y a tout types de personnes, tout habillés différemment. C'est fou ça. On avait fait la visite alors qu'on est crevé, que j'ai surtout faim, très faim et je pue.

On n'a pas trop tardé à aller à l'hôtel et si j'ai pu prendre la douche assez rapidement, parce que c'est pas comme les douches qu'on connait, mais au moins, je ne pue plus et j'aborde un sweat alors qu'il est dans ma chambre. Je ne tique pas à sa présence et au fait qu'il filme. Alors que j'avais forcément ce qu'on dirait du pain à la main, oui toujours en train de bouffer je sais... J'avais faim moi. " Qu'est-ce que tu fous avec mon bouquin ? Tu cherches à faire une vidéo artistique ou bien ? Ou tu cherches à apprendre la langue ? Le bouquin va pas te bouffer et t'arriveras pas à lire avec." te dis-je et au final, en réponse tu me diriges la caméra et me pose la question qui me fait sourire comme un idiot. " Prouver à tous les idiots, que même un con comme moi sans aucune expérience d'alpinisme peut réussir à escalader l'Éverest et à affronter le froid. En gros, c'est pas parce que je suis un pompier que j'ai peur du froid." Une pause avant de perdre un peu mon sourire et être un peu plus sérieux. " Je cherche surtout à vivre. 'Fin, je ne sais pas si tu me suis. C'est genre, t'as la vie qui te prend tellement plus qu'elle ne t'en donne et pourtant, t'as envie vouloir en profiter. À profiter tout ce qu'elle t'offre. Et le fait que je fasse l'Everest, c'est la plus grosse surprise parce que je ne m'attendais pas, mais en même temps... C'est le défi de dingue et qui fait même partie de ma dream list quand j'étais môme." Je pouffe de rire et fais un geste vague de la main avant de faire un signe du menton. " Ouah, je deviens philosophe. La caméra me fait ce coup-là. Enfin bref. Mais toi ? Pourquoi t'fais de l'alpinisme... Mais surtout, tenir une chaine Youtube en fait ?"

Je regarde autour de moi et soupire. " C'est nul qu'on soit chambre à part, on va pas pouvoir faire les cons... Ceci dit, c'est mieux s'il faut qu'on soit en forme pour à venir." lui dis-je alors que je balance un oreiller en sa direction ainsi que sa caméra. Faudrait que je m'habitue à la bouffe d'ici. 'Fin faut pas que je tombe malade non plus, ce serait trop con.
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Re: Kings of the world [Simone] ✻ ( Sam 17 Fév - 13:11 )

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Les garçons avaient l’air de deux chinois à tout immortaliser avec leur portable depuis le véhicule. Avant d’arriver, Lucas demanda : « Tu m’enverras ce que tu gardes de l'expédition, et je ferai de même ». Il aurait de sacré surprises, notamment quand il verrait sa tronche écrasé contre le siège d’en face quand il dormait dans l’avion. Simone croyait détenir une pièce à conviction, mais Lucas était tellement fan d’autodérision qu’il la publierait lui-même si le blond ne s’en chargeait pas. A l’hôtel, après que Wilde se fut frayé un chemin jusqu’à son camarade pour se foutre de sa gueule et son bouquin, Monsieur râla de ne pas être le centre de l’attention, mais là, une seconde ! Lucas lui donna la vedette, l’interviewant même telle une star sur ses motivations pour l’ascension de l’Everest. Le regard de Wilde se fit désapprobateur lorsque Simone se traita de con. L’autodérision, oui, se rabaisser non, surtout pas quand on était un brave gars comme cet Esposito. « Je ne voyage pas avec les cons, c'est que tu ne dois pas en être un », rétorqua t-il alors que son camarade faisait une pause « Autre chose ? » L’expression de Simone s’était un peu fermée, annonçant qu’il allait sans doute dire un truc personnel, ou du moins qui lui tenait à coeur. Lucas resta attentif. « Je cherche surtout à vivre. 'Fin, je ne sais pas si tu me suis. C'est genre, t'as la vie qui te prend tellement plus qu'elle ne t'en donne et pourtant, t'as envie vouloir en profiter. À profiter tout ce qu'elle t'offre. » « Bien sûr que je te suis, frère. » Tout ce que Lucas faisait, c’était avant tout pour vivre à fond. C’était un peu comme préparer une belle mort, celle de partir sans un regret. Lucas était très touché que Simone parle à cœur ouvert… même s’il ne pouvait s’empêcher d’imaginer un drapeau américain derrière lui ainsi qu’une musique qu’on entendait dans les discours patriotes de film de guerre, en arrière fond. Il ferait ça au montage, tiens. « Et le fait que je fasse l'Everest, c'est la plus grosse surprise parce que je ne m'attendais pas, mais en même temps... C'est le défi de dingue et qui fait même partie de ma dream list quand j'étais môme. » Ça c’était grave cool. « Ça me fait plaisir qu’on réalise ton rêve de môme ensemble ! », assura chaleureusement Lucas. La séquence émotion fut coupée par le petit rire de Simone, qui considérait être parti trop loin. « Ouah, je deviens philosophe. La caméra me fait ce coup-là. Enfin bref. Mais toi ? Pourquoi t'fais de l'alpinisme... Mais surtout, tenir une chaine Youtube en fait ? » « Je pourrais poursuivre dans la philosophie et te dire que l’alpinisme, c’est le schéma de la vie dont on rêve tous : atteindre le sommet. Te marres pas, tu comprendras de quoi je parle une fois là-haut, le putain d’accomplissement que c’est. La fierté… la liberté, surtout. » Se retrouver au sommet d’une chaine de montagne après des jours de travail et de galère, ça donnait le sentiment d’être… le roi du monde. Non, ce RP n'est pas un remake original de Titanic, quoique « Je fais ça pour le challenge aussi, bien sûr. A chaque fois, je vais toujours plus haut, et bientôt, je serai sur le toit du monde. Pour toi c’est différent. Tu t’attaques directement au gros morceau sans jamais rien avoir branlé avant. Ce qui fait de toi le roi de la fils de putterie dans le milieu, surtout si t’y parviens… et je te le souhaite ! » Sur ce, Lucas éteignit sa GoPro. Pour sa future vidéo, il préférait se concentrer plus sur son camarade que sur lui-même. « Chaque expérience est unique et ça… » il leva un peu la main pour présenter la caméra « C’est un souvenir qui restera intact, même avec le temps. Je me donne du mal pour que chaque seconde soit unique, ce n’est pas pour en perdre des miettes. Quant à la chaîne Youtube... » Lui aussi s’interrompit un court moment, son regard s’échappa vers la fenêtre tandis qu’il repensait aux premières raisons qui l’avaient poussé à poster sur internet. La première, c’était parce que sur le net, rien ne se perdait justement – pour certain, c’était une fatalité, pour lui, c’était au contraire une opportunité. Cette raison ayant déjà été annoncé, il parla de la suivante.

« Je l'ai crée dans un but de partage. C’est une bonne alternative au fait que je ne puisse pas emmener tout le monde en voyage. Si je montre essentiellement mes ratages et mes conneries, c'est parce que c’est à ça qu’on peut tous facilement s’identifier » Aussi spécial et un brin orgueilleux qu’il pouvait être, Lucas n’avait clairement pas fait ça pour la notoriété (car il n'était pas naïf). A la base, il s’imaginait que ses vidéos devraient toucher à peine une centaine de personnes au maximum, ce qui lui semblait amplement suffisant, surtout si ces gens passaient un bon moment. Il était loin d'imaginer que ça prendrait une ampleur telle qu'il pourrait monétiser sa chaine. Pour ce coup, il placerait les fails de Simone à l’honneur, c’était même l’intention de la vidéo qu’il ferait sur l’Himalaya : l’ascension du type sans expérience qui débarquait comme un touriste… et qui allait réussir. Ça allait faire un carton, à coup sûr. D’autant que ce petit Simone était très attachant, Lucas était son premier fan. « C'est nul qu'on soit chambre à part, on va pas pouvoir faire les cons... Ceci dit, c'est mieux s'il faut qu'on soit en forme pour à venir » Lucas se reçut un oreiller sur la tronche et il posa la caméra sur le livre de Sim pour accepter la déclaration de guerre. Etant sur le lit, il avait matière à riposter et lui renvoya le même projectile, en plus du second oreiller avec plus de force en se marrant comme un gosse. « Nous ne sommes pas obligés de faire chambre à part, darling », sussura t-il entre les deux lancers. Puis, Lucas se rassit convenablement sur le lit, celui-ci était à mi-chemin entre le matelas simple et le double: c'était soit prévu pour un obèse, soit prévu pour un type qui aimait dormir en étoile de mer. « Il n’est pas si étroit ce lit, on pourrait se serrer » Un petit sourire mi-enjôleur mi-amusé releva le coin de ses lèvres. « Dans les deux sens du terme si affinité… tu sais combien les petites séances sportives au pieu favorisent le sommeil. » Evidemment, il n’avait pas pu s’en empêcher. « Viens donc m'éjecter de là, si tu l’oses. » nargua t-il d’ailleurs.

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Re: Kings of the world [Simone] ✻ ( Mar 27 Fév - 20:44 )

King of the world
Lucas & Simone
Ça lui fait plaisir qu'on réalise mon rêve de môme ensemble.
Sur ces mots, je fais un signe de pouce à la caméra avec un vrai sourire avant que je me mette à rire parce que sérieusement, j'ai l'impression que je suis parti loin avec mon côté philosophe qui reprend le dessus. Je retourne la question à Lucas, pour ne pas être le seul con à devoir répondre à toutes les questions qu'on me pose, même si c'est normal parce que je suis devenu la nouvelle "mascotte" pour sa chaîne.

" T'as déjà gravi les sommets des montagnes, alors ouais, tu sais de quoi tu parles... Tandis que je n'ai pas la moindre idée... Quoique... Ptête. T'as la sensation que t'es le roi du monde. T'as la sensation que t'as atteint le but ultime et... Ouais, enfin je parle, je réfléchis trop, je rebondis à ce que tu dis. Mais ça me fera pas connaître la sensation. Faudrait juste que je monte cette montagne... " Si ma famille savait, ils m'auraient empêché, trouvé un moyen de me décourager parce qu'ils trouvent que ça, c'est fou et impossible. Je n'ai jamais fait d'alpinisme et je sais que dans le fond, je vais galérer, je vais en chier soyons réaliste. Mais au moins, je sais que je ne serai pas seul dans cette épreuve. J'hoche la tête à la mention du challenge. Ouais... Avant que j'éclate de rire. " Et pas qu'un peu. Un empereur de la putterie mec ! Sérieusement, ma famille n'est absolument pas au courant ce que je fous et quand je vais leur dire que j'ai fait l'Everest, ils vont pas me croire. Je n'attends que ça, voir la réaction de mon entourage, de la ville même... Les gens vont être sur le cul... Et même moi en fait." Enfin, je me tais alors qu'il vient d'éteindre sa caméra. Je m'adosse (plutôt m'affesse serait le terme plus approprié mais le correcteur n'est pas d'accord alors je le nique) à la table, les bras croisés et l'écoute. J'hoche la tête pour montrer que je le suis dans sa réflexion, c'est pas con ce qu'il dit. Je n'ai jamais été trop photo, mais sur mon instagram, je vois des souvenirs qui datent des années et pourtant, elles sont intactes et je peux me souvenir des sentiments que j'ai eu à ce moment là. Je pouvais me souvenir des détails, alors s'il filme tout ça, limite en fait un film... C'est une preuve suffisant pour montrer à tout le monde qu'on a vraiment fait l'Éverest. Que j'ai fait l'Éverest alors que je n'ai jamais fait d'alpinisme.

" Ouais, ça se défend. Je me rappelle que j'en avais eu marre de YouTube qui regorge trop de vidéos des personnes qui savent se différencier des autres, qui semblent réussir tout le temps sur tout ce qu'ils entreprennent. C'est décourageant dans le fond et très iréel." Je le désigne du menton, toujours les bras croisés. " Au moins toi, tu t'attendais sûrement pas à avoir autant de réput' mais t'as bien géré je trouve et y avait certaines de tes vidéos qui m'ont tués de rire. Je crois l'une avec une demoiselle...Enfin un peu vieille. Tina ? Non ?" Une pause je fais un geste de la main. " Enfin bref, vous m'avez fait marré quand vous avez découvert la maison abandonnée pas loin de la forêt. J'y allais souvent là bas môme et ça m'a fait drôle de revoir les graffitis que j'ai faites." Dans tous les cas, j'étais bien content d'être dans ses vidéos, en plus d'être au taquet de ses fourberies quand même. Ceci dit, pour le plaisir de ses fans, je transmettrais des photos assez rigolottes sur Lucas.

Je lui balance l'oreiller et je me retrouve assez emmerdé au final quand je vois que ce couillon avait toutes les armes en main. Au final, il a été super sympa pour ma condition puisqu'il me rend l'oreiller. " Ah ouais ?! T'voudras squatter mon lit parce qu'il est plus confort..." J'ai pas pu finir que je riposte en lui balançant mon oreiller avec plus de force possible en pleine tronche. Au final on arrête et j'arque un sourcil avec un petit sourire. L'est sérieux là ? " On sait très bien que ces séances là n'aideront pas le sommeil, mais ... " ça libère bien les endorphines, nous endort rapidement et nous aide à bien nous sentir par la suite. je ne suis pas médecin ou scientifique, mais j'ai assez souvent pratiqué pour savoir de quoi je parle en fait. Seulement, on va éviter ça ce soir et les soirs à venir, parce que je me connais assez: dès que j'ai couché avec une personne, j'évite au mieux de rester en contact et comme je vais rester avec lui pendant des jours... De toute manière, faut l'éjecter ce petit mec qui squatte mon lit là ! Je fonce vers lui en sautant sur le lit pour qu'il s'écarte, sauf que y a un truc totalement imprévu qui vient de se passer; juste au moment où j'atterris sur le lit. Le pied se casse et le lit se penche dangereusement sur un côté. Le con, qu'est-ce que je viens de foutre ? Je me suis arrêté et j'ai regardé les dégâts avant de pouffer de rire.

" Merde."

* * *

Trois jours plus tard.
" Merde alors..." Une pause, je regarde Lucas que j'ai du mal à reconnaître avec ses lunettes. " C'est vraiment en train d'arriver mec." Je flippe ? On peut dire ça, je flippe d'excitation que je donne un coup sympa à mon pote. Ceci dit, trois jours, s'en est passé des choses et la connerie du lit n'était pas la seule connerie... Y avait eu tout ce bordel de choc culturel. Moi qui passait les assiettes au serveur alors que ce n'était pas la chose à faire. J'ai baragouiné le Nepali et c'était pire, mais bon, tous ne parlait pas anglais et fallait faire des efforts même si notre guide parlait mieux la langue que moi. Il me disait que je ne devais pas perdre mon temps à dépenser mon énergie intellectuelle là dessus. Au moins, j'aurai appris à dire à dire quand qu'est-ce qu'on mange, j'ai faim, pizza et bonjour... " On marche doucement, ou vite ? ou doucement-vite?" Parce que je n'ai pas la moindre idée de la pause et quand qu'est-ce qu'on mange, si on peut parler et tout ça. Ce petit con de Lucas ne m'a rien dit et je le sens sortir la caméra. " Pfff... T'es pas sérieux dude."
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Re: Kings of the world [Simone] ✻ ( Dim 4 Mar - 17:52 )

Kings of the Worlds
Simone & Lucas
J'ai fait la magique étude, du Bonheur que nul n'élude
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« Ils vont pas de te croire, mais j’ai les preuves ! » remarqua fièrement Lucas. Et ouais, la fameuse caméra. L’affection se mit à briller dans ses yeux quand on parla de Tina. « Elle est pas vielle mec ! » le rabroua t-il. « Surtout pas elle en tout cas. C’était un peu ma nourrice quand j’étais petit, elle est cinglée quand elle veut, je l’adore. » Il fallait être cinglé pour suivre Lucas dans ces conneries comme elle le faisait oui. Leur bagarre échoua lamentablement avec le lit dont un pied fut pété. Ils se marrèrent tous les deux comme des cons sur le moment. Mais ça, ça voulait surtout qu’ils allaient effectivement devoir se serrer pour les trois jours à venir, mais dans la chambre de Lucas. Le comble du drame étant que le blondinet rejetait ses avances sans pincettes et qu’ils se contentaient donc de simplement… dormir. « On a l’air de deux tocards » rala Lucas la dernière nuit en faisant semblant d’être énervé, alors qu’il avait un discret sourire amusé aux lèvres.

Les voilà lancés dans l’arène, bien reposés, et sapés de leurs nombreuses couches de vêtements. Lucas laisse sa veste Extreme grande ouverte pour davantage s’acclimater. S’il commence à avoir froid maintenant, alors qu’ils n’ont même pas fait 3000 m, autant redescendre tout de suite. « Merde alors… c’est vraiment en train d’arriver mec… » « Calme ta joie, on n’est même pas au camp de base de l’Everest. Donc concrètement, non, ce n’est pas encore en train de vraiment arriver ». Trop encourageant Lucas, on adore. « On marche doucement, ou vite ? ou doucement-vite? » Sa question fit rire Wilde. Comment dire ? Le rythme de Simone n’était pas suffisamment soutenu, ce était est normale quand on n’était pas habitué à ce genre pente. Ils avaient beau n’être qu’au début, la randonnée s’annonçait tout de même ardue. A l’armée, si on avait le malheur d’évoluer à ce pas là, on se faisait traiter de pucelle. « On ne marche pas doucement, mais on ne marche pas assez vite non plus. Même le sherpa qui porte ton sac nous devance », se moqua gentiment Lucas. Avec ses habitudes de chasseurs alpins, lui, il avait gardé son sac sur le dos et avait chaudement recommandé, à raison, à Simone de ne surtout pas en faire autant. Les alpinistes eux-mêmes préféraient s’en débarrasser, c’est qu’ils n’avaient pas eu le même sergent que Lucas derrière le cul. Les sherpas, c’était des gars à part, ces locaux faisaient des aller-retours sur l’Everest tous les jours avec de grosses charges, parfois jusqu’au sommet. Ils connaissaient tous les chemins sur le bout des doigts. Leur guide était lui-même un vétéran. Pour chaque alpin, il y avait un sherpa pour l’accompagner. N’empêche que ceux de Lu’ et Sim avaient pris de l’avance par rapport à eux, parce qu’il ne fallait pas trop déconner. Wilde, lui, même s’il était du genre à tracer, il ne voulait pas laisser son pote derrière. L’ascension n’était déjà pas simple, si en plus il devait le laisser seul avec lui-même... Lucas entendit l’exaspération de Simone quand il dégaina la caméra, pour la forme. Il fit un plan sur son camarade en train de galérer avec la pente. « Pour information, nous marchons depuis moins d’une heure et Momonn semble déjà préoccupé par la prochaine pause. Je lui dis que c’est dans six heures ou je lui baratine un truc rassurant ? » Ok. La gueule de Sim quand il apprend ça, heureusement que Lu’ filmait. Il ricana comme un con. Il glissa ensuite une main de sa poche et lui tendit une barre de céréale pour le réconforter. Pendant la marche, Lucas lui apprit des chants militaires en commençant par la fameuse Blood on the risers. Au bout d’une demi-heure, même les sherpas entamaient le refrain avec eux alors qu’ils ne comprenaient pas un mot : « Gory, gory, what a HELLUVA WAY to die, Gory, gory, what a hell of a way to die ! » Leur chef ne chantait pas, soit il écoutait soit il était blasé. Dur à savoir quand on ne voyait que son dos. En tout cas, ils avaient tellement le temps qu’ils purent peaufiner leur chorale, dont la GoPro de Lucas ne ratait pas une miette. Après quelques silences, bavardages, et autres chants, le temps s’éclipsa de façon très convenable.

A la pause, Lucas tapota le dos de Simone pour le féliciter. Il s’installa à côté de lui sur un des rochers et retira son gant (il n’en portait qu’un parce que son autre main avait tenu la caméra). De son gros sac, il dégaina les bols, le lait bien frais, et le paquet de céréales chocolat-caramel. Et qu’on se descende ça à la cuillère ! « Magne, on n’a qu’un quart d’heures et on reprend. Je crois qu’on n’est pas trop mauvais » Il disait ‘on’ parce qu’il était sympa. « On mettra peut-être un peu moins de huit jours pour atteindre le premier campement si le rythme s’améliore. Ce soir, on plante les tentes et je te souhaite bien du courage frère : on ne va pas dormir beaucoup. » Avant de se lever, il annonça « Selfie Time ! » au beau gosse et fit son plus grand sourire en passant un bras autour des épaules de Sim. Puis ils refirent une photo avec les sherpas.



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Re: Kings of the world [Simone] ✻ ( Mar 6 Mar - 12:20 )

King of the world
Lucas & Simone
" Mais c'est sur le point d'arriver mec."
Ouais, je chipotais un peu, mais quand même. J'ai besoin d'être un peu rassuré dans le fond, car je joue carrément avec ma vie là à monter l'Everest alors que je n'ai grave aucune expérience dans l'alpinisme. Sérieux, c'est le truc le plus FOU que j'ai jamais fait de toute ma vie et encore, ça fait méga longtemps que je n'ai pas été en contact avec le froid, je peux dire que ça caille sa mère là ! J'ai laissé ma veste ouverte aussi pas pour que je caille comme pas possible, mais c'est surtout parce que j'aime pas trop que ça m'empêche dans les mouvements... Enfin, comment l'expliquer, c'est bien à ma taille et tout, c'est juste que j'ai du mal à réaliser que c'est vraiment en train d'arriver. Enfin, vous me comprendrez, mais voilà. Monter l'Everest, c'est le truc le plus dingue que t'ai jamais fait. Ceci dit, je me demande est-ce qu'on doit marcher doucement ou vite vite ou vite-doucement ou doucement-vite ? En fait, j'en sais FICHTREMENT RIEN MERDE ! Enfin, Lucas me dit qu'on marche pas doucement, donc ça va alors ? Ah mais on marche pas vite non plus. " Ouais attends un peu, mon sherpa c'est pas la première fois qu'il monte cette montagne. Y a une différence." marmonnai-je de façon à ce que ce soit lui seul qui entende. Ceci dit, je comprends pourquoi Lucas a décidé de ne pas s'en débarrasser, moi j'ai juste prétexté que bah... Ouais ok, j'ai rien prétexté du tout en fait. je reste quand même impressionné par les sherpas qui avaient l'habitude de grimper et descendre les montagnes. Ces mecs sont increvables en fait. Puis le guide là, il nous dit de se magner, alors je fais ce que je peux pour préserver mon énergie pour la journée au lieu de finir épuisé dès l'après-midi. Je sais comment me débrouiller pour avoir de l'énergie en réserve et avoir peu de sommeil grâce à mes deux boulots. Enfin bref, ça déconne pas.

Mais Lucas a toujours ce putain de don à sortir la caméra quand il faut pas. Sérieux mec ? Je lui lance mon super regard blasé sur le coup. Je baisse mon regard et continue de monter tout de même. Je l'écoute un peu et tourne mon regard vers lui. " T'as pas intérêt à plaisanter toi ! On ne peut pas manger pendant six heures, y a forcément une pause entre deux, même dix minutes ou quoi. Je te jure toi !" m'exprimai-je totalement en Italien avec un ton qui montrait que je ne plaisantais pas et le pire c'est que le petit con ricane ! " Ouais bon... J'avoue que ça peut passer... Faudrait que j'arrête de penser à manger sérieux. J'ai l'impression que quand je suis stressé, je ne pense qu'à bouffer." soupira-t-il. Je le remercie d'une tape amicale quand il me passe la barre de céréale. Je lui en propose quand même un petit bout et le temps passe plus vite quand on se met à parler, mais surtout quand il s'improvise comme maitre chanteur. Au final, on se retrouve à chantonner avec les Sherpas. Ce qui est assez cool dans le sens où on fait connaissance un peu plus avec les Sherpa et je me retrouve à baragouiner les mots Népalais. On se parle, puis y a des silences pour reprendre notre souffle, mais aussi parce que des fois, on en a besoin et ça me permet de profiter du paysage autour de moi. Ça se transforme en un bon souvenir.

La pause ne tarde pas à arriver quelques heures plus tard, j'ai pas la moindre idée de quelle heure il est et je m'en fiche. Je suis bien heureux à ce moment-là parce que marcher comme ça, c'est pas si mal que ça ! Je sors mon repas à mon tour et on était à côté l'un et l'autre. " T'inquiète. Je sais tout manger en moins de cinq minutes. Je te rappelle qu'en étant pompier, on avait un appel qui pouvait survenir à n'importe quel moment." Je mange vite tout en étendant mes jambes, puis les repliant, histoire de bien les étirer à ma façon. J'écoute Lucas parler " Ah ouich?" fis-je la bouge pleine. On va être arrivé plus tôt que prévu ? C'est pas si mal que ça en fait ouais ! " Je suis mentachelement préparché." je finis vite ma bouchée avant de me met en position pour un selfie, la main sur l'épaule de Lulu avant que je ne décide de faire les oreilles de lapin avec mes doigts derrière sa tête et mon sourire débile. Puis on invite les Sherpa à se joindre. On s'amuse vite comme des cons pendant quinze minutes avant qu'on se remette à la marche. On est devenu bien plus sérieux sur le coup. " Tu penses qu'on va arriver genre avec deux jours en avance, c'est possible ça ?" lui demandai-je.

N'empêche que je prends des fois le temps d'admirer le paysage autour de moi et c'est impressionnant. Je ne m'y attendais pas à une telle vue et encore moins à sourire comme un con. Surtout à me dire que j'aime la vie rien qu'à ce moment là. Je jette un regard à côté de moi et ricane quand je le vois encore en train de me filmer. " Tu devrais sortir un DVD tu sais ! Limite, un film documentaire !" fis-je en le désignant. " T'as pas pensé à devenir réalisateur mec ? Genre, travailler dans l'industrie du cinéma quoi."

On continue de monter et au fur et à mesure, je sens la fatigue arriver. C'était la fin de la journée sûrement et surtout, il faisait de plus en plus froid. Je pouvais le sentir un peu. Quand vint le moment pour dormir, on étaient en train d'installer les tentes. J'aidais les Sherpa à faire les leurs, parce qu'ils m'ont bien aidé avec mon sac. On ne tardait pas à aller dans nos tentes une fois qu'elles étaient prêtes. La nuit va être calme en fait. " C'est pas si mal comme première journée non ? Enfin, c'est vachement plus dur que je ne l'ai pensé, mais c'est pas impossible." Je lui tends de l'eau alors que je me mettais en position pour préparer à manger vite fait. Des boites. J'aime bien et j'ai eu le temps de m'accomoder à la nourriture d'ici. " Plus sérieusement et sans vouloir gonfler mon égo. Tu penses que je peux le faire, ce sommet ?"
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Re: Kings of the world [Simone] ✻ ( Mar 13 Mar - 20:40 )

Kings of the Worlds
Simone & Lucas
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« Le stress et la frustration. Quand on a une activité sexuelle réduite, on pense à la bouffe pour compenser. On aurait dû coucher ensemble quand je l’avais proposé. Plus on monte, plus notre libido se réduit comme la taille de nos couilles. Cela signifie que, bientôt, moi aussi je vais crever la dalle tous les quarts d’heure ! » se plaignit Lucas, monsieur l’enfant pourri gâté, qui leur trouva quand même une autre occupation que manger. Les vieilles chansons patriotes, ça réchauffaient les muscles et les cœurs, ça rassemblaient, ça créaient un certain esprit d’équipe, même s’il viendrait tôt ou tard le moment oú ça serait chacun pour sa peau. Et le temps passait plus vite. Pour Lucas, les six heures n’avaient représenté qu’une petite promenade quand ils arrivèrent à leur première pause. Il avait le sentiment de pouvoir continuer indéfiniment comme ça. « T'inquiète. Je sais tout manger en moins de cinq minutes. Je te rappelle qu'en étant pompier, on avait un appel qui pouvait survenir à n'importe quel moment. » « Ça fait quoi, d’avoir du gel dans les poumons quand on est plutôt habitué à la fumée ? T’as déjà manqué d’y laisser ta peau, dans ce job ? » demanda Lucas. Lorsqu’il le prévint de la nuit courte, ça ne lui fit pas si mal au cœur, à Simone. « Ah ouich ? Je suis mentachelement préparché » Même s’il n’avait pas la bouche pleine, Lucas se fichut de sa gueule en répondant avec un sourire goguenard : « Ch’est bien » Il prit une autre cuillère de son bol. « Tu penses qu'on va arriver genre avec deux jours en avance, c'est possible ça ? » Lucas fut pris d’un rire qui lui fit recracher ses céréales dans la neige. « P’tain, c’que tu peux être naïf. On aura une avance de 12 heures au maximum ! » Adorable ce petit Simone, il s’adaptait à tout, il avait même appris un peu de Nepali alors que Lu ne s’était pas donné la peine. Après la séance photo, il sourit un peu, touché que Simone le juge capable de réaliser des films, mais ce n’était pas trop son domaine d’expertise. Les seuls trucs qu’il faisait au cinéma, c’étaient des contrats en tant que cascadeurs. Cela lui rappella au passage que ça faisait un peu trop longtemps qu’il rejetait des propositions. Ce serait bien de se remettre à bosser… un jour. « Ça ne m’attire pas tant que ça, à dire vrai. Les montages Youtube, ça me suffit, c’est déjà pas mal de boulot l’air de rien ».

La première nuit, comme promis, ils montèrent les tentes ensemble. La température était un minimum clémente, mais ça ne présageait rien de bon. C’était trop calme. Avec la poisse de Lucas, il allait y avoir une grosse couille à un moment donné. « C'est pas si mal comme première journée non ? Enfin, c'est vachement plus dur que je ne l'ai pensé, mais c'est pas impossible», commenta Simone alors qu’ils étaient autour d’un casse-dalle. Lucas le remercia pour la bouteille et but quelques gorgées. « On n’est même pas au début Momonn, même pas » dit-il en lui rendant l’eau. « Plus sérieusement et sans vouloir gonfler mon égo. Tu penses que je peux le faire, ce sommet ? » Lucas sourit légèrement sans répondre au départ, faisant mine de s’intéresser à sa bouffe, comme s’il voulait laisser planer un mystère. En réalité, s’il doutait que Simone puisse avoir les épaules pour un tel truc, il ne lui aurait jamais proposé cette expédition. Après quelques secondes à le faire mariner, il lui jeta un regard bienveillant et donna son verdict en toute honnêteté. « Je pense que si tu n’y arrives pas, aucun de ces mecs n’y arrivera » Il désigna les autres tentes d’un signe de tête. Il ne faisait évidemment pas référence aux sherpas, mais aux autres alpinistes expérimentés. A partir d’une certaine altitude, l’expérience n’avait plus aucun sens. Combien s’étaient déjà retrouvés à perdre la boule sur les cinq cent derniers mètres ? Ou avec des mains congelés ? (Il avait d’ailleurs éviter de faire mention de ce genre d’accident, qui pouvait impliquer de devoir amputer un membre). De toute façon, Lucas était rodé. Alors à moins de se bouffer une avalanche qui les tuerait sur le coup, ça allait bien se paser. Pour réussir, il fallait avoir le truc. Ah, et il fallait aussi savoir monter un mur de glace au piolet, chose que Lucas avait omis de préciser à Simone auparavant. Il le ferait au dernier moment et avait hâte de le voir se ramasser la gueule sur ces débuts. Bien sûr, il ne ferait pas un tel coup de bâtard s’il n’était pas intérieurement persuadé que Simone finirait par en être capable. Il en avait dans les bras, le garçon ! Avec cette journée intensive, ils s’endormirent comme des masses et furent réveillés 5h30 plus tard par leur guide. Normalement, c’était six heures de sommeil, mais le gars était pressé et grattait au mieux le temps là où il pouvait. Ils remballèrent les tentes et repartirent avec des gueules de déterrés. Au troisième jour, Lucas suggéra à Simone de porter lui-même son sac, puisqu’il le jugeait bien “échauffé”.

Comme Lu’ y avait songé, ils arrivèrent avec un peu d’avance au camp de base, par rapport au temps estimé. Le seul luxe qu’on trouvait à ce camp, c’est que les tentes étaient déjà montées et qu’il y avait moyen de se laver avec de l’eau un peu chauffée et non glaciale. « On reste là une journée pour s’acclimater, et on repart ». Au soir, après une bonne douche, Lucas s’allongea à côté de Simone, sur le ventre, et il repassa les vidéos des jours d’avant. « Putain, t’entends comment les sherpas rient comme des trolls chaque fois que l’un de nous se ramasse la gueule ? ». Même Lucas, il avait déjà chuté comme une merde. La caméra avait bouffé de la neige. En regardant les vidéos, il se rendit compte qu’il avait réussi à filmer la gamelle du sherpa qui marchait devant lui. Le voyou lui avait fait un croc-en-jambe qu’il avait fait passer pour involontaire. « Yes, c’est hyper bien filmé ! J’avais peur qu’on ne voit rien avec la proximité ! » Il avait profité des premiers jours pour faire le malin parce qu’il savait pertinemment que plus ils monteraient, moins il en aurait le courage et l’occasion. Comme ils n’avaient rien à faire le lendemain, les garçons purent rattraper leur sommeil. Lucas était tellement crevé qu’il n’eut pas la présence d’esprit de tripoter Simone avant de pieuter. Il se leva à 12h, rechargea sa GoPro et, plus tard, dans la journée, refusa de se laisser vaincre par l’ennui en déclenchant une bataille de boule de neige.

Quand ils furent repartis le lendemain matin, sacs sur leur dos, avec leurs vêtements de rechange chaud, propre et sec (c’est-à-dire pas humides à cause d'éventuelles batailles de boule de neige provoqués par certains crétins), ça riait beaucoup moins. « Là, on y est vraiment Sim' » Ça chantait toujours (les sherpas s’amusaient à réciter « Gory gory » parce que ça leur donnait l’impression de parler anglais) mais ça riait beaucoup moins. Heureusement qu’ils étaient dans l’effort, le froid était mordant quand de la neige leur tomba sur la gueule. Quel temps de chien. Lucas avait remonté son col et bien descendu son bonnet, il n’empêche que les bouts de peau qui dépassaient en prenaient pour leur grade. Le temps se fit calme peu avant qu’ils arrivent au premier camp. Sur place, Lucas repéra un mur de glace, pas loin. C’est sans doute là qu’ils allaient être testés par leur guide pour voir s’ils étaient aptes à aller plus loin. Eh oui, la montée de l’Everest nécessitait la capacité d’escalade au piolet. Lucas en avait quatre dans son sacs, deux pour lui et deux pour Simone. Cette étape du voyage, il avait un peu omis de la lui préciser. Et dans la nuit, alors que tous les vétérans s’étaient endormis, Lucas observait la silhouette inerte de Simone, qui devait s’imaginer qu’il allait avoir un sommeil paisible. Un fin sourire narquois releva le coin de ses lèvres et il poussa du coude son camarade. « Psst. Hé, Simone », il le secoua un peu plus fermement et attendit qu’il ouvre les yeux et émerge. « Demain, à 10h,  le guide nous fera escalader le mur de glace au piolet. Si on galère trop, on sera obligé de redescendre. Je veux pas être pessimiste, mais sans entraînement, t’auras pas beaucoup de chance. Je te conseille de t’y coller dès ce soir » Il prit un air innocent : « Me regarde pas comme ça, je viens de les entendre discuter entre eux avant de s’endormir, j'savais pas qu’on serait mis à l’épreuve » Il se redressa en position assise et fouilla dans son sac pour sortir les deux espèces de grande pioches. « Allez Sim. Ce n’est qu’un mauvais moment à passer, je vais t’apprendre ». Et ils se rhabillèrent, et ils enfilèrent les chaussures alpines, et ils sortirent (non sans oublier la caméra, pour Lucas). Wilde se dit que ça valait le coup, une nuit écourtée pour voir Simone galérer sur un mur de glace. Autant en profiter, ils avaient déjà une sacrée chance qu’il fasse seulement -22°. C’était doux pour une nuit.  « Tu frappes le plus haut possible de ta meilleure main, puis tu frappes de l’autre, tu montes de trois petits pas, et tu recommences. » Avec les piolets, ils miment les gestes tout en parlant, puis les lui tends : « Frappe fort, autant les pieds que les mains. C’est censé percer la glace » Et ça, il n’allait pas y arriver instinctivement, même s’il omit également de le préciser. Lucas lui refila une tape encourageante sur l’épaule, l’air solennel. « Force et honneur »


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Re: Kings of the world [Simone] ✻ ( Jeu 29 Mar - 1:00 )

King of the world
Lucas & Simone
«  Oooooh. » Et j’adopte un petit air triste à Lucas. « T’es frustré toi on dirait. » Je souris un peu et donne un petit coup sur son épaule.  « Au moins ça nous donne une raison de vouloir descendre vivant après avoir gravi le sommet mec. » Et c’est vrai, c’est même pour ça que j’ai refusé ses avances (plusieurs d’ailleurs), parce que je sais qu’on sera assez distrait durant la marche, surtout moi. Je sais comment je fonctionne et surtout comment j’arrête de parler aux coups d’une nuit. Je ne suis pas le genre de partenaire régulier, à quelques exceptions près et je repense à Eliza. Je me demande ce qu’elle doit faire, sûrement en train de forniquer avec Jake tient. J’ai beau partir dans mes pensées, j’ai pas remarqué de suite qu’il fallait faire une pause et qu’on avait quelques minutes pour manger. Du coup, ouais voilà. Je discute encore avec Lucas qui semble s’être calmé maintenant qu’il peut bouffer, tout comme moi en fait. « Plusieurs fois même. Quasiment à toutes les interventions dude. » Et là, je me mets à raconter tout en bouffant quelques aventures qui ont fait que j’en porte les cicatrices aujourd’hui. « Mais après, on porte un masque pour éviter de respirer la fumée et ça fait longtemps que j’en ai pas respiré… À part depuis les cigarettes. De toute manière, ce qui est sûr, c’est que l’odeur, ça n’a rien à voir. » Et je me mets à ricaner, à secouer les épaules sous mon petit rire. Néanmoins, je reprends le sérieux et revient sur l’idée d’arriver en avance, mais Lucas se fout de ma gueule encore une fois. Je le tape gentiment de mon poing sur son bras. « Ducon, un peu de respect pour la nourriture et le mec paumé que je suis ! » Mec paumé, ouais je suis bien gentil. Mais en fait, je suis le mec paumé, taré, suicidaire, solitaire qui décide de réaliser son rêve de gamin. Mais Lucas, c’est quoi ? Il est quoi en fait ? Un mec qui veut faire des vidéos pour montrer au monde qu’il y a même des gens ordinaires, pas le genre à se prendre la grosse tête pour avoir des millions de vues, de gagner de l’argent même. D’ailleurs, l’argent ne lui manque pas. Enfin, s’il aime faire les vidéos, en fait, autant y en faire quoi. Je connais quelques potes, mais il n’a pas l’air d’être si intéressé que ça. J’hausse les épaules un peu paumé, parce que je ne réalise pas ce que ça demande de faire un montage vidéo en fait.

La nuit tombe, je me retrouve à dormir dans la même tente que Lucas, c’est pas plus mal parce que je n’ai pas besoin de parler le Nepali avec lui. Je soupire quand il m’annonce que je n’en suis même pas au début, donc y a bien pire que ça. Parce que ouais, c’est de la marche dans la neige maintenant, c’est un peu délicat et j’imagine que ça va s’empirer quand on va se retrouver à marcher sur des mètres de neige quoi. Je vais être le mec qui va prouver qu’on peut faire l’Everest sans expérience, donc qui donnera l’inspiration aux autres. Il est vrai qu’il a raison, j’hoche la tête et au final, sur ces mots. On finit par aller se coucher. Et on continue ainsi ce nouveau train train de vie. Se lever à 5h30, marcher toute la journée, bouffer de la bouffe de conserve et je commence à manquer de pizzas. P’tain. Pas grave, c’est pas comme si je partais pour un an. D’ailleurs mama doit s’inquiéter au fait qu’elle soit sans de mes nouvelles, mais elle devrait savoir que je fais souvent ça quand je suis parti en vacances. Sauf que là, ce ne sont pas les vacances, mais une PUTAIN d’expédition.

Et quand on est enfin arrivé au camp de base, je pouvais enfin souffler parce que je n’ai pas à monter les tentes et qu’on a une douche plus luxueuse (pas la douche italienne, vous croyez quoi vous ? Qu’on est dans un putain d’hôtel à 5 étoiles ou quoi ?). On a passé la fin de la journée à se reposer un peu, j’en ai profité pour approfondir mon Nepali et faire connaissance avec les autres gens des autres nationalités, plus je racontais les bobards, plus j’étais à l’aise et je me sentais bien, je n’avais aucun de mal à balancer les noms de montagnes du moment où je reste crédible. J’ai vite retrouvé Lucas dans la même tente et on se met à ricaner en regardant ses vidéos. « Au moins ils ont plus de classe que nous qui ricanons comme des gros porcs recrachant la nourriture sur la neige. » Et le lendemain matin, j’étais de ceux qui a suivi dans cette fichue bataille de boule de neige et j’ai finis par gagner en assommant Lucas d’une grosse boule de neige. Celle-là, il ne l’avait pas vue venir en fait. Comment je me suis marré et j’ai pas hésité à le filmer se prendre un gros coup bâtard comme celui-ci !

Mais après cette journée de repos, on devait reprendre le sérieux et c’est là que Lu’ me dit que ça commence à devenir sérieux, qu’on y est vraiment et que rien n’allait être facile. J’hoche silencieusement la tête et ne dit rien. Je me concentre à fond sur la marche, sur le chemin que je dois suivre. Je me concentre aussi sur les voix des Sherpas qui chantent en anglais. Mais la marche se passe bien malgré la sale neige et le froid qui m’a fouetté le visage de fou quoi, ça m’a vidé par contre que j’ai commencé à dormir comme un bébé. Ouais, en fait, j’ai commencé à dormir, genre mon dos se détend et ça fait un peu mal, mes jambes aussi. En fait, mon corps me fait souffrir et le froid, putain, mais qu’est-ce qu’il fait froid. Je suis trop bien dans mon duvet quoi. Et j’allais commencer à rêver de mon retour, comment fêter l’ascension et j’imagine déjà un lit qui craque pas, qu’on pourrait le fêter dignement en plus. J’imagine déjà tout ça avant que j’entende la voix de Lu’.  « Mgggnneeegnnee.. Pas maintenant Lu. Fous moi la paix. Va chercher quelqu’un d’autre pour tes cauchemars la chochotte… » grognai-je avant de balayer son coude je ne sais quoi qu’il me fait bouger merdeuh. Bon qu’est-ce qu’il me veut là ? Je soupire et lui lance un regard plus que blasé. Sérieux, y a pas assez d’heure de sommeil et c’est pas maintenant qu’on va coucher. Et par coucher, ouais, baiser quoi. Je le regarde, je suis prêt à l’écouter, mais plus je l’écoute, plus je me redresse avec un air de lui demander s’il plaisantait. En fait non, il ne plaisante pas ce petit con. Il a fait exprès de ne me rien dire ? Pourtant j’ai pas eu l’information des autres non plus. Bon, j’avoue qu’il est plutôt crédible, mais putain. Je me redresse en position assise et me sens trop fatigué, mais surtout blasé parce que je n’ai pas eu mon sommeil érotique là. Enfin, mon début du sommeil érotique et après j’aurai laissé mon cerveau faire le boulot quoi. « Putaain… » soupirai-je très agacé. Je vais crever ouais.

Après s’être rhabillé, affronté à nouveau le froid pour m’adapter ensuite à la température. Ça caille sa mère là, mais sérieux…! Comment c’est possible qu’il fasse aussi froid que ça bordel ? Je suis fatigué là. J’en ai marre, tout me fait chier et faut que je monte ce putain de mont d’Everest de merde et s’il faut, j’éventrerai ces fichus pics de neige et je les grimperai, je me démerderai et puis voilà. Lucas va m’aider et j’écoute attentivement ses conseils, du moins, j’essaye. Je l’imite, je l’écoute et essaye de tout caler dans ma tête. Je récupère les piolets toujours avec cet air fatigué, mais limite j’suis au bout de ma vie quoi là.  « Force et honneur. » fis-je en hochant à peine la tête alors que je regarde le mur de glace. Je soupire et regarde ce qu’il y a à grimper, c’est vachement imposant mine de rien. Je ne me sens pas, mais bon merde. Si je veux vraiment grimper le mont Everest, autant que je fasse tout pour.


Frapper le plus haut possible, frapper de l’autre. Monter trois petits pas. Doucement, c’est la meilleure façon d’aller plus vite. Ne pas se presser, ne pas… «  WOUAH !!! » BRAOUF ! «  Merdaaaaaaaaaaaaaa ! » Et tous les jurons en Italiens suivent. Je me redresse de la neige, mécontent d’avoir été surpris de la sorte. Je soupire et m’y remets quand même, je ne vais pas me laisser faire.  « Ce n’est pas un putain de mur de glace qui va m’empêcher d’atteindre mon but. » grognai-je alors que je décide de recommencer. Je ne réussis pas non plus, mais j’évite de tomber cul en premier dans la neige. Je fais ce que je peux pour monter et ça a duré des heures. J’ai balancé de la neige à Lucas qui s’est marré tout en me filmant. J’ignorai depuis combien de temps il m’a filmé mais j’ose espérer qu’il ne m’a pas filmé dans mes débuts, quoique ça devrait être comique. Mais il fut un moment où je reste allongé au final, trop fatigué pour continuer l’entraînement… J’avais quand même compris le principe et je me sens plutôt confiant. Je ne suis pas le meilleur c’est sûr, mais je suis moins nul qu’avant, c’est d’autant plus sûr. Au final, on a finit par aller retourner dormir et directement, j’étais trop crevé que je me suis endormi comme une merde, sans avoir même eu l’occasion de me faire un rêve fantasmé.

Mais le matin, c’est pas encore mieux. Je suis fatigué, j’ai une sale tronche et encore un peu, tout le monde me dirait que j’ai pas dormi à cause du stress. C’est un peu le cas, je me suis quand même réveillé un peu au milieu de la nuit parce que j’avais peur qu’on me recale au final et que ma maîtrise n’était pas bonne. Lucas était censé de savoir ça merde, qu’on devait savoir monter avec les piolets. Il a fait les montagnes comparé à moi quoi ! Je soupire quand l’heure du test était annoncée, je préfère prendre mon petit-déjeuner sans énormément d’énergie. Je regarde Lucas qui me regarde, je fronce les sourcils et fais un signe du menton. « Comment c’est possible que toi, expérimenté dans les escalades en montagne ne sache pas qu’ils font tester les autres pour voir s’ils savent monter avec les piolets ? Normalement, ils le font aussi pour le Mont Blanc. » Moi suspicieux ? Ouais. J’ai eu le temps de réfléchir cette nuit, tout comme mon cerveau a eu le temps de procéder au mécanisme de l’escalade.

Au final, ce fut l’heure et je passais au milieu. J’étais observé par tout le monde, mon honneur et mon rêve était en jeu. J’avais même prié Dieu alors que j’y crois pas, mais mama … Vous savez, c’est une très grande croyante quoi. Enfin, je teste les piolets avant, si je suis bien attaché et tout ce qui suit. J’ai commencé à grimper le mur de glace en même temps que je sens mon coeur palpiter, battre nerveusement. Je sens même mes membres disparaitre. C’est assez étrange en fait, mais ouais, j’ai la sensation de ne plus les sentir à force de grimper et encore, je prends mon temps. Sûrement plus comparé aux autres, mais au moins, je suis prudent et je ne fais pas de faux mouvement, je ne rate pas. Je ne dois SURTOUT pas tomber. C’est ce que j’arrête pas de me répéter dans la tête et au final, j’ai fini par glisser, mais je me suis retenu à temps, je me suis agrippé à temps pour éviter de revenir en bas, j’avais eu de bons réflexes. En fin de compte, on m’a dit que c’était bon.

Je crois que c’est à ce moment là que je me suis senti soulagé, avec un poids en moins. C’est même à ce moment là que j’ai finis par rejoindre Lucas en mode:  « Putain mec ! Je l’ai fait ! » Et sur ces mots, je le prends pour une accolade. «  Et tu m’as filmé avoue encore…? Après tout, suis pas surpris, mais ce qui est sûr, c’est qu’il y a plus de lumière que cette nuit hein… »
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Re: Kings of the world [Simone] ✻ ( Jeu 19 Avr - 16:58 )

Kings of the Worlds
Simone & Lucas
J'ai fait la magique étude, du Bonheur que nul n'élude
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« Force et honneur » dit-il en retour. Simone lui tourna le dos pour s’avancer vers le mur, Lucas enclencha sa GoPro en la braquant sur lui avec un petit sourire en coin goguenard. Son camarade se foira sur les premières tentative, le temps de réussir à avoir le coup de main pour bien planter les piolets dans la glace… et les en décoller. Au bout d’un moment, Simone réussit à grimper sur quelques mètres. Lucas l’encouragea à sa façon et se mit à chanter du Mulan : « Comme un hooomme, sois plus violent que le cours du torrent ! Comme un hooomme, sois plus puissant que les ouragans ! Comme un hooomme, sois plus ardent que le feu des volc-AHAHAHAHA ! » Si ce chant venait de se terminer en grand rire tonitruant de Joker, c’est parce que Simone venait de se ramasser la tronche comme une vieille merde en lâchant une mélopée de jurons italiens. Occupé à rire, Lucas ne vit pas venir la boule de neige qui lui arriva en plein dans la face. Ça avait été lancé d’une telle force que, étant lui-même sur la glace, Lucas glissa et se ramassa sur le dos. Comme une vieille merde, aussi. Et cette gamelle le tua tellement de rire qu’il eut du mal à s’en relever. Le pied qu’il posa au sol glissa un peu et il faillit retomber à nouveau. Finalement, il réussit à se hisser sur ses deux pieds, caméra en main. Du béton armé cet appareil. Simone finit par assimiler plus ou moins bien la technique au fil des tentatives, mais il ne monta pas jusqu’au bout. Une heure plus tard, Lucas mit fin aux hostilités en voyant qu’il comptait réessayer. « C’est bon Sim’, t’es prêt. Là tu vas juste te fatiguer davantage et c’est pas ce qu’on veut. Viens, tu y arriveras, tu verras ». Au lendemain matin, Simone, avec sa gueule de déterré pire que Lucas, se montra suspicieux. « Comment c’est possible que toi, expérimenté dans les escalades en montagne ne sache pas qu’ils font tester les autres pour voir s’ils savent monter avec les piolets ? » Excellente question mon cher Simone, dommage pour toi, Lucas avait déjà la réponse. Une réponse véridique en plus : « Je n’ai jamais été testé, ni moi ni les potes avec qui je le fais habituellement. On a nos cartes de chasseur alpin. J’avais même pas de guide quand j’ai fait le Denali, c’était mon chef qui nous supervisait. Pour tout te dire, c’est la première fois que j’escalade avec un amateur » Il haussa les épaules. « Après, certes, j’aurais dû m’en douter mais… toi aussi. Pourtant tu ne l’as pas vu venir non plus. » Leur groupe se rassembla ensuite devant le mur de glace. Par rapport au début, le nombre d’alpinistes s’était réduit. Il y en avait beaucoup qui s’étaient fixés l’objectif du troisième campement et était redescendu, satisfaits d’eux. Ne restait que les grands aventuriers expérimentés… et Simone. Lucas se lança le premier, cela permit à Simone de ré-assimiler les bons gestes en le regardant. En haut, il sortit la caméra et filma le contrebas quand ce fut au tour de Simone. Ils montèrent tous un à un. Lucas fut un peu tendu en regardant son ami évoluer. Contrairement à l’entrainement de la nuit, cette fois, Wilde ne se moqua pas. Il l’encouragea même. « T’es le meilleur Sim ! » Il serra les dents en le voyant glisser à un moment, mais le rital se rattrapa comme il faut. « Bien joué mec ! Allez, t’as fait pire ! » Simone s’en sortait hyper bien, ses gestes étaient mécaniques, un peu comme s’ils les avaient répété plusieurs fois dans sa vie et les avait imprimé en lui. Lucas y croyait dur comme fer et il eut raison. Simone atteint le sommet. Heureux, il vint vers lui tandis que Lu’ rangeait la GoPro. « Putain mec ! Je l’ai fait ! » « Je te l’avais bien dit ! » rétorqua Lucas en le serrant dans ses bras en retour. « Et tu m’as filmé avoue encore…? »   Evidemment ! » « Après tout, suis pas surpris, mais ce qui est sûr, c’est qu’il y a plus de lumière que cette nuit hein… » « Boude pas » rétorqua moqueusement Lucas en lui collant une bise sur la joue.

L’ascension put reprendre, dans des conditions bien plus difficiles qu’au départ, notamment à cause du manque d’air qui se ressentait de plus en plus en raison de l’altitude. Leurs efforts ne la rendant que plus flagrante et difficile à gérer. Même Lucas, du haut de ses années d’expérience, commençait vraiment à peiner. Au bout d’un moment, un des gars, qui cumulait quinze ans d’alpinisme, tomba dans la neige sans raison apparente. Assis sur son derrière, il ne voulait pas se relever et se tenait la tête. Il parlait, murmurant des choses que Lucas entendit à moitié, la seule phrase qui semblait avoir vraiment de sens, c’est que sa fille l’attendait et qu’il devait la rejoindre. L’homme était à moitié en train de délirer, puis il se pencha sur le côté et cracha de la bile. Lucas attrapa le bras de Simone pour l’éloigner et laisser le guide s’occuper du souffrant. Ce n’était pas un spectacle rassurant pour l’Esposito. « Il a le mal de montagne » expliqua Lucas. Cela pouvait arriver à n'importe qui, et à cette altitude, ça ne pardonnait pas. Le pauvre gars allait devoir redescendre avec son sherpa. Lucas enroula un bras autour des épaules de Simone et lui offrit une pression encourageante, comme la promesse que ça ne lui arriverait pas à lui. « On est proche frère, plus que quelques heures avant le dernier campement » Ils eurent hélas un temps de merde sur les derniers kilomètres, où ils ne virent quasiment rien. C’était le genre de météo qui leur donnait chacun l’impression d’être seul au monde, même en groupe. Le temps se calma quand ils arrivèrent au campement, les laissant pantelants et épuisés.

Allongé à côté de Simone au soir, Lucas discutait avec lui en affichant le regard grave et las d’un vétéran qui se prépare à la guerre. Sur l’échelle de ce qu’ils avaient déjà parcouru, la distance restante était quasiment nulle : il ne restait que 550 m à faire ! Mais chaque mètre allait contenir l’effort placé sur une journée entière. Nombreux étaient ceux qui avaient abandonné alors qu’ils avaient le sommet juste sous les yeux, une cinquantaine de mètres plus loin, parfois moins. « On laisse les sacs ici demain … mais on devra porter une bonbonne de gaz respiratoire, c’est pas forcément plus léger » Sans ça, ils n’auraient jamais assez d’air pour l’effort et risqueraient de se retrouver avec un poumon crevé. Lucas gratouilla affectueusement la joue de Simone. « Quoiqu’il arrive demain, je suis fier de toi Momone. Et ta famille le sera aussi quand ils apprendront jusqu’où t’es allé ». Au lendemain, le guide annonça à la maigre team restante que l'aventure prenait fin immédiatement. Le reste de l’ascension serait trop dangereuse à cause du temps extérieur : on lui avait annoncé un risque de tempête. Lucas manqua de faire une rupture d’anévrisme à la nouvelle. Il refusait qu’on leur coupe les ailes à cause d’un risque. La tempête n’était même pas encore là bordel de merde ! « Rien à foutre ! On le fait ! » dit-il en tapant du poing sur la petite table de bois sur laquelle ils prenaient leur petit-dej. Wilde était le seul à râler. Les autres alpinistes étaient plus raisonnables que lui, ils avaient déjà mentalement consenti à redescendre. Normal, ils ne voulaient pas crever, quoi. « Moi j’y vais ! J’ai pas fait tout ce chemin pour qu’on me dise de redescendre à 8 300 m ! Si c’est vraiment la merde sur le chemin, à la rigueur on reviendra sur nos pas », ça c'était complètement faux, mais Lucas feignait d'avoir un minimum de conscience pour rassurer tout le monde. En vérité, il n'était pas question de reculer. « Mais qu’on me dise pas qu’on ne va même pas essayer ! Vous savez quoi ? Simone et moi, on va le faire. On va le faire avec ou sans vous » dit-il en pointant leur guide du doigt. Lucas n'entendrait certainement pas raison. De toute façon, il y en avait un qui n’allait pas les laisser tomber, c’était le sherpa qui avait porté le sac de Simone au tout début de voyage, et qui était toujours resté proche d’eux, avec eux. Un brave gars. Et finalement, au dernier moment, le guide ressentit l’appel du devoir et accepta de les accompagner. Cette dernière ligne droite, ils la feraient seulement à quatre.


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Re: Kings of the world [Simone] ✻ ( Sam 19 Mai - 22:02 )

King of the world
Lucas & Simone
Boude pas.
Je lui lance un regard blasé et finis par lâcher une petite moue moqueuse à sa bise. Je penche ma tête sur le côté et souris un peu avant que l’on ne s’éloigne pour aller récupérer nos affaires. Parce que wesh ! Le mont de l’Éverest nous attend là et il nous faut y aller jusqu’au bout, c’est ce pour quoi je suis venu surtout ! Enfin, de base je pensais pas que je le ferai… Mais c’est Lucas qui a rendu cela possible et franchement, je suis plus que reconnaissant à ce mec. C’est donc après ce test fourbe qu’on reprend notre chemin, je reste quand même perplexe sur cette histoire de test et ça m’étonne que Lucas n’a jamais été passé par cette étape là. M’enfin, c’était qu’un détail, l’important c’est que nous avons réussi et nous sommes en train de marcher jusqu’au sommet.

Enfin on essaye.

Parce que putain sa mère ! J’avoue que je jure pas souvent dans ma tête comme ça, mais putain sa mère ! Quand il me balançait que plus je m’approche du but, moins c’est facile… Il plaisantait pas. J’en chiais, en fait, j’en chiais carrément. Je cherche l’air, mais je ne la retrouve pas et ça me faisait repenser à la situation, voire plusieurs situations similaires où je me suis retrouvé sans mon masque à oxygène, dans la fumée et complètement aveuglé. Je ne comprends pas toujours trop ce qui se passe, mais je me laisse toujours guider par l’instinct et c’est comme ça que je survis, du moins, jusqu’ici ça a très bien marché ! Bon là, la situation est différente, je ne suis pas dans la fumée, mais dans la putain de neige. Je me les gèle en plus. Je n’ai jamais vu autant de neige de ma vie et j’en chie en plus de devoir bien m’agripper et ne pas tomber comme une merde, de ne pas risquer ma vie pour rien. J’étais tout seul avec moi-même, à marcher, à répéter les mêmes gestes après quelques temps de pauses un peu longues par moment. Seulement on a dû s’arrêter vite fait après quelques minutes, quelques heures, jours ? Je sais plus trop, je suis un peu paumé niveau temporel. En fait, je suis paumé sur tout. Même sur ma vie. Ouah. Attends attends. Faut que je me reprenne, je vais pas me mettre à délirer et à repenser à ma famille que j’ai gentiment abandonnée dans le chaud de la ville qu’est Cap Harbor. Je n’ai pas non plus envie qu’elle apprenne que j’ai tenté le Mont Everest mais que je n’ai pas réussi à aller jusqu’au sommet parce que j’ai… Enfin, trop réfléchi ? Enfin, c’est pas le plus important ! Le plus important c’est qu’on s’est arrêté parce qu’il y a quelqu’un qui est tombé dans la neige et qui fait un bain de la neige. Il doit aimer la neige là non ? Je m’approche pour voir si tout va bien, mais je réalise qu’en fait non ça ne va pas si bien que ça. L’instinct de pompier voulait que je m’en occupe, mais je suis vite retenu par Lucas qui attrape mon bras. « Eh ! » fis-je alors que je voulais répliquer. Il a le mal de montagne il me dit. « Il délire, j’ai vu ça. » Je dis ça comme si j’étais un gamin de trois ans qui découvre ça et qui essaye de le dire à son papa. Ok, je déraille un peu quand même parce que voilà, Lucas est plus jeune que moi et je le prends pour mon papa. Mais c’est vrai quoi, Lulu est mon papa de montagne. « Je pouvais l’aider. » Je ne comprenais pas tout et on avançait un peu plus pour attendre plus loin, éloigné de toute agitation. Je vous le disais, Lulu est mon papa, il vient de m’éloigner comme il éloignerait son petit gamin d’une scène qui pourrait le traumatiser. Voyant que le type va devoir redescendre, je me sentais pas bien. « En fait, nous sommes presque au niveau du boss ? » Pour pas dire, qu’on n’y est pas du tout. En fait c’est grave difficile. « Quelques heures ? Pour être honnête bruh. J’ai perdu la notion de temps. » Ouais, j’ai complètement perdu la notion de temps et ça ne s’est pas arrangé avec le temps de merde, mais de merde. On ne se voyait plus, je n’entendais plus et j’étais en train de marcher dans le vide, sans savoir où j’allais, seulement guidé par la corde quoi. C’est chaud et au final, je me retrouve à penser avec moi-même, à discuter avec moi-même, limite j’ai eu une conversation schizophrène. Si ça fait pas flipper ça hein…? Mais heureusement qu’on est arrivé au campement. À l’arrivée, j’étais grandement soulagé et j’étais plutôt content d’être en un seul morceau, j’ai pas pu contrôler ma joie que j’ai pris Lucas dans mes bras en mode: trop content de voir que nous sommes vivant buddy !! Enfin, si on peut appeler ça une accolade, câlin ou quoi, je sais pas trop… J’étais comme une étoile morte un peu collé contre lui jusqu’à notre tente attribuée. On était morts de chez morts quoi, enfin moi j’ai pas pu lever mon regard pour voir le peu de distance qui nous reste à accomplir. De toute façon, je n’y verrai rien.

Je regarde un point fixe qui est un poignet, le poignet d’une personne, cette personne c’est Lulu, le petit lu comme le petit gâteau qu’on trouve en France à la frontière de l’Italie qui sont bons. Le petit lu qui est un petit écolier dessiné sur du beau chocolat. En fait, je tuerai pour du chocolat là. Je dézoome pour voir Lucas dans presque son entièreté. C’est chiant qu’il soit couvert (comme moi) parce que je peux pas me perdre dans ses muscles là. Je regarde son air qui est sont plus sérieux, le plus grave comme si on venait de lui voler sa couche à chiotte. « Ah. » fis-je en comprenant qu’il faudrait laisser nos sacs au final, je sais même plus si j’ai foutu du chocolat dedans, mais ça m’étonnerait et avec tout ce froid, c’aurait été plus du tout du carré de chocolat, mais une brique de chocolat. « D’accord. En fait, mieux vaut avoir les bonbons pour affronter le boss. » Je fronce les sourcils en voyant son regard, j’ai l’air de lui demander ce qui n’allait pas. « Bobonnes ? » me corrigeai-je au final quand je réalise que je viens de faire un lapsus. En fait, je ne fais que penser à la bouffe, j’hallucine. « Ma langue a fourché. » m’excusai-je et au final on passe à autre chose qu’il me gratouille la joue et ça me fait sourire un peu. Bon je lui offre mon plus beau sourire fatigué là. « Le plus haut sommet du monde. Putain. C’est…. chaud. » Et au final, je finis par me caler contre Lucas pour avoir chaud quand même l’un et l’autre parce que putain, qu’est-ce que ça caille et franchement. On s’est endormi immédiatement comme des bébés, à se baver l’un sur l’autre. Ou pas, en fait je ne me souviens pas de grand chose. Tout ce qui m’importe, c’est que je mange mes céréales là alors qu’une réunion se tient. Je mange tranquillement comme une vache qui mastique lentement sa bouffe d’herbe en regardant les trains passer. Je regarde Lu, les autres dont j’ai oublié les noms. J’ai pas trop pigé ce qui se passe, mais apparemment on peut pas y aller et on doit descendre ou quoi. Je fronce les sourcils. « Mrcheeeiiin ? » fis-je en réaction sans être sûr d’avoir bien compris sur le coup. On va devoir descendre ?! Ah non non non, Simone pas d’accord, moi pas d’accord, Lu pas d’accord. Silu pas d’accord ! « Eh! » fis-je en réaction immédiate quand j’ai senti que Lucas allait taper sur la table. Quand il tape sur la table, mon bol va bouger, le lait va déborder, mes céréales vont partir de tous les côtés, je vais perdre mes portions et dans mes portions y a de l’énergie et dans l’énergie, ben c’est que j’en ai besoin pour monter les mètres qui nous restent là eh ! « Attends attends. On a fait 8 300 mètres ? » fis-je en réaction, oui je réalise que maintenant que nous sommes à 8 300 mètres là, je croyais qu’on était à plus que ça, putain. Tellement on a marché, monté et j’ai perdu la notion de temps, je sais même pas quel jour on est ou quoi. « Ouais on est à 8 300 mètres. Ça va Simone ? » « Ouais ouais, j’étais dans mon sommeil en fait. » réagissai-je avant de plonger mon nez dans mes céréales que j’aime d’amour, d’autant plus que j’ai aimé Lanie. Je pourrai me marier aux céréales. « Azy, je suis Petit Lu n’importe où il va, même jusqu’en enfer ou au paradis. » Et je veux surtout toucher le ciel quoi, on m’a dit que quand on est dans une des plus grandes montagnes on peut toucher le ciel, je sais pas qui a dit ça et si c’est vrai. Dans tous les cas, il était hors de question qu’on redescende parce qu’on a un côté suicidaire quoi. Mais rien à foutre, j’ai toujours été comme ça de cette façon.

Donc voilà, on était prêt à partir tous les deux, au final on a été trois avec le Sherpa qui est devenu un de mes meilleurs potes. Ce qui est dommage, c’est qu’il ne connaisse pas la notion du téléphone portable parce que merde, on aurait pu tenir contact, mais au final c’est pas plus mal que ça. Parce que je sais pas parler sa langue et tout ce que je connais, c’est ce qui touche le vocabulaire de la bouffe. En gros, petit Lu a raison. Il fait chier à avoir raison en fait. Et au moment où on allait partir, notre guide a fini par nous rejoindre et décide de venir avec nous. Ça me conforte dans l’idée que nous allons pas le faire seul quoi. C’est quand même chou de sa part. Chouchou… Chou. En fait, je crois que je déconne un peu depuis hier, en fait depuis que j’ai passé l’épreuve ultime du jeune padawan, la grimpe avec les piolets quoi. En gros depuis qu’on a commencé à monter quoi (ou c’est juste que la joueuse depuis tout le début rêve d’une pizza et meurt de faim en écrivant ce rp alors c’est comme Simone; sa pizza est comme l’oxygène et elle est en manque)… Depuis que je commence à respirer avec le bobonne je me sens un peu mieux, putain, en fait ça revigore même !  Donc c’était tous ensemble que nous montions les 550 mètres à faire, que nous allons affronter le boss ultime et tout se passait très bien. On marchait enfin, pas vraiment marcher, on glisse comme les petits escargots vers le sommet, sous la neige qui nous gifle tout le temps et encore, on me balance que c’est pas la tempête. Mais fallait qu’on se magne, sauf qu’on fait ce qu’on peut avant que la tempête arrive quoi. Je sais pas ce qui s’est passé au bout d’un moment, j’ai fini par tomber comme une merde, le cul à … La neige. « Oh bah. » fis-je sans que je remarque que je suis pas compréhensible avec mon masque. Je sais pas si on était près du but, mais ça allait être difficile de se lever là, c’est sûr et j’ai cette impression que si je relève mon regard, il me reste genre encore vingt cinq mètres à faire quoi. On est presque et ma jambe a décidé de me lâcher, je la nique cette jambe merde. Je fais un signe que ça allait bien, même si mon geste était assez hésitant et incompréhensible au final, j’essaye de me redresser aidé par le Sherpa qui était à côté de moi, je pose la main sur l’épaule de Lu dans ce qui devrait ressembler à une tape amicale et rassurante. On va y arriver, on va y arriver, c’est sûr qu’on va pas y arriver à dos de licorne qui chient la paillette.
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Re: Kings of the world [Simone] ✻ ( Ven 8 Juin - 0:20 )

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Simone & Lucas
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« Je pouvais l’aider. » Même si le sourire de Lucas en réponse était bien pâle, il était surtout bien là, attendri. Oui il connaissait le côté héroïque de son Sim, c’est pas pour rien qu’il faisait son métier. Tandis qu’il l’avait enlacé d’un bras, sa main frotta son épaule en une friction réconfortante et surtout, réchauffante dans ce froid arctique. « La seule chose qu’on peut faire, c’est le laisser redescendre avec son sherpa. Crois-moi » le rassura Lucas. Alors qu’ils poursuivirent tant bien que mal, Simone trouva le courage de parler. « En fait, nous sommes presque au niveau du boss ? » « Pourquoi j’croise toujours que des geeks ? » Je ne sais pas Lucas, peut-être parce que tu as une chaine Youtube et que tu as de nombreux contacts par ce biais –même si ce n’est pas le cas avec Simone. Lucas aussi avait un peu perdu la notion du temps. Ils étaient paumés dans une bulle de blanc, de glace, avec le sang qui tape dans les oreilles tellement ils respirent mal, qu’il crachent leur poumon, et le fait d’avoir de l’expérience n’avantageait plus personne à ce stade. Ils étaient une bande de riens paumés au milieu de l’immensité des monts. L’arrivée au dernier campement fut une victoire colossale que les deux amis célébrèrent avec un câlin de warriors. Au pieu, Simone était complètement dans le coltard, à moitié là, à moitié sur une autre planète. Il divagua avec cette histoire de bonbons, Lucas lui aurait mis un coup sur la tête si lui-même n’était pas tout aussi mort. A la place, il eut un faible rire tout en gratouillant sa joue (pour ne pas dire un toussotement). « Ma langue a fourché » Lucas piqua un baiser sur ses lèvres. « Oh Momonn ferme ta gueule, ça vaut mieux » dit-il avec tendresse. Et comme Lu' lui disait être fier de lui, peut-être que l’Esposito trouva un semblant d’esprit, l’espace de quelques secondes. « Et oui vieux frère, c’est pas rien. » Ils s’endormirent collés l’un contre l’autre. Lucas se réveilla avec reconnaissance en voyant qu’il pouvait se lever, même s’il dut faire mieux re-circuler le sang dans ses pieds et ses mains, il s’assura que Simone n’avait rien d’engourdi non plus. Et, après sa crise de gosse pourri gâté (qui joue au vétéran, car ok, c'était un peu un vétéran aussi), Lucas obtint un gain de cause soulageant pour lui-même et pour son ami, malgré les prévisions de tempêtes. Bon, il est vrai que l’état apathique de Simone l’inquiétait un peu, mais lui-même n’était pas une pointure à l’heure actuelle, alors il était mal placé pour juger. Aussi, Lucas avait l’impression que cette victoire, il la devait à Simone, parce qu’il la lui avait un peu promise, au final. Allez, plus que cinq cent mètres…

L’expédition finale avait bien démarré, l’air était là grâce au gaz, même si la vision de Lucas commençait à se barrer avec ce brouillard et la neige qui leur fouettait la tronche. L’atmosphère blanc semblait se confondre avec la neige. Le seul moyen de savoir qu’ils étaient ensemble, c’était la corde qui les reliait. Au moins, grâce à l’air des bonbonnes, son cerveau fonctionnait correctement et celui de Simone aussi devait être oxygéné. Mais au fur et à mesure des mètres qui se parcouraient au compte-goutte, progressivement, Lucas perdit son souffle, l’air lui manquait. Lui qui était plutôt pourri pour les prévisions, il avait laissé le sherpa le faire à sa place en terme de gaz, et pourtant un truc merdait avec sa bonbonne. Ça devait fuiter car il sentait déjà le vide, un début d’apnée, alors qu'il aurait dû avoir assez d'air pour un aller-retour. Ça, c’était bien la preuve que Lucas n’était pas un boulet : il avait juste un karma de merde, et qu’il fasse les choses bien ou de traviole, il s’en prenait toujours plein la gueule tôt ou tard. Wilde en aurait les larmes aux yeux, s’il ne se retenait pas violemment de peur qu’elles glacent dans ses orbes et l’aveuglent à vie - s'il était pessimiste comme ça, c'est que c'était le début de la fin. Lucas n’osait pas se plaindre, il avait l’impression de ne pas le pouvoir, il avançait tête basse en énumérant mentalement les prénoms des membres de sa famille pour se donner du courage. C’est quand il sentit sa corde se tirer qu’il revint sur ses pas. Simone s’était ramassé, et Lucas s’accroupit afin de l’aider. Esposito lui refila une tape réconfortante sur son épaule et, poussé par l’instinct de survie. Wilde retira son masque et défit celui de Simone pour le porter à sa propre bouche et respirer un grand coup dedans. Il le lui rendit avec une demande de pardon tout juste audible. Lucas avait bien fait de rien dire jusque là, parce qu’avec ce problème, ils auraient dû redescendre à coup sûr (et Wilde était presque tenté de le faire, sur le cul même). Toutefois, là, ils étaient trop proches du but. Le sherpa fit signe à Lucas de laisser Simone tranquille et de partager l’air avec lui. C’est ce qu’il fit, sans plus s’arrêter un seul instant. S’il s’arrêtait, il mourrait sans doute de quelque chose, il ne savait pas de quoi. Pour Erza, songea t-il. Lucas avait le regard tellement rivé sur ses pieds que la surface plane indiquant la fin, il ne la vit pas, il la sentit et c’est ce qui le fit relever la tête avec ébahissement. Il tira une dernière goulée d’air du masque du sherpa et se laissa tomber sur le dos en se permettant, enfin, d’insulter l’Everest d’un long « Fils de puuuuuuuuuuute ! » qui dût se répercuter en écho parmi les monts. Remarque, vu le peu de force qu’il lui restait, il n’avait pas braillé si fort que ça. Il resta longuement allongé, à prendre de longues et grandes inspirations peinées. Il rouvrit les yeux avec un léger sourire en entendant l’air de « Gory, Gory » non plus chanté avec l’entrain du début, mais ressemblant davantage à une berceuse. Le sherpa avait retiré son masque pour entamer l'air, il n’en avait plus besoin maintenant qu’il ne faisait plus d’effort. Lucas repéra Simone, se releva, et s’avança pour mieux se casser la gueule sur lui en le serrant dans ses bras, en riant-toussant « Frère, soit on est morts, soit on y est ! ». Et il se retrouva à nouveau allongé sur le dos, on aurait dit un bambin qui apprenait à marcher. « Le ciel se dégage » remarqua t-il avec un sourire. Foutage de gueule absolu cette météo qui avait seulement voulu les stopper, mais tant mieux, en fin de compte. Ca ferait de belles photos. Lucas se releva difficilement et dézippa la poche de son manteau d’alpinisme pour retirer un petit drapeau avec l’emblème de la compagnie Wilde, qu'il considérait également comme l’emblème familiale. Il l’accrocha à côté d’un drapeau des Etats-Unis. Leur sherpa accrocha pour sa part un petit drapeau de prière, afin de remercier les divinités de leur protection – il pouvait ! Ce n’est qu’après que Lucas prit enfin le temps d’admirer la vue de dingue « On est les rois du monde ». Il prit des photos des monts qu'ils dominaient, plusieurs selfies avec Simone, avec leur sherpa, puis il fit chahuta, il leur balança de la neige, puis il sauta sur le dos de son pote et se ramassa la gueule avec, puis il toussa à mort ses poumons. Ça le calma.


••••

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Re: Kings of the world [Simone] ✻ ( Dim 17 Juin - 22:41 )

King of the world
Lucas & Simone
Je me suis ramassé.
Genre, j’ai pas compris. J’ai dit oh bah. Tout simplement, parce que oui, c’est bizarre que je n’arrive plus à marcher avec ma jambe. Enfin, je ne la sens pas du tout, je ne comprends pas pourquoi ça me fait ça en fait. Faut pas qu’on redescende parce que voilà, il nous reste 25 mètres à faire putain bordel de merde ! VINGT-CINQ MÈTRES. Qu’on ne me fasse pas redescendre parce que ma jambe déconne ou quoi. Non mais, qu’on ne me dise pas que la descente est plus facile que la montée. Allez, elle serait où la logique hein ? La logique où descendre 575 mètres… Euh attends 475 mètres ? 450 mètres ? Je sais plus. Enfin beaucoup à descendre qu’à monter quoi… C’est pourri… Je sais pas ce qui est pourri, mais c’est pourri l’idée de descendre quoi. Enfin, on va pas desce… “ sceeeendrEEEUH MAIEUH LUCAS TU FOUS QUOI ?!” râlai-je alors que je me retrouve gueule à l’air dans cette… Ah mais, putain, c’est froid, iléou mon air qui pue les céréales ? Mais merde, je respirais les céréales là ! Je fronce les sourcils en regardant Lucas respirer avec mon masque, enfin, j’essaye de regarder parce que je me retrouve à nouveau avec le masque à la bouche. Ah mes céréales… Trop cool. En fait, je respire, mange, rêve céréales parce que c’est trop cool, parce que c’est la vie quoi. ENFIN BREF, il m’a volé mon casque à céréale quoi. Parce qu’il voulait respirer céréales lui aussi ?

Au final, Sherpa sympa donne son air à Petit Lu. On avance comme on peut sur les mètres restants, on crève quand même et le guide, ben il fait son guide: se la pète et il est toujours en haut, tout en premier quoi. Il va être en mode: allez les demoiselles, vous trainez trop ! Les demoiselles t’emmerdent. Allez, faut marcher… Marchoooons, marchoooons… Et c’est ce qu’on fait ! Je ne vois plus mes demoiselles, j’ai juste mes pieds et l’odeur des céréales qui montent à la tête comme charmante compagnie. Je monte, je monte lentement comme une limace en compagnie d’un escargot jusqu’à ce que je fasse un raté. Enfin, j’ai cru que j’ai fait un raté en fait, mais mon pied a juste touché la surface plane. Je n’étais pas trop sûr parce que, déjà, j’ai cru que j’ai marché dans le vide alors j’ai eu peur que j’ai sauté par instinct sur le côté pour tomber les deux pieds sur la surface plane encore une fois de plus. Donc ce n’est pas le vide. Deux, j’ai dû faire bouger les pieds de gauche à droite et encore un peu, je pourrai faire un moonwalk de la joie parce que…

ON EST ARRIVÉ.

Suffit d’entendre le fils de pute bien prononcé par Ptit Lu. “PUTAIN!!!!” fis-je en retour, avant de me rendre compte que j’entends une autre voix qui dit la même chose. Attends, y a des gens ? Ah non, putain, c’est un écho, j’ai mis du temps à le réaliser. Je me retrouve quand même assez con, j’ai fini par retirer le masque et laisser tomber la bonbonne par terre à côté de moi. J’essaye de reprendre mon souffle, ne réalisant toujours pas qu’on est sur le putain de sommet du Mont Everest, je n’y crois toujours pas en fait. Même le fait que je foule le pied ne m’aide pas à y croire. Même pas l’insulte de Lucas, même pas la vision amusée du Sherpa qui nous observe ainsi. Je me rends pas compte quoi, qu’après tout l’enfer qu’on a dû faire face pour pouvoir arriver là… Je… Enfin, je crois que je ne suis pas attendu à faire des exceptations, genre, savoir quoi ressentir face à cette finalisation du but. A être ENFIN au sommet. J’ai vraiment du mal à y croire en fait. “Oh putain.” eu-je mieux à dire en Italien en plus avant de réaliser qu’une masse avance vers moi et ce n’était qu’autre que Lucas. J’ouvre vite mes bras “Mon voleur de masque à céréaaaale chériiiiii !!!” Je le prends dans mes bras, je perds l’équilibre et c’est moi qui prends le plus sur le dos. “OOOWOHOHOHOH PUTAIN !” râlai-je en riant et toussant en même temps que lui. Je fais une tape dans son dos pour qu’il arrête de tousser. “ Ecoute dude. Si on est mort, c’est qu’on est au paradis et la porte du paradis... “ Je tousse avant de pousser gentiment Lucas. “Tu m’étouffes…” Parce que c’est bien beau qu’on s’ait dans les bras, mais il m’écrase carrément les poumons quoi et aussi belle serait la mort, j’ai pas envie de mourir de cette façon. En fait, j’ai pas envie de mourir tout court, j’ai trop de choses à faire en ce moment. “Et la porte du paradis, c’est le mont le plus haut. Le saint Pierre va venir nous voir et nous ouvrir le portail…” Ouais, je déconne comme toujours. J’ai toujours le mot pour déconner parce que putain bordel de merde, on est encore vivant ! J’avais quand même l’impression d’avoir perdu la tête au fur et à mesure que je monte quoi.

Là je me suis arrêté, je suis allongé aux côtés de Lucas et j’ai l’impression de retrouver toute ma force, mais en même temps que je me sens totalement relâché… Enfin, pas totalement. Parce que ouais, faut pas trop relâcher là. Le ciel se dégage. Je souris et regarde le ciel. “Paraît qu’on est en train de toucher le ciel là.” fis-je sans trop réfléchir face à l’absurdité de mes paroles. En vrai, je m’en fous. Je suis sur le plus haut mont au monde quoi. Je regarde Lucas se redresser pour sortir un drapeau que je connais pas, mais je comprends très vite avec l’insigne: W pour Wilde. C’est pas pour World of Warcraft ou encore Westworld ou encore World is mine ou encore Watafuckjesuisarrive ?! Je soupire et fouille dans ma poche aussi avec difficulté avec mes gants… J’ai l’impression que j’ai les gants de pompiers sur les mains là ! “Bordeeeeel!” râlai-je alors que j’essayais de sortir mon drapeau, mais je n’y arrive pas. Au final, après quelques minutes, j’ai réussi à planter le drapeau Italien (parce que je suis original quoi) à côté d’un autre qui avait l’air d’avoir bieeeen vieilli à fond, enfin. Vive Milan ! Vive l’Italie ! “ On est les rois du monde, du ciel, de la planète. On a défié la nature!” ajoutai-je trop enthousiame avant de sortir mon téléphone portable pour prendre des photos. Parce que ouais, j’ai jamais d’appareil photo sur moi, je le casse tout le temps et je savais qu’il n’aurait pas survécu à cette escalade. D’ailleurs, faudrait que j’envoie la photo à la famille pour que tout le monde apprenne que j’ai fait l’Everest. Je vais me faire tuer en arrivant ? Ouais très probablement, mais allez, ils vont aussi me féliciter…! Je prends des photos, des vidéos avec le Sherpa alors que le guide ne voulait pas se prêter au jeu… Qu’il le fit finalement à la fin. On balance de la neige, je n’ai pas assez de force, c’est sûr, mais je fais ce que je peux. Je me retrouve quand même à nouveau à terre avec Lucas, enfin à cause de Lucas quoi. Il me fout tout le temps à terre, on finit par tousser tous les deux comme des cons quoi. Je me mets sur le côté et soupire alors que je regarde Lucas tousser. Je pose la main sur son torse avant de le tapoter un petit peu. “Arrête de faire un peu le con mec, tu vas finir par te retrouver sans poumons. Ce serait trop con.” Ouais, je crois que j’ai presque retrouvé mon sérieux… Et quand je dis presque. Je m’assurais qu’il reprenait son souffle avant de me redresser pour l’embrasser sur les lèvres et lui balancer ensuite de la neige en pleine figure.

Après avoir passé un très bon moment au sommet, la descente était plus facile. Enfin, je le pensais parce qu’en fait, notre prudence, surtout la mienne était relâchée et j’ai glissé. Et forcément quand on dit glissade, ben je glisse quoi. Heureusement qu’il y avait la corde. Enfin bref…! On a été un petit peu retardé par mon imprudence. On se reposait bien dans nos tentes quand même, on était mort de mort et à force de redescendre, on récupérait plus facilement… Enfin, tout de même... On a mis des jours pour redescendre jusqu’à la ville où on a été accueilli. Mais je suis un peu trop à la ramasse pour me souvenir du nom, alors je me suis retrouvé un peu con devant ma famille en facetime quand ils m’ont demandé où j’étais. Enfin bref, je suis dans l’hôtel à marcher dans les couloirs jusqu’à entrer dans la chambre de Lucas sans toquer à la porte. Ben quoi ? On a bien dormi ensemble, on s’est serré comme des sardines et … Ouais enfin, je dois parfaitement maîtriser le cadrage. J’ai pas envie de traumatiser ma famille en leur montrant dans sa plus simple tenue. “ Ouais ouais ! Vous avez bien vu les photos et non, ce n’est pas un montage de photo, je suis bien et bel arrivé au sommet !” “ Mais tu n’as rien ?” “Non, juste claqué de ouf et j’ai méga faim. Des bleus par ici et par là, un peu froid, mais c’est rien en comparaison de ce que j’ai vécu là haut… Enfin bref papa et maman, voici Lucas. Lucas mes parents. Ils ne me croient pas.” fis-je en retrouvant Lucas que je fais bien attention à ce que je montre tout simplement son visage à côté de moi alors que j’entoure ses épaules de mon bras. “ Il m’a donné l’idée de venir, il m’a accompagné et m’a supporté en plus de m’encourager à aller jusqu’au bout. Un vrai ami ce mec.”

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Re: Kings of the world [Simone] ✻ ( Mer 25 Juil - 14:29 )

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Voleur de masque, ok. Mais masques à céréales ? Putain, il était temps qu’il arrive, la bouffe avait percé l’esprit de ce pauvre Simone et s’incrustait même dans ses paroles. Ils tombèrent à la renverse en s’étreignant, Esposito se prenant le poids de Wilde plein face sans broncher… bon, sauf quand il manqua de s’étouffer. Lucas se redressa aussitôt. S’ils étaient vivants, ce serait con de mourir ainsi, et maintenant. « Et la porte du paradis, c’est le mont le plus haut. Le saint Pierre va venir nous voir et nous ouvrir le portail… » « Amen. »  « Paraît qu’on est en train de toucher le ciel là » « Ouais, ça fait même quelques jours qu’on nage dedans » Au dessus d’eux, les nuages qui filaient, c’était ceux que tu croises depuis l’avion à 11 000 mètre d’altitude. Moins de trois kilomètres au-dessus d’eux putain. Voyant que Simone galérait avec ses poches, Wilde jr. lui prêta main forte et l’aida à sortir son drapeau. « Viva l’Italia bro’ » dit Lucas en le filmant en train de l’accrocher, avant de prendre des photos de lui devant. Sim' le remercierait d’avoir immortalisé ces souvenirs ! Le rital se mit à prendre des photos à son tour, incluant le Sherpa. C’est vrai que sans ce mec, ils n’auraient sans doute jamais dépassé les 8 000 m.

Plus fort que le filou, il fut obligé de chahuter et d'encore foutre Simone par terre. Un peu rancunier, le garçon piqua tout de même une bise sur ses lèvres qui lui arracha un sourire. Puis, il prit sa revanche en lui balançant de la neige à la tronche. Jamais baisser sa garde, Lulu ! Le sherpa ne savait même plus s’il devait s’attendrir ou s’exaspérer. Il avait quand même devant lui deux énergumènes en train de se battre sur le toit du monde. Première fois qu’il voyait ça de sa carrière. La descente se fit à peu près sans trop d’encombre, à part que Simone tenta de feinter en faisant quelques mètres sur le derch. « Très drôle Sim’ ! Lève ton cul » rala Lucas, qui n’avait pas immédiatement compris que l’italien n’avait pas fait exprès. Plus ils descendaient, plus Wilde commençait à se sentir nostalgique. C’était la fin de l’aventure après tout… Première chose qu’il fit une fois de retour dans leur chambre de Katmandou, il prit une belle douche avec de l’eau chaude putaiiiin. Il y resta une plomb d'ailleurs. Après avoir lavé un de ses sous-vêt à la main, il le sécha avec le sèche-cheveux et l’enfila avant de retourner dans sa chambre. Assis sur son lit, il consultait les photos de sa GoPro quand il entendit que Simone parlait avec des gens depuis son téléphone. Sans doute sa famille. On lui demanda où il était et à son « euuuh », Lucas prit le relai depuis sa chambre. « Katmandou ! » brailla t-il. Simone débarqua peu après et Wilde réalisa qu’il était en facetime. Lucas sourit et posa sa caméra à côté de lui. Le blondin vint  s’installer de l’autre côté en bavardant. Il  passa un bras autour de ses épaules en le présentant. « Bonjour… ou bonsoir ! » il était quelle heure aux states ? « Enchanté. On a bien escaladé le toit du monde et le journal de Cap Harbor finira sans doute de vous convaincre ». Bien sûr que ça allait se savoir à leur retour, surtout dans leur patelin. « Il m’a donné l’idée de venir, il m’a accompagné et m’a supporté en plus de m’encourager à aller jusqu’au bout. Un vrai ami ce mec. » « Ton succès, c’est surtout à toi que tu le dois » Lucas s’adressa de nouveau à ses parents. « Figurez-vous qu’il a réussi là où beaucoup d’alpinistes professionnels ont échoué. » Lucas tourna ensuite la tête vers Simone avec un sourire chaleureux. Ça le touchait d’être présenté ainsi à ses parents. C’était pas rien, les parents !

« J’aurais jamais tenu un jour de plus, mais je suis un peu triste de rentrer » déclara t-il après que son camarade eut dit au revoir à sa famille. « Ça me fera bizarre de dormir sans toi… tu restes ici cette nuit d’ailleurs hm ? » ajouta Wilde avec un petit sourire en coin intéressé. Ebouriffant ses cheveux, Lucas garda la main sur sa tête et approcha son visage. Il poussa son nez du sien et embrassa ses lèvres, puisque c’était un peu devenu une manie chez eux. Et comme Lucas et le romantisme, c’est un peu comme Marilyn Manson et Simone de Beauvoir, il lança ensuite de but en blanc, en toute innocence : « C’est notre dernière chance pour s’envoyer en l’air en altitude…»


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by Wiise


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Re: Kings of the world [Simone] ✻ ( Lun 3 Sep - 13:32 )

King of the world
Lucas & Simone
Katmandou
« Ah bah. Katmandou ! Merci bro ! » fis-je en bougeant un peu dans tous les sens alors que je discutais avec ma famille, tout en leur disant que j’étais parti faire l’ascension du plus haut sommet du monde. Bien que… Enfin, je suis pas parti, je viens tout juste de le faire, je l’ai fait, j’ai monté sur le plus haut sommet du monde et on l’a fait. On l’a putain de fait, même si là, on est presque mort. Mais paradoxalement, on ne l’est pas trop. C’est la joie qui fait que ça nous redonne de l’énergie de fou. Enfin bref, je me retrouve dans la chambre de Lucas et le présente à la famille. « Bonjour Lucas, c’est un bonjour. Il y a … Je sais pas combien d’heures de décalage, mais si j’ai envie de céréales maintenant, c’est que ça doit être le matin là-bas. » fis-je un peu à côté de la plaque avant d’être contredit par mon père qui me balance que c’était l’après-midi. Donc mon hypothèse est tombé à l’eau. Fais chier. J’ai jamais rien de correct moi. Pendant que Lucas parle, je tâte un peu de ma main sur son épaule, avant de le glisser un peu vers sa clavicule… Il ne porte pas de tee-shirt. Je regarde vite fait à côté, ouais, en vrai. Il porte pas de tee-shirt, ni de pantalon et je ne me gêne pas de regarder un peu pas trop discrètement avant que je ne me reprenne pour voir les visages surpris de mes parents quand Lucas a finalement confirmé que nous avons bien et bel monté la plus haute montagne du monde. Lucas m’a beaucoup aidé, mais ce dernier dit surtout que c’est surtout moi qui me suis aidé et que je me suis donné à fond là où les pros ont pas pu tous réussir. C’est vrai que moi, n’étant même pas familiarisé à l’alpinisme, je suis passé direct au niveau du boss. Oui, je devrais arrêter d’être geek, mais j’y peux rien (et la joueuse non plus). « Oui c’est vrai. Y en a pas mal qui se sont dégonflés à cause de la météo quand on était à quelques mètres du sommet. Lucas voulait tellement y aller et moi donc, même si j’avais un peu perdu les pédales à ce moment-là. » marmonnai-je avec un petit air assez concerné. Enfin bref, je finis par raccrocher après avoir salué à mes parents et surtout informé que j’allais rentrer demain avec des photos. J’aurai pas appris la langue locale, mais au moins, j’aurai appris à dire quand qu’est ce qu’on mange. Comme quoi, Lucas avait raison dès le début: je n’aurai presque que pensé à la bouffe. Et à comment me venger de lui qui n’a pas arrêté de me filmer dans les pires moments, mais je crois que le best of de tous, c’est quand je devais m’entrainer à grimper avec les pioches et que je me cassais la figure comme pas possible.

Je fais un léger soupir et balance mon téléphone sur la table devant nous. Je regarde Lucas alors qu’il a commencé à parler. Je fais un léger sourire à la fois amusé et triste. « Il nous reste encore cette soirée tu sais. » Bon, c’est vrai tout de même que ce n’est pas la même chose et que demain, on allait avoir énormément d’avion, un peu trop même avec pas mal d’escales entre temps qui vont me rendre un peu chèvre. « Oui. Je reste cette nuit. » Une petite pause avant que je ne reprenne. « Puis ce n’est pas non plus comme si on vivait à des centaines de miles de là. » fis-je avec un léger sourire espiègle avant de fermer les yeux quand il m’ébouriffe les cheveux. En si peu de temps, ses lèvres étaient sur les miennes, je l’avais senti venir, je m’étais même penché vers lui quand il s’était rapproché. Il m’avait embrassé et avant que je ne puisse faire quoi ce que ce soit. Il parlait, mais je n’ai pas vraiment écouté ses paroles à ce moment-là, en vrai, il m’a un tout petit peu perdu juste avant. Mais on était clairement d’accord, car on n’a pas pu prendre cette chance dans la montagne et je peux comprendre, on n’a pas trop envie de se les geler pour de bon et de prendre le risque de les perdre. À cette pensée, je ricane avant de me reprendre au moment où je capture ses lèvres, que je le pousse avec la force que j’ai. En vrai, j’ai encore assez d’énergie pour ce soir, on en a assez d’ailleurs pour une nuit. On avait de quoi rendre notre nuit, dernière nuit inoubliable en plus du reste du séjour qui l’était plutôt pas mal. Je profite de cette nuit justement pour découvrir ses traits, son corps, mais surtout pour mémoriser tout cela. De faire de sorte que tout cela ne soit pas oublié.

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