don't tell me i'm not enough ✻ elizian

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don't tell me i'm not enough ✻ elizian ✻ ( Dim 4 Fév - 10:50 )


Eliza & Julian

Ich schließe die Augen und hoff' du bleibst hier. Ich kann nicht allein sein, es gibt nur ein Wir. Ein Teil von mir stirbt, wenn ich dich verlier'. Drum schließ ich die Augen und hoff' du bleibst hier.



Je soussigné Julian Finch, ai l'honneur de vous présenter ma démission sans préavis, à compter de la date de ce courrier. Bla bla bla. Le jeune homme relu la lettre qu'il tenait entre ses mains pour la énième fois depuis qu'il l'avait écrite. Il hésitait toujours. Il avait toujours trouvé idiot la formulation « j'ai l'honneur de vous présenter ma démission ». A quel moment est-ce que c'était supposé être un honneur ? Surtout, le jeune homme n'aurait pas pensé qu'il en arriverait là. C'était un bosseur. C'était un battant. Et il avait les épaules larges à vrai dire. Il était capable d'encaisser. Pourtant, la semaine qui venait de s'écouler avait été difficile. Il avait l'habitude que sa patronne soit aussi froide et glaciale, mais elle avait passé toute la semaine à l'ignorer. Il n'avait pas imaginé qu'ils allaient devenir les meilleurs amis du monde après leur soirée en tête à tête dans son bureau, qui avait largement dérapé. Mais il avait au moins espéré qu'ils se conduiraient en adultes. Il n'avait pas non plus besoin d'en parler avec elle. Il était capable de passer à autre chose. Il était passé à autre chose. Enfin, en théorie. Julian se fichait pas mal à vrai dire que cette femme l'ignore de la sorte, parce que Sarah avait raison, il ne devait pas lui courir après, surtout pas vu la façon dont elle était partie l'autre soir. Sans doute avait-elle eu ses raisons et il pouvait l'accepter. Mais de là à faire comme si de rien était et à lui demander de ne surtout pas oublier son café le lendemain, il y avait des limites. Des limites qu'elle avait dépassé. Julian n'était pas le genre d'homme à qui on pouvait marcher sur les pieds. Et quand bien même il manifestait son mécontentement par des traits d'humour, il était capable d'être en colère aussi. Et il était en colère contre Eliza. Toute la semaine, elle l'avait empêché de faire correctement son travail. Elle l'avait totalement ignoré. Et c'était une mauvaise chose pour son travail. Son rôle, c'était d'avoir une communication constante avec sa supérieure, pour gérer ses journées comme il le fallait. Or, elle n'avait cessé d'avoir des rendez-vous qui n'étaient pas planifiés dans son agenda, il lui avait transmis des messages et elle n'avait jamais daigné lui dire si oui ou non elle avait rappelé. A vrai dire, Julian était plus qu'agacé. Alors la veille, il avait décidé de lui parler clairement. Si elle voulait qu'il parte, il partirait. Mais ils devaient en parler et arrêter de s'ignorer comme deux enfants. Il avait été décidé à la confronter. Mais lorsqu'il était allé à son bureau pour la voir, elle était tournée, dos à lui, pendue au téléphone. Il n'avait pas entendu grand-chose, juste suffisamment pour savoir que c'était une conversation privée. Il s'apprêtait à partir, quand elle avait prononcé ces mots qui avaient tout changé. « Non merci, je ne suis pas désespérée au point de coucher avec un mec comme lui », avait-elle soufflé d'un air dédaigneux. Et il n'avait pas eu de confirmation pour savoir qu'elle parlait de lui. Voilà donc comment elle le considérait. Alors que lui, il avait simplement été dans l'optique d'un plaisir partagé, elle voyait ça comme une erreur. Elle pouvait, elle avait le droit. Après tout, elle était sa patronne et techniquement parlant, il pouvait la poursuivre pour harcèlement sexuel. Alors il pouvait accepter qu'elle veuille mettre des barrières, mettre de la distance, ne pas vouloir poursuivre sur cette voie là. Ce que le jeune homme n'acceptait pas en revanche, c'était cette appellation. Un type comme lui. Et ? Qu'avait-il de si mal ? Certes, il était parfois chiant. Très souvent même. Il n'était pas riche. Il ne portait pas des costumes chics et très rarement des cravates. Ses blagues étaient parfois lourdes. Mais il n'était pas un moins que rien. Il ne valait pas mieux qu'elle. Mais c'était exactement ce qu'elle pensait. Elle pensait qu'elle lui était supérieur. Elle pensait qu'il n'était pas assez bien pour elle. Une autre femme avait pensé ça un jour de lui. La femme qu'il avait voulu épouser. Et forcément, à Julian, ça lui faisait mal. Il n'était pas un grand sentimental en général, mais il devait bien avouer qu'il était blessé. Parce qu'il ne la pensait pas méchante et mesquine à ce point. Après avoir ruminé une bonne partie de la nuit, le jeune homme avait fini par se relever, parce que sa décision était prise. Il pouvait accepter beaucoup de choses, mais pas d'être méprisé de la sorte. Il ne l'acceptait pas. Alors il était temps de quitter son travail. Certes, il renonçait à de nombreux avantages et il n'allait pas devoir traîner pour trouver un autre emploi, même si sa mère n'était plus sous traitement et qu'il n'avait plus que des consultations à charge, il devait toujours payer les frais de ses anciennes hospitalisations. Mais il n'était pas une serpillière et il n'allait pas se rabaisser à continuer à travailler sur cette femme qui n'avait définitivement aucun respect pour lui. Sa décision était prise. Arrivé au travail ce matin, une boite en carton dans la main, il commença à rassembler ses affaires. Eliza l'ignorait tellement qu'elle n'avait même pas remarqué qu'il était arrivé après elle. Ce qui n'arrivait pratiquement jamais. Peu lui importait désormais. Il allait retrouver sa liberté et libérer sa patronne de sa médiocre présence. Elle allait pouvoir continuer à en faire voir de toutes les couleurs à son personnel. Et a fréquenter ce bellâtre avec lequel il l'avait vu. Un barman au passage. Et elle osait le considérer lui comme un moins que rien ? Furieux, le jeune homme termina de rassembler ses affaires. Lorsqu'il eut fini, sa lettre à la main, il se dirigea vers son bureau, dans lequel il entra sans frapper. « Je suis venu vous remettre ma lettre de démission », annonça-t-il froidement en lui balançant sa lettre sur le bureau. Ils s'étaient tout dit désormais. Et il était bien content de la voir pour la dernière fois.



NIEMAND HÖRT DICH
Kraftlos stürzt sie in ihre Welt. Wie an jedem anderen Tag nimmt sie die Worte nicht wahr, die der Lehrer lustlos sagt. Hilflos verirrt sie sich und schnellt. Schnee weht gegen das Fenster vom Klassenzimmer sie fällt immer tiefer, bis das Klingeln sie verletzt aufblicken lässt. Im Eissturm verklingt dein Hilfeschrei. Niemand hört dich, niemand sieht dich. Im Eissturm kämpfst du ganz allein. Jeder friert hier, jeder verliert hier.
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Re: don't tell me i'm not enough ✻ elizian ✻ ( Sam 10 Fév - 15:33 )



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But I hear sounds in my mind, brand new sounds in my mind. But honey I'll be seein' you, ever, I go... But honey I'll be seein' you down every road... I'm waiting for it, that green light, I want it, 'cause honey I'll come get my things, but I can't let go. I'm waiting for it, that green light, I want it.

La tête plongée dans les chiffres de l’entreprise, Eliza ne voit pas son assistant arriver. Elle est tellement concentrée qu’elle ne fait pas non plus attention au bruit de ses pas. Lorsqu’elle prend conscience de sa présence, elle croit bêtement qu’il est là pour lui apporter son café, ou pour lui donner son emploi du temps. Et puis il annonce de but en blanc qu’il lui remet sa lettre de démission. Comme ça, sans aucun préavis. Le cerveau d’Eliza se bloque momentanément à la suite de l’annonce. Comment ça, il est venu pour lui remettre sa lettre de démission ?  Qu’est-ce qu’il veut dire par là ? Son regard se pose d’abord sur son visage, puis sur l’enveloppe qu’il lui tend. Elle n’ose pas la prendre, cette enveloppe. Elle ne comprend pas pourquoi il fait ça, pourquoi il annonce sa démission. La brune ne sait pas quoi répondre, littéralement prise au dépourvu. D’où son air surpris. « Pardon ? » Dit-elle dans un premier temps, tout en essayant tant bien que de mal de reprendre ses esprits. Elle repose tous les documents qu’elle tenait entre les mains et lui accorde désormais toute son attention. C’est seulement à ce moment-là qu’elle se rend compte de son comportement exécrable. Elle l’a ignoré toute la semaine, croyant naïvement que ce genre d’attitude pouvait effacer le malaise existant entre eux. Il aura fallu qu’il annonce sa démission pour qu’elle lui adresse ne serait-ce qu’un mot. Pitoyable. D’un autre côté, elle ne savait pas quoi faire. Elle ne sait toujours pas quoi faire, d’ailleurs. En voulant demander conseil à sa sœur, celle-ci lui a simplement répondu que Julian n’était que son assistant. Elle a fortement insisté sur le fait qu’elle méritait bien mieux que de s’envoyer en l’air avec lui dans son bureau. Eliza l’a écoutée, pensant qu’Emmy était la voix de la raison.

« Vous venez me remettre votre lettre de démission ? » Se risque-t-elle à demander, tout en sachant à l’avance que ce n’est pas utile. Enfin, elle attrape l’enveloppe et l’ouvre sous ses yeux. Elle parcourt brièvement le courrier, sans poser de question. Tout est clair, net et précis. Julian abandonne son poste d’assistant. Eliza ne l’avait pas vu venir. Contre son gré, elle émet une sorte de rire sarcastique. Est-ce qu’elle peut refuser cette démission ? L’idée est tentante. Julian est de loin le meilleur assistant qu’elle ait pu avoir jusque-là. Il est compétent, il sait ce qu’il fait et il connait maintenant toutes ses habitudes. Les seuls reproches qu’elle peut lui faire concernent son humour lourd et ses goûts vestimentaires douteux. En termes de travail, elle n’a rien à redire. Elle est habituée à Julian et elle ne veut pas changer d’assistant. Peut-être que ce qu’il s’est passé l’autre soir l’induit aussi en erreur. Alors non, elle ne peut pas simplement accepter cette démission sans rien dire. Elle l’aurait fait, si Julian n’était pas une assistante quelconque, inintéressante et incompétente. D’ailleurs, elle n’a pas non plus envie que le conseil d’administration lui colle une nouvelle assistante – s’il se montre assez clément pour ne pas destituer Eliza de ses droits en tant que PDG. Après tout, ils l’avaient prévenue : Julian était sa dernière chance si elle ne voulait pas être mise à la porte de sa propre entreprise. Pourtant, elle s’en fiche. Le fait qu’elle veuille refuser sa démission est indépendant de l’ultimatum imposé par le conseil. Elle ne veut pas qu’il parte, c’est aussi simple que ça. Mais est-elle vraiment en mesure de refuser sa démission ? Elle ne peut pas le forcer à rester s’il n’en a plus envie. Juridiquement et moralement parlant, ce n’est pas possible. Alors quoi, elle doit juste accepter sa démission ?

Gardant sa lettre de démission en main, elle se lève de son fauteuil, contourne le bureau et ferme la porte. Une fois fait, elle se réinstalle et regarde Julian droit dans les yeux. « Pourquoi ? » Elle demande ça le plus simplement du monde. Sauf erreur de sa part, il ne précise nulle part les raisons qui motivent une telle décision. Eliza estime qu’elle est en droit d’exiger des explications, surtout pour une décision aussi hâtive. Il y a une semaine encore, tout allait bien. Alors pourquoi veut-il démissionner ? Évidemment, elle n’est pas idiote au point de penser que son comportement n’y est pour rien. A ce stade, Eliza pourrait mettre sa main à couper que leur dérapage est le principal motif de sa démission. Elle qui avait jusque-là scrupuleusement éviter toute discussion à ce sujet choisit de revenir sur sa décision. Elle n’a toujours pas la moindre idée de ce qu’elle peut lui dire, ni même si elle doit lui présenter des excuses ou non, et si oui à propos de quoi. Mais à choisir, elle préfère laisser sa fierté de côté et garder le meilleur assistant qui soit au sein de son entreprise. En espérant que ce ne soit pas trop tard.


    The edge of Glory ∗ There ain't no reason you and me should be alone, and I got a reason that you're who should take me home tonight. I need a man that thinks it's right when it's so wrong. Right on the limits where we know we both belong tonight.
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Re: don't tell me i'm not enough ✻ elizian ✻ ( Dim 11 Fév - 21:51 )


Eliza & Julian

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Peut-être que sa réaction n'était pas la bonne. Après tout, c'était son orgueil qui réagissait et le jeune homme en avait parfaitement conscience. Mais il s'en fichait quand même. Parce qu'il était en colère. Et il ne se souvenait pas d'avoir été un jour en colère comme ça contre quelqu'un. Si, contre son ex petite-amie, celle qu'il avait voulu épouser et qui c'était moqué de lui à cause de son souhait. Il pouvait comprendre qu'il n'était pas l'image exacte du genre idéal. Il avait un humour particulier, il avait une tenue vestimentaire qui faisait penser à un adolescent. Et il savait que pour ceux qui ne connaissaient pas sa situation, il donnait l'image d'un gamin qui vivait toujours avec sa mère. Mais en vérité, il était travailleur, il était intelligent et il prenait soin de sa famille et de ses proches. Il ne pensait pas qu'on puisse ainsi le considérer comme un moins que rien. Mais apparemment, c'était exactement de cette manière qu'Eliza le considérait. Elle regrettait ce qu'il y avait eu entre eux. Et il était blessé de sa façon de voir les choses. Alors oui, démissionner était une bonne chose. Et puis, il ne pourrait pas continuer comme ça éternellement. « Vous m'avez très bien comprise », répondit-il froidement. Il n'avait pas envie de s’embarrasser d'une discussion à vrai dire. Il espérait qu'elle n'allait pas faire de scandale. Il n'aurait pas la patience de gérer ça aujourd'hui. D'ailleurs, il n'avait pas le temps de grand-chose, puisque maintenant qu'il claquait la porte de Pure Beauty, il allait devoir rapidement trouver un autre emploi. Vu la tête que faisait Eliza à cet instant d'ailleurs, heureusement qu'il ne comptait pas lui demander une lettre de recommandation parce que quelque chose lui disait qu'elle risquait de l'envoyer sur les roses.

Le jeune homme la dévisageait sans un mot. A vrai dire, il ne savait pas trop quoi lui dire. Ils s'étaient ignorés toute la semaine, se retrouver dans le même bureau, c'était presque surréaliste. La jeune femme ne semblait pas comprendre que oui, il était bel et bien là pour donner sa démission. Apparemment l'information ne voulait pas percuter. Et pourtant, il allait vraiment prendre ses affaires et s'en aller dans quelques instants. « C'est ça », répondit-il patiemment. Il voulait bien croire que l'information était dure à encaisser, tant elle était surprenante, mais le jeune homme ne voulait rien d'autre que ça. Il savait à quoi il renonçait, à tous les avantages qu'il avait dans l'entreprise, mais il s'en fichait. Sa mère lui avait apprit qu'il n'avait pas à laisser les gens le traiter comme une serpillière. Ni comme un moins que rien. Ce n'était pas parce que son apparence n'était pas celle qui convenait à tout le monde que Julian ne comptait pas. Et malgré ce qu'il pouvait parfois laisser penser, il avait une certaine sensibilité. Peut-être que c'était ridicule de réagir comme il le faisait, mais il ne se voyait pas continuer à travailler avec une femme qui, après s'être jetée sur lui, se comportait maintenant comme s'il était un minable, un moins que rien. Sans bouger, le jeune homme l'observa se lever, fermer la porte et se rasseoir. Si elle voulait avoir une discussion à l'abri des oreilles indiscrètes très bien, mais il ne reviendrait pas sur sa décision. Sourcils froncés, il soupira. Pourquoi il démissionnait ? Elle n'avait même pas une petite idée ? « Je pensais que nous allions nous comporter comme deux adultes réfléchis, mais cette semaine m'a très clairement prouvé que ce ne serait pas le cas. Vous m'avez empêché de faire mon travail correctement et nous ne pouvons pas continuer de la sorte », expliqua-t-il en lui débitant bêtement le discours qu'il s'était répété dans sa tête pendant toute la nuit.

Alors que le jeune homme s'apprêtait à quitter le bureau de sa patronne, qu'elle soit contente ou non d'ailleurs, sa rancœur se réveilla de plus belle. Pourquoi essayait-il de se montrer professionnel et aimable jusqu'au bout avec cette femme qui ne le méritait pas tant elle le méprisait de toute ses forces. Le jeune homme l'observa un moment, les yeux dans les yeux, comme s'il pesait le pour et le contre de son honnêteté. Et puis il décida qu'il voulait la dire, la vérité. « En fait non. Vous savez quoi, je ne démissionne pas pour ça. J'aurais pu comprendre que vous soyez revenue à la raison et que vous regrettiez ce qu'il s'est passé entre nous. Mais vous savez quoi ? Je ne vaux pas mieux que vous. Je ne suis pas un moins que rien », s'exclama-t-il, plutôt énervé. Maintenant que les mots s'échappaient de sa bouche, il ne pouvait plus les arrêter. Le jeune homme c'était bien trop longtemps laissé marcher sur les pieds. Maintenant il était en colère. Il avait des valeurs, il les connaissait et si Eliza ne savait pas les reconnaître. « Je vous ai entendu au téléphone avec … je sais pas qui. Vous n'êtes peut-être pas assez désespérée pour vous envoyer en l'air avec votre assistant. Je ne suis peut-être pas assez bien pour vous. Mais dans le fond je sais que je vaux bien mieux que vous », ajouta-t-il. Au moins lui, il n'était pas guidé par les préjugés. Le jeune homme fronça les sourcils et n'ajouta plus un mot. Si la jeune femme voulait piquer sa crise, très bien, elle pouvait le faire. Mais il ne changerait pas d'avis.



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Re: don't tell me i'm not enough ✻ elizian ✻ ( Dim 11 Mar - 21:47 )



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Julian est extrêmement froid, le ton de sa voix dur et sévère. Eliza comprend qu’elle a agi bêtement et pour une fois, son assistant parvient à la faire se sentir nulle. Telle une enfant, elle le regarde sans rien dire. Dans le fond, elle savait qu’une discussion allait devoir avoir lieu. Mais elle ne s’attendait pas à ce qu’il soumette sa démission sans lui avoir laissé une chance de s’expliquer. La question se pose néanmoins de savoir si Eliza aurait un jour pris le temps de revenir sur cette soirée. Parce qu’on ne va pas se mentir, elle avait dans l’idée de tout placer derrière elle en priant pour que le temps efface ce qu’il s’est passé. Maintenant que Julian compte quitter son poste, elle prend le temps de reconsidérer ses plans. Le temps de quelques secondes, elle envisage sérieusement la possibilité de se radoucir et de ravaler sa fierté. Le problème étant qu’elle n’aime pas la façon dont Julian lui parle. Elle déteste cette façon formelle qu’il a d’exposer la situation, de la blâmer pour cette semaine sacrément particulière pour tous les deux. Elle n’a pas l’impression d’être plus responsable que lui en ce qui concerne cette bulle de malaise qui les retient prisonniers. Ça se voit sur son visage qu’il l’agace. « Et donc votre décision, c’est juste de démissionner ? Juste comme ça ? » Qu’elle demande avec agressivité. « Vous trouvez que c’est une décision d’adulte de faire ça ? Vous me reprochez de vous avoir empêché de travailler correctement mais à aucun moment vous n’êtes venu m’en parler. Peut-être que je n’ai effectivement pas agi de manière intelligente, je le reconnais. Mais de la façon dont je vois les choses, vous non plus. » Ils étaient deux dans ce bureau la semaine dernière. Ils avaient autant envie l’un de l’autre. Alors quand bien même elle soit partie précipitamment sans donner la moindre explication, Julian est autant coupable qu’elle. Rien ne l’empêchait de lancer la discussion. Démissionner, c’est choisir la facilité.

Les véritables raisons de sa démission finissent par éclater. Eliza ne comprend pas tout de suite où il veut en venir, car elle n’a jamais cru que Julian était un moins que rien. Malheureusement, entre ce qu’elle pense et ce qu’elle dit, il y a un fossé. Le jeune homme évoque une conversation téléphonique, probablement avec Helena, et Eliza se met à rougir. Ce qu’elle a dit n’était pas supposé être entendu. D’autant plus qu’elle n’en pensait pas un mot. Elle apprécie énormément Julian, bien plus qu’elle ne le voudrait véritablement. Bien qu’il soit parfois énervant et immature, sa présence lui procure une sensation de bien-être agréable. Et après ce qu’il s’est passé l’autre soir, Eliza a sérieusement envisagé la possibilité de se rapprocher de lui. C’est sa sœur qui l’a ramenée sur Terre, en lui rappelant que ce n’était que son assistant. Emmy lui a dit qu’elle valait mieux que ça, et tout ce qui sort de sa bouche est, pour une sombre raison, parole d’évangile. Eliza n’a pas cherché plus loin, acceptant les propos de sa sœur, et tentant de convaincre sa meilleure amie que coucher avec Julian serait un acte stupide et désespéré. Eliza manque tellement de confiance en elle qu’elle est obligée de se raccrocher à ce que sa sœur lui dit. Quand bien même elle voudrait pouvoir se sentir libre, elle ressentira toujours cette pression. Si Emilia lui dit que coucher avec Julian serait une affreuse erreur, alors soit. C’est une vérité qu’elle doit accepter – à tort ou à raison. Pourtant, elle se sent horrible de devoir penser ainsi. La réaction de Julian est aussi légitime que compréhensible. Qu’est-elle supposée répondre à ça ? « Je n’ai jamais dit que je valais mieux que vous. » Tente-t-elle de se défendre, sans doute maladroitement. En tant que PDG, Eliza est habituée à se retrouver dans des situations délicates. Habituellement, elle trouve toujours un moyen de s’en sortir indemne. En revanche, quand on en vient à sa vie privée, il y a peu de choses qu’Eliza puisse gérer.

« Écoutez, peu importe ce que vous avez entendu, ça ne vous regardait pas. » S’excuser aurait probablement été plus intelligent. Elle pourrait aussi lui dire la vérité, lui expliquer qu’elle ne pensait pas un seul mot de ce qu’elle a pu raconter à sa meilleure amie. Mais ça serait admettre qu’il lui plait, et clairement, c’est une mauvaise idée. « Oui, je regrette ce qu’il s’est passé. Notre relation doit rester professionnelle et je n’aurais jamais dû vous laisser croire que ça pouvait aller au-delà. Ça ne se reproduira plus, je peux vous l’assurer. » Elle soutient son regard, comme pour se montrer convaincante. « Maintenant, si ça peut rassurer votre égo, je ne vous considère pas comme un moins que rien. Simplement comme mon assistant, et si c’est ce que vous voulez entendre, vous êtes un très bon assistant. » Elle est maladroite. Très maladroite. Eliza veut que Julian oublie cette histoire de démission, mais ne sait pas quels arguments elle doit avancer. Sans le vouloir, elle parait agressive et hautaine. « Est-ce qu’on peut considérer que les choses sont désormais à plat ? Vous avez fini votre crise, on peut retourner au travail ? » Elle n’est pas assez stupide pour croire qu’en ignorant sa lettre, il restera. Eliza tente pourtant le coup, tout en sachant qu’elle prend aussi le risque de déclarer une troisième guerre mondiale.


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Re: don't tell me i'm not enough ✻ elizian ✻ ( Sam 17 Mar - 18:33 )


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Julian n'avait pas pour habitude d'être quelqu'un de froid, de distant ou sur la réserve. On le connaissait pour être quelqu'un d'extravagant, quelqu'un de foufou et parfois on le connaissait même pour être un grand enfant. Parce que le jeune homme prenait tout à la dérision. Mais pas cette fois. Cette fois il devait bien avouer qu'il était réellement fâché et blessé à la fois. Et il ne savait même pas exactement contre qui était dirigée cette colère exactement. Contre lui même peut-être un peu, parce qu'il avait été assez con pour croire qu'il pourrait plaire à Eliza. Et puis, il lui en voulait à elle aussi, parce qu'elle aurait simplement pu laisser les barrières professionnelles à leurs places, plutôt que de l'humilier de la sorte. Bref, Julian n'avait qu'une envie, c'était de se barrer de cette pièce et de mettre autant de distance possible entre lui et sa patronne. C'était vital. Parce qu'il avait besoin de passer à autre chose et de sortir cette femme de son esprit. Et le plus tôt serait le mieux. Qu'importe quelles raisons il devait donner pour sa démission. Et puis, qu'est-ce que ça pouvait lui faire déjà, qu'il démissionne ? « Oui, juste comme ça », confirma-t-il. C'était bon là, il pouvait y aller ? Parce qu'il en avait assez de se justifier. Et il en avait aussi un peu marre de se comporter comme un con au passage. « Qu'est-ce que ça peut vous faire que ce soit une réaction d'adulte ou pas ? Vous avez prouvé cette semaine que vous n'aviez pas besoin de moi non ? Donc vous n'aurez aucun problème à accepter ma démission », répondit-il avec un peu trop d'agressivité dans la voix. Point barre. Julian ne voulait plus parler. Sa fierté, son ego, le tout avait été piétiné. Il voulait foutre le camp d'ici et si pour cela, il devait se mettre sa patronne – désormais ex patronne – à dos, il s'en foutait.

Mais Julian ne pouvait pas partir comme cela. Il avait besoin de lui dire pourquoi il partait vraiment et il le fit. Peut-être parce qu'il pensait que ça allait changer quelque chose. Mais dans le fond il savait bien que non. Rien de ce qu'elle pourrait dire ne changerait quoi que ce soit. Parce que Julian était trop têtu, trop obstiné. Et même s'il avait pu se laisser convaincre, le jeune homme savait bien qu'elle ne dirait rien. Elle était probablement aussi orgueilleuse qu'il n'était têtu. Bref, cette conversation ne mènerait à rien et ce malgré le fait qu'il voyait bien au visage de la jeune femme qu'il avait touché un point sensible. Mais quelque part, dans le fond, il se disait que de toute façon, rien de ce qu'elle dirait ne lui ferait du bien. Que pouvait-elle faire d'autre à part enfoncer le clou ? Pas grand-chose. A ses paroles, Julian fronça les sourcils. « Vous devriez peut-être. Assumez totalement le fond de votre pensée », répondit-il, un petit air de défi dans le regard. Qu'elle le dise. Qu'elle l'assume. De toute façon, c'était déjà ce qu'elle avait sous entendu lors de son appel à … ma foi, il ne savait même pas qui elle avait eu au bout du fil et il s'en foutait. Lorsque la jeune femme prit la parole, le jeune homme fut si peu surpris par ce qu'elle venait de dire qu'il se mit à rire. Pas d'un de ses rires habituels, joyeux et insouciants. Non, c'était un rire sarcastique, froid, presque méchant. « Vous avez raison, ça ne me regarde pas. D'ailleurs, plus rien ne me regarde. Si vous avez terminé, je voudrais simplement m'en aller », rétorqua-t-il.

Eliza n'avait jamais eu à faire à ce Julian. Parce que quand il était blessé, il se braquait et il pouvait se comporter comme le pire des connards. Mais il n'avait jamais été comme ça avec Eliza. Il avait toujours su contrôler ses émotions et rester maître de lui-même. Mais pas cette fois. A vrai dire, cette fois il n'en avait plus envie. Tout ce qu'il voulait, c'était dire ce qu'il avait à dire et s'en aller. Et Eliza pourrait faire ce qu'elle voulait ensuite, il s'en fichait. Le jeune homme l'écouta parler, mais la lassitude se voyait sur son visage. Est-ce qu'il était convaincu par les mots qu'elle lui disait ? Non. A vrai dire, il avait lutté pendant longtemps pour rester à ce poste. Mais quelque chose s'était brisé dans la confiance professionnelle qu'il avait avec elle. Il ne voulait plus de cet emploi. Il allait trouver autre chose, il pourrait continuer à s'occuper de sa maman. Il n'avait pas besoin d'Eliza pour pour ça. Le jeune homme la laissa terminer de parler, avant de fixer son regard dans le sien. Froid, glacial, implacable. « Non », répondit-il. C'était sec. Implacable. Ça ne laissait pas de place à la conversation. « Je vous ai laissé me traiter comme de la merde parce que j'aimais ce travail. Mais un travail, je peux en avoir un autre. Je refuse de faire comme si de rien était. Notre relation ne reviendra donc guère professionnelle », expliqua-t-il en faisant exprès d'utiliser le genre de mot qu'il n'aurait jamais utilisé en tant normal. Juste comme ça, pour lui montrer qu'il n'était pas un profond demeuré. « Un travail, je peux en avoir un autre. Je ne suis peut-être pas assez bien pour m'envoyer en l'air avec vous, mais vous n'êtes pas assez bien pour que je travaille pour vous. Je mérite mieux. Et je trouverais mieux », ajouta-t-il. Il ne se reconnaissait pas. Jamais il n'avait tenu tête à quelqu'un de la sorte. Pas en étant aussi méchant. Parce que Julian avait beau être un grand enfant, il était aussi dépourvu de méchanceté. Sauf aujourd'hui apparemment. « J'ai commis l'erreur de croire que vous aviez peut-être meilleur fond que vous en aviez l'air, mais j'ai été con. Faites ce que vous voulez. D'ailleurs, si vôtre bellâtre de barman est meilleur pour vous que moi, proposez lui d'être votre assistant », acheva-t-il. C'était la petite pique gratuite, comme ça, au passage. Sur ces mots, Julian se releva, bien décidé à quitter le bureau de celle qu'il avait appelé la sorcière fut un temps et qu'il était bien décidé à rappeler comme ça désormais.



NIEMAND HÖRT DICH
Kraftlos stürzt sie in ihre Welt. Wie an jedem anderen Tag nimmt sie die Worte nicht wahr, die der Lehrer lustlos sagt. Hilflos verirrt sie sich und schnellt. Schnee weht gegen das Fenster vom Klassenzimmer sie fällt immer tiefer, bis das Klingeln sie verletzt aufblicken lässt. Im Eissturm verklingt dein Hilfeschrei. Niemand hört dich, niemand sieht dich. Im Eissturm kämpfst du ganz allein. Jeder friert hier, jeder verliert hier.
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Re: don't tell me i'm not enough ✻ elizian ✻ ( Sam 14 Avr - 15:42 )



✻ ✻ ✻
But I hear sounds in my mind, brand new sounds in my mind. But honey I'll be seein' you, ever, I go... But honey I'll be seein' you down every road... I'm waiting for it, that green light, I want it, 'cause honey I'll come get my things, but I can't let go. I'm waiting for it, that green light, I want it.

Eliza refuse la démission de son assistant. Sans lui, c’est le chaos. Elle ne peut pas diriger son entreprise seule, gérer son emploi du temps et les demandes de ses employés. Elle a besoin de quelqu’un pour l’aider, d’une personne fiable, consciencieuse et sérieuse. Lorsque Julian est arrivé au sein de l’entreprise, elle ne pensait pas qu’il puisse correspondre au profil. Comme toutes les assistantes qui l’ont précédé, elle s’attendait à devoir le renvoyer une semaine après son premier jour, deux tout au plus. Elle se voyait déjà devant le conseil d’administration, à tenter de leur expliquer pourquoi cet homme devait quitter les lieux le plus rapidement possible. Et puis il l’a surprise. Entre deux plaisanteries lourdes, il lui a prouvé qu’il pouvait être un bon assistant. Eliza lui fait entièrement confiance, intimement convaincue par ses compétences. Julian est l’assistant qu’elle recherchait. Tous ces points positifs, elle n’a jamais su les exprimer. Elle n’a jamais pris la peine de lui montrer sa reconnaissance, bien trop occupée à jouer les indignée ou à le rabaisser par pure méchanceté gratuite. Alors qu’en vérité, Julian est une personne essentielle à son quotidien. Outre son rôle important, il s’est passé quelque chose le soir où elle l’a obligé à rester travailler jusque tard dans la nuit. Au-delà de cette attraction physique indéniable, elle a appris à le connaître. Elle a rencontré l’homme charmant qui se cache derrière ce grand gamin qui anime habituellement son quotidien. Certes, sa réaction n’a pas été des plus intelligentes, et elle ne peut sans doute s’en prendre qu’à elle s’il dépose aujourd’hui sa démission. Mais le fait est qu’elle ne veut pas le voir partir. Et paradoxalement, elle n’arrive pas à le lui faire comprendre.

Quoi qu’elle dise, Eliza sent qu’elle se heurte à un mur. Le jeune homme a pris sa décision, et il n’y a rien qui puisse le faire changer d’avis. Le fait qu’elle l’ait ignoré toute la semaine semble le rendre aigri, et cette réflexion idiote faite au téléphone avec Helena n’a fait qu’empirer la situation. Elle s’en veut d’avoir dit quelque chose qu’elle ne pensait pas, simplement par fierté. Eliza arrive à un point où elle ne sait plus quoi dire. Elle regarde Julian d’un air hébété, incapable de riposter. C’est l’une de ses spécialités, pourtant. Eliza est connue pour avoir du mordant, pour ne jamais se laisser marcher sur les pieds. Elle trouve toujours la phrase parfaite de contre-attaque, même quand elle a tort. Une qualité (ou un défaut) qu’elle tient de son père. Aujourd’hui, elle n’a rien à dire, rien pour se défendre. Julian a toujours été doué pour lui tenir tête. C’est aussi l’une des nombreuses raisons qui fait qu’il soit un bon assistant. Il n’a pas peur d’Eliza. Accessoirement, elle sait qu’elle est fautive sur quasiment toute la ligne. Une petite partie d’elle continue de penser que Julian était aussi responsable qu’elle. Bien qu’elle ait soigneusement évité d’aborder la discussion, rien ne l’empêchait de faire le premier pas. Eliza refuse de porter le blâme à elle toute seule. « Très bien. Barrez-vous alors, si c’est vraiment ce que vous voulez. » Qu’elle crache avec colère. Il la prend de haut, et on ne l’a jamais habituée à ça. Normalement, c’est elle la personne hautaine. C’est elle qui prétend valoir mieux que tout le monde. Mais elle ne le pense jamais, car elle est la première à croire qu’elle ne vaut rien. La première à se battre quotidiennement pour avoir ne serait-ce qu’un tout petit peu d’importance aux yeux de sa famille, et surtout de ses parents. Julian, lui, il fonce dans le tas. Il lui dit clairement qu’il mérite mieux que de travailler pour elle, et Eliza sait qu’il pense chacun des mots qui sort de sa bouche. Alors évidemment, ça la blesse. Et une Eliza blessée ne se montrera jamais clémente, bien au contraire.

À l’évocation de Simone, la réaction d’Eliza est immédiate. Elle se saisit d’un crayon et le lui jette en pleine figure. Il l’agace, c’est donc amplement mérité. « C’est quoi votre problème ? » Eliza a l’impression que cette histoire dérape. D’abord, Julian débarque pour lui donner sa lettre de démission. Ensuite il l’accuse de l’avoir empêché de faire son travail. Puis il lui reproche de l’avoir ignoré suite à la soirée qu’ils ont passé tous les deux. Et maintenant il parle de Simone. Eliza émet un rire sarcastique. « Si vous présentez votre démission, c’est parce que j’ai blessé votre égo. » Dit-elle sur un ton moqueur. « Wow. C’est définitivement une réaction très mature, digne d’un adulte. » Ils n’arrivent pas à se comprendre, aucun des deux ne cherche à voir plus loin que le bout de son nez. « C’est sans doute pas plus mal que vous partiez, finalement. Vous êtes incapable de grandir, Julian. Vous êtes un gamin bloqué dans le corps d’un adulte. Allez-y, partez si ça vous chante. Au moins, je n’aurais plus à vous supporter et ça m’évitera de râler tous les matins parce que mon abruti d’assistant porte un t-shirt des tortues ninjas. Si vous êtes persuadé de trouver mieux ailleurs, tant mieux. C’est tout ce que je vous souhaite. En attendant, ne venez pas m’accuser d’avoir merdé, parce que c’est vous qui m’avez tendu cette lettre, c’est vous qui avez décidé de vous enfuir. Pas moi. »


    The edge of Glory ∗ There ain't no reason you and me should be alone, and I got a reason that you're who should take me home tonight. I need a man that thinks it's right when it's so wrong. Right on the limits where we know we both belong tonight.
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