i'm gonna need somebody to lean on ✻ helena

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i'm gonna need somebody to lean on ✻ helena ✻ ( Dim 4 Fév - 11:23 )


Helena & Javier

Sometimes in our lives we all have pain we all have sorrow. But if we are wise we know that there's always tomorrow. Lean on me, when you're not strong and I'll be your friend. I'll help you carry on. For it won't be long 'til I'm gonna need somebody to lean on.



Javier était de mauvaise humeur. Et pas qu’un peu. A vrai dire, ça n’avait rien d’étonnant. Il était tellement souvent de mauvais poil, que son frère le surnommait Scroodge. Mais l’espagnol avait ses raisons. De très bonnes raisons selon lui. Des raisons qu’il n’était toujours pas prêt à expliquer à sa famille. Quoi de surprenant à être de mauvaise humeur quand il se rendait compte qu’il perdait chaque jour un peu plus la vue ? Il était peintre. Il avait besoin de ses yeux pour porter sur la toile ces si jolies choses qu’il voyait. Il avait besoin de ses yeux pour tant d’autres choses encore. Il n’était pas prêt à dire adieu au monde tel qu’il le connaissait. Régulièrement, Javier sortait se promener et il observait les choses, comme pour être sûr et certain de ne jamais oublier. Il essayait de graver l’image du sable, de l’océan, des vagues. Des feuilles dans les arbres. Des nervures dans les feuilles. Il ne voulait rien oublier. Mais surtout, il avait peur de ne plus réussir à peindre, le jour où il n’y verrait plus rien. Comment mélanger les couleurs ? Comment les choisir ? Comment dessiner les formes ? Certes, tout ce qu’il faisait, il le faisait par automatisme, par habitude. Mais cela ne voulait pas pour autant dire qu’il serait capable de s’en sortir quand le noir se faisait. Et Javier devait bien avouer que tout cela lui faisait peur. Bien plus peur qu’il ne l’avouerait jamais. L’orgueil faisait partie intégrante de son caractère. Avouer ses faiblesses, ce n’était certainement pas dans ses habitudes. Avouer ses faiblesses, c’était donner aux autres l’opportunité de s’en servir contre lui. Et c’était à l’opposé de sa personnalité. Mais le jeune homme était bien obligé d’admettre qu’il souffrait de la situation. Cette situation échappait à son contrôle. Et il n’aimait pas ce qu’il ne pouvait pas contrôler. Agacé, le jeune homme laissa retomber son pinceau et contempla la toile vierge. Il n’y avait pas que ses yeux. Il y avait aussi l’inspiration. Elle s’était envolée en même temps que l’annonce de son diagnostic. Oh, ses toiles continuaient à se vendre. Mais lui avait surtout l’impression qu’elles étaient médiocres. Elles n’étaient pas à sa hauteur – sans prétention aucune. Elles ne lui ressemblaient pas. Il se demanda un instant où était passé l’homme si plein d’inspiration et de passion. Difficile de dire où il l’avait égaré. Peut-être quelque part en France, après son divorce houleux. Ou peut-être quelque part en Italie, quand il avait tout abandonné pour rentrer à Cap Harbor, s’occuper de sa mère malade. Toujours était-il que le jeune homme ne se sentait plus aussi doué et inspiré que par le passé, quand il peignait ces magnifiques paysages. Ici, il connaissait chaque recoin de la ville. Il ne sentait plus l’inspiration l’envahir. Peut-être parce qu’à une époque, quand il vivait ici, ce n’était pas un paysage qu’il peignait, mais une personne. Il était forcé d’avouer qu’il pensait souvent à Jane, depuis son retour à Cap Harbor. Mais elle, elle n’était plus là. Seuls les souvenirs demeuraient. Ce restaurant où ils allaient souvent. La plage où ils avaient échangé leur premier baiser. Son ancienne maison, où elle avait vécu avec sa famille. Tous ces souvenirs, il était le seul à les revivre, parce qu’elle, elle n’était plus là. Et c’était peut-être tant mieux d’ailleurs. Javier n’avait pas besoin d’une femme dans sa vie. Du moins pas de manière sérieuse. D’autres femmes, il y en avait. Il y en avait surtout une. Brune, aux longs cheveux cascadant sur ses épaules. Mais Helena était aussi cynique et sans espoir qu’il l’était. Ce n’était pas comme s’ils risquaient de vivre une véritable histoire tous les deux. De toute façon, Javier n’était plus disposé à s’engager, donc la question ne se posait simplement. Et pourtant, maintenant qu’il pensait à Helena, il s’empara de son téléphone pour savoir si elle passait toujours le voir en début d’après-midi. Avec elle, rien n’était certain, elle passait tellement de temps à travailler que c’était déjà difficile de planifier quelque chose avec elle. Il espérait qu’elle allait confirmer et ne pas l’envoyer sur les roses. Non pas qu’il ne trouverait pas un autre moyen de s’occuper si elle ne venait pas. Simplement, c’était parfois agréable d’avoir des gens à qui parler. Et puis, il avait été témoin à son mariage alors elle lui devait bien ça. Son ventre se mit soudain à gronder et il se rappela qu’il n’avait pas mangé depuis la veille. Rien de surprenant. Il lui arrivait souvent d’oublier de manger, quand il peignait. Sauf que cette fois, il n’avait pas réellement peint, mais il avait fixé une toile vierge en espérant trouver une idée lumineuse. C’était presque pareille, le résultat et la productivité en moins. Soupirant, le jeune homme abandonna l’idée de produire quoi que ce soit aujourd’hui et se décida à remonter dans sa cuisine, pour se préparer à manger. Une marche. Deux marches. Il avait appris à marcher lentement et à analyser avant d’avancer. Mais arrivé à mi-chemin, le jeune homme ne vit pas le carton qu’il avait oublié de ranger et trébucha à travers, dévalant les escaliers pour tomber sur la tête quelques marches plus loin. « Putain », grogna-t-il. Non, il n’arriverait pas à se faire à ce qui lui arrivait. Comment le pourrait-il ? C’était impossible. Il n’acceptait pas. Il n’arrivait pas à s’avouer vaincu. Et pourtant … Le jeune homme toucha sa tête et constata que du sang s’écoulait d’une blessure qu’il avait fait en se cognant. Et puis, son dos et sa jambe étaient douloureux. Il s’était peut-être cassé quelque chose. Et ça, il le vivrait très mal. Forcé de s’avouer vaincu, il envoya un nouveau message à la seule personne à qui il faisait confiance dans ce genre de situation : Helena. Un simple SOS. Il savait qu’elle comprendrait. Enfin il espérait qu’elle comprendrait. Et en attendant qu’elle arrive, le jeune homme tenta de se redresser. Peine perdue. Sa jambe ne supportait pas son poids et le lançait à chaque fois qu’il essayait de prendre appui dessus. Putain. L’espagnol patienta donc, assis par terre, aux pieds de ses escaliers. Lorsqu’il entendit enfin du bruit à l’étage, il soupira de soulagement. « En bas ! », hurla-t-il, pour se faire entendre. Les bruits de pas se rapprochèrent. Helena ne ressemblait qu’à une silhouette floue. Il savait que c’était elle, mais il ne la reconnue que lorsqu’elle fut vraiment en face d’elle et qu’il put la voir enfin. « Ne me demande pas ce que je fais parterre », ronchonna-t-il. Il n’y avait rien qu’il détestait plus. Les gens qui posaient ce genre de question cons attendaient quoi comme réponse exactement ? Il ne s’était pas jeté parterre par volonté. Et il ne faisait pas non plus une sieste à même le sol. « J’ai tenté un triple salto arrière dans les escaliers, mais comme tu peux le voir, c’est un échec », ajouta-t-il, d’un ton chargé d’ironie, pour dédramatiser la situation. Mieux valait dire ça que d’avouer que c’était juste en train de devenir un incapable, un assisté, rien d’autre.
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Re: i'm gonna need somebody to lean on ✻ helena ✻ ( Mer 7 Fév - 17:29 )












Le conseil d'administration avait lieu dans 1 semaine et c'était à moi que l'organisation avait été laissé. Je savais que ce choix n'était pas anodin, je savais qu'il voulait savoir si j'étais capable de supporter la pression de mon premier grand conseil. Depuis le temps que j'étais dans cette entreprise il devait savoir que le stress ne m'effrayait pas. Bien au contraire c'était mon élément moteur préféré. Je savais surtout que c'était mon comportement qui était épié. Depuis que le grand chef m'avait fait suivre cette atelier sur le gestion de soi, il devait s'attendre à ce que je m'en prenne à tout le monde. Honnêtement l'idée était très tentante surtout que j'avais l'impression d'être entouré de véritable incapable. Heureusement j'avais Julia à mes côtés. Cette femme faisait des merveilles dans son domaine, en fait j'avais même l'impression de me revoir à travers elle. Elle était sans pitié mais avec plus d'empathie. « Julia, je vous ai envoyé par mail les différents éléments à associer. Il y a le PowerPoint à mettre en page, ainsi que le bilan financier à demander à la comptabilité. » Même si je lui avais exposé tout cela par mail, je prévenais la prévenir, puis j'avais aussi autre chose à lui demander. « Cet après-midi je ne serais pas là, si il y a une urgence n'hésitez pas à me téléphoner. » Elle hochait la tête, je n'en demandais pas forcément plus. « Ne vous en faites pas, vous pouvez partir sans crainte » Je savais que je pouvais lui faire comprendre. « Je le sais bien, mais je préfère quand vous le dire » On était jamais trop prudent. Je devais passer l'après midi avec Javier. Se trouver des moments ensemble n'était jamais facile à cause de mon emploi du temps et de l'amour que j'avais pour mon travail, mais pourtant on arrivait toujours à le faire. Avec Eliza, il était la seule personne pour qui je pouvais tout abandonner sans me poser de question. D'ailleurs je sentais mon téléphone vibrer et c'était justement un message de Javier qui s'inquiétait de savoir si c'était toujours bon pour cet après-midi. Je lui répondais par l'affirmatif tout en regagnant mon bureau. Il était plus que temps que je me mette au boulot, il fallait que je finalise ma présentation et surtout que j'avance mes pions avec les autres directeurs. Ce premier conseil passé mon autorité grimpera encore d'une échelle et alors là je pourrais faire les alliances nécessaire à ma réussite et mon évolution.
Tout en gardant un œil sur l'oeil j'avançais à grand pas. J'avais l'impression que ma productivité était en train d'atteindre des sommets, mais encore une fois je fus interrompu par un message de Javier. Un simple SOS qui m'inquiétait grandement. Ce n'était pas dans son habitude. Tant pis pour ma présentation, tant pis pour la tonne de dossier que j'avais à faire. Je laissais tout en plan, je laissais juste un message sur le bureau de Julia pour la prévenir. Elle était à la photocopieuse, mais je n'avais pas le temps de faire un détour.

Sans rouler plus vite que la limite autorisée, j'arrivais quand même à aller chez Javier plus rapidement que d'habitude. En arrivant j'étais étonné par le silence, en tout cas lui n'avait entendu « En bas ! » Au moins cela me facilitait les recherches et je n'avais pas à fouiller la maison dans son ensemble. En le rejoignant, j'étais tenté de rire un petit peu, mais l'expression sur son visage m'en empêcha directement. Puis s'il avait envoyé un sms c'était qu'il avait du se faire mal. « Ne me demande pas ce que je fais parterre » Je reconnaissais bien Javier le sarcastique, il était presque à mon niveau par moment. « T'as cru que j'étais une mannequin écervelée pour te demander ce genre de chose ? » Je pourrais limite me sentir vexée, mais cela faisait beaucoup trop de temps qu'on se connaissait pour que je puisse vraiment mal prendre sa remarque et puis on allait dire qu'il avait des circonstances atténuantes. « J’ai tenté un triple salto arrière dans les escaliers, mais comme tu peux le voir, c’est un échec » Au moins il ne perdait pas son sens de l'humour, c'était plutôt une bonne chose. « Pourtant tu sais que la gymnastique ce n'est pas tout fort. » Il aurait pu essayer avec un grand écart. « Mais ne t'inquiète pas pour ta souplesse, là tu es au top » La connotation sexuelle elle était gratuite. « Bon, on va pas passer la journée dans les escaliers hein. Accroche toi à moi » Je passais le bras de Javier autour de moi et tant bien que mal j'arrivais à le remettre debout. « T'as pris du poids ? » Dans mes souvenirs il n'était pas aussi lourd, ou alors c'était parce qu'on faisait trop de sport pour que je m'en rende compte. Monter aurait été bien trop compliqué vu comment il boitait, alors je le posais sur la première chaise que je trouvais. « Bon déjà dit moi comment tu te sens ! Je dois m'inquiéter et t'emmener aux urgences ou ma personne suffira à te soigner ? » J'imaginais déjà devoir le porter pour prendre l'escalier et après le mettre dans ma voiture, j'étais fatigué d'avance, mais en même temps je ne pouvais pas le laisser souffrir, alors même si je n'avais aucune force on trouverais bien un moyen. « Comment t'as fait pour tomber ? T'as loupé une marche ? » Voire 3 ou 4 j'avais envie de dire.




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Dernière édition par Helena Lewandowski le Mer 14 Fév - 19:14, édité 1 fois
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Re: i'm gonna need somebody to lean on ✻ helena ✻ ( Ven 9 Fév - 14:57 )


Helena & Javier

Sometimes in our lives we all have pain we all have sorrow. But if we are wise we know that there's always tomorrow. Lean on me, when you're not strong and I'll be your friend. I'll help you carry on. For it won't be long 'til I'm gonna need somebody to lean on.



Javier et Helena, c'était une histoire qui durait depuis longtemps. Une histoire particulière. Ils s'étaient rencontrés à l'école, à l'époque, Javier ne parlait pas un mot d'anglais. Bon, Helena ne parlait pas l'espagnol et à vrai dire, ils se tenaient compagnie plus qu'ils ne se parlaient. Ils se dessinaient des choses et faisaient des mimes pour se faire comprendre. Mais ils étaient tous les deux des étrangers et ils se comprenaient. C'était sans doute ce qui les avait rapproché. Et ils avaient été amis pendant toute leur scolarité. Helena était une des rares personnes avec qui il était resté en contact quand il avait entreprit ses nombreux voyages et elle avait toujours été là pour le soutenir dans sa démarche, même si certains tentaient de lui dire qu'il était dingue de partir ainsi à l'aventure, pour un travail artistique qui ne lui ramènerait jamais un dollar. Là dessus les gens s'étaient trompés d'ailleurs. Et puis il était revenu pour elle à Cap Harbor, quand il avait apprit qu'elle allait se marier. Il voulait savourer ce bonheur avec elle. Il avait même été témoin à son mariage. Heureusement que Javier ne parlait plus à Luke désormais, parce qu'il était à peu près certain que pour une raison étrange, son ancien ami n'apprécierait pas que l'espagnol se tape sa femme, de temps en temps. Mais leur relation était très bien comme elle était. Ils s'offraient du plaisir, de l'affection, ils comblaient la solitude de l'un et de l'autre. Et il n'y avait pas de sentiments, ce qui était une bonne chose, puisqu'au moins, si tout se terminait parce que l'un ou l'autre venait à vivre une vraie histoire d'amour, leur amitié n'en patirait pas. Et surtout, Helena était l'une des rares personnes à qui il faisait suffisamment confiance pour lui avoir parlé de sa situation médicale. On pourrait penser que c'est parce qu'elle travaillait dans un domaine médical et que donc, elle était bien placée pour comprendre mais en fait, c'était juste une excuse que Javier donnait pour ne pas avoir à avouer qu'il lui faisait confiance et qu'il avait besoin d'elle. Avouer qu'il avait besoin de quelqu'un était pour lui un calvaire sans nom. Et pourtant, alors qu'il avait fait une jolie chute dans les escaliers, la personne qu'il appela à son secours était bien Helena. Parce qu'il n'était pas sûr de pouvoir se relever tant sa hanche et sa jambe lui faisaient mal. Mais surtout parce que sa tête saignait et il avait peur de retomber si jamais il retombait. Lorsqu'il entendit la jeune femme entrer chez lui – elle connaissait suffisamment les lieux depuis le temps – il fut soulager de ne pas avoir à passer encore trois heures parterre. Elle avait fait vite. Tant mieux. Le sol de son atelier n'était pas franchement confortable et en plus il faisait froid. Comme à son habitude, le jeune homme l'accueillit avec un sourire, ce genre de sourire chez lui où on se demandait toujours s'il était ironique ou sincère. Le tout accompagné de son sarcasme habituel. Javier était sans doute plus cynique encore qu'Helena. Apparemment, c'était possible. « On ne sait jamais. Puis avec ta plastique de rêve tu aurais pu devenir mannequin. Enfin je ne crois pas connaître d'agence qui recrute des mannequins avec un cerveau, j'imagine que c'est pour ça que tu as choisi de travailler dans un laboratoire pharmaceutique », rétorqua-t-il d'un ton chargé d'ironie. Bon, Helena était belle, c'était indéniable. Mais elle était surtout intelligente. C'était donc mieux qu'elle ait mit son cerveau au service de la science et sa plastique parfaite à son service à lui. Même avec le dos fracassé par la chute, il ne perdait pas le nord le petit. « Comment oses-tu ? Tu as vu ma plastique parfaite et tu oses prétendre que je ne suis pas doué en gymnastique ?! », s'exclama-t-il, outré. Bon le jeune homme avait plutôt fait des sports de combat dans sa jeunesse, puis il avait décidé que la course, c'était très bien aussi. Jamais il n'avait fait de gymnastique. Par contre il serait toujours capable de botter le cul d'un enfoiré les yeux fermés. Chacun son talent. « Ah, même quand mon corps me lâche tu ne trouves rien de mieux à faire que de ne penser qu'à mon corps », répliqua-t-il en feignant la tristesse. Ce n'était qu'un homme objet, il savait bien que Helena n'en avait qu'après son cors de rêve. La vie est injuste, franchement. « A vos ordres chef », approuva-t-il avec un hochement de tête. Voilà qu'en plus maintenant il devait lui obéir. De mieux en mieux cette histoire. Toutefois, sachant qu'il n'avait pas le choix, il passa son bras autour du cou de la belle Helena et essaya de ne pas être trop un poids mort pendant qu'elle le relevait. Et voilà qu'elle l'insultait, la vilaine. « Hey ! J'ai pas pris de poids. Tu devrais savoir que je suis sportif », répondit-il en faisant mine de bouder. Et puis le petit sous entendu sexuel il était gratuit. Parce que c'était surtout ce genre de sport qu'il pratiquait maintenant. Mais bon, c'était bon pour le cœur, bon pour l'esprit. Bref, il n'avait pas grossi. Le jeune homme se laissa tomber sur la chaise vers laquelle elle l'avait guidé en grimaçant. « Pas trop mal à vrai dire, je pense que rien n'est cassé, mais ma jambe me fait mal. Sûrement le choc cela dit », expliqua-t-il. C'était plus sa tête qui l'inquiétait. Et son dos. Il était en kit maintenant voilà tout. Le jeune homme porta sa main à sa tête et grimaça. Il n'avait pas besoin de voir quoique ce soit pour sentir le liquide chaud sur ses doigts. « Pitié, dis-moi que j'ai pas besoin de points de suture et que c'est pas grave. J'ai pas très envie d'aller aux urgences », ajouta-t-il en lui montrant sa main, recouverte de rouge. Il espérait que ce n'était qu'une blessure superficielle. Parce qu'il n'aimait pas les médecins et ça ce n'était pas nouveau. « Je montais l'escalier et j'ai pas vu le carton au milieu du chemin », expliqua-t-il pour répondre à sa question. Comme sa vision périphérique avait prit un sacré coup, le jeune homme devait bien avouer qu'il ne voyait plus ce qui traînait sur son chemin depuis un moment déjà. « Je sais, je devrais vraiment ranger cet appartement », ajouta-t-il avant qu'elle ne l'engueule. Son médecin le lui avait dit, il devait tout apprendre par cœur et ne rien laisser traîner parce que tout était susceptible de devenir dangereux. Mais Javier était une véritable tête de mule.
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Re: i'm gonna need somebody to lean on ✻ helena ✻ ( Mer 14 Fév - 19:15 )












Recevoir un sms SOS de la part de Javier ce n'était pas quelque chose d'anodin. Surtout quand il savait que je devais passer l'après midi avec lui. Pourtant je n'hésitais pas une seconde à tout abandonner au boulot pour le rejoindre le plus rapidement possible. Pas que j'étais inquiète, mais un petit quand même surtout quand on savait qu'il commençait à perdre la vue. Je n'osais imaginer ce que cela pouvait être pour lui qui avait tant besoin de la vue pour peindre. D'ailleurs je ne savais même pas si quelqu'un d'autre que moi était au courant. Il avait eu assez confiance en moi pour me le dire. Cela ne m'étonnait pas en soit, on se connaissait depuis presque toujours et surtout il savait que ce n'était pas moi qui allait prendre des pincettes avec lui qu'il devienne aveugle ou pas. Javier resterait Javier quand bien même il ne pourrait plus voir mon merveilleux visage. Ni mon corps, mais ça c'était encore un autre sujet. Si le jour de mon mariage on m'avait dit qu'un jour j'allais coucher avec lui je ne l'aurai absolument pas cru. Tout comme je ne pensais pas non plus divorcer un jour, mais tout ceci était arrivé et je le vivais parfaitement bien.
En arrivant chez lui, il avait eu la gentillesse de ne pas me laisser chercher après lui partout et m'avait indiqué sa présence. J'aurai pu être tenté de rire, mais finalement non. Surtout s'il me pensait assez stupide pour lui demander pourquoi il était à terre. Je n'étais pas une cruche pour faire ce genre de remarque, il devrait le savoir pourtant. « On ne sait jamais. Puis avec ta plastique de rêve tu aurais pu devenir mannequin. Enfin je ne crois pas connaître d'agence qui recrute des mannequins avec un cerveau, j'imagine que c'est pour ça que tu as choisi de travailler dans un laboratoire pharmaceutique » Si il essayait de me flatter, c'était parfaitement réussie. « J'ai choisi un laboratoire pharmaceutique parce que je pensais pouvoir mettre en place un trafic de drogue, mais finalement j'avais pas envie de me mêler à des gens bizarres » Déjà devoir supporter les gens au boulot c'était un énorme effort pour moi, alors si en plus je devais gérer des gens sur mon temps libre je n'allais pas m'en sortir. En tout cas je me demandais pourquoi Javier avait voulu faire un salto alors qu'on savait que la gym n'était pas son fort. Il était doué dans beaucoup d'autre domaine sportif par contre. « Comment oses-tu ? Tu as vu ma plastique parfaite et tu oses prétendre que je ne suis pas doué en gymnastique ?! » Il était mignon quand il fait l'homme outré de la sorte. « Ne te vexe pas comme ça ! J'ai dit que tu étais nul en gym, mais je n'ai pas dénigré tes autres talents sportifs. » Je pensais surtout à un talent en particulier. Parce que soyons honnête, comparé à moi Javier était une bête de sport. Le simple fait de penser à courir me fatiguer d'avance alors que pour Javier non. « Ah, même quand mon corps me lâche tu ne trouves rien de mieux à faire que de ne penser qu'à mon corps » Je levais les yeux au ciel. Depuis quand Javier était devenu une drama queen qui s'offusquait parce que je n'en voulais qu'à son corps ? Aux dernières nouvelles cela ne l'avait jamais dérangé. « Qu'elle idée d'avoir un corps aussi attractif aussi. Mais si ça peut te rassurer, j'aime nos conversations aussi » Avec Eliza, il était le seul avec qui j'étais vraiment moi-même, avec qui je pouvais vraiment dire ce que je pensais.
Toujours était-il que je ne pouvais pas le laisser dans l'escalier. La tentation de téléphoner aux pompiers ou Samu était tentante, mais je savais qu'il n'accepterait jamais, alors j'allais jouer ce rôle moi-même. A condition qu'il s'accroche à moi. Pour une fois j'allais être sa bouée. « A vos ordres chef » J'esquissai un petit sourire !! C'était assez plaisant de se faire apeller chef. Par contre devoir porter un Javier blessé cela l'était beaucoup moins. « Hey ! J'ai pas pris de poids. Tu devrais savoir que je suis sportif » De toute façon cet homme n'avait pas un gramme de graisse sur lui, ce n'était que du muscle. « Oh oui je le sais bien, tes exploits sportifs me laissent de grands souvenirs » Quoique dernièrement je gardais aussi un très bon souvenir de ma fin de soirée avec Maximilian. Je ne serais pas contre le revoir pour une séance au corps à corps. Mais pour l'instant l'heure n'était pas à la rêverie et tant bien que mal, j'arrivais à faire s’asseoir Javier ailleurs que dans les escaliers et je m'inquiétais de son état. « Pas trop mal à vrai dire, je pense que rien n'est cassé, mais ma jambe me fait mal. Sûrement le choc cela dit » Je le regardais de haut en bas pour m'assurer qu'il n'avait pas d'autre blessure visible, mais de toute évidence à par sa tête non. « Tu es sûr ? Tu peux la plier et la déplier ? Je pense pas que tu puisses danser un tango tout de suite par contre » Ce qui était bien dommage à mon avis. « Pitié, dis-moi que j'ai pas besoin de points de suture et que c'est pas grave. J'ai pas très envie d'aller aux urgences » Debout devant lui et sans la moindre délicatesse, je prenais sa tête pour la baisser et avoir une meilleure vue de son cuir chevelu. En d'autre circonstance cette position aurait pu être tendancieuse, mais c'était très loin de mes préoccupations pour l'instant. « Non, je pense qu'en nettoyant ta blessure et avec un pansement ça devrait le faire » Je n'étais peut-être pas médecin, mais j'avais quand même quelques notions. Mais avant de le soigner, j'étais curieuse de savoir comment tout ceci était arrivé. « Je montais l'escalier et j'ai pas vu le carton au milieu du chemin » Quand on savait qu'il était en train de perdre la vue, ce n'était pas très malin de sa part, mais le fourbe me devançait dans mes paroles. « Je sais, je devrais vraiment ranger cet appartement » Il m'enlevait les mots de la bouche. « Si tu veux je peux ranger pour toi, ça va être vite fait » Je ferais même un rangement par le vide en jetant la plupart des choses. Mais bon pour l'instant il fallait surtout que je m'occupe de sa tête. « Tu as une trousse de premier secours dans la salle de bain ? » Après sa réponse, je l'abandonnais quelques instants pour trouver le fameux sésame. Et parce que j'étais vraiment quelqu'un de sympa, je lui prenais aussi une bouteille d'alcool pour qu'il se remette de ses émotions. Les bras chargés, je revenais rapidement auprès de lui. « Je t'ai pris ça pour que tu sois fort et courageux pendant que je vais te soigner » Il était hors de question que je l'entende se plaindre. D'ailleurs je ne le prévenais pas quand je nettoyais sa blessure et j'y allais directement. Un jour je serais délicate avec les gens, mais de toute évidence ce n'était pas pour tout de suite. « Passe moi les compresses s'il te plaît » J'avais un assistant de choix en plus. Je me sentais chanceuse.




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Re: i'm gonna need somebody to lean on ✻ helena ✻ ( Dim 18 Fév - 17:57 )


Helena & Javier

Sometimes in our lives we all have pain we all have sorrow. But if we are wise we know that there's always tomorrow. Lean on me, when you're not strong and I'll be your friend. I'll help you carry on. For it won't be long 'til I'm gonna need somebody to lean on.



Helena était vraiment l'une des rares personnes devant qui Javier n'avait pas peur de se montrer faible Il ne voyait vraiment pas qui il aurait pu appeler à part elle, pour l'aider à se relever après sa chute dans les escaliers. Parce qu'il savait qu'elle n'allait pas le juger et surtout qu'elle n'allait pas poser de questions. Et puis, ça avait un sens pratique puisqu'ils allaient de toute façon se voir dans l'après-midi. « Enfin sans vouloir te contredire, je trouve que tu fréquentes déjà des gens bizarres », fit-il remarquer. Parce que pour lui, les gens qui travaillaient dans le même univers qu'Helena étaient tous bizarres. Il ne fallait pas oublier qu'ils faisaient des tests de bactéries et tous ces trucs qu'il avait toujours trouvé étrange. Trouver des médicaments d'accord, mais pourquoi créer des bactéries en laboratoires, il n'avait jamais compris. Et il n'avait jamais comprit non plus que la santé des gens puisse être un business. « Mais c'est dommage que tu ne te sois pas lancé dans le trafic de drogue, j'aurais été un de tes meilleurs clients », ajouta-t-il avec un sourire ironique. Bon d'accord, Javier n'avait jamais touché à la drogue de sa vie. Quoi que, une fois, il avait essayé la cocaïne. Il avait tenu une journée éveillée et il avait été content, parce qu'il avait pu peindre toute la journée. Sauf que les effets avaient fini par se dissiper et qu'il avait dormi vingt-quatre heures d'affilées, donc ça lui avait totalement passé l'envie de recommencer. Mais bon maintenant qu'il allait devenir un infirme, peut-être qu'il pourrait se laisser aller. Foutu pour foutu … Toujours était-il que, infirme ou pas, il ne laisserait pas Helena se moquer de son corps de dieu grec. #Modestie. « C'est ça, rattrape toi », marmonna-t-il, bougon. A vrai dire, Javier n'avait jamais fait de gym, donc impossible de savoir s'il était bon. Il avait fait des arts martiaux en revanche et à ça il avait été plutôt doué. Mais il était plus intéressé par l'art que par le sport. Mais aujourd'hui, même avec sa vue déclinante, il n'avait pas oublié les bons gestes et il serait encore capable de foutre une raclée à un connard de sa corpulence, même les yeux bandés. Et non seulement il avait un corps attractif, mais également un cerveau attractif. « Je sais, toutes les femmes me disent ça », répondit-il, carrément moqueur. A vrai dire, lui aussi aimait ses conversations avec Helena. Rien ne laissait présager leur relation actuelle. Par contre, leur amitié ne datait pas d'hier. Elle savait tout de lui. La preuve, elle était la seule à savoir ce qui lui arrivait vraiment, au niveau de sa santé. Il avait tenté de se persuader qu'il ne lui en avait parlé que parce qu'elle travaillait dans un domaine médical et qu'elle pouvait comprendre. Mais non. Il lui faisait confiance, voilà tout. Bien que le sol était un endroit fort confortable et réconfortant, il était temps pour Javier de se lever. Ce qui n'était pas une mince affaire pour la pauvre Helena. Il n'était pas tout léger. Que du muscle, promis juré. Mais de là à dire qu'il avait grossi, elle abusait. Il n'avait qu'une jambe, c'était un poids mort, voilà tout. Mais il n'était pas gros. Et il allait le faire payer à Helena si elle osait dire le contraire. « Que veux-tu, j'aime me rendre inoubliable », rétorqua-t-il avant de grimacer de douleur. Enfin là tout de suite, il n'avait envie de se rendre rien du tout. Ce n'était pas aujourd'hui qu'il entraînerait une femme dans une partie de jambes en l'air endiablé. De toute façon, il n'avait pas envie d'être en compétition avec un allemand d'un mètre quatre-vingt-quatorze.. Pour l'heure, il devait se soigner. Suite à la question d'Helena, il essaya de plier sa jambe puis de la déplier. Ça faisait un mal de chien. Mais il était à peu près certain qu'il n'avait rien de cassé. « Je pense que c'est bon. Par contre, c'est dommage j'ai toujours rêvé de danser le tango », répondit-il en levant les yeux au ciel. Quoi que … Difficile à croire quand on voyait sa carrure, mais Javier avait le rythme dans le sang. Comme une grande partie des espagnols, il avait apprit à danser le flamenco avec sa grand-mère. Il savait même danser quelques pas de paso doble. Il avait le rythme espagnol dans le sang. Mais là n'était pas la question, parce qu'il ne risquait pas d'en faire une démonstration à Helena dans les jours à venir. Il était plutôt inquiet de savoir s'il devait aller se faire recoudre la tête ou pas. La jeune femme prit les choses en main, sans la moindre délicatesse. « Aïe ! », râla-t-il. Ça c'était cadeau, au cas où Helena avait oublié qu'un homme, quand c'était blessé ça avait l'impression que ça allait mourir. Le jeune homme, tête baissée, attendait le diagnostic, en priant de toute ses forces pour ne pas avoir besoin d'aller à l'hôpital. La jeune femme décréta que non et il en fut plus que soulagé. « Tant mieux. Parce que si j'entends encore une fois le Docteur Davis dire que je dois faire attention à ce que je fais, je crois que je lui en colle une », s'énerva-t-il. Le Docteur Davis, son ophtalmologue. Qui serait forcément au courant s'il faisait un petit tour par les urgences. Pour le coup, il était soulagé de ne pas avoir le droit à une énième leçon de morale. Même s'il l'avait sans doute échappé belle aussi avec Helena, qui avait l'air d'avoir envie de l'engueuler aussi. « Pas touche à mes affaires ! », répondit-il aussitôt. Javier était incapable de jeter quoi que ce soit. Et il avait bien compris tout seul comme un grand garçon que c'était ce qu'Helena avait l'intention de faire. Et il lui déconseillait si elle ne voulait pas que ce soit lui qui la pousse dans les escaliers. Au moins, leurs états seraient semblables. « Oui, elle est dans l'armoire à pharmacie, au-dessus du lavabo », annonça-t-il. En attendant qu'elle cherche la trousse à pharmacie, le jeune homme fit l'inventaire de ses blessures. Son dos était en compote. Il allait devoir prendre des rendez-vous de kiné de façon plutôt urgente. Lorsque la jeune femme revint avec une bouteille d'alcool, il ne put s'empêcher de rire. « Tu penses à tout à ce que je vois », fit-il remarquer, un sourire sur les lèvres. N'empêche qu'il sentit bien qu'il n'allait pas sourire longtemps. Le jeune homme prit donc la bouteille et en avala une bonne gorgée. Finalement, peut-être qu'il aurait mieux fait d'aller à l'hôpital. Là bas au moins il aurait eu des antalgiques. Avant même que le jeune homme ait eu le temps de dire quoi que ce soit, la jeune femme appliquait déjà le désinfectant. Putain de bordel de merde. C'était douloureux. Il passa les compresses à la brune sans rien dire, tout en grognant de douleur. Mais conscient que ça ne servirait à rien, il ne se plaignait pas et attendit qu'elle ait finie. « On t'as déjà dit que tu étais d'une douceur incomparable ? », demanda-t-il, d'un ton chargé d'ironie.



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