i'm gonna need somebody to lean on ✻ helena

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i'm gonna need somebody to lean on ✻ helena ✻ ( Dim 4 Fév - 11:23 )


Helena & Javier

Sometimes in our lives we all have pain we all have sorrow. But if we are wise we know that there's always tomorrow. Lean on me, when you're not strong and I'll be your friend. I'll help you carry on. For it won't be long 'til I'm gonna need somebody to lean on.



Javier était de mauvaise humeur. Et pas qu’un peu. A vrai dire, ça n’avait rien d’étonnant. Il était tellement souvent de mauvais poil, que son frère le surnommait Scroodge. Mais l’espagnol avait ses raisons. De très bonnes raisons selon lui. Des raisons qu’il n’était toujours pas prêt à expliquer à sa famille. Quoi de surprenant à être de mauvaise humeur quand il se rendait compte qu’il perdait chaque jour un peu plus la vue ? Il était peintre. Il avait besoin de ses yeux pour porter sur la toile ces si jolies choses qu’il voyait. Il avait besoin de ses yeux pour tant d’autres choses encore. Il n’était pas prêt à dire adieu au monde tel qu’il le connaissait. Régulièrement, Javier sortait se promener et il observait les choses, comme pour être sûr et certain de ne jamais oublier. Il essayait de graver l’image du sable, de l’océan, des vagues. Des feuilles dans les arbres. Des nervures dans les feuilles. Il ne voulait rien oublier. Mais surtout, il avait peur de ne plus réussir à peindre, le jour où il n’y verrait plus rien. Comment mélanger les couleurs ? Comment les choisir ? Comment dessiner les formes ? Certes, tout ce qu’il faisait, il le faisait par automatisme, par habitude. Mais cela ne voulait pas pour autant dire qu’il serait capable de s’en sortir quand le noir se faisait. Et Javier devait bien avouer que tout cela lui faisait peur. Bien plus peur qu’il ne l’avouerait jamais. L’orgueil faisait partie intégrante de son caractère. Avouer ses faiblesses, ce n’était certainement pas dans ses habitudes. Avouer ses faiblesses, c’était donner aux autres l’opportunité de s’en servir contre lui. Et c’était à l’opposé de sa personnalité. Mais le jeune homme était bien obligé d’admettre qu’il souffrait de la situation. Cette situation échappait à son contrôle. Et il n’aimait pas ce qu’il ne pouvait pas contrôler. Agacé, le jeune homme laissa retomber son pinceau et contempla la toile vierge. Il n’y avait pas que ses yeux. Il y avait aussi l’inspiration. Elle s’était envolée en même temps que l’annonce de son diagnostic. Oh, ses toiles continuaient à se vendre. Mais lui avait surtout l’impression qu’elles étaient médiocres. Elles n’étaient pas à sa hauteur – sans prétention aucune. Elles ne lui ressemblaient pas. Il se demanda un instant où était passé l’homme si plein d’inspiration et de passion. Difficile de dire où il l’avait égaré. Peut-être quelque part en France, après son divorce houleux. Ou peut-être quelque part en Italie, quand il avait tout abandonné pour rentrer à Cap Harbor, s’occuper de sa mère malade. Toujours était-il que le jeune homme ne se sentait plus aussi doué et inspiré que par le passé, quand il peignait ces magnifiques paysages. Ici, il connaissait chaque recoin de la ville. Il ne sentait plus l’inspiration l’envahir. Peut-être parce qu’à une époque, quand il vivait ici, ce n’était pas un paysage qu’il peignait, mais une personne. Il était forcé d’avouer qu’il pensait souvent à Jane, depuis son retour à Cap Harbor. Mais elle, elle n’était plus là. Seuls les souvenirs demeuraient. Ce restaurant où ils allaient souvent. La plage où ils avaient échangé leur premier baiser. Son ancienne maison, où elle avait vécu avec sa famille. Tous ces souvenirs, il était le seul à les revivre, parce qu’elle, elle n’était plus là. Et c’était peut-être tant mieux d’ailleurs. Javier n’avait pas besoin d’une femme dans sa vie. Du moins pas de manière sérieuse. D’autres femmes, il y en avait. Il y en avait surtout une. Brune, aux longs cheveux cascadant sur ses épaules. Mais Helena était aussi cynique et sans espoir qu’il l’était. Ce n’était pas comme s’ils risquaient de vivre une véritable histoire tous les deux. De toute façon, Javier n’était plus disposé à s’engager, donc la question ne se posait simplement. Et pourtant, maintenant qu’il pensait à Helena, il s’empara de son téléphone pour savoir si elle passait toujours le voir en début d’après-midi. Avec elle, rien n’était certain, elle passait tellement de temps à travailler que c’était déjà difficile de planifier quelque chose avec elle. Il espérait qu’elle allait confirmer et ne pas l’envoyer sur les roses. Non pas qu’il ne trouverait pas un autre moyen de s’occuper si elle ne venait pas. Simplement, c’était parfois agréable d’avoir des gens à qui parler. Et puis, il avait été témoin à son mariage alors elle lui devait bien ça. Son ventre se mit soudain à gronder et il se rappela qu’il n’avait pas mangé depuis la veille. Rien de surprenant. Il lui arrivait souvent d’oublier de manger, quand il peignait. Sauf que cette fois, il n’avait pas réellement peint, mais il avait fixé une toile vierge en espérant trouver une idée lumineuse. C’était presque pareille, le résultat et la productivité en moins. Soupirant, le jeune homme abandonna l’idée de produire quoi que ce soit aujourd’hui et se décida à remonter dans sa cuisine, pour se préparer à manger. Une marche. Deux marches. Il avait appris à marcher lentement et à analyser avant d’avancer. Mais arrivé à mi-chemin, le jeune homme ne vit pas le carton qu’il avait oublié de ranger et trébucha à travers, dévalant les escaliers pour tomber sur la tête quelques marches plus loin. « Putain », grogna-t-il. Non, il n’arriverait pas à se faire à ce qui lui arrivait. Comment le pourrait-il ? C’était impossible. Il n’acceptait pas. Il n’arrivait pas à s’avouer vaincu. Et pourtant … Le jeune homme toucha sa tête et constata que du sang s’écoulait d’une blessure qu’il avait fait en se cognant. Et puis, son dos et sa jambe étaient douloureux. Il s’était peut-être cassé quelque chose. Et ça, il le vivrait très mal. Forcé de s’avouer vaincu, il envoya un nouveau message à la seule personne à qui il faisait confiance dans ce genre de situation : Helena. Un simple SOS. Il savait qu’elle comprendrait. Enfin il espérait qu’elle comprendrait. Et en attendant qu’elle arrive, le jeune homme tenta de se redresser. Peine perdue. Sa jambe ne supportait pas son poids et le lançait à chaque fois qu’il essayait de prendre appui dessus. Putain. L’espagnol patienta donc, assis par terre, aux pieds de ses escaliers. Lorsqu’il entendit enfin du bruit à l’étage, il soupira de soulagement. « En bas ! », hurla-t-il, pour se faire entendre. Les bruits de pas se rapprochèrent. Helena ne ressemblait qu’à une silhouette floue. Il savait que c’était elle, mais il ne la reconnue que lorsqu’elle fut vraiment en face d’elle et qu’il put la voir enfin. « Ne me demande pas ce que je fais parterre », ronchonna-t-il. Il n’y avait rien qu’il détestait plus. Les gens qui posaient ce genre de question cons attendaient quoi comme réponse exactement ? Il ne s’était pas jeté parterre par volonté. Et il ne faisait pas non plus une sieste à même le sol. « J’ai tenté un triple salto arrière dans les escaliers, mais comme tu peux le voir, c’est un échec », ajouta-t-il, d’un ton chargé d’ironie, pour dédramatiser la situation. Mieux valait dire ça que d’avouer que c’était juste en train de devenir un incapable, un assisté, rien d’autre.
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Re: i'm gonna need somebody to lean on ✻ helena ✻ ( Mer 7 Fév - 17:29 )












Le conseil d'administration avait lieu dans 1 semaine et c'était à moi que l'organisation avait été laissé. Je savais que ce choix n'était pas anodin, je savais qu'il voulait savoir si j'étais capable de supporter la pression de mon premier grand conseil. Depuis le temps que j'étais dans cette entreprise il devait savoir que le stress ne m'effrayait pas. Bien au contraire c'était mon élément moteur préféré. Je savais surtout que c'était mon comportement qui était épié. Depuis que le grand chef m'avait fait suivre cette atelier sur le gestion de soi, il devait s'attendre à ce que je m'en prenne à tout le monde. Honnêtement l'idée était très tentante surtout que j'avais l'impression d'être entouré de véritable incapable. Heureusement j'avais Julia à mes côtés. Cette femme faisait des merveilles dans son domaine, en fait j'avais même l'impression de me revoir à travers elle. Elle était sans pitié mais avec plus d'empathie. « Julia, je vous ai envoyé par mail les différents éléments à associer. Il y a le PowerPoint à mettre en page, ainsi que le bilan financier à demander à la comptabilité. » Même si je lui avais exposé tout cela par mail, je prévenais la prévenir, puis j'avais aussi autre chose à lui demander. « Cet après-midi je ne serais pas là, si il y a une urgence n'hésitez pas à me téléphoner. » Elle hochait la tête, je n'en demandais pas forcément plus. « Ne vous en faites pas, vous pouvez partir sans crainte » Je savais que je pouvais lui faire comprendre. « Je le sais bien, mais je préfère quand vous le dire » On était jamais trop prudent. Je devais passer l'après midi avec Javier. Se trouver des moments ensemble n'était jamais facile à cause de mon emploi du temps et de l'amour que j'avais pour mon travail, mais pourtant on arrivait toujours à le faire. Avec Eliza, il était la seule personne pour qui je pouvais tout abandonner sans me poser de question. D'ailleurs je sentais mon téléphone vibrer et c'était justement un message de Javier qui s'inquiétait de savoir si c'était toujours bon pour cet après-midi. Je lui répondais par l'affirmatif tout en regagnant mon bureau. Il était plus que temps que je me mette au boulot, il fallait que je finalise ma présentation et surtout que j'avance mes pions avec les autres directeurs. Ce premier conseil passé mon autorité grimpera encore d'une échelle et alors là je pourrais faire les alliances nécessaire à ma réussite et mon évolution.
Tout en gardant un œil sur l'oeil j'avançais à grand pas. J'avais l'impression que ma productivité était en train d'atteindre des sommets, mais encore une fois je fus interrompu par un message de Javier. Un simple SOS qui m'inquiétait grandement. Ce n'était pas dans son habitude. Tant pis pour ma présentation, tant pis pour la tonne de dossier que j'avais à faire. Je laissais tout en plan, je laissais juste un message sur le bureau de Julia pour la prévenir. Elle était à la photocopieuse, mais je n'avais pas le temps de faire un détour.

Sans rouler plus vite que la limite autorisée, j'arrivais quand même à aller chez Javier plus rapidement que d'habitude. En arrivant j'étais étonné par le silence, en tout cas lui n'avait entendu « En bas ! » Au moins cela me facilitait les recherches et je n'avais pas à fouiller la maison dans son ensemble. En le rejoignant, j'étais tenté de rire un petit peu, mais l'expression sur son visage m'en empêcha directement. Puis s'il avait envoyé un sms c'était qu'il avait du se faire mal. « Ne me demande pas ce que je fais parterre » Je reconnaissais bien Javier le sarcastique, il était presque à mon niveau par moment. « T'as cru que j'étais une mannequin écervelée pour te demander ce genre de chose ? » Je pourrais limite me sentir vexée, mais cela faisait beaucoup trop de temps qu'on se connaissait pour que je puisse vraiment mal prendre sa remarque et puis on allait dire qu'il avait des circonstances atténuantes. « J’ai tenté un triple salto arrière dans les escaliers, mais comme tu peux le voir, c’est un échec » Au moins il ne perdait pas son sens de l'humour, c'était plutôt une bonne chose. « Pourtant tu sais que la gymnastique ce n'est pas tout fort. » Il aurait pu essayer avec un grand écart. « Mais ne t'inquiète pas pour ta souplesse, là tu es au top » La connotation sexuelle elle était gratuite. « Bon, on va pas passer la journée dans les escaliers hein. Accroche toi à moi » Je passais le bras de Javier autour de moi et tant bien que mal j'arrivais à le remettre debout. « T'as pris du poids ? » Dans mes souvenirs il n'était pas aussi lourd, ou alors c'était parce qu'on faisait trop de sport pour que je m'en rende compte. Monter aurait été bien trop compliqué vu comment il boitait, alors je le posais sur la première chaise que je trouvais. « Bon déjà dit moi comment tu te sens ! Je dois m'inquiéter et t'emmener aux urgences ou ma personne suffira à te soigner ? » J'imaginais déjà devoir le porter pour prendre l'escalier et après le mettre dans ma voiture, j'étais fatigué d'avance, mais en même temps je ne pouvais pas le laisser souffrir, alors même si je n'avais aucune force on trouverais bien un moyen. « Comment t'as fait pour tomber ? T'as loupé une marche ? » Voire 3 ou 4 j'avais envie de dire.




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Dernière édition par Helena Lewandowski le Mer 14 Fév - 19:14, édité 1 fois
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Re: i'm gonna need somebody to lean on ✻ helena ✻ ( Ven 9 Fév - 14:57 )


Helena & Javier

Sometimes in our lives we all have pain we all have sorrow. But if we are wise we know that there's always tomorrow. Lean on me, when you're not strong and I'll be your friend. I'll help you carry on. For it won't be long 'til I'm gonna need somebody to lean on.



Javier et Helena, c'était une histoire qui durait depuis longtemps. Une histoire particulière. Ils s'étaient rencontrés à l'école, à l'époque, Javier ne parlait pas un mot d'anglais. Bon, Helena ne parlait pas l'espagnol et à vrai dire, ils se tenaient compagnie plus qu'ils ne se parlaient. Ils se dessinaient des choses et faisaient des mimes pour se faire comprendre. Mais ils étaient tous les deux des étrangers et ils se comprenaient. C'était sans doute ce qui les avait rapproché. Et ils avaient été amis pendant toute leur scolarité. Helena était une des rares personnes avec qui il était resté en contact quand il avait entreprit ses nombreux voyages et elle avait toujours été là pour le soutenir dans sa démarche, même si certains tentaient de lui dire qu'il était dingue de partir ainsi à l'aventure, pour un travail artistique qui ne lui ramènerait jamais un dollar. Là dessus les gens s'étaient trompés d'ailleurs. Et puis il était revenu pour elle à Cap Harbor, quand il avait apprit qu'elle allait se marier. Il voulait savourer ce bonheur avec elle. Il avait même été témoin à son mariage. Heureusement que Javier ne parlait plus à Luke désormais, parce qu'il était à peu près certain que pour une raison étrange, son ancien ami n'apprécierait pas que l'espagnol se tape sa femme, de temps en temps. Mais leur relation était très bien comme elle était. Ils s'offraient du plaisir, de l'affection, ils comblaient la solitude de l'un et de l'autre. Et il n'y avait pas de sentiments, ce qui était une bonne chose, puisqu'au moins, si tout se terminait parce que l'un ou l'autre venait à vivre une vraie histoire d'amour, leur amitié n'en patirait pas. Et surtout, Helena était l'une des rares personnes à qui il faisait suffisamment confiance pour lui avoir parlé de sa situation médicale. On pourrait penser que c'est parce qu'elle travaillait dans un domaine médical et que donc, elle était bien placée pour comprendre mais en fait, c'était juste une excuse que Javier donnait pour ne pas avoir à avouer qu'il lui faisait confiance et qu'il avait besoin d'elle. Avouer qu'il avait besoin de quelqu'un était pour lui un calvaire sans nom. Et pourtant, alors qu'il avait fait une jolie chute dans les escaliers, la personne qu'il appela à son secours était bien Helena. Parce qu'il n'était pas sûr de pouvoir se relever tant sa hanche et sa jambe lui faisaient mal. Mais surtout parce que sa tête saignait et il avait peur de retomber si jamais il retombait. Lorsqu'il entendit la jeune femme entrer chez lui – elle connaissait suffisamment les lieux depuis le temps – il fut soulager de ne pas avoir à passer encore trois heures parterre. Elle avait fait vite. Tant mieux. Le sol de son atelier n'était pas franchement confortable et en plus il faisait froid. Comme à son habitude, le jeune homme l'accueillit avec un sourire, ce genre de sourire chez lui où on se demandait toujours s'il était ironique ou sincère. Le tout accompagné de son sarcasme habituel. Javier était sans doute plus cynique encore qu'Helena. Apparemment, c'était possible. « On ne sait jamais. Puis avec ta plastique de rêve tu aurais pu devenir mannequin. Enfin je ne crois pas connaître d'agence qui recrute des mannequins avec un cerveau, j'imagine que c'est pour ça que tu as choisi de travailler dans un laboratoire pharmaceutique », rétorqua-t-il d'un ton chargé d'ironie. Bon, Helena était belle, c'était indéniable. Mais elle était surtout intelligente. C'était donc mieux qu'elle ait mit son cerveau au service de la science et sa plastique parfaite à son service à lui. Même avec le dos fracassé par la chute, il ne perdait pas le nord le petit. « Comment oses-tu ? Tu as vu ma plastique parfaite et tu oses prétendre que je ne suis pas doué en gymnastique ?! », s'exclama-t-il, outré. Bon le jeune homme avait plutôt fait des sports de combat dans sa jeunesse, puis il avait décidé que la course, c'était très bien aussi. Jamais il n'avait fait de gymnastique. Par contre il serait toujours capable de botter le cul d'un enfoiré les yeux fermés. Chacun son talent. « Ah, même quand mon corps me lâche tu ne trouves rien de mieux à faire que de ne penser qu'à mon corps », répliqua-t-il en feignant la tristesse. Ce n'était qu'un homme objet, il savait bien que Helena n'en avait qu'après son cors de rêve. La vie est injuste, franchement. « A vos ordres chef », approuva-t-il avec un hochement de tête. Voilà qu'en plus maintenant il devait lui obéir. De mieux en mieux cette histoire. Toutefois, sachant qu'il n'avait pas le choix, il passa son bras autour du cou de la belle Helena et essaya de ne pas être trop un poids mort pendant qu'elle le relevait. Et voilà qu'elle l'insultait, la vilaine. « Hey ! J'ai pas pris de poids. Tu devrais savoir que je suis sportif », répondit-il en faisant mine de bouder. Et puis le petit sous entendu sexuel il était gratuit. Parce que c'était surtout ce genre de sport qu'il pratiquait maintenant. Mais bon, c'était bon pour le cœur, bon pour l'esprit. Bref, il n'avait pas grossi. Le jeune homme se laissa tomber sur la chaise vers laquelle elle l'avait guidé en grimaçant. « Pas trop mal à vrai dire, je pense que rien n'est cassé, mais ma jambe me fait mal. Sûrement le choc cela dit », expliqua-t-il. C'était plus sa tête qui l'inquiétait. Et son dos. Il était en kit maintenant voilà tout. Le jeune homme porta sa main à sa tête et grimaça. Il n'avait pas besoin de voir quoique ce soit pour sentir le liquide chaud sur ses doigts. « Pitié, dis-moi que j'ai pas besoin de points de suture et que c'est pas grave. J'ai pas très envie d'aller aux urgences », ajouta-t-il en lui montrant sa main, recouverte de rouge. Il espérait que ce n'était qu'une blessure superficielle. Parce qu'il n'aimait pas les médecins et ça ce n'était pas nouveau. « Je montais l'escalier et j'ai pas vu le carton au milieu du chemin », expliqua-t-il pour répondre à sa question. Comme sa vision périphérique avait prit un sacré coup, le jeune homme devait bien avouer qu'il ne voyait plus ce qui traînait sur son chemin depuis un moment déjà. « Je sais, je devrais vraiment ranger cet appartement », ajouta-t-il avant qu'elle ne l'engueule. Son médecin le lui avait dit, il devait tout apprendre par cœur et ne rien laisser traîner parce que tout était susceptible de devenir dangereux. Mais Javier était une véritable tête de mule.
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Re: i'm gonna need somebody to lean on ✻ helena ✻ ( Mer 14 Fév - 19:15 )












Recevoir un sms SOS de la part de Javier ce n'était pas quelque chose d'anodin. Surtout quand il savait que je devais passer l'après midi avec lui. Pourtant je n'hésitais pas une seconde à tout abandonner au boulot pour le rejoindre le plus rapidement possible. Pas que j'étais inquiète, mais un petit quand même surtout quand on savait qu'il commençait à perdre la vue. Je n'osais imaginer ce que cela pouvait être pour lui qui avait tant besoin de la vue pour peindre. D'ailleurs je ne savais même pas si quelqu'un d'autre que moi était au courant. Il avait eu assez confiance en moi pour me le dire. Cela ne m'étonnait pas en soit, on se connaissait depuis presque toujours et surtout il savait que ce n'était pas moi qui allait prendre des pincettes avec lui qu'il devienne aveugle ou pas. Javier resterait Javier quand bien même il ne pourrait plus voir mon merveilleux visage. Ni mon corps, mais ça c'était encore un autre sujet. Si le jour de mon mariage on m'avait dit qu'un jour j'allais coucher avec lui je ne l'aurai absolument pas cru. Tout comme je ne pensais pas non plus divorcer un jour, mais tout ceci était arrivé et je le vivais parfaitement bien.
En arrivant chez lui, il avait eu la gentillesse de ne pas me laisser chercher après lui partout et m'avait indiqué sa présence. J'aurai pu être tenté de rire, mais finalement non. Surtout s'il me pensait assez stupide pour lui demander pourquoi il était à terre. Je n'étais pas une cruche pour faire ce genre de remarque, il devrait le savoir pourtant. « On ne sait jamais. Puis avec ta plastique de rêve tu aurais pu devenir mannequin. Enfin je ne crois pas connaître d'agence qui recrute des mannequins avec un cerveau, j'imagine que c'est pour ça que tu as choisi de travailler dans un laboratoire pharmaceutique » Si il essayait de me flatter, c'était parfaitement réussie. « J'ai choisi un laboratoire pharmaceutique parce que je pensais pouvoir mettre en place un trafic de drogue, mais finalement j'avais pas envie de me mêler à des gens bizarres » Déjà devoir supporter les gens au boulot c'était un énorme effort pour moi, alors si en plus je devais gérer des gens sur mon temps libre je n'allais pas m'en sortir. En tout cas je me demandais pourquoi Javier avait voulu faire un salto alors qu'on savait que la gym n'était pas son fort. Il était doué dans beaucoup d'autre domaine sportif par contre. « Comment oses-tu ? Tu as vu ma plastique parfaite et tu oses prétendre que je ne suis pas doué en gymnastique ?! » Il était mignon quand il fait l'homme outré de la sorte. « Ne te vexe pas comme ça ! J'ai dit que tu étais nul en gym, mais je n'ai pas dénigré tes autres talents sportifs. » Je pensais surtout à un talent en particulier. Parce que soyons honnête, comparé à moi Javier était une bête de sport. Le simple fait de penser à courir me fatiguer d'avance alors que pour Javier non. « Ah, même quand mon corps me lâche tu ne trouves rien de mieux à faire que de ne penser qu'à mon corps » Je levais les yeux au ciel. Depuis quand Javier était devenu une drama queen qui s'offusquait parce que je n'en voulais qu'à son corps ? Aux dernières nouvelles cela ne l'avait jamais dérangé. « Qu'elle idée d'avoir un corps aussi attractif aussi. Mais si ça peut te rassurer, j'aime nos conversations aussi » Avec Eliza, il était le seul avec qui j'étais vraiment moi-même, avec qui je pouvais vraiment dire ce que je pensais.
Toujours était-il que je ne pouvais pas le laisser dans l'escalier. La tentation de téléphoner aux pompiers ou Samu était tentante, mais je savais qu'il n'accepterait jamais, alors j'allais jouer ce rôle moi-même. A condition qu'il s'accroche à moi. Pour une fois j'allais être sa bouée. « A vos ordres chef » J'esquissai un petit sourire !! C'était assez plaisant de se faire apeller chef. Par contre devoir porter un Javier blessé cela l'était beaucoup moins. « Hey ! J'ai pas pris de poids. Tu devrais savoir que je suis sportif » De toute façon cet homme n'avait pas un gramme de graisse sur lui, ce n'était que du muscle. « Oh oui je le sais bien, tes exploits sportifs me laissent de grands souvenirs » Quoique dernièrement je gardais aussi un très bon souvenir de ma fin de soirée avec Maximilian. Je ne serais pas contre le revoir pour une séance au corps à corps. Mais pour l'instant l'heure n'était pas à la rêverie et tant bien que mal, j'arrivais à faire s’asseoir Javier ailleurs que dans les escaliers et je m'inquiétais de son état. « Pas trop mal à vrai dire, je pense que rien n'est cassé, mais ma jambe me fait mal. Sûrement le choc cela dit » Je le regardais de haut en bas pour m'assurer qu'il n'avait pas d'autre blessure visible, mais de toute évidence à par sa tête non. « Tu es sûr ? Tu peux la plier et la déplier ? Je pense pas que tu puisses danser un tango tout de suite par contre » Ce qui était bien dommage à mon avis. « Pitié, dis-moi que j'ai pas besoin de points de suture et que c'est pas grave. J'ai pas très envie d'aller aux urgences » Debout devant lui et sans la moindre délicatesse, je prenais sa tête pour la baisser et avoir une meilleure vue de son cuir chevelu. En d'autre circonstance cette position aurait pu être tendancieuse, mais c'était très loin de mes préoccupations pour l'instant. « Non, je pense qu'en nettoyant ta blessure et avec un pansement ça devrait le faire » Je n'étais peut-être pas médecin, mais j'avais quand même quelques notions. Mais avant de le soigner, j'étais curieuse de savoir comment tout ceci était arrivé. « Je montais l'escalier et j'ai pas vu le carton au milieu du chemin » Quand on savait qu'il était en train de perdre la vue, ce n'était pas très malin de sa part, mais le fourbe me devançait dans mes paroles. « Je sais, je devrais vraiment ranger cet appartement » Il m'enlevait les mots de la bouche. « Si tu veux je peux ranger pour toi, ça va être vite fait » Je ferais même un rangement par le vide en jetant la plupart des choses. Mais bon pour l'instant il fallait surtout que je m'occupe de sa tête. « Tu as une trousse de premier secours dans la salle de bain ? » Après sa réponse, je l'abandonnais quelques instants pour trouver le fameux sésame. Et parce que j'étais vraiment quelqu'un de sympa, je lui prenais aussi une bouteille d'alcool pour qu'il se remette de ses émotions. Les bras chargés, je revenais rapidement auprès de lui. « Je t'ai pris ça pour que tu sois fort et courageux pendant que je vais te soigner » Il était hors de question que je l'entende se plaindre. D'ailleurs je ne le prévenais pas quand je nettoyais sa blessure et j'y allais directement. Un jour je serais délicate avec les gens, mais de toute évidence ce n'était pas pour tout de suite. « Passe moi les compresses s'il te plaît » J'avais un assistant de choix en plus. Je me sentais chanceuse.




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Re: i'm gonna need somebody to lean on ✻ helena ✻ ( Dim 18 Fév - 17:57 )


Helena & Javier

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Helena était vraiment l'une des rares personnes devant qui Javier n'avait pas peur de se montrer faible Il ne voyait vraiment pas qui il aurait pu appeler à part elle, pour l'aider à se relever après sa chute dans les escaliers. Parce qu'il savait qu'elle n'allait pas le juger et surtout qu'elle n'allait pas poser de questions. Et puis, ça avait un sens pratique puisqu'ils allaient de toute façon se voir dans l'après-midi. « Enfin sans vouloir te contredire, je trouve que tu fréquentes déjà des gens bizarres », fit-il remarquer. Parce que pour lui, les gens qui travaillaient dans le même univers qu'Helena étaient tous bizarres. Il ne fallait pas oublier qu'ils faisaient des tests de bactéries et tous ces trucs qu'il avait toujours trouvé étrange. Trouver des médicaments d'accord, mais pourquoi créer des bactéries en laboratoires, il n'avait jamais compris. Et il n'avait jamais comprit non plus que la santé des gens puisse être un business. « Mais c'est dommage que tu ne te sois pas lancé dans le trafic de drogue, j'aurais été un de tes meilleurs clients », ajouta-t-il avec un sourire ironique. Bon d'accord, Javier n'avait jamais touché à la drogue de sa vie. Quoi que, une fois, il avait essayé la cocaïne. Il avait tenu une journée éveillée et il avait été content, parce qu'il avait pu peindre toute la journée. Sauf que les effets avaient fini par se dissiper et qu'il avait dormi vingt-quatre heures d'affilées, donc ça lui avait totalement passé l'envie de recommencer. Mais bon maintenant qu'il allait devenir un infirme, peut-être qu'il pourrait se laisser aller. Foutu pour foutu … Toujours était-il que, infirme ou pas, il ne laisserait pas Helena se moquer de son corps de dieu grec. #Modestie. « C'est ça, rattrape toi », marmonna-t-il, bougon. A vrai dire, Javier n'avait jamais fait de gym, donc impossible de savoir s'il était bon. Il avait fait des arts martiaux en revanche et à ça il avait été plutôt doué. Mais il était plus intéressé par l'art que par le sport. Mais aujourd'hui, même avec sa vue déclinante, il n'avait pas oublié les bons gestes et il serait encore capable de foutre une raclée à un connard de sa corpulence, même les yeux bandés. Et non seulement il avait un corps attractif, mais également un cerveau attractif. « Je sais, toutes les femmes me disent ça », répondit-il, carrément moqueur. A vrai dire, lui aussi aimait ses conversations avec Helena. Rien ne laissait présager leur relation actuelle. Par contre, leur amitié ne datait pas d'hier. Elle savait tout de lui. La preuve, elle était la seule à savoir ce qui lui arrivait vraiment, au niveau de sa santé. Il avait tenté de se persuader qu'il ne lui en avait parlé que parce qu'elle travaillait dans un domaine médical et qu'elle pouvait comprendre. Mais non. Il lui faisait confiance, voilà tout. Bien que le sol était un endroit fort confortable et réconfortant, il était temps pour Javier de se lever. Ce qui n'était pas une mince affaire pour la pauvre Helena. Il n'était pas tout léger. Que du muscle, promis juré. Mais de là à dire qu'il avait grossi, elle abusait. Il n'avait qu'une jambe, c'était un poids mort, voilà tout. Mais il n'était pas gros. Et il allait le faire payer à Helena si elle osait dire le contraire. « Que veux-tu, j'aime me rendre inoubliable », rétorqua-t-il avant de grimacer de douleur. Enfin là tout de suite, il n'avait envie de se rendre rien du tout. Ce n'était pas aujourd'hui qu'il entraînerait une femme dans une partie de jambes en l'air endiablé. De toute façon, il n'avait pas envie d'être en compétition avec un allemand d'un mètre quatre-vingt-quatorze.. Pour l'heure, il devait se soigner. Suite à la question d'Helena, il essaya de plier sa jambe puis de la déplier. Ça faisait un mal de chien. Mais il était à peu près certain qu'il n'avait rien de cassé. « Je pense que c'est bon. Par contre, c'est dommage j'ai toujours rêvé de danser le tango », répondit-il en levant les yeux au ciel. Quoi que … Difficile à croire quand on voyait sa carrure, mais Javier avait le rythme dans le sang. Comme une grande partie des espagnols, il avait apprit à danser le flamenco avec sa grand-mère. Il savait même danser quelques pas de paso doble. Il avait le rythme espagnol dans le sang. Mais là n'était pas la question, parce qu'il ne risquait pas d'en faire une démonstration à Helena dans les jours à venir. Il était plutôt inquiet de savoir s'il devait aller se faire recoudre la tête ou pas. La jeune femme prit les choses en main, sans la moindre délicatesse. « Aïe ! », râla-t-il. Ça c'était cadeau, au cas où Helena avait oublié qu'un homme, quand c'était blessé ça avait l'impression que ça allait mourir. Le jeune homme, tête baissée, attendait le diagnostic, en priant de toute ses forces pour ne pas avoir besoin d'aller à l'hôpital. La jeune femme décréta que non et il en fut plus que soulagé. « Tant mieux. Parce que si j'entends encore une fois le Docteur Davis dire que je dois faire attention à ce que je fais, je crois que je lui en colle une », s'énerva-t-il. Le Docteur Davis, son ophtalmologue. Qui serait forcément au courant s'il faisait un petit tour par les urgences. Pour le coup, il était soulagé de ne pas avoir le droit à une énième leçon de morale. Même s'il l'avait sans doute échappé belle aussi avec Helena, qui avait l'air d'avoir envie de l'engueuler aussi. « Pas touche à mes affaires ! », répondit-il aussitôt. Javier était incapable de jeter quoi que ce soit. Et il avait bien compris tout seul comme un grand garçon que c'était ce qu'Helena avait l'intention de faire. Et il lui déconseillait si elle ne voulait pas que ce soit lui qui la pousse dans les escaliers. Au moins, leurs états seraient semblables. « Oui, elle est dans l'armoire à pharmacie, au-dessus du lavabo », annonça-t-il. En attendant qu'elle cherche la trousse à pharmacie, le jeune homme fit l'inventaire de ses blessures. Son dos était en compote. Il allait devoir prendre des rendez-vous de kiné de façon plutôt urgente. Lorsque la jeune femme revint avec une bouteille d'alcool, il ne put s'empêcher de rire. « Tu penses à tout à ce que je vois », fit-il remarquer, un sourire sur les lèvres. N'empêche qu'il sentit bien qu'il n'allait pas sourire longtemps. Le jeune homme prit donc la bouteille et en avala une bonne gorgée. Finalement, peut-être qu'il aurait mieux fait d'aller à l'hôpital. Là bas au moins il aurait eu des antalgiques. Avant même que le jeune homme ait eu le temps de dire quoi que ce soit, la jeune femme appliquait déjà le désinfectant. Putain de bordel de merde. C'était douloureux. Il passa les compresses à la brune sans rien dire, tout en grognant de douleur. Mais conscient que ça ne servirait à rien, il ne se plaignait pas et attendit qu'elle ait finie. « On t'as déjà dit que tu étais d'une douceur incomparable ? », demanda-t-il, d'un ton chargé d'ironie.



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Re: i'm gonna need somebody to lean on ✻ helena ✻ ( Jeu 22 Fév - 11:15 )












Longtemps je m'étais posé la question d'organiser un trafic de drogue ou non. Je savais que c'était lucratif et surtout je savais que je pouvais être assez méchante pour que des petites gens n'essayent pas de me doubler. Mais mettre tout cela en place demandait beaucoup trop d'effort et de côtoyer des gens. Les efforts ne me dérangeaient pas, mais les gens oui. Voilà pourquoi j'avais arrêté cette carrière avant de la commencer. Même si de l'avis de Javier j'étais souvent avec des gens bizarres. Je haussais les épaules ne sachant que répondre. Peut-être que dans le fond il n'avait pas tort, mais malheureusement pour moi ce n'était pas vraiment le moment de débattre de tout cela. « Mais c'est dommage que tu ne te sois pas lancé dans le trafic de drogue, j'aurais été un de tes meilleurs clients » Je le regardais en fronçant les sourcils. « Et c'est maintenant que tu me dis ça ? J'aurai pu te soutirer tout ton fric sans effort et tu dis rien » C'était triste la vie, même si jamais je n'aurai pris son argent. Je n'avais pas vraiment besoin de ça, et pour un ami comme Javier j'aurai fait un prix spécial. Enfin c'était quelque chose que l'on ne saurait jamais parce que je n'étais pas dealeuse. Par contre il fallait que je soulève Javier pour le relever et cela n'était pas une mince affaire. J'osais lui dire que je n'en avais pas qu'après son corps. Même si je devais admettre que c'était difficile de résister. C'était sûrement très cliché, mais nos conversations étaient tout aussi intéressantes que nos corps respectif. Corps de Javier qui était bien trop lourd pour ma pauvre personne et selon moi il avait encore les petits kilos en trop de Noël. En lui disant ça, je le piquais dans son orgueil et cela me faisait rire. Il ne faisait peut-être pas de gym, mais il était très souple. Contrairement à moi, Javier faisait beaucoup de sport et jamais je n'avais compris cet intérêt pour l'auto-torture. Parce que je sentais qu'il avait besoin d'un peu de réconfort après ma petite boutade, je le rassurais sur le fait que son corps était plus qu'attractif. « Je sais, toutes les femmes me disent ça » Je levais les yeux au ciel. Il suffisait de faire un compliment aux hommes pour qu'ils prennent la grosse tête. « Si tu n'es pas un peu plus modeste, je vais vraiment avoir du mal à te porter » Les taquineries entre nous étaient monnaie courante. On se connaissait depuis tellement longtemps que c'était normal. Sur mes 34 années passées sur terre, je connaissais Javier depuis 22 ans. Les 3/4 de mon existence j'avais eu Javier à mes côtés, alors oui je pouvais bien lui faire quelques remarques sur son corps et depuis peu sur nos exploits sportifs. « Que veux-tu, j'aime me rendre inoubliable » S'il continuait comme ça, j'allais finir par le laisser tomber et il n'aurait plus qu'à ramper pour essayer de se lever. Enfin heureusement pour lui la chaise n'était pas très loin et avec toute la délicatesse qui me caractérisait je le laissais choir dessus en m'inquiétant quand même de son état. C'était surtout sa jambe et sa tête qui me faisait un peu peur.  S'il pouvait déplier sa jambe c'était déjà une bonne chose, même s'il ne pourrait pas danser. « Je pense que c'est bon. Par contre, c'est dommage j'ai toujours rêvé de danser le tango » Il grimaçait de douleur, mais c'était plutôt normal. Le contraire m'aurai tout autant inquiété. « Surtout que c'est une danse très sensuelle qui mène rapidement à autre chose » S'il voyait ce que je voulais dire, même si je n'en doutais absolument pas.

Maintenant qu'on savait que pour sa jambe tout se passerait bien, il fallait s'occuper de sa tête et toujours sans la moindre délicatesse je m'emparais de sa tête pour essayer d'évaluer les dégâts. « Aïe ! » Il ne pouvait pas me voir, mais je ne pouvais m'empêcher de sourire. Je savais que j'étais loin d'être douce, mais ce n'était pas de ma faute. « Commence pas à faire râler » Il avait dit que j'étais le chef et surtout c'était lui qui m'avait envoyé un message SOS, alors il ne pouvait s'en vouloir qu'à lui même. J'étais quand même contente de lui dire qu'il n'avait pas besoin d'aller aux urgences pour se faire recoudre. Je pouvais m'occuper de sa blessure moi-même. « Tant mieux. Parce que si j'entends encore une fois le Docteur Davis dire que je dois faire attention à ce que je fais, je crois que je lui en colle une » Je n'étais pas dans sa situation, mais je pouvais comprendre que c'était énervant d'avoir une personne qui nous rabâchait toujours la même chose, même si ce pauvre Docteur Davis ne faisait que son boulot. « Je crois pas que pour une blessure à la télé tu aurais vu le docteur Davis. Quoique...Ouais si avec ton dossier une infirmière l'aurait sûrement prévenu » Il avait de la chance, je ne le ferais pas, mais je ne m'inquiétais pas moins pour autant. Je lui proposais même de ranger ses affaires à sa place pour que tout aille beaucoup plus vite. Un rangement par le vide c'était radical selon moi. « Pas touche à mes affaires ! » Je rigolais, tant je m'attendais à cette réaction de sa part. Jeter quelque chose c'était tout simplement inconcevable pour lui, alors que moi je le faisais sans me poser la moindre question. « C'est pas grave, j'attendrais que tu sois vraiment aveugle pour le faire, et tu te rendras compte de rien » Pour beaucoup rigoler de sa cécité à venir c'était un manque de respect, pour moi c'était normal. C'était ma façon de dire qu'aveugle ou pas, il resterait le Javier que j'embêterais toujours. Il était aussi cynique que moi, voire même plus et je savais qu'il ne prendrais pas mal ma remarque.
Malheureusement l'heure n'était plus à la rigolade et je lui demandais s'il avait une trousse de premier secours. « Oui, elle est dans l'armoire à pharmacie, au-dessus du lavabo » Avec ses indications, la trouver fut un jeu d'enfant et j'en profiter aussi pour revenir avec une bouteille d'alcool. Il allait en avoir besoin quand je me mettrais à le soigner. « Tu penses à tout à ce que je vois » Depuis le temps il devait le savoir. « Je pense surtout au fait que tu es un homme et que tu vas geindre dès que je vais te toucher » J'étais d'ailleurs étonné qu'il ne me dise pas qu'il était à l'article de la mort et que je devais être douce avec lui et prendre soin de lui et blablabla. Ou alors il ne disait rien parce qu'il savait que ça ne changerait pas les choses. Sans prendre de gants, sans le prévenir non plus, je désinfectais sa blessure. Généralement c'était l'étape la plus douloureuse et à part des grognement de mécontentement Javier ne disait absolument rien. Il me donnait même gentiment les compresses que je lui demandais. Entre temps il prenait une gorgée d'alcool. J'avais eu raison de prendre cette bouteille. « On t'as déjà dit que tu étais d'une douceur incomparable ? » Je ne lui répondais pas tout de suite et j'appliquais la touche finale à son magnifique pansement. Une fois terminé je revenais devant lui. « On me le dit tous les jours. C'est étonnant n'est ce pas » Je rigolais tant je me trouvais drôle et lui prenais la bouteille des mains pour en prendre une goutte moi aussi. « Ne fait pas cette tête, grâce à moi tu as évité le rasage d'une partie de tes cheveux » Pas de doute qu'aux urgences ils auraient voulu faire les choses vraiment bien. « Il faudra juste que tu changes le pansement demain si tu peux, mais si tu préfères je peux passer avant le boulot » Cela ne me dérangerait pas et c'était peut-être plus prudent de faire cela. En attendant, il fallait qu'on retrouve des forces tout les deux pour la prochaines étapes à venir. La montée des escaliers.




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Dernière édition par Helena Lewandowski le Sam 3 Mar - 15:15, édité 1 fois
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Re: i'm gonna need somebody to lean on ✻ helena ✻ ( Mer 28 Fév - 11:38 )


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Dans le monde actuel, avoir quelqu'un à qui faire confiance était devenu un luxe que peu de gens pouvaient se permettre. Javier n'avait peut-être plus beaucoup d'options dans sa vie, mais il y avait au moins une personne à qui il pouvait se permettre de faire confiance. Peut-être qu'Helena s'inquiétait pour lui dans le fond, mais ce n'était pas si important que ça. Parce qu'elle ne lui faisait pas savoir, qu'elle ne le laissait pas paraître. Elle ne le regardait pas avec pitié. Pourtant, Javier était persuadé que c'était très exactement ce qui serait arrivé si sa famille avait été mise au courant de ce qui lui arrivait. Alors Helena pouvait parfois paraître froide. Ou méchante. Mais ce n'était pas très important. Ce qui importait au final, c'était qu'elle était là pour le soutenir, sans lui laisser paraître qu'il n'était qu'un infirme. Mais malgré les qualités d'Helena, il fallait bien avouer qu'elle était redoutable. Il n'aurait pas été surprit de la voir en patronne d'un grand trafic de drogues, donc. « En même temps, je te signale qu'il n'y a pas énormément d'argent à soutirer », protesta-t-il. Bon, ce n'était pas exactement vrai. Déjà, il avait pu payer son ancien appartement sans faire de crédit. Et le nouveau avait coûté moins cher que l'ancien, donc il avait récupéré une partie de son argent. Et il avait encore de l'argent de côté, pour le futur. Sauf que maintenant, s'il ne pouvait plus peine, ça allait devenir compliqué. Il ne savait absolument pas ce qu'il allait devenir. Peut-être qu'il pourrait se servir de son diplôme de comptable, qu'il avait passé pour avoir un plan B, mais il n'avait aucune expérience et en quinze ans, beaucoup de choses avaient du changer dans le milieu, il en était certain. Donc dans les temps prochain, il avait intérêt à peindre beaucoup, avant qu'il n'y voit plus rien, pour pouvoir vendre et récupérer de l'argent pour le futur. Mais il ne voulait pas y penser pour l'instant. Sa vue se dégradait, il ne voyait plus que tout droit devant lui, mais il voyait encore. Et le médecin avait dit que ça pourrait rester comme ça encore un moment alors il allait en profiter. Javier adressa un sourire à Helena. Tout comme elle, la modestie n'était pas un trait particulièrement dominant de son caractère. « En fait c'est ça les kilos en trop que tu as cru sentir. La grosse tête », souffla-t-il avec humour. En attendant, c'était une bonne chose qu'il ait su garder un certain sens de l'humour, parce qu'il ne s'était pas raté. S'il était à peu près sûr de ne pas s'être cassé quelque chose, il allait avoir des douleurs dans le dos et dans la jambe pendant un petit moment, c'était une certitude. C'était bien dommage d'ailleurs. Lui qui avait toujours voulu danser le tango. Ça aurait même pu être sa future reconversion. Mais maintenant ça paraissait grandement compromis. « Comme si tu avais besoin du tango toi, pour mener rapidement à autre chose », rétorqua-t-il avec un petit sourire en coin. Il fallait bien être honnête, sa relation avec Helena avait franchi certaines limites. S'ils avaient surtout été amis pendant ces vingt-deux dernières années, il ne fallait pas non plus oublier que leur relation avait prit un autre tournant ces derniers temps. Et il ne s'en plaignait pas. Il aimait les femmes, il aimait leurs courbes. Mais faire la conversation, ce n'était pas son truc. Draguer pendant des heures et risquer de se prendre un vent non plus. Et les sentiments, encore moins. Avec Helena, tout était simple. Si l'un d'eux voulait quelque chose, il le disait, le prenait, l'obtenait. Pas besoin de parler pendant des heures et s'ils le faisaient, ce n'était pas pour chercher à se séduire. Et comme la brune était probablement aussi blasée des sentiments que lui, ils ne risquaient pas non plus de compliquer leur histoire avec le mot en S que Javier avait décidé de bannir de son vocabulaire. Enfin bon. Maintenant que Javier était confortablement installé sur une chaise, Helena pouvait enfin regarder sa tête et la blessure qu'il s'était faite. Sans la moindre délicatesse, évidemment. Si Javier n'était pas une petite nature, il fallait bien reconnaître que ça ne faisait pas du bien. Encore moins quand une brute se chargeait d'examiner la plaie. Mais il évita de répondre pour râler d'avantage, conscient que ça ne ferait qu'encourager d'avantage Helena à se montrer plus brutale encore. La bougre. « Oh de toute façon, ce docteur sait toujours tout, je crois qu'il espionne ses patients », rétorqua-t-il, bougon. Parano le Javier ? Pas du tout. Il avait juste une dent contre son médecin. Alors certes, le Docteur Davis était un très bon médecin, mais il en avait marre d'entendre qu'il devait être prudent. Au contraire, Javier avait envie d'être tout l'inverse. De profiter du temps qu'il lui restait. Il pourrait devenir prudent quand le noir se ferait définitivement et qu'il n'y verrait effectivement plus rien. Mais apparemment, s'il tenait à garder ses affaires, il fallait qu'il reste voyant le plus longtemps possible. « Ah ah, très drôle », répondit-il en boudant. Le jeune homme croisa même les bras de mécontentement pour le coup. Puis il se mit à rire. « Bon ok d'accord, c'était effectivement drôle », concéda-t-il. En même temps, les gens prenaient tellement souvent des gants avec les personnes souffrant d'un handicap … Lui devait bien avouer que la blague de Helena était drôle. Mais drôle ou pas, il fallait bien soigner et nettoyer cette plaie. Helena alla donc chercher sa trousse de premier secours dans sa salle de bain et revint avec le matériel. Et une bouteille d'alcool. Cette femme était une merveille. Il avala une gorgée de l'alcool puis leva les yeux au ciel. « Je ne sais pas quels hommes tu fréquente d'habitude, mais je ne suis pas une chochotte », fit-il remarquer. Déjà parce qu'il avait apprit à gérer la douleur avec des années de sport de combat. Ensuite parce qu'il était trop fier pour laisser entendre qu'il pouvait souffrir. La fierté finirait un jour par avoir raison de lui un jour d'ailleurs mais ça c'était une autre histoire. En attendant, Helena avait désinfecté la plaie sans la moindre compassion et sans la moindre douceur. On pouvait lui laisser ça : elle ne changerait jamais qu'importe les circonstances. Maintenant qu'elle avait appliqué un pansement sur sa tête, la blessure piquait moins et était moins douloureuse. Mais il aurait quand même besoin d'antalgiques pour faire passer toutes les autres douleurs. « Je dois être jaloux que tu fasses preuve de tant de délicatesse avec d'autres ? », demanda-t-il, moqueur. En vérité, il s'en fichait. Helena pouvait faire tout ce qui lui passait par la tête. Javier ne serait jamais jaloux. Même pas quand elle lui arrachait son précieux alcool des mains. Voleuse. « Je sais pas, ça aurait pu me donner un air rebel, le crâne à demi-rasé », rétorqua-t-il, amusé. Bon, ce ne serait sans doute pas un look qui lui irait très bien. Et puis en toute sincérité, il aimait bien ses cheveux. « Comme tu le sens. Si tu n'as pas le temps je pense que j'arriverais à me débrouiller », fit-il en se tâtant l'arrière de la tête. C'était facile d'accès. Il fallait juste qu'il arrive à s'y prendre correctement en trifouillant à l'arrière de sa tête. Adressant un sourire à Helena, il finit par soupirer. « Je suis désolé, ce n'était pas franchement comme ça que je pensais occuper notre après-midi », souffla-t-il finalement. Parce qu'ils étaient supposés sortir et profiter de l'extérieur. Peut-être se promener. Boire un café. Bref, faire autre chose que de profiter de sa cave transformée en atelier. « Je pense qu'avec un peu d'aide, en m'appuyant sur la rembarde, je pourrais monter les escaliers. Et une fois en haut je pourrais au moins t'offrir quelque chose à manger », proposa-t-il. C'était une façon délicate de lui dire que cette chaise était confortable, mais que ça l'arrangerait pas mal de pouvoir remonter dans sa cuisine.



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Re: i'm gonna need somebody to lean on ✻ helena ✻ ( Sam 3 Mar - 15:16 )












Javier n'avait pas forcément tort, avec lui comme client je n'aurai certainement pas fait fortune. Ceci dit, je pense que j'aurai préféré faire du trafic d'arme plutôt que du trafic de drogue. C'était sûrement encore plus dangereux, mais cela me ressemblait un peu plus. Enfin tout cela n'était que des suppositions parce que même si je n'étais pas quelqu'un de recommandable selon mes proches, j'avais une conscience bien trop importante pour faire ce genre de choses. Pourtant au sein de mon boulot ce n'était pas les occasions qui manquaient ni même les propositions. Un jour peut-être que je changerais radicalement la personne que j'étais, mais ce n'était pas prévu pour tout de suite. En tout cas quelqu'un qui ne changeait pas c'était Javier et son amour propre. Lui dire qu'il avait pris du poids c'était pire que tout ! Bien gentiment j'avais essayé de rattraper les choses, mais c'était pire que tout, maintenant il prenait la grosse tête. « En fait c'est ça les kilos en trop que tu as cru sentir. La grosse tête » Tout s'expliquait alors. Cependant il ne pourrait pas m'empêcher de penser qu'il avait pris quelques kilos. C'était dommage qu'il vienne de tomber et se faire mal, on aurait pu commencer à éliminer tout ça. Tant pis on remettrait notre tango à plus tard. « Comme si tu avais besoin du tango toi, pour mener rapidement à autre chose » Je le regardais en souriant en essayant d'être la plus innocente possible – autant dire que c'était perdu d'avance. « Non effectivement je n'ai pas besoin de ça. Mais c'est toujours drôle de titiller son partenaire » Et autant dire que j'étais devenue une pro dans cet exercice. Je savais comment m'y prendre pour rendre un homme fou de désir. En tout cas jusqu'à présent je n'avais essuyé aucun refus, donc je pouvais en déduire que j'étais doué.
La chose rassurante dans cette situation, c'était que malgré son appel SOS, Javier ne semblait pas avoir quelque chose de sérieux, en tout cas rien qui ne mérite une visite aux urgences. Peut-être qu'il aurait pu rencontrer une charmante infirmière là-bas, ou alors peut-être son ophtalmo qui lui aurait une leçon de plus. Je pouvais comprendre qu'il en avait marre d'entendre son médecin lui rabâcher les même choses, mais il avait raison de le faire avec quelqu'un d'aussi têtu que Javier. « Oh de toute façon, ce docteur sait toujours tout, je crois qu'il espionne ses patients » Je le regardais en penchant la tête. Il était devenu parano à ce point ? Cela ne lui ressemblait pas vraiment. « Tu préfères peut-être avoir un médecin qui ne s'occupe pas du tout de toi ? » Si c'était le cas, il aurait pu compter sur moi pour aller dire quelques vérité à ce médecin. Alors que là je n'avais absolument rien à dire contre le Docteur Davis. En plus on était d'accord pour dire que Javier devait ranger son bazar et étonnament il ne voulait pas de mon aide. Je n'en prenais pas ombrage, parce qu'il savait qu'avec moi ça serait un rangement rapide. Mais ce n'était pas grave, j'attendrais qu'il soit complètement aveugle pour le faire. « Ah ah, très drôle » S'il croisait les bras, je pouvais le faire aussi, et je le regardais en souriant. Je savais qu'il allait finir par craquer. « Bon ok d'accord, c'était effectivement drôle » Bien sûr que c'était drôle. « L'humour n'est peut-être pas ma première qualité, mais quand je veux, je peux » Après il ne fallait pas trop m'en demander non plus, j'avais déjà sûrement atteint ma limite en terme de blague. « Surtout que si j'étais trop condescendante avec toi sur ta cécité à venir tu serais le premier à m'engueuler » Si j'osais lui montrer de la pitié ou autre chose, il serait même capable de me rayer de sa vie. Heureusement pour nous cela n'arriverait pas. Je connaissais Javier depuis bien trop longtemps pour être comme ça avec lui. Aveugle ou pas, pour moi il restera la même personne.

En attendant, même s'il n'avait pas besoin d'aller aux urgences il fallait quand même que je soigne sa blessure à la tête et parce que j'anticipais ses réactions, je prenais une bouteille d'alcool au passage. Les hommes étaient bien trop fragile face à la douleur. « Je ne sais pas quels hommes tu fréquente d'habitude, mais je ne suis pas une chochotte » Il n'avait pas tort sur ce point. « Honnêtement je fréquente pas les hommes suffisamment longtemps pour savoir s'ils sont vraiment des chochottes » La seule référence que j'avais c'était avec mon ex-mari et pour le coup lui en était vraiment une. Au moindre signe de rhume j'avais l'impression d'avoir un mourant à la maison. Je ne regrettais absolument ce côté de sa personnalité. Ceci dit, je ne regrettais pas vraiment mon ex mari. Notre séparation était inévitable. Son désir d'enfant était bien trop grand et je ne pouvais lui donner ce qu'il voulait.
Avec toute la délicatesse dont j'étais capable, je soignais la blessure de Javier à ma façon et je devais avouer qu'il n'avait pas bronché une seule seconde. Alors oui je l'avais vu se crisper plusieurs fois, mais pas un mot n'était sorti de sa bouche pendant ce temps là. J'étais assez fier de lui. Et maintenant que j'avais terminé il pouvait se moquer de ma délicatesse légendaire. Jusqu'à présent ne s'était plaint en tout cas. « Je dois être jaloux que tu fasses preuve de tant de délicatesse avec d'autres ? » Il n'avait aucune raison d'être jaloux. Au contraire il était l'une des rare personne pour qui je pouvais tout abandonner au boulot. « Oh non pas besoin. La preuve j'ai répondu tout de suite à ton appel SOS. Je n'ai pas la même considération pour tout le monde » De toute façon les gens que je n'aimais pas ou que je ne connaissais pas vraiment n'étaient pas assez stupide pour m'appeler au secours. En tout cas grâce à moi il avait pu conserver sa chevelure de rêve et cela méritait bien que je pique sa bouteille. « Je sais pas, ça aurait pu me donner un air rebel, le crâne à demi-rasé » Je grimaçais un peu en imaginant ce que cela aurait pu donné. Huum non c'était définitivement une mauvaise idée. « Si tu veux je peux aller chercher un rasoir et on teste tout de suite ton côté rebelle » S'il n'y avait que ça pour lui faire plaisir j'étais partante. En attendant je lui expliquais quand même qu'il faudra refaire son pansement demain et que je pouvais me déplacer s'il le voulait. « Comme tu le sens. Si tu n'as pas le temps je pense que j'arriverais à me débrouiller » Cela ne changerait pas grand-chose à mon emploi du temps. « Si je te le propose c'est que ça me dérange pas. Et puis je pourrais encore faire ma sadique en nettoyant ta blessure » Ou en arrachant d'un coup sec le pansement. Cette perspective m'enchantait beaucoup étrangement. « Je suis désolé, ce n'était pas franchement comme ça que je pensais occuper notre après-midi » Je balayais ses excuses d'un geste de la main. Ce n'était pas bien grave. Au final on passait quand même l'après midi ensemble. « Je pense qu'avec un peu d'aide, en m'appuyant sur la rembarde, je pourrais monter les escaliers. Et une fois en haut je pourrais au moins t'offrir quelque chose à manger » Je regardais l'escalier en grimaçant,  je savais que Javier allait faire en sorte de ne pas trop peser sur moi, mais ce n'était pas pour autant que j'étais ravie. « Tu connais mes talents en cuisine, c'est bien plus sage si c'est toi qui fait la cuisine » Pendant un moment j'avais essayé de cuisiner, mais j'avais vite abandonné. Ce n'était pas pour moi et c'était bien plus simple d'aller chez le traiteur ou de se faire livrer. « Bon aller c'est parti. On peut le faire » De toute façon on avait pas vraiment le choix. Une nouvelle fois, Javier passait son bras autour de mon cou et bon gré mal gré on arrivait à monter les escaliers. Je voyais à sa tête que ce n'était pas une partie de plaisir, mais l'arrivée était proche. Le dernier effort pour aller jusqu'au canapé était le plus compliqué et enfin la délivrance. « T'es sûr que tu veux faire la cuisine ? Ca serait pas plus simple de commander? » C'était une proposition comme une autre, même si il allait probablement m'envoyer sur les roses pour avoir suggéré ça.




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Re: i'm gonna need somebody to lean on ✻ helena ✻ ( Mer 14 Mar - 16:59 )


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« Ah, ne le titille pas trop ton partenaire, il pourrait bien finir par se vexer », rétorqua-t-il en lui tirant la langue. Bon à vrai dire, il y avait peu de chance que le jeune homme se vexe un jour face à des propos tenus par Helena. Il la connaissait trop bien. Il savait qu'elle n'était pas méchante. Du moins pas avec lui, parce que c'était une vraie garce et qu'il n'aurait jamais au grand jamais voulu l'avoir comme ennemie. Quoi qu'il en soit, le jeune homme aurait préféré et de loin continuer à parler danse et tango en particulier. Parce qu'il avait surtout peur d'avoir quelque chose de cassé et de devoir se rendre à l'hôpital. Il détestait les hôpitaux. Et plus encore, il détestait son ophtalmologue, cet homme toujours plein de bons conseils et de bons sentiments qui en devenait insupportable à force. Le jeune homme dévisagea Helena en levant les yeux au ciel. « Non je voudrais un médecin qui se contente de faire son boulot et qui arrête de me dire tout le temps ce que je dois faire », répondit-il. Du genre acheter cet appartement. Javier regrettait son ancien appartement, bien plus spacieux. Bien plus dangereux aussi, vu la quantité de marches à l'intérieur. Les chambres étaient à l'étage, donc ce n'était pas plus mal qu'il ait déménagé. Quoi que, les escaliers pour aller à son atelier n'étaient visiblement pas moins dangereux non plus. Mais le jeune homme n'allait pas se priver de sa passion. Pas encore. Quand il serait aveugle, il n'aurait plus besoin d'atelier puisqu'il n'y verrait de toute façon plus rien, donc il ne peindrait plus non plus. Et en parlant de devenir aveugle, la brune lui servit une blague plutôt déplacée à ce sujet. Le jeune homme aurait pu se vexer, si ça avait été quelqu'un d'autre qui la lui avait sortie. Mais à vrai dire, ça l'amusait beaucoup. Il appréciait l'idée que la jeune femme ne prenne pas de gants avec lui. C'était ce qu'il redoutait le plus avec l'annonce de sa maladie, qu'il ne pourrait plus cacher longtemps. Que le regard des gens change. Mais Helena ne changerait jamais avec lui. « Dommage que tu ne sois pas drôle très souvent », souffla-t-il en ricanant. Bon, elle le faisait rire lui, c'était déjà pas mal. Parce que dans le fond, il fallait bien avouer que l'humour n'était pas la plus grande qualité d'Helena. Mais bon, il l'aimait quand même, elle n'avait pas de souci à se faire pour cela. « Comme si tu savais te montrer condescendante de toute façon », fit-il remarquer en levant les yeux au ciel, faussement exaspéré. La jeune femme était probablement la personne la plus honnête qu'il ait jamais rencontré. Elle n'hésitait pas à dire ce qu'elle pensait et à rentrer dans le lard des gens si nécessaire. C'était très bien à ses yeux. Parce qu'au moins il était certain de savoir ce qu'elle pensait. Il lui faisait confiance pour cette raison très précisément justement.

Maintenant qu'elle était équipée, la jeune femme n'avait plus qu'à soigner sa blessure. Et pas question pour Javier de se comporter comme une mauviette. Ce n'était pas son genre de toute façon. Il avait apprit par le passé à encaisser les coups, quand il avait fait des sports de combat. C'était mal le connaître que de croire qu'il allait pleurnicher comme une fillette. « Tant mieux au moins je n'aurais pas besoin de faire semblant d'être jaloux », lâcha-t-il avec un petit ricanement amusé. De toute façon, ce n'était pas son genre de faire semblant et encore moins d'être jaloux. Du moins pas quand cela concernait Helena. Ils savaient tous les deux quoi attendre de leur relation. Il n'y avait pas de place pour des quiproquos. Si un jour la jeune femme tombait amoureuse, il se retirerait du tableau sans le moindre problème. Et il savait que l'inverse serait vrai aussi, même si lui n'était pas décidé à offrir son cœur de sitôt. Pas plus qu'il ne lui offrirait le plaisir de se plaindre à cause de la douleur. Le jeune homme se laissa soigner et ne broncha pas jusqu'à ce qu'elle ait mit le pansement sur sa tête, malgré la douceur légendaire de la polonaise, dont il ne manqua pas de se moquer au passage. « C'est vrai que tu aurais pu me laisser poireauter dans ma cave », affirma-t-il avec un hochement de tête. Elle en aurait eu tous les droits, puisqu'ils ne devaient se retrouver que dans deux bonnes heures. Il aurait eu l'air con allongé sur le sol de son atelier aussi longtemps, mais en même temps ce n'était pas comme si quelqu'un risquait de le voir ici. Maintenant qu'il allait mieux, le jeune homme ne manquait pas de plaisanter. Il était comme ça. Qu'importaient les circonstances, il aimait bien faire l'idiot. Et heureusement sinon il se serait sans doute laissé abattre suite à l'annonce du diagnostique. « Non je crois que je vais garder le côté rebelle pour quand je serais aveugle, comme ça personne n'oseras venir me faire chier », conclut-il avec un sourire. Et puis au moins, il ne verrait pas les dégâts. Javier aimait bien des cheveux. Il aimait surtout passer ses doigts dedans. Et il aimait bien que les femmes y passent leurs doigts quand … enfin bref, on s'écarte un peu du sujet là par contre. « Je savais bien dans le fond que la seule raison pour laquelle tu t'étais proposée, c'était parce que tu voulait te comporter comme une vraie sadique avec moi », plaisanta-t-il. Enfin ce n'était qu'une demi plaisanterie, parce qu'il était certain qu'Helena aimait bien dans le fond, faire souffrir les autres. Pas dans le sens strictement méchant du terme mais il était sûr qu'elle prenait plaisir à appuyer là où ça faisait mal. Et elle en aurait l'occasion maintenant qu'il lui demandait de l'aider à monter. Ils n'allaient pas passer trois heures dans son atelier quand même. « Oui je me disais aussi que ce serait bête d'avoir survécu à cette chute pour finir par mourir empoisonné », rétorqua-t-il amusé. Bon. Sa jambe lui faisait moins mal, donc il n'aurait pas besoin de trop se reposer sur Helena. C'était faisable. Même s'ils avaient besoin d'un quart d'heure pour monter. Et puis, il n'était pas une chochotte, qu'il avait dit. Bon, ils étaient parti. Le jeune homme se contenta de hocher la tête avant de marcher lentement. Progressivement. Ils n'avaient qu'une dizaine de marches à monter. Un bras autour du cou d'Helena, l'autre appuyé sur la rampe, ils finirent par réussir à monter les marches, malgré la douleur. Bon par contre c'était mort il ne redescendrait pas là en bas avant au moins une semaine. « Ouais tu sais quoi on va commander c'est mieux », répondit-il lorsqu'il fut assis sur le canapé. De toute façon comme d'habitude, son frigo était pratiquement vide. Il n'avait pas de quoi nourrir des invités. Juste de quoi se faire un rapide sandwich avant de rejoindre Helena pour l'après-midi, comme c'était prévu à la base. « Qu'est-ce que tu voudrais ? Chinois ? Thaï ? Sushis ? », proposa-t-il. Elle n'avait qu'à choisir, il suivrait. De toute façon il n'y avait pas grand-chose qu'il n'aimait pas.



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Re: i'm gonna need somebody to lean on ✻ helena ✻ ( Lun 2 Avr - 9:46 )












Je levais les yeux au ciel, Javier pouvait se montrer très têtu comme il le voulait et croyez moi c'était très souvent, pourtant j'étais plutôt de l'avis de son médecin. Il fallait vraiment qu'il range son appartement avant qu'il ne devienne vraiment aveugle et qu'il m'appelle au secours tous les 2 jours parce qu'il était tombé. Aujourd'hui il avait eu de la chance il ne s'était rien cassé, mais la prochaine fois pourrait être plus grave et même si je ne lui dirais pas, je vivrais très mal le fait de perdre Javier. Tout comme Eliza il était indispensable à ma vie. Eliza et lui étaient les seuls amis que j'avais réussi à garder, c'était pour dire à quel point je pouvais être difficile à vivre. Donc oui s'il pouvait écouter son médecin cela m'arrangerait grandement. C'était bien pour cela que je pouvais aussi me permettre de me moquer de lui et de sa cécité à venir. C'était quand même mieux que de me montrer condescendante ou d'avoir pitié de lui. Mais comme le disait Javier, je savais pas me montrer condescendante. Il avait raison. Je pouvais être hautaine et froide, mais quand j'avais quelque chose à dire je n'y allais pas par 4 chemins. Je le disais et tant pis si cela ne plaisait pas. La douceur ce n'était absolument pas mon truc et Javier s'en rendait bien compte au moment de le soigner, c'était bien pour cela que j'avais ramener l'alcool. Pour qu'il ne fasse la chochotte comme tous les autres hommes, bien que Javier soit le seul que j'ai eu à soigner. Et Luke. Mais mon ex mari ne comptait pas vraiment. Les autres ne faisaient que des passages éclairs dans ma vie. « Tant mieux au moins je n'aurais pas besoin de faire semblant d'être jaloux » Je rigolais en secouant la tête. Comme quoi je n'étais pas la seule à avoir un humour douteux dans cette pièce. « Oh je suis déçue, moi qui pensait que tu allais te battre pour mes beaux yeux » Javier et moi on pouvait bien coucher ensemble, on savait que cela prendrait fin à un moment donné et surtout on n'avait aucunes attaches. Il pouvait fréquenter une autre femme s'il le voulait, tout comme je voyais d'autres hommes. Honnêtement c'était la situation parfaite parce que justement on avait aucuns comptes à se rendre.
Et Javier pouvait bien râler autant qu'il voulait, il pouvait s'estimer heureux que je sois venu le sortir de son petit pétrin. Si je l'avais voulu j'aurai pu le faire attendre encore quelques heures. « C'est vrai que tu aurais pu me laisser poireauter dans ma cave » Oui, mais j'étais trop gentille pour faire ça. « Ma bonté me perdra un jour » C'était la chose la moins crédible que je pouvais dire aujourd'hui. Si ma belle-sœur entendait ça, elle aurait ce genre de rire jaune pour se moquer. « Puis la perspective que tu te vides de ton sang me réjouissais pas trop. Après il aurait fallu nettoyer et tout » Faire le ménage ne me dérangeait pas, mais le sang c'était pas facile à nettoyer. Même si techniquement Javier n'avait pas eu grand-chose. Rien que je ne pouvais soigner moi-même et surtout grâce à moi il avait pu garder sa chevelure de rêve, même si avec un côté rasé il aurait eu l'air rebelle. « Non je crois que je vais garder le côté rebelle pour quand je serais aveugle, comme ça personne n'oseras venir me faire chier » Quand je vous disais que Javier était bien plus fourbe que moi. « Est ce que tu as vraiment besoin d'être aveugle pour être rebelle ? » Selon moi la réponse était non. Mais il avait raison sur le fait que personne ne le fera chier. « Ca va te faire tout bizarre quand la majorité de la population de Cap Harbor va se montrer gentille avec toi parce que tu es aveugle. » Personnellement cela m'énerverait très rapidement et surtout ça me manquerait de ne pas pouvoir m'en prendre à quelqu'un juste parce qu'on m'avait bousculé ou parce qu'on ne laissait pas sa place assise à une grand-mère dans le bus. Même si je ne prenais pas le bus. De manière généale, aider les gens ce n'était pas mon truc. Javier faisait figure d'exception et je lui proposais même de venir changer son pansement. Tout seul je ne savais pas s'il allait vraiment s'en sortir. « Je savais bien dans le fond que la seule raison pour laquelle tu t'étais proposée, c'était parce que tu voulait te comporter comme une vraie sadique avec moi » Il avait absolument tout compris et je rigolais avec lui. « Promis je vais essayer d'être plus douce demain » Ce qui n'était pas forcément gagné, mais j'allais faire de mon mieux. Tout comme j'allais faire de mon mieux pour l'aider à remonter dans le salon. Cela allait être compliqué, mais on allait s'en sortir. On avait pas trop le choix de toute façon et je devais avouer que la perspective de manger me motivais aussi. Même s'il ne fallait pas trop compter sur moi en cuisine. Ma réputation me précédait. « Oui je me disais aussi que ce serait bête d'avoir survécu à cette chute pour finir par mourir empoisonné » Il avait raison sur ce point. « Je suis nulle, mais je suis toujours vivante donc c'est pas si mal quand même » Bien que cela pouvait s'expliquer par le fait que je me faisais beaucoup de pâtes et aussi parce que je commandais la plupart de mes repas.
Appuyé sur moi et s'aidant aussi de la rembarbe tant bien que mal, j'avais réussi à ramener Javier dans le canapé et honnêtement je n'avais pas envie de bouger pour l'aider à faire la cuisine et je n'étais pas sûre que lui aussi soit motivé. « Ouais tu sais quoi on va commander c'est mieux » Je sortais mon téléphone prête à commander ce dont il avait envie. « Qu'est-ce que tu voudrais ? Chinois ? Thaï ? Sushis ? » Je réfléchissais intensément à la question. De quoi j'avais envie ? « Sushis ça te va ? » Cela faisait un moment que j'en avais pas mangé et de toute évidence Javier était d'accord pour tout et n'importe quoi. En deux temps trois mouvement c'était commandé. « Dans 30 minutes notre commande sera là » En attendant je n'avais absolument pas l'intention de bouger mes fessus du canapé. « Georgiana m'a donné la vidéo de son mariage avec Lukas » Oui cela tombait comme un cheveux sur la soupe, mais il était possible que j'ai besoin d'en parler. « Selon elle, je verrais à quel point mon frère était heureux et toute ces conneries » Le bonheur, l'amour, les gens ne vivaient que pour ça. Comme si c'était la chose la plus importante dans la vie. Peut-etre que c'était le cas. Peut-être que non. « Je n'ai pas encore eu le courage de regarder le dvd » Comme quoi je n'étais pas infaillible.




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Re: i'm gonna need somebody to lean on ✻ helena ✻ ( Lun 9 Avr - 17:16 )


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Javier avait toujours été têtu comme une mule et franchement, ça ne datait pas d'aujourd'hui. A croire qu'Helena découvrait la vie. Bien au contraire. Il savait qu'il aurait peut-être dû écouter ses médecins, tout comme il devrait écouter les conseils sages et avisés d'Helena, mais il n'en faisait qu'à sa tête, parce qu'il était lui et que c'était une vraie bourrique. Et il le vivait très bien. A vrai dire, il ne supportait pas qu'on essaye de contrôler sa vie. Il avait toujours été quelqu'un d'indépendant et le fait qu'un inconnu, sous prétexte qu'il avait son dossier médical entre les mains, essaye de mettre son nez dans sa vie l'énervait au plus haut point. Mais Javier se garda bien de faire le moindre commentaire. Au contraire, plutôt que de parler de choses qui fâchaient, il préférait taquiner la brune. C'était un loisir pour le jeune homme. Ce n'était pas un emmerdeur pour rien en même temps. « Ah bon, tu as de beaux yeux ? Désolé j'ai pas remarqué et je ne risque pas de m'en rendre compte maintenant, je deviens aveugle tu comprends », fit-il en levant les yeux au ciel. Oui parce que Javier était certes doué pour emmerder le monde, mais il était aussi très doué pour faire preuve d'auto-dérision. Et en même temps, il allait devenir aveugle et bientôt, ce ne serait plus un secret pour personne. Alors il préférait en rire qu'en pleurer. Il avait eu de la chance en plus, il avait vu un jour et on pouvait dire qu'il avait vu de très belles choses. Il aurait de beaux souvenirs à chérir. C'était toujours mieux que de vivre en naissant aveugle, sans avoir la moindre idée de ce que le monde pouvait avoir à offrir. Je viens de me déprimer en écrivant ça. Alors il n'avait aucune raison de râler. Surtout que s'il se mettait à râler, Helena ne manquerait pas de le remettre à sa place, comme bien souvent. « Ta bonté, ta bonté … c'est vite dit », fit-il en ricanant. Helena n'était pas forcément le comble de la gentillesse non plus. En tout cas, bonté ce n'était pas le premier qui lui venait en tête quand il pensait à Helena. Mais importait si elle était vraiment pleine de bonté ou non, il l'appréciait quand même énormément. « Ah tout s'explique. Tu avais peur que je te demande de jouer la femme de ménage ? », rétorqua-t-il amusé. L'espace d'un instant, il laissa son regard courir le long de la silhouette de la jeune femme. « Enfin, si tu mets une petite tenue de soubrette, ce ne serait pas de refus », fit-il remarquer. Et là, il savait pertinemment qu'il allait s'en prendre une, mais ce n'était pas bien grave, il riait quand même. S'il y avait bien une personne qui le faisait rire, c'était Helena. Parce que même si beaucoup pensaient de mauvaises choses d'elle, elle avait un bon fond. En tout cas, c'était ce que Javier pensait. Et Javier avait toujours raison, même si pour le coup, Georgette n'était pas d'accord avec lui. #Schizo. Quoi qu'il en soit, il la trouvait génial en encore plus quand on savait que grâce à elle, il avait pu garder sa magnifique chevelure. Quand il sera aveugle, il ne pourra même plus voir si sa coiffeuse l'a raté ou non. « Non pas besoin d'être aveugle pour être rebelle, mais personne n'osera frapper un infirme. Pas que je ne sais pas me défendre, mais prendre des coups ça n'a rien d'agréable », fit-il remarquer. Non, rien d'agréable. Helena elle ne le savait pas encore mais elle non plus ne trouverait pas ça agréable. Javier ne put s'empêcher de sourire. « Non ça va être cool, je pourrais me montrer encore plus cynique, personne ne me fera chier. Je pourrais me comporter comme le vieux Scoodge et tout le monde va me pardonner », rétorqua-t-il. Oui, bon, c'était beau de rêver. Il allait surtout se faire insulter. Mais au moins on ne lui taperait pas dessus. Et puis il savait qu'il pouvait compter sur certaines personnes pour lui remettre les idées en place si jamais, comme Helena justement ou même encore Brianna. Dans le fond, Javier est un homme faible qui se fait malmener par des femmes. Mais même si Helena aimait bien le malmener, elle lui proposait quand même de s'occuper de son pansement, donc il était forcé d'être reconnaissant. « Si tu sais te montrer douce, je serais me montrer reconnaissant », rétorqua-t-il avec un petit sourire coquin. Voilà, la petite phrase déplace au passage, c'était cadeau, c'était pour lui. Mais trêve de plaisanteries. Il avait un peu moins envie de rire, maintenant qu'il fallait monter ses fichus escaliers. Mais comme Helena était là pour l'aider, il évita au moins de dégringoler les escaliers une deuxième fois. #Helena utile. Maintenant qu'ils avaient survécu à tout ça, ce serait bête de mourir empoisonnés par un plat cuisiné par une femme encore moins douée en cuisine que lui. « C'est vrai, un point pour toi. Mais de toute façon je doute que tu trouves quoi que ce soit à cuisiner dans mon frigo », répondit-il en haussant les épaules, ce qui déclencha une grimace de douleur. Aïe. Éviter de hausser les épaules donc, c'était noté. En attendant, il avait quand même faim et peu importait ce qu'Helena choisirait, du moment où ils pouvaient manger. « Va pour les sushis », approuva-t-il avant de se poser à ses côtés, non sans s'être armé d'une bouteille de vin et de deux verres. Il s'installa à côté d'Helena sur le canapé, non sans grimacer et hocha la tête. Dans trente minutes, ils allaient pouvoir manger. Même si pour lui les sushis c'était plus un amuse gueule qu'autre chose. Mais la déclaration le surpris et il la dévisagea. « Pourquoi elle a fait ça ? », demanda-t-il en haussant les épaules ? Pour remuer le couteau dans la plaie ? Non, pour prouver qu'il avait été heureux. En soit, ça se tenait et ce n'était pas complètement stupide. « Tu devrais peut-être le regarder. Ça t'aidera peut-être à tourner la page, de voir qu'au moins, il n'était pas malheureux », fit-il. Oui il se doutait qu'Helena aurait préféré qu'il soit malheureux sans elle. Mais son frère avait droit au bonheur. « Si tu veux, je le regarderai avec toi », promit-il. Bon et pourtant il détestait les mariages. Mais elle était là pour lui non ? Donc il pouvait être là pour elle. Comme elle l'avait été aujourd'hui, parce que sans elle, il le savait, il ne s'en serait pas sorti.
– RP TERMINÉ –



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Re: i'm gonna need somebody to lean on ✻ helena ✻ ( )

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