no matter what happens some memories can never be replaced ✻ jane

 :: cap harbor is my home :: Haywood Hill Residence
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
avatar
‹ OUR FAMILY IS A HAPPY ONE.

❝ Family don't end with blood ❞
‹ OUR FAMILY IS A HAPPY ONE.
Voir le profil de l'utilisateur

›› It's my life
›› Cap Harbor since : 28/01/2018
›› Commérages : 29
›› Pseudo : silver ✻ cindy
›› Célébrité : Charlie baby Cox.
›› Schizophrénie : Devon Oakley (Sebastian Stan) ✻ Maximilian Adenauer (Mats Hummels) ✻ Aurora Callahan (Jenna Coleman) ✻ Julian Finch (Jake McDorman) ✻ Georgiana Lewandowski (Gemma Arterton) ✻ Evan Pryce (Patrick J. Adams) ✻ Jocelyn Ahern-Fields (Karla Souza) ✻ Maggie Rixxon (Jessica Chastain).
›› more about me

no matter what happens some memories can never be replaced ✻ jane ✻ ( Dim 4 Fév - 11:38 )


Jane & Javier

Who are you now ? Are you still the same or did you change somehow ? What do you do at this very moment when I think of you ? And when I'm looking back how we were young and stupid, do you remember that ? No matter how I fight it, can't deny it, just can't let you go. I still need you. I still care about you. Though everything's been said and done. I still feel you like I'm right beside you but still no word from you.



Javier, allongé dans le sable, fixait le ciel avec intérêt. Il faisait froid, le vent mordait sa peau, mais il s'en fichait. Il se fichait aussi des gens qui le regardaient étrangement, parce qu'on était en février et qu'il fallait être complètement malade pour s'allonger dans le sable à cette période de l'année. Mais Javier était malade justement et il anticipait la fin. Non, il n'allait pas mourir. Ses yeux en revanche étaient sur le point de l'abandonner. Et étrangement depuis quelques semaines, le jeune homme regardait le monde qui l'entourait d'une manière différente. Comme s'il ne voulait rien oublier, comme s'il voulait tout enregistrer dans son cerveau avant que le noir ne se fasse de manière définitive. Alors il regardait le ciel, il regardait les nuages. Comme un enfant, il essayait de leur trouver des formes. Un lapin. Un chat. Une maison. Une fleur. Le soleil brillait et réchauffait son visage, malgré le froid qui s'était installé à Cap Harbor en ce mois de février. Ça lui manquerait, de regarder le ciel. Il avait toujours aimé regarder les nuages, il avait toujours aimé regarder les étoiles aussi. Bientôt, il ne les verrait plus. Et lui, qui avait fait sa renommée essentiellement en peignant des portraits et des paysages, qu'allait-il devenir maintenant ? Rien du tout. Il allait sombrer dans l'oubli le plus total. Et c'était sans doute ce qui faisait le plus mal. Pas seulement la peur de ne plus voir et pourtant, Javier avait peur. Mais il se demandait aussi ce qu'il allait devenir. Et comment sa famille allait réagir le jour où il allait leur dire la vérité. Il ne supporterait pas de voir son frère et ses sœurs, ni ses parents, le regarder avec pitié. Ce n'était pas pour rien qu'Helena était la seule personne à qui il avait parlé de ses problèmes. La jeune femme était aussi froide et indifférente qu'un bloc de marbre. Elle ne risquait ni de le chouchouter, ni de le plaindre, ni de le regarder avec pitié. A vrai dire, elle s'en foutait. Et si elle ne s'en foutait pas, le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle le cachait très bien. Et justement, ça lui allait. Mais il savait que tout le monde dans son entourage n'allait pas réagir de la sorte et la chose qu'il ne voulait surtout pas, c'était être traité comme l'handicapé de service. Javier avait toujours été quelqu'un d'indépendant. Il n'aurait jamais supporté qu'on le prenne par la main. Constatant qu'il commençait à avoir froid, malgré l'épais manteau dans lequel il était enveloppé, Javier se décida enfin à se relever. D'un geste de la main, il tenta de chasser les grains de sable qui étaient venus s'accrocher à sa veste et il prit la direction de son appartement. Il ne conduisait plus beaucoup. Il avait conscience que maintenant qu'il ne voyait plus que tout droit devant lui, il était dangereux. Alors il avait découvert qu'il aimait marcher, se vider la tête à chaque pas qu'il faisait. Une heure s'écoula avant qu'il ne retrouve son appartement et il se défit de son manteau, puis du reste de ses affaires pour aller prendre sa douche. A la sortie, tout mouillé, il regarda sa peau, qui portait encore les marques de sa chute dans l'escalier. Helena ne serait pas toujours là pour venir le ramasser. Est-ce qu'il allait pouvoir continuer à vivre seul quand il n'y verrait plus rien, il ne savait pas. Mais il espérait que oui, parce qu'il ne supporterait jamais d'être dépendant de qui que ce soit. Agacé par tous ces hématomes qui juraient sur sa peau laiteuse, comme pour lui rappeler que bientôt il serait un infirme, il enfila un t-shirt à manche longue. Ce qu'on ne voit pas n'existe pas, se répétait-il souvent. Alors il cachait ses hématomes sous du tissu, parce qu'au moins il ne les voyait pas. Alors que le jeune homme s'apprêtait à rejoindre sa cuisine pour se faire à manger, la sonnette retenti. Il ne savait pas bien qui pouvait débarquer à cette heure-ci, il n'attendait personne, mais les membres de sa famille avaient de toute façon tendance à débarquer quand bon leur semblait. Il rejoignit l'entrée et ouvrit la porte. La lumière contrastant avec son appartement sombre lui fit froncer les sourcils et plisser les yeux. Une blonde se tenait devant sa porte. Que … Son médecin ne l'avait pas mit en garde quant au fait qu'il risquait d'avoir des hallucinations visuelles. Mais la jeune femme semblait bel et bien se tenir là, devant lui. Elle semblait bel et bien réelle. « Jane», souffla-t-il. Le jeune homme la dévisagea. Elle avait changé. Son visage s'était affiné, il avait perdu ses rondeurs d'adolescente. Elle avait une apparence plus mature, plus femme. Elle était devenue plus belle encore, si c'était possible. Mais il n'y avait pas de doute, c'était bien elle, il aurait pu la reconnaître dans une salle bondée. Même dans le noir. Même aveugle. Et en posant son regard sur elle, de nombreux souvenirs refirent surface dans sa mémoire. Elle était la seule femme dans sa vie qu'il ait vraiment aimé. Quand certains pensaient que ce n'était qu'une amourette de lycée – et ils leur avaient donné raison en rompant à la fin de leur scolarité – lui avait pensé qu'elle serait sa femme un jour. Les années étaient passées, la douleur était passée elle aussi, mais les souvenirs étaient restés. Jamais il ne pourrait oublier Jane, sa Jane. Mais le jeune homme était surtout surpris de la voir ici, devant sa porte. Combien d'années étaient passées exactement ? Presque vingt. Plutôt quinze. Dans cette fourchette là en tout cas. Et elle se présentait chez lui, avec son beau sourire, comme s'ils s'étaient quittés la veille. « Qu'est-ce que tu fais ici ? Tu es en vacances chez tes parents ? », ne put-il s'empêcher de demander. Parce qu'il ne voyait pas pour quelle raison elle pouvait être ici, chez lui. Pas après tout ce temps. Il était partagé entre l'incompréhension et le plaisir de la voir. Elle lui avait manqué. Reprenant ses esprits, il finit par retrouver ses bonnes manières. « Est-ce que tu veux entrer ? », proposa-t-il. Parce qu'ils avaient sans doute des tas de choses à se dire. Quinze années d'une vie, ça se rattrapait pas sur le seuil d'une porte à demi ouverte.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
‹ OUR FAMILY IS A HAPPY ONE.

❝ Family don't end with blood ❞
‹ OUR FAMILY IS A HAPPY ONE.
Voir le profil de l'utilisateur

›› It's my life
›› Cap Harbor since : 31/01/2018
›› Commérages : 17
›› Pseudo : getget (gaëtane)
›› Célébrité : Kiki Bell
›› Schizophrénie : sevan martell (scott eastwood) ✻ holia millson (shay mitchell) ✻ ness mathews (elisabeth olsen) ✻ clyde rashmi (rami malek) ✻ andrea reagan (tyler backburn) ✻ jake callahan (nathaniel buzolic)
›› more about me

Re: no matter what happens some memories can never be replaced ✻ jane ✻ ( Lun 12 Fév - 11:12 )

jane&javier ⊹ On dit que lorsqu’on est sur le point de mourir on revoit toute notre vie défiler sous nos yeux. Et c’était exactement ce qui était arrivé à la Carrington lorsque son mari plaça ses mains autour de son cou, réduisant progressivement l’air dans ses poumons. Elle essaya de se débattre pendant ce qui lui semblait être une éternité, elle finit par comprendre qu’il était plus fort qu’elle et qu’elle ne réussirait pas à se défaire de son emprise. Perdant ses forces petit à petit, ses bras finirent par retomber le long de son corps, elle le regardait, les yeux exorbités, sentant son souffle disparaître petit à petit. C’est à ce moment la qu’elle visionna le film de sa vie, son enfance avec ses sœurs, les vacances à San Francisco, Javier et leur belle histoire d’amour, ses voyages. Le film se termina avant même qu’elle ai le temps de revoir sa rencontre avec celui qu’elle avait épousé. Celui qui était en train de la tuer. Il venait de la relâcher, ses pieds touchant à nouveau le sol Jane sentit l’air accéder à nouveau à ses poumons. A bout de souffle elle s’appuya contre le mur. Si jusque là elle s’était persuadé qu’il pourrait changer, cette fois-ci ce fut la fois de trop. Elle se dirigea tant bien que mal vers le téléphone mais c’était sans compter sur Jonathan qui l’a rattrapa et lui fit lâcher le téléphone. Lorsque les coups commencèrent à s’abattre sur elle Jane se mit à pleurer, elle se mit à le supplier avant de finalement perdre connaissance. Se réveillant quelques heures plus tard dans son lit à ses côtés. Elle avait si peur, pendant des heures elle ne bougea pas, restant complètement immobile. Allant même jusqu’à réguler sa respiration pour qu’il croit qu’elle était encore endormie mais la vérité c’est qu’elle était incapable de se rendormir. Et incapable de bouger, de peur de ce qu’il pourrait se passer. Immobile pendant des heures elle attendit qu’il parte au travail, les yeux fermés, tétanisés par la peur elle écouta chaque son jusqu’à entendre sa voiture démarrer dans l’allée. En quelques minutes elle empaqueta dans sa valise tout ce qu’elle était capable de faire rentrer. Essayant tant bien que mal de faire rentrer sa vie dans cette valide. Des vêtements, son ordinateur, ses photos, son téléphone. Il ne lui fallait pas beaucoup plus. Et Loki, Loki qui sautillait pensant qu’ils allaient en balade. Une longue balade de plusieurs heures et de milliers de kilomètres. Lorsqu’elle arriva à l’aéroport de Cap Harbor, Jane regarda son téléphone, éteint, et décida de ne pas le rallumer tout de suite. Elle avait peur des messages qu’elle pourrait y voir. C’était-il déjà rendu compte de son départ ? C’était-il lancé à sa poursuite ? Maintenant qu’elle avait posé les pieds sur CH elle se rendit compte qu’elle ignorait où aller. Elle ne pouvait pas aller chez ses parents, il la retrouverait là-bas et puis elle n’était certainement pas prête à raconter toute cette histoire à ses parents. Elle pourrait aller chez Lauren et James mais ils ont déjà bien assez à faire avec leur deux enfants, pas besoin de leur mettre un troisième poids sur le dos. Et puis finalement elle pensa à lui. A celui qu’il l’avait toujours secouru par le passé, le seul chez qui elle avait réellement envie d’aller. Comme une vieille habitude.

Elle rechercha son adresse à l’aide d’un ordinateur à l’intérieur de l’aéroport puis elle glissa l’adresse au chauffeur de taxi. Une fois dans l’habitacle jaune elle sortit un miroir de son sac à main, maquillant son visage pour y dissimuler la nuit qu’elle venait de passer. Elle enroula un foulard autour de son cou pour cacher les marques qu’il avait laissé et s’assura qu’aucun centimètre de sa peau meurtrie ne soit à nue. Que lui dirait-elle une fois devant sa porte ? Elle n’y avait pas vraiment réfléchi et bien trop vite elle se retrouva dans les rues qu’elle connaissait si bien autrefois, puis le taxi s’arrêta. Elle resta assise quelques secondes dans le taxi, sans bouger. Puis elle donna deux billets au chauffeur, empoigna sa valide d’une main, son bagage à main où se cachait Loki de l’autre main et elle s’avança lentement dans l’allée. Qu’allait-il penser en la voyant débarquer avec ses valises ? Elle décida de les cacher sur le côté et après avoir pris une grande inspiration elle appuya sur la sonnette. Lorsqu’il ouvrit la porte elle eu du mal à le reconnaître. Il avait vieilli, les traits de son visage aussi mais c’était loin d’être péjoratif. Au contraire. Elle s’efforce de sourire face à cet homme qu’elle a tant aimé, cet homme qu’elle n’a pas revu depuis tant d’années. « Jane» Elle acquiesce d’un signe de tête timide, comme une réponse à sa question qui ne semblait finalement pas en être une et murmure simplement « Salut » Elle n’avait finalement rien trouvé de mieux. Après plus de 15 ans elle n’avait rien trouvé de mieux qu’un salut, et en même temps il faut dire que les circonstances de son retour son quelque peu particulière. « Qu'est-ce que tu fais ici ? Tu es en vacances chez tes parents ? » Si seulement. Si seulement elle pouvait être ici pour de simples vacances comme elle l’aurait fait il y a encore quelques mois, avec son mari. « Pas vraiment » Avait-elle répondu en essayant de garder son sourire. Elle triturait son foulard sans vraiment s’en rendre compte, vérifiant qu’il cachait sa peau blanche tatoué de marque rouge violacée désormais. « Est-ce que tu veux entrer ? » Pouvait-elle se permettre d’entrer ainsi chez lui sans lui dire la raison de sa venue. Tandis qu’elle réfléchissait Loki qui semblait avoir trouvé une ouverture assez grande pour sortir déboula entre les anciens amants, sautant sur les pieds de Javier. Embarrassée Jane tenta de le rattraper mais déjà il s’élançait dans la maison sur ses petites pattes. « Hum, désolée, c’est Loki, mon chien » Un petit chien qui avait visiblement très envie de jouer. « En fait je.. » Elle était incapable de terminer sa phrase, sentant l’émotion l’envahir tendit qu’elle repensait à la soirée de la veille. « En fait je… » Répéta-t-elle à nouveau comme un disque rayé. Elle revit les mains de Jonathan autour de son cou, ce fut le souvenir de trop. Les larmes se mirent à couler abondamment sur ses joues sans qu’elle soit capable de se calmer. Elle réussit tout juste à prononcer « Je savais pas où aller »


and now we are alive
Les drames dévastent votre vie comme un ouragan. Ils déracinent tout. Ils créent le chaos. Vous devez attendre, attendre que la poussière se dépose pour faire un choix. Vous pouvez choisir de vivre au milieu des décombres et faire comme si tout était intact. Ou vous pouvez vous extirpez des ruines pour tout reconstruire.

Revenir en haut Aller en bas
avatar
‹ OUR FAMILY IS A HAPPY ONE.

❝ Family don't end with blood ❞
‹ OUR FAMILY IS A HAPPY ONE.
Voir le profil de l'utilisateur

›› It's my life
›› Cap Harbor since : 28/01/2018
›› Commérages : 29
›› Pseudo : silver ✻ cindy
›› Célébrité : Charlie baby Cox.
›› Schizophrénie : Devon Oakley (Sebastian Stan) ✻ Maximilian Adenauer (Mats Hummels) ✻ Aurora Callahan (Jenna Coleman) ✻ Julian Finch (Jake McDorman) ✻ Georgiana Lewandowski (Gemma Arterton) ✻ Evan Pryce (Patrick J. Adams) ✻ Jocelyn Ahern-Fields (Karla Souza) ✻ Maggie Rixxon (Jessica Chastain).
›› more about me

Re: no matter what happens some memories can never be replaced ✻ jane ✻ ( Dim 18 Fév - 17:56 )


Jane & Javier

Who are you now ? Are you still the same or did you change somehow ? What do you do at this very moment when I think of you ? And when I'm looking back how we were young and stupid, do you remember that ? No matter how I fight it, can't deny it, just can't let you go. I still need you. I still care about you. Though everything's been said and done. I still feel you like I'm right beside you but still no word from you.



Cela faisait maintenant près de quinze ans, plus ou moins, que Jane et Javier avaient décidé de se séparer définitivement, pour vivre chacun leur vie. Ils avaient des projets tous les deux, mais leurs projets ne pouvaient pas forcément marcher s'ils restaient ensemble. Surtout, Javier avait égoïstement envie de vivre sa vie, sans se dire qu'il y avait quelqu'un qui l'attendait à Cap Harbor, quelqu'un à qui il devait être fidèle, alors qu'il n'avait qu'une envie, c'était de voyager de ville en ville pour peindre tout ce qui lui passait devant le regard. Il n'avait pas eu envie de se dire qu'il devait rentrer chez lui parce qu'une femme l'y attendait. C'était égoïste de sa part, mais il n'avait pas eu la sensation que Jane lui en voulait. Après tout, elle aussi elle avait une vie à vivre, des projets plein la tête. Et de ce qu'il en savait, par le biais de Lauren, elle avait bien mieux réussi sa vie que lui. Avocate de renom, mariée, elle avait tout pour elle. Sur le papier au moins. Alors que Javier lui, était un vieux con divorcé, qui vivait seul chez lui. Mais jamais, pas à un seul instant, Javier n'aurait imaginé un jour être chez lui, dans son nouvel appartement et avoir la visite de Jane. Même s'il n'avait jamais rien oublié, leur histoire était si lointaine maintenant. Elle semblait appartenir à une autre époque. Presque à une autre vie. Pourtant il ne put s'empêcher de sourire, une fois la surprise passée. Elle n'avait pas changé. Enfin si, elle avait vieilli, ses traits s'étaient affinés pour faire disparaître ses rondeurs enfantine. Mais elle était toujours la même. Toujours ce même regard, ce même sourire. Mais que faisait-elle là exactement ? Le jeune homme fut surprit de l'entendre dire qu'elle n'était pas là  pour rendre visite à ses parents. C'était plutôt surprenant. Que faisait-elle alors devant sa porte ? Non pas qu'il n'était pas content de la revoir, bien au contraire, mais il était obligé de se poser des questions. Parce qu'il était soudainement inquiet. On ne débarquait pas chez son ex depuis quinze ans pour discuter de la pluie et du beau temps. Le jeune homme s'apprêta à lui poser une nouvelle question sur sa présence ici, lorsqu'un chien fit son apparition de son sac pour sauter à ses pieds. Surpris, il ne fit rien d'autre que de suivre l'animal des yeux. Mais … WTF ? « Ah … », se contenta-t-il de répondre. Apparemment l'animal avait décidé de faire sa vie chez lui. La situation était tellement étrange que le jeune homme ne put s'empêcher d'éclater de rire. De l'entrée, il fit un signe de main au petit chien qui avait regagné sa cuisine. « Ravi de faire ta connaissance Loki, je suis content que tu aies décidé de faire comme chez toi », plaisanta-t-il. Mais le jeune homme reporta son attention sur Jane et son sourire disparu aussi vite qu'il était apparu. Elle semblait perturbée. Déboussolée. Elle semblait être … Sur le point de pleurer ? Non, Javier ne rêvait pas. Elle avait l'air totalement bouleversée. Elle n'arrivait même pas à finir sa phrase. Javier aurait voulu l'encourager à parler, mais il avait toujours été totalement perdu quand Jane était triste. Il n'aimait pas la savoir malheureuse. Mais la jeune femme se mit à pleurer et une alarme silencieuse se déclencha dans sa tête. Quelque chose n'allait vraiment pas et c'était pour ça qu'elle était ici. Il hésita quelques secondes et posa sa main sur son épaule. « Tu as bien fait de venir », souffla-t-il. Et maintenant, qu'est-ce qu'il était supposé faire ?  Il ne savait pas où étaient les limites entre eux à vrai dire. Avant, il savait comment s'y prendre avec elle, pour la consoler et pour la faire sourire. Mais quinze ans étaient passés, ils n'étaient plus les mêmes maintenant. Ils avaient changé. Après un long moment d'hésitation, le jeune homme finit par la prendre dans ses bras. C'était un réflexe, une habitude. Et il posa son menton sur le sommet de son crâne. Elle avait toujours été si petite dans ses bras. Un long moment, il garda le silence et la laissa pleurer. Si ça pouvait lui faire du bien, elle pouvait même pleurer toute la journée, il avait tout son temps pour elle. Il caressa ses cheveux pour l’apaiser et quand il la sentit se calmer, le jeune homme finit par la relâcher et par la détailler du regard. D'accord il faisait froid à Cap Harbor. Mais elle était recouverte de tissu des pieds à la tête. Il connaissait quelqu'un d'autre qui faisait ça. Lui. Quand il chutait et qu'il se blessait, pour cacher la vérité à ses parents sur sa condition, il se dissimulait des pieds à la tête pour ne pas révéler la vérité sur son état. Est-ce que Jane elle aussi avait quelque chose à cacher ? Le jeune homme estima que ce n'était pas à lui de poser la question. Si elle voulait en parler, elle le ferait d'elle-même. « Est-ce que tu as ramené des affaires avec toi ? », demanda-t-il. Si elle avait apporté son chien, elle avait peut-être apporté d'autres choses avec elle. Le jeune homme préféra ne pas regarder plus loin que le seuil de sa porte. S'il sortait la tête et qu'il ne voyait rien, il aurait du mal à expliquer pourquoi il ne voyait pas des choses aussi évidentes qu'une valise. « Je ne te poserais pas de questions si tu n'as pas envie de parler. Je veux juste savoir si tu veux que je te prépare la chambre d'amis », souffla-t-il gentiment. Puisqu'elle ne rendait pas visite à ses parents et qu'elle ne savait pas où aller, c'était évident qu'il n'allait pas la laisser dehors. Il n'était peut-être pas le mec le plus intelligent du monde, mais il avait comprit qu'elle avait besoin d'aide tout de même. « Allez entre. Fait comme chez toi. Tu pourras rester aussi longtemps que tu le voudras », ajouta-t-il d'un ton qu'il espérait apaisant. La jeune femme avait l'air d'en avoir bavé. Et s'il était curieux de savoir pourquoi elle était ici, il ne voulait surtout pas la braquer.



I WANT THE WORLD TO BE QUIET
however much you love somebody, you should always keep a part of yourself to yourself. never give it all. you can never be yourself otherwise.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

❝ Family don't end with blood ❞

›› It's my life
›› more about me

Re: no matter what happens some memories can never be replaced ✻ jane ✻ ( )

Revenir en haut Aller en bas

no matter what happens some memories can never be replaced ✻ jane

SCREW DESTINY :: cap harbor is my home :: Haywood Hill Residence
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
( )



Outils de modération