Snow and coffee [Dravella]

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Snow and coffee [Dravella] ✻ ( Lun 5 Fév - 10:54 )


 

 
Bella + Draven
 
« Snow & Coffee.»

 Mes yeux s'ouvrent sur le velux juste au-dessus de mon lit, apercevant les premiers flocons de neige s'écraser contre la vitre. Un doux sourire nait sur mes lèvres, je me frotte un instant les yeux tandis que je m'empare de mon téléphone pour t'envoyer un message. Il est tôt mais je ne résiste pas d'attirer ton attention sur le fait qu'il s'est mis à neiger. J'observe la valse des flocons quelques minutes en m'étirant puis quitte le lit. Direction la salle de bain puis petit déjeuner. Je te renvoie un message. "Tu passerais à l'atelier pour m'apporter un délicieux café de chez Starbuck mon ange ?"

Bon sang qu'il fait froid ce matin. Jusqu'ici, les températures étaient plus ou moins douces et j'aimais à boire mon café sur la terrasse qui court le long de la maison. La vue depuis le premier étage est imprenable, donnant sur la forêt et les prés plus loin. Je me contente toutefois ce matin de l'observer depuis la baie vitrée. La cime des sapins se pare d'un voile blanc tout comme les alentours. Une fois prêt, peu avant de partir, je vais faire un tour à pied, appréciant le craquement de la neige sous mes bottes.  

Un moment plus tard, c'est le craquement des pneus qui le replace tandis que je me rends à mon atelier. Je devrais t'y trouver sous peu j'imagine. A mon arrivée, j'ai la surprise de croiser un visage familier. Une femme que j'ai fréquenté à Hawaii dans les premiers temps où Dez et moi nous y sommes installés. Je l'ai connue au stand que j'avais en bordure de plage et elle appréciait grandement mon travail. C'est une ex avec qui j’ai gardé contact et que je vois régulièrement lorsque je me rends à Hawaii. Coïncidence, elle avait de la famille en caroline du nord et elle avait promis que lors d'un de ses passages aux US, elle viendrait me trouver. Elle a déjà commandé quelques-unes de mes pièces. Et c'est par cette matinée enneigée que je la trouve là. Tandis que je quitte mon véhicule, elle approche dans ma direction, je fais de même d'un pas tranquille, tous deux sourires aux lèvres. Elle est toujours aussi fine et parait toujours aussi fragile derrière ce caractère fort que je lui connais. Ses longs cheveux sont toujours parés de tresses, lesquelles se balancent en rythme au grès de sa démarche. Je me précipite bientôt vers elle alors qu'elle glisse sur une plaque de verglas et manque de chuter, la rattrapant de justesse en partant moi-même en glissade.
Nous nous mettons à rire sur le coup.

- T'avais pas plus grotesque pour des retrouvailles ? lui lançais-je amusé en lui retenant le bras avant de la serrer contre moi pour lui témoigner combien je suis heureux de la trouver ici.

- Non mon cher tami ! Tu sais très bien que je fais toujours dans l'originalité !

Je glisse un bras autour d'elle après l'avoir saluée afin de se soutenir pour regagner l'atelier, prenant respectivement des nouvelles et lui demandant ce qui l'amène dans le coin et lui signifiant que je suis vraiment agréablement surpris de sa visite, ce à quoi elle rétorque qu'elle me l'avait promis quand elle serait aux US.
 
 
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Re: Snow and coffee [Dravella] ✻ ( Jeu 8 Fév - 4:18 )

Snow & coffee ❅ Dravella
Depuis votre retour de Cherokee, la température s'est rafraîchie, les feuilles se sont mises à tomber et quelques flocons de neige ont commencé à recouvrir le sol. Heureusement les flocons ne sont pas assez nombreux afin de créer une grosse accumulation au sol, mais juste assez pour ajouter une petite touche de magie supplémentaire. Lors de ton réveil, tu es plongée dans la noirceur la plus totale, allongée complètement nue dans tes couvertures , t'as eu une nuit difficile. La victime que t'as voulu abattre au sniper n'était pas celle que tu croyais, sans doute un coup monté pour sauver sa propre peau. T'es donc rentré chez toi, bredouille et frustrée. Serrant légèrement ton arme de poing sous ton oreiller, tu souris lorsque ton portable te signifie que tu as reçu un nouveau texto.  Encore les yeux clos, tu tâtonnes aveuglément sur ta table de nuit afin de retrouver celui-ci et lire le texto qui t'as été envoyé.  Drav, il veut un café, et sans doute te voir aussi. C'est donc sans te poser plus de questions que tu sors directement de ton lit en te dirigeant vers ton énorme penderie afin de trouver quoi mettre, impatiente de retrouver ton homme. 

Presque une heure plus tard que tu franchis le pas de la porte, vêtue d'un manteau Gucci, qui n'est définitivement pas assez épais pour le temps qu'il fait. À Rome, les hivers sont plus cléments, certes il pleut, mais les températures ne frôlent presque jamais le négatif. Malgré le cachemire de ton manteau et le prix de celui-ci, tu te retrouves à grogner contre cette foutue température merdique. Mais tu es comme la plupart des Italiennes, et tu privilégies le style plutôt que l'utilité d'un manteau. Ta pauvre peau se retrouve toute desséchée, sans doute parce qu'elle est habituée à la chaleur étouffante de Rome, tu ressens là un sentiment de nostalgie, mais rapidement tu reprends conscience de ce qui te garde ici ; Draven.

Après un passage rapide chez Starbuck, tu t'approches de l'atelier de Sword tout sourire et surtout impatiente de retrouver ton homme, mais rapidement, ce sourire s'efface. Il est accompagné d'une femme aux cheveux foncés tressés. Au même moment où ton regard se pose sur eux, la voilà qui manque de s'écraser au sol comme une gourde, emportant presque Drav dans sa chute. Ce n'est pas son geste afin de l'aider qui te choque, mais plutôt la proximité qu'ils ont tous les deux, et la manière qu'ils se regardent, il s'est définitivement passé quelque chose entre ces deux-là !Tu attends qu'ils entrent à l'intérieur de l'atelier avant d'attraper le café de Draven, parce que ton intolérance au café américain est toujours présente,  afin de sortir de ta voiture. Non sans manquer de te retrouver les fesses par terre, tu atteins finalement la porte d'entrée de l'atelier. Par réflexe, tu poses une main sur l'arme de poing qui est cachée entre la peau du bas de ton dos et ton jean, avant de te calmer légèrement tout en soupirant. Merda ! Tu fonce sans plus tarder dans l'atelier, heureusement pour toi, elle se trouve dos à toi et malheureusement pour Draven, tu arrives à un moment où elle est beaucoup trop proche de lui. Bon, seulement un mètre, mais tout de même. Afin d'attirer leur attention, tu racles ta gorge d'une manière assez bruyante avant de sourire faussement et prendre la parole.

- Bastardo(Bâtard)... je vois que tu t'es trouvé quelqu'un d'autre afin de t'apporter le café.

Si ton regard pouvait tuer quelqu'un, cette pauvre fille serait sans doute dix mètres sous terre. Tu t'approches lentement de Draven pendant que tu le fusilles du regard, une fois à quelques centimètres à peine de lui, tu lui écrases son café contre son torse, évidemment une bonne quantité de café se déverse sur lui, le laissant avec une belle trace de café sur sa veste d'extérieur qu'il n'a pas eu le temps de retirer.

- Tel que promis, ton disgustoso caffè(café dégueulasse)... La prochaine fois, tâche de ne pas m'envoyer t'acheter un café si tu as déjà une vaccona (vache) pour aller te l'acheter.

Ta jalousie est sans doute trop excessive, mais tu ne peux t'en empêcher, après tout de la manière dont cette pauvre fille regarde TON Draven, il est clair qu'ils ont eu bien plus qu'une histoire d'amitié. Quelque part si t'es jalouse à ce point, c'est que tu aimes cet homme beaucoup plus que tu ne voudrais te l'avouer. Face à lui, tu te retrouves vulnérable, parce qu'il sait lire en toi dorénavant. Sans dire un mot de plus, tu files au deuxième étage afin de tenter de te calmer un peu. Tu te retiens pour ne pas t'arracher quelques cheveux sur la tête et surtout, pour ne pas aller foutre une bonne raclée à cette fille, on ne touche pas à un homme dont le cœur est déjà occupé. C'est donc quelques longues minutes plus tard que tu attrapes ton portable afin d'envoyer un texto à Ezio, ce pauvre téléphone subit toute ta colère vu la manière dont tes doigts fracassent presque l'écran. D'ailleurs, il ne tarde pas à se retrouver contre le mur de la chambre à coucher de l'atelier, là où tu t'es réfugié afin de ne pas foutre une raclée à cette pauvre fille. Ton iPhone atterrit contre le mur avant de terminer sa chute sur le sol, l'écran en mille morceaux.

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Re: Snow and coffee [Dravella] ✻ ( Dim 11 Fév - 14:54 )


 

 
Bella + Draven
 
« Snow & Coffee.»

 Tandis que nous rejoignons l'atelier, je glisse un bras autour d'elle en guise de soutien, lui demandant ce qui l'amène dans le coin et lui signifiant que je suis vraiment agréablement surpris de sa visite, ce à quoi elle rétorque qu'elle me l'avait promis quand elle viendrait aux US et qu'elle est venu voir de la famille aux alentours ou du moins, dans une ville voisine mais qui se trouve malgré tout à trois bons quart d'heure de route. Je souligne d'autant plus le plaisir que me fait sa visite.
Bella ne devrait pas tarder à m'apporter le café promis, à moins qu'elle ne passe à l'heure qu'elle se sera choisie. Il n'y a rien qui presse. Néanmoins, je serais ravi de faire les présentations entre elles deux si elle est toujours là lors de sa venue. Il s'agit certes d'une ex mais surtout d'une grande amie à moi. Tandis que nous faisons le tour de la boutique pour que je lui montre un peu mes dernières réalisations, je lui glisse un propos taquin qui me vaut un petit coup de coude dans le flanc de sa part. Nous rions puis j'entends bientôt un raclement de gorge.

- Bastardo... je vois que tu t'es trouvé quelqu'un d'autre afin de t'apporter le café.

Sbam ! Là tout de suite, j'ai envie de me cogner un instant la tête contre le mur. Certes, j'imaginais que tu allais sans doute te poser des questions si tu arrivais d'ici peu et nous trouvais là mais même si ce type d'emportement te colle à la peau, j'attendais néanmoins un semblant de réflexion de ta part avant d'attaquer illico par de l'agressivité et des insultes.
Je me cogne le front de la paume de ma main en t'adressant un regard qui en dit long sur ce que je pense de ton comportement impulsif sur l'instant. Pour autant, je ne me plie pas au jeu des justifications. Si tu n'es pas foutue de voir par toi même qu'il n'y a pas de quoi réagir aussi vivement, je ne peux pas faire grand chose pour toi, et je ne suis pas du genre à balancer des "non ce n'est pas ce que tu crois". Soit tu me fais confiance, soit pas.
Le regard dubitatif que je t'adresse ne semble pas te calmer, ni le calme serein qui transparait dans mon attitude et mon expression tandis que tu réduis la distance qui nous sépare pour écraser un peu brutalement le gobelet contre ma poitrine. Du café se déverse sur ma veste dans le geste et quelques gouttes se répandent au sol et sur mes chaussures tandis que ma main agrippe le contenant pour éviter qu'il ne s'en déverse plus.

- Tel que promis, ton disgustoso caffè... La prochaine fois, tâche de ne pas m'envoyer t'acheter un café si tu as déjà une vaccona pour aller te l'acheter.

- Je vois que t'as la franchise de prononcer des mots que toi seule peut traduire. Un truc d'italien encore ou c’est juste ta connerie ? dis-je ironique, assez agacé de voir ta façon de réagir en déduisant illico qu'il y a anguille sous roche, et de fait mettre mal à l'aise mon amie.

Je passe une main sur ma veste et me penche sur ma visiteuse pour lui glisser quelques mots à l'oreille, l'invitant juste à aller se poser confortablement dans le fauteuil en velours derrière le comptoir en U le temps que je règle le quiproquo et calme la bête.
Tandis que tu rejoins d'un pas aussi énergique qu'énervé l'étage au-dessus où se trouve la partie atelier. J'entends bientôt le bruit d'un impact.

- C'est ça, vas-y, ajoute de la casse ... soupirais-je pour moi-même.

Je te retrouve dans la pièce qui servait autrefois de chambre étant donné qu'il s'agit d'un ancien appart. C'est l'endroit où je me repose parfois ou bien où il m'arrive de passer la nuit quand je bosse jusque tard sans compter les heures ni voir la nuit s'installer.

- T'avais pas plus subtile en stock ? dis-je à propos de ta réaction alors que j'entre et m'appuie un instant contre le chambranle.

- Je fréquente une femme mature ou une foutue hystérique incapable de se gérer ? demandais-je sans m'emporter, presque neutre derrière mon air blasé et la frustration qui gronde face à la situation que tu as provoqué ou du moins le malaise.
 
 
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Re: Snow and coffee [Dravella] ✻ ( Dim 11 Fév - 20:22 )

Snow & coffee ❅ Dravella
La jalousie est un bien vilain défaut, mais tu n'a pas pu t'empêcher de t'imaginer mille et un scénarios en les voyant tous les deux aussi proches.  Bon, peut-être que la nuit dernière a réussi à t'atteindre plus que ce que tu aurais voulu, certes cela n'excuse pas ton comportement, mais tu es habituée à réussir tout ce que tu fais. C'est sans doute la première fois en presque dix ans que tu rates une cible. Une fois l'écran de ton iPhone en milles morceaux, tu t'installes sur le lit avant de t'y allonger question de tenter de te calmer. Ton avant-bras recouvre tes yeux lorsque Draven te rejoint dans la petite chambre de l'atelier. 

- T'avais pas plus subtile en stock ?

Tu soupires fortement sous ton coude avant de grogner face à sa remarque.

- Tu devrais dire ça à ton ''amie'' en bas, pas à moi Draven ! Qui sait ce qu'elle aurait tenté si je n'étais pas arrivée à temps!


Le ton que tu utilises est glacial, tu ne cries pas, mais tu hausse le ton, et t'en as surtout rien à faire que ladite personne se trouve juste en dessous de vous, tu vas finir par lui faire la peau.

- Je fréquente une femme mature ou une foutue hystérique incapable de se gérer ?

La colère reprend possession de ton corps tandis que tu te redresses d'un seul coup, te retrouvant bientôt debout sur tes talons vertigineux.

- Une fréquentation ? C'est tout ? Et comment t'aurais réagi si c'était l'un de mes ex ? Oh, attends un peu c'est vrai, mes anciennes histoires de cœur sont réglées et je ne revois pas de mes ex MOI !  Si j'suis qu'une fréquentation j'imagine que je suis une foutue hystérique incapable de se gérer dans ce cas !

La seconde suivante, ton cœur se fend en petits morceaux, alors tu n'es qu'une simple fréquentation... il est vrai que tu n'as jamais eu le courage de lui avouer tes sentiments, mais tu aurais au moins espéré n'être plus qu'une fréquentation.

- Et celle du rez-de-chaussée c'était une fréquentation aussi ou elle a eu la chance d'être plus qu'une simple fréquentation ? Alors dans ce cas j'imagine que je ne suis pas la seule qui a visité Cherokee !


Ce mot est en train de te rendre complètement folle, ou peut-être que c'est toi-même qui te rends complètement dingue, pour l'instant tu l'ignores, mais ton cerveau tourne à mille à l'heure. Tu croises tes bras contre ta poitrine tout en te posant devant ton brun, ton regard dans le sien. T'es peut-être beaucoup plus petite que lui, mais tu n'as pas peur pour autant, après tout pourquoi aurais-tu peur de lui ? D'ailleurs, tu en profites pour te débarrasser de ton arme de poing qui est posée contre le bas de ton dos. Tu jettes celle-ci sur le lit comme s'il s'agissait là d'un vulgaire jouet sans danger. T'es en train de dévoiler totalement ta face quant à tes sentiments pour lui, mais ça tu ne le réalises même pas, t'es trop concentrée sur ta colère. Dans ces cas-là, t'es impulsive, tu dis des choses que tu penses sur un coup de tête t'offrant donc à lui comme un cadeau sur un plateau d'argent.

- À en voir ta réaction, tu sembles te foutre de la situation...

Tu secoues très légèrement la tête de droite à gauche tout en soupirant d'impatience. T'es la seule à s'énerver alors que lui demeure parfaitement calme, ce qui te fâche encore plus. Ce que tu ne réalises pas, c'est qu'il a beaucoup plus à te reprocher que le contraire, comme les armes, ton boulot nocturne, la raison réelle pourquoi tu détestes les feux d'artifice ou encore pourquoi tu dors toujours avec ton arme de poing sous ton oreiller. Ce n'est pas pour rien que maman te compare au code DaVinci, mais là, il s'agit du code DiVaio. 

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Re: Snow and coffee [Dravella] ✻ ( Lun 12 Fév - 11:59 )






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- T'avais pas plus subtile en stock ?

- Tu devrais dire ça à ton ''amie'' en bas, pas à moi Draven ! Qui sait ce qu'elle aurait tenté si je n'étais pas arrivée à temps!

- Encore faut-il qu'elle soit au courant pour ça.

Bon sang, dire que tu oses t'imaginer que je l'aurais laissée faire si ça avait été le cas ... . Ça me dépite. Ton ton est glacial, le mieux blasé mais il y perce une réelle pointe d’agacement au fil des secondes au fil de tes propos.

- Je fréquente une femme mature ou une foutue hystérique incapable de se gérer ?

Tu te redresses d'un coup, furax.

- Une fréquentation ? C'est tout ?

J'hausse un sourcil plus que dubitatif. Bordel, tu rebondis sur n'importe quel détail à la con pour le transformer, c'est hallucinant. J'avais oublié que les gonzesses pouvaient être chiantes et susceptibles à ce point. J'ai bien dit je fréquente une femme et non tu n'es qu'une simple fréquentation, non ? Quoi qu'il en soit, je ne réagirais pas de suite sur ce point, et de toute façon j’ai à peine le temps d'en placer une pour ça.

- Et comment t'aurais réagi si c'était l'un de mes ex ? Oh, attends un peu c'est vrai, mes anciennes histoires de cœur sont réglées et je ne revois pas de mes ex MOI ! Si j'suis qu'une fréquentation j'imagine que je suis une foutue hystérique incapable de se gérer dans ce cas !

- Quand on ne connait pas le contexte, on ferme sa gueule.

- Et celle du rez-de-chaussée c'était une fréquentation aussi ou elle a eu la chance d'être plus qu'une simple fréquentation ? Alors dans ce cas j'imagine que je ne suis pas la seule qui a visité Cherokee !

Je me cogne une nouvelle fois le front de la paume de la main. Bon sang de merde, qu'est-ce que tu m’agaces.

- T'avais une chance sur deux de deviner qu'il s'agissait d'une ex. Une chance sur quatre de capter qu'elle n'est pas d'ici et m'a fait une visite surprise, et une chance sur une et demi d'avoir un raisonnement et balancer des propos aussi cons.

Tu me dévisages et finis par te débarrasser de quelque chose qui te gêne dans le dos.

- Ah ouais, rien que ça ? dis-je sur un ton légèrement moqueur, toujours aussi calme comme si tout me glissait dessus, en remarquant ton arme, laquelle tu viens de balancer négligemment sur le lit.


Je me rapproche de toi d'un pas tranquille sans la moindre inquiétude dans le regard ni dans les gestes, je récupère l'arme sur le lit, vide le chargeur et la pose dans l'armoire massive toute proche que je verrouille et dont je récupère la clé pour la glisser en lieu sûr dans l'une de mes poches.

- Maintenant stop les conneries. Va prendre l'air et réfléchis à ton attitude. Reviens me trouver quand tu seras calmée et ne compte pas sur la moindre foutue explication tant que tu t'amuseras à interpréter de travers le moindre de mes propos. Enfin laisse-moi rectifier, ne compte sur aucune explication du tout. Y'a rien à ajouter de plus.

- Ah et ... dis-je en t'attrapant par le poignet. Je te défends de t'en prendre à elle. Elle n'a rien fait à part rendre visite à un ami. Elle n'est pas au courant pour nous et elle n'a rien tenté. Et si tu crois que je lui aurais laissé une ouverture, c'est que t'es plus con que ce que je pensais, dis-je sans pouvoir retenir une pointe de colère depuis que j'ai découvert ton arme. D'ailleurs, ne compte pas me revoir tant que tu t'imagineras sérieusement ce genre de possibilité de ma part.

Je te contourne après t'avoir fait sortir de la pièce, redescends dans la boutique et invite Denise à aller prendre un café en ville. Quant à nous, nous nous reverrons plus tard, lorsque tu auras retrouvé tes esprits, que ce soit en fin de journée ou le temps qu'il te faudra alors pour passer outre ton impulsivité.

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Re: Snow and coffee [Dravella] ✻ ( Dim 18 Fév - 4:26 )

Snow & coffee ❅ Dravella
Draven n'a pas peur de toi, de tes armes ou de tes petites crises de jalousie, et quelque part c'est ce qui te plait autant que c'est quelque chose qui te rend folle. Au moins peut-être qu'il ne repartira pas la queue entre les jambes, lui. Il te suffit d'un petit rien pour allumer un feu, mais tu as besoin de pas mal d'eau pour éteindre ce feu. Oui, tu représentes sans doute ce cliché de l'Italienne folle de jalousie, mais c'est plus fort que toi. Derrière un sniper ou une arme à feu, tu possèdes ce contrôle légendaire, mais dans ta vie personnelle, il s'agit d'une tout autre histoire.  

Après t'être débarrassée de ton arme, tu croises les bras sur ta poitrine tout en dévisageant d'une manière froide le visage de ton amant.

- Ah ouais, rien que ça ?

Ses paroles suffisent à te faire hausser un sourcil, et tandis qu'il se dirige vers ton arme de poing qui repose sur le lit derrière toi, tu pivotes sur toi-même afin de suivre Draven du regard, tes bras toujours fermement croisés contre ta poitrine. Lorsqu'il vide ton arme de toutes ses munitions, tu ouvres la bouche afin de dire quelque chose, mais aucun son n'en sort. Cela te donnerait quoi de prononcer un seul mot ? L'instant suivant ton arme chérie se retrouve dans une grande armoire verrouillée. Si tu savais déverrouiller les serrures, ce ne serait pas un problème, mais malheureusement ce n'est pas du tout ton champ d'expertise. En voyant la destination des clés, tu plisses les yeux tout en soupirant pendant que ton pied droit tapote légèrement le sol en signe de mécontentement.

- Maintenant stop les conneries. Va prendre l'air et réfléchis à ton attitude. Reviens me trouver quand tu seras calmée et ne compte pas sur la moindre foutue explication tant que tu t'amuseras à interpréter de travers le moindre de mes propos. Enfin, laisse-moi rectifier, ne compte sur aucune explication du tout. Y'a rien à ajouter de plus. Ah et ...  Je te défends de t'en prendre à elle. Elle n'a rien fait à part rendre visite à un ami. Elle n'est pas au courant pour nous et elle n'a rien tenté. Et si tu crois que je lui aurais laissé une ouverture, c'est que t'es plus con que ce que je pensais, dis-je sans pouvoir retenir une pointe de colère depuis que j'ai découvert ton arme. D'ailleurs, ne compte pas me revoir tant que tu t'imagineras sérieusement ce genre de possibilité de ma part.

Tu n'as même pas le temps de dire un seul mot de plus qu'il te fait quitter la pièce en un coup de vent, mais tu ne peux t'empêcher de lui crier afin qu'il ne disparaisse dans les escaliers : « Je ne suis pas une foutue gamine que l'on punit Cavalera ! » Enfin... peut-être que si finalement. Tu grognes de mécontentement et retourne dans la pièce dans laquelle tu étais il y a de cela moins d'une minute. Par précaution, tu vérifies si l'armoire est bien verrouillée avant de récupérer ton sac à main, ton manteau et ton pauvre iPhone qui doit être réparé de toute urgence. Eh merde, en plus t'as pas ton arme sur toi, si quelqu'un qui t'en veut croise ton chemin tu ferais bien de te remémorer tes pauvres techniques de corps à corps. Au moins, tu sais très bien ce qu'il te faut pour te calmer et te remettre les idées en place ; du tir.

L'avant-midi passe, l'après-midi et la soirée est alors bien avancée lorsque tu décides de mettre ta tête de mule de côté. T'as pu réussir grâce à cet entrepôt désaffecté dans le sud de la ville, ce que t'as pu y faire reste toutefois secret. Cela fait environ une bonne heure que ta voiture est devant l'atelier et que t'es à l'intérieur à réfléchir encore et encore pour finalement en arriver à une conclusion ; ta fierté est beaucoup moins importante que Draven. T'as énormément de mal à faire confiance, et pourtant Draven en paie le prix sans même qu'il l'ai mérité. Tu ravales donc ta fierté tout en prenant ton courage à deux mains avant de sortir de ta voiture et te diriger vers la porte de l'atelier sur laquelle tu toques deux bons coups afin de t'assurer d'être entendue. Il doit maintenant être environ 22 heures et tu espères qu'il soit toujours à l'atelier, et seul. De toute manière tu ne supporterais pas de te prendre une honte monumentale en recroisant cette femme. Après quelques secondes, pas de réponse de la part de Draven, tu décides donc d'entrer avant de refermer la porte derrière toi.

- Draven ?!

Ton accent Italien est bien prononcé, mais cela ne fait aucune importance à l'instant. Tendant les oreilles à la recherche d'un quelconque bruit, tu montes les escaliers doucement et lentement, espérant de tout cœur ne pas tomber sur une scène décevante. Parce que oui, malgré tout tu as peur plus que jamais, tu t'es beaucoup trop attaché à cet homme pour te retrouver avec un cœur brisé une seconde fois. 

- C'est ta folle de fréquentation...


Tu prononces ces quelques mots suffisamment fort afin d'être entendue, enfin... tu l'espères. Ton timbre de voix est calme, pour une fois. 


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Re: Snow and coffee [Dravella] ✻ ( Ven 23 Fév - 11:31 )





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« Snow & Coffee.»

« Je ne suis pas une foutue gamine que l'on punit Cavalera ! » déclares-tu tandis que je réponds par un geste détaché en levant le bras en l'air comme pour dire, continue toujours de causer. Dans une autre situation, ta réplique t'aurait valu une réponse plus passionnée de ma part. Tu sais que je ne résiste pas à ta façon de prononcer mon nom en me provoquant. Mais la situation ne s'y prête pas ni mes sentiments sur l'instant.
Je repose l'essuie-main que j'ai pris un peu plus tôt dans la cuisine pour éponger ma veste. Je rejoins la miss qui m'attend dans la rue en se grillant une clope. Elle semble navrée pour ce qui s'est produit mais je la déleste de toute culpabilité et nous allons prendre un café plus loin dans un établissement que je connais bien. Elle a l'occasion un peu plus tard de voir enfin mon travail et nous discutons beaucoup. Nous déjeunons même ensemble sur les coups de midi, après tout elle a fait tous ces kilomètres pour me rendre visite. Nous discutons de tout, et beaucoup de toi et du boulot. Tu occupes mes pensées jusqu'au soir malgré ma rancune quant à ton attitude en début de matinée. Je me demande si tu viendras me trouver en fin de journée ou si tu te refermeras dans ton caractère de mule.

Après le départ de mon amie, je poursuis le travail à l'atelier jusque tard. Installé sur un haut tabouret, je dégrossis une pièce de bois qui va servir de base à la commande d'un ours de cinquante centimètres sur une vingtaine environ. J'ai laissé la porte ouverte en bas si tu te décides à venir me trouver. J'entends bientôt le son de ta voix mais je ne réponds pas, puis suit le bruit familier de tes talons qui résonnent sur les marches en bois de l'escalier. Tu sembles progresser avec douceur comme pour soigner une arrivée discrète, presque timide.

- C'est ta folle de fréquentation... annonces-tu ton arrivée alors que tu grimpes les dernières marches.

Je poursuis mon travail jusqu'à ce que tu apparaisses, tu n'as pas besoin d'invitation. Je ne suis pas décidé à décrocher un mot tant que tu n'aura pas fait ta petite introduction. Je suis curieux de voir comment tu vas t'y prendre. Pourtant, je n'attends pas forcément d'excuses. Je ne sais même pas au juste ce que j'attends de toi. Sans doute juste retrouver la femme que j'aime, celle qui ne se transforme pas en hystérique. La femme posée, un peu égocentrique et parfois emportée mais qui a su me conquérir malgré nos différences. Le silence règne un instant entre nous.
Je pose un instant l'outil que j'ai en main et passe une main derrière ma nuque alors que je pivote légèrement la tête dans ta direction, appuyant bientôt mon menton dans la paume de ma main alors qu'un léger sourire m'échappe rien qu'à ta vue, moi qui tentait d'être neutre. Nous ne nous sommes encore adressés aucun mot.

- Charmant ce petit air timide qui semble sincère, déclarais-je alors que je t'observe tandis que tu sembles réellement avoir cette petite pointe de douceur et de timidité mêlées dans le regard et dans l'attitude.


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Re: Snow and coffee [Dravella] ✻ ( Ven 23 Fév - 17:31 )

Snow & coffee ❅ Dravella
Plus le temps passe, et plus tu te rends compte d'une chose ; Draven est l'exception à la règle. Toi qui t'étais fait une promesse lorsque tu étais encore une jeune adulte naïve, celle de ne jamais tomber amoureuse, avec ton mode de vie, tu ne peux pas te permettre de mettre la vie de quelqu'un d'autre en danger. C'est sans doute ce qui t'a fait hésiter à en discuter après la nuit à Cherokee. Mais cette promesse, tu l'a brisée deux fois plutôt qu'une, et avec le même homme, c'est qu'il doit en valoir la peine non ? Enfin tu l'espères, parce qu'il est trop tard pour faire marche arrière.  Ce sentiment, c'est comme une balle dans la tête, tu ne peux pas l'effacer ou encore l'ignorer.  C'est un peu comme aller au contraire d'un courant d'eau, c'est inconfortable et surtout épuisant.  Pour retourner voir Draven, il t'a fallu tout ton courage et surtout mettre ta tête de mule dans une boîte. 

Tu termines de grimper les escaliers menant à l'atelier de Sword pour le trouver seul, installé sur son tabouret, outil en main. Tu effectues quelques pas de plus afin de t'installer sur un autre tabouret qui se trouve à seulement deux mètres de la table de travail. Ta tête appuyée contre le mur, tu poses ton regard sur Cavalera et évidemment aucun mot ne réussit à sortir de ta bouche, seule ta présence en elle-même est significative. Ton cerveau lui ne cesse de chercher ce que tu pourrais dire, et heureusement, c'est Draven qui brise le silence.

- Charmant ce petit air timide qui semble sincère.

Un petit sourire en coin se dessine sur tes lèvres  pendant que tu réalises que face à lui dans ce genre de situation, où tu sais que c'est toi qui es en tort, tu te dévoiles complètement, comme une banane sans pelure. La comparaison est peut-être ridicule, mais c'est ce qui explique le mieux la manière dont tu te sens présentement, démasquée. Dans ce genre de situation, tu es mutine. Il n'y a pas beaucoup de personnes sur terre qui peuvent réussir à te retirer ta carapace, mais Draven en fait parti, il a le don de te déshabiller entièrement sans même te retirer un seul morceau de vêtement.  Avant de prendre la parole, tu appuies ta tête contre le mur qui se trouve derrière toi, et ferme les yeux.

- Je suis désolé... ma façon d'agir tout à l'heure à été excessive, mais j'ai juste...

Tu soupires fortement tout en posant tes mains contre ton visage, comme si tu allais avouer quelque chose de honteux, et pourtant il n'y a rien de honteux dans les propos qui vont suivre, mais tu as peur.

- J'ai juste tellement peur de ne pas être suffisante, que tu t'intéresses à quelqu'un d'autre parce que je suis trop difficile à vivre, ou parce que j'ai un caractère de cane (chien)...

Tes mains qui se trouvent alors contre ton visage se glissent dans tes cheveux qui glissent en mèches entre tes doigts. Tu soupires de nouveau assez fortement tout en pinçant tes lèvres pendant que tu te bas avec toi-même.

- Je ne suis pas le genre de personne que tu veux avoir dans ta vie Draven, pas avec la vie que je mène et les dangers que je cours chaque jour juste pour... faire ce que je fais. Pourtant il y a cette puttana (putain) de chose qui continue à me tirer vers toi encore et encore. J'ai pas réussi à mettre les mots dessus encore, mais j'ai plus peur de cette chose que d'un flingue à deux centimètres de ma tête. Il y a justement ma tête et mon cœur qui me dictent de faire deux choses complètement différentes, pourtant ma tête a toujours mené la bataille.

Ces mots sont difficiles à dire, et pour une fois tu écoutes ton cœur tu te fiches des conséquences, mais tu ne peux plus garder ça pour toi, ou encore faire comme si ce sentiment n'était pas présent dans tes pensées, dans tes actions ou encore dans tes paroles. 

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Re: Snow and coffee [Dravella] ✻ ( Sam 24 Fév - 15:16 )





Bella + Draven
« Snow & Coffee.»

Tu appuies ta tête contre le mur contre lequel tu es calée, et ferme les yeux.

- Je suis désolé... ma façon d'agir tout à l'heure à été excessive, mais j'ai juste...

Tu laisses échapper un lourd soupir, posant tes mains sur ton visage comme pour dissimuler un trouble. J’ai envie de te dire de commencer par me parler en face en me regardant droit dans les yeux mais inutile. Je te laisse poursuivre.

- J'ai juste tellement peur de ne pas être suffisante, que tu t'intéresses à quelqu'un d'autre parce que je suis trop difficile à vivre, ou parce que j'ai un caractère de cane (chien)...

- Comme si je ne le savais pas, lançais-je pour dire que je savais à quoi m'attendre en me lançant là-dedans.

- Je ne suis pas le genre de personne que tu veux avoir dans ta vie Draven, pas avec la vie que je mène et les dangers que je cours chaque jour juste pour... faire ce que je fais. Pourtant il y a cette puttana (putain) de chose qui continue à me tirer vers toi encore et encore. J'ai pas réussi à mettre les mots dessus encore, mais j'ai plus peur de cette chose que d'un flingue à deux centimètres de ma tête. Il y a justement ma tête et mon cœur qui me dictent de faire deux choses complètement différentes, pourtant ma tête a toujours mené la bataille.

- Si tu n'es pas le genre de personne que je veux avoir dans ma vie, qu'est-ce que tu fais encore là ? soulignais-je posément. Quant au genre de vie que tu mènes, je ne veux pas en entendre parler parce que tu te doutes que si c'est ce que je présage, ça ne passera définitivement pas. Là pour le coup, c'est moi qui me met des œillères.

Je me tourne dans ta direction et cale un bras sur l'établi. Face à cette révélation qui m'échappe, je poursuis comme si mon esprit prenait le dessus sur ma volonté. peut-être est-il temps de mettre les choses au clair plutôt que d'ignorer les faits. Des faits parce que trop de choses prouvent qu'il n'y a que peu de doute quant au genre de milieu où tu évolues.

- Je ne suis pas né de la dernière pluie. J'ai capté que tu te trimballes toujours avec une arme. J'ai capté que tu trempais dans des trucs louches dès lors où tu t'es ramenée avec cette blessure par balle au tout début de ton arrivée ici. Je ne sais pas ce qui m'a conduit à fermer les yeux. L'espoir stupide que tu règles leur compte à des gens véritablement mauvais ou que je puisse avoir tout faux ... . Mais c'est peu probable pas vrai ? déclarais-je en faisant référence à la dernière option.

Je passe une main sur mon visage et repose à nouveau mon regard sur toi. Combien de fois je t'ai sentie sur le qui vive, à regarder autour, le regard habité par la paranoïa ou ce qui n'en est pas loin. Crois-tu que je n'ai pas déjà remarqué le calibre que tu planques sous ton oreiller ? Cette façon de se réveiller au moindre bruit et être aussitôt en alerte, à l'affut ?
J'aurais pu songer que tu faisais partie d'une organisation gouvernementale si tu ne t'étais pas ramené dans ces conditions il y a des mois de cela. Et si tu étais américaine. Mais tu as débarqué d'Italie comme ça un beau jour, entourant ta venue de mystère. Et des mystères, il en fourmille tout autour de toi, et de tes brèves disparitions entre autre. De ces marques sur ton corps, de ces bleu que tu dissimules parfois quand il ne s'agit pas de plus marqué.

- Ton milieu pue à plein nez. Je sais d'où tu viens, c'est flagrant. Mais la question n'est pas là. Comment puis-je continuer à ignorer tout ça ? Dis-moi si je me trompe mais tu exécutes des contrats ? Tes cibles, elles n'en réchappent pas, pas vrai ? Ce qu'on te dit de faire, tu l’exécutes pour ton clan ? Mais quelles sont leur motivation ? Les vies supprimées ne sont pas motivées par le besoin de faire régner une certaine forme de justice mais pour les affaires. Éliminer des concurrents, régler des histoires de territoire, d'affront ou de combien d'autres raisons toutes liées à une seule et même chose ?

Tout ce qui me taraude l'esprit depuis un moment et que je me force à mettre de côté m'échappe tandis que je sens qu'il est temps d'enfin retirer ces œillères derrière lesquelles je me complaisais à ignorer tes activités.
Ai-je vu fut un temps ou me suis-je dit que s'il s'agissait bel et bien de cela, et qu'à l'heure actuelle, cette question qui me trouble ne peut en rien se révéler une excuse. Car même œuvrer pour la justice ne permet à quiconque d’enlever une vie, même au pire des malfrats.
Ça fait longtemps que je ne crois plus en la justice. Ce monde est pourri. Si on virait tous les politiciens et les gens mauvais, il en reviendrait toujours. C'est inévitable. Nettoyer ce monde des mauvaises personnes reviendrait à tenter de supprimer les cons. L'être humain est ainsi, il y a toute une diversité de gens, du bon au mauvais en passant par l'entre deux. Peut-être en effet qu'il est plus confortable et plus vivable d'alléger le monde de quelques tirants ou ordures, et pourtant ... . C'est éphémère. Je ne dis pas qu'il ne faut rien faire pour autant. Toutefois, rien ne saurait trouvé à mon sens, une raison d'accepter qu'on supprime des vies au nom des affaires ou de querelles animées par la fierté et l'argent.


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Re: Snow and coffee [Dravella] ✻ ( Sam 24 Fév - 17:49 )

Snow & coffee ❅ Dravella
- Si tu n'es pas le genre de personne que je veux avoir dans ma vie, qu'est-ce que tu fais encore là ?  Quant au genre de vie que tu mènes, je ne veux pas en entendre parler parce que tu te doutes que si c'est ce que je présage, ça ne passera définitivement pas. Là pour le coup, c'est moi qui me mets des œillères.

Tu conserves ta tête posée contre le mur et tes yeux clos, comme si en fait tu ne voulais pas t'avouer que ton ''métier'' est dangereux.  Quelque part il a raison, qu’est-ce que tu fais encore là ?

- Tu as raison Draven... j'ai pris des risques inutiles et malgré moi je t'ai impliqué là-dedans, j'ai été égoïste, une fois de plus. J'ai pensé à mon bonheur plutôt qu'à ta sécurité, ou encore ce qu'il pourrait t'arriver si...

Tu pinces les lèvres alors que tu n'as pas le courage de dire les mots afin de terminer ta phrase. S'il lui arrivait quoi que ce soit, tu ne te le pardonnerais jamais.  Tu le laisses malgré tout poursuivre et pour une fois, ton sang chaud ne prend pas le dessus, ce n'est pas le moment de commencer à crier, parce qu'il a raison de s'en inquiéter.

- Je ne suis pas né de la dernière pluie. J'ai capté que tu te trimballes toujours avec une arme. J'ai capté que tu trempais dans des trucs louches dès lors où tu t'es ramenée avec cette blessure par balle au tout début de ton arrivée ici. Je ne sais pas ce qui m'a conduit à fermer les yeux. L'espoir stupide que tu règles leur compte à des gens véritablement mauvais ou que je puisse avoir tout faux ... . Mais c'est peu probable pas vrai ?

Tu ouvres les yeux, parce qu'il est temps de faire face à la musique et surtout d'assumer les raisons pour lesquelles tu fais cela.

- Je ne te demande pas de comprendre mes motivations, mais juste d'avoir confiance en mon jugement, si je le fais c'est pour une raison précise, on ne mêle pas des innocents à nos histoires Draven... Ce sont des méchants qui ne méritent pas de vivre, si tu savais à quel point l'Italie est corrompue, les policiers, le pape, ils nous paient pour faire le sale boulot à leur place...

Tu pinces de nouveau tes lèvres afin de te taire, parce que tu as déjà été trop loin dans tes explications, padre te tuerait à t'entendre parler.  Tu passes de nouveau tes paumes sur ton visage maquillé légèrement pendant que Draven vide son sac.

- Ton milieu pue à plein nez. Je sais d'où tu viens, c'est flagrant. Mais la question n'est pas là. Comment puis-je continuer à ignorer tout ça ? Dis-moi si je me trompe, mais tu exécutes des contrats ? Tes cibles, elles n'en réchappent pas, pas vrai ? Ce qu'on te dit de faire, tu l’exécutes pour ton clan ? Mais quelle est leur motivation ? Les vies supprimées ne sont pas motivées par le besoin de faire régner une certaine forme de justice, mais pour les affaires. Éliminer des concurrents, régler des histoires de territoire, d'affront ou de combien d'autres raisons toutes liées à une seule et même chose ?

C'est là que la réalité te frappe en face ; tu ne pourras jamais avoir une vie normale. Aucun homme ne te laisserait disparaître quelques jours sans poser de question, sans même savoir si tu reviendrais à la maison vivante ou les pieds devant. Quelque part tu comprends sa manière de voir les choses, mais si seulement il savait toutes tes motivations, si seulement il savait les malfrats que vous éliminez, les quartiers contrôlés par la cosa nostra n'ont jamais été aussi sécuritaires.  Tu te lèves du tabouret sur lequel tu étais assise depuis maintenant quelques minutes afin de te poser à un mètre de lui.

- Tu penses que le gouvernement fait mieux ? Si tu savais à quel point ce foutu gouvernement est hypocrite Draven ! Nous au moins on essaie pas de se faire passer pour les bonnes personnes en racontant des mensonges aux citoyens... la religion c'est pareil ! Le pape traîne dans des affaires aussi dégoûtantes que nous si ce n'est pas plus... Si tu savais à quel point ce que tu penses est totalement faux et totalement vrai à la fois. Mes cibles ne sont pas de bonnes personnes, la semaine dernière, c'était un homme qui s'occupait d'un trafic italien d'enfants... Je n'aime pas les enfants pour autant, mais ils ne méritent pas d'être exportés dans des pays étrangers afin d'être mariés à l'âge de 12 ans ! Alors, pense à deux fois à ce que tu dis et informes toi auprès des bonnes personnes avant de penser que nos actions sont à 100% mauvaises. Mais encore, tout dépend de ton point de vue, comme je te le disais tout à l'heure, je ne te demande pas de me comprendre, mais de me faire confiance.


À la fin de tes paroles, tu fermes les yeux momentanément tout en soupirant avant d'ouvrir de les ouvrir de nouveau.

- À mon tour de poser les questions... si tu te doutais du milieu dans lequel je traînais, pourquoi m'avoir gardé dans ta vie ? T'es un homme de Ferrari c'est ça ? Parce que si c'est le cas, alors tue-moi maintenant, c'est bon, tu m'as eu ! T'auras eu les deux cousines c'est suffisant ça ?

Voilà la paranoïa qui parle, en même temps ne pas l'être dans ton milieu serait anormal. Si c'est réellement le cas, si Draven est un homme de Ferrari, tu es faible.  Tous ces rêves où Draven fait partie du clan ennemi ce seraient donc avérés vrai.
  
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Re: Snow and coffee [Dravella] ✻ ( Lun 26 Fév - 11:37 )






Bella + Draven
« Snow & Coffee.»

Tu te lèves du tabouret pour me faire face.

- Tu penses que le gouvernement fait mieux ? Si tu savais à quel point ce foutu gouvernement est hypocrite Draven ! dis-tu avant de me faire tout un laïus à ce propos.

-Non non j'suis con, dis-je avec ironie, quelque peu agacé par ta première réflexion. Tu ne m'apprends rien. Et je n'ai pas plus foi en la justice. Toutefois rien n'excuse vos pratiques pour autant.

Quoi qu'il en soit, tu confirmes bien ce que je pensais. Tout doute est définitivement levé désormais. Cependant, tes arguments ne font pas pour autant le poids bien que je puisse comprendre en partie certains d'entre eux.
Qu'il t'arrive quelque chose à toi comme à moi n'est pas ce que je crains le plus dans tout ceci. Je ne peux tout simplement pas envisager qu'on butte des gens à tour de bras au nom de tout ce que j’ai cité plus tôt.

- Je ne crois plus en la justice et en son efficacité, ce ne sont que machinations et des affaires de pouvoirs la majeur partie du temps au détriment des victimes. Pour autant, ce que tu fais n'est pas une solution plus honorable ni plus efficace en soi. C'est radicale certes ... . admis-je avec ironie.

Je me lève à mon tour et vais me servir à boire.

- Quelque soit la nature du criminel, l'ignominie de ses actes, quelques soient ces histoires de corruption ou de tot ce qui tourne autour de ton milieu, penches-toi sur les véritables fondements de tes actes.

A la base, mon but n'était pas de te donner une quelconque leçon et pourtant c’est ce à quoi ça ressemble présentement. Retirer mes œillères ne s'annonçait certes pas sans mal ni complication mais force est d'avouer que le sujet va irrévocablement nous conduire à une impasse.
Je ne peux te demander de cesser tes activités, ce n’est pas une requête qu'on balance comme si on priait quelqu'un d'arrêter de boire ou de fumer. Et je ne peux non plus désormais envisager de me trouver à tes côtés en toute connaissance de cause.

- Tes motivations ne sont que du vent. Il y en aura toujours de toutes sortes pour nuire au monde, nuire aux personnes. Te sens-tu plus utile, plus vivante en supprimant ainsi des vies ? Sont-ils tous des ordures en puissance dont le seul châtiment valable est la mort ? dis-je en faisant référence à la mention que tu as faite plus tôt par rapport aux enfants. Je poursuis dans la foulée. Je m'interroge sur le pourcentage de criminels dont vous vous chargés et qui sont de cet acabits. Le but premier de ce genre de clan demeure dans l'égo, les affaires, la conquête de territoires, la possession de biens d'autrui, le contrôle, l'argent quand ils ne basculent pas dans divers trafics. Et puis il y a quelques cas qui passent pour justice rendu en faisant la peau à de sales types de cette envergure. Mais ce n'est pas pour la justice ou pour le bien des autres à la base que vous vous en prenez à eux, pas vrai ? Il y a toujours quelque chose de plus derrière.

Tu demeures un minimum calme face à mes propos ou du moins, tu ne t'emportes pas violemment comme la tornade à laquelle j’ai déjà eu à faire. Mais nait ce que je perçois alors comme de la méfiance dans ce que tu déclares par la suite.

- À mon tour de poser les questions... si tu te doutais du milieu dans lequel je traînais, pourquoi m'avoir gardé dans ta vie ? T'es un homme de Ferrari c'est ça ? Parce que si c'est le cas, alors tue-moi maintenant, c'est bon, tu m'as eu ! T'auras eu les deux cousines c'est suffisant ça ?

Je m'appuie contre le frigo, l'arrière de la tête calée contre la paroi tandis que je laisse échapper un profond soupir. Voilà que ça dérive sur des soupçons sortis de nul part. Ça m'exaspère à tel point sur l'instant que j’ai juste envie de partir et te laisser sur place sans même soulager tes doutes. Mais à la place, j’ai une drôle de réaction. je ne me contrôle plus alors qu'un rire m'échappe. Lequel se renforce au fil des secondes tant je trouve la situation absurde.

- Idiote ... lâchais-je alors que je retrouve mon sérieux et ce tempérament blasé dans lequel je trouve plus de confort face à tout ce bordel.


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Re: Snow and coffee [Dravella] ✻ ( Mar 27 Fév - 3:53 )

Snow & coffee ❅ Dravella
- C'est tout Draven ? J'arrive ici pour m'excuser et t'es même pas foutu de répondre à une simple question ? Tu voulais que je te fasse confiance alors que tu ne me fais pas confiance ? C'est pas comme ça que ça fonctionne, si t'as aucune confiance en moi et que je ne suis que ta folle de fréquentation et idiote en plus... ton attitude parle d'elle-même de toute manière.  Je ne m'attendais bien évidemment pas à être accueillie à bras ouverts, mais de toute manière je pense que le problème vient de moi, pas vrai ? 

Le ton que tu utilises est calme, beaucoup trop calme, comme un calme avant une grosse tempête ou un gros ouragan. Ton cœur bat la chamade pendant qu'il se brise lentement en petits morceaux, comme du verre. Finalement t'as bien fait de ne pas ouvrir ta grande gueule et lui avouer tes sentiments, ça aurait été un échec cuisant. Dire que tu t'étais promis de ne jamais avoir le cœur brisé une seconde fois.  Le regard que tu poses dorénavant sur lui a changé, évidemment tu essaies de cacher du mieux que tu le peux ce que tu ressens parce que cela n'a maintenant plus d'importance, tu sais ce qu'il pense de toi.  Tu t'approches lentement de Draven tout en le fixant du regard, sans doute afin d'y lire quelque chose, mais rien. Tu restes là de longues secondes sans parler avant de retrouver la parole.

- Donne-moi les clés de l'armoire...

Tu murmures presque ces quelques mots, mais le manque de réaction t'énerve au plus haut point, et surtout son arrogance ainsi que son air blasé.

- Donne-moi ces putains de clés !

Là, tu cries, ou tu hurles, tu ne sais plus trop, mais tu es sérieusement en train de perdre patience.  Avant même que tu en aies conscience, ta main se retrouve contre sa joue afin de lui offrir une bonne gifle. L'instant suivant, tu te retournes et te diriges à toute vitesse vers l'armoire verrouillée de la chambre de l'atelier. Une fois devant l'armoire de bois massif, tu commences à lui offrir coup de pied après coup de pied. Après environ deux minutes à t'acharner sur cette pauvre armoire, qui ne s'est d'ailleurs toujours pas ouverte, tu finis  par t'écrouler au sol, dans le coin de la pièce, en pleurs. Tu pleures de rage, parce que même si tu essaies de le cacher en cet instant de faiblesse, tu l'aimes cet homme et surtout, tu es en colère contre toi-même. Recroquevillé comme un enfant, tes genoux ramenés contre ta poitrine, et tes bras entourant tes jambes, ton visage est calé entre tes deux genoux pendant que tu espères secrètement que Draven ait foutu le camp. Tu ne supportes pas que quelqu'un te voie à ton plus faible, et surtout pas en train de pleurer comme une petite gamine. Tu pourrais partir, mais quelque chose d'invisible te retient, tes pieds eux, ne veulent pas bouger afin de sortir de l'atelier et surtout te sortir de cette situation gênante et humiliante. Te faire traiter d'idiote, de folle et te faire presque cracher en plein visage que tu n'es qu'une fréquentation, c'est assez en une journée. Parce que oui, malgré tes airs de durs, sous ta carapace se trouve une femme qui ressent le besoin d'aimer et de se faire aimer telle qu'elle est. Cette femme-là, tu as tenté de l'enterrer aussi profondément que possible, mais elle réussit toujours à s'échapper, surtout avec cet homme. 

Lorsque l'on verse du café sur la neige, la neige fond et redevient de l'eau, c'est pareil avec toi lorsque quelqu'un teste tes limites, tu redeviens cette Bella qui ne pense qu'à se refermer comme une huître. 
  
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Re: Snow and coffee [Dravella] ✻ ( Mer 28 Fév - 11:02 )




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Tu as une facilité pour esquiver les choses qui me laisse pantois mais sans doute est-ce mieux ainsi. Tant que mes propos marquent ton esprit, c'est déjà une base de départ pour une future réflexion. Il serait de toute façon inutile d'insister.
Ta réaction ne me surprends pas tandis que tu déclares être venue pour me présenter des excuses et je souligne en effet que vu ta fierté, c'est un effort notable. Tu poursuis en mettant le point sur quelque chose qui comporte une once de vérité, si toutefois ce n'était pas dans un tel contexte, je comprendrais pleinement.

- Tu voulais que je te fasse confiance alors que tu ne me fais pas confiance ?

- Tu parles de "confiance" pour te laisser librement régler des comptes ... ? soulignais-je pour marquer l'ironie de la chose.

- C'est pas comme ça que ça fonctionne, si t'as aucune confiance en moi et que je ne suis que ta folle de fréquentation et idiote en plus... ton attitude parle d'elle-même de toute manière.  Je ne m'attendais bien évidemment pas à être accueillie à bras ouverts, mais de toute manière je pense que le problème vient de moi, pas vrai ?

- On repart à nouveau sur la notion erronée de fréquentation ? soupirais-je avant d'ajouter. Mon attitude ... ouais si tu veux, interprète ça comme tu le sens.

Je me décale du frigo et t'observe un instant en me plantant devant toi, mains dans les poches. On pourrait croire que je cherche à t'impressionner ou à me montrer menaçant à me tenir ainsi à te regarder de haut mais ça n'a rien à voir avec ça. Juste une once de provocation pour voir comment tu vas interpréter mon attitude toi qui semble si prompte à juger celle-ci.
A te regarder comme ça, je perçois cette lueur particulière dans ton regard. Sans doute est-ce ce que j'y cherchais depuis le début. Cette lueur qui marque cette sensibilité cachée au fond de toi et cette sincérité véritable. Néanmoins je reste soucieux. Quel avenir pour nous par rapport à ton monde ? Comment concilier une vie construite autour d'actes que je ne cautionne pas ?
Tu réduis toi aussi la distance entre nous pour affronter plus intensément mon regard, sans te démonter une minute. Le silence s'installe entre nous alors qu'on se jauge sans pouvoir traduire le moindre mot.

- Donne-moi les clés de l'armoire... finis-tu par lâcher dans un murmure.

J'hausse un sourcil, dubitatif, l'air de dire que tu peux courir pour que je te réponde ou te les refile.

- Donne-moi ces putains de clés ! perds-tu ainsi bientôt ta patience, passant du murmure à un ton plus impérieux.

Le temps s'arrête lorsque tu me colles une gifle à laquelle je ne m'attendais pas. J'accuse le coup et demeure malgré tout stoïque. Seule ma mâchoire se crispe légèrement pour me contenir. Pas de te cogner mais de te bondir dessus. Tu as toujours eu cet effet sur moi. Cette violence entre nous, ces emportements, ces querelles d'autrefois pour tout et rien lorsqu'on se fréquentait à Hawaii, ont toujours fini par nous rendre soudain ivre de passion. Nos querelles aussi violentes qu'électriques finissant toujours par allumer un véritable brasier, mué en désir et nous rendons plus impétueux et audacieux que jamais. Mon meilleur ami s'amusait beaucoup de voir à quelle vitesse on se tapait dessus avant de nous enlacer furieusement, et ce quelque soit l'endroit.

J'ai parfois l'impression que nous ne savons que nous repaitre de conflits toi et moi, comme si c'était là un carburant nécessaire à notre couple. Saurions-nous nous comporter autrement ? Pas certain ni sûr de le vouloir finalement. Et si le contexte présent nous conduisait à nous séparer, je ne suis pas sûr non plus que je le supporterais.
A l'époque où on s'est connus, Tommy t'aimait beaucoup. Il n'a jamais touché à un seul de tes cheveux ni eu des vues sur toi même s'il te trouvait canon. Si lui et moi nous sommes souvent partagés nos conquêtes, il en a été autrement pour toi parce qu'il sentait que toi et moi étions vraiment fait l'un pour l'autre. Bien entendu, ça ne vous empêchait pas de me taquiner et me provoquer en faisant semblant de vous tourner autour juste histoire d'animer une pointe de jalousie chez moi mais ça n'a jamais été plus loin.
Et lorsque nous avons rompu, je ne compte plus le nombre de fois où il m'a rabâché que tu étais faite pour moi et combien c'était dommage d'en être arrivé là. Combien de fois m'a-t-il incité à te retrouver, combien de fois m'y suis-je opposé ... . Il serait hilare s'il nous voyait présentement. Il compterait certainement les secondes en pariant sur l'instant fatidique où nous nous sauterions dessus.

Ces pensées m'habitent l'esprit tandis que je t'entends dans la pièce plus loin, te défoulant sur l'armoire en question. Puis plus un bruit. Ta rage semble s'être muée en pleurs. Ça doit être la première fois que je te vois dans cet état. Alors que j'apparais dans l'encadrement de la porte, tu m'offres malgré toi une image fragilisée. Assise sur le sol, les genoux repliés tout contre toi alors que ton visage y est plongé. Je m'approche dans ton dos et m'agenouille, appuyant mes bras sur tes épaules et calant ma tête contre la tienne.

- Tu n'as décidément rien compris ... . On ne se préoccupe que de ceux qu'on aime, me fis-je comprendre sur un ton plus doux.

Si tu ne comprends pas ça, je ne sais quoi dire de plus. La situation présente parait inextricable, pourtant je réalise que je ne suis pas pour autant résolu à te perdre. J'aimerais qu'on s'enfuit un temps, loin de tout. Ne plus penser à ça, nous éloigner de tout ce qui gravite autour de toi, cet univers si loin d'être en adéquation avec le mien.
C'est à cet instant que quelque chose traverse alors mon esprit. Je me redresse et t'attire dans le mouvement pour te relever à ton tour.

- Viens ... .

Une invitation formulée dans un murmure. Une invitation qui nous conduit chez toi et qui ne me tirera qu'une réflexion en arrivant sur place.

- Prépare des affaires pour quelques jours.

Je n'en dis pas plus. Prends juste quelques fringues et du change. Ensuite nous passerons chez moi pour faire de même. Et plus tard, ce que nos pieds fouleront ne sera plus le bitume des rues mais le sable chaud de Big Island. Là où nous nous sommes rencontrés. Là où je veux retrouver cette insouciance, juste pour nous retrouver et réfléchir loin de tout ou simplement vivre. Sans barrière, sans tensions, loin de ton milieu comme du mien.

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Re: Snow and coffee [Dravella] ✻ ( Mar 6 Mar - 5:21 )

Snow & coffee ❅ Dravella
Certains couples se retrouvent affaiblis par le passage de l'ouragan, alors que d'autres trouvent un moyen d'en tirer profit.  Draven et toi faites partie du genre de couple qui réussit à tirer profit des disputes, vous en ressortez plus fort et plus passionnés que jamais. Certains appelleraient les gifles que tu lui colles de la violence conjugale, mais est-ce vraiment de la violence conjugale lorsque cette gifle ajoute de l'essence au brasier qu'est votre couple ? D'autres personnes vous pensent complètement dingue, et ils n'ont pas tord en quelque sorte, vous êtes dingue l'un de l'autre sans même vouloir l'avouer à l'autre, du moins pas tout de suite.  Lorsque tu as peur de le perdre une nouvelle fois, ton comportement est loin de s'améliorer, mais peut-on vraiment t'en vouloir d'avoir peur d'avoir de t'en séparer une autre fois ? Un homme comme Draven ça ne se trouve pas au kilomètre à la ronde, tu as toujours cru qu'un jour tu finirais par croiser cette personne qui te rend folle de rage et folle d'amour à la fois, eh bien la voici, juste devant toi et pourtant tu réussis encore à tout faire chier. 

Lors de moments de faiblesse comme celui-ci, Draven est toujours là et quelque part tu t'en veux d'avoir cru qu'il était un homme de Ferrari, cet homme monstrueux qui a enlevé la vie de ta cousine sans raison, et s'il y a bien une règle dans la cosa nostra, c'est de ne pas toucher aux membres de familles innocents. Cela explique d'ailleurs ta présence à Cap, cette petite ville située non loin de ce groupe d'Italiens qui ne méritent que la mort, tu les trouveras un à un et tu les feras tomber un à un en leur arrachant le cœur.

Au moment où tu te recroquevilles sur toi-même, Draven t'entoure de ses bras rassurants, comme s'il pouvait lire en toi. Ton premier réflexe est de te raidir, avant que tu ne réalises qu'il s'agit là de quelque chose d'apaisant. Ton regard n'est pas posé sur lui que tu sens que la tension s'est apaisée un peu.

- Tu n'as décidément rien compris ... . On ne se préoccupe que de ceux qu'on aime.

C'est là que tout se clarifie dans ta tête, tu sens alors à ce moment-là le poids du monde tomber de tes épaules, et tu peux finalement respirer... enfin presque. Il y a toujours quelques petits soucis à résoudre, mais tout de même, ta plus grosse inquiétude vient d'être éliminée. Tu n'as pas le temps d'y réfléchir davantage que Draven t'entraîne avec lui chez toi tout en te suggérant de faire tes valises pour quelques jours. Ton père ne risque pas d'être content que tu partes comme ça, mais là t'en as rien à foutre et t'es prête à l'affronter si la situation l'exige.

C'est donc après un vol de presque dix heures que la neige est remplacée par le sable chaud d'Hawaï. Le temps de vol s'est retrouvé être long et presque pénible alors qu'une jeune famille s'était installée derrière vous, deux enfants qui pleurent et qui crient pendant presque tout le trajet, t'as cru devenir folle. Même si vous étiez en première classe, il se trouve que les familles ont elles aussi les moyens de s'offrir des places plus chères, malheureusement pour toi.  Malgré tout, tu as tout de même réussi à trouver sommeil contre le torse de Draven, bouchons dans les oreilles et masque sur les yeux.

Lorsque vous atterrissez à l'aéroport de Kona, c'est une température pluvieuse et orageuse qui vous accueille, quelque part ça ne te déplait pas, tu te souviens d'ailleurs raffoler de ces nuits passées à dormir les grandes fenêtres ouvertes afin d'être bercée par le son de la pluie.  Vu la température chaude, tu as bien fait d'apporter tout plein de maillots et de robes longues, tes préférées.
Le lendemain au petit matin, c'est le son du tonnerre qui te fait sursauter, il pleut pour une deuxième journée d'affilée, mais ce n'est pas pour autant que cette île n'en est pas moins magnifique.  Tu essaies malgré tout de retrouver sommeil, mais sans succès alors que Draven lui, dort comme un bébé. Après l'avoir observé dormir d'une manière pensive pendant une bonne demi-heure, tu t'évades de ses bras afin de gagner la terrasse de l'étage qui offre une vue imprenable sur l'océan et sur la pluie. Vêtue du t-shirt que portait ton homme la veille, tu t'installes sur l'une des chaises longues, café en main. Pendant que tu sirotes celui-ci, tu fermes momentanément tes yeux afin de te concentrer sur les gouttelettes de pluie qui s'écrasent sur le toit de la terrasse, sur l'eau qui frappe les roches au loin et sur le son du tonnerre qui gronde de mécontentement.  Ces sons apaisants ont le don de te calmer, toi et ta tête remplie de pensées saccadées, et pour une fois, tu réussis à te vider la tête de toute pensée. Évidemment, Draven rejoint tes pensées assez rapidement ce qui te fait sourire. D'ailleurs, il ne va pas tarder à se lever vu l'heure, certes le décalage horaire entre Cap et Big Island est assez extrême, mais il en vaut la peine.

Bientôt, c'est le son du bacon dans une poêle brûlante qui remplacera le son des vagues de l'océan. Vous les Italiens, vous n'êtes pas du genre à manger autant au petit déjeuner avec les Américains, mais pour une fois, t'as une faim de loup dès le réveil. Pavarotti en musique de fond, suffisamment basse afin de ne pas réveiller ton loup qui dort dans sa tanière, tu bas les œufs dans un bol à mélanger afin d'en faire une omelette avec ce qui se trouve dans le frigo. Chose certaine ? Vous devrez aller faire les courses ou encore manger ailleurs, parce que le frigo crie quasiment famine, le pauvre.  Fruits coupés tu en dévores presque la moitié pendant que les œufs rejoignent  le bacon dans une poêle adjacente, jusqu'à ce que... Pavarotti ne cesse de chanter, tout comme le bacon qui s'arrête de grésiller, tu te retrouves donc sans électricité et incapable de terminer ce petit déjeuner dont tu rêvais tant.

- Cazzo...

Le tonnerre doit être la source de cette panne de courant, tonnerre maudit sois-tu ! 
  
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Re: Snow and coffee [Dravella] ✻ ( Mer 7 Mar - 13:53 )




Bella + Draven
« Snow & Coffee.»

Le bruit régulier de la pluie sur le toit me berce dans mon sommeil. Je l'entends à travers mes songes. Hier en arrivant, il pleuvait déjà. Dans ce coin de paradis ça a toutefois un certain charme. Kailua-Kona m'a manqué, c'est mon second chez moi. Un chez moi emplit de souvenirs qui résonnent désormais douloureusement dans ma poitrine depuis la perte de Creed, mais qui étrangement, ne sont pas parvenu à me faire renoncer à cet endroit. Après tout, c’est ensemble que lui et moi avons choisi cette villa. Ensemble que nous l'avons décoré, courant les brocantes de l'île pour mettre la main sur des meubles anciens typiques de la région comme d’autres styles. Dire que ça fait un peu plus d'un an maintenant. Son absence demeure douloureuse même si elle me pèse moins qu'auparavant. Enfin ce n'est pas tout-à-fait le terme, elle me pèse toujours en réalité mais c'est différent. Sans doute ton arrivée dans ma vie a aidé à disperser le plus gros de mes pensées qui étaient pour la plupart consacrées à lui, toujours en des dérives douloureuses qui m'habitent toutefois encore. Disons que j'arrive à mieux gérer sa perte et surtout que je ferme mon esprit lorsque le souvenir de Creed se fait trop présent et trop douloureux. Et j'ai l'impression d'un peu mieux maitriser cet exercice avec le temps.

Un déclic résonne bientôt, il semble provenir d’une autre pièce tandis que je m'éveille. Des stries zèbrent le ciel d'argent tandis que le vent secoue les feuilles des palmiers. J'adore le son des gouttes qui heurtent les feuilles. Malgré le temps à la pluie, il fait chaud. Le drap a glissé plus bas et s'est empêtré autour de mes pieds. De délicieuses effluves me parviennent et attisent mon appétit.

Je me lève et cherche après le pantalon en toile que je portais hier. En allumant la lumière une fois dans la salle de bain, je constate qu'il n'y a plus de courant. Je prends le temps de me rafraichir le visage et me brosser les dents avant d'aller voir le compteur et régler le soucis. A mon arrivée dans la cuisine, le courant est ainsi revenu et la musique aussi.

- J'aurais peut-être du nous laisser sans électricité ... , dis-je d'un ton taquin alors que je vais couper la musique dans le salon.

Tu portes mon t-shirt de la veille. J'adore l'allure que ça te donne, surtout quand tu es jambes nues. Je me glisse dans ton dos, mes mains se posant sur tes cuisses et remontant doucement à hauteur de tes hanches avant de se croiser sur ton petit bidou. Je me cale contre ta joue après avoir déposé un baiser sur ton épaule à demi découverte. Tu sens tellement bon mais plus encore, je suis charmé par ce que tu as préparé pour le petit déjeuner qui finit de cuire maintenant que l'électricité est rétablie.

Nous allons nous installer sur la terrasse lorsque la pluie s'arrête pile au bon moment. Je suis tendre mais particulièrement silencieux ce matin, jusqu'au moment où l'on parle d'aller faire quelques courses pour remplir le frigo comme il se doit. Nous partageons une douche crapuleuse avant de nous préparer. Ces instants doux et sensuels partagés avec toi me comblent au point de me faire pour ainsi dire tout oublier.

En route tandis que nous empruntons chemins et passerelles à pied pour profiter d'une balade alors que le soleil revient un peu, je songe à la raison qui nous a conduit ici. Je ne sais pas si ce séjour sera bénéfique en ce qui concerne notre mésentente mais je ne peux ni ne veux renoncer à toi. Et pour l'instant, s'écarter du monde pour ne profiter que de ce décor idyllique, permettra au moins de se retrouver sans s’embarrasser de questions. Juste vivre l'instant avec toi à mes côtés.

Nous croisons quelques têtes connues. Nous échangeons plus ou moins avec eux et arpentons bientôt les allées du marché couvert. L'océan fait écho aux discussions. Les couleurs ravivent à elles seules l'atmosphère grise qui se réinstalle entre deux éclaircies. Chargé d'un panier sur le bras, je te laisse poser quelques produits dedans, choisissant moi aussi quelques mets dont certains fruits dans lesquels je croque avec gourmandise au fil de notre progression. Quelques marchands nous interpellent. Je connais bien certains d'entre eux et la discussion s'éternise en particulier auprès de l'un d'entre eux, entre deux bouchées qu'on nous offre pour nous en faire profiter gratuitement. De nouveaux produits de saison apparaissent. Nous sommes venus au bon moment pour en profiter.

Calé à demi dans ton dos, mon bras t'entoure. On nous fait la réflexion que nous sommes un couple charmant et le compliment ne me donne que plus envie de me montrer plus tendre encore. Déposant un baiser sur tes lèvres puis dans ton cou durant la conversation, la vieille dame du stand accompagné de son époux devant lequel nous nous trouvons depuis quelques minutes déjà, se penche un instant pour attraper ma main et y donner une petite pression de la sienne dans une caresse, comme pour me dire que j’ai de quoi être heureux malgré ma perte. C’est son geste et son regard rassurant que j'interprète ainsi. Elle connaissait Creed et elle adorait nous voir faire les andouilles ensemble autrefois. Un autrefois qui est encore si proche.

Midi approche, nous quittons le marché et rentrons à la villa juste pour déposer les courses en se décidant à aller au restaurant. Nous comptons aller nous poser sur un de ceux en bord de plage maintenant que la grisaille s’est définitivement éloignée. Nous marchons le long du trottoir en bord de plage, empruntant une rue animée où il y a foule de restaurants et de boutiques. Beaucoup de touristes, beaucoup d'animation, de rires, de voix qui portent, et de gens installés en terrasse. Nombre de petites artères regorgent elles aussi de monde, il faut presque se faire un chemin et zigzaguer entre les gens.
Ma main dans la tienne, je m'arrête soudain brutalement comme foudroyé. Le soleil dans les yeux, une image dans la foule a pourtant attirée mon attention. Ma main agrippe la tienne avec plus de force alors que je crois halluciner.

- Bella ... dis-je sur un ton tellement grave qu'il en parait sévère.

Tu sembles inquiète à me voir figé de la sorte. Tout mon corps est tendu, mon regard trahit une émotion vive et troublante alors qu'il est rivé sur la silhouette que j'ai aperçu au loin et que je tente de ne pas perdre des yeux au fil de sa progression. Là tout de suite, j’ai envie de courir, de foncer droit devant, quitte à heurter quiconque se mettra en travers de ma trajectoire. Mon cœur tambourine comme un fou et pourtant, je ne bouge pas. Complètement paralysé par l'apparition que je viens d'avoir.

- C’est ... on dirait lui ... parvins-je à dire troublé.

Je suis incapable d'en détacher les yeux et tout aussi incapable de me lancer à la poursuite de cette personne tant je crains que ce ne soit qu'une confusion absurde. Creed est mort, il ne peut se balader dans ces rues. Il doit s'agir de quelqu'un qui lui ressemble. Mais pourtant, cette allure, cette démarche. Cette coupe de cheveux. C’est tout ce que je peux voir de si loin et de dos mais c’est comme une évidence sans en être vraiment un puisque ça parait juste impossible. Un sentiment étrange et foudroyant à en voir mon incapacité pour autant à bouger.

Les secondes passent comme interminables, je suis figé, frustré, paralysé par la peur qu'il ne s'agisse que d'un mirage, que d'un type qui lui ressemble. Paralysé par à contrario, celle qu'il puisse s'agir de lui, aussi invraisemblable que ça puisse paraitre.
Quoi qu'il en soit, son image disparait, il me serait difficile de retrouver sa trace désormais à part avec du pot. Je ne peux raisonnablement pas me lancer après un mirage ni après ce qui se traduira sans doute par une immense déception.
Aussi, c'est en direction de la plage que nous poursuivons notre chemin. Je ne me rends même pas compte que ma main agrippe toujours la tienne avec force. Je choisis un emplacement en terrasse dans notre restaurant préféré. Une terrasse faite de bois exotique côtoyant le sable. L'océan est tout proche, mon regard se perd dans les vagues comme pour mieux me forcer à ne pas laisser une seule once d'espoir habiter à nouveau mon regard en le laissant se hasarder sur les visages autour.

- On a jamais retrouvé son corps. Les autorités nous ont signalé qu'il n’en restait rien après l'accident..., dis-je malgré moi, presque dans un murmure alors que nous attendons nos plats.

Mes propos dénotent d'une touche d'espoir malgré mes tentatives pour oublier cette illusion.

- Dis-moi que tu as remarqué ce mec toi aussi un peu plus tôt et que tu as noté la ressemblance mais que ce n'était pas lui ... te suppliais-je presque alors que je sais pertinemment que tu n'as rien vu plus tôt lorsque j'ai attiré ton attention dessus. Ce n'était pas évident de repérer celui que je désignais alors dans cette foule immense et à une telle distance. Pourtant j'éprouve ce besoin d'être rassuré quitte à ce qu'on me mente, alors que mon esprit est habité par le désir de parcourir toute l'île pour me mettre à la recherche de ce dernier. L'esquisse d'une obsession qui risque de gâcher notre séjour ici si je me laisse ainsi posséder par cette idée.
Pourtant c’est juste improbable. Creed est mort. Il n'est plus de ce monde et courir après un inconnu ne me le ramènera pas ni n'apaisera ma peine en quoi que ce soit.


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Re: Snow and coffee [Dravella] ✻ ( Sam 24 Mar - 1:31 )

Snow & coffee ❅ Dravella



Quelques heures après la pluie, te voilà vêtue d'une longue robe colorée, d'un grand chapeau de paille tandis qu'une paire de lunettes fumées est posée devant tes yeux afin d'éviter à ceux-ci de n'être trop en contact avec le soleil fort de cet après-midi. La pluie ne dure jamais bien longtemps ici, tout comme la grisaille qui vous a accueilli, fort heureusement. C'est en goûtant de nouveau à cet endroit paradisiaque que tu réalises à quel point il t'a manqué, les habitants, l'ambiance et le bruit de l'océan qui s'écrase sur les rochers ou le sable non loin. Goûter les saveurs de l'endroit, les fruits frais et la compagnie des habitants si charmants. D'ailleurs, la remarque du marchand concernant votre couple te fait sourire à grandes dents. Tu partages avec Draven les fruits juteux et savoureux de l'île tandis que vous vagabondez à travers les petits kiosques des vendeurs.  Évidemment, tu sens ta saveur locale favorite un peu plus pensive qu'à l'habitude, et nul besoin de te creuser la tête afin de trouver la cause de ses pensées lointaines. Même si tu ne l'as pas connu aussi longtemps que Draven, Creed te manque à toi aussi, tout comme vos soirées où vous étiez complètement gelé à la mari à discuter des philosophies de la vie. Tu n'en es pas une fumeuse régulière, seulement quand le besoin s'en fait ressentir ou encore lorsque quelqu'un t'en offre. 

Deux bonnes heures plus tard, vous vous baladez tous les deux main dans la main lorsque ton homme cesse de marcher brusquement.

-Bella...

Tu as à peine le temps de réfléchir à quoi que ce soit que ton prénom sort de sa bouche d'une manière grave. Aussitôt, tu fronces les sourcils fortement imaginant de pire, tu ne peux donc pas t'empêcher de regarder autour de toi tout en scrutant les moindres détails. Comme tu t'imagines le pire, tu t'imagines aussi des hommes armés ou encore quelqu'un qui vous suit depuis tout à l'heure. Fort heureusement ton arme est accrochée à ta cuisse juste au cas où.  C'est donc lorsque tu as terminé d'analyser les alentours qu'il brise finalement le silence.

- C'est... on dirait lui...

Tes sourcils demeurent froncés alors que tu poses une main au-dessus de tes yeux, question de mieux voir avec ce soleil. Tu cherches encore et encore avec un espoir coincé au fond de la gorge, mais rien...  Tu colles donc ton front contre son bras avant d'y déposer un tendre baiser pendant que ta main caresse la sienne doucement.

- Peut-être que c'est le soleil qui te fait halluciner mio angelo...

Le soleil est tout aussi fort lorsque vous arrivez à destination, l'endroit où l'on vous installe vous donne une vue imprenable sur la plage et l'océan, le vent marin souffle dans tes cheveux tandis que tu as le regard pensif perdu dans l'eau. L'ambiance est parfaite, un petit groupe accompagne le bruit de l'océan d'un peu de musique de fond, mais pas assez fort pour perturber les pensées de ton Draven. Une fois vos plats commandés, le silence demeure, mais pas un silence lourd, plutôt un silence... pensif.

- On a jamais retrouvé son corps. Les autorités nous ont signalé qu'il n’en restait rien après l'accident...

Ton homme te sort de tes pensées profondes et ton regard se pose sur lui tandis que ta main se trouve toujours sur la sienne pendant que ton pied caresse son mollet sous la table, afin de le rassurer du mieux que tu peux. Face à cette révélation, tu ne peux t'empêcher de froncer les sourcils une nouvelle fois.

- Étrange...

Ses dernières paroles font tourner ta tête dans tous les sens. S'ils n'ont pas retrouvé de corps, alors l'enlèvement ne serait pas impossible, en fait cela pouvait même confirmer plusieurs thèses, mais tu te tais, tu ne voudrais pas lui fournir de faux espoirs. Toi qui es d'habitude bien bavarde, tu ne sais pas quoi dire.

- Dis-moi que tu as remarqué ce mec toi aussi un peu plus tôt et que tu as noté la ressemblance, mais que ce n'était pas lui ...


Tu ne peux pas t'empêcher de sourire tendrement tandis que ta main qui se trouvait sur la sienne se pose sur sa joue alors que tu lui confies avec humour et légèreté.

- Es-tu certain de ne pas avoir d'ancêtres irlandais ? Tu me fais presque penser à ce farfadet irlandais qui attend le pot de pièces d'or au seuil de l'arc-en-ciel.

Tu secoues la tête tout en souriant d'amusement et tendrement à la fois.

- T'es certain de ne pas avoir consommé aucune drogue sans moi ? Tu sais que c'est plus drôle à deux que tout seul... au moins je pourrais aussi voir cet éléphant rose, tiens si ça se trouve peut-être qu'il s'est réincarné en éléphant rose ! Qui sait ?
C'est après un après-midi de détente et de bronzette que vous terminez la journée avec un BBQ, quoi de mieux qu'un peu de viande et un hamburger à l'américaine afin de clore cette première journée sur cette île. Évidemment tu ne peux empêcher ta tête de vagabonder sur les faits suivants ou précédant la mort de Creed. Cette histoire est bien louche et tu te promets intérieurement de mettre tout cela au clair lors de votre retour à cap, excepté que le destin semble en avoir décidé autrement.  Le soleil se couche tandis que vous savourez votre dernier repas de la journée, un silence demeure sans être malplaisant, tu ne peux lire dans les pensées de ton homme, mais tu sais ce qui se trame entre ses deux oreilles.  

Un peu plus tard dans la soirée, vous marchez sur la plage tranquillement tandis que le vent souffle dans tes cheveux bruns et qu'une fleur orne ceux-ci, calée contre ton oreille. Après un bon bain, quoi de mieux qu'une balade sur cette plage magnifique ? Tu es vêtue d'un haut de bikini ainsi que d'une jupe ample, tes doigts de pieds se creusent un chemin dans le sable à mesure que tu poses un pied devant l'autre. La mer est calme et le niveau de l'eau arrive juste à vos chevilles, heureusement elle n'est pas trop froide question de ne pas geler sur place. Tes doigts entrecroisés avec ceux de Draven, ta tête posée sur son épaule pendant que vous avancez doucement, le silence demeure toujours, et tu voudrais tellement apaiser sa souffrance, parce que tu sais à quel point il doit être triste, particulièrement en revenant ici. Malgré tout, tu essaies de créer de nouveaux souvenirs afin d'apaiser un peu son chagrin, ou tu du moins faire ce que tu peux afin de l'apaiser. Un deuil n'est pas du tout chose facile et il ne faut surtout pas se brusquer dans cette étape importante de la vie. Et c'est à ce moment précis que tu réalisa, que même après le passage de l'ouragan, tu seras toujours là pour lui... pour le meilleur et pour le pire. 
  
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Re: Snow and coffee [Dravella] ✻ ( Mer 28 Mar - 12:28 )




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Le soir est là. Après le dîner, nous décidons d'aller faire un tour sur la plage. Néanmoins avant ça, tu profites d'un bain, et pendant ce temps, je bois un verre, les pieds dans l'eau au bord de la piscine. La bouteille est posée à côté de moi, et lorsque tu me rejoins, j'ai déjà bu quelques verres. Le dîner avait été bien arrosé déjà avant ça. Me redressant avec ton aide, je m'efforce de prendre appui sur toi tandis qu'on prend la direction de la plage. Tu choisis de prendre le chemin en pente douce plutôt que les escaliers où je me pèterais assurément la gueule vu la façon dont je titube déjà sur terrain plat. J'embarque la bouteille de whisky avec moi. Un bras sur tes épaules une fois arrivé à la plage, ma main glisse sur ta poitrine dans un geste coquin. Une lueur un brin lubrique perce dans mon regard, je sais comment tout ça va se finir. Sauvagement. Ou bien ivre mort sur le canapé. Nous déambulons sur la plage, je n'ai pas envie de parler. Le silence me va très bien. La caresse du sable sous mes pieds nus est douce. Nous zigzaguons ainsi sur la plage, je reviens un peu trop souvent au goulot de la bouteille alors que je m'envoie de longues rasades à un rythme régulier.

Pieds et torse nu, juste vêtu d'un pantalon, je ferme un instant les yeux en buvant à nouveau, sentant la brise qui courre sur ma peau, douce et agréable. Tu ne dis rien, tu n'essayes même pas de me reprendre la bouteille parce que tu sais que j'ai juste besoin de me torcher la gueule bien comme il faut. Rien ne me détournera de cet objectif ce soir tout comme il sera difficile de m'empêcher de te posséder sauvagement cette nuit.
Avoir aperçu ce type qui ressemblait à Creed ou ce qui m'a semblé sur l'instant, a ruiné tous les efforts que je faisais jusqu'ici pour surmonter mon deuil.
Nous errons ainsi sur la plage. Tu me soutiens, titubant avec moi en suivant le déséquilibre de mon avancée hasardeuse. Ce qui l'est bien moins en revanche, c'est la passion qui me gagne lorsque nous rejoignons la villa. Le désir sauvage qui me possède disperse à demi les brumes qui m'enveloppaient jusque là pour ne me consacrer qu'à toi. C’est un plaisir furieux, impétueux, proprement enragé qui résonne en écho à travers la villa. Un plaisir sans limites qui me rend brutale et plus ivre encore de ton corps que je n’ai de cesse de parcourir de baisers brûlants. Nos corps enfiévrés retombent mollement sur le lit, repus et comblés comme jamais après une heure tout bonnement intense.
Je demeure un instant étendu sur le dos, pensif,  puis décide de me lever pour aller boire un coup. Tu sembles t'être aussitôt endormie. Je heurte un meuble au passage et descend alors prudemment les marches pour rejoindre la cuisine. La traversée du salon est quelque peu chaotique. L'ivresse n'a pas eu le temps de pleinement se dissiper, même après cette baise furieuse.

Quelque chose attire mon attention, j’ai l'impression d'avoir vu une ombre. Mon regard se reporte sur le salon alors que j'allume la lumière. Je suis foudroyé sur l'instant, sous le choc. Bon sang, je me paye une sévère cuite pour halluciner de la sorte. Mon esprit me joue des tours, ce n'est pas possible. Entre ce matin et l'instant présent, je me demande ce qui était le plus réaliste. Je me frotte un instant les yeux. Il est là. Assis de dos sur le canapé, tournant la tête doucement vers moi alors que la lumière se fait dans la pièce. Cette fois, aucun doute, c'est bien lui. Quelque chose s'enflamme en moi. De la colère née du choc et de la peur. Cette crainte qu'il ne soit qu'illusion et qu’en m'approchant, il s'évapore comme un souvenir fugace. Son silence est d'autant plus troublant et souligne plus encore mon doute. C’est impossible, je suis juste complètement déchiré et mon esprit se joue de moi.

- Enfoiré de fils de pute !! beuglais-je après moi-même en fonçant droit sur lui dans l'intention de faire disparaitre ce mirage. Dans nos rêves, c'est souvent quand on veut pouvoir approcher une personne qu’elle s'évapore alors soudain, pas vrai ? Ça semble pourtant si réel sur l'instant ... . Creed s'est redressé à mon approche. Il a juste ce sourire discret et timide sur les lèvres, habité par l'émotion. Je lui colle violemment mes deux mains sur les épaules pour le repousser et je suis surpris de sentir un réel contact et de le voir reculer sous ma poussée.
Il lève une main en tendant le bras devant moi l'air de dire stop. Des mots qu'il prononce d'ailleurs bientôt, m'incitant à m'arrêter en m'annonçant que c'est bien lui et que je n'hallucine pas.
Je plaque mes deux mains sur les côtés de ma tête, n'y croyant pas et refusant d'y croire. Je fonce à nouveau sur lui mais il me bloque en plein mouvement;

- Arrête Sword ! Bon sang, c’est moi !

- Ferme ta gueule ! Disparais !!! vociférais-je en cognant à nouveau ses épaules à plusieurs reprises, le faisant reculer jusqu'à ce qu'il heurte un meuble dans son dos.

J'entends tes pas précipités dans l’escalier. Tu déboules dans la pièce, le regard halluciné.

- Bella ...dis-moi que je suis seul dans la pièce, dis moi que je suis en plein délire.

Mais tu sembles toi aussi sous le choc et tu regardes en direction de Creed. Suis-je à ce point torché que je me fais tout un film, ce genre d'hallucination démente est-elle possible ? Est-ce que je perds la tête ?! Bordel, je ne veux pas me réveiller demain matin et comprendre qu'il ne s'agissait que d'un rêve ou d’une hallucination. Je me frappe la tête des deux mains, les poings serrés comme pour faire cesser le délire qui se joue dans mon esprit. Mais je sens bientôt le contact de Creed qui vient m'étreindre avec force.

- Mon pote, c’est bien moi. Tu n'hallucines pas. Fais-moi confiance. C’est bien réel.

Je craque dans ses bras, resserrant mon étreinte moi aussi autour de lui. J’en ai mal tant je le serre avec force. Il me guide bientôt jusqu'au canapé sans briser notre étreinte. Il me rassure et me parle sans chercher à éclaircir le trouble qui m'habite, suggérant que nous aurons tout le temps d’en parler demain matin.
Nous passons le reste de la nuit, prisonniers de cette étreinte que ni l'un ni l'autre ne semble décidé à relâcher. Et au matin, c'est dans la même position, installés sur le canapé, calés dans un angle qu'on rouvre les yeux, un sourire ne tardant pas à se dessiner sur nos lèvres, en particulier les miennes alors que je comprends que tout ça était bien réel et qu'il est bien là en chair et en os.
Creed me fait un signe de la tête en direction d'un fauteuil en face où Bella s'est installée elle aussi hier soir. Un plaid la couvre et elle semble dormir paisiblement.

- Ça fait plaisir de vous retrouver ensemble tous les deux ... me murmure Creed en collant un baiser bruyant sur ma tempe avant de me frotter les cheveux dans un geste taquin et énergique. Dans mon esprit règne encore de la confusion et du trouble. Une part de moi ose encore à peine y croire.

- Il va vraiment falloir que tu m'expliques ... lui glissais-je. Mais avant, faut que je fasse passer cette gueule de bois.

Tu te réveilles à ton tour et nous adresses un doux sourire, déclarant que tu t'occupes du déjeuner et de me chercher un comprimé pour mon sévère mal de crâne. Tu salues Creed au passage et vous vous étreignez avec tendresse. Tu m’embrasses à mon tour puis tu nous laisses un instant. J’ai besoin de me rafraichir et j'embarque Creed avec moi dans la salle de bain comme si je craignais qu'il ne disparaisse à nouveau. Nous nous y rendons bras dessus bras dessous.

- Prends une douche si tu veux, je risque pas de disparaitre mon frère, déclare Creed alors qu'il décide quant à lui d'occuper la baignoire pour se doucher en même temps pendant que j'occupe la cabine de douche à côté.

Nous n'avons jamais été pudiques. On se connait trop bien pour ça et on a partagé trop de choses. Je suis encore sous le choc de le savoir bien vivant. Je n'ai même pas de mots pour décrire tout ce que je ressens. En sortant de la douche, je me passe de l'eau fraiche sur le visage tandis qu'il vient s'installer à son tour, paré d'une serviette, près du deuxième lavabo à côté.

- Tu peux pas savoir comme ça a été dur de te laisser dans l'ignorance. J'ai flippé chaque jour. Tu m'as manqué à un point, j'ai cru devenir fou. déclare Creed alors qu'il vient m'enserrer à nouveau entre ses bras.

- Putain toi aussi, lâchais-je avec la même voix tremblante d'émotion alors que j'enfouis un instant mon visage contre son épaule.
Des larmes nous échappent suivi d'un rire nerveux, laissant notre fierté de côté. Nous finissons par nous laisser aller à pleurer dans les bras de l'autre.

- T'es mon frère, tu l'es toujours resté. Si j'avais pu faire autrement ... glisse-t-il. Je t'aime mon frère, gronde-t-il alors qu'il plaque ses deux mains sur les côtés de mon visage comme pour mieux encrer son regard dans le mien et me le faire comprendre. Une nouvelle larme lui échappe, moi aussi alors que je lui fait entendre combien je l'aime moi aussi.
Creed est mon meilleur ami, mon frère, il est comme ma moitié, cette relation entre nous pourrait presque être qualifiée d'amoureuse tant lui et moi sommes tous l'un pour l'autre.
Nous ne tardons pas à rejoindre à nouveau le salon, dissipant l'émotion de l'instant.

- La soirée a été riche en émotions, lâche Creed songeur alors qu'on se réinstalle dans le salon sur le sofa. Il passe un bras autour de mes épaules et me donne un petit coup de tête. En tout cas, hier soir on peut dire qu'il a été facile de comprendre que la villa était occupée ... Le lit en a réchappé ? nous demande-t-il avec un sourire amusé alors que tu nous rejoins avec le petit déjeuner. Il n'a pas perdu son humour. Il nous taquine déjà en parlant cul. Ça ne m'étonne pas. ce mec est un roc, il ne se laisse pas démonter facilement et ça a toujours été sa force de faire de l'humour en toute situation.

- Au lieu de raconter des conneries, explique-nous avant que mon cerveau ne crame littéralement avec toutes les hypothèses qui m'empoisonnent la tête.

Il nous expose alors calmement les raisons qui l'ont conduit à devoir orchestrer cette mort factice. Ou plutôt pourquoi on le lui a imposé. Creed a été placé dans un programme de protection de témoin après avoir assisté à un meurtre. On lui a imposé d'orchestrer cette mort factice et il n'a eu d'autre choix que de le cacher même à moi, son meilleur ami parce que j'étais le plus susceptible d'être surveillé par les types derrière cet assassinat. Cet assassinat et bien d'autres ... . Le truc devait être le plus crédible possible. Il fallait à tout prix éviter la moindre faille. Ces types auraient pu s'en prendre à moi pour faire sortir Creed de son trou dans le doute s’ils avaient cherché la moindre faille ou avaient envisagé cette option.
L'affaire autour de ce clan lié à la drogue était très sérieuse. Ça faisait déjà un moment que les autorités les surveillaient et cherchaient à les pincer. Et ce n’est qu'après un an d'enquête que les types en question ont finalement été arrêtés, le temps de rassembler encore plus de preuves en béton et pouvoir démanteler le cartel en question.
Ce n'est ainsi que lorsque Creed a enfin pu avoir l'assurance que sa vie et celle de ses proches n'étaient plus en danger, qu'il a pu réapparaitre ainsi au grand jour. Il me savait à Kailua-Kona et il n'a trop su comment m'approcher les premiers temps. Finalement, c’est hier soir qu'il s'est décidé à venir directement à la villa, certes à une heure improbable à force d'hésitation.


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Re: Snow and coffee [Dravella] ✻ ( Mar 3 Avr - 4:23 )

Snow & coffee ❅ Dravella
Non, tu n'as pas empêché Draven de boire à flot ce soir-là, après tout quel en aurait été l'intérêt ? Si il peut avoir un peu de réconfort l'espace d'un instant en buvant, eh bien tu ne seras pas la personne pour l'en empêcher. Évidemment tu l'accompagnes en prenant plusieurs gorgées, simplement pour te réchauffer un petit peu, si tu avais voulu réellement te saouler, vous auriez eu besoin de plus qu'une bouteille de whisky. À votre retour à la villa, c'est une manière plus sauvage qu'il décide de se changer les idées.  Parfois vous faites l'amour, et d'autres fois, vous baisez comme des animaux en rut , comme si vous vouliez vous posséder l'un l'autre, comme si vous étiez à la recherche de quelque chose de plus que la relation physique. Et ce soir, c'est d'une manière presque animale qu'il possède chaque centimètre de ton corps, te laissant au passage des suçons tandis que tes griffes acérées s'enfoncent dans la peau de son dos.  La dernière chose dont tu te souviennes avant de te réveiller brusquement, c'est d'être retombée complètement sur le lit avant de sombrer dans les bras de Morphée. Ton sommeil léger ne tarde pas à te rattraper tandis que tu ouvres les yeux en sursaut. Tu ne tardes pas à enfiler la première chose qui te tombe sous la main ; une culotte ainsi qu'un haut appartenant à Draven, l'un de ses t-shirts de groupe bien abîmé et plein de trous. Tu dévales les escaliers comme si ta vie en dépendait pour te retrouver devant une vision qui te semble être un rêve.

- Bella ...dis-moi que je suis seul dans la pièce, dis-moi que je suis en plein délire.

Une nouvelle fois, tu te retrouves sans mots à murmurer des mots en Italien qui ne font aucun sens.

- Je... Je pense qu'on se trouve en plein délire tous  les deux...

Tu restes toujours sans mots, un index sur les lèvres à observer Creed et Draven s'enlacer et se retrouver comme il se doit. T'as du mal à y croire. Tu t'installes sur un fauteuil et tes pensées finissent par devenir floues, le marchand de sable ne t'as pas oublié pour une fois. C'est donc sur ces pensées que tu t'endors paisiblement, paisiblement parce que ton homme ne souffre plus.

Ouvrant les yeux au petit matin, tu constates qu'il ne s'agissait pas d'un rêve, les deux gars sont toujours installés sur le canapé à discuter afin de rattraper le temps perdu. Cette accolade de retrouvaille que tu échanges avec Creed suffit à te ramener sur terre et surtout te convaincre qu'il est vraiment réel et que ce n'est pas qu'un mirage. Tu tapes son dos et par la suite sa joue tout en souriant grandement, tu es si heureuse de pouvoir le retrouver. Toi et lui vous entendez assez bien, sa compagnie ainsi que ses taquineries t'ont énormément manquées, plus que tu ne l'aurais pensé à vrai dire. Par la suite, tu ne tardes pas à te proposer afin d'aller faire le petit déjeuner, après tout ça, t'as l'estomac dans les talons et surtout t'as besoin de réfléchir à tout ça. En même temps, ils pourront se retrouver un peu seuls. Certaines femmes trouveraient que leur relation est un peu invasive dans votre couple, mais pour ta part, tu as très rapidement accepté Creed comme un excellent ami. Lorsque tu avais besoin de conseils, c'est lui que tu allais voir, après tout il connait ton homme mieux que personne, il se retrouve donc à être la personne parfaite afin de te renseigner et surtout en apprendre plus sur ton basané favori.  

Ton léger mal de tête ne t'as pas quitté, mais ton estomac est beaucoup plus impatient que ta tête. Une fois dans la cuisine, tu restes plusieurs minutes dans la lune, à fixer un arbre à l'extérieur. T'as encore du mal à le réaliser, ta tête aussi puisqu'elle ne cesse pas une seule seconde de tenter de trouver réponse à tout cela. Tu te contentes de réchauffer des viennoiseries de la veille et couper quelques fruits locaux achetés la veille au marché.  Le plateau du petit déjeuner posé sur une table basse, tu t'installes de nouveau dans ce fauteuil, dégustant un morceau d'ananas avec un verre de jus d'orange fraîchement pressé. Tes jambes ramenées contre ton corps, tu demeures silencieuse, ce qui est très rare dans ton cas. Tu te contentes de les regarder un sourire aux lèvres, contente de retrouver ton homme heureux, mais aussi Creed, il t'avait manqué à toi aussi.

- La soirée a été riche en émotions. En tout cas, hier soir on peut dire qu'il a été facile de comprendre que la villa était occupée ... Le lit en a réchappé ?

Un rire s'échappe d'entre tes lèvres tandis que tu roules des yeux avant de lui lancer une fraise en pleine gueule.

- Au moins on a pas besoin de chien de garde, suffit de gémir pour garder les parasites bien loin... tu t'inquiètes pour le lit ? Tu devrais plutôt t'inquiéter du dos de Drav...

Tu hausses les épaules en affichant une tête d'ange pendant que tu passes tes doigts sur tes suçons frais de la veille. Par la suite, tu te tais et tu cesses même de manger tant tu bois chaque mot qui sort de la bouche de Creed, tu fronces parfois les sourcils tout en soupirant. À la fin de son récit, tu soupires de nouveau tout en souriant.

- Je suis vraiment contente que tu t'en sois sorti sans trop de conséquences... 

Tu hausses simplement les épaules tout en continuant de manger ton bol de fruit pendant que tu sirotes ton jus d'orange qui tire bientôt à sa fin.  L'avant-midi est déjà bien avancé après cette discussion et vous ne semblez pas avoir de plans pour la journée.

- Bon, alors vous avez envie de faire quoi pour célébrer ça ? Les cigares me semblent pas mal, mais ce serait un peu banal... on pourrait toujours aller à la cascade ?

Pendant ce temps-là, ton portable qui se trouve dans l'atelier de Drav, toujours au sol, ne cesse de sonner. Tes parents se font du souci, et quelque chose me dit qu'ils ne tarderont pas à te rendre une petite visite-surprise.

  
Codage par Libella sur Graphiorum



Darling I'm a nightmare dressed like a daydream
You're the king baby I'm your queen, wait the worst is yet to come ; screaming, crying, perfect storm. Boys only want love if it's torture don't say I didn't say I didn't warn you
   
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Snow and coffee [Dravella]

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