[THE WILDE GANG] ✮ This is what you get when you mess with us

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[THE WILDE GANG] ✮ This is what you get when you mess with us ✻ ( Dim 4 Mar - 2:27 )



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L’arrêt du moteur le fait émerger de ses songes. Andrés ouvre doucement les yeux. Sa vue brouillée se précise sur le terre plein devant leur villa à Cap Harbor, avec la petite fontaine dont le jet est coupé. Home, sweet home. Sa main tâtonne. Elle trouve le cliquet et appuie dessus. La ceinture se détache. Dans le brouillard, Andrés s’y emmêle un peu en ouvrant la portière. Il sort, les pieds trainassant, et va vers l’arrière du véhicule pour récupérer son bagage. Son père lui dit "Laisse" et Andrés, il n’est pas un garçon très volontaire, c’est-à-dire qu’il n’insiste jamais à réaliser une tâche dont on a eu la gentillesse de le libérer. A la place de son sac, il prend son skate du coffre. À quelques enjambées de courses sur le trottoir, il fait rouler la planche en la glissant ras du sol et saute habilement dessus après deux pas supplémentaires. Il ne dit pas à son père où il va parce que Seth le sait déjà. Andrés roule directement chez Lucas. Chaque petit obstacle au sol est pour lui l’occasion de faire des figures. Arrivé devant chez son frère, il fait joyeusement un kickflip, la planche tournoie sous ses pieds comme un éclair et il ré-atterrit dessus avec un petit sourire. Andrés déborde d’autosatisfaction quand il pratique les activités qu’il maîtrise, ça n’agace que les envieux. Il descend ensuite de la planche et donne un coup du bout de sa chaussure à l’arrière pour la relever et l’attraper dans sa main. Andrés s’avance dans l’allée et frappe doucement du poing à l’entrée. Ses grands yeux chocolats observe un instant la porte avec espoir. Il a beau avoir grandi, Andy a toujours cette bouille d’ange qui ferait fondre la banquise. Aucune réponse ne se fait entendre. L’adolescent recule de quelques pas et jette un coup d’œil déçu à la fenêtre du séjour, puis à la fenêtre de la chambre à l’étage. Lucas est peut-être en vadrouille, ou alors il est chez Erza. La mine d’Andrés se renfrogne à cette perspective. Il aime sa sœur avec une force dont on ne croirait pas son petit cœur capable, mais il l’aime séparément de Lucas. Et Andrés aime Lucas séparément d’Erza. S’ils sont ensemble, ça l’ennuie de les voir. Il ne se sentirait pas comme le cheveu qui baigne dans la soupe, mais comme la personne qui se coince le cheveu entre les dents en mangeant la soupe, et qui le retire en tirant dessus. C’est désagréable, c’est infect, ça le rend abject.

Amer, Andrés repart sur les roulettes. Sur le chemin de retour, il slide sur la rambarde de Donovan, le voisin qu’il n’aime pas. Il a peu de scrupules quant au fait que ça peut écailler la peinture blanche qui a été refaite la semaine dernière. Le voisin en question l'aperçoit depuis sa voiture qu’il a garée devant chez lui il y a quelques minutes en rentrant du travail. Il y est encore parce qu’il téléphone, Andrés ne l’a pas vu. Donovan le klaxonne méchamment. Surpris, le filou sursaute et tombe à plat ventre sur la barrière. Ça lui coupe violemment la respiration et il en ferme fortement les paupières. Son blouson est ouvert, et ce n'est certainement pas son polo qui amortirait le choc. Pendant un moment, la douleur le fige. Ensuite, il appuie les mains sur le bois en toussotant et se laisse glisser sur ses jambes molles. Le pas lourd, il rejoint son skate retourné qui a dévalé plus loin sur la route. Sa main frotte son ventre douloureux. Il se baisse et récupère sa planche quand Donovan se moque en disant que "celle-là", il ne l’a pas volé ! Ce n’est pas parce qu’il a raison que Andrés tolère la remarque. Il se dit qu’il faut vraiment avoir de la boue sur le cœur pour vouloir faire tomber un gamin, même si le gamin le mérite. Il a une grande bouche, ce voisin, et il l’ouvre tout le temps. Andrés est aussi favorable à sa présence dans le quartier qu’à la présence d’un ulcère dans son propre estomac. Y a beaucoup de gens qui laissent parler Donovan, et même qui lui répondent normalement, c’est ça le pire. Andrés considère qu’à part sa femme, personne ne devrait être obligé d’écouter ce monsieur. Il se contente de lui jeter un regard noir en songeant que demain, quand Donovan sera au travail, il s’introduira chez lui. Il lui volera des trucs et mettra le souk. Chaude, tiède, ou froide, peu importe, la vengeance se consomme à toutes les températures pour lui. Après un dernier regard noir, Andy relance son skate sur le bitume et rentre chez lui en broyant du gris.

Quand il arrive dans le hall, il entend son père descendre les escaliers vers le sous-sol. Seth va retrouver son dernier enfant, l’androïde qu’il a crée : Lucy. Andrés est d’accord pour dire que cette invention est exceptionnelle, mais ce n’est pas pour autant qu’il s’en approcherait. Lucy, c’est un peu comme la poupée effrayante que votre grand-mère laisse en haut du placard de la chambre dans laquelle vous ne dormiriez pour rien au monde. Lucy, c’est un mélange entre iRobot et Chucky. Andy n’est pas pressé que Seth lui donne des jambes. Déjà qu’elle n’en a pas et qu’il rêve quand même qu’elle se lève pour l’égorger dans son sommeil… ! Avant d’aller voir sa création, Seth a retiré les affaires de la valise d’Andrés et les a rangé dans sa chambre. L’adolescent jette son blouson sur le canapé et, pour le remercier, il va dans le deuxième séjour, là où se situe le piano. Il s'installe sur l'élégant tabouret un peu mousseux et entame le deuxième nocturne de Chopin à son père, car il sait que ça lui fait plaisir.


La mélodie résonne et transpire par tous les pores de la maison, Seth l'entend d'en bas. Andrés a l'air d'un garçon modèle. En plein milieu de la mélodie, il entend la porte d’entrée s’ouvrir et continue de jouer comme si de rien n’était. Tout de même, il tend l’oreille, et se demande lequel des Wilde vient les voir. Même s'il entend que Andrés joue dans le second séjour, ce n’est pas lui que le Wilde va voir en premier. La personne préfère aller dans la cave, là où il y a Seth, avec peut-être comme prétexte qu’elle ne veut pas déranger l'adolescent quand il joue. Andrés est très jeune mais il est loin d’être stupide. Il sait que les Wilde sont des électrons qui gravitent autour du noyau qu’est Seth. Seth est le roi, Lucas est le petit prince. Si Andrés est aussi extrême dans ses bêtises, c’est sûrement pour briser le schéma. Le garçon termine le nocturne. Ses mains laissent les dernières notes mourir lentement sur le piano, et il se lève pour descendre à son tour au sous-sol. En bas, il reconnaît le dos de son grand frère qu’il admire tant. Il s’approche, enserre fermement sa taille de ses deux bras et colle son front à la base de sa nuque.

"Lucas" qu’il murmure d’un ton pâteux et boudeur, parce que c’est Seth que Lucas est allé voir en premier, alors que lui-même, c'est toujours Lucas qu'il va voir en premier.

Andrés fait l’enfant, il sait que ça attendrit les Wilde. Dans deux ans, ça ne marchera peut-être plus, il profite tant que c’est encore possible. Il grimace un peu de douleur quand Lucas bouge. Le choc que son ventre a pris un peu plus tôt vient en rappel.


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J'écrivais
DES SILENCES
DES NUITS, JE NOTAIS L'INEXPRIMABLE
JE FIXAIS DES VERTIGES

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Re: [THE WILDE GANG] ✮ This is what you get when you mess with us ✻ ( Mer 7 Mar - 0:02 )


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Seth avait à peine congédié Andrés de corvée bagage que celui-ci avait déjà attrapé son skateboard pour s’élancer dans la rue. L’homme secoua légèrement la tête avec un fin sourire amusé et l’observa s’éloigner, l’œil bienveillant. En rentrant chez lui avec les valises, il vit que la femme de ménage avait suivi les instructions à la lettre : la maison brillait de propreté, mais comportait un désordre qui le rassurait et le faisait se sentir chez lui – il se demandait toutefois si le chapeau au beau milieu du hall n’était pas de trop. Seth le retira et le laissa trainer sur la commode de l’entrée, entre une cravate et un porte-monnaie vide. Il monta ensuite les valises et les vida dans les placards adéquats. Après un brin de rangement – mais pas trop sinon sa tension allait monter – Seth descendit à la vaste cave pour retrouver sa plus grande création. Lucy était le tout premier androïde fonctionnel au monde. Il y en avait deux ou trois autres quelque part dans le globe, dont le nom ne lui revenait pas, mais ils n’étaient pas aussi avancé et leur mobilité était beaucoup moins fluide. Alors que l'inventeur s’installait tranquillement à son tabouret proche de la table d’examen sur laquelle reposait Lucy, les premières notes d’un nocturne de Chopin lui parvinrent, son préféré. Andrés était bien vite revenu, bredouille, et semblait vouloir rendre service à son père, qui travailla avec un léger sourire flottant sur les lèvres. Ses enfants étaient parfaits, il ne le dirait jamais assez. « Ouvre » demanda Wilde à son androïde, afin qu’elle lui laisse libre accès au noyau interne situé dans son crâne. C’était sans compter l’absence totale de réponse du C3PO. Roulant des yeux, Seth se pencha sur le côté et récupéra son tournevis pour l’ouvrir de lui-même. En bricolant, il vit que le noyau était intact, et réalisa que le problème de réponse de son robot ne venait que d’un faux contact avec le boitier automatique. « Active » Lucy ouvrit ses paupières. Noyau intact, en effet. La commande orale de Seth venait également d’activer une dizaine de drones parsemés dans la pièce, de diverses formes, qui s’élevèrent dans les airs et se mirent à voleter lentement, en apesanteur. Wilde s’apprêtait à refermer le boitier de Lucy mais la sonnerie de son portable le fit sursauter. Calant le tournevis entre ses dents, il récupéra son portable de sa poche et découvrit sans surprise le nom d’Olivia. Seth décrocha, mit le haut-parleur et posa le cellulaire sur la petite table métallique à instruments à côté de lui. « Puis-je savoir ce que vous faites monsieur Wilde ? » Ouille, c’était sévèrement dit. Le tournevis lui échappa d’entre les dents. Seth était tellement surpris par cette interrogation (était-ce une question piège?) que son incompréhension se manifesta par un très intelligible :

« Hm... hmm ?
— D’accord. Vous avez donc oublié la réunion de ce soir. Merci de venir au plus vite, vos clients vous attendent.
— Je suis à Cap Harbor…
— Vous plaisantez.
— Hélas, non.
— Vous partez en vacances sans prévenir alors que j’ai mis ce rendez-vous sur votre agenda ! Je vous l’ai rappelé par téléphone et par mail !
— … Je suis prêt à parier qu’il y a au moins une de ces trois choses que vous prétendez avoir faite mais que n’avez p....
— Vous êtes IMPOSSIBLE !
— Je ne vous permets pas Olivia. Vous êtes vir…
— C’est vous qui êtes viré ! »

Seth cligna des yeux tandis que son assistante lui raccrochait furieusement au nez après lui avoir coupé la parole pour la deuxième fois consécutive. Je viens de me faire mettre à la porte de mon entreprise, songea t-il un instant avec hébétude. Haussant les épaules comme si tout était normal (et il pouvait se permettre car Olivia était un excellent porte-parole de Seth devant les clients), l’inventeur referma enfin le crâne de sa création. Il perçut du mouvement derrière Lucy, à l’entrée de la cave, et fit rouler son tabouret sur le côté pour vérifier l’identité de la personne qui se présentait. Il y avait des chances que ce soit Andrés, mais alors il devait avoir une bonne raison : le gamin avait une peur bleue de Lucy. Ce n’était pas lui ceci dit, mais sa Tornade, première du nom. Seth se leva aussitôt.

« Lu’ ! Comme je suis content de te voir !
— Je suis ravie de vous retrouver aussi Monsieur Wilde, répondit l’androïde de sa voix cordiale d’hôtesse.

Avec le surnom, Lucy s’était sentie visée. Seth ne savait pas si son robot était devenu plus stupide depuis la dernière fois qu’il était venu, ou au contraire, plus fin. « Désactive » eut-il le temps d’ordonner à son C3PO avant de prendre son fils à plein bras. Il le serra fort, comme si une guerre de cinq ans les avait séparé et que Lucas rentrait du front. L’étreinte de super-héros dura quelques secondes avant que Seth ne se détache un peu et ébouriffe les cheveux de sa tornade comme s’il avait encore dix ans (quand il en avait vingt de plus et le dépassait même en taille). Un drone volant et défaillant se rapprocha dangereusement d’eux et Seth le frappa de l’avant-bras pour éviter de se le prendre dans la face. Il roula des yeux quand la machine se mit à tournoyer sur elle-même à leur pied. Dans cet atelier, rien n’allait jamais convenablement. L’ingénieur se pencha et ramassa la machine pour la désactiver manuellement « J’ai des drones-caméra tu sais, ça pourrait te servir dans tes voyages. Ils sont beaucoup plus précis et performant que ... ce truc-là » dit Seth en emmenant l’objet vers le bureau calé contre le mur. Il s’attela à la réparation. La moitié des machines n’avaient pas répondu à la précédente désactivation et continuaient de planer insolemment en orbite. Tant que leur détecteur d’obstacle fonctionnait et que l’inventeur n’était donc pas susceptible de s’en manger, il ne s’en souciait guère.

« Avec Andy, nous avons vu ton ascension du mont Everest, fils. Tu m'impressionnes » Lucas pouvait dédier sa vie à taper sur des œufs avec une batte que Seth serait quand même fier de lui. Cependant, l’enfant en question était un aventurier et un alpiniste accompli, avec sa renommée dans le milieu. Un homme avec un grand cœur aussi. Seth cessa un instant ses travaux et lui jeta un regard à la fierté proprement paternelle « Tu n’es pas seulement monté sur le toit du monde, tu as permis à un de tes amis de réaliser un de ses rêves d’enfant. Ce Simonè est à mourir de rire soit dit en passant. » Merdouillant avec le drone dont le moteur se mit à fortement vrombir, Seth saisit finalement la clé à molette et lui assena un grand coup pour le rendormir. Puis, il reprit sur le ton de la conversation : « Tu sais, tu aurais dû aller voir Andrés. La première chose qu’il a fait en arrivant, c’est se précipiter chez toi. J’entends sa déception dans chaque note de ce nocturne mélancolique. C’est beau mais c’est très peinant aussi. Comment vont tes sœurs ? Et Dylan ? » En parlant du premier loup, la musique venait d’ailleurs de s’arrêter et on entendait ses pas dans l'escalier. La bonne raison pour descendre, il l’avait : Lucas. Andy l'enlaça par derrière et son marmonnement fendit le cœur à Seth, qui lâcha ses outils. Il alla vers lui et attrapa doucement sa petite tête brune adorable entre ses mains pour déposer un baiser dans ses cheveux. Le garçon fut pris en sandwich d’amour, ce qui devait être fortement dépaysant. Qu’il se rassure, les trois Wilde allaient se retrouver à se taper dessus tous ensemble très bientôt. « Tu vois Andrés. Je t’ai toujours dit que ça ne sert à rien de te précipiter. Tu n’écoutes jamais » En s’éloignant pour retourner à ses travaux, une petite moue crispée d’Andrés retint l’attention de Seth qui lui jeta un léger regard déconcerté. « Tout va bien Andy ? » dit-il. A ne pas regarder devant lui, il manqua de se prendre un nouveau drone dans la figure mais l’esquiva de justesse. « Désactive ! », pesta t-il plus fortement.


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Mais que faire de son regard ?
Regarder vers le ciel me rend nostalgique et fixer le sol m’attriste, regretter quelque chose et se souvenir qu’on ne l’a pas sont tous deux également accablants. Alors il faut bien regarder devant soi, à sa hauteur, quel que soit le niveau où le pied est provisoirement posé.
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Re: [THE WILDE GANG] ✮ This is what you get when you mess with us ✻ ( Dim 11 Mar - 12:24 )


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Suite à ses vadrouilles épuisantes à tout va, Lucas avait décidé de faire profil bas pour se reposer… d’une façon qui était la sienne. Alors que le soleil allait bientôt se coucher, il rentrait en moto à Southport Road après une journée de sport, de stunt, et de vitesse au Brewer’s Speedway. Une journée sobre, selon Wilde Jr. En rentrant chez lui, il voulut faire abstraction de la villa de son père, un peu en retrait dans l’allée en raison du vaste terrain sur lequel elle avait été bâtie. De cette manière, il n’aurait pas les boules de se faire rappeler que deux membres de sa famille étaient loin d’eux. Lucas ralentit au son de notes de musiques. Ce n’était pas un enregistrement, le nocturne était exécuté au piano. Il s’arrêta avec une forme d’appréhension et jaugea la demeure. Un sourire éclaira son visage lorsqu’il vit que des lumières y étaient allumées et que le son provenait bien de là. Andrés jouait. Aucun d’eux ne l’avait prévenu de leur arrivée et cette surprise lui fit tout drôle. Savoir que toute sa famille était réunit à CH l’en aurait presque ému aux larmes s’il avait un peu moins de contenance. Lucas rentra dans le domaine et laissa sa moto proche du garage.  Le portail était ouvert et la porte d’entrée n’était pas verrouillée, il entra comme chez lui. La mélodie, qui indiquait souvent que son père était en plein travail, orienta Lucas vers le sous-sol par automatisme, et il descendit les marches. Ce nocturne de Chopin était si apaisant qu’on se serait cru dans un rêve, auquel cas Lucas serait bien dégouté au réveil. Le fait que la cave ressemblait toujours à la quatrième dimension, notamment avec ses engins qui semblaient planer en orbite, n’aidait en rien à se croire dans le monde réel. L’inventeur émergea de derrière l’androïde en déplaçant son tabouret à roulette sur le côté. « Papa ! » s’exclama Lucas, tout heureux de le retrouver comme s’il n’avait pas grandi depuis ses trois ans. « Lu, comme je suis content de te voir ! » Le sous-sol était un foutoir, des drones voletaient de partout, Lucy se mit à bavarder alors qu’on lui avait rien demandé (Lu commençait à comprendre pourquoi elle faisait aussi peur à Andy), et Seth était égal à lui-même : toujours aussi débordé, bienveillant et fier de ses enfants. « C’est tellement cool que vous soyez là ! »  Lucas alla directement dans ses bras et le serra fort, comme il le faisait toujours. Cela en faisait peut-être un fils hors du commun, combien faisaient des câlins de guerrier à leur père, passé la trentaine ?  « J’espère que vous restez plus qu’une semaine cette f… » Il s’interrompit et fit un geste d’esquive car un drone fonçait sur eux. Seth le devança en le frappant du bras : Lucas n’aurait pas osé cassé son matos, lui. Son père ramassa ensuite l’objet qui faisait des siennes au sol et s’éloigna. « J’ai des drones-caméra tu sais, ça pourrait te servir dans tes voyages. Ils sont beaucoup plus précis et performant que ... ce truc-là » Lucas ouvrit de grands yeux émerveillés en songeant qu’il était stupide de ne pas y avoir pensé plus tôt. Cela ferait de tout nouveaux angles de vue pour ses cascades. En plus, si c’était fait par son père, non seulement ça aurait de la gueule mais en plus, ça aurait vraiment des rendus géniaux en images. Tout ce que faisait son père était génial de toute façon, même quand ça se cassait la gueule comme le drone qu’ils avaient failli se manger. « J’en veux trois ! » exigea t-il, en bon gosse capricieux qu’il était et qui oubliait parfois les formules de politesse « Comment ils cadrent ? A la détection de mouvement, avec des capteurs ? » Quoiqu’il en soit, c’était vendu ! Lucas retrouva son grand sourire lorsque son père lui fit savoir qu’il avait vu sa vidéo sur l’Everest, avec Simone. « J’ai accroché le drapeau avec le blason de la famille au sommet », lui fit-il savoir, au cas il ne l’avait pas vu sur les photos. Enfin, c’était plutôt le blason de l’entreprise Wilde mais… il y avait le mot Wilde sur le toit du monde quoi. « Il est génial hein ? Si tu veux encore plus mourir de rire, je vais bientôt poster la vidéo d’un roadtrip avec Sasha. Cet homme a crée un mème qui va devenir aussi célèbre que le « One does not simply » de Boromir, c’est moi qui te le dit » Lucas faisait évidemment référence au geste du brun quand il avait esquivé le baiser d’une demoiselle, et dont Lucas s’était difficilement remis. Il crispa un peu les épaules lorsque Seth refila un coup de molette à son robot. Il aurait pourtant dû le voir venir, ça ! « … Bon peut-être pas aussi célèbre, mais presque », se reprit-il, comme si son père l’avait remis, lui, à sa place. Seth était bien placé pour le connaître, le mème du Seigneur des anneaux, Lucas l’avait repris et envoyé à sa famille mille fois. L’un des slogans qu’il avait utilisé un jour était d’ailleurs parlant : « One does not simply mess with a Wilde »...

Lucas baissa un peu les yeux à la mention d’Andrés, pas sympa de lui flanquer ce genre de remords.« Tout le monde va bien… » L’air de rien, il n’aurait pas voulu couper son petit frère en plein nocturne, c’était bien trop joli, et la musique classique de manière générale, ça lui évoquait son enfance car Seth en écoutait toujours beaucoup, et Erza jouait du piano aussi. Parlant de lui, Andy avait cessé de jouer et s’était faufilé à pas de loup derrière son ainé pour l’enlacer par derrière. « Lucas… » Ce petit ton adorable et boudeur était déloyal. Lucas fondit sur place. « C’est mon champion ça ! » Il sentit une légère tension du côté de son frère quand il se retourna pour l’enlacer, mais l’interpréta comme une réticence aux câlins : Andrés était de loin le moins bisounours de la bande. Seth s’ajouta aux câlin, peu soucieux de refiler une overdose à Andy – et il avait bien raison. Le père se détacha en même temps que Lucas. « Ecoute papa, toi. Tout vient à point à qui sait attendre ! » fit-il semblant de le réprimander tout en lui donnant un faux coup de poing affectif sur le ventre, sans force, mais promesse de futurs bastons Wilde (ça lui allait vraiment bien de dire ça tiens…). Cependant vu la tronche que tira Andrés, Lucas eut un sérieux doute sur le dosage de son coup. « Tout va bien Andy ? » Si leur père avait tiqué, c’est que Lucas n’y était vraiment pour rien. « Qu’est-ce que t’as, tu t’es ramassé la figure ? » Il souleva vite fait son t-shirt et le lâcha dans la foulée parce qu’il s’attendait à ne rien trouver là-dessous mais… « Wow ?! » hoqueta t-il avant de rattraper le pan de son haut et le relever plus fermement. Andrés avait une énorme marque violacée sur son ventre, comme si on lui avait refilé un coup de genou. « Depuis quand c’est là ça ?! » demanda Lu avec hébétude. Ça avait l’air sacrément frais. Le kamikaze se demandait quelle genre de figure il avait foiré pour se faire un truc pareil au ventre, spécifiquement. Ce n’était pas un endroit commun, quand on ne faisait pas du combat. Suspicieux, Lucas croisa les bras avec un air solennel. Il était bien capable d’aller intimider et foutre des claques à des gosses de quinze ans si ceux-ci osaient cogner son frère. Rien à foutre de l’honneur, quand ça touchait la famille.  « Tu t’es fait ça tout seul ou t’as un nom à me donner ? »


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Re: [THE WILDE GANG] ✮ This is what you get when you mess with us ✻ ( Sam 17 Mar - 14:20 )


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La cave de son père est le croisement entre un film de science-fiction et un film d’horreur. Si L’étrange cas de Docteur Jekill et de M. Hyde avait été écrit au vingt-et-unième siècle, le sous-sol du schizophrène aurait sans doute cette allure là : des robots éventrés sur des tables d’examens, des étagères métalliques avec des outils chirurgicaux dessus, des démons d’acier planant en orbite tout autour, et le monstre de Frankenstein trônant au milieu de cette scène idéale de crime en spécial guest. Andrés n’ose même pas regarder Lucy, sinon il va regretter d’être venu. Heureusement qu’il est proche de Lucas et que Seth est là. Il ne peut rien lui arriver avec eux. Il ne se plaint pas quand Lucas se retourne pour l’enlacer en retour, malgré la douleur. La mine d’Andrés reste bougonne et il laisse même retomber ses bras le long de son corps de sorte que seul son frère le câline cette fois. Ce n’est pas qu’il n’apprécie pas un câlin de Lucas, c’est juste qu’il en remet la valeur en doute. Lucas fait ça à beaucoup de gens. Andy n’en demande pas beaucoup, juste que son frère soit moins facile d’accès aux autres. Il demande à être traité différemment de ces gens lambdas qu’il y a parfois dans ses vidéos. Lambdas, banals, fades, il ne manquerait pas de vocabulaire pour les qualifier. La seule chose exceptionnelle qu’on peut leur reconnaître, c’est d’avoir rencontré Lucas. Sans lui, leur vie, c’est un bocal vide avec des autocollants de cochons dessus, du moins, c’est l’impression qu’ils donnent à Andrés. C’est une des raisons pour lesquelles l’adolescent préfère la bagarre aux câlins. La bagarre, c’est un truc des hommes Wilde, c’est de la bastonnade qui fait mal, qui finit par terre, et qui fait rire parce que ça fait mal. Le jour où Andy verra son frère faire la bagarre comme ça avec quelqu’un d’autre, il sera très vexé.

"Moi aussi je veux faire l’Everest avec toi plus tard"

Andrés est un peu envieux de Lucas. Son grand frère accomplit des exploits qui font que toute la famille l’admire. Il a trente ans et il a un vécu qui cumule environ cinq vies complètes. Andrés se dit que lui-même, il n’a rien fait se sa vie. Il ne se rend pas compte combien c’est un drame de penser ça à son âge. Plus que de Lucas, il est jaloux de ce Simone, qui a accompli son exploit grâce à son grand frère. Andy est d’autant plus ennuyé qu’il sait que si lui-même tente l’Everest sans expérience à l’âge adulte, il perdrait un bras ou une jambe même en faisant l’ascension dans des conditions favorables. Il n’aura jamais une force physique semblable à celle de ces deux gaillards. Même s’il est sportif, il ne le sera pas autant qu’eux parce qu’il n’en fera pas un métier. Il sera toujours en-dessous. Son père dépose un baiser sur le sommet de sa tête et Andrés ferme un œil ennuyé. Un baiser de Seth, ça a de la valeur parce qu’il n’en donne qu’à ses enfants. Andrés fait quand même semblant que ça l’embête pour ne pas ressembler à ses aînés même s’il les admire. Il ne veut pas être la copie teintée de gris de Seth ou de Lucas. De toute façon, il n’y a qu’eux pour parvenir à être aussi mièvres en conservant ce charisme qui est le leur. Andrés, le jour où il se mettra à regarder le monde de la même façon qu’eux, il sait qu’il aura l’air d’un abruti. "Tu vois Andrés. Je t’ai toujours dit que ça ne sert à rien de te précipiter. Tu n’écoutes jamais". Seth a raison mais ce n’est pas une raison suffisante pour lui obéir. L’inventeur, c’est un génie dans sa branche de métier, mais c’est un enfant plus jeune que Andy pour le reste. Ainsi, quand il a raison sur des choses qui concernent la vie de tous les jours, c’est bien souvent un accident.

"Écoute papa, toi. Tout vient à point à qui sait attendre !"  

Il est aussi légitime pour Lucas de dire cette morale que Macaulay Culkin serait légitime en capitaine de la brigade des stupéfiants. Lucas, il est le pire. Même les ducs et les princes ne se permettent pas la moitié de ce qu’il fait pour avoir ce qu’il veut.

"V’là l’aveugle qui va m’apprendre à chasser" qu’il rétorque avec une grimace de douleur quand le poing de Lu' arrive dans son ventre, en douceur certes, mais en plein dans le mille de là où ça fait mal.

Andrés, il a cette bouille d’ange, mais le cynisme qu’il a parfois dans le regard est comme la lueur d’une lampe de chevet sur le livre de la vérité. Elle s’éteint à la volonté de son propriétaire. D’ailleurs, elle a déjà disparu et Andrés aborde ses yeux de chaton quand son père lui demande si tout va bien. Il hoche la tête, parce qu’il fait semblant de ne pas être une balance. Il ne répond pas à la question de Lucas et garde un silence contrit. Il espère qu’on insiste un peu. Lucas fait mieux encore, il soulève dare-dare son polo en le lâchant dans la foulée. Le geste est expéditif mais pas assez pour que la blessure d’Andrés échappe à son regard vif. Lucas s’exclame et soulève de nouveau son haut pour mieux voir. L’adolescent baisse curieusement la tête aussi, parce qu’il ne sait pas exactement ce qu’il a. Il voit l’aurore boréale barrant sa peau de lait et il se dit qu’il ne s’est pas raté du tout en effet.

"Depuis quand c’est là ça ?!"

"Depuis tout à l’heure"

Il relève la tête vers son frère, puis vers son père. La lueur blanche des néons révèle le vert de ses yeux, Andrés a conscience que ça le rend moins mignon que quand ils ont l’air marron. Malgré ce détail, il ne lâche pas l’affaire et conserve sa bouille d’ange qu’il maîtrise à la perfection. Lucas croise les bras et demande des comptes. Il est très sérieux. Andrés sait que s’il lui donne le nom d’un ado de son âge, Lucas sera quand même capable d’aller chercher sa joue et d’y inventer un nouvel instrument de musique. Cependant, le fripon a une autre cible. Il ne veut pas accuser, il veut nuancer. Il ment.

"Tout seul, même si on m'a un peu aidé… quand je suis allé te voir, je me suis fait renverser par Donovan, le voisin du 210… mon feu était au rouge, mais celui des voitures à l’orange alors j’ai pensé que c’était sans risque. Je ne l’ai pas vu venir et j’avais mes écouteurs dans les oreilles…"

Il hausse nonchalamment les épaules. Andy n’a jamais l’air coupable même en étant coupable, alors il affiche son air indifférent habituel et ça rend son récit beaucoup plus vrai. S’il est aussi bon menteur, c’est parce qu’il a toujours prêté attention à la façon dont il est honnête quand il l’est, pour pouvoir la reproduire et surtout, il a parfaitement conscience de comment les autres le perçoivent. En plus, Seth et Lucas ne savent pas que Andrés n’aime pas Donovan et qu’il apprécierait que cet homme joue au roi du silence jusqu’à la fin de sa vie si possible. Quand on n’a pas de raison de mentir, normalement, on ne ment pas.

"C'était à l’intersection devant chez madame Richards"

L’endroit est sélectionné avec soin, il n’y a pas de caméra au feu, pas de moyen de confirmer ses dires et en plus, c’est un croisement avec une bonne visibilité. Andrés a l’excuse d’être un adolescent irresponsable en skate ; mais un conducteur censé faire attention dans une zone piétonne, pour renverser quelqu’un, il faut soit qu’il l’ait voulu, soit qu’il ait été à côté de ses pompes à s’en fouler les chevilles.

"C’est moi le fautif, j’peux rien contre Donovan. Lui, il est juste con et jusqu’à preuve du contraire, la connerie ne tombe pas sous le coup de la loi… du moins quand j’allume la télé, c’est l’impression que ça me donne" qu’il dit avec désinvolture.

D’ailleurs, parmi tous les programmes débiles qui passent sur toutes les chaînes, la seule personne qui trouve grâce à ses yeux, c’est Ellen DeGeneres. Andy voue un culte secret à cette femme. Quand il dit qu’il ne peut rien contre Donovan avec la loi, c’est un message à Lucas et Seth comme quoi ils ne peuvent rien non plus, même s’ils doivent déjà s’en douter. Ils appuient juste que ce n’est même pas la peine d’essayer. Le mensonge d’Andrés, c’est un test. Il teste la réaction des Wilde pour évaluer leur amour. Et au final, c'est peut-être une revanche parce qu'il a l'impression qu'on ne l'aime pas assez. Comme Lucas la majorité du temps, il se moque des conséquences. Il a été à bonne école. Plus tard, il dira une petite prière pour que Dieu lui pardonne son mensonge. Ce n'est pas qu'il aime Dieu plus que sa famille, c'est juste que Lui, il aura moins de miséricorde en le jugeant, que les Wilde.


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Re: [THE WILDE GANG] ✮ This is what you get when you mess with us ✻ ( Dim 25 Mar - 13:44 )


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Sa tornade adorée était si emballée par l’idée de pouvoir utiliser ses drones pour ses aventures que Seth regretta de ne pas lui avoir proposé avant. Depuis le temps que son garçon faisait tout à la main ou en réquisitionnant des volontaires ! « Ils cadrent comme tu le souhaites Lu’, il te suffit juste de me dire ce dont tu as besoin. Considérant tes sports, je suggère un capteur sous forme de bracelet » Il désigna d’un signe du menton les divers joncs accroché à une grille rectangulaire fixée au mur à côté de lui. « J’ai accroché le drapeau avec le blason de la famille au sommet », Seth haussa les sourcils. Il n’était pas étonnant que l’ingénieur s’emmêle les pinceaux (ou plutôt les outils) de la sorte quand son fils disait des choses pareilles : leur emblème familial dominait le monde. Ce n'était pas pour arranger la prétention de Seth ! « Tu as fait une photo, j’espère ! Si ce n’est pas déjà le cas, mets-la sur les réseaux pour que toute la famille voit » Seth eut un grand sourire. « Je suis fier de toi Lu. On l’est tous » Sa tornade n’était pas seulement quelqu’un qui allait au bout de ses passions, c’était aussi un garçon très bienveillant. L’estime qu’il avait pour chacun de ses camarades se ressentait dans sa voix. « Il est génial hein ? Si tu veux encore plus mourir de rire, je vais bientôt poster la vidéo d’un roadtrip avec Sasha. Cet homme a crée un mème qui va devenir aussi célèbre que le « One does not simply » de Boromir, c’est moi qui te le dit » Seth lâcha un petit rire.« Je suis curieux de voir ça » Le One does not simply, était devenu un peu familial, Seth l’utilisait à n’importe quelle sauce. Son plus réussi demeurait celui envoyé après l’élection présidentielle : Juan does not simply get a green card. « … Bon peut-être pas aussi célèbre, mais presque » rectifia Lucas après que Seth eut refilé un coup de clé à molette sur son drone défaillant. L’inventeur envoya un coup d’oeil amusé à Lucas, et Andy ne tarda pas à montrer le bout de son petit nez. Il avait beau faire sa mine boudeuse, sa langue n’était pas moins aiguisée. La petite étreinte groupée révéla un certain souci apparemment physique du plus jeune.

Quand Lucas souleva rapidement le t-shirt, ils entrevirent tous les deux la même chose et Seth se rapprocha d'Andrés avec de grands yeux abasourdis. Il avait avancé la main comme pour soulever le pull à nouveau mais son fils Lucas l’avait largement devancé. Ils purent constater ensemble l’hématome conséquent barrant le ventre d'Andy. « Depuis quand c’est là ça ?! » Et Seth se demanda comment. L’inventeur s’imagina que son fils était tombé. Comme son ainé, Andrés n’était pas très prudent avec ses engins à roues. Lucas émit l’idée que Andrés ait pu se battre. Seth se sentit un peu bête de ne pas y avoir pensé. Il adorait tellement son enfant qu’il en oubliait combien Andy pouvait avoir une langue de vipère et que le sang de certains ne ferait qu’un tour avec ses remarques. Les adolescents y étaient plus sensibles. Les adultes avaient tendance à lui pardonner. Et en fait, Seth lui-même trouvait son côté sarcastique adorable… ce qui n’était pas objectif du tout, parce qu’il avait l’impression que son fils lui empruntait ce trait de caractère. Néanmoins, il était vite rentré à la maison tout compte fait… déclencher une bagarre en si peu de temps, alors qu’ils venaient à peine de rentrer à Cap Harbor, ce serait assez lunaire. Cela étant, rien n’était impossible chez un Wilde. Andrés raconta la vraie version (hum. Celle que Seth pensa vraie du moins). Dès qu’il entendit le mot "renverser", Seth crut halluciner. Il bugua comme un Windows à la ram saturée. Leur connard de voisin Donovan Harper avait renversé son garçon, un connard qui n’avait même pas daigné le raccompagner chez lui pour prévenir son père et s’excuser platement.

« Il s’est arrêté au moins ? » s’estomaqua Seth. Cela se saurait ! « Quelqu’un a vu l’accident ? » Bien évidemment, non. Et il ne vint pas à son esprit que Andy ait pu mentir. Pourquoi ferait-il une chose pareille? Dès que l’inventeur vit Lucas faire un mouvement vers la sortie, il lui attrapa fermement le bras. « Lucas, ce n’est pas comme ça que ça va se régler ! Si tu lui pètes simplement la figure, c’est nous qui serons en tort ! On n’a aucune preuve qu’il a renversé Andrés, le feu rouge de Richards n’a pas de caméra et on n’a personne pour témoigner si on le traîne en justice ». Seth ne se rendait pas compte qu’avec son nom et sa fortune, il pouvait aisément convaincre des tribunaux : la justice était corrompue jusqu’à la moelle et lui, il avait le malheur d’être naïf. Toutefois, il n’était pas en train de dire qu’ils étaient dans une voie sans issue, loin de là. « C’est moi le fautif, j’peux rien contre Donovan. Lui, il est juste con et jusqu’à preuve du contraire, la connerie ne tombe pas sous le coup de la loi… du moins quand j’allume la télé, c’est l’impression que ça me donne » renchérit Andrés. Son père fit un sec signe négatif de la tête. « Je ne vois pas en quoi c’est ta faute, tout le monde est censé ralentir à l’orange ! Il ne l'a pas fait. C’est facile, la maladresse, quand tu n’es qu’un sombre chien né avant la honte… » maugréa Seth entre ses dents, les bras fermement croisés et tendus. Il releva son regard agacé vers ses deux fils et haussa un peu les sourcils. « Je propose qu’on écrase ses gosses avec une voiture sans matricule, afin qu’il sache ce que ça fait », claironna t-il avec un si grand sérieux, un si grand naturel, qu’on pouvait s’inquiéter sur sa santé mentale et d’un actuel état psychotique. Mais bien sûr qu’il plaisantait, ce bougre pince-sans-rire. Il n’allait pas s’en prendre aux enfants certes, jamais, mais ça ne voulait pas moins dire que Donovan fucking Harper n’allait pas mordre la poussière « … Sérieusement et en tout honnêteté, je ne veux plus de ce danger public dans le quartier. Nous n’allons évidemment pas le tuer, cela constituerait une trop grande perte pour notre patrimoine des salopards » Comme tout le reste des Wilde, Seth n'avait jamais apprécié ce type. L'exil, c'était la meilleure sentence possible selon lui. « Je propose qu’on lance sur lui les dix plaies des Wilde, et je ne garantie pas qu’il n’aura pas déjà quitté la ville avant qu’on n’ait abattu sur lui la dernière. Par quoi on commence ? »


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Mais que faire de son regard ?
Regarder vers le ciel me rend nostalgique et fixer le sol m’attriste, regretter quelque chose et se souvenir qu’on ne l’a pas sont tous deux également accablants. Alors il faut bien regarder devant soi, à sa hauteur, quel que soit le niveau où le pied est provisoirement posé.
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Re: [THE WILDE GANG] ✮ This is what you get when you mess with us ✻ ( Ven 30 Mar - 13:27 )


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Andrés était toujours égal à lui-même, avec sa gueule d’ange, ses grands yeux adorable qui se faisaient un peu crédules, enfantins, tandis qu’il balançait ses répliques cinglantes sur le ton de l’innocence, comme s’il ne faisait pas exprès. Comme s’il ne faisait que de simples constats. Ce n’était pas d’innocents constats, c’était de grosses vannes dites par un gosse surdoué qui essayait de se camoufler pour pas qu’on le voit venir quand il nous la mettait à l’envers. La douille, elle suivit dans la seconde où Seth et Lucas découvrirent son hématome. Même s’il était parfois un peu méfiant avec son petit frère (méfiance souvent étouffée par la mignonnitude de celui-ci), Lucas mordit aussitôt pour ce cas-ci. Andrés n’était pas du genre à faire de cadeau à ceux qui lui ont causé du tort. S’il donnait le nom de Donovan, c’est qu’il était vraiment fautif. D’une certaine façon, il l’était, Andy avait juste donné une circonstance beaucoup plus aggravante pour expliquer sa blessure. Lucas vit mentalement comment l'hématome avait pu se former, le choc du ventre du gosse sur l’avant de la voiture tandis qu’elle lui fauchait les jambes. Et que ça arrive à son tout petit frère, ça lui serrait le cœur. Alors que Seth faisait un mini-interrogatoire dont les réponses ne firent que prouver le haut classement de Donovan sur l’échelle de la fils de putterie, Lucas ressentit comme une envie pressante d’évacuer sa révolte. La mâchoire contractée, le regard mauvais, il décroisa les bras. « Ok, faut tirer ça au clair », dit-il en faisant un mouvement vers la sortie. Lucas se fit arrêter illico par son père. Non, il n’avait pas l’intention de casser la gueule à Donovan, il comptait juste lui extorquer des explications et des excuses avec de grandes gifles et plus si animosité. Ah oui, il allait peut-être lui péter la figure tout compte fait. Hélas, sans preuve ni témoin, il n’allait que porter préjudice à la famille. Et en fait, c’était bizarre cette histoire d’absence totale de preuve. Le feu rouge sélectionné, si on faisait le trajet jusqu’à chez Lucas, ça impliquait d’avoir fait un petit détour. Il y avait peut-être un truc que Andrés ne disait pas. Dans tous les cas, on lui avait fait du mal. Harper n’allait pas s’en tirer comme ça. « C’est moi le fautif, j’peux rien contre Donovan. Lui, il est juste con et jusqu’à preuve du contraire, la connerie ne tombe pas sous le coup de la loi… du moins quand j’allume la télé, c’est l’impression que ça me donne » dit-il avec la nonchalance de quelqu’un qui ne mesure pas la gravité de la situation, ou qui s’en fout. Cela correspondait plus à Andrés, de s’en foutre, car il était excellent en mesure de toute chose, le gosse. « Je ne vois pas en quoi c’est ta faute, tout le monde est censé ralentir à l’orange ! Il ne l'a pas fait. C’est facile, la maladresse, quand tu n’es qu’un sombre chien né avant la honte… » répliqua Seth. « Feu rouge ou pas il déboule toujours comme un connard dans les allées et proche des écoles », renchérit Lucas, les dents serrés sous l’effort de ne pas hurler sa colère. Leur voisin se permettait des trucs que même ce cinglé de Lucas ne se permettrait pas.

Leur père proposa qu’il faille rendre la pareille à Donovan en écrasant ses gosses aussi, avec une tranquillité telle que Lucas resta un instant à l'observer bouche bée. Ah, non, il déconnait. Mais la sentence finale, l’exile, avait quand même sa dose de cruauté. Les dix plaies, c’était d’ailleurs un des pires châtiments des hommes Wilde, qui n’avait été infligé qu’une fois auparavant. Ca commençait par la destruction matérielle, ça passait par la pression familiale parce que tous les membres prenaient cher, et ça pouvait même aller jusqu'à la destitution du job de l’ennemi en dernier recours. Tout ça sans se faire attraper la main dans le sac. En même temps, ce trou d’cul de voisin, il était temps qu’il parte.  « Par quoi on commence ? » « Sa caisse » répondit spontanément Lucas. Autant débuter par l’arme du crime. Une splendide Mercedes S65 AMG à 250 000 $ environ. Cette somme à perdre, ça faisait mal au cul, mais ça ne vaudrait jamais la mise en péril de la vie de son frère. « Papa, là ça devient ton domaine, il nous faut savoir s’il a une assurance, et si oui, ce qu’elle couvre. Il y a peu de chance qu’elle rembourse le vol. La mienne ne couvre que la casse, et passé un certains montant, je dois aussi mettre de ma poche... il faut qu’il paie plein pot » Dommage pour certains, les Etats-Unis ne sont pas les champions de la mutuelle. Lucas ne connaissait strictement rien en piratage, et n’était d’ailleurs pas doué en informatique tout court. Lui, à part les réseaux sociaux et montages vidéo, il était une sacrée bille. En revanche, il savait que son père avait les moyens d’accéder à cette information. En attendant qu’il y parvienne, Lucas jeta un regard irrité à son frangin. « Andy, t’aurais dû nous dire immédiatement ce qui t’étais arrivé. Qu’est-ce que t’aurais fait, si on n’avait rien vu ? » demanda alors Lucas en haussant un peu les sourcils, inquisiteur. « J’te connais, t'aurais pas gentiment laissé couler ». D'ailleurs, c'était pour ça qu'il avait balancé la vérité au final, parce qu'il devait se dire que l'union fait la force, et qu'une vengeance à plusieurs serait de taille. Oui, Lucas le connaissait lui, et son côté revanchard maladif qui le poussait à toujours faire le double du mal qu’on lui avait préalablement infligé. Il le connaissait parce qu'Andy ne portait pas toujours de masque avec lui. Et si l'ado comptait faire vengeance lui-même, tout seul, il avait peut-être prévu ce sur quoi Seth avait plaisanté : aussi terrible que cela puisse paraître, Lucas ne serait pas étonné si on lui disait un jour que Andrés avait balancé d’autres gosses sous les roues d’une bagnole. Lucas adorait Andy, mais s’il n’était pas son petit frère, il en aurait sans doute un peu peur. A de rares occasions, le gamin avait déjà fait preuve d’un vice qui faisait froid dans le dos.


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Re: [THE WILDE GANG] ✮ This is what you get when you mess with us ✻ ( Lun 2 Avr - 12:31 )


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Il fait de petits signes négatifs de tête à chaque question de son père, avec son regard de bébé chiot qui a l’impression de se faire enguirlander par son maître en se demandant ce qu'il a fait de mal. Il a l’air tellement mignon que ça écoeure qu’on ait renversé cet adorable polisson. Quand il souligne que c’est sa faute à lui, et non pas Donovan, ça leur fait une belle jambe comme un bracelet VIP dans une partouze de séropositifs. Lucas contient difficilement sa colère, il a l’air à deux doigts de casser quelque chose, s’il pouvait commencer par Lucy, ça arrangerait beaucoup Andrés. Seth prend sa décision et prononce l’exil comme sentence.  Andrés se  fait du mal intérieurement pour ne laisser passer aucun sourire content. Non seulement il a sa vengeance, mais en plus les deux hommes trouvent que ce petit accident mérite le pire châtiment des Wilde. Dans leur colère, le garçon ressent aussi l’amour et ça le soulage un peu. Il se dit qu’il n’est pas la tumeur bénigne de cette famille, il en est un membre à part entière. Il n’y en a pas que pour Lucas, même s’il le mériterait, il y en a aussi un peu pour lui. Lucas décide que la voiture de Donovan doit être la première cible, Andy trouve que c'est intelligent. Y a pas meilleur moyen de réduire les grosses burnes d'un homme à l'état de tomates cerises qu'en s'en prenant à sa voiture. Quand Seth fait les recherches pour eux, Lu se montre suspicieux avec son petit frère et il a bien raison. Andrés prend une mine désolée et vexée devant le ton de reproche. Il n'aime pas quand Lucas n'est pas content de lui.

"J’étais pas sûr encore. J’avais pensé à une fuite de gaz quand la famille serait partie. Mais avant, j’voulais vérifier sur internet que c’est suffisant à détruire une maison", qu’il explique d’un ton peu certain, enfantin.

Il hausse un peu les épaules et met les mains dans ses poches. Il fait semblant de ne pas savoir comment ça marche, de devoir tâtonner, pour ne pas faire peur. En réalité, Andrés pourrait écrire un ouvrage 36 méthodes pour réduire un foyer en miettes. Des bruits de pas se font entendre dans les escalier et Andrés se demande, lequel des Wilde ? Il s’amuse à essayer de deviner et vu le nombre qu’ils sont, c’est pas simple. Il faut vraiment être attentif et observateur comme Andrés pour avoir une chance de démêler. La démarche est un peu militaire, plus marquée que celle d’Erza. On dirait Farell. Andy devine juste quand il voit apparaître son oncle. Lui qui s’amuse à lire les pensées, la personnalité, et le degré d’intelligence dans le regard des autres, se dit qu’il devrait tenter l’expérience avec l’allure et la démarche. Les apparences disent tout, c’est juste que ceux qui ne savent pas les interpréter vont s’excuser du prétexte que l’habit ne fait pas le moine.

"Bonsoir tonton ! C’est bien que tu sois là"

Farell, c’est un allié de taille dans ce genre de situation. C’est parfois même le fouet qui permet de monter les Wilde en neige. Andrés s’approche pour tenter un check ou une tape amicale sur le biceps mais il se fait attraper dans les bras de son oncle pour un câlin qui le fait rouler des yeux. Andy, il a beau être le plus Che Guevara de la bande, on le traitera toujours comme un Tinky Winky. C’est d’autant plus humiliant venant de Farell que c’est le moins démonstratif de la famille. Andrés se dit que, au moins, sa petite tête mignonne fait encore fondre les cœurs et endort la méfiance. Après les bonjour comment ça va, Andy le tient au courant.

" Rell, on a condamné Donovan Harper à l’exil parce qu’il m’a renversé" qu’il explique naturellement, avec un brin de crédulité, comme s’il ne comprend pas la gravité de son propre accident, ni la gravité de la décision de Seth. "Du coup, on va commencer par s’en prendre à sa voiture"

D’ailleurs, leur père confirme qu’en tout cas, Donovan a bien pris une assurance en l’achetant. L’ombre du cynisme traverse le visage d’Andy et le sarcasme lui glisse inévitablement d’entre les lèvres comme du sable d’entre les doigts.

"C’est à peu de choses près ce qu’il aura fait de plus intelligent dans sa vie" qu’il balance avec désinvolture.

Avec les autres Wilde, il s’approche de l’écran pour vérifier les clauses et il a un petit plissement d’yeux malin. Lucas avait eu raison.

" Ça ne couvre pas le vol. Trop fort, Lu."



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Re: [THE WILDE GANG] ✮ This is what you get when you mess with us ✻ ( Sam 7 Avr - 20:40 )


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C’était toujours une belle surprise en rentrant du travail, de découvrir la maison de son grand frère animée. Animée, c’est peu de le dire, il y avait de la lumière à chaque fenêtre alors qu’ils n’étaient que deux à vivre là-dedans, et à se prendre pour des princes. Farell gara sa Ford devant la villa. Les voitures de Seth avaient le luxe de toute avoir un garage, contrairement à la plupart du voisinage qui se garait comme Farell. Le portail lui était ouvert, comme à tous les Wilde, grâce au système de reconnaissance faciale. Il en allait de même pour la porte d’entrée. Dans le hall, Farell jeta un coup d’œil du côté du séjour, puis à l’intérieur de la cuisine, il descendit ensuite au sous-sol pour y trouver son frère et ses deux neveux. A en juger par leur expression, il y avait comme une odeur de complot qui flottait dans l’air. « Je vois qu’on n’en a toujours rien à cirer de l’environnement par ici. Tu es au courant que toutes les pièces sont allumées Seth ? » « Bonsoir tonton ! C’est bien que tu sois là ! » Le petit bout s’approcha et les bras de Farell se refermèrent sur lui par reflexe pour le serrer affectueusement. « Salut Andy » dit-il à l’adresse du jeune homme. Il ne prêta pas attention à son petit soupir ennuyé. Ça le rendait plus adorable encore et Farell avait déjà suffisamment de tendresse à son égard. Il libéra le garçon et s’avança vers Lucas. L’oncle secoua légèrement la tête en jouant l’air ennuyé et réprobateur.

« L’Everest… » il attrapa fermement les deux épaules de Lucas et donna une forte secousse. Son regard clair était à la fois complètement hostile de jalousie, mais aussi complètement fier de son neveu « Sale mec » siffla t-il en l’attirant pour lui offrir une forte étreinte, clairement moins tendre que celle réservée au bout de chou de famille. Seth n’eut le droit pour sa part qu’à une légère claque derrière la tête et un ébouriffement de cheveux. « Content de te revoir, frangin. Vous empestez les problèmes et les manigances. Puis-je savoir de quoi il en retourne ? » Il fit quelques pas dans la pièce et observa la fameuse Lucy avec une mine un peu pincée. Elle était à la fois terrifiante et fascinante. Farell en détacha son regard et eut l’œil furieux en apprenant que Andy avait été renversé. Ça donnait un coup dans les nerfs, au point de vouloir aller frapper Donovan jusqu’à ce qu’il devienne muet, mais ça c’était une mauvaise idée. Le trainer en justice ne serait pas non plus une bonne idée. Farell n’était pas au courant de l’absence de preuve, mais il jugeait à vue de nez qu’aucune peine du tribunal ne serait suffisamment adéquate. L’exil, il fallait juste manquer d’un peu de conscience, ou de cœur, pour l’exécuter avec sang froid et sans regret, chez les Wilde. Farell manquait de cœur pour sa part.

« Il était temps. Chaque fois qu’il l’ouvre, je regarde juste ma main en me demandant avec quel côté je vais le gifler », répondit-il d’ailleurs avec une indifférence totale quant au fait de faire de la vie de leur voisin un enfer jusqu’à ce qu’il mette les voiles. Que Harper soit un sombre connard n’aidait pas à susciter la pitié de Farell. Seth leur annonça que Donovan avait pris une assurance pour sa voiture. « C’est à peu de choses près ce qu’il aura fait de plus intelligent dans sa vie » Farell souffla d’amusement en regardant Andrés. Toujours aussi malin le gosse. Les garçons s’approchèrent de l’écran sur lequel Seth travaillait, et Farell fit de même, les mains dans les poches de son pantalon de costume. Il était un peu trop bien sapé pour l’occasion. « Ça ne couvre pas le vol ».

Farell opina du chef. Par déduction, il savait à peu près comment les choses allaient se dérouler par la suite. Il fallait d’ailleurs que quelqu’un se dévoue. « Je m’en occupe » dit-il avec neutralité. Il venait à peine d’arriver, que ça partait déjà en vrille. Une journée presque comme une autre chez son grand frère. « Tu la déverrouilles et la démarres à distance, Seth ? » Easy peasy quand on avait ce génie dans l’équipe. Aucune porte ne restait fermée, aucun système ne leur résistait. Farell s’occuperait de la deuxième tâche ingrate : conduire la voiture volée. Il voulait que les deux mômes (oui Lucas, toi aussi) ressortent avec les mains le moins sales possibles.

Farell sortit de la cave et rejoignit la chambre merveilleusement rangée de Seth. Il retira sa veste noire de costard qu’il jeta sur le lit, puis déboutonna sa chemise. Il l’y lança négligemment également. Fouillant le placard où les chaussettes était mélangées aux pulls, il récupéra un t-shirt et un gilet Abercrombie à capuche. Il se rhabilla avec, conscient de son style craquelé avec ses chaussures italiennes et son pantalon Armani dont la marque était enfouie sous le sweat qui dépassait. Avant de partir, Farell arrangea quelques détails avec Seth, lequel allait devoir surmonter la difficulté de la distance pour pirater la sécu de la voiture de Donovan. A l’entrée, il donna la suite du plan aux garçons. « Je fais le tour avec sa voiture, je vous récupère derrière la maison et je vous emmène en balade » dit-il avec un petit sourire. Certes, il voulait impliquer les deux plus jeunes le moins possible, mais pas les laisser de côté pour autant. Les méfaits ont meilleure saveur quand ils sont commis tous ensemble. Sans compter qu’ils allaient tous devoir faire un concours d’idées pour savoir ce qu’ils feraient de la Mercedes. « Pourquoi s’en priver, avec une si belle voiture ? » Il leur envoya un petit clin d’œil et rabattit sa capuche sur sa tête avant de partir.



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Re: [THE WILDE GANG] ✮ This is what you get when you mess with us ✻ ( Mar 17 Avr - 13:23 )


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Sitôt demandé, sitôt fait, Seth se dirigea vers son siège et le fit rouler jusqu’à ses ordinateurs pour lancer l’opération de piratage. Lucas n’avait pas tort, pour être un bon hacker, il fallait être un excellent cracker avant. Sur cette affaire, il ne s’agissait heureusement pas de pirater des informations confidentielles du FBI ou de la NASA, mais seulement les données d’un site internet de sécu. Rien de bien compliqué si ce n’est que Seth ne savait pas lequel exactement. Rien n’empêche qu’il pouvait très bien se débrouiller avec un simple logiciel de crack, conçu d’ailleurs par lui-même. Pendant ce temps, son petit dernier venait grosso modo de dire qu’il comptait détruire un foyer par un moyen dangereux pour lui et pour bien d’autres, mais ça coula complètement d’une oreille à l’autre pour Seth. Il pensait sincèrement que son garçon plaisantait. Seth avait lui-même ce genre d’humour. Il était le premier dupé par la bouille de petit ange de son fils. En entendant des pas dans la cave, il jeta un coup d’œil interrogateur par-dessus son épaule. Un sourire illumina le visage de l’inventeur. « Tiens Rell, bienvenue ! »

Le premier site n’avait rien donné, il tenta celui d’une autre mutuelle. « Je vois qu’on n’en a toujours rien à cirer de l’environnement par ici. Tu es au courant que toutes les pièces sont allumées Seth ? » L’intéressé pinça un peu les lèvres non sans rester concentré sur sa tâche. « Hem. Pas exactement. Je suis à peu près certain que la salle de bain d’Andy est éteinte » Farell salua les Wilde un à un comme il se doit… sauf son aîné bien sûr, qui se fit ébouriffer les cheveux comme un môme. « Hé. C’est moi le grand frère, c’est à moi de faire ça » rouspéta t-il avec autorité. Or comme le disait si bien Andrés, Seth était au degré zéro de la crédibilité quand il essayait d’être autoritaire. « Content de te revoir, frangin. Vous empestez les problèmes et les manigances. Puis-je savoir de quoi il en retourne ? » « … on est si prévisible que ça ? » « Rell, on a condamné Donovan Harper à l’exil parce qu’il m’a renversé » intervint Andrés, pour faire simple. « Aujourd’hui même » précisa Seth d’un ton rogue. Farell prit la nouvelle très sobrement, comme à son habitude. « Il était temps. Chaque fois qu’il l’ouvre, je regarde juste ma main en me demandant avec quel côté je vais le gifler » Seth pouffa de rire. « Du coup, on va commencer par s’en prendre à sa voiture » « Une mercedes S65 AMG. Je suis actuellement en train de chercher s’il a une assurance et ce qu’elle couvre. Nous ne devons pas faire l’erreur d’y attribuer un dommage qui soit remboursé. D’ailleurs…Bingo. Il en a bien pris une pour sa voiture » C’est à peu de choses près ce qu’il aura fait de plus intelligent dans sa vie » Le grain de sel à l’acide sulfurique d’Andrés. Le nom de Donovan Harper entré sur la barre de recherche de crack donnait enfin un résultat. Seth venait de trouver son contrat et cliqua sur le lien. Les autres Wilde s’approchèrent pour lire avec lui les informations. « Ça ne couvre pas le vol » dit-il en même temps que son fils. « Trop fort, Lu. » ajouta Andy. Seth l'approuva. Il fit pivoter sa chaise tandis que Farell se proposait en tant que cambrioleur. Moment propice pour eux car le soleil était couché, en effet. L’aîné en fut soulagé. Si la tâche lui avait été incombée à lui, Seth aurait été si nerveux qu’il aurait  commis une bêtise en voulant voler la voiture. Il aurait probablement foncé dans un lampadaire. Il hocha la tête avec un léger sourire entendu avec son petit frère. Dans les conneries des Wilde, Seth était la tour de contrôle, et Farell, le pilote d’avion de chasse. « C’est toi le patron, Rell », le complimenta t-il. « Tu la déverrouilles et la démarres à distance, Seth ? » « Sans problème » Seth récupéra un des drones désactivés et le brancha à son PC tandis que son frère gravissait les escaliers. « Ne va pas trop loin » le prévint-il. Farell comptait juste mettre une tenue un peu plus appropriée, pas de quoi s’inquiéter qu’il se lance tête baissée.

Après avoir inséré plusieurs données à son robot le plus performant, Seth l'activa. « Viens Friday » Le drone s’éleva dans les airs et suivit son inventeur. Seth retrouva Farell sur le pallier. « Emmène Friday, il a un micro et une vision à 360°,  tu pourras communiquer avec nous et si quelqu’un approche, tu seras vite prévenu. Friday va désactiver l’alarme par magnétisme, je lui ai transféré tous les mot de passe de chiffrement que j’avais en stock… il y en a forcément un qui va correspondre et déverrouiller les portes. Pour le moteur, j’en fais mon affaire » dit-il en lui administrant une tape encourageante sur le bras. La suite du plan, son petit frère l’avait exposée à merveilles. Une balade tous ensemble. Il faut dire que Seth était lui-même à court d’idée sur le sort de la voiture, après. L’inventeur leva le pouce à l’adresse de son frère et retourna auprès de ses ordinateurs. Afin de faciliter le vol, Friday mit hors service le lampadaire proche de la maison de Donovan pour plonger ce pan de rue dans l'obscurité. Grâce aux informations cryptées recueillies par le drone sur la voiture, Seth put également pirater le reste du système et démarrer le moteur à distance. Ce n’est pas n’importe quel génie qui pourrait reproduire ça chez soi ! Seth quitta la cave « Venez les garçons ! » dit-il à l’adresse de ses fils. Le trio se faufila à l’extérieur par la porte arrière, celle du premier séjour donnant sur la terrasse. Ils traversèrent ensuite le jardin et passèrent le portail. Avec la taille du terrain, ils arrivèrent très peu de temps avant Farell. Seth contourna la voiture et monta à l’avant. « Fonce ! » Au bout de quelques secondes, sa tête commença légèrement à tourner tandis qu’une douleur lui retournait l’estomac. L’inventeur se sentait nauséeux, il essayait de rester silencieux au départ mais…il tint une minute montre en main avant de se plaindre. « Je crois que je vais être malade… tu peux… rouler moins vite et … plus droit ? »


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Mais que faire de son regard ?
Regarder vers le ciel me rend nostalgique et fixer le sol m’attriste, regretter quelque chose et se souvenir qu’on ne l’a pas sont tous deux également accablants. Alors il faut bien regarder devant soi, à sa hauteur, quel que soit le niveau où le pied est provisoirement posé.
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Re: [THE WILDE GANG] ✮ This is what you get when you mess with us ✻ ( Jeu 26 Avr - 21:16 )


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« J’étais pas sûr encore. J’avais pensé à une fuite de gaz quand la famille serait partie. Mais avant, j’voulais vérifier sur internet que c’est suffisant à détruire une maison » l’informa tranquillement le garçon. Andrés devait être assez sérieux mais Lucas crut à une plaisanterie, puisque l’ado avait un peu le même humour cynique que leur père. « Hum… ok » répondit Lucas avec un air un peu perplexe. Peut-être Andy sous-entendait-il simplement qu’il n’avait pas encore réfléchi à sa vengeance. « C’est parfois suffisant à détruire un immeuble entier, pour information… », ajouta t-il, l'air de rien. Tout comme son petit frère, Lucas tourna curieusement la tête vers les escaliers de la cave, en entendant les bruits de pas, un peu appréhensif. Si c’était Erza, ils pourraient difficilement mener leur mission à bien. Heureusement, ce n’était pas sa démarche. Et puis, sachant que Seth n’avait pas prévenu de son arrivée, il y avait de forte chance que ce soit un Wilde de Southpoart. Effectivement, c’était Farell. « Tonton ! » s’exclama Lucas avec un grand sourire. « Bonsoir tonton ! C’est bien que tu sois là » Tu m’étonnes, leur oncle allait apporter sa petite touche personnelle à l’opération. Lucas fronça légèrement les sourcils quand Rell fit remarquer que leur baraque était allumée de partout comme le château de Versaille. « J’avais pas remarqué » commenta Lu’, dubitatif, avant de croiser les bras. « T’abuses papa ». Lui aussi était assez sensible à l’environnement. Après son câlin à Andrés, Farell s’approcha de son autre neveu, qui s’avança également. « L’Everest » Lucas ouvrit de grands yeux ébahi, heureux comme un gosse que son oncle Farell le suive sur Youtube (son oncle n’était pas un fana des réseaux sociaux pour ainsi dire, c’était donc un exploit). « T’as regardé la vidéo ?! » « Sale mec » Lucas ricana et offrit une forte étreinte à son oncle. On lui résuma ensuite la situation et tous s’approchèrent de l’écran pour constater que Lucas avait raison quant au vol. « Trop fort Lu » l’intéressé adressa un sourire doublé d’un clin d’œil à son petit frère. Leur oncle prit la situation en mains. « Tu la déverrouilles et la démarres à distance, Seth ? » Ça ne rigolait pas avec tonton Farell. Celui-ci s’éclipsa en premier. Pendant que leur père préparait le terrain, Lucas passa un bras autour des épaules d’Andy et monta les escaliers avec lui. Le jaugeant un bref instant, la tête tourné vers lui, il remarqua : « T’as grandi depuis la dernière fois », c’était d’autant plus flagrant maintenant qu’ils étaient côte à côte. Lucas ébouriffa affectueusement ses cheveux et déposa un baiser sur le sommet de sa tête. « J’parie que t’as un succès d’enfer avec les filles toi » Le truc avec Andy, c’est qu’il était assez irascible avec les autres ados. Donc, il faudrait plutôt dire : Tu aurais un succès d’enfer, si tu le voulais. Ils n’eurent pas vraiment le temps de bavarder de quoi de neuf à New York, que Farell était déjà de retour, moitié homme d’affaire, moitié gangster. Lucas observa le drone Friday avec un fort intérêt. Pendant que son père détaillait ses capacités à Farell, Lucas glissa à Andrés « J’veux le même… » Leur oncle leur narra la suite de l’aventure : une balade en famille. « Oh yeah. Fais gaffe qu’on te grille pas Far’ »


Patientant avec les autres gars, un peu tendu, Lucas suivit l’avancée de Farell depuis la fenêtre. « Venez les garçons » Pas de temps à perdre, ils se lancèrent dans le jardin et parcoururent l’arrière propriété pour rejoindre leur oncle qui avait fait un succès de mission exemplaire : il ne fallait pas en attendre moins de lui. Seulement voilà, rien ne pouvait être parfait. « Je crois que je vais être malade… tu peux… rouler moins vite et … plus droit ? » « Désolé papa, mais comme toutes les routes, il y a des virages », intervint Lucas. Assis à l'arrière, au milieu, il se pencha entre les deux sièges avant pour jeter un coup d’œil à son père qui avait pâli à vue d’œil. Comme Seth conduisait tout le temps quand Lucas était avec lui, le fils avait un peu oublié le mal des transports de celui-ci quand ce n’était pas le cas ! « Oh merde… tiens le coup papa. Faut qu’on quitte la ville au plus vite là, on est en plein délit j’te signale ! ». Seth n’avait pas le choix de toute façon. Farell ne pouvait pas trop se presser en plus, car ce serait con de se faire arrêter pour un excès de vitesse, et présenter ensuite les papiers d'un véhicule qui n'était pas à eux. Finalement, ils sortirent de la ville et empruntèrent les chemins de campagne. « Bah putain » soupira Lucas quand Farell se rangea sur le côté pour procéder à l’échange de place – ce qui leur éviterait de faire le reste du trajet avec une éventuelle odeur de gerbe que Seth aurait lâché sur le tapis, merci pour eux. Alors que Seth s’installait au volant et s’insérait de nouveau sur la route, Lucas fronça un peu les sourcils en se penchant en avant pour mieux voir une des voitures qui venait sur la route d’à côté, sens inverse. « Attendez… C’est la voiture d’Erza ça… ? » Oui, c’était elle. Andrés et lui ne pouvaient pas se planquer, ça allait se voir, elle était trop proche, Lucas l’avait remarqué trop tard.... Dernier recours : « Ayez l’air normal ! », lança Lucas à la cantonade. Cette requête devrait être élue blague de l’année 2018, le pire étant que Lucas voulait croire que c’était possible. Alors il s’intéressa au paysage, puis tourna la tête au dernier moment en faisant mine d’être agréablement surpris en croisant le visage suspicieux d’Erza qui les scannait un à un depuis son volant, en passant à côté d’eux. Le moment sembla durer une éternité pour Lucas, il avait l’impression que sa voiture passait au ralenti (c’était le cas en fait). Lâchant un lourd soupir quand elle disparut de champ de vision, Lucas s’affaissa dans son siège, la tête rejetée vers l’arrière, contre le dossier. Erza ne pouvait pas nécessairement savoir que cette voiture n’appartenait pas à l’un des membres de la famille. Certes Farell n’avait que des Ford, mais Seth avait toute sorte de modèles ! La blondinette ne les connaissait pas tous, si ? Quoiqu'il en soit, Lucas dût se rendre à l'évidence. « Je pense… qu’elle a cramé qu’un truc n’allait pas… »


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Re: [THE WILDE GANG] ✮ This is what you get when you mess with us ✻ ( Mar 8 Mai - 17:43 )


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Maintenant que Andrés a allumé la mèche, il peut se contenter de regarder le monde s’embraser en toute tranquillité. C’est quand il a l’impression d’être créatif que sa famille lui rappelle qu’il a encore beaucoup à apprendre. Andrés est bon élève, il observe et retient. En fait, même Satan doit en apprendre des Wilde. Parfois il doit regarder cette famille, complètement dépassé, en se disant qu’il va falloir faire un sacré génocide en enfer pour faire de la place à tous ces enculés. En montant les marches avec le grand frère qu’il admire, Andrés lève un sourire vers lui quand il dit qu’il a grandi. Andrés est avec lui-même tous les jours, il ne se rend pas compte.

"Tu trouves ?" Il roule des yeux alors que Lucas lui ébouriffe les cheveux avant d’y coller un baiser comme s’il a affaire à un gamin de trois ans. Dans le fond, fin fond très profond de lui-même, Andrés aime bien être papouillé par ses aînés. Mais de quoi il aurait l’air en l’admettant ? "J’parie que t’as un succès d’enfer avec les filles toi" "Dans mes pires cauchemars…" marmonne Andrés dans sa barbe. Si on enlève le cynisme et le côté sarcastique, l’air de rien, c’est un grand timide qui ne sait pas s’y prendre, Andy.

Pour la vengeance contre Harper, les adultes prennent les choses en mains. Les enfants se font spectateurs. Seth et Farell, ce sont les pros, les originaux de la famille. Andrés est fasciné, il aurait bien aimé connaître le temps où la bande au complet des génies du crime étaient réunis, avec Marlon pour chef. Andrés veut avoir leur niveau de dextérité quand il sera grand. Pour l’instant, ils sont les seuls à pouvoir prétendre voler une Mercedes sans se faire choper dans la seconde. Du grand art.

"J’veux le même…" "Moi aussi" rétorque Andrés en regardant Friday avec de grands yeux brillant de convoitise. Comment chiper ce truc à son père ?

Dans le Fort Boyard des Wilde, Farell c’est le meilleur candidat, et Seth c’est passe-partout. Leur oncle se lance dans l’arène avec une absence de gêne totale. Il est détendu comme s’il allait à la pêche aux moules, on se doute pas qu’il va voler une bagnole. Andrés suit Seth et Lucas. Ils traversent ensemble le jardin au pas de course pour retrouver Farell derrière, qui sans surprise, a atteint son objectif. Lucas ouvre la portière et Andy monte du même côté que lui, ce qui l’oblige à se pousser au milieu. Farell démarre et Andrés attrape Friday qui gravite dans la voiture pour le mettre sur ses genoux. Il lève ensuite les yeux et regarde les deux places avant d’un air suspicieux. Y a un lézard. Normalement, Seth a le mal des transports quand il ne conduit pas. Évidemment, ce n’est pas le principal concerné qui se rappelle de ça en premier. Il faut qu’il ait la gerbe pour que ça lui revienne en mémoire. Andrés lève les yeux au ciel dès que son père se plaint. Il se frotte nerveusement le front du plat de la main. En fait, il devrait plutôt se frotter les yeux, parce que Seth est éblouissant de connerie.

"Désolé papa, mais comme toutes les routes, il y a des virages"

Le sarcasme de Lu' ne suffit pas, Andrés remet une couche.

"Dans le ciel nocturne des boulets, c’est l’étoile du berger celui-là. On le voit en premier" qu’il râle.

Seth tient bon le temps qu’il faut. Ils sont hors de la ville, dans une route double sens de cambrousse, quand Farell se gare sur le côté pour procéder à l'échange de place. Qu’est-ce qu’ils ont tous l’air fins ! Seth redémarre, mais dès qu’il s’engage sur la route, Lucas reconnaît la voiture d’Erza sur l'autre file. C’est le pompon sur la garonne.  

"Ayez l’air normal !" Normal ?!

"On comptera pas ça comme l’une des choses les plus brillantes que t’as dit dans ta vie Lucas"

Sauf que quand Lucas dit un truc, Andy il est obligé d'écouter et de jouer le jeu. Prenant son visage flegmatique habituel, Andrés regarde en coin Erza. Elle passe au ralenti à côté d’eux, parce que Seth n’a pas eu la présence d’esprit d’accélérer et les tirer de là. Remarque, c’était peut-être pas la meilleure chose à faire.

"Je pense… qu’elle a cramé qu’un truc n’allait pas…"

Manque plus que Erza qui vient tout fichtre en l’air. Andrés s’enfonce dans son siège, en laissant tomber ses mains sur Friday, qui lui lance un bip interrogateur.

"Bien sûr qu’elle a cramé. Outre la même innocence dans notre regard que dans celui de taulards évadés, je vous signale qu’on est quatre champions de poids lourd de la connerie réunis dans une voiture volée."

Et si l’un d’eux pense qu’elle va fermer les yeux comme un arbitre corrompu, c’est qu’ils n’ont pas baigné dans le même placenta ! Banco, la voiture d’Erza se retrouve derrière eux. Andrés reste affaissé dans son siège et croise les bras. Seth n’a pas meilleure option que se garer à nouveau sur le côté. Avant que les hommes ne sortent pour gérer la nouvelle crise, Andrés se penche en avant, vers son père.

"Je vous attends ici."

Le garçon laisse les adultes sortir et s’expliquer avec sa grande soeur. Andy songe qu’il pourrait voler la voiture lui-même et tous les laisser plantés derrière, parce qu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même… le truc, c’est qu’il n’est pas certain de savoir conduire.


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Re: [THE WILDE GANG] ✮ This is what you get when you mess with us ✻ ( Sam 19 Mai - 13:06 )


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Je m'étais glissée derrière le volant de ma camaro alors que je soufflais tout en regardant l'heure qu'affichait mon portable. Il fallait encore que je rentre sur Cap Harbor, j'avais tourné le bouton du volume pour laisser les notes de la chanson " Ballad Chopin " de Melanie Doane envahir l’habitacle. Réprimant un bâillement, je me retrouvais à présent sur les routes de campagnes qui se trouvaient non loin de Cap Harbor. À vrai dire, je ne savais pas vraiment pourquoi j'avais choisi de prendre les petites routes au lieux des grands axes, surement parce que j'étais persuadée d'être tranquille à cette heure-ci. Bien évidemment, je ne me doutais absolument pas que j'allais croiser des Wilde sur mon chemin. Jetant à la voiture qui venait de me croiser, j'avais été plutôt étonnée d'y voir les membres de ma famille. Après tout, ils auraient pu être en excursion entres mecs, cependant, la tête qu'avait fait Lucas n'annonçait rien de bon. Heureusement, il était cascadeur, et non pas acteur.. ( je te love :P ) Une sonnerie d'alarme s'était mise à sonner dans ma tête, les Wilde préparaient quelque chose, et je devais en avoir le coeur net. J'avais levé les yeux au ciel, avant de laisser un soupir franchir mes lèvres. J'avais fait demi tour avant de les rattraper en rien de temps, heureusement, mon père semblait enclin à vouloir s'arrêter pour que j'ai un minimum d'explication. Descendant de ma voiture, je regardais Lucas puis Seth et enfin Farell descendre de cette voiture qui ne me disait absolument rien. J'avais froncé les sourcils en me demandant si Seth s'était fait un nouveau plaisir, bizarre, pas sur que c'était le genre de voiture que son père aurait pu s'acheter. _ Quelle coïncidence de vous trouver... j'avais jeté un oeil à l'intérieur de la voiture, pour voir qu'Andrés n'avait pas l'intention de montrer sa bouille. _ tous les 4 sur mon chemin.

Je m'étais avancée pour prendre Lucas dans mes bras, avant de faire pareil avec Seth et Farell. Suspicieuse, bien sûr que je l'étais mais je leur laissais le bénéfice du doute, après tout, pour une fois, ils étaient peut être juste entrain de faire un tour en voiture... Mouais, à cette heure-ci alors qu'ils sortaient de Cap Harbor pour se rendre où? _ Belle voiture, nouveau jouet ? Je jetais un regard à mon père avant de jeter un regard à Lucas. Il se passait visiblement quelque chose, je pouvais le sentir, et quelque part, je me demandais si j'avais bien fait de vouloir savoir ce qu'ils avaient en tête tous les 4. M'avançant vers la voiture, j'avais laissé ma main glisser sur la carrosserie avant de taper dans la vitre du côté d'Andrés. _ Trop fatigué pour venir embrasser ta sœur ? J'avais fait une moue en pinçant mes lèvres, alors que je relevais mon regard sur les "adultes " tout en croisant mes bras sur ma poitrine. _ Bon, je vais vous laisser le bénéfice du doute, même si c'est tout de même difficile surtout en voyant vos têtes. Je peux lire coupable dans chacun de vos regards, ce qui m'amène à la seule question qui me vient en tête là tout de suite. Qu'est-ce que vous avez encore fait ? Je pinçais mes lèvres dans une moue très sérieuse, alors que je m'imaginais le pire... quoi que...  


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