[MAC] M'entraînent jusqu'à l'insomnie les fantômes de l'ennui

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[MAC] M'entraînent jusqu'à l'insomnie les fantômes de l'ennui ✻ ( Dim 4 Mar - 20:24 )



M'entrainent jusqu'à l'insomnie les fantômes de l'ennui



Ce n'est pas le repos du guerrier. C'est le repos du sombre démon qui souffle après être rentré à Cap Harbor en grandes pompes avec son père. Bras croisés derrière la tête, allongé sur la pelouse devant chez lui, Andrés observe les étoiles. Il est à demi-conscient que ce sont les gens bizarres qui font ça. Les bizarres ou alors les jeunes sous extasie qui se rétament dans l’herbe du parc à quatre heures du mat’ et profitent de l’occasion pour contempler la grandeur de l’univers qu’ils peuvent mettre en lien avec la grandeur de leur bêtise. On est en plein milieu de la semaine, il est minuit passé. La plupart des adolescents sont au lit, ou planqués sous la couette pour geeker jusqu’au lever de soleil et maudire ensuite le manque de sommeil sur le chemin de l'école. Aucun d’eux n’est dehors, comme lui, ou alors ils sont très bien cachés. Seth n’est pas le genre de père qui le somme d’aller dormir à la tombée de la nuit. Ce n’est pas qu’il se soucie peu de sa santé, mais Seth est un homme intelligent. Il sait que Andrés est plus enclin à faire l’inverse de ce qu’on lui demande. Lucas est une sorte d’exception. Andrés l’écoute un peu plus parce qu’il l’admire. Le garçon sourit pensivement en songeant à sa famille, et à la vengence qu’ils ont orchestré ensemble contre leur voisin Donovan, après un mensonge d'Andrés passé comme une lettre à la poste. Ils viennent de faire une bêtise grosse comme la Grande Ours. C'est parti en cacahuète comme une soirée M&M’s. Après ça, Andrés risque d’être à court d’idée de conneries pour les prochaines semaines. C’est ce qu’il croit. En réalité, il lui suffira de croiser trois personnes par hasard le lendemain pour que son cerveau engendre de nouveaux larcins. Et même sans croiser personne, ça naîtrait dans sa tête comme des immaculés de conception. Andrés se lève lourdement. Il rentre à la maison et ouvre la porte automatique du garage. Il s’y rend ensuite et récupère son bmx. Laissant le box ouvert derrière lui, il prend de la vitesse en pédalant. La porte se fermera automatiquement au bout de quinze minutes d’absence de mouvement. Andrés est un peu fatigué c’est vrai, mais l’adrénaline l’empêcherait de dormir. Elle va courir dans ses veines toute la nuit. Quand il passe devant chez Donovan, il hésite à rouler sur sa pelouse et y faire des figures pour la mouliner. Il s’abstient. Ce n’est pas par miséricorde après que Donovan en a eu pour son grade, en atteste sa Mercedes qui a disparu de devant chez lui les Wilde savent très bien comment. Il s’abstient parce qu’il n’est pas assez en forme pour être certain de ne pas se rater.

À la place, Andrés roule vers la maison de Mackenzie. Si son calcul est exact par rapport à la dernière fois qu'il l'a vue, elle se trouve actuellement chez son père. Mackenzie a un an de plus que lui. C’était très flagrant quand ils se sont rencontrés pour la première fois, ça ne l’est plus tant que ça aujourd’hui. Et puis, d’habitude, Andy traine avec des gens beaucoup plus vieux. Il n’aime pas les enfants de son âge. Andrés trouve qu’ils ont à peu près autant d’intelligence dans le regard qu’un bovin qui a avalé un seau de ponch. Comme partout, il y a quelques exceptions. Andrés, il se rappelle de la première fois qu’il a vu Mac, elle n’avait pas un air vain sur le visage comme la plupart. Elle avait un air mélancolique, comme une petite fille à part de roman ; une Marie-Sue qui aiderait un homme à sauver le monde dans quelques années, ou qui sauverait le monde elle-même si Virginia Woolf tenait la plume. Ça l’avait intrigué. Andrés ne va pas vers les gens, encore moins vers les filles. Il n’est pas très doué pour socialiser, mais il était venu vers elle et avait partagé ses bonbons. Il se rappelle. Les parents de Mac s'étaient séparés, Andy avait eu du mal à cacher son incompréhension parce qu’il s’était attendu à un truc plus grave. Il a tâché de ne pas comprendre en silence. Lui-même se séparait souvent de ses frères et sœurs quand il rentrait à New York. C’est triste mais il n’y a pas mort d’homme. S’il y a un jour mort d’homme et qu’un Wilde rejoint Bonnie là-haut, Andrés se réserve le droit d’aborder un air mélancolique.  

Le filou arrive au 81, Haywood Hill Residence et descend de son vélo. Il le cale contre la rambarde et gravit quelques marches vers la haute maison érigée sur la butte. Mac lui a dit un jour que son père est déménageur. Vu la taille de sa demeure, et le prix des maisons, Andrés se demande s’il n’est pas aussi braqueur de banque. C’est du moderne qui se veut ancien, tel un chalet signé Stephan Maria Lang. Le pourtour est boisé, stratégique quand on veut escalader. Il n’aurait pas pu faire ça chez n’importe quel ami à lui, tous n’avaient pas un terrain aussi exploitable. Andrés est très agile, mais il n’est pas non plus Batman. Il contourne la maison et va vers la chambre de Mackenzie. Le chaton qu’il est grimpe sur l’arbre, habilement mais avec peine, pour rejoindre sa fenêtre "C’qu’il faut pas faire..." qu’il marmonne d’ailleurs entre ses dents, après qu’il manque de se casser la figure. Il y a un rebord sous la vaste fenêtre, telle une petite corniche sur laquelle il peut s’accroupir et se reposer. Encore heureux pour lui. Le lit de Mac est calé contre la baie vitrée. L’adolescent est un peu à la gauche de celle-ci, il voit donc son amie. Andrés se dit que ce doit être une torture de dormir sous une si grande fenêtre dont on n’a pas fermé les volets, ni tiré les rideaux. Même si elle a dû faire exprès pour se réveiller plus facilement et aller à l’école le lendemain. C’est comme une invitation adressée au soleil pour qu’il lui crame la rétine dès qu’elle ouvre les paupières, sur le chant des oiseaux. Andrés toque doucement à la vitre. Pas de réaction. Il toque un peu plus fort et elle est réveillée. Mackenzie n’a pas la tête de quelqu’un qui s’attendait à le voir, encore moins à une heure pareille. Intérieurement, il est un peu désolé de l’avoir réveillée. Lui-même n’aime pas qu'on le réveille, c’est pourquoi il n’était pas très optimiste avant d’escalader. Le vitrage n’est pas double, comme ceux de sa villa. Il l’a senti en tapotant du poing dessus. De ce fait, elle l’entend aisément quand il parle :

"Je sais, il est tard. Mais je viens de gober cinq kilos de feuilles et d’écorces alors fais un effort"

Si elle lit entre les lignes, et c'est pas évident avec lui, Mac peut se douter qu'elle lui a manqué. Il entrouvre la bouche et souffle de l’air chaud contre la vitre. De la buée se forme. Son index trace un cœur dessus. Puis Andrés fait sa bouille d’ange et son petit sourire penaud tandis que la buée s’estompe progressivement. En plus, il baisse un peu la tête, ça donne l’impression que ses yeux sont plus grands encore. Si on n’avait pas croisé de puppy eyes avant lui, on aurait juré que c’est Andrés qui a inventé le concept.


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Re: [MAC] M'entraînent jusqu'à l'insomnie les fantômes de l'ennui ✻ ( Mar 27 Mar - 0:23 )



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Ça fait déjà plusieurs années que ses parents sont divorcés, que sa vie a changé à chaque recoin. Pourtant, Mackenzie n’arrive toujours pas à se faire à ces nouvelles habitudes, à ce quotidien que ses parents l’ont forcée à adopter. Elle a toujours aimé la vie de famille, vivre avec papa et maman sous le même toit, les voir tous les deux sourire comme des imbéciles dès le réveil, passer d’inoubliables soirées tous les trois à discuter dans le jardin, sous les étoiles qui brillent dès que le soleil s’est couché, ces étoiles qui l’ont toujours émerveillée. Elle a dû oublier toutes ces habitudes et s’adapter aux nouvelles depuis que papa et maman ont signé ce fameux document, depuis qu’ils lui ont annoncé qu’ils ne s’aimaient plus comme la première fois. Est-ce que la petite fille aux cheveux de feu a été surprise d’apprendre que ses parents allaient se quitter ? Elle l’a été, pourtant, les indices n’ont pas manqué. Ses parents avaient beau tout faire pour cacher au mieux la situation qui s’envenimait aux yeux de leur fille, elle n’est pas passée à côté des quelques disputes qu’elle entendait très souvent entre ses parents après qu’ils l’aient mise au lit. Elle avait bien remarqué que la façon dont ils se regardaient n’était plus la même, qu’ils ne se parlaient plus de la même façon mais elle ne s’est pas inquiétée plus que ça. C’est jamais surprenant de voir une papa et maman se disputer.

Elle aurait très bien pu passer ce dimanche soir affalée dans le canapé devant un vieux film d’horreur avec son père mais non, certainement pas ce jour-là. Mackenzie, chaque dimanche, se trouvait être d’une humeur déprimante, à ne jamais rien vouloir faire d’autre que rester cachée sous ses couvertures. Ses parents avaient beau tout faire pour qu’elle vive la situation de la meilleure façon possible depuis le début, elle s’en voulait chaque semaine de quitter son père pour retrouver sa mère, et ainsi de suite.

Elle a quand même diné avec son père devant la télévision autour d’une délicieuse pizza aux chorizos (qui n’est pas bon pour son régime inexistant, mais passons !), discutant et débattant à propos de leur après-midi passé ensemble dans le centre commercial de la ville où Mackenzie a pu vider avec plaisir le porte-monnaie de son père pour remplir sa garde-robe et sa bibliothèque de DVDs. Même si les magasins n’étaient pas l’endroit préféré de Sasha, il avait quand même l’air d’avoir passé un assez bon après-midi en compagnie de sa fille. Mackenzie elle, a savouré ces quelques heures qui sont passées devant ses yeux comme de simples minutes. C’était court, c’était peut-être chiant pour Sasha mais putain, qu’est-ce que c’était parfait pour l’adolescente qui a, directement en rentrant, pris un malin plaisir à défiler devant son père pour lui demander son avis sur cette jolie veste en cuir, sur son nouveau t-shirt.

Bref, tout ça pour dire que Mackenzie a beau avoir passé une journée à se marrer en forçant son père à la suivre dans les rayons féminins de Forever 21, elle s’est pourtant retrouvée à déprimer seule dans son lit, comme une débile à près de vingt-deux heures. Son téléphone dans les mains, elle a à peine eu le temps d’envoyer un joli message d’amour à sa mère ainsi qu’à Brianna avant de brutalement tomber dans les bras musclés de Morphée.

Deux heures, trois heures du matin. Peut-être plus, peut-être moins, Mackenzie n’avait absolument aucune notion du temps, de l’heure qu’il pouvait être quand elle fut soudainement réveillée par des coups contre sa vitre. Pas des coups violents, puissants mais plutôt des coups qui ressemblaient à ceux qu’on donne à une porte. Les cheveux en bataille, la tête dans le cul, Mackenzie a fait une petite roulade dans son lit pour enfin avoir la tête face à cette vitre qui se trouvait juste au-dessus de la tête de son lit et voir un petit ouistiti à travers la fenêtre, ou plutôt un grand singe, comme elle l’aurait sûrement appelé. « Qu’est-ce que tu fais là… » qu’elle soupirait dans un charabia à peine compréhensible, laissant quelques minutes se passer avant de se décider à se lever de son lit, habillée d’un genre de pyjama rose qu’aucune fille ne veut que des garçons de leur âge ne voit parce que forcément, dormir avec un joli t-shirt sur lequel est dessiné un bébé tortue, c’est pas le truc le plus mature au monde. Si ce garçon derrière la vitre n’était pas Andrés, elle saurait d’ores et déjà que dès le lundi matin, sa classe entière se foutrait d’elle.

Cinq kilos de feuilles et d’écorces… Quel chevalier quand même, Andrés. Il faut être courageux pour tout escalader jusqu’à atteindre sa fenêtre. « Comment tu peux te permettre de réveiller la belle au bois dormant à cette heure-ci, toi ? » Elle lui a demandé assez fort pour qu’il puisse l’entendre mais aussi assez bas pour ne pas réveiller son père qui devait avoir les yeux fermés à cette heure-ci. Elle aurait pu le laisser dehors, ça l’aurait bien fait rire de le voir se les geler plus longtemps, mais elle a un cœur, la Mackenzie. « Une blague et j'ouvre la fenêtre. »  Elle le fixait à travers la vitre, les mains sur les hanches, se voulant provocante, ses yeux dirigés vers ce cœur dessiné maladroitement sur sa vitre. Un cœur de garçon, un cœur mal fait mais assez ressemblant à celui qu’elle avait avec Ivan qui la mettait dans tous ses états. Il la regardait avec ses yeux de chien battu, avec ce regard qui la faisait toujours fondre alors elle s’est enfin autorisée à le laisser entrer en lui ouvrant la fenêtre, frissonnant à cause de la brise qui venait lui caresser la nuque. « Allez, rentre… Si tu restes trop longtemps dehors, tu vas ressembler à Sid de L’Âge de Glace, et déjà que vous avez à peu près la même face… » Dès qu'il fut à l'intérieur, elle vint instinctivement lui faire un petit câlin, l'un de ces câlins qu'ils se faisaient à chaque vois qu'ils se revoyaient après quelques jours d'absences. Elle se permit de refermer la fenêtre derrière lui avant de s'installer sur son lit, assise en tailleur, curieuse mais à la fois surprise de le voir. Faut dire qu'il lui avait manqué, ce petit garnement. « Qu'est-ce qui t'amènes à cette heure-ci ? Dis-moi pas que j'étais en train de dormir comme une grosse loutre et que toi, tu traînais les rues ? »

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Re: [MAC] M'entraînent jusqu'à l'insomnie les fantômes de l'ennui ✻ ( Sam 14 Avr - 15:09 )



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"Comment tu peux te permettre de réveiller la belle au bois dormant à cette heure-ci, toi ?"
"Le prends pas mal, mais à l’heure actuelle, tu ressemble plus à Amy Winehouse juste avant sa cure de désintox qu’à Aurore" En toute affection. Andrés est fan de la musique d’Amy. Paix à son âme.

C’est pas très sympa de se moquer de sa mine fatiguée et ses cheveux décoiffés. Mac, elle doit le regarder en se demandant si ce salopiaud n’a pas envie de rester dehors. Il lui dessine un cœur sur la vitre en affichant une bouille d’ange pour se faire pardonner. S’il y a une chose que Andy ne surestimera jamais, c’est la tendresse qu’on lui porte. Il a bien conscience qu’il agace et qu’il est souvent à deux doigts de se faire tourner le dos à chaque fois qu’il parle sans filtre. Mac lui laisse une chance de s’en sortir. S’il était moins mignon que ça, elle lui aurait ordonné de redescendre.

"Une blague et j'ouvre la fenêtre" le met-elle au défi. Elle joue de sa position de force, c'est classe même s'il n'en dirait rien. Andrés se mordille les lèvres en réfléchissant un petit instant. Il est mauvais en blague. Il est doué dans plein de domaines, alors il faut bien qu’il soit nul dans plein d’autres aussi pour que ça compense. Il soupire de lassitude et joue quand même le jeu. "Que fait Platon quand ça le démange ?" Andrés laisse un silence "… il Socrate", dit-il avec un tel sérieux qu’on dirait que ce n’est pas censé être une blague. Gros blanc. Il cligne des yeux. "… J’me disais bien que t’as pas le regard de quelqu’un qui philosophe beaucoup dans la vie."

Andrés pose une main sur la vitre et reprend son regard de petit chiot.

"Même si c’est pas marrant, ça reste une blague" qu’il se défend. "T’as dit que t’allais ouvrir..." Heureusement, Mac  est gentille et indulgente, tout l’inverse d’Andrés qui est bien souvent méchant et injuste. Ils se complètent plutôt bien. Elle s’avance et ouvre la fenêtre. "Allez, rentre… Si tu restes trop longtemps dehors, tu vas ressembler à Sid de L’Âge de Glace, et déjà que vous avez à peu près la même face…"Eh. C'est vexant ça, mais de bonne guerre, il a jeté la pierre le premier. "Sur l’échelle de la nullité, on tient un magnifique Trump sur vingt avec cette vanne. Tu ne t’es pas vraiment améliorée toi" qu'il rétorque avec un mince sourire cynique.

Maintenant qu’il est bien au chaud, le garnement n’a plus rien pour atténuer son caractère moqueur, déjà qu’il se retenait difficilement quand il était en position de faiblesse ! Mac lui coupe le sifflet par un câlin. Il a plus rien à dire Andrés. Il passe les bras autour de sa taille et son sourire se fait plus doux. On dirait un gentil garçon quand il a cette tête là, un garçon modèle. Comme à chaque fois, il est un peu gêné, parce qu’il n’y  a que Mac qui lui donne des câlins quand ils se retrouvent et qu’il ne s’y habitue jamais. Andrés, normalement, ce sont les adultes qui aiment bien le câliner parce qu’on le trouve adorable. Les jeunes de son âge, Andy les agace. On le trouve trop odieux et arrogant. Y en a qui l’aiment comme ça, mais sans doute pas au point de le saluer d’une étreinte. Il baisse la tête et s’intéresse au bout de ses godasses quand Mac se détache de lui.

La jeune fille s’installe sur son lit. Il s’avance à son tour et retire ses chaussures par des petits coups de pied avant de s’installer aussi en tailleur, à côté d’elle. Il lève la main et lui remet quelques mèches rousses en place, la coiffant avec ses doigts. Andrés a un petit air concentré dans sa tâche. C’est laborieux.

"Qu'est-ce qui t'amènes à cette heure-ci ? Dis-moi pas que j'étais en train de dormir comme une grosse loutre et que toi, tu traînais les rues ?" "C’est pourtant ça. Tu dormais comme une grosse loutre, je trainais les rues"

Andrés cesse de lui arranger les cheveux et  se penche en avant. Il pose les coudes sur la cuisse de Mac en levant vers elle un regard adorable.

"Je suis venu te chercher. Tu viens avec moi ?" qu’il demande avec espoir. Les autres enfants ont des parents normaux, alors forcément, ils sont plus réticents que lui à faire des bêtises. S’il veut convaincre Mac, Andrés doit passer la seconde. "Je rentre demain à New York… On n’est là que depuis samedi, je n’ai pas eu le temps de passer te voir avant" qu’il se justifie avec son regard de chaton "je devais rendre visite à ma famille et on est trop nombreux. C’est le Mordor pour moi, cette ville"

Il a raison parce qu’ils sont une centaine chez les Wilde à CH. Mais il ment parce qu’il ne part pas du tout demain. C’est un mensonge pour que Mac ne dise pas non. Andrés se redresse en posant une main sur son épaule.

"J’peux t’apprendre à faire des figures à vélo ou… à faire du golf… j’peux te montrer le sous-sol de mon père sinon ! Il a plein de drones et un Androïde qui fait trop…" Trop peur. "Laisse tomber cette dernière idée, elle est mauvaise"

Il fronce le nez. Lucy, la robot de son père, elle va lui faire faire des cauchemars, il est hors de question qu’il s’en approche.

"On peut aller au musée, ou à la piscine, c’que tu veux je m’en fiche, rien n’est ennuyant quand c’est interdit. Allez Mac, j’t’ai pas manqué un peu ? Toi si." Il vient de dire quelque chose de gentil, ça n’arrive quasiment jamais. C’est l’arme ultime, elle n’a pas le droit de dire non.

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Re: [MAC] M'entraînent jusqu'à l'insomnie les fantômes de l'ennui ✻ ( )

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