[BRIA] À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur

 :: cap harbor is my home :: Southport Road
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
♚ Wilde Gang ♛
avatar
♚ Wilde Gang ♛


Voir le profil de l'utilisateur

❝ Family don't end with blood ❞
›› Cap Harbor since : 28/02/2018
›› Commérages : 82
›› Pseudo : Titif - tiphaine
›› Célébrité : Noah Schnapp

[BRIA] À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur ✻ ( Sam 17 Mar - 18:02 )



À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur.



Sur la terrasse de son penthouse à New-York, pendant que les enfants de son âge prennent des cours de grammaire, Andrés converse avec son précepteur sur Moby Dick. L’ouvrage est assez passionnant par sa teneur en philosophie et par la virtuosité de la langue, bien que certains chapitres interminables soient parvenus à le faire décrocher. Ce n'était pas faute de bonne volonté et d'entrain pour la relecture de ce classique. Relecture, parce qu’il l’avait déjà lu il y a quelques années mais avait dû recommencer pour faire sa problématique et rédiger son analyse.

"J’ai essayé de lire les passages de traque et chasse à la baleine en entier, mais c’est difficile comme de pisser dans des chiottes turcs sans s’éclabousser les pompes" , qu'il admet en toute honnêteté en rendant son devoir.

Il est réprimandé d’un sévère "Andrés" à cause du langage, mais est globalement approuvé. Malgré sa solide culture et son impressionnante précocité, Andrés ne sait pas trop ce qu’il veut faire dans la vie, plus tard. Il aimerait bien que son précepteur l’aide à choisir, mais à ce niveau, cet homme lui est aussi utile qu’un chewing-gum contre un cancer de la gorge. Lucas dit qu’il devrait être écrivain ou journaliste. C’est une idée pas trop mal, Andrés adore écrire. L'an dernier, Il a même gagné une place dans la prestigieuse université de Yale en remportant le concours d’écriture organisé par l’académie. La compétition était destinée à de jeunes adultes à la base. Même s’il n’a rien de mieux à gagner et qu'il ne sait même pas s'il veut intégrer Yale, Andy participe aussi au concours de cette année. Son précepteur aimerait beaucoup lire son travail mais Andy n’a pas envie de lui envoyer. Il préfère que ce soit Brianna qui le fasse et qu’elle lui donne son avis. Pour le concours, Andrés a rédigé un préquel d’Alice aux pays des merveilles avec une plume chargée de cynisme et d’humour noire ; il raconte l’histoire d’un ado junkie de seize ans nommé Andrew qui arrive aux pays des merveilles par le biais d’un bad trip. Sur place, il vole le narguilé de la Chenille et le fume à longueur de journée en s’enfilant des litres de café avec le Chapelier et le Lièvre de Mars. Puis il se transforme en chat pour échapper à sa décapitation parce qu’il est jugé trop malin et rebelle pour le bien commun, il se fait alors surnommer "le chat-chicha" par ses camarades. Le surnom se mue en chat de Cheshire au fil des années. Avec cette nouvelle, Andrés a dépeint une caricature de la société actuelle qu’il juge d’un regard très contempteur, très moqueur, et très décalé, comme le chat. Comme lui-même.

Bria, elle est honnête et dotée d'un esprit critique assez admirable pour son âge. Il sait que son avis sera sincère et constructif, si elle se donne la peine de l'aider. Envoyer cette fille au lycée, c’est un peu comme jeter le pendentif Cœur de l’Océan dans une mer chargée d’algues, de sacs plastiques et d'urine. Mickael Holloway, tu n’as pas plus de discernement que Rose au moment où elle a fait cette connerie, sache-le. Andrés met sa rédaction sous format PDF et l’envoie à Brianna par mail dès qu’il la termine. Il y ajoute un petit mot :

"Quand t’auras un moment, j’aurais besoin de ton avis là-dessus. Tu viens à la maison mardi ? J’arrive demain à Cap Harbor. Bien à toi."

Elle lui a manqué Bria. Assez pour qu’il soit devant son lycée dès quatorze heures le mardi en question. Il ne rentre pas tout de suite dans l'établissement et s’amuse à slider avec son skate sur les bancs pour s’occuper, en se disant qu’il va attendre qu’elle sorte. En vérité, il n’a pas cette patience. Finalement, Andrés rentre dans le lycée par la porte principale avec la même nonchalance qu’un étudiant qui arrive chez lui. Il ne sait pas où elle est, ni ce qu’elle fait et avec qui, mais il a sa propre méthode pour la retrouver. Andrés se dirige directement vers la salle de musique et d’arts, occupée parfois par les gens littéraires et sous Lexomil pendant leurs heures de pause. La salle est vide, car ce n’est pas une heure de pause pour eux. Andrés en a fait son repère avec Brianna, parce qu’il y a un piano et qu’ils en font tous les deux. Le garçon cale son skate contre le mur. Puis, il ouvre la fenêtre et s’installe devant l’instrument. Petit moment de réflexion sur ce qu’il va jouer et il se lance en frappant fort les touches, pour que tout le bâtiment l'entende au moins en arrière fond. Andrés joue la Fantaisie-impromptu de Chopin, d’abord, puis s’arrête en plein milieu et enchaine avec la Campanella, des morceaux qui virevoltent bien trop pour que ce soit un des branquignols de ce lycée qui puisse les jouer, encore moins avec le même talent. Andy sait que Brianna l’entend et qu'elle l’a déjà reconnu. Il doit peut-être y avoir un brin de télépathie pendant qu'il joue, à un moment, et qui l'en persuade. Comme on est en pleine heure de cours, il espère qu’elle est à la bibliothèque ou qu’elle va avoir le culot de demander à aller aux toilettes à son prof pour le retrouver. La porte s’ouvre à un moment mais ce ne sont pas des gens qui l’intéressent. Les adolescents veulent juste regarder qui joue de la sorte. Certains le reconnaissent, ils l’appellent "le squatteur". Quand c’est enfin au tour de Bria de rentrer dans la salle, Andrés arrête de jouer et laisse retomber ses mains sur ses cuisses, un petit sourire aux lèvres.

"T’en as mis du temps"

C’est sa façon de dire bonjour, pas la plus aimable qui soit mais Brianna a l’habitude. Andy a quand même une petite lueur dans ses grands yeux qui trahit le fait qu’il est plus content de la voir qu’il ne voudrait bien l’admettre. Le garçon se lève et récupère son skate calé contre le mur. Il ignore délibérément les autres adolescents de la salle, dont certains avaient commencé un jeu de cartes, détendus comme des cow boy dans un saloon. Comme il y a des intrus, ce repère n’est plus le leur. Andrés sort en la compagnie de son amie, sa planche sous le bras. Ils croisent un groupe de deuxième année composé de garçons qui parlent forts et de filles qui rient comme des hyènes. Le regard d’Andrés juge beaucoup, c’est flagrant. Il pourrait ne rien dire, mais il rate rarement une occasion de lancer de l’acide verbale sur tout ce qui ne trouve pas grâce à ses yeux.

"Ca ne change pas ici, c’est toujours le carnaval de la bêtise, avec ses confettis de blaireaux" , qu’il déclare à Brianna, désinvolte. Il tourne un regard profondément ennuyé vers elle : "Pour l'amour de Dieu, dis-moi que c’est ta dernière heure et que tu sors bientôt"



fiche codée par Empty Heart


J'écrivais
DES SILENCES
DES NUITS, JE NOTAIS L'INEXPRIMABLE
JE FIXAIS DES VERTIGES

Revenir en haut Aller en bas
‹ I'M A SPECIAL KIND.
avatar
‹ I'M A SPECIAL KIND.


Voir le profil de l'utilisateur

❝ Family don't end with blood ❞
›› Cap Harbor since : 01/02/2018
›› Commérages : 237
›› Pseudo : Harmajabb-Mr Turtle
›› Célébrité : Millie Bobby Brown
›› Schizophrénie : Anthony Gresham (Jeffrey Dean Morgan) - Simone Esposito (Ryan Gosling) - Timothy Mancini (Jon Hamm) - Elliot James (Colin Firth) - Nawid Sadki (Oscar Isaac)

Re: [BRIA] À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur ✻ ( Jeu 22 Mar - 15:35 )

À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur
Andrés & Brianna
Deux heures d'Italien, pour ensuite faire deux heures de Français.
Ça va, c'est ma partie de la journée préférée et j'aurai pu rester en constante attention pendant ces quatre heures, sauf que j'ai décidé de faire autre chose. Je me suis même mise au fond de la salle, tout en écoutant passivement le cours. Mon professeur ne s'en inquiète pas trop pour l'instant. Il sait que je me débrouille plutôt bien en langues et que je saurai vite répondre aux questions pièges. Alors bon, je suis bien comme ça, à lire ce qu'Andrés a écrit. Je n'ai pas eu le temps de tout lire à cause des devoirs en ce moment et des contrôles qui n'en finissent jamais. J'en ai vraiment marre de tout ça parce que je n'ai pas de temps à consacrer pour moi et je suis obligée de sécher les cours pour ça et franchement, j'ai besoin de décompresser. J'en ai marre des gens, des cours, de tout en fait. J'en ai juste marre en ce moment et je veux juste faire une pause pour souffler et être avec moi-même ou des amis que j'aime énormément être. J'essaye de me concentrer dans ma lecture et j'étais plutôt bien à fond dedans. J'ai déjà lu Alice aux pays des merveilles, l'original et j'ai vu comme un conte assez dark. Ça n'a absolument rien à voir avec Disney qui n'a fait qu'enjoliver et donné un côté de rêve, et ça, c'est nul. J'aime beaucoup le préquel, au moins, de ce que j'en lis en ce moment. J'en suis au moment où il passe son temps avec le Chapelier et le lièvre de Mars, tout en fumant tranquillement. Je sens que le meilleur moment est à venir bientôt.

Seulement, je commence à entendre un peu de la musique. Ouais, encore un de ces gars qui veut se la péter et impressionner les filles en montrant ses compétences au piano. J'hausse à peine les épaules et malgré moi, j'écoute, je n'arrive pas à tout filtrer en fait. Je fronce les sourcils quand je reconnais le morceau. Je relève ma tête et subitement, j'ai l'impression que je suis vite revenue en vie alors que j'étais sur le point de mourir à force d'entendre de l'Italien et que j'essayais de me concentrer sur la lecture du préquel d'Alice aux Pays des Merveilles. " Signore ?" fis-je en Italien, tout en levant la main. Je n'ai pas réfléchi à ce que je pourrai dire, mais il faut ABSOLUMENT que je sorte de là. Je sais que ça se fait trop pas de sortir en plein milieu de cours mais ... Enfin, si j'ai une bonne excuse... Sauf que l'excuse ne va pas marcher si je dis que c'est à cause du piano qu'il faut que je sorte. " Est-ce que je peux sortir de la salle. J'ai mal au ventre... Il faut que j'aille à l'infirmerie. Je ne me sens pas très bien." " Ce n'est pas la première fois que vous me lancez cette excuse Miss Holloway. Requête refusée." Urgh. Je laisse retomber ma main quitte à ce que je me fasse mal en la cognant contre la table. J'ai dû trop abuser avec cette excuse. Je soupire et me laisse complètement retomber contre la table. Je réfléchis quelques secondes et j'entends toujours ce morceau de Chopin. Mais purée, Andrés, pourquoi t'arrives au moment où je suis en plein cours. Je croyais que je devais aller le voir ce soir, mais en fait il aurait pu me dire que c'était cet aprem quoi. Bon bon... Pas de panique. Je vais faire comme d'habitude quand tout me gonfle, en plus là, c'est pas intéressant ce qui se passe.

" Mademoiselle Holloway que faites vous ?" fit mon prof estomaqué. Je ne réponds pas que je continue de rassembler mes affaires. J'ai le regard rivé sur moi, je m'en fiche, j'en ai toujours attiré des regards moi. " Vous allez avoir une heure de retenue si vous quittez comme ça." Je ne réponds toujours pas et je l'ignore complètement que je mets mon sac sur l'épaule. Je m'en vais de la salle, sans daigner de lancer un regard à mon professeur. Je quitte la salle au final et j'accélère ma marche jusqu'à la salle de musique, où le morceau de piano a forcément changé. Je souris à moi-même et seulement ça ne dure pas longtemps que je vois tout un attroupement. Je soupire et lève les yeux au ciel. " Poussez-vous là." fis-je en essayant de passer entre eux, décidément, je suis trop petite pour eux et du coup je n'existe pas. " Poussez VOUS !" Et je me fais plus insistante en poussant avec mon sac, c'est ainsi que j'ai réussi à me frayer le chemin. J'entre dans la salle avec un petit sourire avant d'entendre sa remarque et voilà que je lève les yeux au ciel avec un air agacé. " Quel scoop. Je METS toujours du temps." Bonjour à toi aussi Andrés. "J'ai été retenue." Et j'hausse les épaules avec un petit sourire en coin. " Après tout, j'ai réussi à m'en libérer." Rien ne m'arrête quoi et gare à ceux qui veulent me retenir ! Je l'attendais, prêt à repartir avec lui et je le regarde récupérer son skate et hop, on sort de cette salle sous les regards de ces lycéens. Ils doivent tous se demander qui c'est et ça, c'est assez lassant dans le fond parce que oui... Il vient squatter au lycée depuis un bon moment et les gens n'arrivent toujours pas à le reconnaître. Quand même bien, c'est une petite ville Cap Harbor et même si on est nombreux, on ne l'est pas autant qu'à Yale quoi.

" Parce que tu espérais qu'il y ait un changement ici ?" Et je mets à ricaner alors que je sortais de ma poche une sucette, j'en propose à Andrés. Comme il veut, moi j'ai besoin de sucre, j'ai pas beaucoup mangé ce midi, c'était pas bon ce qu'ils proposent à la cantine en plus. " Ton Dieu t'aime parce qu'on sort là maintenant. Je sèche l'Italien et le Français, c'est pas grave. Puis vu comment je suis partie du cours d'Italien, je doute qu'il veuille que je revienne." fis-je en haussant les épaules et je mets mes lunettes de soleil sur le nez. " Alors dis-moi, tu t'ennuyais à fond que t'as pas pu attendre 17h ?" fis-je alors que nous sortions tranquillement du lycée comme les deux lycéens qui venions de finir les études dans la bibliothèque. En même temps, moi aussi j'aurai pas pu attendre jusqu'à 17h surtout qu'en Français, j'ai rien fait pour les devoirs, alors bon...! " Et d'ailleurs ! J'ai commencé à lire ton préquel ! Je ne l'ai pas encore terminé par contre !"
electric bird.



You're my world

Revenir en haut Aller en bas
♚ Wilde Gang ♛
avatar
♚ Wilde Gang ♛


Voir le profil de l'utilisateur

❝ Family don't end with blood ❞
›› Cap Harbor since : 28/02/2018
›› Commérages : 82
›› Pseudo : Titif - tiphaine
›› Célébrité : Noah Schnapp

Re: [BRIA] À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur ✻ ( Sam 24 Mar - 21:44 )



À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur.



"Quel scoop. Je METS toujours du temps"

"Cette diva" qu’il persifle avec une moue moqueuse. "J’ai été retenue" Andrés hoche la tête, pour le change. Il ne peut pas vraiment comprendre, en réalité. La notion de retenue n’est pas celle qu’il maîtrise le plus. Personne ne le retient jamais, même s’il y a toujours des gens pas très fins pour essayer, et qui brassent de l’air, mais qui essaient encore et quand même. Ces personnes-là lui évoquent les crétins qu’essaient de manger leur mcflurry sans enlever le couvercle. C’est assez pathétique. Andrés n’est pas obéissant avec sa famille, il met un point d’honneur à être encore plus intenable avec le reste du monde. Ce garçon, c’est un courant d’air. Parfois il va dans le sens de quelqu’un, parfois dans le sens inverse, dans les deux cas on ne peut pas anticiper.

“Parce que tu espérais qu'il y ait un changement ici ?" Brianna laisse échapper un ricanement. Andy garde un petit sourire en coin railleur. “L’espoir fait vivre"

Elle lui propose une sucette et il fait un signe négatif de tête un peu précipité. Andrés pince les lèvres, il ne s’attendait pas à ce qu’elle dégaine les sucreries aussi vite. La vérité, c’est qu’il avait déjà glissé la main dans sa poche pour lui en chiper une. S’il en accepte une autre, elle va vite remarquer le problème dans ses comptes.

"Maintenant. Je sèche l'Italien et le Français, c'est pas grave. Puis vu comment je suis partie du cours d'Italien, je doute qu'il veuille que je revienne" Andrés incline la tête sur le côté "Italien. mh… J’le connais, ce prof, il me semble"

Andrés plisse un peu les sourcils au souvenir. Il a déjà été en cours d’italien avec Brianna par le passé. Il a en tête l’image d’un homme dégingandé avec des cheveux châtain et de grands yeux noirs qui tombent un peu, ça lui donne l’air constamment las. En revanche, Andrés se demande pourquoi le prof ne voudrait plus d’elle en classe.

"Tu t’es tirée sans explication ? Bri’…"

Il soupire bruyamment en secouant lentement la tête, un petit sourire amusé sur les lèvres. Il se dit parfois que le niveau d’insolence de Brianna, c’est un peu comme un spectacle de claquette en cérémonie d’ouverture des jeux paralympiques. Ce n’est même plus de l’insolence en fait, c’est de l’indécence totale. Andy est plus subtil de manière générale, cela ne l’empêche pas d’admirer comme il se doit l’irrévérence de la brunette. C’est sans doute la raison même pour laquelle ils sont si bons amis.

"Remarque. S’il a toujours le charisme d’un guide de basse-colline dans le vermont, c’est normal que tu ne le prennes pas au sérieux" . Le garçon tourne la tête vers elle avec une petite moue goguenarde. "J’me rappelle comment tu l’avais envoyé paître quand j’étais en cours avec toi. J’me sentais presque mal pour lui, il faisait pitié comme un aveugle qui s’dirige avec une tringle à rideau" raille t-il.  Il met une main dans sa poche et hausse les épaules. "… c’est pas le plus con de tes profs cela dit… malgré son regard de bovin qui a avalé un seau de ponch" Andrés est naturellement très sarcastique et nonchalant. Avec Brianna, c’est encore pire. Il lance des piques à tour de bras de Popeye parce qu’ils se comprennent. Les deux chenapans aiment bien se ficher du monde. "La Major League des beaufs de Cap Harbor" qu’il lance d’ailleurs d’un ton désinvolte en désignant la salle des profs d’un signe de tête quand ils passent devant.

"Alors dis-moi, tu t'ennuyais à fond que t'as pas pu attendre 17h ?"

Andrés baisse un peu la tête et ne répond pas tout de suite. Il pourrait dire la vérité, que non, il ne s’ennuie jamais, mais qu’il était juste pressé de la revoir. La vérité comme quoi elle lui a manqué. Par soucis de fierté, il se contente juste de laisser un petit indice. Il répond donc à sa question par une autre.

"Tes amis viennent te voir quand ils s’emmerdent ?"

Andrés hausse un sourcil moqueur à son attention. Elle porte ses lunettes, il ne voit plus ses yeux. Andrés n’aime pas trop ça. Il lit les gens par leur regard, parce qu’il est observateur et attentif. Parfois il devine leurs pensées, il lui arrive même de jauger l’intelligence de quelqu’un rien qu’en analysant la façon dont la personne observe ce qui l’entoure. Il se trompe parfois, mais pas souvent. Si Bria porte des lunettes, elle est en position de force parce qu’elle peut toujours lire ce que lui, il a dans les yeux. Il se dit qu’elle en a la capacité, ou alors il la surestime. Andrés lui tient la porte de sortie pour qu’elle passe d’abord, et ils prennent ensemble le chemin vers chez lui.

"Et d'ailleurs ! J'ai commencé à lire ton préquel ! Je ne l'ai pas encore terminé par contre !"

Il fait un petit signe d’acquiescement de la tête. Cela le gênerait de parler de son écrit, ou de lui demander un avis en direct. C’est parce que c’est presque trop personnel, ce qu’il écrit. Il a beau se réfugier derrière un conte et de l’humour, il y a un peu d’Andrés là-dedans, le garçon très cynique et marginal, qui ne comprend pas les autres, à qui l’on coupera volontiers la tête quand il grandira, quand il ne sera plus mignon comme maintenant. Sauf que lui, il ne pourra pas se transformer en chat. Et d’ailleurs, dans son histoire, le chapelier, c’est Brianna. Il est fin et fou, un peu comme dans le roman, mais avec une pincée d'impertinence propre à son amie.

"Tu m’écriras tes remarques par mail. Comme ça je n’oublie rien et je change ce qu'il faut" répond-il, pour esquiver habilement.

Au bout d’un moment de marche, Andrés attrape le bras de Bria pour l’inciter à s’arrêter. Il n’aime pas marcher quand il a son skate sous le bras. Ça lui donne l’impression d’être un poulet : il a des ailes mais il ne peut pas voler. Sauf qu’il ne va pas skater quand Bria est là, déjà qu’elle ne marche pas vite… Une autre idée lui est venue à la place.

"Essaie ça un peu"  Il déloge son skate de sous son bras et le pose devant eux. Il se redresse ensuite. "Tu poses ton pied là" il lui indique du bout de sa chaussure la zone, "tu patines avec l’autre et tu le poses ici, pas trop à l’arrière" il montre la deuxième zone du bout du pied. Il relève ensuite le regard vers elle et affiche son air adorable à qui l’on ne refuse rien. Andrés aime bien apprendre des trucs à Bria. Il prend sa main dans la sienne. "C’est pas difficile, je reste près de toi. Et même si t’es pas plus à l’aise qu’un clébard à trois pattes sur un hoverboard, j’me moquerai pas, promis", Sur ce bel engagement dit non sans un fin sourire en coin malin, le filou attrape le bâtonnet de sa sucette et la lui tire de sa bouche. Il la met ensuite dans la sienne. Goût coca, Andrés adore. "Mesure de sécurité", justifie t-il. Ça pallie le fait qu’il lui a fait un peu de provoc’. Andrés n’a pas tout à fait tort. Si elle se pète la figure avec, ça peut être très dangereux.



fiche codée par Empty Heart


J'écrivais
DES SILENCES
DES NUITS, JE NOTAIS L'INEXPRIMABLE
JE FIXAIS DES VERTIGES

Revenir en haut Aller en bas
‹ I'M A SPECIAL KIND.
avatar
‹ I'M A SPECIAL KIND.


Voir le profil de l'utilisateur

❝ Family don't end with blood ❞
›› Cap Harbor since : 01/02/2018
›› Commérages : 237
›› Pseudo : Harmajabb-Mr Turtle
›› Célébrité : Millie Bobby Brown
›› Schizophrénie : Anthony Gresham (Jeffrey Dean Morgan) - Simone Esposito (Ryan Gosling) - Timothy Mancini (Jon Hamm) - Elliot James (Colin Firth) - Nawid Sadki (Oscar Isaac)

Re: [BRIA] À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur ✻ ( Sam 31 Mar - 11:50 )

À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur
Andrés & Brianna
Cette diva
Oui et j’assume, je fais un faux mouvement de cheveux avant de me rendre que je n’en avais pas vraiment puisque je les ai coupé y a quelques mois pour les donner à l’association qui lutte contre le cancer. Je soupire et nous partions. Oui, je suis une diva, je suis assez insolente et le pire, c’est que je m’en fiche. Tout le monde ne peut rien faire contre moi, alors c’est une bonne raison que je continue ainsi. Alors nous sommes sortis, on observe les grands autour de nous et je remarque que je reste toujours petite… En fait, je viens d’une famille de grands et je suis petite, je le dois à ma mère ça, je la déteste pour m’avoir donné une petite taille et souvent, je suis obligée de mettre les talons. Là je n’en ai pas mis parce que je sais que je vais beaucoup marcher. Surtout avec Andrés. Je me moque gentiment de lui quand il fait remarquer le manque de changement. « Gaspille pas trop ton espoir et ton temps sur ces personnes. C’est peine perdue… » Et je sais de quoi je parle, j’ai beau avoir essayé de parler à mes camarades de classe par rapport à notre professeur de littérature anglaise, aucun ne voulait se soulever, encore moins quand il s’agissait des devoirs à faire et qu’on n’avait pas le temps de réviser pour les contrôles surprises. Ça me tue de savoir qu’il y en a qui n’ont absolument pas de temps pour soi pour étudier comme des malades.

Je lui propose une sucette, mais il refuse. Je fronce un peu les sourcils, surprise et hausse les épaules au final avec un air détaché. « Tant pis. » Ça en fera plus pour moi ! Je prends ma sucette coca-cola et tranquille, je lui dis que j’étais libre, que je séchais les cours parce que je n’ai pas trop envie de rester en français et encore, je suis sûre qu’avec Andy, on va crever d’ennui comme des rats morts. Surtout que le prof de français va vite remarquer qu’Andy n’est pas de la classe et il va refuser de le laisser entrer. « Ouep ! Tu l’as déjà rencontré ! » confirmai-je en hochant la tête. Le temps que ses neurones fassent la connexion, il me balance un petit reproche, suivi de son soupir. « Mais je me suis expliquée ! L’excuse ne lui convenait pas, mais alors là, pas du tout. Alors il m’a dit non et je suis partie quand même parce qu’il comprend pas ce que ça fait d’avoir mal au ventre à des périodes spécifiques ! » soupirai-je, passablement agacée par le comportement de mon professeur, des fois, il m’agace, mais alors là, d’une force.

J’éclate de rire aux répliques d’Andrés sur le prof d’Italien, c’est pas gentil, mais c’est la vérité et c’est ça qui est d’autant plus triste en fait. « Non, ce n’est pas le plus con de mes profs… Je penserai à tort que c’est mademoiselle Campasbelle la professeur de littérature Anglaise. Elle vit trop dans le passé, alors qu’elle est jeune, mais c’est une vieille de 80 ans dans la tête, qui rêve d’une histoire d’amour à la Roméo et Juliette. Elle n’a pas cette chance d’être avec quelqu’un. C’est une Bridget Jones quoi. Mais en brune, mais je suis sûre qu’elle est blonde. Non, le pire c’est le prof de physique, il a perdu ses dents et il mâche du chewing-gum à la longue comme une vache qui regarde un train passer. Personne veut être dans le premier rang de peur de se prendre sa bave. » fis-je avec un air dégoûté et en plus, ce prof ne comprend rien. Il est digne d’un cro-magnon, sortant à peine de la caverne et qui ne comprend rien à l’informatique. La vieille école quoi. Je pouffe de rire et hoche la tête à la remarque d’Andrés sur la salle de profs, c’est tellement ça en plus !

Tes amis viennent te voir quand ils s’emmerdent ? Je souris un peu en coin et le regarde avant de le pousser gentiment de son bras.  « Quand ils ont rien à faire d’autre, quand ils sont pressés et … Quand ils ont besoin de moi. » fis-je avec une moue de réflexion avant d’hocher la tête. Je le remercie pour la porte et je revois enfin le soleil, aaah… L’air frais, c’est franchement mieux que d’être dans une pièce où ça sent carrément le renfermé et c’est horrible sérieusement. Là, c’est la liberté, ça sent les fleurs, le soleil te touche la peau et tout. C’est franchement le bonheur. Et maintenant que nous sommes en train de nous éloigner du lycée avec soulagement, un poids est en moins sur mon coeur et ça fait du bien. Je décide de parler de son préquel, pour lui faire comprendre que je ne l’ai pas oublié et que j’ai bien commencé à lire, mais que je n’ai pas terminé de lire. Il me faudra un peu de temps pour ça et j’hoche la tête à sa consigne sur le fait que je doive lui envoyer un mail. J’aime pas trop envoyer des mails pour exprimer mon avis, ça me prend un temps fou en plus. Mais bon, c’est Andrés. Au pire, tout ce que je pourrai faire, c’est de m’enregistrer et envoyer l’enregistrement et puis voilà. Je plisse les yeux derrière mes lunettes de soleil tout de même un peu surprise qu’il ne veuille pas entendre mon avis en premier. Mais je ne dis rien de plus sauf… « Ouais, je t’enverrai un mail vocal. Ce sera plus simple. » Parce que ma tête réfléchit trop vite que mes doigts ont du mal à suivre après. Alors autant que je m’adapte à lui, mais qu’il s’adapte à moi aussi. C’est un peu de bonne guerre.


Ouais, c’est ainsi que nous marchons jusqu’à chez lui, seulement, en plein chemin, il m’arrête et je fronce les sourcils avec un petit air interrogateur. Essaie ça un peu Et c’est à ce moment-là que je réalise ce que je vais faire: Andrés est en train de m’apprendre à faire du skate ? Wouah. Je ne me suis jamais intéressée à ces trucs, parce que ça donne un air un peu débile quand même. C’est pas vraiment mon truc, mais j’aime bien rouler, c’est sûr. J’ai roulé avec la voiture de papa et c’était assez amusant je trouve ! Bon, je vais quand même essayer dans le bénéfice du doute. Comme ça je n’irai pas critiquer le skate sans savoir ce que ça fait. Je l’écoute attentivement, je fais une moue approbatrice à chaque fois qu’il me parle de faire ceci ou faire cela avec les pieds. En plus, je ne peux pas refuser face à son regard de chat botté qu’il se sert pour amadouer les gens, moi on me l’a fait pas. Eh. Enfin… Presque. « Pas besoin de me faire cet air là, je suis quand même partante ! » fis-je en parlant avec la sucette à la bouche… Sucette qui me fut retirée. « MEH ! » Mesure de sécurité. « C’est ça ouais, c’est pour avoir ma sucette. T’aurais pu la prendre celles que j’ai proposé. » râlais je avant de lui tirer la langue. Bon, je me concentre, la main dans la sienne et je monte sur le skate qui roule déjà.. « Wow… Comment on peut conduire ce… Ah oui, les pieds. » J’allais dire mais pourquoi y a pas de volant. Mais en fait, les volants sont différents tout simplement. Là, faut diriger avec les pieds. Je pose le pied correctement, là où il m’avait indiqué. Puis de l’autre pied, je commence à patiner timidement mais je manque de tomber. « WOAH ! » et au final, je me suis servie de la main de Andrés pour me tenir debout, bien que je la serre fort. « C’est instable ton truc ! » Bon, je pose le pied sur le sol. Je soupire un peu agacée face au skate que je décide à lui parler. « Toi le skate, on en a pas fini. » Et je recommence à nouveau et j’arrive à rouler un peu, mais je manque toujours de perdre l’équilibre. C’est toute une histoire d’habitude. On passait tout notre temps à apprendre à rouler avec cette planche jusqu’à qu’on arrive près de chez lui. « Attends, je peux me débrouiller. » fis-je toute pleine de confiance alors que je lâchais la main. Je commence à patiner et à rouler toute seule comme une grande, je me retourne un peu vers Andrés. « Eh regarde ! Je me débrou… » fis-je au départ toute fière avant de tomber brutalement par terre, j’ai pas compris ce qui s’est passé et j’ai perdu le contrôle. « Aieuh. » fis-je légèrement avec les lunettes de soleil qui me sont tombée du nez. Je soupire et regarde Andrés venir vers moi. « Tu peux rigoler hein. Je t’en veux pas. Mais au moins, j’ai pu rouler quelques secondes toute seule. » et je lui tire la langue. Peut-être que rouler comme ça, avec un sac dans le dos n’a pas aidé non plus. Je désigne d’un signe de menton. « Ton père est là ou pas ? » juste pour savoir…!
electric bird.



You're my world

Revenir en haut Aller en bas
♚ Wilde Gang ♛
avatar
♚ Wilde Gang ♛


Voir le profil de l'utilisateur

❝ Family don't end with blood ❞
›› Cap Harbor since : 28/02/2018
›› Commérages : 82
›› Pseudo : Titif - tiphaine
›› Célébrité : Noah Schnapp

Re: [BRIA] À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur ✻ ( Sam 7 Avr - 17:57 )



À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur.



Elle éclate de rire, et ça le fait sourire. “Non, ce n’est pas le plus con de mes profs… Je penserai à tort que c’est mademoiselle Campasbelle la professeur de littérature Anglaise. Elle vit trop dans le passé, alors qu’elle est jeune, mais c’est une vieille de 80 ans dans la tête, qui rêve d’une histoire d’amour à la Roméo et Juliette” Roméo et Juliette, c’est une pièce de théâtre avec de très beaux textes. Il n’y a que quelqu’un comme Shakespeare pour avoir une telle maîtrise de la plume dès le début de sa carrière. On en oublie le côté un peu cucul de l’amour au premier regard, c’est ce que Andrés pense. Toutefois, il faut être suicidaire, ou alors atteint de débilité profonde, pour vouloir d’une histoire d’amour aussi bizarre et tragique. “Elle tient à mourir ?” rétorque l’adolescent. “Elle n’a pas cette chance d’être avec quelqu’un. C’est une Bridget Jones quoi. Mais en brune, mais je suis sûre qu’elle est blonde. Non, le pire c’est le prof de physique, il a perdu ses dents et il mâche du chewing-gum à la longue comme une vache qui regarde un train passer. Personne veut être dans le premier rang de peur de se prendre sa bave” Andrés fait une petite grimace. "J’aurais l’impression d’être une cuvette de chiottes du Blue Lagoon si ça m’arrivait. C’est écoeurant.” Bria a l’air blasée par sa question. Pourtant sa réponse va dans le sens d’Andy.

“Quand ils ont rien à faire d’autre, quand ils sont pressés et … Quand ils ont besoin de moi “ “C’est pas vraiment des amis alors” II hausse les épaules. Lui, c’en est un, même s’il n’est pas toujours tendre avec elle. Dehors, il veut lui apprendre le skate. Bria ronchonne qu’il lui pique sa sucette mais la lui cède. L’argument de la sécurité se tient.

“C’est ça ouais, c’est pour avoir ma sucette. T’aurais pu la prendre celles que j’ai propose” “Ça a meilleur goût quand c’est pas à moi" Bria commence à patiner. Ou à tituber, il ne sait pas trop. “Comment on peut conduire ce… Ah oui, les pieds” “Bria, parfois t’es brillante, parfois j’ai l’impression que t’as le QI d’une poule qui cherche son œuf alors qu’il est sous son derch” “Woah !”

Il la retient par la taille de sa main libre pour arrêter son chancellement. Andrés garde son autre main stable pour que Bria puisse s’y appuyer sûrement. Quand ils arrivent près de chez lui, l'ado crache le bâtonnet de la sucette qu'il a fini depuis un moment. Son amie lâche sa main. Elle se débrouille comme une grande, mais avec la concentration de Paris Hilton qui joue aux échecs avec un chimpanzé. Ça, Andrés ne le dit pas parce qu’il a promis qu’il ne se moquerait pas. Il prend une petite inspiration tendue quand elle se pète la figure. Comme elle va bien, sa chute l’amuse. Il pouffe de rire dans sa main, le visage baissé pour dissimuler ça au mieux.

“Tu peux rigoler hein. Je t’en veux pas. Mais au moins, j’ai pu rouler quelques secondes toute seule” Andrés lève innocemment les mains. “J’ai dit que je ne me moquerai pas…” Il se penche et lui retire ses lunettes du nez pour les mettre sur le sien. Il lui attrape ensuite le bras et l’aide à se relever.même si t’avais vraiment l’air d’un clébard à trois pattes sur un hoverboard. Andrés lui adresse une petite moue narquoise.

“Ton père est là ou pas ?” “J’en sais rien…”

Son père est souvent au sous-sol pour travailler, mais depuis qu’il semble avoir trouvé une distraction extérieure, il sort parfois sans dire à Andrés où il va. Le garçon n’est pas stupide, il sait qu’il y a une femme impliquée. Le jour où il découvre son identité, Andrés lui fera prendre l’autoroute hors de la vie de Seth. Son père n’a qu’à attendre qu’il soit assez grand et qu’il quitte la maison pour se trouver quelqu’un et le remplacer. Il n’a pas intérêt de faire ça quand Andy est encore là. Depuis qu’il est chez son père, Andy est habitué à n’avoir Seth rien que pour lui, surtout à New York.

“S’il est là, il doit probablement travailler”, dit-il. Andrés récupère la planche étendue sur le dos et la retourne du côté roues. “C’est normal que tu ne sois pas en équilibre avec ton sac. Donne et teste à nouveau, tu vas voir la différence” Andrés lui prend son sac et et le met sur son dos. Ce n’est pas léger. Quand elle réessaie, Bria a évidemment plus d’équilibre et roule mieux. Le problème, c’est qu’elle roule un peu trop vite, et que le trottoir en pente n’aide pas à ralentir. Andrés est obligé de trottiner avec elle. Il prend peur en voyant qu’elle se dirige vers la route perpendiculaire à leur trottoir, c’est une intersection. “Fais gaffe !”

Il court derrière elle et l’attrape par la taille à plein bras pour la garder sur le bord. La planche de skate s’échappe et se fait écrabouiller par une voiture qui s’arrête dans un crissement de pneus. Andrés repose Bria au sol et l’attrape par le poignet pour la tirer avec lui.

“On s’arrache !”

Dans ce genre de situation, où un conducteur furieux veut réclamer des comptes, Andy considère que la meilleure solution, c’est de fuir. Les deux chenapans dépassent la villa du garçon au pas de course pour ne surtout pas indiquer au conducteur où il habite. Ils le sèment, escaladent le muret d’une propriété au hasard, se cachent derrière et attendent. Quand la voie est libre, les filous se faufilent discrètement de propriétés en propriétés en escaladant les divers barrières, grillages et murets jusqu’à celle de son père. On ne peut pas escalader la protection de Seth sans déclencher l’alarme, il faut passer par l’entrée principale. De toute façon, la voie est libre.

“Tant pis pour le skate, j’en ai plein d’autres” s’ils redescendent dans la rue le chercher, ils se feront attraper. Andrés et Bria passent par le portail de la propriété, il s’ouvre automatiquement avec la reconnaissance faciale du jeune Wilde. Dans la villa, Andrés retire ses chaussures, pose le sac de Bria et fait une escale dans la cuisine. Il sort du frigo une bouteille de jus qu’il bloque sous son coude et prend deux paquets de gâteaux et un paquet de M&M’s dans ses deux bras réunis. Il monte ensuite à l'étage avec Bria et se rend dans sa chambre.

Il lâche toutes les sucreries sur son lit double et grimpe dessus pour s’asseoir au milieu. Sa chambre est l’endroit le plus rangé de la maison. Son ordinateur portable mac fermé, posé au centre du bureau, est parfaitement parallèle à la ligne de son bord. Juste à côté, et tout aussi parallèle, il y a un gros cahier dont l’intérieur est noirci d’encre de tous ses devoirs et brouillons. Sa chambre est comme une œuvre d'art géométrique.

“Debout Bagheera”

Le drone à l'alliage entièrement noir, qui dormait sur son siège roulant de bureau, réagit à la commande vocale et s’élève doucement dans les airs.

“C’est mon père qui l’a construit. Il fait plein de trucs cools” qu’il raconte tout en éventrant son paquet de M&M’s. Il le pose entre ses jambes et boit le jus à la bouteille avant de la tendre à Bria. “J’crois pas qu’il soit là, je n’entend pas de musique. Il en écoute tout le temps quand il travaille.”



fiche codée par Empty Heart


J'écrivais
DES SILENCES
DES NUITS, JE NOTAIS L'INEXPRIMABLE
JE FIXAIS DES VERTIGES

Revenir en haut Aller en bas
‹ I'M A SPECIAL KIND.
avatar
‹ I'M A SPECIAL KIND.


Voir le profil de l'utilisateur

❝ Family don't end with blood ❞
›› Cap Harbor since : 01/02/2018
›› Commérages : 237
›› Pseudo : Harmajabb-Mr Turtle
›› Célébrité : Millie Bobby Brown
›› Schizophrénie : Anthony Gresham (Jeffrey Dean Morgan) - Simone Esposito (Ryan Gosling) - Timothy Mancini (Jon Hamm) - Elliot James (Colin Firth) - Nawid Sadki (Oscar Isaac)

Re: [BRIA] À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur ✻ ( Ven 13 Avr - 13:48 )

À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur
Andrés & Brianna
Le skate et moi.
On n’est pas vraiment des amis en fait. Au départ, j’ai cru qu’on appelait ça un steak (coucou Sonia, je pense à toi) donc forcément, je manque déjà de respect à ce genre de sport alors ça m’étonnerait pas que ça me manque au respect déjà en retour. Je manque déjà l’équilibre et remercie Andy de m’avoir tenue par la taille tout en tenant la main. Je soupire et essaye de me concentrer, mais c’est pas gagné. « Mon cerveau essaye de s’adapter à ce nouveau mécanisme, pas évident d’être déjà intelligente de suite sur ce skate ! » Ce n’est pas facile, c’est certain, mais avec le temps, ça devait le faire et au fur et à mesure qu’on arrive chez lui, je commence à prendre mes aises… Petit à petit, jusqu’à ce que je n’ai plus besoin de sa main, qu’il m’aide à garder l’équilibre. J’étais tellement contente de pouvoir me débrouiller toute seule, j’allais lui dire fièrement que je réussi à me tenir debout avant que je me casse la figure. Les fesses en premier et la douleur remonte dans mon dos, c’est pas très agréable. Je soupire et finalement, dit à Andy qu’il peut se moquer, je le vois à son visage qu’il fait violence là. Il me prend les lunettes alors qu’il s’est approché de moi et soupire quand il les met sur le nez. « Ça te va bien, ça t’effémine un peu ! » fis-je avec un petit sourire amusé. Je donne un petit coup de pied sur son pied quand il me fait une comparaison avec un clébard.

Bon, s’il ne sait pas que son père est là… On va pas pouvoir faire vraiment ce qu’on veut, surtout qu’il ne permet pas forcément les bêtises en fait ! Je l’aime bien son père en fait, d’après ce qu’Andy me raconte, il a l’air super cool ! Je suis même sûre que mon père s’entendrait très bien avec le sien. Au moins, il a le mérite d’inventer des choses incroyables ! « Avec des robots ? » fis-je alors que je me relève d’un petit soupir d’effort, mon sac ne m’aide pas et c’est ce qu’il vient de remarquer. «  Ah oui, en effet. » fis-je en retirant le sac que je donne à Andy, je ricane quand il remarque le poids. J’ai toujours vu Andy faire du skate sans un sac aux épaules, j’avoue que ça devrait vachement l’aider. J’appréhende un peu le skate et au final, je remets les pieds, bien assurée maintenant et je sens nettement la différence ! Je ne parle pas, sinon ça va me déconcentrer, alors je m’amuse à patiner un peu avec un équilibre un peu maladroit. Puis y a eu la pente qui fait que je n’ai pas besoin de patiner, mais je m’étais demander si ce n’était pas comme le ski, aller de droite à gauche, de gauche à droite pour mieux contrôler la vitesse. Je ricane un peu quand il était obligé de trottiner, le regard sur lui avant de paniquer un peu voyant que je fonce un peu trop vers la route. « Comment on freine ?! » Je devais mettre le pied derrière, je me rappelle qu’il faisait ça, sauf que ça allait trop vite et je n’ai pas eu le temps de faire quoi ce que ce soit qu’il m’a déjà attrapé tout en me soulevant et laissant le skate continuer son chemin sous les roues d’une voiture. « Oh merde. » fis-je alors que j’ai toujours pas les pieds au sol. Mais je réagis vite comme lui pour courir, enfin je suis Andy alors que j’entends le conducteur nous interpeller et il n’était forcément pas content, c’est sûr. « Vite vite ! » le pressai-je alors que nous courrions jusqu’à escalader le muret. J’avais bien fait de venir en pantalon aujourd’hui toute compte fait ! J’avais largement hésité à venir en jupe, mais comme j’allais passer l’après-midi avec Andy… Je me dis forcément qu’on ne va pas rester sage à se maquiller devant un miroir.

« Andy ton skate ? » fis-je alors qu’on avait fini de grimper plusieurs murets et qu’on était arrivé à sa villa. J’imagine qu’on ne peut pas entrer depuis le jardin parce qu’il y a forcément des trucs là. « Ah oui, c’est vrai que l’autre fois tu étais venu avec lui qui avait les roues bleues là… » fis-je en hochant la tête alors que nous entrions chez lui. Je reste toujours admirative qu’on puisse entrer grâce à la reconnaissance faciale. Ce genre d’univers me fascine toujours autant. Nous entrons chez lui, je retire mes chaussures aussi, après un bref passage dans la cuisine… Je n’ai pas pu m’empêcher de le regarder avec des yeux de chat botté le sac du pain de brioche, j’adore ça. Donc au final, il a concédé et j’ai pris de quoi tartiner aussi et nous montions dans sa chambre. Sa chambre est quand même plus rangée que la mienne, je pense toujours qu’il la range quand il sait que ses amis viennent le voir, je fais pareil aussi parce que sinon la plupart du temps, je ne la range jamais et ça décourage assez mon père si jamais il ose s’y aventurer. Je m’installe sur le lit aussi et lâche un soupir d’aise. La course m’a un petit peu épuisée, je ne suis pas très course de 100 mètres, je suis plutôt à la recherche l’énergie intérieure et me défendre par les prises de karaté. Je mange déjà la brioche alors qu’il parle à un robot quelque part dans la chambre. « Woooooooooh. » Je le connaissais pas ce robot là ! « Comme quoi ? Il peut faire des vidéos compromettantes des autres ? » fis-je comme un exemple parmi tant d’autres. Je vole un peu de ces M&M’s aussi. « Mh, la maison est surtout silencieuse oui. Je n’ai pas vu d’autres chaussures que les nôtres aussi, du coup ouais… Personne. » Une pause alors que je prends le jus que je bois un peu. « Mais dit, est-ce que tu vas finir par créer des robots ? » fis-je alors que je regarde Bagheera qui porte le prénom de la panthère du livre de la jungle et tends un petit doigt avant d’être surprise qu’il me l’attrape. « Eh ! » J’essaye de récupérer mon doigt, mais il le tient toujours. « Il m’analyse ou…? » Il fait des petits bruits que je ne comprends pas vraiment et ricane un peu. « En fait, il me fait penser un peu à BB8. Il s’est inspiré de Star Wars ? » fis-je alors que de l’autre main, j’essaye d’attraper maladroitement les M’M’s.
electric bird.



You're my world

Revenir en haut Aller en bas
♚ Wilde Gang ♛
avatar
♚ Wilde Gang ♛


Voir le profil de l'utilisateur

❝ Family don't end with blood ❞
›› Cap Harbor since : 28/02/2018
›› Commérages : 82
›› Pseudo : Titif - tiphaine
›› Célébrité : Noah Schnapp

Re: [BRIA] À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur ✻ ( Jeu 19 Avr - 13:06 )



À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur.



Brianna est curieuse sur son père. Andrés en dit tellement choses qu'on croirait parfois qu'il exagère. Ce n'est pas vrai, c’est même l’inverse, il euphémise. Seth fait bien pire et bien plus que ce que son fils n'en dit. "Avec des robots?" "Ouais, des tas"

Dans leur évolution progressive et discrète vers la maison d’Andrés, Bria s'inquiète du skate qu'il laisse derrière, Andrés trouve ça chouette de sa part, quand elle se fait un peu de souci. Il la rassure là-dessus . "Ah oui, c’est vrai que l’autre fois tu étais venu avec lui qui avait les roues bleues là..." "Excellente mémoire". Les deux chenapans se retrouvent à dévaliser la cuisine, comme deux estomacs sur pattes. Alors que Andy a  déjà les mains pleines, Bria attrape le sac de brioche et tourne vers lui des yeux de chaton adorable. Andrés la toise un instant avec un petit sourire. C'est elle la plus vieille, mais ce regard là, c'est lui qui l'a inventé. Il va très bien à Bria, elle a les yeux plus foncés que lui, ça fait encore plus mignon, il trouve. Il hoche la tête.

"Puisque c'est toi"

Elle prend de quoi tartiner et monte avec lui les escaliers menant à sa chambre. Ils commencent à manger sur le lit. Les miettes partout, on s'en fiche. L’enthousiasme de Brianna le rend content d’avoir réveillé son drone. Andrés en a un depuis qu’il a découvert ce dont celui de son père, Friday, est capable.

"Il peut faire des vidéos compromettantes des autres ?" Andrés affiche un grand sourire espiègle. En fourberie, parfois Bria est sur la même longueur d'onde que lui. Ou alors ils se complètent. Elle est la mèche, il est l’allumette. Andrés hoche la tête. "Par exemple".

Bria pense que l'absence de chaussures à l'entrée est le signe que Seth n'est pas là.

"Te fie jamais à ça. Connaissant mon père, il pourrait très bien laisser ses godasses dans le four ou la salle de bains. Il a le même sens de l'organisation qu'une taupe fonce-dé" Pendant que Bria boit du jus qu'il lui a tendu, Andrés attrape le petit morceau de brioche qu'elle tient, et le termine. Comme avant, ça a meilleur goût quand c'est pas à lui. "Mais dit, est-ce que tu vas finir par créer des robots ?" Brianna est concentrée sur le drone et Andrés la regarde curieusement. Il ne sait pas ce qu'il veut faire plus tard, on lui dit qu'il pourrait être un écrivain ou un journaliste parce qu’il a du talent à la plume. C'est un garçon créatif, il s'interroge s'il pourrait avoir autant de plaisir à bricoler qu'à écrire. "Je pourrais... mais je crois que j'ai des lacunes en physique" Andrés se trompe, il est parfaitement à niveau par rapport à son cursus et ce qu'il est censé savoir en physique. Mais par rapport à Seth quand il avait son âge, Andrés a plus de retard encore que Pocahontas quand elle découvre l'Angleterre civilisée. "Tu penses quoi, Bria ? Dans quoi tu me verrais ?" L'avis de la jeune fille n'est pas anodin pour lui. Elle a souvent une bonne analyse. Andrés n’est pas un cas simple cependant. "Et tu voudrais faire quoi toi plus tard ?"

La jeune fille s'amuse à aventurer son petit doigt vers le drone, qui l'attrape de sa branche métallique. "Eh !... Il m’analyse ou…?" "Ou il te trouve belle. C’est un séducteur" s'amuse Andrés. Bagheera fait semblant d’approuver Andy par un bruitage électronique, mais il est vraiment en train de l’analyser. Le robot scanne le visage de Brianna et transmet l’information à la surveillance de la maison. A l’avenir, la brunette pourra rentrer à sa guise chez les Wilde sans avoir besoin de sonner. Après son travail, le drone libéra le doigt de la brunette. "En fait, il me fait penser un peu à BB8. Il s’est inspiré de Star Wars ?" C’est vrai qu’il lui ressemble avec sa forme sphérique. Cependant, Bagheera est tout noir et il n’a pas de tête. Sa caméra et son capteur de détection se situent au centre du corps principale. "Je pense que c'est Star Wars qui s'inspire de mon père" rétorque Andrés. Seth construit et collectionne les drones depuis avant même qu'on appelle ça des drones. "Tu sais, il a crée un androïde au sous-sol... je crois que sa peau est faite de matière synthétique, mais elle ressemble vraiment à une humaine... Il l'a appelée Lucy. Physiquement elle est jolie, mais je la trouve pas plus rassurante que le monstre de Frankenstein. Son intelligence artificielle est extrêmement développée et autonome. Si elle ne comprend pas quelque chose et qu'elle se pose une question, elle est en mesure de se répondre à elle-même, parce qu'elle est connectée au Network. Y a rien de plus dangereux que ça. Qu'est-ce qu'elle peut faire de toute cette connaissance ? Et t'imagines si on la pirate ?" Normalement, les systèmes de Seth sont trop parfait, on ne peut pas les pirater... mais ne jamais dire jamais ! Andrés croise les bras, il a les sourcils un peu froncés. Il a l’air agacé, c'est pour cacher le fait qu'elle le fait vraiment, vraiment flipper, cette Lucy. Sa famille pense à tort que c'est de son apparence qu'il a peur, mais pas du tout. Andrés a peur de son intelligence boule de neige croissante.  "J'espère qu'il prévoit pas la construction d'autres clones, y a déjà comme un relent de Terminator dans l'air" Il jette un coup d'oeil à Bria. C'est vrai que son histoire a l'air tiré par les cheveux, mais la folie de son père, c’est pas seulement un tirage de cheveux, c’est un arrachage de cuir capillaire !

"Compte pas sur moi pour te la montrer, j'ai pas le droit de descendre."

Il ment, il a le droit. Il préfère que Brianna croit qu'il lui a raconté des histoires plutôt que s'approcher de Lucy. Les gloutons terminent leur goûter. Andrés décroise ses jambes repliées et se lève du lit. Il ouvre la porte de son dressing et récupère son long sac de golf en bandoulière qu’il passe par-dessus son épaule. Andrés attrape ensuite la bouteille de jus au passage et ouvre la fenêtre. Il appuie les deux mains sur la rambarde et passe par-dessus sans risque, c’est une lucarne. Il pose le pied sur le toit en sortant.

"Viens Bria, depuis le temps que je dois t’apprendre à jouer"

Andrés l’attend au rebord et l’aide à se hisser sur le toit à son tour "Viens aussi Bagheera" Le drone de compagnie sort rejoindre son maître. La pente n’est pas simple à monter. Le jus dans une main, celle de Bria dans l’autre, Andrés l’aide en la tirant vers le haut. Ils parcourent les allées de toitures de la villa avant d’arriver sur une surface un peu plus plane. Un petit tee de golf est déjà fixé entre deux tuiles, prêt à accueillir la balle. C’est là que Andrés joue habituellement. Il pose le sac par terre et sort un club avec lequel il montre le geste de swing à faire à Bria.

"Si t’arrives à toucher la balle, ce sera déjà bien".

Il tend le club à Bria, sort une balle et la pose sur le tee avec précaution. Il en a une centaine d’autres pour l’occasion Andrés n’est même pas sûr que ce sera suffisant.

"Comme tu apprends vite, tu auras peut-être réussi à casser une vitre avant la tombée de la nuit. T’auras qu’à viser les Meyers pour un début" Il lui désigne la maison juste en face de l’index. "C’est la famille Adams le bordel, ils se partagent trois neurones à quatre. Mais pour l’instant, essaie juste le swing."

Andrés boit quelques gorgées de jus et s’essuie la bouche d’un revers de manche.

"Mets-toi bien face à la balle et écarte un peu plus les jambes pour l’Adresse"
Elle bouge à peine les bras qu’il l’arrête  "Stop." Andrés pose le jus et s’avance. Se plaçant devant Bria, il attrape ses poignets et corrige la façon dont elle tient le club vers le haut. Il les bouge ensuite lentement pour lui faire mimer le bon geste. "Le pied droit pivote à la fin pour te mettre face à la trajectoire de la balle, on appelle ça le finish"

Andrés la relâche. Il demande à Bagheera un peu de musique parce qu’il risque de se passer un moment avant que sa copine fasse des trucs cools. Le drone lance les premières notes de Should I stay or should I go. Andy s’assoit par terre et s’appuie sur ses mains en l’observant patiemment.


fiche codée par Empty Heart


J'écrivais
DES SILENCES
DES NUITS, JE NOTAIS L'INEXPRIMABLE
JE FIXAIS DES VERTIGES

Revenir en haut Aller en bas
‹ I'M A SPECIAL KIND.
avatar
‹ I'M A SPECIAL KIND.


Voir le profil de l'utilisateur

❝ Family don't end with blood ❞
›› Cap Harbor since : 01/02/2018
›› Commérages : 237
›› Pseudo : Harmajabb-Mr Turtle
›› Célébrité : Millie Bobby Brown
›› Schizophrénie : Anthony Gresham (Jeffrey Dean Morgan) - Simone Esposito (Ryan Gosling) - Timothy Mancini (Jon Hamm) - Elliot James (Colin Firth) - Nawid Sadki (Oscar Isaac)

Re: [BRIA] À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur ✻ ( Ven 18 Mai - 10:20 )

À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur
Andrés & Brianna
Puisque c’est toi. 
Oui, puisque c’est moi. 100% moi, méga moi, qu’on m’aime, qu’on m’adore qu’on… Ok, j’arrête de me moquer de moi-même là, mais c’est un petit peu vrai. En plus personne ne résister à mon attaque de chat potté, c’est ce que Andrés m’a dit en plus ! Il maitrise très bien ce genre de regard et j’ai fini par l’imiter, étrangement, ça marche super bien en fait. Enfin, voilà, ça se retourne contre lui (ceci dit, je ne saurai pas résister à son regard). Je suis bien contente de manger de la brioche avec du chocolat, c’est super bon en plus et c’est une bonne récompense pour avoir survécu la journée de cours…Enfin, matinée je pourrai dire vu que j’ai séché l’après-midi. Mais bon, c’est quand même une récompense parce que la matinée était longue, les cours m’ennuient carrément et j’ai juste hâte d’arrêter pour juste apprendre les choses par moi-même. Les découvrir par moi-même et m’intéresser ce qui peut m’intéresser, sans plus. Je n’ai pas à perdre mon temps sur les fioritures…!

Ceci dit, je m’intéresse plutôt au nouveau robot d’Andy, il est vachement plus intéressant dont la forme me fait un peu penser à BB-8 ou encore à l’étoile de la mort de Star Wars ! Je trouve que ces robots sont super cools, mais il y a une limite. Seulement ce robot ne semble pas l’atteindre vu qu’il ne possède tout simplement des fonctions basiques. Je demande à Andy s’il peut faire des vidéos compromettantes avec un petit sourire au coin. Je souris d’autant plus quand il confirme. « Ça… C’est cool ! Et il peut aussi s’infiltrer dans la maison des autres ? Je veux dire, genre eeuh… ouvrir les portes ? Attirer l’attention de quelqu’un pendant que tu lui chipes quelque chose ? Franchement, je trouve ça cool en fait. » fis-je assez enthousiasme, c’est vraiment cool ça. Dire que je n’arrête pas de tanner mon père pour avoir BB-8 mais il dit non et qu’un chien c’était déjà assez ! Il a du mal à s’y faire d’ailleurs et je suis sûre qu’il s’en occupe bien quand même en mon absence.

« Du moment où les chaussures de ton père ne sont pas le plat du soir… » fis-je en me moquant un petit peu à l’explication d’Andy. Je me pince les lèvres pour m’essuyer de la trace de jus que j’avais avant de le regarder, tout en laissant retomber mes épaules quand il me prend ma brioche. Dans ce cas là, je prends les M&M’s tranquillement. Dans tous les cas, je regarde à nouveau Bagheera et demande assez curieuse si Andy va finir par faire comme son père: créer des robots, être scientifique et j’en passe. Je le regarde tout en plissant les yeux quand il me dit qu’il a des lacunes en physique. Mouais, dans tous les cas, il me dépasse en physique, c’est absolument pas mon truc, tout comme les mathématiques. « Mh… » fis-je avec une petite moue songeuse avant d’hausser les épaules. « En tout. » Tout simplement, tout bêtement. Je m’explique un peu plus « Je te vois bien aller dans la littérature, tout comme dans le journalisme, voire même dans l’art voire plus que ça, comme skatteur pro tient haha ! Mais plus sérieusement, t’es intelligent Andrés, plus intelligent que certains doctorants. Mais je ne sais pas, je ne te vois pas totalement te concentrer sur un seul domaine tu t’emmerderais à fond. La vie est longue et elle est faite pour que tu la vives à fond tant que t’en as les moyens. Reste pas bloqué derrière un bureau à faire des tâches répétitives. Tu peux écrire oui, mais j’ai souvent l’impression que les auteurs quand ils écrivent leur livre. Ils arrivent seulement à faire un seul chef-d’oeuvre parmi les autres bouquins qui comptent moins. Moi je dirai fais ce que tu as envie de faire, passe d’un domaine à l’autre, découvre et amuse toi…! » Et le fait qu’il me pose la question sur ce que je veux faire plus tard me fait rire un petit peu, j’hausse les épaules et détourne le regard alors que je prends encore un autre M&M’s. « Ch’ais pas. Je vais sûrement passer d’un boulot à l’autre. Je pourrai m’amuser à voyager dans des pays et proposer mes compétences dans les langues, construire des sites web pour les hôtels par exemple, faire du volontariat en échange du gite. Enfin vivre le jour au jour. C’est ce qu’il y a de plus excitant. » fis-je avec un petit sourire. Après tout, que je sache parler le français, l’espagnol, un peu le coréen, ça m’ouvre pas mal d’horizons. Je pourrai carrément aller en Amérique du Sud ! Enfin, voyager sans obligations, sans avoir à gagner de l’argent, c’est ce que je veux faire. Aider les gens, être heureuse et découvrir l’autre aspect du monde, avoir à nouveau espoir en l’humanité, ça c’est mon but.

Je ricane un petit peu quand Andy me dit que Bagheera est un petit séducteur avant d’être surprise par son bip et je fronce les sourcils avant d’être à nouveau surpris de ce qu’il est en train de faire. Il m’a bien empêché de reculer parce qu’il tient mon doigt prisonnier. Est-ce qu’il ne serait pas en train de m’enregistrer ? Je regarde Andy, un peu hésitante « Il me trouve tellement belle qu’il m’a enregistrée pour qu’il me reconnaisse plus tard.» Non non, je ne sens pas mes chevilles en train de gonfler ! Je lui parle de la référence de Star Wars que sur le coup, Andrés me répond que c’était plutôt le contraire. Alors pourquoi n’a-t-il eu pas le mérite qu’il aurait mérité pour avoir donné l’idée des drones dans le film Star Wars. J’adopte un air assez sérieux quand Andrés me parle du robot Lucy qui était dans le sous-sol, je penche un peu la tête sur le côté un peu soucieuse de la façon dont il en parle. « Elle pourrait faire des ravages et causer la perte de l’humanité. » Une pause et j’hausse les épaules. « C’est la pensée la plus pessimiste que je peux avoir à propos des intelligences artificielles. Mais je me pose surtout la question, où est l’intérêt de créer une intelligence artificielle en fait ? C’est ça que je ne comprends pas. Les robots c’est cool, du moment où on a un contrôle avec, mais voilà… Je comprends ton inquiétude. Il existe bien un pirate doué et intelligent comme ton père dans ce monde. Je n’ai pas hâte qu’il découvre cela. » soupirai-je avant de me faire une autre tartine de brioche. J’hausse les sourcils alors que je mange la première bouchée. « Techminatchor ? Carrchément ? » fis-je avec la bouche à moitié pleine. « J’espère qu’il fera pas d’autres Lucy… » Et encore, je suis carrément curieuse de voir à quoi elle ressemble en fait, sauf qu’Andrés a lu dans mes pensées et n’a pas le droit. « Ton père a peur que tu la casses ou juste parce que t’as raconté des trucs pas forcément vrais pour m’impressionner ? » ricanai-je. C’est vrai que des fois Andrés a tendance à exagérer des choses pour le plaisir de balancer des répliques qui tuent. J’avoue que ses sarcasmes sont plus forts que les miens et teintés d’originalité. Ils me font rire par moment pour pas dire la majorité du temps.

C’était avec la bouche pleine de brioche, qui est en fait ma dernière bouchée, que je le regarde se relever et fouiller quelque chose dans son placard. J’hausse les sourcils et pose les pieds sur le sol. Je le regarde bouger sans rien dire, on va faire du golf ? Je souris un peu quand il m’invite. « Depuis le temps que tu me racontes comment tu casses les vitres de tes voisins…! » Il faisait ça à New York, il me racontait de ses exploits de golf… Qui est un sport que je n’ai jamais pratiqué, je ne me suis jamais intéressée parce que je n’avais pas le temps et aussi, je ne trouvais pas cela assez amusant. C’est normal, surtout quand je n’arrive pas à faire quelque chose correctement, j’ai tendance à en avoir marre et laisser tomber pour passer à autre chose. Je n’ai pas toujours le temps pour tout. Je passe par dessus de la fenêtre, n’étant pas forcément rassurée, mais je le suis suffisamment avec Andrés dans les parages. Il sait toujours ce qu’il fait et il ne m’a jamais mise en danger ne serait-ce qu’une fois. J’ai pris le paquet des M&M’s au cas où, tandis que de l’autre main était prise dans celle d’Andy. Je ne regarde surtout pas en bas, je sais que ça ne finirait pas bien et j’étais plutôt concentrée sur la main d’Andy et comment il monte en toute confiance. Ça montait forcément, mais on y est arrivé quand même sur la surface plane du toit. « La prochaine fois, je penserai à apporter les baskets…! » Parce qu’avec mes ballerines, c’est un peu difficile. Elles ont quand même bien tenu pour le skate, alors je pense que ça tiendra pour le toit et le golf. C’est pas comme si je n’avais pas 10 000 paires aussi hein. Je relâche la main d’Andy et regarde autour de moi, le paysage vu d’en haut… C’est tellement beau en fait et ça me fait sourire parce que je pouvais voir la mer, je pouvais aussi voir jusqu’où la ville s’arrête. Elle est vraiment petite en fait. Je me retourne vers Andrés et il avait déjà le club à la main, je me dirige un peu vers lui et m’arrête quand il me montre comment faire. Je fronce les sourcils et hoche la tête, il l’a fait assez rapidement en fait que je ne suis pas sûre que je saurai refaire. « C’est si dur que ça en fait ? » Oui, c’est dur apparemment. Je souris un peu et hausse les épaules. J’aime bien les défis en fait, alors je saurai me débrouiller tranquillement. Je suis sûre que je vais galérer mais bon, du moment que je ne galère pas trop, sinon je vais avoir du mal à être intéressée pour longtemps de cette façon. Je récupère le club et regarde comment c’est fait. Comment c’est léger et je trouve ça cool en fait. Je pose le club sur mon épaule avec un petit air fier, la main sur ma taille et je l’écoute attentivement. Bon, je ne ferai pas la même erreur avec mon père: ne pas écouter alors que nous étions sur le point de foncer dans le mur. Je plisse un peu les yeux quand il parle de la famille Meyers « Ah ! » réalisai-je quand il désigne la maison d’en face. « Le swing ? C’est ce que tu as montré tout à l’heure ? » lui demandai-je alors qu’il buvait le jus. Je me mets en position et essaye de me rappeler comment il a fait. J’hoche la tête et suis ses consignes, j’écarte mes jambes, je suis bien face à la balle et je vais lever le club que voilà il me dit stop. « Je tiens pas bien le club ? » demandai-je en me retournant un peu vers Andrés. Il vient vers moi et touche mes poignets pour que je tienne correctement avant de les bouger avec lui. « Comme ça ? » et je bougeais mon pied droit doucement avant que mon club était près de toucher la balle. « D’accord…! C’est facile ça en fait façon de parler… » mais l’appliquer c’était autre chose…! J’hoche la tête pour remercier silencieusement Andy et je le regarde avant qu’il ne s’éloigne. Je soupire et relâche un peu les épaules avant de reprendre la position du swing. Je bouge un peu les pieds et j’entends la musique démarrer. « Classique le choix ! » lui fis-je la remarque assez amusée.

Allez, je peux le faire. Je me repositionne à nouveau, tranquillement, je penche la tête des deux côtés et je soulève le club. Au final, c’est plutôt cool qu’il soit léger, parce que je peux imaginer la douleur et les courbatures que je pourrai avoir. Je tente la première fois assez rapidement, sauf que ça n’a pas marché, parce que j’ai raté le pivotement du pied et aussi le club n’a même pas touché la balle. La seconde fois c’était un peu mieux, mais je n’ai toujours pas touché la balle. C’est ainsi pendant au moins… Quatre musiques que le drone a passé, quatre musiques…! Je n’ai toujours pas touché la balle. Au moins, mon corps a compris comment cela marche que j’arrive à faire les mouvements. Je replace mes pieds correctement, un peu décalé par rapport à ce qu’Andrés m’avait mise. Je tente encore une fois et cette fois-ci j’ai réussi à toucher la balle. « Merde ! » fis-je en français quand je réalise que j’ai vraiment touché la balle, mais… Qu’elle n’a pas volé comme je l’ai voulue: elle a juste roulé le long du toit. Je soupire et lève les yeux au ciel, je tape du pied avant de laisser retomber la tête sur le côté pour voir Andrés. « Où est ce que je peux trouver une autre balle ? » Je m’approche de lui pour récupérer une balle du club et en profite pour boire quelques gorgées du jus. Parce que je le mérite et aussi parce que j’ai mal au dos, parce que j’ai soif, parce que j’aime bien le jus, parce que je suis en manque de chocolat. Voilà. Je retourne à ma place et essaye encore plusieurs fois. J’y mettais un peu plus de puissance et j’ai bien sûr touché la balle sauf qu’elle a volé en l’air de travers vers un arbre au bout de la vingtaine tentative après avoir swingé dans le vide. « Mais RAH ! » J’écoute bien sûr les conseils d’Andy quand j’étais partie chercher une autre balle qui devrait être ma sixième ou septième. Je ne sais plus je n’ai pas compté. Je retente une autre fois de plus et cette fois-ci j’ai réussi à frapper sur la balle qui a atterri sur une voiture qui était garée près du garage et ce n’était pas la maison des Meyers. De plus je réalise qu'il y a une personne près de la voiture. « Merde ! » Je m’abaisse très vite tout en me dirigeant vers lui avant de perdre l’équilibre et de tomber sur mes fesses à côté de lui. « Andy… J’ai touché la voiture d’une personne blonde, une femme blonde…! » ricanai-je un peu nerveusement et aussi parce que ça m’amuse de faire des conneries comme ça d’un autre côté. Une pause avant que je soupire et passe la main sur mon dos, les sourcils froncés. « Ça fait mal au dos mine de rien le golf en fait… » Je pose la tête sur son épaule et soupire à nouveau. « Et ça me fatigue beaucoup aussi. » fis-je en fermant les yeux un peu, juste quelques secondes sous la musique des Clash.
electric bird.



You're my world

Revenir en haut Aller en bas
♚ Wilde Gang ♛
avatar
♚ Wilde Gang ♛


Voir le profil de l'utilisateur

❝ Family don't end with blood ❞
›› Cap Harbor since : 28/02/2018
›› Commérages : 82
›› Pseudo : Titif - tiphaine
›› Célébrité : Noah Schnapp

Re: [BRIA] À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur ✻ ( Lun 21 Mai - 21:05 )



À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur.



"Ça… C’est cool ! Et il peut aussi s’infiltrer dans la maison des autres ? Je veux dire, genre eeuh… ouvrir les portes ? Attirer l’attention de quelqu’un pendant que tu lui chipes quelque chose ?" "Et pirater des systèmes de sécurité, et faire disjoncter une maison entière, et imiter des voix qu’il a déjà entendu" rajoute Andrés avec un petit sourire espiègle "Franchement, je trouve ça cool en fait." Andrés prend quelques M&M’s en se disant qu’il devrait offrir un drone à Brianna pour son anniversaire ou une autre occasion.

Un sourire étire progressivement sur ses lèvres quand son amie lui décrit une vie qui répond très bien à son incapacité à savoir ce qu’il veut vraiment. Il est encore jeune, il n’est pas trop tard pour devenir le prochain Tony Hawk, le prochain Tiger Wood, le prochain Oscar Wilde, le prochain Rachmaninov, bref, pour percer dans tous les domaines où il a du talent. Brianna le connaît bien, lui et son instabilité, elle sait qu'il ne pourra pas se contenter d'un seul domaine. Andrés est touché qu’elle ait une telle estime de lui, alors qu’il a l’habitude d’être considéré bizarre par les autres de son âge. Il n'est toutefois pas certain d'être aussi intelligent qu’elle le dit. S’il sait tout ce qu’il sait, c’est aussi parce qu’il a plus de temps pour lui que les autres enfants qui vont à l’école, qu’on traite comme plus débiles qu’ils ne sont vraiment, ou que l’on abrutit avec du savoir qui ne leur sert pas toujours. Comme tout le monde, il a aussi ses lacunes, Andrés est intelligent en anglais, mais à côté de Bria, il est bête dans les autres langues.

"Impressionnant que tu saches déjà ce que tu veux faire… et que tu saches mieux que moi ce que je veux faire"

Elle est d'ailleurs bien plus pertinente que lui là-dessus. Bria a l'air de vouloir beaucoup voyager, Andrés aimerait bien faire ça lui aussi, avec elle.

"Il me trouve tellement belle qu’il m’a enregistrée pour qu’il me reconnaisse plus tard" "Il est aussi connecté au système de sécurité de la maison. Ça veut dire que maintenant, tu peux rentrer chez nous tant que tu veux, même quand il n’y a personne"

Brianna va peut-être mettre du temps avant de franchir le pas, mais bientôt, elle rentrera et sortira d’ici avec l’absence de gêne d’une Wilde. Il l’espère en tout cas. Elle est chez elle ici. Brianna, elle ne le juge pas, et mieux que ça, elle le comprend. Andrés est agréablement surpris qu'elle partage son avis sur Lucy et sur le danger qu’elle peut représenter. Une fille comme Bria, à cet âge, c’est une seule sur dix mille. Andrés a de la chance de l’avoir pour amie. Toutefois, son absence de coopération la fait douter sur ses paroles.

"Ton père a peur que tu la casses ou juste parce que t’as raconté des trucs pas forcément vrais pour m’impressionner ?" Andrés roule des yeux. "Tu sauras p’t-être jamais" dit-il avec un sourire énigmatique. En fait elle va savoir très bientôt.

Brianna accepte de le suivre en sortant par la fenêtre. Andrés voit qu’elle n’est pas rassurée par la hauteur mais elle ne dit rien. Son amie lui fait confiance, elle a raison parce qu’il ne compte pas la décevoir. Andrés aime bien se dire qu’un jour, très bientôt, il l’emmènera plus loin que Cap Harbor, plus haut que ce toit, et qu’elle le suivra sans hésiter. Brianna est son meilleur acolyte.

Elle est attentive et appliquée aux conseils d’Andrés, et à ses corrections. En fait, elle doit même le prendre plus au sérieux que ses professeurs à l’école. Andy la connut moins docile et plus insolente, la brunette. Elle est différente avec lui, et pourtant Andrés ne lui fait pas toujours de cadeau avec ses sarcasmes. Bria est inquiète de la difficulté et elle a bien raison.

"Un classique" dit-elle alors qu’il envoie la musique. "Une autre fonction cool. Tu peux changer si tu veux." Elle ne le fait pas.

Assis, Andrés observe sans trop y croire. Au bout d'un certain temps, elle frappe la balle et il se dit : pas trop tôt ! Il lui tend le sachet quand elle en réclame une autre. Puis, à un moment, Le miracle arrive. Le choc d'une balle sur une voiture. Andrés écarquille les yeux en lâchant un wow! impressionné tandis que Bria panique. Il rit alors qu’elle se réfugie près de lui, ou se casse la figure près de lui, il n’est pas certain.

"Andy… J’ai touché la voiture d’une personne blonde, une femme blonde…!"
"J’ai vu ça, c’était brillant !" rétorque-il. Andrés tape joyeusement le sol de la main en lâchant un autre ricanement. "C’est bien de punir les cons d’être cons, mais c’est tellement plus drôle quand ça tombe sur des gens qu’ont rien demandé !"

"Ça fait mal au dos mine de rien le golf en fait…" Andrés appuie ses coudes sur ses genoux repliés. Bria repose sa tête sur son épaule et il baisse les yeux avec un petit sourire. "Et ça me fatigue beaucoup aussi." "C'est parce que tu as bien travaillé" complimente t-il en donnant de sa main une pression réconfortante sur sa nuque. "Tu dors à la maison, ou on t’attend chez toi ?"

Les deux ado ont fini le jus et le paquet de M&M's. Andrés attend sagement que Brianna souffle quelques minutes, un bras passé autour de ses épaules. Puis, l’heure de la vengeance sonne.

"Tu veux voir un pro ?", demande t-il avec arrogance.

Andrés se lève, cale un nouveau tee, et met une balle dessus.

"La maison de Tom Fisher" indique t-il en pointant le bout du club vers la demeure située sur la rue derrière la leur. "Lui c’est le genre de gars, tu lui cries "Trou du cul !" dans la rue, il se retourne à coup sûr", indique t-il avant de se mettre en position.

Andrés dose la force et tire une balle qui atterrit sur la toiture, ce n’est pas évident. Il en rate deux autres avant de casser la fenêtre d’une chambre.

"Et tu connaîtras pourquoi mon nom est l’éternel quand sur toi, s’abattra la vengeance du Tout-Puissant" cite t-il avec un petit sourire cynique. Andrés désigne une autre maison. "Flynn Wesburg" Il pince les lèvres et change d’avis. Andrés abaisse le club. "Hmf, non, pas lui. Il me fait de la peine. Tout le monde lui marche dessus. Ce n’est plus un homme, c’est un passage piéton". Il se tourne vers sa copine. "Donne-moi l’adresse de ton ennemi Bri. C’est le mien. Je lui refais les carreaux" promet-il avec amusement.

Elle peut lui désigner n’importe qui, le garçon s’en occupe. Et après un cassage de baraques et de voitures en circulation à la Wilde, Andrés sourit à Bria.

"T’as faim ?"



fiche codée par Empty Heart


J'écrivais
DES SILENCES
DES NUITS, JE NOTAIS L'INEXPRIMABLE
JE FIXAIS DES VERTIGES

Revenir en haut Aller en bas
‹ I'M A SPECIAL KIND.
avatar
‹ I'M A SPECIAL KIND.


Voir le profil de l'utilisateur

❝ Family don't end with blood ❞
›› Cap Harbor since : 01/02/2018
›› Commérages : 237
›› Pseudo : Harmajabb-Mr Turtle
›› Célébrité : Millie Bobby Brown
›› Schizophrénie : Anthony Gresham (Jeffrey Dean Morgan) - Simone Esposito (Ryan Gosling) - Timothy Mancini (Jon Hamm) - Elliot James (Colin Firth) - Nawid Sadki (Oscar Isaac)

Re: [BRIA] À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur ✻ ( Sam 2 Juin - 11:20 )

À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur
Andrés & Brianna
Je ne le saurai peut-être jamais.
Je plisse les yeux à ces mots-là et adopte un air assez sérieux jusqu’à ce qu’il finisse par bouger pour m’inviter à sortir de sa chambre par la sortie la moins ordinaire: la fenêtre. Enfin bref, oui, je pense que si Andrés ne peut pas descendre ou ne veut pas descendre… Y aura forcément un Wilde qui le fera ou soit j’ai l’accès libre aussi, mais je n’aime pas la notion d’entrer dans la maison de quelqu’un d’autre… Où il y a toute une famille entière dedans ne plus. Mais d’une certaine manière, si j’ai été scannée par le robot, c’est que j’ai l’autorisation et que je fais plus ou moins partie de la famille Wilde… Enfin, je commence à en faire partie, c’est la sensation que j’ai. Franchement ? J’aime ça, j’aime l’idée d’appartenir à une autre famille. Pas pour dire que ma famille est nulle ou craint, au contraire… C’est que j’aurai peut-être une seconde maison où m’abriter quand ça n’ira pas du tout, si jamais un malheur ferait que je perdrais la famille entière. Enfin, vous voyez un peu où je veux en venir avec mon pessimisme ?

ENFIN bref. Ce n’est pas la place pour le pessimisme, mais en fait Andrés m’a tellement lancée dedans avec Lucy que je me mets déjà à imaginer le monde dominé par les robots comme dans Matrix où la population d’humain est réduite à vivre dans un petit coin, sur le point de crever… Même si Néo à la fin a réussi à sauver tout le monde. Là, ce que je dois faire, c’est de briser une vitre sous la musique de Clash, perdue dans d’autres morceaux. Je n’ai pas changé une fois, parce que j’aime bien écouter et découvrir les goûts d’Andrés en matière de musique, pour changer un peu du classique quoi. J’aime beaucoup quand il joue au piano, ses morceaux sont toujours finement bien joué, même si des fois il s’amuse à jouer exagérément. C’est quand même marrant, mais surtout, il joue bien. Enfin bref, là, ça change du classique c’est sûr. Et oui, je viens de penser à tout ça alors que j’essaye de toucher la balle… Oui, je ne vise pas forcément, parce que le plus important pour moi, c’est d’essayer de toucher la balle. Ce n’est pas si facile que ça en a l’air et je galère carrément, mais je suis plutôt contente de ne pas sentir qu’Andrés se moque de moi… Ou soit il le fait discrètement. Dans les deux cas, j’apprécie ça.

Il m’en a fallu du temps pour que je réussisse à toucher la balle et que cette fois-ci, fallait que je mette la puissance dans mon coup. Par contre, j’ai totalement oublié qu’il fallait viser avant de frapper parce que voilà, je n’ai pas touché un carreau de la maison d’en face, mais une voiture rouge d’une blonde de deux maisons d’à côté. Je me suis vite abaissée histoire qu’elle ne me voit pas, enfin, j’étais trop sous le coup de la surprise que je ne me suis pas attendue quoi. Alors je me suis vite réfugiée par réflexe aux côtés d’Andy, tout en me cassant un peu les fesses. En tout cas, Andrés était plutôt content de mon coup que je me mets à ricaner assez nerveusement. « La blonde avait trop sursauté là, j’imagine trop sa tête en mode… » J’imite plus ou moins la blonde avec une face complètement exagérée, en mode drama queen. « Mais pourquoiiiiii moiiiiiii ?! Qu’est-ce que j’ai fait au boooon Dieu ?! Ma pauvre voiture, elle a une bosseee Oh làlàlàlààààà » Et là je me sens vite à l’aise sur le coup, je réalise après coup que ça défoule plutôt bien le golf et aussi, ça fait du bien de punir les cons, même ceux qui n’ont rien demandé parce que dans le fond, un monde où y a pas un con… C’est un monde qui n’existe pas. Donc oui, je dis que je suis con, même Andrés, mon père… Bon mon père, c’est une évidence même, il est con et il l’assume plutôt bien.

Alors que j’étais plutôt assise, je sens quand même une douleur me traverser dans le dos, c’est pas trop agréable et ça fait plutôt mal. En fait, j’ai l’impression d’avoir un coup de barre tellement énorme que je ne me gêne pas pour poser la tête contre l’épaule d’Andy, tout en lui expliquant que ça me fatigue beaucoup. « Mmmh… » fis-je à son compliment mais surtout à son geste au cou qui fait du bien. Il me pose la question et ça me fait ouvrir les yeux que je me redresse un petit peu pour le regarder avec un air un peu indifférent. « Mon père travaille ce soir, donc je serai toute seule dans l’appartement. » Donc oui, je dors ici, même si je n’ai pratiquement pas toutes les affaires, je sais qu’ici je ne manquerais pas de quoi me maquiller et de pyjama. Je dépose la tête contre son épaule à nouveau et on est resté ainsi, le temps que je me repose, que je devienne une grosse en mangeant les bonbons et en buvant toute la bouteille de jus.

« Azy. Je veux te voir à l’oeuvre. » fis-je avec un petit sourire mutin alors qu’il va faire des swings impressionnant le connaissant.

Je le laisse se relever et j’applaudis un petit peu pour l’encourager alors qu’il met en place. Je fronce un petit peu les sourcils quand il me balance un nom qui me dit rien du tout et me penche légèrement pour suivre du regard la direction du club jusqu’à la maison de ce fameux Tom Fisher. Je ricane à la remarque. « C’est vraiment le roi trou du cul ? » lui demandai-je avant qu’il ne se concentre pour envoyer la balle. Je me mets à l’observer pour prendre en note mentalement pour les prochaines fois. Ceci dit, je l’observe bien attentivement, un peu trop même que je n’ai pas vu le premier coup partir. Mais je me concentrais encore un peu mieux durant les prochains et remarque que ce n’est pas toujours évident pour lui aussi. Le golf tout court n’est pas évident en fait et franchement, après avoir testé, je reste admirative de voir qu’il sait taper là où il veut taper en fait. Je me dis aussi qu’il a pu s’entrainer, ça aide vachement en fait. Je plisse un peu les yeux quand il cite… « Tu viens de citer la Bible ? » J’avoue que je ne suis pas du tout croyante et je ne pense pas que je le serai d’ailleurs. Mais à la façon dont il avait cité, je suis demandé si c’était la Bible et qu’en réalité, tout ce qu’il fait: briser les carreaux, les autres bêtises en dehors du golf c’est dans le but d’une vengeance ou d’une sorte de justice à ses yeux. Je reviens vite à moi, de mes pensées quand il parle à nouveau, d’une autre personne. « Flynn Wesburg me dit quelque chose tient… » Marmonnai-je, la main sous le menton d’un air songeur. « Ah oui ? Il en a tellement bavé ? C’est pas le gars dont tu m’avais parlé l’autre fois ? Tu m’avais dit qu’il s’est fait volé sa femme par son patron de travail et que maintenant il est en instance de divorce parce qu'il veut la laisser partir vivre avec son patron ? » Une pause et je penche la tête sur le côté. « En vrai, c’est pas qu’un passage piéton, c’est un multi-passage piéton. » Je souris un peu quand il me demande l’adresse de mon ennemi. « Mmmmh… Tu penses que la balle va facilement à Belle Heaven Street d'ici ? Une pause, j’observe Andy et hausse les épaules. « Oui parce qu’il y a une certaine personne qui m’énerve beaucoup ces derniers temps et dire qu’on a prévu d’aller au parc d’attraction ensemble… J’espère quand même qu’il sera calmé d’ici là. » soupirai-je à la fin. Oui, je parlais d’Ivan en fait. Je secoue un peu la tête avant de me reprendre. « Sinon, il y a un professeur de sport qui vit pas loin d’ici… Le mec qui ne prépare pas ses cours et tout ce qu’il a de mieux à faire, c’est de nous faire courir des tours de stade pendant deux heures. » Sur ces mots, je me lève et lui prends le club pour trouver sa maison et la désigner. Je lui montrais qu’elle était un petit peu loin, mais ce n’était pas infaisable, surtout qu’Andrés avait une puissance de frappe qui n’était pas négligeable. À moins qu’il y ait une autre manière de se venger… On continue à jouer ainsi, à casser les vitres, à abimer les voitures comme les délinquants que nous sommes. On a quand même eu des fous rires des fois et je me suis permise d’essayer encore une fois de plus, voire deux… Trois… Quatre fois. Je n’arrive jamais à viser la balle là où il faut, mais elle tombe de l’autre côté, dans l’arbre, sur la voiture, même contre une benne de poubelle… Et des fois… Ben sur la gouttière parce que j’ai raté la balle et je l'ai juste frôlée en fait. Au final, on a fini par avoir faim et j'ai hoché la tête quand il m'a posé la question.

Alors voilà, on a fini par ranger. "On" parce que oui, je l'aide à ranger et il n'est pas question qu'il se coltine tout le travail tout seul quand même. On discute tranquillement (ou presque vu que je n'étais pas plus qu'à l'aise pour descendre jusqu'à sa fenêtre, la vue du sol ne me mettait, mais alors là, pas du tout à l'aise) jusqu'à arriver dans la cuisine où je ne me gêne pas pour ouvrir le frigo et voir ce qu'il y a à manger. " Dis...? Est-ce qu'il y a quelqu'un d'autre de ta famille qui va venir ce soir ? Histoire de savoir si on va mettre deux pizzas dans le four." Ou juste manger une pizza entière, rien qu'à moi seule et lui l'autre pizza, mais bon... Je ne vais pas abuser, je dois garder ma ligne quand même. Au final, on finit par faire chauffer les pizzas, il restera des parts à mettre dans le frigo, c'est pas plus mal... Donc on les a sorti pour nous servir et on s'est vite installé dans le salon pour regarder la télé. Même si j'aurai mangé avec les couverts pour éviter de les salir ou quoi, j'ai quand même décidé de manger avec les doigts parce que bon, voilà, c'est pas pratique de manger avec, surtout si on a l'assiette sur nos jambes. "Dis Andrés ? Si jamais... Mais..." fis-je alors que j'allais lui poser la question importante, mais ce qui se passe à la télé me dépite encore plus. "Mais..." fis-je en regardant les gens rire sur la maladresse d'une personne. "Franchement, y a des gens qui n'ont rien de mieux que de faire des EPA ?" Ouais, Emission Pour Abrutis. Je soupire et laisse retomber la pizza contre l'assiette et fini par prendre la serviette pour essuyer les mains, la télécommande ensuite pour activer netflix. " Je refuse de manger une pizza devant cette émission, je ne vais plus avoir faim et même si ça doit être drôle de devoir les critiquer par moment, ça nous rend pas meilleur qu'eux." Soupirai-je alors que je cherche au moins une bonne série à regarder ou un film, mais... Bon, Netflix propose pas grand chose d'intéressant.
electric bird.



You're my world

Revenir en haut Aller en bas
♚ Wilde Gang ♛
avatar
♚ Wilde Gang ♛


Voir le profil de l'utilisateur

❝ Family don't end with blood ❞
›› Cap Harbor since : 28/02/2018
›› Commérages : 82
›› Pseudo : Titif - tiphaine
›› Célébrité : Noah Schnapp

Re: [BRIA] À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur ✻ ( Dim 3 Juin - 15:26 )



À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur.



Andrés ricane à l’imitation de Bria. "J’me fais aligner par une fille qu’a le tiers de mon âge !" qu’il ajoute en ouvrant de grands yeux dramatiques aussi.  Il secoue la tête. "T’as dû ruiner son lifting avec toute cette panique."

Il demande si elle dort chez lui. "Mon père travaille ce soir, donc je serai toute seule dans l’appartement" “Eh ben. Reste.”

Alors qu’Andy se relève pour montrer ses talents, il sélectionne sa prochaine cible.

"C’est vraiment le roi trou du cul ?" “Absolument. Une fois, ce raciste a pointé une arme sur un pauvre gars qui parle pas bien anglais et qu’est tombé à vélo sur sa propriété” Heureusement qu’il a pas gueulé Allah Akbar en tombant, ce garçon. Il serait mort. “Sa vie devrait se résumer à un ricochet entre la prison et l’enfer. Il se tire une balle dans le pied, c’est la mise en abime du trou de balle”

L’ado ruine ses fenêtres.

"Tu viens de citer la Bible ?" Andrés hoche la tête. “Dieu a dit : Tu ne te vengeras point, et tu ne garderas point de rancune contre les enfants de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l'Éternel" Andrés pose un instant le bout du club au sol avec un air embêté sur le visage. "La vengeance doit être réservée au Seigneur. C’est une règle qu’on ne respecte pas, ni moi ni quiconque dans ma famille. Alors... j’oublie jamais ma prière du soir, pour pas que Saint-Pierre m’attende avec une kalash."

Andrés est croyant et superstitieux. Ça peut sembler bizarre venant d’un garçon qui se fit beaucoup à ce qu’il voit, mais Andrés trouve qu’on a tous besoin de croire en quelque chose. Il trouve aussi qu’il y a trop de coïncidence dans l’harmonie des choses, des humains, de la nature. Ça ne peut pas être l’œuvre du hasard. Le hasard est une pourriture. De la même façon que Lucy a un Seth, l’homme a un Dieu, telle est la pensée du garçon.

"Ma voisine m’a appris à lire avec la Bible quand je devais avoir trois ans. Mariah…?" tente t-il de se souvenir. Il secoue la tête, la mémoire lui revient. "Non. Marta."

C'est cette Marta qui appelait "Éndrés" le petit Andrew. Le brun a gardé le prénom et a oublié celui que sa génitrice lui avait donné. Le jeu reprend, la prochaine cible, Bri connaît l’homme. Elle a bonne mémoire.

"C’est précisément lui."

Andrés épargne Flynn, par miséricorde. C’est dangereux d’avoir l’orgueil de se comporter comme Dieu, il a intérêt à se repentir plus tard. Il laisse Bria choisir sa prochaine cible.

"Mmmmh… Tu penses que la balle va facilement à Belle Heaven Street d'ici ?”  “C’est pas si loin. Je me lance ?” “Oui parce qu’il y a une certaine personne qui m’énerve beaucoup ces derniers temps et dire qu’on a prévu d’aller au parc d’attraction ensemble… J’espère quand même qu’il sera calmé d’ici là.”  Ce garçon, ça doit être celui avec qui elle traine beaucoup, en dehors d’Andy. “Si c’est d’Ivan dont tu parles, il a mis un double vitrage à sa fenêtre” répond Andrés avec un haussement d’épaules.

Andrés le sait parce qu’il a déjà cassé sa fenêtre plusieurs fois auparavant, et que c'est plus aussi simple aujourd'hui. Le garçon accapare beaucoup Bri au goût d’Andy. Ivan ne pense qu’à sa poire, c’est pas comme si Andrés était à CH toute l’année. Tant mieux s’il agace Brianna, mais c’est pas pour autant que Andrés voit cette sortie au parc d’attraction d’un bon œil.

"Je peux la viser quand même. Ça va le déranger au moins."

C’est ce qu’il fait d’ailleurs, il tire des balles et réussit quelques coups. Andrés fissure le vitrage. Il s’arrête quand il voit un parent sortir de chez lui.

"Sinon, il y a un professeur de sport qui vit pas loin d’ici… Le mec qui ne prépare pas ses cours et tout ce qu’il a de mieux à faire, c’est de nous faire courir des tours de stade pendant deux heures."

"Vu ce que tu manges, il te faut au moins ça pour pas ressembler à la mère de Dumbo. Bon, où est sa baraque ?"

Les deux délinquants s’amusent à lancer des projectiles à tout va, sur les maisons, les voitures, les propriétés des cons, des mauvais, des gentils, sur le sentier des gens qui se promènent dans le parc. Bria se débrouille mieux, parfois la balle tape dans rien, mais elle fait peur aux autres à les faire tituber. Ça fait rire Andy. A la nuit tombée, ils rangent. Andrés remet le sac sur son épaule et il attrape la main de Bri pour s’assurer qu’elle descende prudemment. Si elle tombe il a la poigne solide de toute façon, mais il n’arrive rien.

"Dis...? Est-ce qu'il y a quelqu'un d'autre de ta famille qui va venir ce soir ? Histoire de savoir si on va mettre deux pizzas dans le four."

“J’sais pas trop. C’est un moulin ici. Mets-en trois” Andrés trouve que c’est tellement long à chauffer qu’il prend du soda et des chips entre temps, assis sur le plan de travail. Il en propose à Bria. Ils mangent beaucoup mais ils se sont beaucoup dépensé aussi.

Devant la télé avec leurs parts, Andrés s’inquiète un peu quand Bri commence sa phrase par "Si jamais". Quand son père commence une phrase par si jamais, Andrés se retrouve devant le Questionnaire à Choix Multiples de l’apocalypse, et il se demande quel case va falloir cocher. Si jamais Lucy disparaît, Si jamais je meurs, si jamais la cave explose, si jamais mon drone coupe le moteur de l’avion qui passe au-dessus de la maison…Bria ne termine pas sa phrase et s’offusque de ce qui passe à la télé. Andrés n’était même pas en train de regarder, il mange. Il a du mal à s’intéresser à un écran quand il n’y a pas Ellen Degeneres dessus.

"J’avais dit à mon père que c’est pas en achetant une télé plus fine que ses programmes seraient plus fins"
justifie Andrés avec un haussement d’épaules, pour signifier que c’est pas parce que cette émission passe chez lui qu’il la cautionne. "C’est comme acheter un bocal en or pour y contempler des mollusques" "Je refuse de manger une pizza devant cette émission, je ne vais plus avoir faim et même si ça doit être drôle de devoir les critiquer par moment, ça nous rend pas meilleur qu'eux” "Je te laisse la main”

Il n’est pas très télé de toute façon. Il ne saurait pas quoi lui proposer de bien. Pendant qu’elle passe d’une série à l’autre proposées par Netflix, Andrés tourne la tête vers elle.

"Bri, tu voulais dire quoi ? Si jamais, quoi ?"

Quand ils ont fini de manger, Andrés nettoie. Ce n’est pas l’ado qui laisse le bordel au soir à son père ou la femme de ménage le lendemain, il n’aime pas la saleté. Après, il montre la chambre d’Erza, avec salle de bains, pour que sa copine puisse se servir en vêtement et en produit. Elle n’est pas bien grande Erza, elle fait la taille de Bri en fait. Même si les enfants de Seth ne vivent plus avec lui, leur père a pris une villa avec une chambre pour chacun d’eux, ils y ont même quelques affaires qui les attendent. C’est pour ça que Andrés ne conduit pas Brianna dans la chambre d’amis où il n’y a rien du tout.

"T'as tout ce qu'il faut ?"


fiche codée par Empty Heart


J'écrivais
DES SILENCES
DES NUITS, JE NOTAIS L'INEXPRIMABLE
JE FIXAIS DES VERTIGES

Revenir en haut Aller en bas
‹ I'M A SPECIAL KIND.
avatar
‹ I'M A SPECIAL KIND.


Voir le profil de l'utilisateur

❝ Family don't end with blood ❞
›› Cap Harbor since : 01/02/2018
›› Commérages : 237
›› Pseudo : Harmajabb-Mr Turtle
›› Célébrité : Millie Bobby Brown
›› Schizophrénie : Anthony Gresham (Jeffrey Dean Morgan) - Simone Esposito (Ryan Gosling) - Timothy Mancini (Jon Hamm) - Elliot James (Colin Firth) - Nawid Sadki (Oscar Isaac)

Re: [BRIA] À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur ✻ ( Dim 3 Juin - 20:50 )

À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur
Andrés & Brianna
Et c’est ainsi que je décide de rester chez les Wilde.
J’en profite quand même d’envoyer un message à mon père pour pas qu’il s’inquiète pour rien, parce que ce mec… IL est capable d’appeler son frère, Luke qui serait capable d’alerter toute la police de tout le pays… Donc on va éviter cette situation-là et encore plus s’ils veulent me tirer les oreilles. Donc voilà, j’ai envoyé un message à papa avant qu’on se focalise sur les cibles intéressantes. Le premier, Tom Fisher. « Ah putain, le connard oui. Il n’a pas besoin d’une balle, mais deux. » Je veux essayer sur le coup. J’aime beaucoup cette option de se venger, de venger le pauvre gars à vélo en faisant des trous de balles sur les vitres, c’est pas grand chose à côté de l’arme à feu, mais voilà. Andrés finit par citer la bible que ça m’a un peu perturbée. « Oui, cette ligne est célèbre même. » fis-je en fronçant les sourcils, je l’ai souvent entendue, mais pas assez pour que je sache le dire moi-même en fait. « Je vois…! En même temps c’est logique. Je crois toujours qu’une personne finira par être punie pour les actions ou pour sa façon d’être qui nuit l’autrui. Je ne pense pas forcément au grand Dieu, mais à une série d’événements, une série de hasard… Je sais qu’il y a une sorte de force mythique… Mais ça s’arrête là pour moi. » fis-je pour montrer ma position sur la croyance et mon côté superstitieuse, mais voilà, ça ne va pas plus loin. « À trois ans…! » réalisai-je. « La vache. » À trois ans je jouais avec les legos, c’est déjà ça. Et encore, je ne saurai pas lire la Bible maintenant  en fait la joueuse essaye de le lire en ce moment même depuis des mois

« Un double vitrage ? » répétais-je en plissant les yeux. J’ai peut-être l’air d’être bête à répéter comme ça après, mais ça me permettait de mieux assimiler l’information et de comprendre quelque chose. « Ivan est ta cible favorite ? » fis-je avec un léger sourire. Oh bah, je n’ai pas l’intention de l’engueuler ou quoi, je m’en fiche. Si Andrés a un soucis avec Ivan, il le règle à sa façon, je ne vais pas faire le pigeon ou quoi. J’ai déjà assez de soucis de mon côté et je pars du principe qu’Andy est assez grand pour se débrouiller et ne pas s’en prendre trop dans la gueule. Ça défoule carrément de voir Andrés lancer les balles pour moi, et les voir atterrir contre les vitres me détendaient d’une certaine manière. C’est bon de se venger, mais il ne faut pas non plus trop abuser, c’est sûr. Toute bonnes choses ont des limites…! Mais bon, allez, un professeur de sport, parce qu’il m’a beaucoup agacé avec ses idées où on devrait perdre du poids en courant pendant deux heures. « Juste là.  » fis-je en bougeant son club vers la maison, sans pour autant le lui faire lâcher. J’étais juste derrière lui et lui montrais comme si on visait depuis une arme à feu. « Cette maison blanche, avec un pot rouge qui est en fait le sac de boxe du prof… On dit que c’était un ancien boxeur professionnel qui a mal terminé. » Après tout, c’est qu’une rumeur parmi tant d’autres et ce n’est pas forcément à prendre au sérieux. Et je lui fais une petite tape gentille à l’épaule. « Et azy ! On ne dit pas à une demoiselle qu’elle prend du poids. Je suis grande, je fais du sport et j’ai besoin d’énergie alors j’ai besoin de manger. En plus t’es pas bien placé pour parler poids. » râlai-je.

Parlant de manger, on finit par descendre tout de même après avoir rangé. On a carrément faim, on a plutôt bien bossé et on a presque épuisé le stock des balles, mais je ne pense pas que ce soit un gros soucis pour Andy parce qu’il finira par en racheter d’autres, ce n’est pas l’argent qui manque. Mais j’aime beaucoup cette activité, ça détend carrément même. Je finis par préparer trois pizzas, pour en laisser une au cas où le grand glouton appelé Lucas arrive et joue l’aspirateur nutritionnel. Et encore, il n’hésiterait pas à être lourd à nous dire comment on est trop mignon ou quoi, mais oui. On n’est pas des enfants, on est des adolescents qui veulent la paix. Love you Lu’

Enfin, les pizzas prêtes, les boissons aussi et ce qui reste des chips on était devant la télé. Je suis assez surprise que j’ai toujours aussi faim, c’est vraiment le sport qui nous a rendu aussi glouton comme ça. C’est impressionnant. Enfin, je regarde la télé, en même temps que je pense à un truc qui me tracasse un tout petit peu. Bon, c’est une question innocente que j’allais poser, mais la télé capte vite mon intérêt et surtout, me fait dépiter à fond les gogos là. Je pouffe de rire à un point que je fais le rire de cochon tellement je me suis retenue de garder la bouche fermée mais surtout de rester sérieuse, mais je ne réussis, mais alors là pas du tout. Le pire c’est qu’Andy a tellement raison. La télé fin ne rend pas les programmes aussi fin. « Après tout, c’est pas la fin… Même si c’est pas très fin… Enfin bref, j’ai quand même faim… » Une pause, je le regarde et hausse les épaules. « Au moins tu pourrais te marrer de mon effort des jeux de mots… » Bon, j’avoue que les blagues, ce n’est pas totalement mon truc. Après tout, il a raison. Enfin bref, je vais changer le programme et allumer netflix pour nous mettre devant un programme intéressant. Alors que je regarde d’une série à l’autre, Andy me reprend.

« Ah oui… » Une pause et je laisse la série au hasard, au final, je ne vais pas trop m’y intéresser. « Si jamais un jour, tout se passe mal chez moi. Et que j’aurai qu’une envie, c’est de quitter cette ville pour un bon moment… Je me demande, est-ce que tu me suivrais ? Pour aller à l’autre bout du monde ? » lui demandai-je assez sérieusement, tout en le regardant, la tête posée contre le dossier du canapé. Oui, c’était une question plutôt sérieuse pour moi. Je voulais savoir s’il y aurait au moins quelqu’un avec moi, quelqu’un qui pourrait me soutenir au cas où tout irait péter les plombs, parce qu’étrangement… J’ai la sensation que tout va être la fin du monde autour de moi, où je me retrouverai assez seule… Je me sentirais trop seule même et je serai en train de marcher dans le vide, ayant pour une simple ligne blanche qui saura juste me guider, mais sans me montrer la destination.

J’aide Andy à ranger, parce que c’est peut-être l’hôte, j’ai tout de même dépassé le stade de l’invitée depuis que son drone m’a scannée et donc, je fais partie de la maison. Autant être au même pied que lui. Je reste tout de même surprise de la chambre d’Erza, elle est vraiment bien mieux que la mienne. En fait, y a pas à comparer, c’était à un niveau supérieur et ça me scotchait d’un coup. « En fait, c’est tellement trop cool que je pourrai carrément rester pour autant de fois que je voudrais. » Voire même la semaine… Enfin, j’imagine déjà que Erza ne viendrait pas ici pour un bon moment, elle a son loft si j’ai bien compris. Je me dirige vers la penderie et je touche le pyjama qui est plus que confortable. En fait, je découvre la chambre avec les yeux émerveillé. « Franchement, j’ai plus que ce qu’il me faut. Merci Andy ! » fis-je sans vraiment contrôler ma joie que je le prends dans mes bras et que je lui embrasse à la joue. J’étais vraiment contente, c’est sûr. J’étais dans l’excès de joie. « Tu sais ? » Une pause et je prends un peu la distance sans pour autant enlever les mains de ses épaules avec un air sérieux. « Je crois que t’es même mon meilleur ami, le premier depuis cinq ans. » Depuis Daniel en fait.
electric bird.



You're my world

Revenir en haut Aller en bas
♚ Wilde Gang ♛
avatar
♚ Wilde Gang ♛


Voir le profil de l'utilisateur

❝ Family don't end with blood ❞
›› Cap Harbor since : 28/02/2018
›› Commérages : 82
›› Pseudo : Titif - tiphaine
›› Célébrité : Noah Schnapp

Re: [BRIA] À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur ✻ ( Mar 5 Juin - 19:58 )



À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur.



Andrés hausse les épaules quand elle parle de force mystique et d'une forme de justice. Tout est là.

"Ben c’est que tu crois en Dieu. Tu y mets juste tes propres mots pour ne pas dire celui-là."

C’est du scepticisme, ou de la peur, ou de l’orgueil. Ça étonne Bria qu’on a refilé à Andrés un tel livre sous les yeux alors que trois ans, c’est l’âge où l'on va encore au pot. Si Marta avait eu une télé ou des jeux vidéos, Andrés ne serait peut-être pas aussi dégourdi qu’aujourd’hui. C’est les douze travaux de l’intellectualité, la Bible. Andrés a appris à la lire avant de la comprendre.

Il est tellement honnête avec Bria qu’il ne se cache pas d’avoir déjà attenté aux fenêtres d’Ivan.

"Ivan est ta cible favorite ?"

"Pas vraiment. J’trouve juste qu’il a pas le regard à résoudre un algorithme, sinon, j’ai rien contre lui" répond Andrés en levant les épaules d'indifférence.

C’est vrai, dans le fond, il ne peut pas reprocher à ce garçon de vouloir accaparer Bri: lui-même il ferait pareil à sa place, avec le même égoïsme. Andrés n’a pas vraiment de revanche à prendre contre Ivan. Alors il en invente. C’est mieux que se dire qu’il est jaloux. Andrés est persuadé qu’il ne l’est pas. Ce n’est pas à Brianna qu’il ment, c’est à lui-même. La brunette se vexe quand ils abordent son professeur de sport. Elle dit à Andrés qu’il est mal placé pour parler de poids. Par réflexe, le garçon soulève son polo et baisse son regard sur son ventre plat, presque creux. Y a encore le bleu dessus que lui a causé Donovan Harper, sacré histoire, mais c’est pas ce qui l’intéresse. Elle le trouve gros ? Andrés ne l’est pas, mais s’il avait un métabolisme normal, il devrait effectivement avoir des kilos en trop. Le médecin dit qu’il brûle beaucoup parce qu’il pense à cent à l’heure. Andrés trouve ça un peu bête de faire presque quatre heures de sport par jour, et de s’entendre dire que c’est son cerveau qui lui brûle le plus de calories. Il ne sait pas encore s’il doit bien le prendre.

C'est pratique en tout cas. Ça lui permet de se goinfrer aussi et de prendre, en plus de toutes ces cochonneries, une moitié de pizza devant une émission pourrie qu'il ne regarde pas.

"Après tout, c’est pas la fin… Même si c’est pas très fin… Enfin bref, j’ai quand même faim…"

Andrés se fige en croquant sa part. Le fromage serré entre ses dents se décolle lentement de la pâte tandis qu’il regarde Bria avec un brin d’hébétude. C’est lui ou c’était moyen ?

"Au moins tu pourrais te marrer de mon effort des jeux de mots…" Il mastique son morceau et avale. "Désolé. J’étais trop subjugué par ta double assonance et ton allitération", qu’il ironise avec désinvolture.

La théorie de l’apocalypse avec le ‘si jamais’ est à peu près validée en tout cas. Bri s’y met.

"Si jamais un jour, tout se passe mal chez moi. Et que j’aurai qu’une envie, c’est de quitter cette ville pour un bon moment… Je me demande, est-ce que tu me suivrais ? Pour aller à l’autre bout du monde ?"


Andrés est touché qu’elle lui demande ça à lui. Il ne va pas dire non et laisser sa place au candidat suivant. De toute façon, il voit mal quel enfant autre que lui pourrait réussir à voyager sans autorisation des parents. Et s’il est aussi sûr d’y parvenir, ce n’est pas par présomption d’être le meilleur voyou de la ville, même s’il l’est, c’est plutôt parce qu’il a la garantie d’avoir le père le plus irresponsable de la ville.

"Si un jour ça arrive, c’est moi qui t’emmène à l'autre bout du monde, et c’est toi qui me suis" rétorque t-il avec un petit sourire cynique. Andrés termine sa part. Son sourire s’efface et il regarde Bria. "… qu’est-ce qui n’irait pas, Bri ?"

Habituellement, c’est lui le plus pessimiste des deux. Ça fait un moment qu’il n’a pas vu Bria, alors Andrés se demande comment ça se passe avec ses parents. L'avantage de les avoir séparés, c'est que s'il y en a un qui l'ennuie, elle peut toujours aller chez l'autre.

L'emmener dans la chambre d’Erza après le repas, ça lui redonne du peps à la brune. Mais c’est Erza qu’il faut remercier, lui, il prête juste sans autorisation. Andrés est un intermédiaire.

"En fait, c’est tellement trop cool que je pourrai carrément rester pour autant de fois que je voudrais" "Je t’ai dit, c’est chez toi ici." "Franchement, j’ai plus que ce qu’il me faut. Merci Andy !"

Bria s’accroche à son cou. C’est si soudain que Andy en reste les mains un peu en l’air, sans penser à l’enlacer en retour. Il est assez tétanisé. Andrés, il est plus habitué aux allers-retours de gifles qu’aux gestes tendres, ça lui fait bizarre. A part sa famille, ils ne sont pas beaucoup à lui faire des câlins, voire quasi pas du tout. Ça lui colle le rose aux joues et quand Bria en embrasse une. Il a un regard de chaton presque inquiet en retrouvant le sien, tandis qu'elle se recule un peu.

"Tu sais ?" Il sourit timidement en réponse. Andrés demande mentalement à Jésus s’il n’a pas une seringue sous la main à lui planter dans le visage pour lui pomper le léger surplus de bonne mine. S’il évalue la chaleur de sa peau, Andrés sait au moins qu’il n’est pas rouge à en mourir de honte. C’est déjà ça. Il se rassure avec ce qu’il peut.

"Je crois que t’es même mon meilleur ami, le premier depuis cinq ans" Andrés écarquille un peu les yeux de choc. “C’est vrai?” demande t-il, hébété. Son sourire se fait plus franc. Andrés espère qu'il aura moins de poisse que le premier meilleur ami, il n'ose pas le dire à voix haute.

L’ado s’est souvent attendu à être le pire ennemi de plein de monde, mais jamais à être le meilleur ami de quelqu’un, encore moins quelqu’un comme Bria. Il lève enfin une main et la pose sur la sienne, qui est toujours logée sur son épaule.

"J’espère parce que…il n'y a qu’à toi que je fais confiance en dehors de ma famille."

Andrés a dit quelque chose d’honnête et de gentil. Il n’y a qu’avec elle que ça arrive aussi souvent. Et ça ne le met pas plus à l’aise que ça. Il doit manquer de préparation. Le cœur battant anormalement, le garçon se détache et va vers la porte. C’est plus facile d’avoir un comportement normal à cette distance.

"J’te laisse te changer... y a un pack de brosses à dents neuves sous le lavabo." marmonne t-il. "On pourra regarder un film avant de dormir, si t'es pas trop fatiguée"



fiche codée par Empty Heart


J'écrivais
DES SILENCES
DES NUITS, JE NOTAIS L'INEXPRIMABLE
JE FIXAIS DES VERTIGES

Revenir en haut Aller en bas
‹ I'M A SPECIAL KIND.
avatar
‹ I'M A SPECIAL KIND.


Voir le profil de l'utilisateur

❝ Family don't end with blood ❞
›› Cap Harbor since : 01/02/2018
›› Commérages : 237
›› Pseudo : Harmajabb-Mr Turtle
›› Célébrité : Millie Bobby Brown
›› Schizophrénie : Anthony Gresham (Jeffrey Dean Morgan) - Simone Esposito (Ryan Gosling) - Timothy Mancini (Jon Hamm) - Elliot James (Colin Firth) - Nawid Sadki (Oscar Isaac)

Re: [BRIA] À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur ✻ ( Lun 11 Juin - 15:53 )

À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur
Andrés & Brianna
Je le pousse de son bras quand il se fiche de moi et je le fais avec un petit sourire. Enfin, mon sourire ne reste pas très longtemps que nous nous mettions à parler d’un sujet assez sérieux, mais surtout d’un sujet qui me taraude depuis un bon moment. Je me sens capable de partir un jour et ne pas vouloir revenir dans cette ville qu’est Cap Harbor, c’est vraiment un coin mort. Je rêve de voyager plus loin… Bon, je le fais forcément avec papa, mais ce n’est pas la même chose, on ne voyage pas pour y rester pour un bon moment et bouger dès qu’on en a marre. A la réponse d’Andy, je souris et ricane un petit peu avant de me reprendre. C’est vrai que ça lui arrive des fois d’avoir une envie venue comme ça et qu’il veut faire quelque chose avec moi, il me demande comme ça par sms… Oui, ça lui arrive. Mais mon sourire ne dure pas longtemps quand il me demande ce qui n’irait pas. Je soupire et dépose ma part de pizza avant de reprendre la parole. “ Tout va bien en ce moment, mais... “ J’hausse les épaules avec un air un peu hésitante. J’ai l’impression que je peux tout dire à Andy “ Tu sais, Ivan… Il s’est mis avec Mackenzie pour essayer de me rendre jalouse et voir si j’allais réagir. En fait, il s’est mis avec Mack dans le but de vouloir se mettre avec moi en quelque sorte, me prouver que j’ai des sentiments pour lui. Or ce n’est pas le cas et j’ai beau le lui dire, il n’écoute rien… Puis l’école, ça me soule. Je n’aime pas du tout la façon dont ils enseignent les cours, mais surtout je m’ennuie. A la maison, j’ai mon père qui est assez souvent absent et ne réagit à peine à mes bêtises, ou encore ma mère est trop occupée avec Jason et je n’ai pas envie de venir chez elle parce que je n’ai pas envie de les voir dans une position assez gênante. Je ne sais pas, j’ai pas la sensation que je me sens à ma place où que j’aille à part ici… Sauf que bon, je ne peux pas toujours rester aussi longtemps sinon mes parents s’inquiètent et vont râler.” Et voilà que je me suis retrouvée affalée dans mon canapé, avec ce qui me reste de la pizza... ! Andrés a dû voir que voilà, ce sujet a fini par me déprimer et qu’au final, j’ai fini par me reprendre quand on devait tout ranger et surtout qu’il m’a emmenée dans la chambre d’Erza. C’était surtout inattendu, mais la chambre… C’est une chambre de rêve en fait. Et sûrement est-ce en réaction par rapport à ce que je lui ai dit: que je ne me sentais pas à ma place, à part ici. Autant que je me sente davantage dans ma place dans cette maison, dans cette famille qui en fait … Bon d’accord, je n’ai pas rencontré tout le monde en fait. Je connais Andrés, un peu Lucas et monsieur Wilde. Mais quelque chose me dit que je vais finir par rencontrer toute cette grande famille un jour. Sûrement à une grande fête ou quoi. Je suis reconnaissante qu’Andrés me fasse sentir chez moi ici, mais surtout qu’il soit un très bon ami malgré ses défauts (après tout, je pars du principe qu’on a tous des défauts, même moi, je suis peut-être parfaite, mais je ne le suis pas totalement).

J’étais tellement dans ma joie que je ne remarque pas qu’Andrés ne m’avait pas répondu au câlin et qu’il était perturbé par le petit bisou que je venais de lui faire. Il ne s’était pas attendu à ça, en fait… Pour être honnête moi non plus je m’y attendais pas, mais c’était venu tellement naturellement que c’est… Parti tout seul. J’ai juste vu qu’il est un petit peu rouge alors que je lui posais la question pour attirer son attention. Je lui disais même que c’était mon meilleur ami, le premier depuis cinq ans en espérant qu’il n’allait pas me trahir ou encore mourir… Après tout, si ça se trouve, c’est moi qui porte la poisse avec mes amis. Les gens s’éloignent de moi ou meurent tout simplement… Bon c’est arrivé uniquement qu’avec Daniel en fait. Mais les gens s’éloignent de moi c’est sûr, ce n’est pas moi qui m’éloigne d’eux… Je suis peut-être terrible comme fille par moment, mais ce n’est pas moi qui m’éloigne…!

J’hausse les sourcils quand il me dit que je suis la seule à qui il peut me faire confiance en dehors de sa famille. Je regarde nos mains qui étaient liés et au final je finis par sourire puis hocher la tête. “ Et tu pourras toujours me faire confiance.” Parce que ce n’est pas demain que je vais le trahir ou raconter les secrets comme quoi Seth construit Lucy ou autre chose. Je laisse Andrés prendre la distance parce que je comprends qu’il n’est pas forcément à l’aise (oui il m’a fallu du temps pour le remarquer) et je me donne une petite mission à moi-même de l’habituer à ça que ça pourrait en devenir banal. “ Ca marche. Je te rejoins tout à l’heure.” fis-je avec toujours ce même sourire avant de le laisser partir. Me laissant seule dans la chambre d’Erza. Je n’hésite pas à sauter sur le lit qui me réceptionne tellement bien que c’en est confortable. “ Ouaaaaaah… C’est le paradiiis !!”

Ah oui, c’est ça quoi. C’est le paradis ici, c’est même le petit cocon où je m’y sens bien, à l’abri de tout perturbation qui pourrait me faire baisser le moral. Je me prépare dans la salle de bain, je me démaquille, me brosse les dents et me prépare pour une bonne nuit… Sauf que je ne vais pas dormir directement puisque j’ai passé la bonne moitié de la nuit à regarder un long film… Enfin je crois, je ne me rappelle plus de la fin d’ailleurs…!

electric bird.



You're my world

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



❝ Family don't end with blood ❞

Re: [BRIA] À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur ✻ ( )

Revenir en haut Aller en bas

[BRIA] À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur

SCREW DESTINY :: cap harbor is my home :: Southport Road
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
( )



Outils de modération