[BRIA] À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur

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[BRIA] À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur ✻ ( Sam 17 Mar - 18:02 )



À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur.



Sur la terrasse de son penthouse à New-York, pendant que les enfants de son âge prennent des cours de grammaire, Andrés converse avec son précepteur sur Moby Dick. L’ouvrage est assez passionnant par sa teneur en philosophie et par la virtuosité de la langue, bien que certains chapitres interminables soient parvenus à le faire décrocher. Ce n'était pas faute de bonne volonté et d'entrain pour la relecture de ce classique. Relecture, parce qu’il l’avait déjà lu il y a quelques années mais avait dû recommencer pour faire sa problématique et rédiger son analyse.

"J’ai essayé de lire les passages de traque et chasse à la baleine en entier, mais c’est difficile comme de pisser dans des chiottes turcs sans s’éclabousser les pompes" , qu'il admet en toute honnêteté en rendant son devoir.

Il est réprimandé d’un sévère "Andrés" à cause du langage, mais est globalement approuvé. Malgré sa solide culture et son impressionnante précocité, Andrés ne sait pas trop ce qu’il veut faire dans la vie, plus tard. Il aimerait bien que son précepteur l’aide à choisir, mais à ce niveau, cet homme lui est aussi utile qu’un chewing-gum contre un cancer de la gorge. Lucas dit qu’il devrait être écrivain ou journaliste. C’est une idée pas trop mal, Andrés adore écrire. L'an dernier, Il a même gagné une place dans la prestigieuse université de Yale en remportant le concours d’écriture organisé par l’académie. La compétition était destinée à de jeunes adultes à la base. Même s’il n’a rien de mieux à gagner et qu'il ne sait même pas s'il veut intégrer Yale, Andy participe aussi au concours de cette année. Son précepteur aimerait beaucoup lire son travail mais Andy n’a pas envie de lui envoyer. Il préfère que ce soit Brianna qui le fasse et qu’elle lui donne son avis. Pour le concours, Andrés a rédigé un préquel d’Alice aux pays des merveilles avec une plume chargée de cynisme et d’humour noire ; il raconte l’histoire d’un ado junkie de seize ans nommé Andrew qui arrive aux pays des merveilles par le biais d’un bad trip. Sur place, il vole le narguilé de la Chenille et le fume à longueur de journée en s’enfilant des litres de café avec le Chapelier et le Lièvre de Mars. Puis il se transforme en chat pour échapper à sa décapitation parce qu’il est jugé trop malin et rebelle pour le bien commun, il se fait alors surnommer "le chat-chicha" par ses camarades. Le surnom se mue en chat de Cheshire au fil des années. Avec cette nouvelle, Andrés a dépeint une caricature de la société actuelle qu’il juge d’un regard très contempteur, très moqueur, et très décalé, comme le chat. Comme lui-même.

Bria, elle est honnête et dotée d'un esprit critique assez admirable pour son âge. Il sait que son avis sera sincère et constructif, si elle se donne la peine de l'aider. Envoyer cette fille au lycée, c’est un peu comme jeter le pendentif Cœur de l’Océan dans une mer chargée d’algues, de sacs plastiques et d'urine. Mickael Holloway, tu n’as pas plus de discernement que Rose au moment où elle a fait cette connerie, sache-le. Andrés met sa rédaction sous format PDF et l’envoie à Brianna par mail dès qu’il la termine. Il y ajoute un petit mot :

"Quand t’auras un moment, j’aurais besoin de ton avis là-dessus. Tu viens à la maison mardi ? J’arrive demain à Cap Harbor. Bien à toi."

Elle lui a manqué Bria. Assez pour qu’il soit devant son lycée dès quatorze heures le mardi en question. Il ne rentre pas tout de suite dans l'établissement et s’amuse à slider avec son skate sur les bancs pour s’occuper, en se disant qu’il va attendre qu’elle sorte. En vérité, il n’a pas cette patience. Finalement, Andrés rentre dans le lycée par la porte principale avec la même nonchalance qu’un étudiant qui arrive chez lui. Il ne sait pas où elle est, ni ce qu’elle fait et avec qui, mais il a sa propre méthode pour la retrouver. Andrés se dirige directement vers la salle de musique et d’arts, occupée parfois par les gens littéraires et sous Lexomil pendant leurs heures de pause. La salle est vide, car ce n’est pas une heure de pause pour eux. Andrés en a fait son repère avec Brianna, parce qu’il y a un piano et qu’ils en font tous les deux. Le garçon cale son skate contre le mur. Puis, il ouvre la fenêtre et s’installe devant l’instrument. Petit moment de réflexion sur ce qu’il va jouer et il se lance en frappant fort les touches, pour que tout le bâtiment l'entende au moins en arrière fond. Andrés joue la Fantaisie-impromptu de Chopin, d’abord, puis s’arrête en plein milieu et enchaine avec la Campanella, des morceaux qui virevoltent bien trop pour que ce soit un des branquignols de ce lycée qui puisse les jouer, encore moins avec le même talent. Andy sait que Brianna l’entend et qu'elle l’a déjà reconnu. Il doit peut-être y avoir un brin de télépathie pendant qu'il joue, à un moment, et qui l'en persuade. Comme on est en pleine heure de cours, il espère qu’elle est à la bibliothèque ou qu’elle va avoir le culot de demander à aller aux toilettes à son prof pour le retrouver. La porte s’ouvre à un moment mais ce ne sont pas des gens qui l’intéressent. Les adolescents veulent juste regarder qui joue de la sorte. Certains le reconnaissent, ils l’appellent "le squatteur". Quand c’est enfin au tour de Bria de rentrer dans la salle, Andrés arrête de jouer et laisse retomber ses mains sur ses cuisses, un petit sourire aux lèvres.

"T’en as mis du temps"

C’est sa façon de dire bonjour, pas la plus aimable qui soit mais Brianna a l’habitude. Andy a quand même une petite lueur dans ses grands yeux qui trahit le fait qu’il est plus content de la voir qu’il ne voudrait bien l’admettre. Le garçon se lève et récupère son skate calé contre le mur. Il ignore délibérément les autres adolescents de la salle, dont certains avaient commencé un jeu de cartes, détendus comme des cow boy dans un saloon. Comme il y a des intrus, ce repère n’est plus le leur. Andrés sort en la compagnie de son amie, sa planche sous le bras. Ils croisent un groupe de deuxième année composé de garçons qui parlent forts et de filles qui rient comme des hyènes. Le regard d’Andrés juge beaucoup, c’est flagrant. Il pourrait ne rien dire, mais il rate rarement une occasion de lancer de l’acide verbale sur tout ce qui ne trouve pas grâce à ses yeux.

"Ca ne change pas ici, c’est toujours le carnaval de la bêtise, avec ses confettis de blaireaux" , qu’il déclare à Brianna, désinvolte. Il tourne un regard profondément ennuyé vers elle : "Pour l'amour de Dieu, dis-moi que c’est ta dernière heure et que tu sors bientôt"



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Re: [BRIA] À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur ✻ ( Jeu 22 Mar - 15:35 )

À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur
Andrés & Brianna
Deux heures d'Italien, pour ensuite faire deux heures de Français.
Ça va, c'est ma partie de la journée préférée et j'aurai pu rester en constante attention pendant ces quatre heures, sauf que j'ai décidé de faire autre chose. Je me suis même mise au fond de la salle, tout en écoutant passivement le cours. Mon professeur ne s'en inquiète pas trop pour l'instant. Il sait que je me débrouille plutôt bien en langues et que je saurai vite répondre aux questions pièges. Alors bon, je suis bien comme ça, à lire ce qu'Andrés a écrit. Je n'ai pas eu le temps de tout lire à cause des devoirs en ce moment et des contrôles qui n'en finissent jamais. J'en ai vraiment marre de tout ça parce que je n'ai pas de temps à consacrer pour moi et je suis obligée de sécher les cours pour ça et franchement, j'ai besoin de décompresser. J'en ai marre des gens, des cours, de tout en fait. J'en ai juste marre en ce moment et je veux juste faire une pause pour souffler et être avec moi-même ou des amis que j'aime énormément être. J'essaye de me concentrer dans ma lecture et j'étais plutôt bien à fond dedans. J'ai déjà lu Alice aux pays des merveilles, l'original et j'ai vu comme un conte assez dark. Ça n'a absolument rien à voir avec Disney qui n'a fait qu'enjoliver et donné un côté de rêve, et ça, c'est nul. J'aime beaucoup le préquel, au moins, de ce que j'en lis en ce moment. J'en suis au moment où il passe son temps avec le Chapelier et le lièvre de Mars, tout en fumant tranquillement. Je sens que le meilleur moment est à venir bientôt.

Seulement, je commence à entendre un peu de la musique. Ouais, encore un de ces gars qui veut se la péter et impressionner les filles en montrant ses compétences au piano. J'hausse à peine les épaules et malgré moi, j'écoute, je n'arrive pas à tout filtrer en fait. Je fronce les sourcils quand je reconnais le morceau. Je relève ma tête et subitement, j'ai l'impression que je suis vite revenue en vie alors que j'étais sur le point de mourir à force d'entendre de l'Italien et que j'essayais de me concentrer sur la lecture du préquel d'Alice aux Pays des Merveilles. " Signore ?" fis-je en Italien, tout en levant la main. Je n'ai pas réfléchi à ce que je pourrai dire, mais il faut ABSOLUMENT que je sorte de là. Je sais que ça se fait trop pas de sortir en plein milieu de cours mais ... Enfin, si j'ai une bonne excuse... Sauf que l'excuse ne va pas marcher si je dis que c'est à cause du piano qu'il faut que je sorte. " Est-ce que je peux sortir de la salle. J'ai mal au ventre... Il faut que j'aille à l'infirmerie. Je ne me sens pas très bien." " Ce n'est pas la première fois que vous me lancez cette excuse Miss Holloway. Requête refusée." Urgh. Je laisse retomber ma main quitte à ce que je me fasse mal en la cognant contre la table. J'ai dû trop abuser avec cette excuse. Je soupire et me laisse complètement retomber contre la table. Je réfléchis quelques secondes et j'entends toujours ce morceau de Chopin. Mais purée, Andrés, pourquoi t'arrives au moment où je suis en plein cours. Je croyais que je devais aller le voir ce soir, mais en fait il aurait pu me dire que c'était cet aprem quoi. Bon bon... Pas de panique. Je vais faire comme d'habitude quand tout me gonfle, en plus là, c'est pas intéressant ce qui se passe.

" Mademoiselle Holloway que faites vous ?" fit mon prof estomaqué. Je ne réponds pas que je continue de rassembler mes affaires. J'ai le regard rivé sur moi, je m'en fiche, j'en ai toujours attiré des regards moi. " Vous allez avoir une heure de retenue si vous quittez comme ça." Je ne réponds toujours pas et je l'ignore complètement que je mets mon sac sur l'épaule. Je m'en vais de la salle, sans daigner de lancer un regard à mon professeur. Je quitte la salle au final et j'accélère ma marche jusqu'à la salle de musique, où le morceau de piano a forcément changé. Je souris à moi-même et seulement ça ne dure pas longtemps que je vois tout un attroupement. Je soupire et lève les yeux au ciel. " Poussez-vous là." fis-je en essayant de passer entre eux, décidément, je suis trop petite pour eux et du coup je n'existe pas. " Poussez VOUS !" Et je me fais plus insistante en poussant avec mon sac, c'est ainsi que j'ai réussi à me frayer le chemin. J'entre dans la salle avec un petit sourire avant d'entendre sa remarque et voilà que je lève les yeux au ciel avec un air agacé. " Quel scoop. Je METS toujours du temps." Bonjour à toi aussi Andrés. "J'ai été retenue." Et j'hausse les épaules avec un petit sourire en coin. " Après tout, j'ai réussi à m'en libérer." Rien ne m'arrête quoi et gare à ceux qui veulent me retenir ! Je l'attendais, prêt à repartir avec lui et je le regarde récupérer son skate et hop, on sort de cette salle sous les regards de ces lycéens. Ils doivent tous se demander qui c'est et ça, c'est assez lassant dans le fond parce que oui... Il vient squatter au lycée depuis un bon moment et les gens n'arrivent toujours pas à le reconnaître. Quand même bien, c'est une petite ville Cap Harbor et même si on est nombreux, on ne l'est pas autant qu'à Yale quoi.

" Parce que tu espérais qu'il y ait un changement ici ?" Et je mets à ricaner alors que je sortais de ma poche une sucette, j'en propose à Andrés. Comme il veut, moi j'ai besoin de sucre, j'ai pas beaucoup mangé ce midi, c'était pas bon ce qu'ils proposent à la cantine en plus. " Ton Dieu t'aime parce qu'on sort là maintenant. Je sèche l'Italien et le Français, c'est pas grave. Puis vu comment je suis partie du cours d'Italien, je doute qu'il veuille que je revienne." fis-je en haussant les épaules et je mets mes lunettes de soleil sur le nez. " Alors dis-moi, tu t'ennuyais à fond que t'as pas pu attendre 17h ?" fis-je alors que nous sortions tranquillement du lycée comme les deux lycéens qui venions de finir les études dans la bibliothèque. En même temps, moi aussi j'aurai pas pu attendre jusqu'à 17h surtout qu'en Français, j'ai rien fait pour les devoirs, alors bon...! " Et d'ailleurs ! J'ai commencé à lire ton préquel ! Je ne l'ai pas encore terminé par contre !"
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Re: [BRIA] À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur ✻ ( Sam 24 Mar - 21:44 )



À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur.



"Quel scoop. Je METS toujours du temps"

"Cette diva" qu’il persifle avec une moue moqueuse. "J’ai été retenue" Andrés hoche la tête, pour le change. Il ne peut pas vraiment comprendre, en réalité. La notion de retenue n’est pas celle qu’il maîtrise le plus. Personne ne le retient jamais, même s’il y a toujours des gens pas très fins pour essayer, et qui brassent de l’air, mais qui essaient encore et quand même. Ces personnes-là lui évoquent les crétins qu’essaient de manger leur mcflurry sans enlever le couvercle. C’est assez pathétique. Andrés n’est pas obéissant avec sa famille, il met un point d’honneur à être encore plus intenable avec le reste du monde. Ce garçon, c’est un courant d’air. Parfois il va dans le sens de quelqu’un, parfois dans le sens inverse, dans les deux cas on ne peut pas anticiper.

“Parce que tu espérais qu'il y ait un changement ici ?" Brianna laisse échapper un ricanement. Andy garde un petit sourire en coin railleur. “L’espoir fait vivre"

Elle lui propose une sucette et il fait un signe négatif de tête un peu précipité. Andrés pince les lèvres, il ne s’attendait pas à ce qu’elle dégaine les sucreries aussi vite. La vérité, c’est qu’il avait déjà glissé la main dans sa poche pour lui en chiper une. S’il en accepte une autre, elle va vite remarquer le problème dans ses comptes.

"Maintenant. Je sèche l'Italien et le Français, c'est pas grave. Puis vu comment je suis partie du cours d'Italien, je doute qu'il veuille que je revienne" Andrés incline la tête sur le côté "Italien. mh… J’le connais, ce prof, il me semble"

Andrés plisse un peu les sourcils au souvenir. Il a déjà été en cours d’italien avec Brianna par le passé. Il a en tête l’image d’un homme dégingandé avec des cheveux châtain et de grands yeux noirs qui tombent un peu, ça lui donne l’air constamment las. En revanche, Andrés se demande pourquoi le prof ne voudrait plus d’elle en classe.

"Tu t’es tirée sans explication ? Bri’…"

Il soupire bruyamment en secouant lentement la tête, un petit sourire amusé sur les lèvres. Il se dit parfois que le niveau d’insolence de Brianna, c’est un peu comme un spectacle de claquette en cérémonie d’ouverture des jeux paralympiques. Ce n’est même plus de l’insolence en fait, c’est de l’indécence totale. Andy est plus subtil de manière générale, cela ne l’empêche pas d’admirer comme il se doit l’irrévérence de la brunette. C’est sans doute la raison même pour laquelle ils sont si bons amis.

"Remarque. S’il a toujours le charisme d’un guide de basse-colline dans le vermont, c’est normal que tu ne le prennes pas au sérieux" . Le garçon tourne la tête vers elle avec une petite moue goguenarde. "J’me rappelle comment tu l’avais envoyé paître quand j’étais en cours avec toi. J’me sentais presque mal pour lui, il faisait pitié comme un aveugle qui s’dirige avec une tringle à rideau" raille t-il.  Il met une main dans sa poche et hausse les épaules. "… c’est pas le plus con de tes profs cela dit… malgré son regard de bovin qui a avalé un seau de ponch" Andrés est naturellement très sarcastique et nonchalant. Avec Brianna, c’est encore pire. Il lance des piques à tour de bras de Popeye parce qu’ils se comprennent. Les deux chenapans aiment bien se ficher du monde. "La Major League des beaufs de Cap Harbor" qu’il lance d’ailleurs d’un ton désinvolte en désignant la salle des profs d’un signe de tête quand ils passent devant.

"Alors dis-moi, tu t'ennuyais à fond que t'as pas pu attendre 17h ?"

Andrés baisse un peu la tête et ne répond pas tout de suite. Il pourrait dire la vérité, que non, il ne s’ennuie jamais, mais qu’il était juste pressé de la revoir. La vérité comme quoi elle lui a manqué. Par soucis de fierté, il se contente juste de laisser un petit indice. Il répond donc à sa question par une autre.

"Tes amis viennent te voir quand ils s’emmerdent ?"

Andrés hausse un sourcil moqueur à son attention. Elle porte ses lunettes, il ne voit plus ses yeux. Andrés n’aime pas trop ça. Il lit les gens par leur regard, parce qu’il est observateur et attentif. Parfois il devine leurs pensées, il lui arrive même de jauger l’intelligence de quelqu’un rien qu’en analysant la façon dont la personne observe ce qui l’entoure. Il se trompe parfois, mais pas souvent. Si Bria porte des lunettes, elle est en position de force parce qu’elle peut toujours lire ce que lui, il a dans les yeux. Il se dit qu’elle en a la capacité, ou alors il la surestime. Andrés lui tient la porte de sortie pour qu’elle passe d’abord, et ils prennent ensemble le chemin vers chez lui.

"Et d'ailleurs ! J'ai commencé à lire ton préquel ! Je ne l'ai pas encore terminé par contre !"

Il fait un petit signe d’acquiescement de la tête. Cela le gênerait de parler de son écrit, ou de lui demander un avis en direct. C’est parce que c’est presque trop personnel, ce qu’il écrit. Il a beau se réfugier derrière un conte et de l’humour, il y a un peu d’Andrés là-dedans, le garçon très cynique et marginal, qui ne comprend pas les autres, à qui l’on coupera volontiers la tête quand il grandira, quand il ne sera plus mignon comme maintenant. Sauf que lui, il ne pourra pas se transformer en chat. Et d’ailleurs, dans son histoire, le chapelier, c’est Brianna. Il est fin et fou, un peu comme dans le roman, mais avec une pincée d'impertinence propre à son amie.

"Tu m’écriras tes remarques par mail. Comme ça je n’oublie rien et je change ce qu'il faut" répond-il, pour esquiver habilement.

Au bout d’un moment de marche, Andrés attrape le bras de Bria pour l’inciter à s’arrêter. Il n’aime pas marcher quand il a son skate sous le bras. Ça lui donne l’impression d’être un poulet : il a des ailes mais il ne peut pas voler. Sauf qu’il ne va pas skater quand Bria est là, déjà qu’elle ne marche pas vite… Une autre idée lui est venue à la place.

"Essaie ça un peu"  Il déloge son skate de sous son bras et le pose devant eux. Il se redresse ensuite. "Tu poses ton pied là" il lui indique du bout de sa chaussure la zone, "tu patines avec l’autre et tu le poses ici, pas trop à l’arrière" il montre la deuxième zone du bout du pied. Il relève ensuite le regard vers elle et affiche son air adorable à qui l’on ne refuse rien. Andrés aime bien apprendre des trucs à Bria. Il prend sa main dans la sienne. "C’est pas difficile, je reste près de toi. Et même si t’es pas plus à l’aise qu’un clébard à trois pattes sur un hoverboard, j’me moquerai pas, promis", Sur ce bel engagement dit non sans un fin sourire en coin malin, le filou attrape le bâtonnet de sa sucette et la lui tire de sa bouche. Il la met ensuite dans la sienne. Goût coca, Andrés adore. "Mesure de sécurité", justifie t-il. Ça pallie le fait qu’il lui a fait un peu de provoc’. Andrés n’a pas tout à fait tort. Si elle se pète la figure avec, ça peut être très dangereux.



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Re: [BRIA] À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur ✻ ( Sam 31 Mar - 11:50 )

À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur
Andrés & Brianna
Cette diva
Oui et j’assume, je fais un faux mouvement de cheveux avant de me rendre que je n’en avais pas vraiment puisque je les ai coupé y a quelques mois pour les donner à l’association qui lutte contre le cancer. Je soupire et nous partions. Oui, je suis une diva, je suis assez insolente et le pire, c’est que je m’en fiche. Tout le monde ne peut rien faire contre moi, alors c’est une bonne raison que je continue ainsi. Alors nous sommes sortis, on observe les grands autour de nous et je remarque que je reste toujours petite… En fait, je viens d’une famille de grands et je suis petite, je le dois à ma mère ça, je la déteste pour m’avoir donné une petite taille et souvent, je suis obligée de mettre les talons. Là je n’en ai pas mis parce que je sais que je vais beaucoup marcher. Surtout avec Andrés. Je me moque gentiment de lui quand il fait remarquer le manque de changement. « Gaspille pas trop ton espoir et ton temps sur ces personnes. C’est peine perdue… » Et je sais de quoi je parle, j’ai beau avoir essayé de parler à mes camarades de classe par rapport à notre professeur de littérature anglaise, aucun ne voulait se soulever, encore moins quand il s’agissait des devoirs à faire et qu’on n’avait pas le temps de réviser pour les contrôles surprises. Ça me tue de savoir qu’il y en a qui n’ont absolument pas de temps pour soi pour étudier comme des malades.

Je lui propose une sucette, mais il refuse. Je fronce un peu les sourcils, surprise et hausse les épaules au final avec un air détaché. « Tant pis. » Ça en fera plus pour moi ! Je prends ma sucette coca-cola et tranquille, je lui dis que j’étais libre, que je séchais les cours parce que je n’ai pas trop envie de rester en français et encore, je suis sûre qu’avec Andy, on va crever d’ennui comme des rats morts. Surtout que le prof de français va vite remarquer qu’Andy n’est pas de la classe et il va refuser de le laisser entrer. « Ouep ! Tu l’as déjà rencontré ! » confirmai-je en hochant la tête. Le temps que ses neurones fassent la connexion, il me balance un petit reproche, suivi de son soupir. « Mais je me suis expliquée ! L’excuse ne lui convenait pas, mais alors là, pas du tout. Alors il m’a dit non et je suis partie quand même parce qu’il comprend pas ce que ça fait d’avoir mal au ventre à des périodes spécifiques ! » soupirai-je, passablement agacée par le comportement de mon professeur, des fois, il m’agace, mais alors là, d’une force.

J’éclate de rire aux répliques d’Andrés sur le prof d’Italien, c’est pas gentil, mais c’est la vérité et c’est ça qui est d’autant plus triste en fait. « Non, ce n’est pas le plus con de mes profs… Je penserai à tort que c’est mademoiselle Campasbelle la professeur de littérature Anglaise. Elle vit trop dans le passé, alors qu’elle est jeune, mais c’est une vieille de 80 ans dans la tête, qui rêve d’une histoire d’amour à la Roméo et Juliette. Elle n’a pas cette chance d’être avec quelqu’un. C’est une Bridget Jones quoi. Mais en brune, mais je suis sûre qu’elle est blonde. Non, le pire c’est le prof de physique, il a perdu ses dents et il mâche du chewing-gum à la longue comme une vache qui regarde un train passer. Personne veut être dans le premier rang de peur de se prendre sa bave. » fis-je avec un air dégoûté et en plus, ce prof ne comprend rien. Il est digne d’un cro-magnon, sortant à peine de la caverne et qui ne comprend rien à l’informatique. La vieille école quoi. Je pouffe de rire et hoche la tête à la remarque d’Andrés sur la salle de profs, c’est tellement ça en plus !

Tes amis viennent te voir quand ils s’emmerdent ? Je souris un peu en coin et le regarde avant de le pousser gentiment de son bras.  « Quand ils ont rien à faire d’autre, quand ils sont pressés et … Quand ils ont besoin de moi. » fis-je avec une moue de réflexion avant d’hocher la tête. Je le remercie pour la porte et je revois enfin le soleil, aaah… L’air frais, c’est franchement mieux que d’être dans une pièce où ça sent carrément le renfermé et c’est horrible sérieusement. Là, c’est la liberté, ça sent les fleurs, le soleil te touche la peau et tout. C’est franchement le bonheur. Et maintenant que nous sommes en train de nous éloigner du lycée avec soulagement, un poids est en moins sur mon coeur et ça fait du bien. Je décide de parler de son préquel, pour lui faire comprendre que je ne l’ai pas oublié et que j’ai bien commencé à lire, mais que je n’ai pas terminé de lire. Il me faudra un peu de temps pour ça et j’hoche la tête à sa consigne sur le fait que je doive lui envoyer un mail. J’aime pas trop envoyer des mails pour exprimer mon avis, ça me prend un temps fou en plus. Mais bon, c’est Andrés. Au pire, tout ce que je pourrai faire, c’est de m’enregistrer et envoyer l’enregistrement et puis voilà. Je plisse les yeux derrière mes lunettes de soleil tout de même un peu surprise qu’il ne veuille pas entendre mon avis en premier. Mais je ne dis rien de plus sauf… « Ouais, je t’enverrai un mail vocal. Ce sera plus simple. » Parce que ma tête réfléchit trop vite que mes doigts ont du mal à suivre après. Alors autant que je m’adapte à lui, mais qu’il s’adapte à moi aussi. C’est un peu de bonne guerre.


Ouais, c’est ainsi que nous marchons jusqu’à chez lui, seulement, en plein chemin, il m’arrête et je fronce les sourcils avec un petit air interrogateur. Essaie ça un peu Et c’est à ce moment-là que je réalise ce que je vais faire: Andrés est en train de m’apprendre à faire du skate ? Wouah. Je ne me suis jamais intéressée à ces trucs, parce que ça donne un air un peu débile quand même. C’est pas vraiment mon truc, mais j’aime bien rouler, c’est sûr. J’ai roulé avec la voiture de papa et c’était assez amusant je trouve ! Bon, je vais quand même essayer dans le bénéfice du doute. Comme ça je n’irai pas critiquer le skate sans savoir ce que ça fait. Je l’écoute attentivement, je fais une moue approbatrice à chaque fois qu’il me parle de faire ceci ou faire cela avec les pieds. En plus, je ne peux pas refuser face à son regard de chat botté qu’il se sert pour amadouer les gens, moi on me l’a fait pas. Eh. Enfin… Presque. « Pas besoin de me faire cet air là, je suis quand même partante ! » fis-je en parlant avec la sucette à la bouche… Sucette qui me fut retirée. « MEH ! » Mesure de sécurité. « C’est ça ouais, c’est pour avoir ma sucette. T’aurais pu la prendre celles que j’ai proposé. » râlais je avant de lui tirer la langue. Bon, je me concentre, la main dans la sienne et je monte sur le skate qui roule déjà.. « Wow… Comment on peut conduire ce… Ah oui, les pieds. » J’allais dire mais pourquoi y a pas de volant. Mais en fait, les volants sont différents tout simplement. Là, faut diriger avec les pieds. Je pose le pied correctement, là où il m’avait indiqué. Puis de l’autre pied, je commence à patiner timidement mais je manque de tomber. « WOAH ! » et au final, je me suis servie de la main de Andrés pour me tenir debout, bien que je la serre fort. « C’est instable ton truc ! » Bon, je pose le pied sur le sol. Je soupire un peu agacée face au skate que je décide à lui parler. « Toi le skate, on en a pas fini. » Et je recommence à nouveau et j’arrive à rouler un peu, mais je manque toujours de perdre l’équilibre. C’est toute une histoire d’habitude. On passait tout notre temps à apprendre à rouler avec cette planche jusqu’à qu’on arrive près de chez lui. « Attends, je peux me débrouiller. » fis-je toute pleine de confiance alors que je lâchais la main. Je commence à patiner et à rouler toute seule comme une grande, je me retourne un peu vers Andrés. « Eh regarde ! Je me débrou… » fis-je au départ toute fière avant de tomber brutalement par terre, j’ai pas compris ce qui s’est passé et j’ai perdu le contrôle. « Aieuh. » fis-je légèrement avec les lunettes de soleil qui me sont tombée du nez. Je soupire et regarde Andrés venir vers moi. « Tu peux rigoler hein. Je t’en veux pas. Mais au moins, j’ai pu rouler quelques secondes toute seule. » et je lui tire la langue. Peut-être que rouler comme ça, avec un sac dans le dos n’a pas aidé non plus. Je désigne d’un signe de menton. « Ton père est là ou pas ? » juste pour savoir…!
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Re: [BRIA] À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur ✻ ( Sam 7 Avr - 17:57 )



À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur.



Elle éclate de rire, et ça le fait sourire. “Non, ce n’est pas le plus con de mes profs… Je penserai à tort que c’est mademoiselle Campasbelle la professeur de littérature Anglaise. Elle vit trop dans le passé, alors qu’elle est jeune, mais c’est une vieille de 80 ans dans la tête, qui rêve d’une histoire d’amour à la Roméo et Juliette” Roméo et Juliette, c’est une pièce de théâtre avec de très beaux textes. Il n’y a que quelqu’un comme Shakespeare pour avoir une telle maîtrise de la plume dès le début de sa carrière. On en oublie le côté un peu cucul de l’amour au premier regard, c’est ce que Andrés pense. Toutefois, il faut être suicidaire, ou alors atteint de débilité profonde, pour vouloir d’une histoire d’amour aussi bizarre et tragique. “Elle tient à mourir ?” rétorque l’adolescent. “Elle n’a pas cette chance d’être avec quelqu’un. C’est une Bridget Jones quoi. Mais en brune, mais je suis sûre qu’elle est blonde. Non, le pire c’est le prof de physique, il a perdu ses dents et il mâche du chewing-gum à la longue comme une vache qui regarde un train passer. Personne veut être dans le premier rang de peur de se prendre sa bave” Andrés fait une petite grimace. "J’aurais l’impression d’être une cuvette de chiottes du Blue Lagoon si ça m’arrivait. C’est écoeurant.” Bria a l’air blasée par sa question. Pourtant sa réponse va dans le sens d’Andy.

“Quand ils ont rien à faire d’autre, quand ils sont pressés et … Quand ils ont besoin de moi “ “C’est pas vraiment des amis alors” II hausse les épaules. Lui, c’en est un, même s’il n’est pas toujours tendre avec elle. Dehors, il veut lui apprendre le skate. Bria ronchonne qu’il lui pique sa sucette mais la lui cède. L’argument de la sécurité se tient.

“C’est ça ouais, c’est pour avoir ma sucette. T’aurais pu la prendre celles que j’ai propose” “Ça a meilleur goût quand c’est pas à moi" Bria commence à patiner. Ou à tituber, il ne sait pas trop. “Comment on peut conduire ce… Ah oui, les pieds” “Bria, parfois t’es brillante, parfois j’ai l’impression que t’as le QI d’une poule qui cherche son œuf alors qu’il est sous son derch” “Woah !”

Il la retient par la taille de sa main libre pour arrêter son chancellement. Andrés garde son autre main stable pour que Bria puisse s’y appuyer sûrement. Quand ils arrivent près de chez lui, l'ado crache le bâtonnet de la sucette qu'il a fini depuis un moment. Son amie lâche sa main. Elle se débrouille comme une grande, mais avec la concentration de Paris Hilton qui joue aux échecs avec un chimpanzé. Ça, Andrés ne le dit pas parce qu’il a promis qu’il ne se moquerait pas. Il prend une petite inspiration tendue quand elle se pète la figure. Comme elle va bien, sa chute l’amuse. Il pouffe de rire dans sa main, le visage baissé pour dissimuler ça au mieux.

“Tu peux rigoler hein. Je t’en veux pas. Mais au moins, j’ai pu rouler quelques secondes toute seule” Andrés lève innocemment les mains. “J’ai dit que je ne me moquerai pas…” Il se penche et lui retire ses lunettes du nez pour les mettre sur le sien. Il lui attrape ensuite le bras et l’aide à se relever.même si t’avais vraiment l’air d’un clébard à trois pattes sur un hoverboard. Andrés lui adresse une petite moue narquoise.

“Ton père est là ou pas ?” “J’en sais rien…”

Son père est souvent au sous-sol pour travailler, mais depuis qu’il semble avoir trouvé une distraction extérieure, il sort parfois sans dire à Andrés où il va. Le garçon n’est pas stupide, il sait qu’il y a une femme impliquée. Le jour où il découvre son identité, Andrés lui fera prendre l’autoroute hors de la vie de Seth. Son père n’a qu’à attendre qu’il soit assez grand et qu’il quitte la maison pour se trouver quelqu’un et le remplacer. Il n’a pas intérêt de faire ça quand Andy est encore là. Depuis qu’il est chez son père, Andy est habitué à n’avoir Seth rien que pour lui, surtout à New York.

“S’il est là, il doit probablement travailler”, dit-il. Andrés récupère la planche étendue sur le dos et la retourne du côté roues. “C’est normal que tu ne sois pas en équilibre avec ton sac. Donne et teste à nouveau, tu vas voir la différence” Andrés lui prend son sac et et le met sur son dos. Ce n’est pas léger. Quand elle réessaie, Bria a évidemment plus d’équilibre et roule mieux. Le problème, c’est qu’elle roule un peu trop vite, et que le trottoir en pente n’aide pas à ralentir. Andrés est obligé de trottiner avec elle. Il prend peur en voyant qu’elle se dirige vers la route perpendiculaire à leur trottoir, c’est une intersection. “Fais gaffe !”

Il court derrière elle et l’attrape par la taille à plein bras pour la garder sur le bord. La planche de skate s’échappe et se fait écrabouiller par une voiture qui s’arrête dans un crissement de pneus. Andrés repose Bria au sol et l’attrape par le poignet pour la tirer avec lui.

“On s’arrache !”

Dans ce genre de situation, où un conducteur furieux veut réclamer des comptes, Andy considère que la meilleure solution, c’est de fuir. Les deux chenapans dépassent la villa du garçon au pas de course pour ne surtout pas indiquer au conducteur où il habite. Ils le sèment, escaladent le muret d’une propriété au hasard, se cachent derrière et attendent. Quand la voie est libre, les filous se faufilent discrètement de propriétés en propriétés en escaladant les divers barrières, grillages et murets jusqu’à celle de son père. On ne peut pas escalader la protection de Seth sans déclencher l’alarme, il faut passer par l’entrée principale. De toute façon, la voie est libre.

“Tant pis pour le skate, j’en ai plein d’autres” s’ils redescendent dans la rue le chercher, ils se feront attraper. Andrés et Bria passent par le portail de la propriété, il s’ouvre automatiquement avec la reconnaissance faciale du jeune Wilde. Dans la villa, Andrés retire ses chaussures, pose le sac de Bria et fait une escale dans la cuisine. Il sort du frigo une bouteille de jus qu’il bloque sous son coude et prend deux paquets de gâteaux et un paquet de M&M’s dans ses deux bras réunis. Il monte ensuite à l'étage avec Bria et se rend dans sa chambre.

Il lâche toutes les sucreries sur son lit double et grimpe dessus pour s’asseoir au milieu. Sa chambre est l’endroit le plus rangé de la maison. Son ordinateur portable mac fermé, posé au centre du bureau, est parfaitement parallèle à la ligne de son bord. Juste à côté, et tout aussi parallèle, il y a un gros cahier dont l’intérieur est noirci d’encre de tous ses devoirs et brouillons. Sa chambre est comme une œuvre d'art géométrique.

“Debout Bagheera”

Le drone à l'alliage entièrement noir, qui dormait sur son siège roulant de bureau, réagit à la commande vocale et s’élève doucement dans les airs.

“C’est mon père qui l’a construit. Il fait plein de trucs cools” qu’il raconte tout en éventrant son paquet de M&M’s. Il le pose entre ses jambes et boit le jus à la bouteille avant de la tendre à Bria. “J’crois pas qu’il soit là, je n’entend pas de musique. Il en écoute tout le temps quand il travaille.”



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Re: [BRIA] À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur ✻ ( Ven 13 Avr - 13:48 )

À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur
Andrés & Brianna
Le skate et moi.
On n’est pas vraiment des amis en fait. Au départ, j’ai cru qu’on appelait ça un steak (coucou Sonia, je pense à toi) donc forcément, je manque déjà de respect à ce genre de sport alors ça m’étonnerait pas que ça me manque au respect déjà en retour. Je manque déjà l’équilibre et remercie Andy de m’avoir tenue par la taille tout en tenant la main. Je soupire et essaye de me concentrer, mais c’est pas gagné. « Mon cerveau essaye de s’adapter à ce nouveau mécanisme, pas évident d’être déjà intelligente de suite sur ce skate ! » Ce n’est pas facile, c’est certain, mais avec le temps, ça devait le faire et au fur et à mesure qu’on arrive chez lui, je commence à prendre mes aises… Petit à petit, jusqu’à ce que je n’ai plus besoin de sa main, qu’il m’aide à garder l’équilibre. J’étais tellement contente de pouvoir me débrouiller toute seule, j’allais lui dire fièrement que je réussi à me tenir debout avant que je me casse la figure. Les fesses en premier et la douleur remonte dans mon dos, c’est pas très agréable. Je soupire et finalement, dit à Andy qu’il peut se moquer, je le vois à son visage qu’il fait violence là. Il me prend les lunettes alors qu’il s’est approché de moi et soupire quand il les met sur le nez. « Ça te va bien, ça t’effémine un peu ! » fis-je avec un petit sourire amusé. Je donne un petit coup de pied sur son pied quand il me fait une comparaison avec un clébard.

Bon, s’il ne sait pas que son père est là… On va pas pouvoir faire vraiment ce qu’on veut, surtout qu’il ne permet pas forcément les bêtises en fait ! Je l’aime bien son père en fait, d’après ce qu’Andy me raconte, il a l’air super cool ! Je suis même sûre que mon père s’entendrait très bien avec le sien. Au moins, il a le mérite d’inventer des choses incroyables ! « Avec des robots ? » fis-je alors que je me relève d’un petit soupir d’effort, mon sac ne m’aide pas et c’est ce qu’il vient de remarquer. «  Ah oui, en effet. » fis-je en retirant le sac que je donne à Andy, je ricane quand il remarque le poids. J’ai toujours vu Andy faire du skate sans un sac aux épaules, j’avoue que ça devrait vachement l’aider. J’appréhende un peu le skate et au final, je remets les pieds, bien assurée maintenant et je sens nettement la différence ! Je ne parle pas, sinon ça va me déconcentrer, alors je m’amuse à patiner un peu avec un équilibre un peu maladroit. Puis y a eu la pente qui fait que je n’ai pas besoin de patiner, mais je m’étais demander si ce n’était pas comme le ski, aller de droite à gauche, de gauche à droite pour mieux contrôler la vitesse. Je ricane un peu quand il était obligé de trottiner, le regard sur lui avant de paniquer un peu voyant que je fonce un peu trop vers la route. « Comment on freine ?! » Je devais mettre le pied derrière, je me rappelle qu’il faisait ça, sauf que ça allait trop vite et je n’ai pas eu le temps de faire quoi ce que ce soit qu’il m’a déjà attrapé tout en me soulevant et laissant le skate continuer son chemin sous les roues d’une voiture. « Oh merde. » fis-je alors que j’ai toujours pas les pieds au sol. Mais je réagis vite comme lui pour courir, enfin je suis Andy alors que j’entends le conducteur nous interpeller et il n’était forcément pas content, c’est sûr. « Vite vite ! » le pressai-je alors que nous courrions jusqu’à escalader le muret. J’avais bien fait de venir en pantalon aujourd’hui toute compte fait ! J’avais largement hésité à venir en jupe, mais comme j’allais passer l’après-midi avec Andy… Je me dis forcément qu’on ne va pas rester sage à se maquiller devant un miroir.

« Andy ton skate ? » fis-je alors qu’on avait fini de grimper plusieurs murets et qu’on était arrivé à sa villa. J’imagine qu’on ne peut pas entrer depuis le jardin parce qu’il y a forcément des trucs là. « Ah oui, c’est vrai que l’autre fois tu étais venu avec lui qui avait les roues bleues là… » fis-je en hochant la tête alors que nous entrions chez lui. Je reste toujours admirative qu’on puisse entrer grâce à la reconnaissance faciale. Ce genre d’univers me fascine toujours autant. Nous entrons chez lui, je retire mes chaussures aussi, après un bref passage dans la cuisine… Je n’ai pas pu m’empêcher de le regarder avec des yeux de chat botté le sac du pain de brioche, j’adore ça. Donc au final, il a concédé et j’ai pris de quoi tartiner aussi et nous montions dans sa chambre. Sa chambre est quand même plus rangée que la mienne, je pense toujours qu’il la range quand il sait que ses amis viennent le voir, je fais pareil aussi parce que sinon la plupart du temps, je ne la range jamais et ça décourage assez mon père si jamais il ose s’y aventurer. Je m’installe sur le lit aussi et lâche un soupir d’aise. La course m’a un petit peu épuisée, je ne suis pas très course de 100 mètres, je suis plutôt à la recherche l’énergie intérieure et me défendre par les prises de karaté. Je mange déjà la brioche alors qu’il parle à un robot quelque part dans la chambre. « Woooooooooh. » Je le connaissais pas ce robot là ! « Comme quoi ? Il peut faire des vidéos compromettantes des autres ? » fis-je comme un exemple parmi tant d’autres. Je vole un peu de ces M&M’s aussi. « Mh, la maison est surtout silencieuse oui. Je n’ai pas vu d’autres chaussures que les nôtres aussi, du coup ouais… Personne. » Une pause alors que je prends le jus que je bois un peu. « Mais dit, est-ce que tu vas finir par créer des robots ? » fis-je alors que je regarde Bagheera qui porte le prénom de la panthère du livre de la jungle et tends un petit doigt avant d’être surprise qu’il me l’attrape. « Eh ! » J’essaye de récupérer mon doigt, mais il le tient toujours. « Il m’analyse ou…? » Il fait des petits bruits que je ne comprends pas vraiment et ricane un peu. « En fait, il me fait penser un peu à BB8. Il s’est inspiré de Star Wars ? » fis-je alors que de l’autre main, j’essaye d’attraper maladroitement les M’M’s.
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Re: [BRIA] À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur ✻ ( Jeu 19 Avr - 13:06 )



À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur.



Brianna est curieuse sur son père. Andrés en dit tellement choses qu'on croirait parfois qu'il exagère. Ce n'est pas vrai, c’est même l’inverse, il euphémise. Seth fait bien pire et bien plus que ce que son fils n'en dit. "Avec des robots?" "Ouais, des tas"

Dans leur évolution progressive et discrète vers la maison d’Andrés, Bria s'inquiète du skate qu'il laisse derrière, Andrés trouve ça chouette de sa part, quand elle se fait un peu de souci. Il la rassure là-dessus . "Ah oui, c’est vrai que l’autre fois tu étais venu avec lui qui avait les roues bleues là..." "Excellente mémoire". Les deux chenapans se retrouvent à dévaliser la cuisine, comme deux estomacs sur pattes. Alors que Andy a  déjà les mains pleines, Bria attrape le sac de brioche et tourne vers lui des yeux de chaton adorable. Andrés la toise un instant avec un petit sourire. C'est elle la plus vieille, mais ce regard là, c'est lui qui l'a inventé. Il va très bien à Bria, elle a les yeux plus foncés que lui, ça fait encore plus mignon, il trouve. Il hoche la tête.

"Puisque c'est toi"

Elle prend de quoi tartiner et monte avec lui les escaliers menant à sa chambre. Ils commencent à manger sur le lit. Les miettes partout, on s'en fiche. L’enthousiasme de Brianna le rend content d’avoir réveillé son drone. Andrés en a un depuis qu’il a découvert ce dont celui de son père, Friday, est capable.

"Il peut faire des vidéos compromettantes des autres ?" Andrés affiche un grand sourire espiègle. En fourberie, parfois Bria est sur la même longueur d'onde que lui. Ou alors ils se complètent. Elle est la mèche, il est l’allumette. Andrés hoche la tête. "Par exemple".

Bria pense que l'absence de chaussures à l'entrée est le signe que Seth n'est pas là.

"Te fie jamais à ça. Connaissant mon père, il pourrait très bien laisser ses godasses dans le four ou la salle de bains. Il a le même sens de l'organisation qu'une taupe fonce-dé" Pendant que Bria boit du jus qu'il lui a tendu, Andrés attrape le petit morceau de brioche qu'elle tient, et le termine. Comme avant, ça a meilleur goût quand c'est pas à lui. "Mais dit, est-ce que tu vas finir par créer des robots ?" Brianna est concentrée sur le drone et Andrés la regarde curieusement. Il ne sait pas ce qu'il veut faire plus tard, on lui dit qu'il pourrait être un écrivain ou un journaliste parce qu’il a du talent à la plume. C'est un garçon créatif, il s'interroge s'il pourrait avoir autant de plaisir à bricoler qu'à écrire. "Je pourrais... mais je crois que j'ai des lacunes en physique" Andrés se trompe, il est parfaitement à niveau par rapport à son cursus et ce qu'il est censé savoir en physique. Mais par rapport à Seth quand il avait son âge, Andrés a plus de retard encore que Pocahontas quand elle découvre l'Angleterre civilisée. "Tu penses quoi, Bria ? Dans quoi tu me verrais ?" L'avis de la jeune fille n'est pas anodin pour lui. Elle a souvent une bonne analyse. Andrés n’est pas un cas simple cependant. "Et tu voudrais faire quoi toi plus tard ?"

La jeune fille s'amuse à aventurer son petit doigt vers le drone, qui l'attrape de sa branche métallique. "Eh !... Il m’analyse ou…?" "Ou il te trouve belle. C’est un séducteur" s'amuse Andrés. Bagheera fait semblant d’approuver Andy par un bruitage électronique, mais il est vraiment en train de l’analyser. Le robot scanne le visage de Brianna et transmet l’information à la surveillance de la maison. A l’avenir, la brunette pourra rentrer à sa guise chez les Wilde sans avoir besoin de sonner. Après son travail, le drone libéra le doigt de la brunette. "En fait, il me fait penser un peu à BB8. Il s’est inspiré de Star Wars ?" C’est vrai qu’il lui ressemble avec sa forme sphérique. Cependant, Bagheera est tout noir et il n’a pas de tête. Sa caméra et son capteur de détection se situent au centre du corps principale. "Je pense que c'est Star Wars qui s'inspire de mon père" rétorque Andrés. Seth construit et collectionne les drones depuis avant même qu'on appelle ça des drones. "Tu sais, il a crée un androïde au sous-sol... je crois que sa peau est faite de matière synthétique, mais elle ressemble vraiment à une humaine... Il l'a appelée Lucy. Physiquement elle est jolie, mais je la trouve pas plus rassurante que le monstre de Frankenstein. Son intelligence artificielle est extrêmement développée et autonome. Si elle ne comprend pas quelque chose et qu'elle se pose une question, elle est en mesure de se répondre à elle-même, parce qu'elle est connectée au Network. Y a rien de plus dangereux que ça. Qu'est-ce qu'elle peut faire de toute cette connaissance ? Et t'imagines si on la pirate ?" Normalement, les systèmes de Seth sont trop parfait, on ne peut pas les pirater... mais ne jamais dire jamais ! Andrés croise les bras, il a les sourcils un peu froncés. Il a l’air agacé, c'est pour cacher le fait qu'elle le fait vraiment, vraiment flipper, cette Lucy. Sa famille pense à tort que c'est de son apparence qu'il a peur, mais pas du tout. Andrés a peur de son intelligence boule de neige croissante.  "J'espère qu'il prévoit pas la construction d'autres clones, y a déjà comme un relent de Terminator dans l'air" Il jette un coup d'oeil à Bria. C'est vrai que son histoire a l'air tiré par les cheveux, mais la folie de son père, c’est pas seulement un tirage de cheveux, c’est un arrachage de cuir capillaire !

"Compte pas sur moi pour te la montrer, j'ai pas le droit de descendre."

Il ment, il a le droit. Il préfère que Brianna croit qu'il lui a raconté des histoires plutôt que s'approcher de Lucy. Les gloutons terminent leur goûter. Andrés décroise ses jambes repliées et se lève du lit. Il ouvre la porte de son dressing et récupère son long sac de golf en bandoulière qu’il passe par-dessus son épaule. Andrés attrape ensuite la bouteille de jus au passage et ouvre la fenêtre. Il appuie les deux mains sur la rambarde et passe par-dessus sans risque, c’est une lucarne. Il pose le pied sur le toit en sortant.

"Viens Bria, depuis le temps que je dois t’apprendre à jouer"

Andrés l’attend au rebord et l’aide à se hisser sur le toit à son tour "Viens aussi Bagheera" Le drone de compagnie sort rejoindre son maître. La pente n’est pas simple à monter. Le jus dans une main, celle de Bria dans l’autre, Andrés l’aide en la tirant vers le haut. Ils parcourent les allées de toitures de la villa avant d’arriver sur une surface un peu plus plane. Un petit tee de golf est déjà fixé entre deux tuiles, prêt à accueillir la balle. C’est là que Andrés joue habituellement. Il pose le sac par terre et sort un club avec lequel il montre le geste de swing à faire à Bria.

"Si t’arrives à toucher la balle, ce sera déjà bien".

Il tend le club à Bria, sort une balle et la pose sur le tee avec précaution. Il en a une centaine d’autres pour l’occasion Andrés n’est même pas sûr que ce sera suffisant.

"Comme tu apprends vite, tu auras peut-être réussi à casser une vitre avant la tombée de la nuit. T’auras qu’à viser les Meyers pour un début" Il lui désigne la maison juste en face de l’index. "C’est la famille Adams le bordel, ils se partagent trois neurones à quatre. Mais pour l’instant, essaie juste le swing."

Andrés boit quelques gorgées de jus et s’essuie la bouche d’un revers de manche.

"Mets-toi bien face à la balle et écarte un peu plus les jambes pour l’Adresse"
Elle bouge à peine les bras qu’il l’arrête  "Stop." Andrés pose le jus et s’avance. Se plaçant devant Bria, il attrape ses poignets et corrige la façon dont elle tient le club vers le haut. Il les bouge ensuite lentement pour lui faire mimer le bon geste. "Le pied droit pivote à la fin pour te mettre face à la trajectoire de la balle, on appelle ça le finish"

Andrés la relâche. Il demande à Bagheera un peu de musique parce qu’il risque de se passer un moment avant que sa copine fasse des trucs cools. Le drone lance les premières notes de Should I stay or should I go. Andy s’assoit par terre et s’appuie sur ses mains en l’observant patiemment.


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Re: [BRIA] À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur ✻ ( )

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