Summertime Sadness | Ialix

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Summertime Sadness | Ialix ✻ ( Mar 27 Mar - 9:57 )

Summertime Sadness - IALIX
Now that you look happier, you do.

Ce matin encore, le regard triste d’Ian envahit la pièce, il se réveille une nouvelle fois dans ce lit bien trop grand et bien trop vide. Ce matin, Victoria n’avait pas école, et lui ne prenait le travail qu’à 11h. Il avait du temps pour passer la matinée avec elle, avant de la déposer chez la nounou. Et le jeune trentenaire n’avait eu le temps de dire ouf, qu’une jolie masse blonde, bouclée et en joyeux bazar saute sur le grand lit avec de grand élans de joie. « C’est le matin papa, on va manger du chocolaaaat ! On est samedi, on a le droit ! » Disait-elle, avant de se jeter sur le torse de son père. Elle lui fit un bisou de bambin, tout baveux, mais rempli d’amour, cela faisait sourire Ian. Sans elle, il serait surement devenu aussi fou que son propre père, fou de chagrin d’avoir perdu la seule femme qu’il ait jamais aimé. « Dit Vicky, tu es sûr qu’il reste du chocolat, papa à peut-être tout mangé ! » Dit le jeune père, un sourire en coin, en passant sa main dans les boucles blondes de sa fille. « Papa ! Attends je vais voir ! » Répondit le bambin, en partant en courant. « Victoria tu ne cours pas dans les escaliers ! » La réprimande-t-il en la suivant de près. Il avait le sourire, cette enfant était le dernier rayon de soleil à sa vie. Il la rattrape par les cuisses et la porte par-dessus son épaule, en riant. Ils passèrent alors une bonne demi-heure à préparer des petits gâteaux au chocolat, comme tous les samedis matin. Un rituel qu’il n’oubliait jamais.


Il l’avait laissée dans la chambre, jouer, après l’avoir préparée et le temps que lui se prépare pour partir au travail, et emmener la petite chez la nounou, il la récupérerait en fin d’après-midi, et ils rentreraient manger des burgers maisons, devant un dessin animé. Les rituels du Samedi. C’était différent la semaine, mais le samedi c’était toujours très bien réglé, et il ne voulait pas lui mentir. Il prenait une douche rapide, et pris le temps de discipliner ses cheveux, qu’il devait aller faire recouper, parce qu’ils devenaient un peu trop longs. Il alla ensuite rapidement s’habiller, toujours très bien, jeans serré, chemise blanche et veste noire. Une paire de chaussures de ville, et le voilà prêt. Il se parfume rapidement, et va récupérer la petite, qui porte un joli ensemble tout beige, et un joli gilet rose pale, avec des petites superstar blanches. Une rapide queue de cheval sur le haut de sa tête. Il prit le sac à goûter de la petite et paris dans ses bras, jusqu’à la voiture. Et les voila partis jusqu’à chez la nounou. Il la dépose là-bas en lui donnant quelques dernières recommandations, comme de bien se tenir, d’être sage, et de ne pas faire de bêtises. Un dernier baiser sur le front de sa fille, et il reprend la route pour partir au cabinet.

Ian aimait passionnément son travail qu’il exerce depuis presque 6 ans, il adorait être avocat et défendre les causes justes. Il le prenait surtout très à cœur et il n’hésitait pas à user des grands moyens pour gagner des affaires. Ian est passionné, et il n’a pas monté ce cabinet pour rien, en trois ans, son cabinet est parmi l’un des plus réputé de la ville. On lui confie souvent de très grandes affaires, sans avoir peur de perdre Ian est doué, et il n’y pas mieux en ville ! Ce matin, il était passée auprès de son assistante, consulter ses rendez-vous, et il n’en avait aucune de prévue, c’est une bonne chose il allait pouvoir se concentrer sur les cas en cours. Il demanda à son assistante de le prévenir si quelqu’un se présente.


Ce fût le cas en tout début d’après-midi, le téléphone de son bureau aux murs clairs retentit, le trentenaire décroche et entends la voix de sa jeune assistante à l’autre bout du combiné qui prends la parole. «  Monsieur Blackheart, une jeune femme à l’accueil, elle souhaite vous voir. » Ian fronça les sourcils, et fit un peu la moue quelques secondes avant de répondre à son assistante de laisser entrer la jeune femme


Breathe Out… Breathe In… Breathe Out… Breathe In…


Ian venait d’oublier de respire quelques secondes, quand il avait vu la jeune femme entrée. Pourquoi ? Comment ? Ian ne comprenait plus rien, il ne comprenait pas ce qu’elle faisait dans cette pièce, il la croyait là-bas en Europe, avec un autre homme. Il se lève, les bras croisés sur le buste, passant de l’autre côté du bureau, et s’appuyant dessus, en la regardant, le regard partagé entre la haine et le soulagement qu’elle soit en vie. Il n’avait pas eu de nouvelles d’elle depuis 5 ans. 5 longues années, où il ne l’avait jamais oubliée. Comment pouvait-il alors qu’elle était partout ? Son bureau comportait deux cadres photos dans un coin, la seule photo d’eux trois, avec Victoria, la première photo, l’autre photo est une photo actuelle de lui et Victoria. Il décide enfin de prendre la parole.


« Qu’est-ce-que tu fiches ici, Alix »
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Re: Summertime Sadness | Ialix ✻ ( Mar 3 Avr - 23:21 )

❝ Summertime Sadness
ALIX & IAN ♥


Le palpitant est douloureux ce matin quand elle ouvre les yeux, elle se redresse d'un coup dans son lit et elle déglutit. Elle pose une main sur sa cage thoracique pour reprendre une respiration normale et elle regarde autour d'elle, des perles de sueurs qui perlent sur son front. Sa main saisit le grand verre d'eau qu'elle a posé sur sa table de nuit avant de dormir et elle le vide d'une traite, sans même réfléchir. Elle a mal, tellement mal. Elle se rallonge et attrape son téléphone pour regarder l'heure. Neuf heures. Elle lève le bras, un index en l'air, elle entend la porte qui claque, son frère qui râle et son colocataire qui se fait un café. Elle enfile alors un pull avant de pointer son nez dans la cuisine pour se faire un café à  la suite. Elle offre une caresse à son chat, allume son mac pour voir si elle n'a pas de propositions d'emploi et rien, elle soupire, vogue un peu sur les réseaux sociaux et comme à son habitude, elle va voir son mur. Rien ne filtre, juste une photo de lui et Victoria, Victoria qui a cinq ans, Victoria qui pourrait être si heureuse avec deux parents, Victoria qu'elle a abandonné et elle s'en veut a peintre, elle s'en veut terriblement. Et pourtant, elle n'a pas encore eu le courage d'y aller. Elle a peur. Peur qu'elle ne la reconnaisse pas, peur que lui, il lui crache sa haine au visage qu'il lui dise qu'il la déteste. Et il a toutes les raisons de le faire. Il doit la détester, c'est logique. Parce qu'elle l'a laissé sans rien, sans un mot. Elle l'a laissé s'occuper de leur fille alors que c'était un enfant désiré. Ils avaient décidés d'avoir cet enfant tout les deux, même s'ils étaient jeunes, même s'ils étaient sûrement inconscients, ils en ont voulu de cette petite fille. Leur princesse. Ils en ont voulus, et c'est elle qui avait été faible. Pas lui. C'est elle qui avait disparu. Elle avait mal Alix, mais c'était de sa faute. Sa faute à elle, lui il n'y était pour rien, parce que le cœur était brisé, les morceaux se détachaient au fur et à mesure des jours qui passaient comme des pétales de roses qui fanent la référence à la belle et la bête c'est cadeau

« Tu fais quoi aujourd'hui Lix ? » Alix tourne la tête vers son frère en fronçant un peu les sourcils alors qu'il vient de se jeter sur son lit. Elle allume une bougie avant de le regarder, haussant les épaules « J'en sais rien, je veux aller voir Ian, mais je sais pas si c'est une bonne idée. Je pense que je vais rester à la maison en matant une série. » Et son frère lui balance un objet non identifié vers le visage qu'elle évite copieusement, reprenant ses pinceaux pour se remettre à peindre, les couleurs encore moins présentes qu'avant, les couleurs sont sombres, sans vie et elle, elle a mal encore plus, à l'intérieur. Ca se creuse, encore, toujours, petit à petit, le trou béant s'agrandit. Comme si c'était nécessaire pour qu'elle sente encore plus mal. « Va le voir. Je sais où il bosse, dans un cabinet d'avocat tout près de Cap Harbor. Peut-être que vous vous retrouverez et que vous vous enverrez en l'air, allez tente le truc soeurette. » Alix lève les yeux au ciel et cette fois-ci c'est elle qui lui balance un tube de gouache en pleine figure, comme si ça allait être aussi simple, comme si, il allait lui pardonner en un claquement de doigt. Le monde des bisounours est bien loin de la vérité, le monde est en train de brûler, et c'est Alix qui a gratté l'allumette, c'est Alix qui a attisé la flamme avec sa fuite.

Alors qu'elle s'était décidé, voilà qu'elle était devant l'immense bâtisse, les mains moites enserrant le volant de sa voiture de sport, elle redémarrait le moteur et indiquait qu'elle désirait entrer dans le parking, elle offrait un sourire fébrile au gardien du parking et elle s'enfonçait dedans, cherchant une place, distraite. Ce n'est que quand elle en eut trouvé une qu'elle se garait et là, elle sentait que ça se compressait plus que de raisons dans son corps, que le cœur avait du mal à assumer et elle avait une irrémédiable envie de pleurer. Elle qui ne pleurait plus. Trop faible. Elle sortait alors de sa voiture, ses mains passaient sur son jean et ajustait sa chemise, regardant s'il n'y avait pas de tâches, aucune. Sa veste sur le dos, elle se dirige jusque l'ascenseur pour se diriger jusque l'étage. Elle a l'impression d'être un clown, une blague que l'on raconte quand on est dans un repas de famille et que c'est l'oncle un peu bourru et totalement saoul. Lorsque les portes s'ouvrent sur l'étage que son frère lui a indiqué, elle s'annonce auprès d'une brunette qui l'alpague dès qu'elle arrive. Elle souffle un petit coup. « Je viens voir Monsieur Blackheart. » Le palpitant s'affole quand elle prononce son nom de famille, ça fait tellement longtemps. « Vous avez rendez-vous ? » Alix secoue la tête négativement, mais la secrétaire lui sourit et lui annonce que ce n'est pas bien grave, il n'a pas de rendez-vous aujourd'hui. Elle avançait jusqu'au bureau et sa main sur la poignée, elle avait envie de faire marche arrière, mais c'était impossible. Elle ne pouvait plus le faire. Elle déglutissait, et entrait dans le bureau. Et elle comprenait son regard, ce regard qu'il lui offrait. Son cœur s'activait trop, bien trop. Le silence et la tension était palpable. « Qu’est-ce-que tu fiches ici, Alix » Alix posait son regard un peu partout et elle finissait par le regarder. Elle jouait avec ses mains, son pouce faisait tourner cette bague qu'arborait son index pour ouvrir la bouche avant de la refermer, puis elle la rouvrait. « Je sais que tu me hais. » Elle restait stoïque, là, près de la porte. « Parce que je suis partie il y a cinq ans. Parce que j'ai disparue comme ça, sans crier gare. Je sais que tu m'en veux. » Elle baissait un peu la tête avant de reprendre et elle se rapproche un peu, toujours la tête baissée avant de s'appuyer sur le fauteuil dont elle serre le dossier « Je sais aussi que tu ne voudras jamais que je revienne dans la vie de Victoria et tu as tout à fait raison. Mais, j'ai cinq années de lettres. Cinq foutues années de lettre que j'ai écrit sans jamais les avoir envoyé parce que je me suis dit que vous seriez mieux sans moi. Parce que je suis une lâche. » Et elle se recule, fébrile. Elle ne parvient pas à marcher. Elle reste là, stoïque, elle attend simplement le coup de grâce. Qu'il l'achève. Et vite.



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Re: Summertime Sadness | Ialix ✻ ( Sam 7 Avr - 19:46 )

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Ian se souviendra à jamais de ce matin d’Août. Victoria avait fêté ses 5 mois il y a une semaine à peine. Le couple était heureux, tout semblait aller bien, bien que tout leur quotidien fût bousculé par la venue au monde de l’enfant, Ian se pensait heureux, il se pensait protégé de tout, de la peine, il semblait avoir trouver un semblant d’équilibre à vivre avec une femme qu’il aimait et un enfant à chérir, il ne reproduirait pas un passé qui était bien trop lourd à porter, il s’en croyait protégé. Pourtant le passé nous rattrape tous un jour. Le jour où il se pris son passé en plein visage, arriva bien trop vite. Il se souvient de cette lettre posée sur une table, comme ça, au hasard, calligraphiée de sa main, sa main à elle. Il se souvient des mots, de chaque mot, comme s’il les avait écrits lui-même. Il pourrait encore réciter cette lettre tant il la connaît par cœur, et pourtant tout ça à presque 5 ans. 5 ans. Et Ian à toujours le cœur aussi brisé de vivre seul sans la femme qu’il aimait. Mais la douleur de l’absence à vite laissée sa place à la haine. Dieu qu’il la détestait de l’avoir laissé seul là, seul avec leur fille, sans jamais aucunes nouvelles. Il avait pensé au pire, qu’elle aurait pu rejoindre sa défunte mère. Ou encore qu’elle soit partie avec un autre, qu’elle aimerait plus qu’elle ne l’a jamais aimé lui. Et pourtant elle est là, sous ses yeux, dans son bureau.

Le brun ne savait pas vraiment comment réagir, partagé entre la haine, et le soulagement. Comment ne pas être partagé ? Ian avait l’impression d’avoir un fantôme devant les yeux. Le fantôme d’un passé joyeux, et qui pourtant, l’a abattu, à jamais. Son ton avait même été plus froid, plus virulent qu’il ne l’aurait voulu, quand il l’avait questionnée. Mais comment aurait-il pu en être autrement, quand une femme que l’on pensait signifier l’éternité, disparait un beau matin, pour revenir 5 ans plus tard, et se pointer comme une fleur au milieu du désert. Evidemment qu’Ian était perdu, évidemment qu’il ne savait pas quoi faire, que son cœur battait vite, mais il devait rester droit et fort. Il la haïssait autant qu’il pouvait encore l’aimer, bien que la haine soit plus forte que l’amour à cet instant.

Les bras croisés, le visage fermé, il scrute la moindre parole, le moindre petit détail qui pourrait l’induire à la reprendre, et à la sortir de ce bureau illico presto, mais non, rien, il l’écoute juste. L’observe juste. « Je sais que tu me hais » Oh bon sang, oui il la hait, un rictus approbateur glisse sur les lèvres du brun. « Et c’est peu dire Alix… » Ajoute le jeune homme, avant de la laisser continuer. « Parce que je suis partie il y a cinq ans. Parce que j’ai disparue comme ça, sans crier gare. Je sais que tu m’en veux. » La plaie béante dans le cœur d’Ian venait de se rouvrir à l’évocation de tout cela. Elle remuait le couteau dans la plaie, et les tremblements, qu’il pouvait entendre dans sa voix et percevoir dans son corps, n’y donnait aucune excuse. « Je sais aussi que tu ne voudras jamais que je revienne dans la vie de Victoria et tu as tout à fait raison. Mais, j’ai cinq années de lettres. Cinq foutues années de lettres que j’ai écrit sans jamais les envoyées parce que je me suis dis que vous seriez mieux sans moi. Parce que je suis une lâche. » Et elle se recule, comme ça, la tête baissée, l’expression d’un condamné à mort, prêt à recevoir une sentence.

Ian décroise les bras, et les jambes, se tient là, droit face à elle avant de se râcler la gorge, histoire de reprendre la voix, et de laisser son cœur meurtri s’exprimer. « Tu es une lâche, Alix, une lâche comme pas deux. Cinq ans ! Cinq ans, Alix. Pas une nouvelle. Je t’ai crue morte, ou même dans les bras d’un autre. J’ai imaginé toutes les situations possibles ! » Son ton est plus fort sous le coup des nerfs qui craquent et qui lâchent, c’est cinq ans, de haine et de tristesse, qui se déversent dans sa voix. « J’ai passé cinq ans à pleurer ton absence chaque matin. A haïr le monde entier, pour tes tords. A vouloir tout abandonner, pour ne plus jamais avoir à confronter ton image, dans le visage de notre fille. Et elle ! Elle, ma fille, TA fille, Alix. T’as jamais pensé à elle. » Ian était fier d’avoir pu élever sa fille seule, sans l’aide de personne, mais il aurait tant aimé qu’elle ai la connaissance d’une mère. Une mère aimante, qui aurait pris soin d’elle, pas une lâche. « Non, je ne veux pas que tu la voies. Victoria n’a pas besoin de souffrir. Elle me parle de toi, elle me demande où tu es, qui est sa mère. Elle est intelligente, mais elle vit dans l’ignorance. Et c’est ta faute ! Ta faute ! » Il avait fait quelques pas en avant. De grands pas, presque colérique, son visage avait rougi de haine, et une veine pouvait même se dessiner au milieu de son front, tant il avait les nerfs, et tant la douleur était forte. «  Je croyais en toi, je croyais en nous. Et par pur égoïsme, tu as tout laissé tomber. Alors oui tu es lâche, mais tu es de celle de la pire espèce. J’avais pas assez souffert peut-être ? Oui, je te hais, je te hais de m’avoir conduit à une douleur plus forte que jamais, et pourtant, j’aurais tout fait pour toi. Tout, Alix. » Il était face à elle, à quelques centimètres d’elle. Il leva une main, lentement, avant de relever son visage à elle, de l’index, de la regarder droit dans les yeux, avant de prononcer des mots détachés, clairs et nets. «  Tu as été ma force, tu m’as aidée à me relever, mais tu as orchestré la chute et la destruction, de la personne qui t’aimais le plus au monde. »

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Re: Summertime Sadness | Ialix ✻ ( Dim 22 Avr - 22:07 )

❝ Summertime Sadness
ALIX & IAN ♥


Elle ne sait pas vraiment à quoi elle s'attendait en venant ici, peut-être qu'il aurait tout effacé, qu'il aurait balayé cinq ans de sa vie comme on balaye une poussière qui nous dérange. Elle ne sait pas vraiment ce qu'elle attendait et pourtant, elle est là. Elle avait tant de fois imaginé comment ils auraient pu se retrouver, dans sa tête, c'était charnel, c'était beau, imprévisible, ils se retrouvaient comme s'ils ne s'étaient jamais quitté. Dans son esprit, c'est utopique, c'est beau, c'est rêveur. Mais la réalité est tout autre. La réalité est malsaine et ça creuse un peu plus le mal. Alix, elle a mal, elle sait qu'elle n'aurait pas dû revenir, que c'était une mauvaise idée. Mais son frère avait besoin d'elle. Et on ne touche pas à son frère, on ne fait pas de mal à son frère. On ne l'enferme surtout pas, surtout pas pour des choses qu'il n'a pas fait. Alix elle remuerait ciel et terre pour son frère comme elle remuerait ciel et terre pour sa fille et Ian. Même si elle ne lui disait pas, même si elle tentait de ne le montrer à personne, le manque se fait bien trop sentir. Elle a bien trop mal au cœur quand elle pense à eux et parfois, elle aimerait effacer elle-même ces cinq années de sa vie. Les effacer en un claquement de doigt, supprimer cette envie folle de faire le tour du monde et rester avec ceux qu'elle aime. Ceux qu'elle aurait dû chérir pendant ces cinq années d'absence. Ce qu'elle n'a évidemment pas fait et qu'elle regrette amèrement. Sa vie est composée de regrets, un peu comme une mélodie que l'on écoute trop souvent et qui devient dur à l'oreille, qui fait mal quand on continue de l'écouter. La chanson d'amour qu'on écoute alors qu'on est triste et qui nous rend encore plus triste.

« Et c’est peu dire Alix… » Elle sait qu'il la hait, et si la haine était mesurée graduellement et bien, elle était persuadée que ça dépasserait l'échelle. Ca dépasserait l'entendement. Tout simplement. « Tu es une lâche, Alix, une lâche comme pas deux. Cinq ans ! Cinq ans, Alix. Pas une nouvelle. Je t’ai crue morte, ou même dans les bras d’un autre. J’ai imaginé toutes les situations possibles ! » Elle n'arrive pas à lever la tête, elle ne parvient pas à bouger et pourtant, elle sent chacun de ses muscles qui se crispent, elle a l'impression que le sol va s'ouvrir en deux et qu'elle va tomber dans une spirale infernale. Elle a la nausée d'un coup et elle a l'impression qu'elle va tomber. Cette sensation est insupportable. « J’ai passé cinq ans à pleurer ton absence chaque matin. A haïr le monde entier, pour tes tords. A vouloir tout abandonner, pour ne plus jamais avoir à confronter ton image, dans le visage de notre fille. Et elle ! Elle, ma fille, TA fille, Alix. T’as jamais pensé à elle. » Elle secoue la tête négativement, de gauche à droite, puis de droite à gauche rapidement, ses poings se serrent et elle le coupe sèchement « C'est faux. Je pensais à elle tout les jours. Toutes les semaines je lui écrivais une lettre. Ne dit pas que je ne pensais pas à elle... Je pensais que tu me connaissais mieux que ça. » Blâmer pour moins souffrir. Blâmer pour résister. Mais elle ne résistera pas longtemps Alix, elle le sait. Elle risque de craquer avant lui. Elle n'aurait pas dû venir. Imbécile. Elle aimerait ne pas attendre la suite, elle aimerait qu'il se taise, que le silence règne, mais il n'en fait rien. Elle n'aurait pas dû venir. Oiseau de malheur. « Non, je ne veux pas que tu la voies. Victoria n’a pas besoin de souffrir. Elle me parle de toi, elle me demande où tu es, qui est sa mère. Elle est intelligente, mais elle vit dans l’ignorance. Et c’est ta faute ! Ta faute ! » Elle sursaute quand la voix se fait plus puissante, elle sursaute et se met à trembler un peu plus. Pourquoi est-ce qu'il avait fallu qu'elle parte ? Pourquoi est-ce qu'il avait fallu qu'elle revienne surtout ? Elle aurait mieux fait de rester à sa place, ça se serait tellement mieux passé. «  Je croyais en toi, je croyais en nous. Et par pur égoïsme, tu as tout laissé tomber. Alors oui tu es lâche, mais tu es de celle de la pire espèce. J’avais pas assez souffert peut-être ? Oui, je te hais, je te hais de m’avoir conduit à une douleur plus forte que jamais, et pourtant, j’aurais tout fait pour toi. Tout, Alix. » Le coup de grâce, le palpitant vient de louper un battement, peut-être deux. Voir trois. Les larmes lui montent aux yeux et elle a l'impression qu'elle va vraiment tomber, elle essuie une perle salée qui vient de rouler sur sa joue, d'une main tremblante et lorsqu'il la force à le regarder, elle aimerait pouvoir fuir du regard, mais c'est impossible. Tout lui revient en mémoire. Leur premier baiser, ses sentiments à elle, quand il lui a dit aussi qu'il était amoureux d'elle. Quand il était jaloux, ça revient. Tout revient. «  Tu as été ma force, tu m’as aidée à me relever, mais tu as orchestré la chute et la destruction, de la personne qui t’aimais le plus au monde. » Elle décale alors son visage pour qu'il ne la touche plus. Et elle se recule et fait quelques pas, seul le bruit de ses talons résonnent dans le bureau et elle aime ce bruit même s'il est rare vu qu'elle ne porte jamais vraiment de talons. A croire qu'elle avait envie d'être une toute autre personne. A croire qu'elle avait envie de faire comme si elle avait changé, alors qu'elle était la même, elle était juste un peu plus blessée. « Tu crois que je n'aurais pas tout fait pour toi ? » qu'elle commence en continuant de marcher dans la pièce, sans s'arrêter. Elle ne peut pas s'arrêter. « J'aurais tout fait pour toi. Tout. Je t'ai dit de ne pas me chercher. Mais c'était pour ton bien. Pour votre bien. » Elle soupire, et serre un peu les poings et son regard s'arrête sur une photo, leur photo, alors qu'elle est juste derrière son bureau. Elle bloque un instant avant de reprendre, secouant la tête. « Je sais que ce que j'ai fait est impardonnable. » Sa main trouve le chemin de son cou et comme par habitude, elle joue avec la bague qu'elle a entre les doigts, puis elle se souvient de ce jour où il lui avait offert et où elle avait pleuré. Ce n'était pas une demande en mariage, mais elle l'aimait vraiment cette bague. Elle se retrouvait alors devant lui et elle détachait la chaîne de son collier, puis elle attrapait la main de Ian, la peau chaude de son ex petit-ami contrastant toujours avec la peau fraîche d'Alix et elle y glissait la bague et la chaîne « Ne croit pas que j'ai oublié. J'ai rien oublié de toi. J'ai rien oublié de Victoria, même si elle était petite. J'ai rien oublié de ton sourire, du son de ta voix le matin au réveil. J'aurais voulu que tu me comprennes Ian. J'aurais voulu autre chose. » Elle refermait alors les doigts de Ian sur l'objet « Est-ce que tu me laisseras la voir un jour ? Juste une fois. » Elle aurait voulu le supplier. Elle aurait voulu, mais elle n'y parvenait pas, après tout, elle n'avait pas le droit.


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Re: Summertime Sadness | Ialix ✻ ( Lun 23 Avr - 12:27 )

❝ No matter where I go, I'm always gonna want you back ❞Summertime Sadness.Tout était toujours si difficile, le quotidien même était devenu difficile depuis qu’Alix avait pris ses cliques et ses claques et s’en était allée loin de lui, et de leur vie, mais la voir là, en face de lui, se tenir là les yeux et les joues baignées de larmes, c’était tout aussi douloureux que de la savoir à des milliers de kilomètres, entre deux avions. Il aurait aimé qu’elle ne parte jamais. Il aurait aimé qu’elle reste à jamais à ses côtés, qu’ils élèvent leur petite fille dans une unité totale. Il s’était vu une vie entière de joie et d’amour avec elle, le tout envolé au petit matin. Quel idiot il avait fait, penser que quelqu’un l’aimerait jusqu’à la fin des temps, qu’il ne serait plus jamais abandonné, il avait cru en un rêve qui n’existais que dans sa tête. Et il s’en était posé des questions ; pourquoi elle était partie ? Qu’est-ce-qu’il avait fait de travers ? Etait-ce l’amour qui leur manquait ? Etait-ce lui ? Etait-ce elle ?  Pourtant, il avait tout fait pour qu’elle soit heureuse, il lui avait donné une vie parfaite, et il l’avait élevée au rang de reine de cœur, et ça n’avait pas suffi. Elle aussi était partie, après avoir couché sur le papier des mots qu’il aurait aimé ne jamais lire. Cette lettre qui lui avait brisé le cœur.

« C'est faux. Je pensais à elle tous les jours. Toutes les semaines je lui écrivais une lettre. Ne dit pas que je ne pensais pas à elle... Je pensais que tu me connaissais mieux que ça. » Un rire, presque ironique traverse les lèvres de Ian, lorsqu’il entend qu’elle prétend qu’elle n’a jamais cessé de penser à elle. « Je n’ai jamais reçu tes lettres pour elle, jamais, parce qu’encore une fois, tu étais trop lâche pour penser que ta fille avait probablement besoin de toi ! » Dit-il en laissant tomber les bras contre son corps. « Je pensais aussi te connaître mieux que ça, puis tu m’as abandonné, comme tous les autres. » Automatiquement les yeux de Ian se baissent pour regarder le sol, quelques secondes. Elle l’avait abandonné, comme tout le monde, parce que la vie d’Ian n’a jamais été stable ; Pas de mère, un père fou de chagrin, l’amour qu’il laisse filer. Puis sa colère et sa haine explosent, et il développe un flot de parole tellement puissant, tellement enragé, mélangeant colère et chagrin. Elle était tout pour lui, son passé, son présent, et probablement son futur. Les images d’un passé heureux lui reviennent, le frappant de plein fouet, le rendant ivre de chagrin, faisant battre son cœur si vite, qu’il pourrait mourir de tristesse à ce moment précis. Et elle détourne le visage, alors que dans ses yeux, il semblait lire la promesse d’un renouveau, de quelque chose de différent, peut-être qu’un jour, cette plaie béante dans son cœur cicatriserait, et il sera mieux, il ira mieux. Mais elle détourne le regard, et ce qu’il avait cru voir, s’écroule encore. Parce que tout s’écroule un jour, il faut être deux pour croire à un espoir. Et la haine et le chagrin, ont tué l’espoir de Ian.

Elle arpente la pièce, tourne, vire, et le jeune homme la suit du regard, alors qu’elle se met à parler, vite, en ayant peine à s’arrêter, et chaque mot, est un coup de poignard de plus dans sa poitrine. « Tu crois que je n'aurais pas tout fait pour toi ? »  Il n’y croit pas, pas un mot, c’est facile de dire ça… «  Tu es partie. Tu m’as abandonné. » Dit-il avec une peine immense dans la voix, le regard biaisé vers le sol, un peu comme cet enfant, qu’il y a 24 ans, disait à sa mère qu’il serait fort. Il a menti. Il ne l’est pas. « J'aurais tout fait pour toi. Tout. Je t'ai dit de ne pas me chercher. Mais c'était pour ton bien. Pour votre bien. »  Ian secoue la tête, c’est impossible, elle n’avait pas souhaité leur bien en partant. Le cœur lui joue des tours, et la haine a laissé sa place à la tristesse. «  J’avais besoin de toi… J’avais besoin de la femme que j’aimais… Ce n’était pas pour mon bien, ni pour le sien. Tu as été tellement égoïste. » Réponds le grand brun, avant de s’avancer. « Je sais que ce que j'ai fait est impardonnable. ». Ça l’est. Elle est impardonnable, pourtant il aurait aimé lui dire qu’elle étai toute pardonnée, qu’il acceptait qu’elle revienne dans sa vie, mais c’était trop, impossible pour lui de dire ces mots, il ne pourrait pas la laisser revenir dans sa vie comme ça, trop paralysée par la peur qu’elle le laisse encore, qu’elle l’abandonne encore. La peur froide d’Alix prenant sa main, le fait frissonner, il se rappelait de cette sensation quand leurs peaux thermiquement opposées se frôlaient, et laissait place à un grand frisson. Oh que oui il s’en rappelait.  Dans sa main, une chaine se glisse avec cette bague qu’il lui avait offerte. Il lui avait offerte pour leurs 7 ans d’amour, 7 ans. C’était beau 7 ans. Il se rappelle encore de la joie qu’il avait pu lire sur son visage, de l’amour qu’il avait vu dans ses yeux, et à cette pensée son cœur se brise un peu plus. « Ne croit pas que j'ai oublié. J'ai rien oublié de toi. J'ai rien oublié de Victoria, même si elle était petite. J'ai rien oublié de ton sourire, du son de ta voix le matin au réveil. J'aurais voulu que tu me comprennes Ian. J'aurais voulu autre chose. » Sa voix est une terrible mélodie, et dans sa tête résonne une entière cacophonie, rien n’a de sens, et pourtant tout s’embrouille. Sa main serre en tremblant son contenu. Elle l’avait gardé, c’était une preuve qu’elle n’avait pas oublié… « Est-ce que tu me laisseras la voir un jour ? Juste une fois. » Ian relève les yeux vers Alix, des yeux débordant d’une tristesse même qu’une larme déborda de ses muqueuses, afin de venir mourir sur sa joue.


Ian était terrifié, il ne savait plus quoi faire, ni comment le faire, accepter et risquer de souffrir à nouveau, ou refuser et continuer de souffrir en silence, parce que ça ne sera jamais comme avant. Tant de décisions si difficiles. « Je ne veux pas qu’elle souffre... Je ne veux pas que Victoria puisse te connaître si tu comptes encore repartir après, parce que tu n’as pas assez vu le monde. » Dit-il en la regardant, effaçant les larmes orphelines sur ses joues. Ian ne pleure jamais d’habitude, il laisse peu souvent ses émotions le gagner, et pourtant aujourd’hui, tout contenir est difficile. « Je ne veux pas qu’elle s’attache à toi, qu’on se rattache à toi, si tu comptes à nouveau t’en aller. Parce que tout le monde repart un jour. Tu es déjà partie… Tu nous as déjà abandonnés, qui me dis que tu recommenceras pas… » Ian est perdu, triste, et apeuré, l’enfant qu’il avait laissé loin derrière, qui avait besoin de réponse, reprends sa place, et il est vulnérable, parce qu’au fond, la flamme d’un amour éternel, fort, et fusionnel, ne cesse de brûler. Il ne cessera de l’aimer, parce qu’on empêche pas un cœur meurtri d’aimer.
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Summertime Sadness | Ialix

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