CARÀN • I punish you with pleasure and pleasure you with pain

 :: postcard for far away :: Lieux divers
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
avatar
‹ THEY DRIVE ME CRAZY BUT I LOVE THEM.

❝ Family don't end with blood ❞
‹ THEY DRIVE ME CRAZY BUT I LOVE THEM.
Voir le profil de l'utilisateur

›› It's my life
›› Cap Harbor since : 24/01/2017
›› Commérages : 133
›› Pseudo : HARLEEN. (Marion)
›› Célébrité : Alysha Nett ♥
›› Schizophrénie : arya cohen (m. robbie), darcy o'faolain (e. clarke), adrian dawkins (j. allen white), bird roth-spiegelman (k. scodelario), anya arsenault (e. rossum), lola fitzsimmons (e. watson)
›› more about me

A DROP IN THE OCEAN
›› family portrait :

CARÀN • I punish you with pleasure and pleasure you with pain ✻ ( Jeu 29 Mar - 22:30 )

❝  I punish you with pleasure and pleasure you with pain
CARTER&MORGAN ♥


Cœur anesthésiée, un type dans son lit, sa cigarette coincée entre ses lèvres et Carter qui est à moitié nue, juste un bas et le drap blanc qui cache le corps dessiné. La rouquine écrase la cigarette dans le cendrier trop plein de la table de chevet avant de se lever et s’étirer pour aller jusque dans la cuisine après avoir enfilé un tee shirt trop large. Maeve n’est pas là et c’est bien comme ça. Vu le boucan qu’ils ont dû faire hier soir, saouls comme des trous, la strip-teaseuse n’accepterait pas une seule critique, sa gueule de bois répondrait à sa place et elle n’avait pas franchement envie de se prendre la tête avec sa colocataire. Quand elle retourne dans l’antre qui lui sert de chambre, elle attrape le pantalon et le caleçon du type avant de lui balancer la figure « Casse toi. » Et il se redresse, ses cheveux en bataille, les yeux mi-clos « Quoi ? T’as pas encore envie d’un round ? » Et le sourire lubrique sur ses lèvres dégoûtent la rouquine, prise d’un élan de folie, elle se rapproche de lui, attrape les affaires et les balance dans la rue. « Connasse y’avait mon porte feuille dedans putain ! » Et il se tire en embarquant un oreiller pour cacher ses attributs, Carter est mauvaise, elle siffle entre ses dents et elle se penche à la fenêtre « Tu f’ras gaffe t’as perdue ta dignité dans l’escalier connard ! »  Abruti. Elle se dirige alors vers la cuisine, ramasse les cadavres de bouteille, vide les cendriers et regarde l’heure. Elle est en retard, évidemment. Fallait bien que ça arrive. Elle attrape la boîte de Doliprane, en avale deux en grimaçant, et elle se presse sous la douche, son médecin a l’habitude qu’elle arrive en retard. Puis il est souvent en retard aussi alors peut-être que c’est elle qui attendra finalement. Elle n’en sait pas grand chose. Sa large chemise sur les épaules, elle cache son short et s’arme de sa paire de baskets parce qu’elle en a marre de ses talons, attrape ses clés de voiture et elle descend les escaliers, fait un doigt d’honneur au voisin qui se plaignait du bruit de la nuit dernière et elle s’enfuit. Elle part et chantonne après avoir rager sur cette voiture qui démarre une fois sur quatre. Elle ne démarre jamais quand il le faut, mais fort heureusement pour elle, elle a démarré aujourd’hui. Elle n’aurait pas supporter qu’elle ne démarre pas, vu le mal de tête qu’elle se tape, elle aurait fini par insulter tout le monde. Quand son rendez-vous se termine, elle paye son médecin et elle reprend sa route après s’être arrêté pour se prendre un café à emporter. Un café, pas de sucre, du lait de soja. Et elle reprend la route, trop vite, trop rapidement sûrement. Elle chantonne, hurle les paroles de la chanson dans l’habitacle avant qu’elle ne se mette à ralentir, le compteur arrive trop vite à 0, et elle tape le volant. Elle tente de retourner la clé mais rien. Putain. Elle tape sur le volant et sa main s’écrase la vitre. « Salope de voiture ! Putain ! » Elle sort de la voiture et attend, s’assoit sur le capot et elle s’allume une cigarette en tentant d’appeler un dépanneur. Les mecs qui ralentissent en klaxonnant, elle leur fait un doigt d’honneur. Et il reprenne le chemin plus vite, font vrombir le moteur et elle les insulte. Puis ça s’arrête encore. Et elle se retourne pour voir si ce n’est pas la dépanneuse. Et non. Elle a l’impression de rêver. Elle déglutit et remonte dans sa voiture, ses mains sur le volant. La mécanique rouillée du cœur se remet en route difficilement et elle ressort « J’ai pas besoin de ton aide. La dépanneuse va arriver. » Elle se rallume une cigarette nerveusement, sa jambe qui s’active dans le vide. Elle ne veut pas le regarder parce qu’elle voit le passé qui danse devant ses yeux. Ses mains le long de son corps, sa bouche contre la sienne, elle ne sait pas comment respirer « Qu’est ce que t’es devenu ? » Au moins il est encore là. Et les remords l’assomment, le cœur au bord des lèvres.

©️ MADE BY LOYALS.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
WHAT IS A FAMILY ?

❝ Family don't end with blood ❞
‹ WHAT IS A FAMILY ?
Voir le profil de l'utilisateur

›› It's my life
›› Cap Harbor since : 26/03/2018
›› Commérages : 77
›› Pseudo : nana
›› Célébrité : david prat
›› more about me

A DROP IN THE OCEAN
›› family portrait :

Re: CARÀN • I punish you with pleasure and pleasure you with pain ✻ ( Ven 30 Mar - 21:30 )

Il est en miette. Totalement meurtri. Pire encore, il en a l'habitude, c'est un mal être qu'il côtoie au quotidien, un comparse maladroit et blessant. Il a mit les pieds dans cette foutue ville la veille, pour des raisons qui aujourd'hui ne lui semble plus si maîtrises. Après tout, rencontrer le rejeton de sa sœur alors que lui même est plus ou moins terrifié par les mômes, c'était pas l'idée du siècle. Ces trucs sont si dépendant, en proie à des émotions vives et puissantes. Lui, ça lui fout la migraine. Sauf que maintenant qu'il est là, faut bien qu'il rende visite à Anya non ? Un accord tacite qui l'oblige à se montré un minimum conscient de ce qu'elle fait la frangine. C'est au bout du deuxième pétard qu'il se décide à bouger son fion du muret devant l'auberge pour avancer jusqu'à la voiture de location. Les neurones en vrac, le cœur au bord du gouffre depuis trop longtemps, il percute pas directement quand sa silhouette s'impose devant ses yeux. Mains sur le volant, un coup de frein brusque fait crisser les pneus. Il doit vérifier. Se persuader qu'une fois de plus, ce n'est pas elle mais les opiacés qu'il ingurgite qui lui file des putains d'hallucinations. Un regard dans le rétroviseur. Il percute. Trop vite. Ça lui file un mal de crâne pas permis. Pour achever de se convaincre, il sort de sa voiture et la regarde rentrer dans l'habitacle. Mais barre toi. Tu t'souviens de c'qu'elle a fait ? son subconscient lui passe des messages. Et si il devrait le suivre sans hésiter, il n'y parvient pas. Impossible. Elle pourra imposer une distance de plus de 1000km entre eux, jouer les farouches, lui briser le cœur et continuer de l'écraser. C'est peut être malsain, corrosif, douloureux et stupide. Il est accroché. C'est une drogue pour lui et bordel le manque a été trop long. Il avance jusqu'à elle. L'impression d’étouffer sous l'angoisse qui le prend à la gorge.   « J’ai pas besoin de ton aide. La dépanneuse va arriver. » Il manque de se manger la portière tandis qu'elle sort vivement de la voiture. Il recule d'un pas et se contente de l'observer, silencieux. Les rouages de son cerveau anesthésié par la drogue qui se mettent en place et viennent le frapper en plein visage avec tous ces sourires. Elle n'ose pas l'affronter elle. Carter. Elle se contente de bouger nerveusement la jambe, la façade de glace en place. « Qu’est ce que t’es devenu ? » Elle décide de briser le silence, probablement inconfortable pour elle. Lui ne l'a même pas remarqué, trop occupé à imprimer chaque trait de son visage, ceux qu'il peinait parfois à imaginer dans ses nuits de solitude. L'image devenu flou au fil des années. Paradoxalement, il a le sentiment qu'elle l'a quitté la veille à se trouver face à elle. Il l'a rêvé cette rencontre. A chaque fois, il se trouvait à cours de mots, partagé entre la haine, la colère et cet amour amer qu'il éprouve encore à son égard. Son poing se serre, comme s'il réalisait seulement à cet instant que le fantôme est réel, qu'elle existe dans cette vie et pas seulement dans sa mémoire.  « une pop star au japon. » Connasse, qu'il a envie d'ajouter mais se retient pour le moment. Cette foutue carapace de vipère qu'elle impose le fout en rogne. « tu sais quoi ? Tu... » La rage l'accable, il agonise, les mots lui manque, ne veulent pas sortir de sa bouche. Celle qu'il désir trop ardemment posé sur Carter. Raah. Ses mains rejoignent sa tête dans une tentative désespéré de se calmer mais rien n'y fait, son corps entier tremble. « va t'faire foutre Carter. » Juste parce qu'il la déteste autant qu'il l'aime. Il l'a toujours trop aimé et désiré pour que ce soit sain entre eux d'toutes façons mais à défaut d'être parfaite, cette relation avait le mérite d'exister. Pour lui en tout cas. Pas pour elle. Elle ne l'aimait pas autant. Pas assez pour rester. Il ferme les yeux et tourne les talons. Son pied vient frapper son pneu prestement. Non il peut pas faire ça. Il veut pas l'entendre dire qu'elle va mieux sans lui, qu'elle a tourné la page sur cette amourette qu'ils ont partagé. NON. Elle le sait pas Carter. Elle sait pas qu'elle a foutu toute sa vie en l'air avec ces putains de conneries.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
‹ THEY DRIVE ME CRAZY BUT I LOVE THEM.

❝ Family don't end with blood ❞
‹ THEY DRIVE ME CRAZY BUT I LOVE THEM.
Voir le profil de l'utilisateur

›› It's my life
›› Cap Harbor since : 24/01/2017
›› Commérages : 133
›› Pseudo : HARLEEN. (Marion)
›› Célébrité : Alysha Nett ♥
›› Schizophrénie : arya cohen (m. robbie), darcy o'faolain (e. clarke), adrian dawkins (j. allen white), bird roth-spiegelman (k. scodelario), anya arsenault (e. rossum), lola fitzsimmons (e. watson)
›› more about me

A DROP IN THE OCEAN
›› family portrait :

Re: CARÀN • I punish you with pleasure and pleasure you with pain ✻ ( Mar 3 Avr - 23:02 )

❝  I punish you with pleasure and pleasure you with pain
CARTER&MORGAN ♥


Ca se creuse dans la cage thoracique, petit à petit, secondes par secondes, elle a le cœur qui se morcelle un peu plus. Quand est-ce que ça va s'arrêter ? Quand est-ce qu'elle va arrêter de penser à la destruction ? Quand est-ce qu'elle va enfin se dire qu'elle est libre, qu'elle ne pensera plus à lui ? Quand est-ce qu'elle se sentira libre ? Trouver un boulot simple, hors du monde de la nuit, mais qu'est-ce qu'un boulot simple quand on a pas de diplômes ? Carter a mal, trop mal. Et le revoir là, c'est encore pire que tout. Pourquoi fallait-il qu'il s'arrête ? Pourquoi fallait-il que sa putain de voiture tombe en panne ? A croire que le destin se décide à les remettre sur le même chemin. Carter était bien sans lui, se balader de draps en draps sous des mains crasses, se faire prendre pour une poupée de chiffon, aucun respect. Aucuns sentiments, rien du tout. Mais les sentiments, ils sont là, cachés sous la carapace de fer. Et elle a l'impression qu'elle va exploser d'un instant à l'autre, que le cœur va exploser et personne n'en sera épargné. Pas même Morgan. Et Morgan, elle ferait tout pour le protéger, elle s'était barrée, simplement sans crier gare après une foutue dispute. Elle s'était barrée parce que c'était une raison valable, une engueulade, je me casse et j'te laisse faire ta vie. Mais à croire que ça ne doit pas se passer comme ça. A croire qu'ils devaient se retrouver, se déchirer encore, toujours, toujours plus fort surtout. Carter savait qu'elle devait changer cette voiture, peut-être qu'elle aurait dû garder la voiture que l'autre connard lui avait donné il y a quelques années de cela. Elle est bien là, la rousse, sur le capot de sa voiture mais le silence est gênant, parasite. Mais elle a besoin de le briser ce silence, comme elle brise les objets quand elle est trop énervée. Les vases, les assiettes, tout y passe  « une pop star au japon. » Un rire nerveux s'échappe de ses lèvres maquillées et elle lève les yeux au ciel. Son ton est insupportable. « tu sais quoi ? Tu... » Carter le regarde, les yeux ne savent pas où se posait, sur son visage, ses bras, ses lèvres. Partout où son regard se pose le palpitant s'affole un peu plus. « Tu quoi ? » Tu me détestes ? Je le sais. Carter elle sait qu'il la déteste, faut pas être stupide. Elle secoue négativement la tête et se met à marcher « va t'faire foutre Carter. » Elle s'humidifie les lèvres en s'arrêtant de marcher, elle fait volte-face, le regarde et elle siffle un peu, se rapproche de lui, mauvaise. « Va t'faire foutre de quoi ? T'avais besoin de t'arrêter ? » Acide dans ses paroles, elle se recule pour éviter de lui en mettre une. Ca a toujours été comme ça, électrique. Quand il frappe le pneu elle se recule, elle a plus l'habitude Carter. C'est étrange, ça fait bizarre. « Va t'faire foutre de quoi Morgan ? Tu t'es arrêté pour quoi ? Parce que tu pensais que tu pourrais sauver la nana en détresse et la sauter sur sa banquette arrière ? » Ca lui fait bizarre de prononcer son prénom et elle reprend le forçant à la regarder « Parce que j'me suis cassée ? Parce que j'suis partie comme ça ? Sans te laisser un mot d'adieu ? » Elle explose de rire, mauvaise avant de reprendre de plus belle. Sentiments exacerbés. « Parce que tu crois que j'avais le choix ? J'me suis barrée parce que j'voyais que c'était de pire en pire, me détruire ? Ouais. D'accord. Mais te détruire toi ? Nan j'pouvais pas nan. J'avais pas envie. Mais soit, fais moi passer pour la pire des putes, t'as raison. J'suis une connasse sans cœur. C'est bien. » Elle le regardait de bas en haut avant de commencer à marcher sans but précis, y'a la haine qui prend le cœur quand elle fait demi-tour pour se planter devant lui « J'te déteste. J'te déteste d'avoir crée cette dépendance. J'te déteste, tire toi. » qu'elle le supplie, en attrapant son poignet. Geste contradictoire, pensées torturées.

©️ MADE BY LOYALS.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
WHAT IS A FAMILY ?

❝ Family don't end with blood ❞
‹ WHAT IS A FAMILY ?
Voir le profil de l'utilisateur

›› It's my life
›› Cap Harbor since : 26/03/2018
›› Commérages : 77
›› Pseudo : nana
›› Célébrité : david prat
›› more about me

A DROP IN THE OCEAN
›› family portrait :

Re: CARÀN • I punish you with pleasure and pleasure you with pain ✻ ( Mer 4 Avr - 21:26 )

Il peine à réaliser. Elle est là. Juste en face lui. Il n'a jamais su prétendre avec elle. Enfin, elle a toujours percé la carapace pour le lire comme un livre ouvert. Elle connaissait chacun de ses regards, chaque geste. Plus maintenant. Il a changé. Plus sombre, les abysses qu'elle croyait lui éviter en partant sont devenus plus profondes, plus denses, la noirceur entoure son cœur. «  Va t'faire foutre de quoi ? T'avais besoin de t'arrêter ?  » Ces mots qui brûlent la chair. Ces mots qui se veulent destructeurs.   Putain de venin qui s'insinue dans ses veines comme au premier jour. Elle a son coeur entre ces mains Carter. Elle peut en faire ce qu'elle désire, fidèle pantin qui tente de résister envers et contre tout. Le mutisme qu'il impose oblige la blonde à reprendre :  «  Va t'faire foutre de quoi Morgan ? Tu t'es arrêté pour quoi ? Parce que tu pensais que tu pourrais sauver la nana en détresse et la sauter sur sa banquette arrière ?  » Parce que c'est toi. Unique raison. Ultime. Jamais il n'aurait même détourné le regard pour sauver la demoiselle en détresse s'il n'avait pas reconnu ses courbes. Ce n'est pas vraiment le genre de Morgan. Il n'a rien du prince charmant. Morgan. Elle l'a appelé Morgan. Plus personne en dehors de sa frangine ne l'a appelé ainsi depuis des Lustres. Kid, le surnom qu'il s'est octroyé y'a des années maintenant. Putain, sur sa langue, ça sonne comme une insulte. Il lève les yeux au ciel. « Parce que j'me suis cassée ? Parce que j'suis partie comme ça ? Sans te laisser un mot d'adieu ? Parce que tu crois que j'avais le choix ? J'me suis barrée parce que j'voyais que c'était de pire en pire, me détruire ? Ouais. D'accord. Mais te détruire toi ? Nan j'pouvais pas nan. J'avais pas envie. Mais soit, fais moi passer pour la pire des putes, t'as raison. J'suis une connasse sans cœur. C'est bien. » Ses poings se serrent. Sa mâchoire se crispe. C'est ça son excuse ? Elle l'a fait pour lui ? Minable. Il reste là. Stoïque. A encaisser un coup de plus. L'âme à la dérive. N'a t-elle pas comprit que c'est sans elle qu'il se détruit ? Il ferme les yeux, juste une seconde. Elle rit. Elle marche. Un foutu sentiment de déjà vu. Une dispute de plus. Une qui ne se terminera pas dans les draps de Morgan. Il dit rien lui. Trop avare en mot. Ces mono syllabes qu'il prononce d'ordinaire mais qui viennent pas. Il est sonné, agacé aussi. Il a mal. Une douleur qui le torture. Une envie de hurler. Les bras ballants le longs de son corps, ces ongles qui marquent l'intérieur de sa main à force de serrer. Il écoute. Il est attentif à chaque mot qu'elle prononce, chaque détail de son visage alors que ces yeux ne la quitte pas. « J'te déteste. J'te déteste d'avoir crée cette dépendance. J'te déteste, tire toi. »    Sa main qui le retient en s’agrippant à son poignet. La réaction qui ne se fait pas attendre du côté de Morgan. Ses doigts qui viennent entourer son cou, si étroitement qu'elle peine sans doutes à respirer. Geste accompagné d'un plaquage contre la portière de la voiture, leurs deux corps étroitement liés, comme autrefois. « va t'faire foutre Carter. » qu'il répète plus calmement cette fois en relâchant l'étreinte autour de son cou. Son corps lui ne bouge pas d'un centimètre, il reste là. Impassible en apparence mais terrifié à l'intérieur. Le seul truc qui le ferait perdre pieds à cet instant, c'est un bon coup de genoux dans les parties intimes. Il la dévisage, les lèvres légèrement entrouvertes, comme si les mots s’apprêtaient à sortir tandis que ces yeux se focalisent une seconde sur ses lèvres. Ses pupilles se dilatent.  « toute ma putain de vie on a décidé pour moi. Ce que je devais porter, qui je devais fréquenter, les notes qui étaient souhaitables, ce que je devais faire de mon futur. Bordel Carter ! » C'était pas à elle de prendre cette foutue décision pour eux, pour lui. Son poing vient s'écraser contre la vitre juste derrière elle pour la briser.  « t'es comme mon putain de père en fait. Moi aussi j'te déteste. J'aurai aimé ne jamais te rencontrer. » qu'il finit par offrir, froidement avant de reculer d'un pas. Simplement s'éloigner, ce qu'il aurait du faire dans sa tête depuis toutes ses années. C'est peut être ça qui lui a manqué : une dernière dispute.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
‹ THEY DRIVE ME CRAZY BUT I LOVE THEM.

❝ Family don't end with blood ❞
‹ THEY DRIVE ME CRAZY BUT I LOVE THEM.
Voir le profil de l'utilisateur

›› It's my life
›› Cap Harbor since : 24/01/2017
›› Commérages : 133
›› Pseudo : HARLEEN. (Marion)
›› Célébrité : Alysha Nett ♥
›› Schizophrénie : arya cohen (m. robbie), darcy o'faolain (e. clarke), adrian dawkins (j. allen white), bird roth-spiegelman (k. scodelario), anya arsenault (e. rossum), lola fitzsimmons (e. watson)
›› more about me

A DROP IN THE OCEAN
›› family portrait :

Re: CARÀN • I punish you with pleasure and pleasure you with pain ✻ ( Sam 7 Avr - 21:58 )

❝  I punish you with pleasure and pleasure you with pain
CARTER&MORGAN ♥


Carter est en colère, ça bouillonne, elle a l'impression qu'elle va exploser arès avoir étouffé. Le coeur est brisé, il bat trop difficilement et pourtant, il faut qu'elle vive, il faut qu'elle survive comme elle l'a si bien fait tout le temps où il n'était pas là, plus là. Quand elle est partie, quand elle s'est cassée, simplement, sans un mot, après une dernière dispute, quand ils se sont retrouvés charnellement, quand ils se sont pardonnés les cris et les mots trop hauts à coup de caresses le long du cors, les phalanges qui butent contre la peau, les doigts qui marquent la peau d'une marque invisible. Un peu comme la marque des ténèbres mais en plus douce, sa marque des ténèbres c'est Morgan, dans l'âme, sous la peau, partout. ET là encore, quand sa voiture est en carafe, quand elle n'a pas d'autres choix que de s'arrêter. Il est là le mirage, ou du moins c'est ce qu'elle pensait jusqu'à se rendre compte que c'est réel. Violent. Puissant. Comme une claque en pleine gueule qu'on n'attend pas. Carter aime bien trop le voir, le sentir, sentir cette odeur si inédite qui lui retournait le coeur et l'estomac à chaque fois qu'elle y pensait. Elle veut qu'il parte, qu'il s'casse, qu'il l'oublie. Mais c'est contradictoire. Et quand il saisit son cou, elle essaye bien de se débattre mais en vain, elle ouvre la bouche, c'est violent, ça fait mal, là dans le palpitant et dans l'âme, elle a l'imprssion qu'elle va crever d'un instant à l'autre. « Morgan lâche moi... j'vais crever. » qu'elle murmure Peut-être que c'est ce qu'ell mérite, elle n'a même pas la force de donner ce coup qui pourrait la libérer, elle attrape ses poignets pour les serrer. Elle voudrait qu'il la lâche maintenant, mais il ne le fait pas. Elle va crever. Elle l'écoute, tente de respirer comme un poisson qui suffoque. Et quand son poing s'écrase contre la vitre, elle sursaute et le repousse violemment. Casse toi putain si c'est ce que tu veux voudrait-elle dire barre toi sans réfléchir aimerait-elle prononcer mais rien ne vient. Elle pose les mains sur ses genoux pour respirer, reprendre l'air qui lui manquait. « J'suis pas ton connard de père moi ! » qu'elle prononce alors qu'il s'éloigne de quelques pas. Elle le regarde, mauvaise, la sensation de ses mains encore présente contre son cou qui la paralyse un peu. « J'avais l'impression que j'crevais sans toi. Tu l'comprend pas. T'as pas envie de comprendre. T'es encore trop défoncé pour ça ? » répondit-elle, amer. Elle se rapproche de lui et sa main s'écrase contre la joue du jeune homme sans ménagement, c'était toujours comme ça, la passion violente qui les animait tout les deux. Elle est toujours là, bien marquée, endormie. Le réveil est brutal. « Casse toi, barre toi si t'as envie de ça. J'ai pas besoin de toi. » crache t-elle, perfide. Et elle le regarde, encore, ça se réveille l'intérieur, le coeur morcelé qui se réapprend à battre et dans un dernier pas, elle sépare la distance qu'il reste entre eux et elle l'embrasse, mais c'est de la haine qui prend place dans ce baiser. Haineuse, elle l'embrasse le temps d'une longue minute avant de le repousser, à bout de souffle. « Casse toi. » Et elle monte dans sa voiture toute cassée maintenant, attrapant son téléphone pour finalement l'appeler cette foutue dépanneuse. Les mains tremblantes, le coeur battant trop vite, trop fort.

©️ MADE BY LOYALS.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
WHAT IS A FAMILY ?

❝ Family don't end with blood ❞
‹ WHAT IS A FAMILY ?
Voir le profil de l'utilisateur

›› It's my life
›› Cap Harbor since : 26/03/2018
›› Commérages : 77
›› Pseudo : nana
›› Célébrité : david prat
›› more about me

A DROP IN THE OCEAN
›› family portrait :

Re: CARÀN • I punish you with pleasure and pleasure you with pain ✻ ( Lun 9 Avr - 12:28 )

Il a le dessus sur elle, physiquement, il l'a toujours eu. Et elle, elle a le dessus sur lui, émotionnellement, elle l'a toujours eu. Elle peut le détruire complètement, le réduire à néant, un chemin bien entamé. « Morgan lâche moi... j'vais crever. » Justement putain, crève.  Un jour ça se terminera comme ça, foutu passion qui entache. Il finira par lui briser les os et se tuera ensuite, la version remastérisée de Romeo et Juliette. Il s'éloigne, parce que même si c'est lui qui porte ses mains contre son cou, il peine à respirer. Les mots qui marquent, une fois de plus ils se disent des saloperies, ils se font mal. La seule façon qu'ils ont de s'aimer dans le fond. Ca a toujours fonctionné de cette façon entre eux. Elle le traite de connard arrogant, il lui dit qu'elle n'est qu'une allumeuse qui pète plus haut que son cul et ils se retrouvent dans une partie de jambes endiablé. Leurs histoires ne se résume évidement pas à des disputes. Ils ont connus des moments de tendresse, des moments d'échanges. D'ailleurs, Carter est sans doutes la personne qui le connait le mieux. Ce qui lui donne toutes les billes pour appuyer là où ça fait mal. Il recule de quelques pas, comme sorti d'une transe quand elle annonce :  « J'suis pas ton connard de père moi ! » Ses mains rejoignent sa chevelure brune et il lève la tête pour regarder le ciel en grognant. Putain. Tout devient trop réel. Trop intense. Il ne contrôle plus rien du tout Morgan. Ni ses gestes, ni ses mots. « J'avais l'impression que j'crevais sans toi. Tu l'comprend pas. T'as pas envie de comprendre. T'es encore trop défoncé pour ça ? » Ta gueule, ta gueule, ta gueule putain. sa voix intérieure résonne comme un avertissement. Pour répondre à la dernière question, oui, il est défoncé. Elle s'attendait à quoi dans le fond, elle pensait quand même pas que son départ allait lui faire un tel électrochoc qu'il aurait arrêté toutes ses merdes. Pour achever le tout, sa main rejoint sa joue dans un bruit sourd. Le monde à l'envers, elle se casse, elle le blâme et en plus elle le gifle. Alors il la fixe de ses yeux sombres.  « Casse toi, barre toi si t'as envie de ça. J'ai pas besoin de toi. » Il veut répliquer mais elle ne lui en laisse pas le temps et plaque ses lèvres délicieuses sur les siennes. Toxique. Il frémit, enchainé à la passion qu'elle provoque chez lui. Ses yeux noisettes qu'il ferme avant de porter une main derrière la nuque de la jeune femme, imposant une pression. Sa langue vient quérir celle de son ancienne amante. Bordel, c'est presque jouissif cette sensation qui l'enivre. La chaleur de sa seconde main vient explorer ses courbes féminines, chaque muscle de son corps est tendu. Tout aussi brutalement que c'est arrivé, elle recule et s'enferme dans sa voiture, le laissant là, comme un gros con. Il voit sa poitrine qui se soulève, le souffle court à travers la vitre brisé par ses soins quelques minutes plus tôt. « pourquoi tu t'es cassé putain ? »  qu'il parvient à articuler, complètement sonné par ce qui vient de se passer. « si c'était si dur sans moi, pourquoi t'es pas revenu, pourquoi tu m'as pas appelé. je t'ai cherché pendant des mois, mais c'est comme si t'existais plus. » Il lève les yeux au ciel, toujours ses yeux rivés sur elle alors qu'elle fait semblant d'être occupé avec son téléphone. « c'est pas de ma faute si tu t'es cassé. » Elle semble tellement encline à lui faire porter le blâme, à laisser croire que tout ça, c'est pour lui, comme s'il était responsable de ce changement de cap. Sauf que Morgan, il a rien demandé. « t'as pris cette décision de merde toute seule. » finit il par dire. Il ne serait jamais parti lui, il aurait volontiers accepté de se ruiner la santé avec elle jusqu'à la fin de son existence. Et même si elle devait être courte, il préférait que ce soit avec elle. « j't'aimais putain. » un aveux sournois, mal placé. Il aurait sans doutes du lui dire ces trois mots quand ils étaient encore ensemble mais il a jamais été foutu d'y arriver. Il lui a montré, souvent, mais jamais il ne l'avait dit. Et ici, l'utilisation du passé est désuet. Il aurait du dire : je t'aime. je t'aimerais jusqu'à la fin de mon existence, aucune autre ne t'arrive à la cheville.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
‹ THEY DRIVE ME CRAZY BUT I LOVE THEM.

❝ Family don't end with blood ❞
‹ THEY DRIVE ME CRAZY BUT I LOVE THEM.
Voir le profil de l'utilisateur

›› It's my life
›› Cap Harbor since : 24/01/2017
›› Commérages : 133
›› Pseudo : HARLEEN. (Marion)
›› Célébrité : Alysha Nett ♥
›› Schizophrénie : arya cohen (m. robbie), darcy o'faolain (e. clarke), adrian dawkins (j. allen white), bird roth-spiegelman (k. scodelario), anya arsenault (e. rossum), lola fitzsimmons (e. watson)
›› more about me

A DROP IN THE OCEAN
›› family portrait :

Re: CARÀN • I punish you with pleasure and pleasure you with pain ✻ ( Mer 18 Avr - 15:07 )

❝  I punish you with pleasure and pleasure you with pain
CARTER&MORGAN ♥


La guerre des nerfs, voilà ce que c'est, deux corps qui s'aiment, se déchirent, se haïssent. Et pourtant l'amour est plus fort que la haine. Carter elle pourrait crever pour lui, elle a failli le faire quand elle est partie, quand elle a claqué la porte de chez lui, il y a quelques années de cela, elle a failli crever, mais elle l'a pas fait. Faible. Elle avait pas envie de s'ôter la vie, personne lui prendra sa joie de vivre comme il a pu le faire quand elle le voyait se détruire. Au début c'était marrant, puis les rires se ternissaient, les rires devenaient lointains avant qu'elle finisse par ne plus rire du tout, triste. Âme perdue. Elle sait pas comment réagir Carter, lui faire mal, lui donner envie de partir sans se retourner, de la détester une bonne fois pour toute, ou alors, tenter de le faire rester, rattraper le temps perdu, sauver ce qui reste de leur duo infernal. Bonnie et Clyde. Elle avait tant de fois espérer retrouver la sensation de ses lèvres contre celles de Morgan, elle en avait rêvé plus d'une fois et pourtant, ce n'était que des songes, pas une réalité. Elle aurait aimé qu'il soit là parfois en pleine nuit, quand le mal était là. Quand elle faisait des cauchemars, mais il n'était pas là à cause d'elle. Elle aurait voulu qu'il comprenne, mais ils passent leur temps à se hurler dessus. Insupportable sensation qui lui prend en plein dans la gorge. Ses lèvres contre les siennes, elle sait qu'elle est foutue, que ça va redevenir une spirale infernale, qu'elle en voudra plus, ses mains contre sa peau, les phalanges qui butent contre ses hanches, les lèvres qui se perdent dans le cou, elle voudra tout ça. Carter se colle à lui un instant, quand il réclame par les gestes mais elle peut pas. Prise de conscience. Et la voiture et sa vitre brisée devient son refuge, là où elle se pense inatteignable. Là où elle pense qu'elle est en sécurité, mais le loup est entré dans la bergerie, elle ne peut pas le chasser. Elle l'écoute d'une oreille lointaine mais les mots la perturbent, ils s'immiscent dans le palpitant, ils creusent un peu plus le trou béant de la poitrine. Ca fait bien trop mal. Carter ne sait quoi répondre, elle est au pied du mur, elle est face à un mur et les prises sont glissantes, elle ne peut pas monter sans affronter. « J'voyais que tu sombrais... j'avais pas envie de ça... » A croire que c'était une raison valable, il continue à se défoncer. La voix est faiblarde quand elle continue de lui répondre « Et si t'étais avec une autre meuf ? Tu l'aurais quitté pour moi ? Arrête tes conneries. J'avais pas envie de voir ce que j'avais perdu en partant... » Les yeux sont toujours rivés sur l'objet électronique et elle a le cœur qui bat bien trop vite. Elle aimerait qu'il lui pardonne. Elle reste sur son téléphone, et même si elle n'a pas envie de pleurer, les larmes lui brouillent la vue, mais elle les ravale en ressortant de la voiture rapidement et son index se plante dans le torse de Morgan, elle aimerait que ça lui fasse mal, elle aimerait qu'il crève et qu'il l'emmène avec elle « Décision de merde ? J'voulais te sauver la peau putain ! J'suis peut-être une salope égoïste, tu peux peut-être penser ça, mais j'avais pas envie d'te voir crever ok ? » Elle est à bout de nerfs, elle va finir par tout envoyer balader et partir à pieds. Se casser loin d'ici, loin de lui. Elle baisse alors son bras et commence à marcher mais les mots l'arrêtent. Elle rêve. Elle qui a toujours voulu entendre ses mots, voilà qu'ils sont employés au passé et les larmes reviennent mais elle ne leur laisse pas le pouvoir de couler, elle se retourne et siffle un peu entre ses dents « Parce que tu penses que je ne t'aimais pas ? J'ai fait ça pour toi, mais t'en a rien à foutre n'est-ce pas ? »Elle ne cesse de lui répéter, c'est insupportable. « Et moi t'sais quoi ? J't'aime. Ouais. J't'aime espèce de sombre con. » L'insulte est gratuite mais son regard se perd dans le regard sombre de Morgan « J't'aime parce que tu m'fais me sentir vivante, maintenant j'suis minable sans toi. J'me tape des mecs qui en ont rien à foutre de ma gueule et ils me procurent pas un quart du plaisir que tu me procurais. Le dernier en date ? Hier soir. Il m'a prit pour une pute, il a voulu me payer. » Elle veut le faire rager pour qu'il parte, pour qu'il la laisse tranquille, pour qu'il la déteste et que ça arrête de faire mal, elle veut arracher le pansement d'un coup et que ça arrête de brûler « Tu m'aimais hein ? Ben si tu m'aimais comme tu le dis si bien au passé, faisons comme si on avait pas exister l'un pour l'autre. J't'ai apporté quoi ? De la merde. C'est à cause de moi que t'as commencé les opiacés. C'est à cause de moi que t'as le regard vidé. J'te mérite pas. Casse toi. » M'écoute pas aussi qu'elle aurait envie de dire Partons, cassons nous d'ici, loin de tout le monde. J'manquerais à personne. qu'elle aurait eu envie de rajouter, mais l'mal il creuse et Carter elle veut juste le protéger, parce qu'elle est une bombe à retardement, et elle va finir par lui exploser à la gueule, simplement.

©️ MADE BY LOYALS.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
WHAT IS A FAMILY ?

❝ Family don't end with blood ❞
‹ WHAT IS A FAMILY ?
Voir le profil de l'utilisateur

›› It's my life
›› Cap Harbor since : 26/03/2018
›› Commérages : 77
›› Pseudo : nana
›› Célébrité : david prat
›› more about me

A DROP IN THE OCEAN
›› family portrait :

Re: CARÀN • I punish you with pleasure and pleasure you with pain ✻ ( Dim 22 Avr - 16:14 )

Leurs âmes sont pourtant faite pour s'unir l'une avec l'autre, il en est persuadé. L'alchimie qui règne en maitre dans leurs relation le prouve bien, même dans les engueulades, ils sont bons ensemble. Lui s'en fout de se détruire avec elle, tant qu'il est à ses côtés, c'est comme s'il lui manquait son oxygène quand elle est partie. Elle avait l'impression de crever ? Lui, il était bel et bien mort sans elle. Un corps sans substance vivante. « J'voyais que tu sombrais... j'avais pas envie de ça... »  Une excuse invalide, impossible à entendre pour lui. Elle fait trop mal. A la limite, si elle l'avait largué pour un autre crevard. Mais là, elle avait juste perdue l'envie de se battre pour lui, pour eux. En tout cas, c'est ce que lui entend quand elle assène ces mots comme des couteaux une fois de plus. « personne t'a demandé d'prendre soin d'moi. j'sais m'débrouiller seul, j'l'ai toujours fait. » Puis elle s'attendait à quoi ? C'est elle qui l'a embarqué dans toutes ses merdes mais l'adolescent attardé qu'il était aurait rencontré quelqu'un d'autre et il en serait au même stade aujourd'hui, elle a rien sauvé, elle lui a pas ouvert les yeux, il est content de se pourrir la santé lui, putain, il y retourne chaque fois avec joie et allégresse. Parce qu'il laissera pas tomber la came, junkie de merde. « Et si t'étais avec une autre meuf ? Tu l'aurais quitté pour moi ? Arrête tes conneries. J'avais pas envie de voir ce que j'avais perdu en partant... » Il ricane, jaune. « Sérieusement ? Une autre meuf ? J'laurai jeté par la fenêtre cette pauvre fille si tu m'l'avais demandé. » Y'en a pas eu d'autre. Aucune. Impossible. Il a pas su la remplacer, elle a été là, autour de lui, comme un foutue fantôme dans toutes les relations qu'il a entreprit. Il en peut plus, elle non plus d'ailleurs, il la sent sur le point d'exploser, de se mettre à hurler sans raisons valables. Il a envie de lui sauter dessus, de la sauter là dans cette putain de voiture et de reprendre là où ils s'étaient arrêtés mais n'est plus franchement sûr que ce soit possible pour eux. Décision de merde ? J'voulais te sauver la peau putain ! J'suis peut-être une salope égoïste, tu peux peut-être penser ça, mais j'avais pas envie d'te voir crever ok ? » Il secoue la tête de haut en bas, ses lèvres qui se déforment dans une grimace mesquine pour seule réponse. Elle n'a toujours pas compris que sa vie ne dépendait que d'une chose : elle. Certes, il n'est pas mort physiquement, aucun médecin légiste ne pourrait le confirmer mais un psychologue pourrait très clairement affirmer qu'elle l'a achevé, le coup de trop, celui qui le pousse vers les abysses. « Parce que tu penses que je ne t'aimais pas ? J'ai fait ça pour toi, mais t'en a rien à foutre n'est-ce pas ? Et moi t'sais quoi ? J't'aime. Ouais. J't'aime espèce de sombre con. » Leurs regards se croisent enfin, brillant d'une détresse infinie. Chacun veut seulement retrouver l'autre mais ils sont incapables de se l'avouer. Pourtant, elle fait un pas vers lui. Unique. Jouissif. Et il sourit lui, comme un con. Il a pas encore saisi qu'elle joue là une de ses scènes de théatre préféré, la minute émotion pour ensuite enfoncer le clou en faisant trois pas en arrière. Alors son pouls se calme, il se contente de la regarder avec cet air de chien battu sur la gueule. « J't'aime parce que tu m'fais me sentir vivante, maintenant j'suis minable sans toi. J'me tape des mecs qui en ont rien à foutre de ma gueule et ils me procurent pas un quart du plaisir que tu me procurais. Le dernier en date ? Hier soir. Il m'a prit pour une pute, il a voulu me payer. » Le genre de détail dont il se passerait volontiers. Il ferme les yeux une seconde et la scène défile devant lui. Elle avec un autre, nu comme des vers et cet enculé qui prend plaisir à la dévergonder. Ses poings se serrent. Si fort que ces ongles viennent une fois de plus entailler la peau. Il écoute plus vraiment parce que cette dernière phrase vient lui cogner dans le cerveau. Et elle, elle continu de parler mais c'est un charabia pas possible qui arrive à ses oreilles, il en a trop entendu pour aujourd'hui, il peut pas rester ici sans commettre un meurtre. Sa respiration est saccadé et tremblante. Ce n'est pas des papillons qu'il a dans l'bide, c'est des flammes qui le consume. Ses yeux se dessillent finalement quand il entend les mots : « Casse toi. » Les bras ballants le long du corps, ses jambes le tiennent encore sans qu'il ne sache comment, il a l'impression d'être vidé, clairement, et ce n'est pas seulement ce regard ou les tremblements qui accompagnent le manque. Ce n'est pas parce qu'il est accroc aux drogues, c'est pas qu'il est accroc à Carter et qu'il se rend compte à cet instant qu'il peut pas continuer comme ça. L'attendre et la laisser lui foutre sur la gueule. « j'vais l'faire. J'me casse. J'en ai marre de ça, de toi de... Tu sais quoi, t'as qu'à t'faire sauter par le dépanneur à l'arrière, j'm'en branle. Surtout qu'avec un peu de chance, il te fera pas payer du coup. » Sa voix est acide, ces mots mortels mais il ne peut faire autrement, la colère qui lui noue la gorge le rend méchant. Sur ces paroles, il tourne les talons comme elle l'a fait quelques années plus tôt.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

❝ Family don't end with blood ❞

›› It's my life
›› more about me

Re: CARÀN • I punish you with pleasure and pleasure you with pain ✻ ( )

Revenir en haut Aller en bas

CARÀN • I punish you with pleasure and pleasure you with pain

SCREW DESTINY :: postcard for far away :: Lieux divers
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
( )



Outils de modération