Space Dementia in your eyes [Malik]

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Space Dementia in your eyes [Malik] ✻ ( Lun 2 Avr - 21:56 )




SPACE DEMENTIA IN YOUR EYES

Julie & Malik

Levée avant le soleil, Julie executa machinalement sa routine matinale qu’elle termina par son café habituel, un brossage de dent, et une application de baume à lèvres. Sur le pas de la porte, elle rajusta sa queue de cheval devant la glace, récupéra son blouson de cuir et l’enfila avant de sortir à pas de loup. En partant, elle ferma délicatement la porte d’entrée par égard pour le sommeil de son fils. La belle avait quitté le foyer de bon matin afin de pouvoir se rendre à l’hopital à la marche, cela lui laissait sa dose d’air avant de travailler. Eddie avait beau être assez grand pour se débrouiller, cela l’ennuyait qu’il soit tout seul en prenant son petit-déjeuner avant d’aller au lycée. Chaque fois qu’elle le laissait livré à lui-même, la blondinette avait l’impression d’être une mauvaise mère. Elle ralentit l’allure en remarquant avec stupeur qu’un homme ivre mort était allongé contre la façade d’une maison HLM dont il n’était pas locataire. Julie le savait car elle connaissait bien ses voisins... de vue. Et en fait, cet homme aussi, elle le connaissait.

La blondinette se rappelait très bien de lui, et de son nom. La petite sœur de celui-ci, Fearne, avait eu une tumeur au cerveau il y a dix ans de cela. A l'époque, elle était plus jeune encore que son fils Eddie aujourd'hui, pauvre enfant. En tant que neurochirurgienne, Julie avait parlé à la famille avant l’opération pour leur en expliquer le déroulement. Le reste du temps, elle était restée en coulisse et avait opéré la petite pour lui retirer les principaux morceaux tumorales avant qu’elle ne subisse un traitement par chimiothérapie. Une opération très risquée mais qui fut un franc succès. Julie avait été surprise de trouver chez elle, quelques jours plus tard, des bouquets de fleurs de la part de chacun des membres de la famille (Seigneur qu’ils étaient nombreux !), un bouquet de Malik Wilde inclus, l’homme aujourd’hui inconscient, étendu en costard froissé et chemise ouverte. Il était blanc comme un lingue, un peu en sueur, Julie avait peur qu’il soit en plein coma éthylique. Soucieuse, la jolie blondinette se précipita vers lui. En s’approchant, elle vit qu’il respirait normalement. Peut-être était-il évanoui, peut-être somnolait-il seulement, mais en tout cas, il avait l’air fiévreux à vue d’œil. La lumière du soleil levant lui donnait un teint plus blafard encore, et des cernes plus creusées. « Monsieur Wilde ? » murmura t-elle. Julie posa les doigts sur son visage, autant pour le faire réagir que pour vérifier sa température. Celle-ci n’était pas rassurante. « ...Malik ? », ajouta t-elle timidement. Elle eut un petit sourire soulagé quand il ouvrit les yeux. Julie lui laissa le temps d’émerger et se redressa en regardant autour d’elle comme pour voir qui pourrait l’aider. Personne. Tout le monde était tranquillement au lit à une heure aussi matinale ! C'était plus fort qu'elle, la blondinette ne pouvait pas le laisser là... elle allait avoir du retard au travail. « Comment peut-on être si peu raisonnable... »  souffla t-elle. Julie se pencha de nouveau vers lui et saisit son poignet. « Vous pouvez vous lever ? » Elle l’y aida en l’incitant à s’appuyer sur ses épaules de son bras, et passa le sien autour de sa taille. Heureusement qu’il tenait à peu près sur ses jambes, elle n’aurait pas fait grand chose avec ses maigres forces. D’ailleurs, elle ne pourrait pas l’emmener bien loin. « Où habitez-vous ? » Elle savait où se trouvait Southport Road mais son numéro à lui était impossible à situer. « Je ne sais pas où c’est… allons chez moi »

Julie comprenait un peu mieux pourquoi elle n’avait pas beaucoup croisé Malik à la suite de l'opération de sa petite soeur. Cap Harbor était une ville beaucoup trop grande ! Et… c’était loin, Southport Road. Aller chez elle, c’était la chose la plus raisonnable à faire, puisqu’elle était juste à côté et que l’homme avait besoin d’être réhydraté au plus vite. Il n’aurait qu’à dormir dans la chambre d’ami. N'empêche, Julie se demandait : dans quoi je m'embarque ?  Ce qui lui faisait peur, c'était l'éventuelle réaction d’Eddie s’il voyait cet homme débarquer chez eux de la sorte. Julie ne voulait surtout pas qu’il assiste ça - Désolée Malik, mais vous êtes effrayant ! En rentrant de nouveau chez elle, la blondinette ne put s’empêcher d’intimer un tout petit « Shh... » avant de le conduire Malik dans la chambre.
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Re: Space Dementia in your eyes [Malik] ✻ ( Mar 3 Avr - 0:38 )




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Julie & Malik

Vous êtes trois tocards en costards à rire et trinquer come si vous étiez les rois du monde parce que vous faites le boulot que beaucoup rêvent d’avoir et que vous le faites bien. Votre arrogance en rebute de nombreuses et en attire quelques-unes. Pas besoin d’avoir un radar à frics pour qu’on sache que vous en avez à dépenser, c’est peut-être ça le vrai charme qu’on vous trouve, le seul charme. Passé deux heures du matin, tu te dis qu’il est temps de choisir une nana et passer le reste de la nuit avec. Tu fais un cul sec de ton verre avant de te lever. Cette brune, là, tu songes. Sauf que le monde se met à tourner autour de toi, et tu rassoies en clignant dûment des yeux, et tu sens l’arnaque, ça chlingue la traitrise à en gerber. Tes deux potes changent de table pour venir te voir, car tu t’es assis à celle d’a côté. C'est quoi ce truc, t'as plus de muscles, t'as que des os et à la rigueur de la graisse, on dirait la drogue du violeur. « Vous avez foutu quoi dans mon verre. Si vous vouliez m’baiser…. suffisait de demander… » T’as beau être mort, t’as pas perdu ni la face, ni l’humour, même que ça les fait rire. Temps mort, tu n’arrives plus à parler. Tu te masses une tempe en fermant les yeux. Ton cerveau est parti. Tu ne tiens plus très bien assis alors tu croises les bras sur la table et pose ton front dessus. « On te verra pas demain Mal’ je suppose ? » Connard. On récolte ce qu’on sème Malik, fallait pas mettre des laxatifs dans son thé et lui faire passer un après-midi aux chiottes, à Reagan. Quoiqu’en fait, si, tu avais bien fait, le tout, c’est que tu n’aurais pas dû te faire griller. Chudah t’avait vu mettre la poudre dans le verre. Il avait rien dit parce que ça l’arrangeait que Reagan puisse pas bosser. En revanche quand le mal était passé et qu’il fallait désigner un coupable, il t’avait balancé sans la moindre hésitation quand t’avais le dos tourné. C’est ton tour Malik. Le pire c’est que ces deux grands bâtards seront toujours tes potes demain, et que vous continuerez à vous la mettre à l’envers comme des fils de pute. Ils se cassent et te laissent faire le mort comme un poivrot. Il est 3h, le bar ferme, on te dit debout, on te dit dégage, tu réponds des mots qui ne forment pas des phrases. Le responsable engueule le barman et il lui demande, combien de verres que t'as servi à ce trouduc ! Le responsable, il fait la morale. Il est très con parce que si on arrête de servir les bourrés, c’est tout de suite moins rentable. Les mecs n’ont pas conscience de toutes les opportunités qu’un poivrot laisse. Si t’étais un barman, Malik, toi tu rendrais pas la monnaie aux torchés, tu augmenterais les prix au fil des verres, tu serais un fumier qui rapporte du chiffre. Moins de chiffre que trader à l’évidence, mais on pourrait te donner n’importe quel commerce que tu gagnerais ton pain sans problème. Toi tu pourrais vendre des tickets d’un spectacle de mimes à une classe d’aveugle, t’en aurais strictement rien à cirer. On te met dehors sans scrupules, y en a qui veulent dormir et t’es pas contrariant là-dessus. T’as pas les moyens de l’être, t’as la tête dans le cul.

Tu titubes, tu t’accroches aux murs, tu tombes, tu somnoles, tu te relèves et tu te casse la gueule plus loin, tout le monde dort. Même si c’est pas de ta faute pour ce coup-ci, tu fais très fort Malik. On est plus ou moins au niveau d’un chat qui n’arrive même pas à se lécher le cul. Paumé en plein milieu de pâtés de maisons que tu vois à peine, tu t’endors comme une merde contre la façade de l’une d’elles jusqu’à ce que des débuts de rayons de soleil se lèvent. Tu entends ton prénom et tu ouvres un regard bizarre, un regard qui balbutie. Un visage est penché vers toi et tu lèves légèrement une main pour faire de l’ombre à tes yeux cramés par les rayons rouges de l’aube. Tu écarquille les yeux, et les plisses pour forcer ta vue à se remettre. Le visage d’une blonde t’apparaît progressivement. Dix secondes que tu la regardes comme un trou du cul hébété. Les traits de l’inconnue deviennent nets et tu te dis. Putain. Elle est belle. Ca sent pas bon pour toi. C’est jamais une meuf canon qui te ramasse dans la rue. C’est plus souvent un mec qui te hurle dessus parce que tu squattes la pelouse de son terrain et qui te dit qu’il va t’attraper et te jeter dans une poubelle. Quelque chose comme ça. C’est trop bizarre pour être réel, t’es peut-être en plein délire. En tout cas, y a un lézard. « Vous êtes un ange ? » tu marmonnes comme si tu nageais dans le cliché. Tu sens que t’as de la pâte à modeler dans la bouche. Non, tu réalises que t’es pas mort, t’es même sur le point de saliver comme un chien galeux, alors tu craches ta marée de bave à côté de toi. Désolé l’ange. Ta tête toujours sur le côté, tu relèves les yeux et tu reconnais un peu le décor qui t’entoure. Si tu ne te trompes pas, c’est Belle Heaven ici. Ce n’est pas si mal, tu ne t’es planté que de six kilomètres dans ta marche, ça change de la fois où tu t’es réveillé dans une autre ville. « J’suis chez les pauvres » tu marmonnes dans ta barbe presque parfaitement rasée, alors que la belle scrute les environs en soupirant contre toi. Elle te connaît à peine que tu l’exaspères déjà. T’as l’habitude. Elle t’aide à te relever et tu t’appuies sur elle. Tu regardes le sol, t’as les jambes molles. « Où habitez-vous ? » « 3666 Southport road » « Je ne sais pas où c’est » « Moi non plus » « Allons chez moi » « Avec joie ».

Elle habite juste à côté. « C’est joli chez vous » tu articules comme un brave con. « Shh » « Shh ? Intéressant » tu dis pour toi-même, tout bas. Elle te guide vers la chambre et tu te laisses faire en silence. Tu t’assois sur le lit, mollement. Le dos courbé, le visage morne, tu retires une godasse avec ton pied, l’autre avec ton autre pied, difficilement, comme un handicapé du cerveau. Encore que des handicapés du cerveau seraient révoltés d’être comparés à toi. Tu relèves doucement la tête vers la jolie blonde. « Y a un mari que j’suis pas censé réveiller ? » tu demandes avec un faible air amusé. Elle t’offre de l’eau, tu crevais justement de soif. « Vous êtes merveilleuse ». Y a que quand t’es aussi raide mort que les compliments s’échappent aussi facilement. Juste un peu moins que ça que tu lui demanderais de baiser. En fait, tu fais quand même une suggestion, à croire que tu perds jamais vraiment le nord. La drogue s'est quand même assez dissipée depuis le moment où tu l'as prise. « Vous pouvez profiter de mon état si le coeur vous en dit, je ne vous en voudrai pas ». Tu bois des goulées et des goulées de liquides et tu te laisses tomber sur le côté, l’oreille sur l’oreiller. La jeune femme s’éloigne, tu la retiens par la main. « Restez. Vous êtes belle, laissez-moi vous regarder. Vous ne pouvez pas partir l’ange » Tu ramènes sa main contre ta poitrine. « Si mon cœur lâche en votre absence, vous l’aurez sur la conscience » Oh putain Malik. C’est beau comme une phrase qu’est pas de toi celle-là. Comme tu as sa main contre toi, ça l'a rapprochée et tu observes mieux son visage. Elle est belle, mais elle ne t'est pas inconnue en fait. Tu n'arrives pas à la remettre. Tu te dis, j'ai déjà couché avec ? Tu plisses un peu les sourcils en réfléchissant. « On s'est déjà vu, non ? »
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Re: Space Dementia in your eyes [Malik] ✻ ( Lun 16 Avr - 18:31 )




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Julie & Malik

« Vous êtes un ange ? » La question la déstabilisa l’espace d’une seconde. « Mais enfin.. non, je… » Elle fronçait les sourcils d’incompréhension. Etait-ce une vraie question, ou une façon de lui faire comprendre qu’il était en plein bad trip ? Ou une manière de draguer singulière de la part d’un homme ayant un cerveau à moitié parti en vacances ? « Je m’appelle Julie » articula t-elle simplement. « J’suis chez les pauvres » Oh il l’agaçait celui-là avec son costard Versace ou autre, et son petit dédain des revenus normaux. Il ne devait pas être si mauvais ceci dit, il lui avait bien envoyé des fleurs ! Et elle s’en convainquit, sinon elle était capable de le laisser là ce pauvre garçon. Julie appuya un instant les mains sur les hanches, l'air sévère, mais consentit à l’aider. Elle n’avait aucune idée d’où se situait le 3666 Southport Road cela dit et… lui non plus. Julie roula des yeux. « De mieux en mieux… » Arrivée chez elle, Julie lui somma de faire moins de bruit malgré une remarque plutôt sympathique sur sa décoration moderne et épurée. « … merci » ajouta t-elle quand même dans un chuchotis. Elle ne comprenait pas ce qu’il voyait d’intéressant à devoir rester discret, à moins qu’il ne fût un semeur de trouble. Vu son état lamentable, c’est Julie qui allait lui semer le trouble s’il osait faire n’importe quoi ce garçon ! La blondinette était plutôt du genre à fuir les gens qu'elle ne connaissait pas suffisamment, mais elle était bien moins impressionnée par quelqu’un qui ne marchait pas droit.

Julie ouvrit la porte de la chambre d’ami. « Allez vous allonger » dit-elle tout bas en l’y invitant d’un signe de la main. Pour sa part, elle retourna sur ses pas et récupéra une bouteille d’eau dans la cuisine. « Y a un mari que j’suis pas censé réveiller ? » demanda t-il à son retour. « Juste mon fils. Et je vous serai reconnaissante de ne pas vous faire remarquer » exigea t-elle avec un petit air sévère en lui tendant la bouteille d’eau. Elle croisa patiemment les bras lorsqu’il la lui prit. « Vous êtes merveilleuse » Julie secoua légèrement la tête d’exaspération, un petit sourire indulgent étirant ses lèvres. Un sourire qui se fana bien vite après qu’il eut bu à sa soif.  « Vous pouvez profiter de mon état si le coeur vous en dit, je ne vous en voudrai pas ». Julie roula à nouveau des yeux. Malik se laissa tomber sur le côté. Il avait eu la délicatesse de retirer ses chaussures avant de s’allonger  « Je vous laisse vous reposer » Julie décroisa les bras et tourna les talons. Son cœur fut pris d'un petit sursaut lorsqu’il saisit sa main. Elle ne s’y était pas attendue. La blondinette pensait qu’il s’était même déjà endormi à peine tombé sur l’oreiller. « Restez. Vous êtes belle, laissez-moi vous regarder. Vous ne pouvez pas partir l’ange » N’importe qui serait touchée d’être qualifiée de belle, et d'ange, ce fut également le cas de Julie, bien qu’elle restait un brin mitigée que cela vienne d’un homme soûl, ou drogué, ou elle ne savait pas exactement. Il tira sa main et la ramena contre sa poitrine, presque tendrement, Julie fut contrainte de se tourner à nouveau vers lui et de se pencher. Elle hésita un instant, mais l’argument selon lequel il pouvait mourir dans son sommeil la retint définitivement. L’inquiétude traversa le regard de la blondinette. Elle sentait le cœur de Malik, et il battait faiblement.

Elle s’agenouilla près du lit. « Ne dites pas des choses comme ça, et ne prenez pas votre état à la légère », murmura t-elle d'un ton un peu autoritaire malgré sa sollicitude. « On s’est déjà vu, non ? » Julie sourit légèrement. Il ne l’avait pas complètement oubliée finalement. « Vous ne vous souvenez pas de moi » remarqua t-elle avec un air vaguement amusé. Elle baissa le regard sur leurs mains toujours jointes et retira la sienne subtilement, un peu gênée sans en avoir l’air, pour la ramener contre sa propre poitrine. « J’ai soigné votre sœur il y une dizaine d’années. Vous m’avez envoyé des orchidées pour me remercier. Que devient Fearne ? … Vous pourrez lui dire que j’aime bien avoir des nouvelles de mes anciens patients », ajouta t-elle avec un regard entendu. Elle le jaugea de la tête au pied, soucieuse. « Redressez-vous un peu, je vais vous aider à retirer votre veste, vous vous sentirez mieux... et ne vous avisez pas de faire une plaisanterie douteuse ». Julie passa une main sur son dos pour l'aider à se redresser et glissa la veste hors de ses épaules. Il allait mieux respirer, de cette façon. Gardant sa veste sous le coude, elle le laissa ensuite se rallonger en posant une main sur son front, à la fois affectueusement, mais aussi pour vérifier à nouveau sa température. Elle devrait peut-être lui donner du paracétamol pour faire redescendre la fièvre... quoique pas tout de suite, il avait déjà assez de substances bizarres dans le corps, manifestement. « Malik, je ne sais pas ce que vous avez ingurgité ce soir, mais vous auriez pu faire une overdose, et votre cœur aurait effectivement pu lâcher. Pourquoi en arriver là ? Il … il vous est arrivé quelque chose ? Je peux vous aider ? »
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Re: Space Dementia in your eyes [Malik] ✻ ( Hier à 12:37 )




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Julie & Malik

Son fils, ce n’est pas entendre une telle chose qui te ferait reculer, bien au contraire. Elles ont un petit truc en plus que les autres, les mères célibataire. T’as même un plaisir malsain à te les faire quand leur môme sont à la maison. Tu aimes être la cachotterie, l’interdit. Seulement, Julie n’est pas massivement intéressée par toi Malik. Tu blâmes ton état. Tu te dis, c’est parce que je dois avoir la gueule de Beetlejuice en ce moment. Ce n’est pas attirant. Julie veut partir, tu la retiens. T’as beau n’avoir qu’un quart de cerveau encore actif, t’es encore sacrément habile, tu arrives à la garder près de toi. C’est le talent ça Malik, tu es toujours talentueux même dans l’adversité, tu es l’auto-satisfait qui s’auto-félicite. « Je ne prends pas mon état à la légère. À cause de ça, je ne vais pas pouvoir bosser demain, et je vais être le loser de la semaine. C’est la pire chose qui puisse m’arriver, et elle va arriver », dis-tu gravement, amer. Chaque fois que tu parles de ton job comme de la fin du monde quand tu te foires, les gens te regardent en se disant que t’as le sens des priorités d’un aveugle au carrefour de Woodbridge avenue. C’est eux les aveugles, ils ne voient pas combien t’es rien sans ton fric. Qu’est-ce qu’il te reste ? Il te reste les Wilde, mais les Wilde, s’ils savaient ce que t’as dans l’âme, ils auraient tous la gerbe. Même Silvia. Surtout Silvia.

« Vous ne vous souvenez pas de moi » « Je sais que vous appartenez à mes souvenirs, c’est déjà pas mal » tu te défends mollement. Elle t’explique et là, tu comprends pourquoi tu ne l’as pas évincé de ta mémoire comme tu le fais avec les gens insignifiants. « Alors… vous êtes la Julie ? », tu répètes d’un air dubitatif. D’un air d’abruti quoi. Le souvenir du nom te revient très, très vaguement. Il fut un temps où t’avais une mémoire presque eidétique. Avec toutes les merdes que tu ingurgites au quotidien, elle n’est pas aussi excellente qu’avant et là, dans cet état précis que tu te payes, c’est même une épave. Julie… Solis ? Ça sonne comme ça, ça y ressemble, t’en es à peu près sûr. Le nom, passons, mais elle, si, tu te souviens très bien d’elle. Tes lèvres dessinent un sourire reconnaissant. Ça te donne l’air gentil Malik, ça te donne l’air doux, c’est dépaysant. Tes potes croiraient à une illusion d’optique s’il te regardait. Ils ont l’habitude de ta gueule d’enfoiré, de ton regard condescendant et de ton sourire carnassier. « Je ne vous ai pas reconnu, sans la blouse blanche… » Tu viens de faire une plaisanterie dénuée de sous entendu salace et de sarcasme, c’est la preuve de ton arrachage complet, au cas où ta gueule n’est pas assez parlante. « Je lui dirai. Fearne va bien, elle est première danseuse au New York City Ballet » dis-tu avec un sourire fier, pour ne pas dire un peu con. La gueule de gentil te va bien aussi Malik, mais on n’a pas le temps de se le dire qu’elle s’est déjà volatilisée. Tu te mets à dévisager Julie, intrusif, concentré. « Vous étiez aussi belle que maintenant, à l’époque ? » Avec ta sœur malade, elle pouvait très bien l’être que tu ne l’aurais pas vraiment remarqué, t’étais terrorisé par la maladie de Fearne. Tu voulais pas qu’on te prenne ta sœur, t’aurais préféré qu’on te prenne à sa place. Ça aurait été la preuve qu’il y a au moins une justice dans ce monde. Il y en a un peu, la preuve, Fearne va bien. « Redressez-vous un peu, je vais vous aider à retirer votre veste, vous vous sentirez mieux... et ne vous avisez pas de faire une plaisanterie douteuse » Puisque c’est en quelque sorte la sauveuse de ta famille qui te le demande, tu obéis. « A vos ordres » Elle te regarde de la tête au pied, et toi tu la regardes en train de te regarder. Julie pose sa main sur ton front et c’est comme une caresse. Tu en profites pour rattraper cette main qui t’avait échappée. Le rapace que tu es rate rarement les occasions de saisir à pleines griffes les opportunités qui lui sont laissées. « Malik, je ne sais pas ce que vous avez ingurgité ce soir, mais vous auriez pu faire une overdose, et votre cœur aurait effectivement pu lâcher. Pourquoi en arriver là ? Il … il vous est arrivé quelque chose ? Je peux vous aider ? » « Il m’arrive que j’ai des amis qui ne veulent pas ma réussite professionnelle parce qu’elle gâche la leur. Je ne leur en veux pas, j’aurais fait pareil. Ce n’est pas grave. Je ne prends pas des drogues aussi tenaces habituellement, rassurez-vous. » C’est vrai que t’es hyper rassurant dans ce que tu dis Malik. C’est cette fois ta main libre à toi qui s’aventure sur le visage de Julie et l’effleure avec douceur.  Vous savez ce qui m’a le plus dégouté ? » dis-tu, songeur « C’est que ça soit tombé sur Fearne et pas sur moi » T’as dit quelques chose de trop honnête et de trop personnel : c’est aussi que t’es trop défoncé.

« Vous êtes toujours comme ça Julie ? Vous surabondez de bienveillance et de sollicitude pour les autres, même ceux qui ne le méritent pas ? » Tu tires la main de la neurochirurgienne dans le sens opposé, ça la déséquilibre, ça l’oblige à se pencher sur toi.  Tu emprisonnes son autre main dans la tienne, et les écartes pour avoir le corps de la jolie blonde au plus proche du tien. Cette attitude de charognard te sied mieux, c’est tout toi ça. « Je n’aime pas les anges, mais vous, je vous aime bien, je vous dois beaucoup. Le problème, c’est que si vous rayonnez, moi ça m’aveugle. Vous avez forcément une part d’ombre, laissez-moi m’y glisser » quémandes-tu à demi-mot, et tes lèvres trouvent les siennes sans préavis. La sauveuse de Fearne, t’abuses Malik, tu le sais. Mais tu la veux, ta baffe quotidienne qui te remet à ta place.

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Re: Space Dementia in your eyes [Malik] ✻ ( )

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