[DEBY] Loving you is easy 'cause you're beautiful

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[DEBY] Loving you is easy 'cause you're beautiful ✻ ( Mer 11 Avr - 19:51 )



Loving you is easy 'cause you're beautiful



Si Andrés avait su que Mackenzie se trouvait sous la vigilance de Deborah la nuit où il l’avait poussée à faire le mur… il aurait grimpé à une autre fenêtre ! Les deux gamins s’étaient fait attrapés la main dans le sac et Deby avait demoli Andrés d’avoir impliqué sa petite cousine dans ses frasques. Andrés, quand il est à New York, paraît que tout se passe bien avec Mac (tu parles !). En tout cas, elle ne fait pas le mur la nuit, et ça c’est peut-être vrai. L’adolescent s’est fait engueulé par la brune de ses rêves comme un gamin, parce qu’il n’est qu’un gamin pour elle, comme pour les Wilde, et que même quand il aura vingt ans, ses ainés lui tapoteront la tête comme un vulgaire chaton. C’est ça, le problème d’avoir des aînés et d’être mignon comme Andrés l’est. Parfois, il a l’impression que sa bouille est un cadeau, une opportunité de se sortir de quelques situations compliquées, parfois, c’est un poids. Il s’est quand même servi de son petit air de chiot battu pour amadouer Deborah et pour qu’elle soit moins en colère. C’est normal de faire des bêtises quand on est un enfant, après tout. Andrés, il s’en tire toujours à bon compte, son père ne sait pas le gronder, il ne sait pas le punir, et même s’il savait comment faire, son gamin s’en ficherait complètement. Seth, quand il veut être autoritaire, on passe sous le degré zéro de la crédibilité, du moins, au regard du jeune Wilde. Peu après sa bêtise, Andrés veut revoir Deborah. Deux jours sont passés et le gosse toque chez Sasha sans réponse, il tourne la poignée mais c’est fermé. Bizarre, Andrés est allé vérifier à la pâtisserie avant, Deb n’y travaille pas aujourd’hui. Mac est à l’école. Sasha est sans doute en train de travailler ou de flirter avec Lucas (n’y a t-il que Andrés pour cramer les regards lourds de sens qu’ils s’échangent dans les vidéos de la chaîne de Lu ? Ils ont moins de discrétion qu’un coyote dans un poulailler). Andrés fait le tour de la maison. Il ne sait pas ce que fait Deborah, mais il veut vraiment la voir, il se dit qu’il va l’attendre au moins une trentaine de minutes. Andrés est borné. Quand il aperçoit une fenêtre ouverte à l’étage, il cale son skate contre un pan de mur et se lance dans la grimpette. Bientôt, il aura un master d’escalade du mont Fitz tellement il a l’habitude de faire ça.

Arrivé en haut sans encombre, il relève davantage la fenêtre et se faufile à l’intérieur. C’est avec la détente d’un propriétaire arrivé dans sa propre baraque qu’il se balade dans le couloir. Alors qu’il veut se rendre au séjour, à l’étage inférieur, une porte s’ouvre derrière lui. Peu inquiet au départ, Andrés se retourne tranquillement mais reste stupéfait, les yeux grands ouverts. Cette fille si jolie qu’il contemple souvent avec la même admiration discrète qu’une œuvre de Vladimir Volegov, elle est là. Elle sort de la douche et ne porte qu’une serviette, c’est trop pour lui d’un coup ! Andrés est perdu, tétanisé. Il a l’impression d’être Donoald Trump à un concert de Cheb Khaled tellement il ne sait plus quel mouvement faire. Andrés se dit que le sentiment de gêne est le pire de tous, à choisir, il préfère encore avoir peur. Deborah d’ailleurs, elle a peur en le voyant, elle a sans doute pensé pendant un instant qu’elle allait se faire agresser. Andrés n’est tellement pas convaincant dans ce rôle de malfrat avec sa bouille d’ado qu’elle aura vite fait de se rassurer.

“Je suis… par-don…”  bafouille t-il en la regardant de haut en bas. C’est plus fort que lui. N’en déplaise aux apparence, il a dépassé l’âge de l’innocence il y a belle lurette. Par politesse, dès qu’il se rend compte de ce qu’il fait, Andy détourne le regard. “On m’a dit que Mac était ici, la porte était ouverte et …et  ce n’est pas une heure pour prendre une douche !” qu’il se justifie avec un brin d’irritation contre elle.

Il faut s’appeler Andrés Wilde pour rentrer chez les gens par effraction et trouver le moyen d’être en colère contre eux malgré tout. Il a un peu chaud aux joues, le rose y est monté, ça n’arrive jamais parce que Andrés, habituellement, c’est un sans-gêne. Il aurait pissé au lit chez un pote à son âge qu’il serait bien moins embarrassé que maintenant. Au moins, ça lui donne meilleure mine. Andrés gonfle les joues puis lâche un soupir … Il  glisse les mains dans les poches et ramène un regard ennuyé vers Deborah pour se redonner de la contenance. Et en fait, Andrés, sa contenance, il l’a quand il est sarcastique.

“Maladroite, tête en l’air, malchanceuse, et maintenant, dénuée de timing…” énumère t-il d’un ton trainant de nonchalance. Oui Deborah, il ne t’a pas vu si souvent mais il te connaît, Andrés. Y a peu de chose qui échappe à son sens de l’observation “Au jeu des sept familles des boulets, y a plus ou moins ta tronche sur toutes les cartes en fait”, conclue t-il en guise de bilan de la situation.

Il se rappelle que le but de sa présence ici, c’est de gagner ses bonnes grâces. C’est important pour lui que Deborah l’apprécie et c’est pas en lui lançant ce genre de pique qu’il va obtenir gain de cause. Andy se mordille les lèvres et la toise avec un petit air penaud. Il s’avance vers elle et dégaine son regard de petit chaton parce qu’il a peur d’être fichu dehors.

“Tu n’es plus fâchée dis ?”


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Re: [DEBY] Loving you is easy 'cause you're beautiful ✻ ( Ven 13 Avr - 9:11 )


Andy & Deby

loving you is easy 'cause you're beautiful


J'avais mon jour de repos. Que ça fait du bien d'être en repos parfois. Cela sera une journée tranquille. Déjà, je ferais une ou deux heures de recherches pour un logement. Puis, j'irai sûrement me balader. Il fait beau dehors, autant en profiter un peu. Cela dit, là, depuis ce matin, je n'avais pas bougé de mon lit. Je vous jure, la flemme que j'ai des fois pour sortir du lit. Enfin si, je suis sortie tout à l'heure pour aller faire mes besoins naturels. Mais bon, tout de suite après, je suis retournée me faufiler dans le lit. J'aimais bien me blottir dans les couvertures bien chaude. Je m'étais mise une soirée avec mon ordinateur portable et je voyais pas le temps passé. De là, je m'étirais enfin en soupirant. «  Mmmh... Faut que je bouge mes fesses là. Tant pis pour les recherches de l'appart, ça sera plus tard. » Me disais-je à moi même avant de me lever enfin. Je savais qu'il n'y avait plus personne, Sasha devait certainement travailler, et Mac était parti à l'école, elle me l'avait dit avant de partir. Je descendais prendre deux trois truc à grignoter avant de vérifier si la porte était bien fermé avant d'aller dans la salle de bain. Une bonne douche fait toujours du bien pour commencer la journée, même si c'est tardive. De toute façon, il n'y a pas d'heure pour prendre une douche, si ?

Enfin bref, je me détendais sous l'eau chaude. J'adorais cette sensation, ça détendais mes muscles mais ça me réveiller, c'est évident. Au bout d'une dizaine de minutes, je finissais par sortir de la douche et de m'entourer d'une serviette puisque je n'avais pas pris mes affaires car bon, je ne suis pas pressée et je n'avais pas réfléchis à ce que j'allais mettre. Je séchais rapidement mes cheveux avec une autre, avant de la jeter au sale. Je sortais de la pièce et je ne m'étais pas préparer à voir quelqu'un face à moi. Je bondis du coup sur place et lâchais un cris de surprise. Il était court ce cris, mais bon sang, mon cœur bat à vive allure dans mon buste. Je maintenais bien ma serviette sur moi, les yeux grand ouvert. «  Putain... ! Putain ! » Ronchonnais-je en fixant le garçon. Mais qu'est-ce qu'il foutait là ? Je n'étais pas prête là. J'étais confuse et je me demandais si Mac était vraiment partie du coup. J'avais évidemment, reconnu Andrès, l'ami de Mac, mais j'avais une mauvaise vision de lui. Pour moi, c'était un gamin qui ne faisait que des conneries et qui embarque ma petite cousine dans ses traces et c'est une idée qui ne me plais pas forcément. Normal non ? Il s'excuse. Il était surpris de me voir là visiblement. Normal non ? Je le suis tout autant. «  Tu t'excuseras quand tu m'auras expliquer ce que tu fous ici. » Disais-je en me calmant petit à petit tout en maintenant par réflexe ma serviette. Il manquerait plus qu'elle ne tombe, non mais non. Puis, il ne se gêne pas à me regarder alors, je levais les yeux au ciel. «  Andrès, je sais que je ne suis pas dans une tenue convenable, mais retiens tes yeux qui en profitent un peu trop. » Il avait remarqué son regard et il le détour. Je lui en remercie. J'arquais un sourcil quand il me dit que la porte était ouverte. Mais... Je ne l'avais pas vérifier tout à l'heure ? Je perd la boule ? J'irai voir tout à l'heure du coup, ça m'intrigue cette histoire de porte ouverte. «  Ah... Bizarre. Et je ne sais pas qui t'as dis que Mac était ici, parce qu'elle est à l'école. D'ailleurs, tu ne devrais pas l'être toi aussi ? Tu aurais emmener Mac où encore ? Et faire quoi surtout ? » Demandais-je en soupirant un peu. Puis, sa remarque sur ma douche me faisait rire un peu. «  Hep hep hep. Je fais ce que je veux mon grand. Si j'ai envie de prendre une douche à trois heures de l'après midi, je prendrais une douche à trois heures de l'après-midi, comme je pourrais la prendre à deux heures du matin. Puis, ce n'était pas comme si j'avais prévu de te voir ici sous mon nez en sortant de la douche ! Je ne l'aurais pas fais sinon. » Ajoutais-je alors en haussant les épaules.

Le voir un peu gêner et surtout rougir, je trouvais ça mignon cela dit. Je crois bien que c'est la première fois que je m'étais mal à l'aise un garçon. Il faut dire qu'habituellement, les rôles sont inversés. Cela dit... Andrès est plus jeune que moi, du coup, ça doit m'aider à être moins gênée. Puis, il énumère mes défauts. Je faisais une tête dépitée. Je savais déjà que j'avais tout ça, pas besoin d'en remettre une couche. Je croisais les bras contre ma poitrine et je le regardais sérieusement. «  Les femmes ne sont pas toutes parfaites, qu'est-ce que tu crois ? Tous le monde à plus ou moins de défauts et je sais que j'en ai plein. C'est gentil de me les mettre en pleine figure. » Oui, j'étais un peu vexée mais j'ai tendance à prendre souvent les choses à cœur. Et je ne savais pas comment je devrais prendre ses propos.

Voilà qu'il me fait sa bouille de chien battu. Mais qu'est-ce qu'il cherche à faire? Il s'approche et je lâchais un petit soupire. Évidemment, je n'allais pas l'engueuler pendant des heures. Je ne vois pas l'intérêt et je ne suis pas sa mère surtout. Puis, je ne sais pas si je suis vraiment fâchée. «  Je n'en sais rien alors ne fait pas cette bouille là.. Tu cherches à avoir quoi de moi avec cette tête ? » Je marquais une petite pause et je posais mon regard sur moi et ma serviette.  «  Bon... Ecoute Andrès, je vais aller m'habiller, parce que je ne vais pas rester des heures en serviette. Tu m'attends en bas, et je verrais ce que je fais de toi.Et tu ne rentres pas dans ma chambre !  »  

Après ça, je vais dans ma chambre et je ferme la porte pour trouver des vêtements. Je n'ai pas vraiment le temps de choisir, je prenais la première chose qui me venais sous le nez et c'était une robe printanière. Je l'enfilais, et coiffais rapidement mes cheveux avant de redescendre. Cela dit, avant de le rejoindre, je vais revoir ma porte et elle était belle et bien fermée. «  Ce goss.... » Ronchonnais-je en secouant la tête. Je vais le voir dans le salon et je le regardais sérieusement. «  Si tu me disais vraiment ce que tu faisais là ? Parce qu'à moins d'être le mec qui passe à travers les portes, je ne vois pas comment tu as fais pour entrer. La porte n'était pas ouverte. Tu me prend pour qui à me mentir comme ça ? » Demandais-je en restant calme malgré tout. Je n'aimais pas le mensonge, du coup, je vais chercher la vérité jusqu'à ce que je l’obtienne. «  Je ne vais pas te manger tu sais, tu n'as pas besoin de me mentir. Je n'aime simplement pas qu'on me prenne pour une débile. » ( même si on me donne le surnom de Debilos. ) Je viens m'installer à ses côtés en posant mon regard sur son visage. «  Tu n'avais pas l'intention de nous voler des choses quand même ? Ou de foutre le bordel, j'en sais rien mais je me demande vraiment ce que tu fou ici parce que ça devient flippant quand même. Tu serais un psychopathe ? Déjà ? A ton âge ?» Oui, je m'inquiétais un peu. Même beaucoup. Quand les gens entre comme ça chez les gens de manière si discrète, ça ne rassure pas du tout. Surtout moi en faite. Maintenant, je vais devenir parano, je le sens. Au moindre bruit, je vais vérifier s'il n'y a personne dans la maison.
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Plus maladroite que moi, il n'y a pas.
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Re: [DEBY] Loving you is easy 'cause you're beautiful ✻ ( Ven 13 Avr - 22:56 )



Loving you is easy 'cause you're beautiful



Il n’a pas été engueulé comme ça depuis que Madame Worthmiller l’avait surpris en train de jouer au parc avec son chien qu’elle cherchait depuis la veille. Coup dur pour lui, ça vient de Deborah.

"Si j’allais à l’école, j’aurais déjà trouvé un vaccin contre l’imbécillité" rétorque t-il avec une moue ennuyée. "Quand j’ai téléphoné à Brianna, elle m’a dit que Mac était malade… j’voulais juste lui rendre visite" il hausse les épaules avec innocence "J’avais oublié que les blagues de Bria sont parfois du niveau de Randle McMurphy après sa lobotomie..." Deby n’a pas à se justifier pour l’horaire de sa douche, c’est lui le fautif, c’est lui qui doit se justifier. Elle ne le laisse même pas faire ça convenablement. "Et moi si j’avais su, j’aurais sonné…"  

Comble du drame, elle est vexée. Il a presque envie de lui dire que c’est pas grave d’être maladroite comme elle est. Deborah a tellement d’autres qualités qu’il est bien venu grimper à une fenêtre juste pour elle, et il était prêt à attendre sagement assis sur un canapé qu’elle arrive. En plus, son skate est toujours adossé sur le mur de dehors sans surveillance, alors que Andrés aime bien garder ses affaires près de lui en temps normal. Triple sanction pour les yeux d'une femme. Andrés se dit qu'il avait raison depuis le début, de s'en méfier. Il en suffit d'une seule pour qu'un garçon brillant passe le mur du son de la stupidité.

"Je n'en sais rien alors ne fait pas cette bouille là.. Tu cherches à avoir quoi de moi avec cette tête ?"
Puppy eyes qui tombe à l’eau. Même avec Mac ça marche mieux. Andrés lâche un soupir blasé et à la borderline de l’impolitesse. "Rien du tout". C’est la preuve qu’il se fait trop vieux. S’il avait eu deux ans de moins, ça aurait sûrement fonctionné. Et plus il va grandir, moins les autres seront sensible à sa bouille adorable. Ça va aller de mal en pis.

"Bon... Ecoute Andrès, je vais aller m'habiller, parce que je ne vais pas rester des heures en serviette. Tu m'attends en bas, et je verrais ce que je fais de toi. Et tu ne rentres pas dans ma chambre ! "
Il la regarde s’éloigner avec une moue abattue. Elle a l’air vraiment remontée contre lui. La porte se referme. Andrés se mord l’intérieur de la joue et se frotte vigoureusement l’autre du plat de la main. Quel galère ! C’était pas du tout ce qu’il avait prévu. Ce doit même être la première fois de sa vie qu’il regrette d’avoir fait quelque chose. Et il a blessé Deborah en plus. C’est le tiercé gagnant de la merdouille.

Andrés descend les escalier et fouille l’entrée en quête des clés afin de déverrouiller la porte d'entrée au cas où Deborah décide de vérifier ses propos. Il ouvre tous les tiroirs des commodes un à un, sans succès. Il referme le dernier d’un coup sec, et lâche un soupir las. Mac a sa clé, Sasha a la sienne, si la dernière clé n’est pas à l’entrée, celle de Deborah, alors elle est dans la chambre de celle-ci. Il ne peut pas y accéder. Le regard vrillé sur le côté de colère contre lui-même, Andrés pince fortement les lèvres. Ne jamais mentir tant qu’on n’a pas assuré ses arrières, c’est une des règles d’or qu’il n’a lamentablement pas respecté. Sous le coup de l’angoisse, il avait baratiné sans réfléchir et ça ne lui ressemble pas, de ne pas réfléchir. Vaincu, Andrés va dans le salon et se laisse lourdement tomber dans le fond du canapé, l’air ennuyé au possible. Il est ennuyé de lui-même. Quel manque de discernement. Il ne peut rien faire pour se rattraper. Andrés se sent démuni comme un manchot à un combat de boxe anglaise. Deborah descend les escaliers et il ferme un bref instant les yeux d’aigreur en l’entendant tourner la poignée de l’entrée, et constater qu’il a bien menti. Grillé. Ça n’aide pas Deborah à être moins fâchée. Elle peste contre lui avant de venir le voir.

Il reste muet alors qu’elle essaie de lui tirer des informations. Avachi sur le canapé, la tête écrasée contre le dossier, le regard perdu au loin, il a l’air au bout du bout du tunnel de sa vie.

"Je ne vais pas te manger tu sais, tu n'as pas besoin de me mentir. Je n'aime simplement pas qu'on me prenne pour une débile" Elle s’installe à côté de lui et il ne fait aucun effort pour rajuster sa position. Il ne tourne même pas la tête vers elle sur le moment. "Si je te trouvais débile, j'serais déjà loin à l'heure qu'il est. Ça n’a rien à voir…" Il pose une main sur son propre front, ça reflète un peu son degré de désespoir alors il la retire la seconde d’après et ramène un visage neutre vers Deborah. Elle est belle dans sa robe et avec ses cheveux un peu humides, le visage au naturel. Cette pensée ne franchit pas ses lèvres, mais elle traverse son regard. "Mac peut venir quand elle veut chez moi, il est normal que ce soit réciproque. J’fais rien de mal."

"Tu n'avais pas l'intention de nous voler des choses quand même ?"
"Tape mon nom sur internet, tu verras que vous avez mis moins d’argent dans tout ce terrain que mon père dans son seul dressing. Pourquoi je viendrai vous voler ?" Il ne ment pas. Il dit la vérité avec quelques omissions. Il n’est pas venu pour voler, il n’a pas besoin de voler… mais il le fait quand même, parce que c’est un kleptomane. Il se peut d’ailleurs qu’une montre de Sasha trouvée dans la commode de l’entrée soit actuellement dans sa poche. "Ou de foutre le bordel, j'en sais rien mais je me demande vraiment ce que tu fou ici parce que ça devient flippant quand même. Tu serais un psychopathe ? Déjà ? A ton âge ?"

C’est peut-être, en effet, une démarche de psychopathe de venir la voir juste parce qu’il la trouve jolie et qu’il a envie de bien s’entendre avec elle. C’est la première fois en quatorze ans de fourberies, de larcins et de mensonges, qu’on ne dit pas de lui qu’il est juste un sale gosse. Le plus inquiétant, c’est que Deborah est probablement celle qui se rapproche le plus de la vérité. Andrés est doté de la même absence de sensibilité qu’un psychopathe quand il traite avec des gens qu’il n’apprécie pas, et il est je-m’en-foutiste dans la vie de tous les jours. Cela représente beaucoup de faits accablants contre lui. Andrés essaie de se souvenir de la dernière fois où il a ressenti de la véritable empathie pour quelqu’un… il ne se souvient pas du tout.

"En général, un psychopathe ne sait pas qu’il est un psychopathe. Et s’il le sait, il prétend ne pas l’être. Il en va de même pour les abrutis. Est-ce que ça t’aide à comprendre pourquoi ta question manque de finesse ?"

Elle n’avait pas demandé ça comme ça, elle avait l’air un peu inquiète, en toute sincérité. Andrés fronce légèrement les sourcils et décolle enfin son dos du dossier, sa petite mine soucieuse tournée vers elle.

"T’es pas en train d’me dire que t’as peur de moi, là ?"

Là, ce serait pire que tout. Deborah le prend pour un taré peut-être aussi parce qu’elle a le sentiment qu’il n’a pas dit une seule chose de vraie jusqu’à maintenant, si ce n’est en la critiquant. Dans sa tête, Andrés fait des calculs et pèse des pour et des contre. Il se rend compte au final, que sa seule chance de s’en tirer raisonnablement, c’est de dire la vérité. De la dire maintenant, même si ça lui coûte beaucoup. Ça lui coûte d’admettre qu’il n’en a pas rien à faire de Deborah. Andrés n’ose plus affronter son regard. Il appuie les coudes sur ses genoux et baisse le nez sur ses mains jointes.

"Bria ne m’a jamais dit que Mac est malade..." qu’il reconnaît d’une voix plus basse que d’habitude, parce qu’il n’assume qu’à moitié la situation. "C’est…" Il peut le faire. "C’est toi que je voulais voir. Tu n’étais pas à la pâtisserie, alors je suis venu ici. Je suis passé par la fenêtre pour t’attendre à l’intérieur parce que rester assis sur un perron, passé deux minutes, ça fait mal au derrière." Il marque une pause et pince les lèvres. C’est dur d’être vrai, de reconnaître un tort, même devant Deborah. Il tourne la tête vers elle en se demandant si elle le croit, et si c’est le cas, si elle ne va pas sauter sur l’occasion pour se venger, parce qu’il lui a tendu une magnifique perche pour ça. Andrés, c’est toujours le premier à saisir les perches pour taper sur la tête des gens, lui.  "Je suis là car je veux que t’arrêtes un jour de me regarder comme un chewing gum à la merde collé sous ta godasse", qu’il ajoute d'un ton acerbe, une once de reproche dans les yeux. "J’suis pas une nuisance pour Mackenzie. Cinq jours sur sept le cul sur une chaise, et couchée tous les soirs à vingt-deux heures, sérieusement… sans moi, sa vie serait chiante comme un tableau de Cézanne" lâche t-il avec désinvolture. "Dès que je me fais un ami, y a toujours sa famille à côté qui me déteste. T’es pas obligée de me détester".






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Re: [DEBY] Loving you is easy 'cause you're beautiful ✻ ( Dim 15 Avr - 20:33 )


Andy & Deby

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Je lui faisais une petite remarque sur le fait qu'il n'était pas à l'école. Car je ne crois pas que ça soit les vacances vu que Mac est parti là bas. A moins qu'elle est menti mais j'en doute fort, je ne l'espère pas quoi. Il manquerait plus que ça. Même si je ne suis pas la maman, et que c'est Sasha qui doit gérer ça, je pense que je peux me permettre de faire une remarque à Mac si elle fait une bêtise.

«  ça reste important quand même les cours, même si ça peut t'ennuyer ou que ça peut te paraître trop facile. » Disais-je en haussant les épaules. Pour m'avoir battu à faire des études, je savais ce que je disais. Enfin, je pensais surtout que ça rester important pour pouvoir faire ce qu'on veut par la suite, même si c'est loin d'être marrant. Après, je ne forcerais jamais personne à faire quelque chose qui ne plais pas. Puis, il me parlait de Brianna et en faite, ça ne m'étonnerais pas qu'il puisse dire vrai. Des fois, elle en invente des choses cette petite. Du moins, c'est ce que je peux comprendre même si je ne la connais pas par cœur. «  Mac va bien, enfin je crois..à première vue, elle allait bien.  Mais c'est gentil de vouloir t’inquiéter. » Quoi qu'il en soit, je me perdais dans son jeu quelque instant en pensant vraiment que Bria lui avait dit ça. «  Tu pourras te venger.. Enfin, gentiment. Pas foutre la merde non plus. » Ajoutais-je alors en souriant un peu. Puis, je haussais les épaules. Oui, sonnait aurait été une bonne idée. Quoi que je ne sais pas si sous la douche j'aurais entendu. «  La prochaine fois tu sais que la sonnette est une bonne solution pour ne pas surprendre les gens à moitié à nue. » Disais-je en laissant mon regard sur lui.

Cela dit, il m'avait vexée en énumérant mes défauts. Oui bon, c'est normal vu que je n'ai pas confiance en moi et que je ne fais que douter de ma personne depuis quelques semaines déjà. Du coups, je prenais un peu trop les choses à cœur. Alors, je le laissais, et j'allais m'habiller pour ne plus vraiment penser à ce qu'il m'a dit et me concentrer sur moi et les bonnes choses que je peux faire. Il n'y avait pas grand chose, c'est évident, mais bon. Je ne veux pas passé pour une débile ou une fille qui ne peut rien faire de sa vie parce qu'elle est maladroite, pas très futée par moment. Enfin bon, j'enfilais ma robe et je faisais ce que je pouvais pour mes cheveux avant d'aller vérifier ce qu'il m'a dit par rapport à la porte. Oui, je n'oublie pas, et j'aime bien vérifier les choses surtout que bon, j'étais persuadée d'avoir fermer la porte, du coup, ça me faisait bizarre. Évidemment, la porte était fermée et ça me confirmait qu'il m'avait menti. Chose que je n'apprécie pas forcément en faite. Du coup, quand je le rejoins,  je lui fais la remarque en me plaçant à ses côtés. «  ça n'a rien à voir.. » J'arquais un sourcil. Alors pourquoi il m'a menti ? Je ne comprenais pas et je commençais à être perdue là. Puis, après, je comprenais son point de vue, et le fait qu'il vienne à la maison ne me dérange pas, sauf que venir par effraction, ça, oui, ça me dérange. Cela ne laisse pas une bonne image de lui, déjà que j'en avais pas une pour le moment, ça n'aide pas forcément à ce que je l'apprécie ce garçon. «  Je ne dis pas le contraire Andrès, mais entré par la fenêtre ou ailleurs, sans être invité, ça ne se fait pas. Alors, je veux bien que tu passes à la maison mais pas sans prévenir. Tu sais que tu pourrais aller en prison pour ce genre de chose ? » Disais-je alors en laissant mon regard sur le garçon.

Quoi qu'il en soit, je lui posais des questions sur les vrais raisons de sa venue. Cela pouvait être du vole, ou juste foutre le bordel, on ne sait jamais. Il aurait pu se prendre la tête avec Mac et vouloir se venger en faisant ça. Je souriais un peu alors quand il me parle de sa richesse. «  L'argent n'empêche pas de voler tu sais. Tu peux voler pour faire chier ou voler pour voler. Ressentir cette adrénaline en nous en faisant ce geste par exemple. » Je me calais dans le canapé avant de l'écoutais par rapport au psychopathe. Dans le fond, il n'avait pas tort du tout. Il avait même raison. C'est qu'il est intelligent le petit. «  Ouais, tu as raison. Les fous ne savent pas qu'ils le sont. C'est bien triste... Mais c'est la vie. Mais tu m'as compris je pense dans ce que je voulais dire... » Car oui, c'était quand même flippant d'avoir une personne entré comme ça chez soi et que les raisons en plus très fausse. Je devrais le prendre comment ? Bien ? Non, je ne pense pas. Une personne normale stresserait et appellerait la police. C'est ce que je ferais d'ailleurs si je ne connaîtrais pas Andy. «  T'es pas en train d'me dire que t'as peur de moi, là ? » Me dit-il. Je haussais alors les épaules, confuse. Je ne savais pas quoi pensé de toute cette situation. Honnêtement, c'était pas rassurant. Puis, je suis dû genre à trop amplifier les choses alors ça aide pas beaucoup. «  Je ne sais pas Andrès.. Met toi à ma place un peu. Je ne sais vraiment pas quoi penser de tout ça. C'est inquiétant, stressant même. Tu ne trouves pas ? Puis, le fait que tu ne me dises pas forcément la vérité, ça n'aide pas non plus... » Murmurais-je alors en faisant une petite moue. Il le comprend, mais je ne m'attendais pas à ce qu'il me dise la vérité là tout de suite. J'étais un peu sur le cul ( même si je suis assise ) mais surtout, j'étais touchée qu'il me dise ces choses et qu'il me confie ce qu'il peut penser. Mais ce qu'il me contrarier aussi. Je voulais pas qu'il pense ça de moi. Je ne le déteste pas.. Pas du tout même. Si ça aurait été le cas, je l'aurais déjà mis dehors. Je me tournais alors vers lui, passant une de mes jambes sous mes fesses. «  Ecoute Andy, je n'ai jamais pensé que tu étais de la merde, je ne te déteste pas. » Je marquais une pause en soupirant un peu. «  Il faut comprendre que Mac, je l'adore cette petite. Il est normal que je m'inquiète pour elle, il est normal que je ne veux que son bien. Je n'ai pas envie qu'il lui arrive quoi que ce soit, et je ne veux pas qu'elle fasse des choses dangereuses pour elle.. » Je pinçais mes lèvres entres elles. «  Mais ça ne fait pas de moi une personne qui te déteste. Je sais que je peux paraître très distante parfois, que je peux être très protectrice envers ma famille, mais j'ai toujours été comme ça. Ce n'est pas contre toi. Crois-moi, tout le monde me dit que je suis trop dans ma bulle et que je ne prête pas forcément attentions aux autres. » Ouais, on me reproche aussi des choses, comme quoi, on ne peut pas être une personne parfaite dans ce monde. Je viens passer ma main dans ses cheveux pour les ébouriffer un peu et lui sourire. «  Ecoute, j'aimerais profiter du soleil, si tu veux, on peut passer l'après midi ensemble. Je te montrerais que je ne suis pas si méchante que ça.. Parce que je ne veux pas que tu penses ça de moi. J'ignore ce qu'on peut faire, mais je veux te faire changer d'avis sur moi. » Je me levais alors du canapé en remettant correctement ma robe. «  et comme ça, ça va nous faire oublier cette mésaventure surprenante de tout à l'heure. Et ça va me permettre d'en savoir un peu plus sur le garçon que tu es vraiment, si bien évidemment, tu n'as pas peur d'une personne maladroite, tête en l'air et tout le tralala.  » Disais-je alors en allant rapidement chercher mes clés pour aller ouvrir la porte et prendre mon sac. «  Aller bouge ton popotin, on sort. » Disais-je en faisant un geste vers l'extérieur. «  tu as des choses que tu aimerais faire ? Non, plutôt, qu'est-ce que tu aimes faire toi par exemple dans tes journées ? » Disais-je avant de voir le skate contre le mur. J'arquais un sourcil et je regardais le garçon par la suite. " Ne me demande pas d'en faire, tu vas trop te moquer de moi après..."  
AVENGEDINCHAINS


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Re: [DEBY] Loving you is easy 'cause you're beautiful ✻ ( Lun 16 Avr - 12:57 )



Loving you is easy 'cause you're beautiful



"À mon âge, certainement pas pour ça", rétorque t-il dès qu’il entend le mot prison. Pour une infinité de délits, Andrés connaît sur le bout des doigts les peines encourues pour les mineurs ou les adultes. Cela en dit long sur son intégrité douteuse. "Et si, ça se fait parfaitement d’entrer sans prévenir, peut-être pas chez vous, mais tout le monde fait ça chez moi. Notre porte s’ouvre automatiquement à nos amis par système de reconnaissance faciale" l’informe t-il, et peut-être que ça l’aide à mieux comprendre pourquoi ses notions d’intimité sont assez floues.

Voler pour voler. S’il avait un peu moins de flegme, Andrés aurait tiqué. Il garde un visage hermétique, presque blasé, pour lui faire comprendre qu’il trouve cela ridicule, bien que ça ne le soit pas. Elle vient de mettre le doigt sur quelque chose de vrai. Andrés baisse la tête pour lui couler un regard contrarié par en-dessous.

"J’ai l’air de quelqu’un qui aime bien faire du sabotage chez mes amis ?"
relève t-il seulement.

En créant une culpabilité chez elle, il se décharge de la sienne. D’un côté c’est calculé, de l’autre, il se demande si c’est l’image qu’elle a de lui. Il a beaucoup de défauts, mais la traitrise, les coups bas sur les gens qu’il apprécie, ça n’en fait pas partie. Et s’il lui arrive de leur chiper des trucs, il n’y peut rien. C’est en lui comme une tâche de naissance, il vole depuis qu’il sait ce que ça veut dire quand son ventre gargouille. Avant de connaître Seth, s’il ne volait rien, il était condamné à mourir de faim. Le geste de survie est devenu un tic, lui-même n’en a pas vraiment conscience. Il voit quelque chose, son cerveau lui invente un besoin, alors il chaparde sans penser.

Deborah n’a rien contre lui, elle est juste protectrice envers Mac. Il hoche la tête. Andrés a l’impression de ne pas savoir ce que c’est, d’avoir quelqu’un qui s’inquiète pour lui. Il a tellement de liberté qu’il a parfois l’impression que son père et les gens de sa famille s’en fichent. Mais c’est un insatisfait, comme tout être humain. Si Seth était trop sur son dos, Andrés le trouverait chiant. Le vrai problème, c’est qu’il est le petit dernier, que tous les regards sont braqués sur Lucas, y compris le sien parce qu’Andy l’admire... Et qu’il en est un peu jaloux aussi. Même Bria le trouve cool.

"Si tu réussissais à l’empêcher de prendre des risques, tu l’empêcherais aussi de vivre. Tu dois croire que j’suis de la mauvaise graine mais… il vaut mieux que Mac prenne ces risques avec moi qu’avec d’autres, ou toute seule. Vu le karma que tu te paies, t’es bien placée pour savoir que s’il doit lui arriver quelque chose, ce sera pas forcément plus ma faute que la tienne "

Y a des gens qui risqueront leur vie tous les jours comme Lucas et qui n’auront jamais rien, d’autres qui mèneront une petite vie tranquille mais mourront d’un arrêt cardiaque à trente ans. Karma, quoi. Ou destin. En tout cas, il est rassuré qu’elle ne le déteste pas. Apparemment, on fait souvent la remarque à Deborah qu’elle a l’air dans sa bulle et ne se soucie pas des autres. C’est sa chance pour la rassurer, pour lui dire quelque chose de gentil, sauf que Andrés la rate.

"J’ai remarqué" rétorque t-il spontanément.

Elle lui ébouriffe les cheveux. Andrés baisse le regard mais le relève à ses mots. L’adolescent est un peu surpris qu’elle propose de passer la journée avec lui, en toute simplicité. Il n’en demandait pas tant ! Andrés se demande si Dieu ne lui adresse pas un signe, une manière de lui faire comprendre qu’il a tout à gagner s’il choisit le chemin de l’honnêteté. Et son pessimisme, de lui rappeler que si elle propose ça, c’est peut-être aussi pour vérifier s’il n’est pas une si mauvaise fréquentation.

"S… sérieusement ?" dit-il un peu hébété.

Andrés peut en dire beaucoup quand il s’intéresse aux yeux des autres, c’est ce qu’il fait à l’instant en la dévisageant. Il veut vérifier ce qu’elle a dans le regard et ce qu’il y trouve le rassure. Elle est intelligente, mais ce n’est pas une calculatrice, ou une manipulatrice. Ou si elle l’est, alors même Lucifer aurait des choses à apprendre d’elle, parce que l’adolescent n’y voit que du feu et pourtant il y a l’œil du lynx. Elle se lève et va chercher ses clés. Quand elle revient, elle lui répète les mots qu'il a utilisé et il se lève à son tour en pinçant les lèvres.

"Mais ce sont… des défauts saints. Tu aurais pu être avare et orgueilleuse…" tente t-il avec hésitation, pour se rattraper. Il est plus doué pour le sarcasme que pour le reste, c’est un fait. "Et… je n’ai jamais pensé que tu étais une personne méchante, tu n’en as pas le regard. Je croyais que tu me méprisais, et j’me ficherais pas mal de ton mépris si je n’avais aucune estime de toi"

Bon il s’est rattrapé là non ? Andrés reste planté là, toujours un peu surpris, tandis que Deborah a déjà ouvert la porte.

"Aller bouge ton popotin, on sort." Il se réveille et passe devant elle pour sortir. Elle lui demande ce qu’il aime faire. "Cambrioler les autres" qu’il rétorque avec un petit sourire cynique. Son humour ne plait pas à grand monde. Andrés s’éloigne un peu. "C’était nul" reconnaît-il. "J’aime bien lire, jouer du piano, faire du vélo, du golf et…" Le garçon récupère son skate. Il tourne un petit sourire malin vers elle. Deborah a l’air sceptique. "Ne me demande pas d'en faire, tu vas trop te moquer de moi après..."  

"Tu crois qu’on ne s’est pas moqué quand j’ai commencé ? … À mes débuts, personne voulait trainer avec moi, j’faisais honte comme une photo d’identité sur un passeport"
Tout le monde a une sale gueule sur ses documents officiels, mais Andrés se dit que Deborah est peut-être l’exception. En tout cas, c’est honnête, Andrés n’est pas un garçon qui sait socialiser. Il a trouvé des gens pour l’apprécier le jour où il a réalisé des trucs incroyables. Avant cela, il était bien seul. "Si j’y prêtais attention, j’saurais rien faire du tout.... viens, je vais t’aider", l’encourage t-il. Il pose le skate par terre et se met du même côté qu’elle. Par automatisme, il lui prend la main et réalise son geste la seconde d’après. Gifle mentale. S’il rougit, Andrés se jure qu’il se trouve une voiture sur la route pour se jeter sous ses roues. Heureusement, il n’a pas chaud aux joues comme tout à l’heure, c’est un bon indicateur. Ça n’empêche qu’il baisse les yeux et n’ose plus regarder son visage. Il se concentre sur la planche et ses pieds, c’est plus simple.

"Un pied à l’avant" Elle lève le mauvais, le moins pratique "L’autre pied… et pas trop à l’avant" ajoute t-il précipitamment en voyant qu’elle allait déjà faire une bêtise. "Le gauche à l’arrière. Perpendiculaire à la planche".

Brianna s’était tellement bien débrouillée lorsqu’elle avait commencé, que Andrés en avait oublié la véritable problématique que pouvait être de poser le second pied sur le skate. Deborah la lui rappelle. Dès qu’elle lève la deuxième jambe, le skate s’enfuit vers l’avant. Le jeune garçon passe rapidement le bras dans le dos de Deby pour l’empêcher de s’écrouler. La chute est trop rapide, il n’a pas la force de la retenir de son seul bras, alors Andrés tombe sur le côté avec elle et son coude heurte le sol avec une telle brutalité que ça lui colle des larmes aux yeux sur le moment. Lucas aurait eu la force, lui. Andrés lâche un souffle de douleur, ça lui a couté un effort surhumain de contenir le cri. Au moins, il a pu retenir le dos de Deborah et protéger sa tête du sol. Il se dit, c’est horrible, je viens de me jeter par terre pour une fille. C’est pas exactement ça, il a essayé de la retenir, mais est tombé par terre dans la manœuvre, c’est moins grave, mais Andrés regarde pas sous cet angle. Ce qu’il en tire de positif, c’est qu’il lui prouve qu’il est fiable, et qu’il avait raison quand il disait Il vaut mieux qu’elle prenne ces risques avec moi.

"Comment on peut chuter comme ça, c’est le diable qui t’a soufflé dessus ou quoi…" peste t-il entre ses dents serrés de douleur. Il se redresse sur ses genoux et la toise avec inquiétude : "Tu vas bien ?" A priori oui, c’est pas comme si elle avait moins l’habitude que lui de se péter la figure. Il se relève en lui tirant la main pour l’aider à se lever aussi. "Tu t’es jamais demandée s’il y a pas un poltergeist qui te tourne autour ?" Il va récupérer la planche "Faut que tu recommences, je n’reste pas sur un échec… surtout de cette taille là. Fléchis un peu plus le genou la prochaine fois" Andrés est borné. Il pose à nouveau le skate et récupère sa main avec moins de gêne qu'avant.



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